Archive mensuelle de mars 2014

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Croissance américaine revue à la hausse

Croissance américaine revue à la hausse

 

La croissance de l’économie américaine a été légèrement meilleure qu’estimé au quatrième trimestre 203 et les inscriptions au chômage sont revenues la semaine dernière au plus bas depuis novembre, deux indicateurs qui suggèrent que l’économie pourrait rapidement sortir de son récent trou d’air.  Le marché immobilier pourrait toutefois mettre un peu de temps avant de récupérer des difficultés causées par un hiver rigoureux, les promesses de vente étant tombées en février au plus bas depuis près de deux ans et demi. L’amélioration progressive de la conjoncture pourrait néanmoins conduire la Réserve fédérale à relever ses taux d’intérêt plus tôt que ne l’attendent les marchés, estiment certains économistes. « L’économie semble en meilleur état aujourd’hui qu’il y a encore 24 heures. Les perspectives sont confortées donc il faut s’attendre à ce que la Fed normalise sa politique plus rapidement », explique Chris Rupkey, de Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ à New York. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,6% en rythme annualisé sur les trois derniers mois de 2013, montrent les statistiques publiées jeudi par le département du Commerce.  La croissance avait été estimée le mois dernier à 2,4% et les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une révision légèrement plus marquée, à 2,7%.  Cette révision intègre entre autres des dépenses de consommation privée plus importantes qu’estimé initialement. Même si le chiffre du quatrième trimestre marque un ralentissement net par rapport au chiffre de 4,1% du troisième, les statistiques détaillées suggèrent une tendance de fond toujours porteuse.  

 

Loi Florange : un deuxième enterrement

Loi Florange : un deuxième enterrement

 

Deuxième enterrement pour la loi Florange ; déjà pratiquement idée de son contenu (elle ne contraignait une entreprise qu’à rechercher –mais pas à trouver) un repreneur-, la loi a été censurée par le conseil constitutionnel. En effet Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi la « loi Florange » qui ouvrait la voie à des pénalités pour les entreprises fermant un site rentable, infligeant ainsi un camouflet au gouvernement à trois jours du deuxième tour des élections municipales. Il estime dans un communiqué que les dispositions sur le refus de céder un établissement en cas d’offre de reprise et les sanctions prévues dans ce cas, sont « contraires à la liberté d’entreprendre et au droit de propriété ». Les « Sages » censurent aussi les dispositions prévoyant des pénalités en cas de non respect de l’obligation de recherche d’un repreneur et vide de sa substance cette loi hautement symbolique, promesse de campagne de François Hollande. Le Medef, qui juge ces dispositions « inapplicables et dangereuses », a salué la « décision réaliste » du Conseil. Dans un communiqué, la principale organisation patronale française invite le gouvernement à faire montre du même réalisme lors de la présentation au Parlement, en avril, du pacte de responsabilité proposé par François Hollande aux entreprises. « La confiance est indispensable à la réussite du pacte de responsabilité. Elle passera par des actes cohérents de la part du gouvernement et des parlementaires », écrit-elle. Mais le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Thierry Mandon, a déclaré à Reuters que les députés de la majorité allaient présenter un nouveau texte sur « le point difficile » des sanctions mais les motivations de la décision du Conseil constitutionnel laissent peu de marges de manœuvre. La « loi Florange », un texte d’origine parlementaire dont les dispositions mécontentaient à la fois patronat et syndicats, devait être initialement adopté avant fin 2012 mais n’a finalement été voté que le 24 février 2014. Les groupes UMP de l’Assemblée et du Sénat ont alors saisi le Conseil sur cette loi jugée par le patronat en contradiction avec la main tendue par le gouvernement aux entreprises. Le texte obligeait un dirigeant d’entreprise appartenant à un groupe de plus de 1.000 salariés et souhaitant fermer un de ses établissements à rechercher pendant trois mois un repreneur, sous peine de devoir verser une pénalité pouvant atteindre 20 smic mensuels – soit 28.000 euros – par emploi supprimé, dans une limite de 2% de son chiffre d’affaires.  Le texte comporte également des mesures en faveur de l’actionnariat à long terme et encadre les OPA hostiles, qui n’ont pas été censurée par le Conseil. Ainsi, afin d’éviter des prises de contrôle rampantes, les salariés pourront détenir jusqu’à 30% du capital social de l’entreprise.  De plus, les collectivités locales ayant accordé des aides publiques pourront réclamer à ces entreprises n’ayant pas joué le jeu de les rembourser si elles ont été accordées durant les deux dernières années.  Mais pour les « Sages », l’obligation d’accepter une offre de reprise « sérieuse » et la compétence confiée au tribunal de commerce pour en juger « font peser sur les choix économiques de l’entreprise (…) des contraintes portant atteinte au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre.  Il estime par ailleurs que la pénalité prévue pour le non respect de l’obligation de recherche d’un repreneur est « hors de proportion avec la gravité des manquements réprimés ». Il juge en revanche conforme à la Constitution le dispositif donnant aux repreneurs potentiels l’accès aux informations « utiles » sur l’établissement dont la fermeture est envisagée, de même que les dispositions relatives à l’information du comité d’entreprise en cas d’offre publique d’acquisition. Ce texte était une promesse faite par le chef de l’Etat en février 2012, pendant la campagne présidentielle, lors d’une visite sur le site sidérurgique ArcelorMittal de Florange. Le 30 novembre 2012, le gouvernement et ArcelorMittal avaient cependant signé un accord entérinant l’arrêt des deux hauts-fourneaux de Florange et la disparition de 629 emplois. Accord alors qualifié de trahison par les syndicats. En outre, ce n’est pas le gouvernement mais le groupe PS à l’Assemblée qui a déposé la proposition de loi votée en février dernier après un parcours parlementaire chaotique.  L’Assemblée a notamment dû procéder à une nouvelle lecture définitive après que le Sénat, où la gauche dispose d’une faible majorité, a rejeté le texte du fait de l’abstention du Front de gauche qui le jugeait insuffisamment contraignant.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Fiscalité ménages : une sucrerie électorale pour les ménages avant les européennes

Fiscalité ménages : une sucrerie électorale pour les ménages avant les européennes  

Pour reconquérir un peu de popularité et sauver le PS avant les élections européennes de mai, Hollande envisage un allégement de fiscalité pour les ménages. Une sorte de sucrerie qui ne prendrait effet qu’en 2015 et qui ne pourrait être de grande ampleur. « La difficulté pour François Hollande est qu’il ne lui est pas possible de changer de politique, vu les exigences européennes, alors que notre électorat attend une politique de relance », résume un député socialiste. L’information vient de France Info mercredi. « Le Président pourrait faire une intervention dans la semaine qui suivra le vote » du second tour, écrit le site d’information. L’agence de presse Reuters parle, elle, d’une baisse d’impôts et indique que cette piste pourrait se concrétiser d’ici avril, au moment où le « pacte de responsabilité » et le programme de stabilité de la France doivent être présentés. « Les Français réclament plus de justice, ils veulent que les efforts soient mieux répartis », explique un conseiller du Premier ministre à France Info. Il s’agirait pour le – nouveau – gouvernement d’envoyer un message fort aux Français après la déconvenue annoncée des municipales. Jusqu’à présent, l’exécutif prévoyait de ne baisser les prélèvements des ménages qu’en 2016 et peut-être même en 2017 seulement. Mais dans la période actuelle, il souhaite lutter contre le sentiment d’une partie de son électorat que seules les entreprises bénéficient de gestes fiscaux, après la promesse de baisser le coût du travail de 10 milliards d’euros supplémentaires dans le cadre du « pacte de responsabilité ». Une fusion du RSA et de la prime pour l’emploi est d’actualité, comme d’autres éléments de « simplification ». « C’est un des éléments préparés pour fournir des réponses à ce qui s’exprime dans les urnes », explique un conseiller de Jean-Marc Ayrault à l’AFP. « Il y a un besoin de justice sociale. Etre à gauche, c’est vouloir changer la vie des Français », indique-t-on aussi dans l’entourage du Président. Mercredi, lors du Conseil des ministres, François Hollande a indiqué avoir « entendu le message » des urnes. Pour lui, la « leçon » à tirer est de « travailler au redressement du pays avec plus de force, plus de cohérence et plus de justice sociale ». Concernant cette mesure, qui en serait encore au stade de l’ébauche, le ministère de l’Economie s’est refusé à tout commentaire. Mais interrogée lors du compte rendu du Conseil des ministres, Najat Vallaud-Belkacem est allée en ce sens. « L’objectif à terme est d’aller vers une baisse de la fiscalité des ménages », a déclaré la porte-parole du gouvernement. « Le groupe de travail sur la fiscalité des ménages doit remettre ses conclusions la semaine prochaine. On y verra alors plus clair », a-t-elle précisé, refusant de « répondre à l’heure qu’il est » sur une baisse des impôts des ménages en 2014. La confirmation d’une éventuelle mesure est également venue du chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux. Des mesures fiscales « à destination des plus modestes » seront annoncées « dans les prochains jours » par le gouvernement, a assuré ce dernier qui était l’invité de Questions d’info sur LCP. Il a de son côté cité la réforme de la protection sociale, en affirmant que « la maîtrise de la dépense ne peut se faire au détriment des plus modestes ».

 

« Hollande mènera son camp à la catastrophe » (Pierre Laurent, PC)

« Hollande mènera  son camp à la catastrophe » (Pierre Laurent, PC)

 

 Quel message retirez-vous de ce premier tour?
La progression de l’abstention et la démobilisation d’une part importante de l’électorat de gauche sont le signe d’une critique très forte adressée au gouvernement sur ses renoncements à ses engagements de gauche. Le message est clair : les Français veulent un changement de cap de la politique nationale. La résolution des grands problèmes sociaux du pays – comme le chômage et la relance des services publics – doit être au centre des choix politiques.

Vous n’excluez pas de participer au gouvernement?
Nous n’avons jamais exclu l’idée de prendre nos responsabilités gouvernementales. Mais aujourd’hui le changement de cap n’est clairement pas la pente que prend François Hollande. En même temps, Hollande est en train de s’enfoncer dans une contradiction intenable. S’il continue sa politique, il mènera son propre camp à la catastrophe et pousse la France dans une crise démocratique extrêmement problématique. Pour dénouer ce problème, la meilleure garantie n’est pas d’attendre le salut de l’Elysée mais la mobilisation populaire qui doit amplifier de manière positive le message des urnes. C’est le sens de la marche du 12 avril.

«Les gens préfèrent la gauche de combat à la gauche d’accompagnement»

Ne vient-elle pas trop tard? Après un probable remaniement?
A l’occasion de la rentrée parlementaire, le gouvernement devrait ouvrir un débat pour remettre à plat les orientations gouvernementales. Ce débat devrait précéder toute décision sur les orientations politiques du gouvernement, sur un éventuel remaniement et sur la composition du gouvernement. Il faut inverser la pratique politique pour redonner la parole à la représentation nationale.

A Paris, le Front de gauche s’est déchiré violemment. A qui la faute? Le Parti de gauche parle de l’arrogance du PC…
A Paris, il y a eu deux choix différents faits par les formations du Front de gauche. J’ai toujours pensé qu’après ces élections, il faudrait continuer à travailler ensemble. Il n’y a pas d’invectives de notre part mais un choix politique.

En Seine Saint Denis, les résultats signent-ils une défaite politique pour Claude Bartolone?
En Seine Saint Denis, comme ailleurs, là où le PS a tenté de faire des listes contre nos maires sortants, la leçon est claire : dans 29 situations sur 30, nous sommes arrivés en tête de la gauche. Les gens préfèrent la gauche de combat à la gauche d’accompagnement surtout quand elle joue la division au nom d’intérêts partisans. C’est un des messages que le PS, et singulièrement Claude Bartolone, doivent entendre.

Jean-Luc Mélenchon a expliqué que ceux qui vont sous les jupes du PS n’ont rien à y gagner. Il pointait directement le PCF. Que lui répondez-vous?
Nous n’avons jamais été ni sous l’égide ni sous les jupes du PS. Nous avons toujours revendiqué notre autonomie de décision et nous continuerons à la faire valoir dans les majorités municipales auxquelles nous participeront.

Interview JDD

Bank of America : abandon des poursuites contre 9,3 milliards

Bank of America : abandon des poursuites contre  9,3 milliards

L’accord officialisé lundi met fin à quatre enquêtes judiciaires lancées en 2011 par l’agence fédérale du financement du logement (FHFA), Cet accord prévoit que la banque versera 5,83 milliards de dollars en numéraire aux agences de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.  Les 3,5 milliards de dollars restants seront consacrés à des rachats par Bank of America d’actifs toxiques encore détenus par les deux organismes parapublics.  Ce compromis va affecter fortement les bénéfices trimestriels, a immédiatement signalé la banque, qui doit publier ses résultats du premier trimestre le 16 avril.  L’établissement de Charlotte (Caroline du nord) va devoir ainsi inscrire une charge de 3,7 milliards de dollars avant impôts dans ses comptes du trimestre.  Malgré cet élément exceptionnel, Bank of America assure qu’elle disposera de suffisamment de fonds propres pour remplir les critères de Bâle imposées aux banques représentant un risque pour le système financier mondial.  L’accord officialisé lundi met fin à quatre enquêtes judiciaires lancées en 2011 par l’agence fédérale du financement du logement (FHFA), le régulateur du secteur et superviseur de « Fannie » et « Freddie ».  Elles visaient Bank of America elle même ainsi que ses filiales Countrywide et Merrill Lynch, rachetées au plus fort de la crise financière.  La FHFA leur reprochait d’avoir délibérément vendu 57,5 milliards de dollars de prêts immobiliers pourris aux deux organismes parapublics entre 2005 et 2007.   »La FHFA a agi selon son mandat pour recouvrer les pertes essuyées par les deux organismes et les contribuables américains et conclut que cet accord représente un compromis raisonnable », indique-t-elle dans son communiqué.  En conséquence, le régulateur va abandonner ses poursuites contre Bank of America, conclut pour sa part la banque dans un communiqué séparé.

Aubry enfonce Hollande

Aubry enfonce Hollande

Martine Aubry a déclaré nettement qu’il importait de tenir compte des résultats des élections et qu’il fallait changer de politique. Elle a aussi affirmé qu’elle ne souhaitait pas entrer dans ce gouvernement. Peut-être cependant excepterait-elle d’entrer à Matignon.  Malgré tout, l’hypothèse de la voir prendre la tête du gouvernement n’est pas si évidente, car elle entretient depuis des années une féroce inimitié avec François Hollande. Et on imagine mal le président courir derrière une « semi-cohabitation ». Hollande et Aubry partagent de nombreux points communs idéologiques, mais une différence de taille les oppose : leur approche de la politique. François Hollande, qui a été premier secrétaire du PS pendant plus de dix ans, est un homme d’appareil qui a toujours voulu être président. Il a réussi à s’imposer auprès des électeurs des terres chiraquiennes. Il est connu pour son art du compromis et ses stratégies politiciennes. En tant que président, il est d’ailleurs régulièrement pointé du doigt pour son manque d’autorité . Martine Aubry, qui n’a jamais rêvé d’être présidente, est avant tout une technicienne des politiques publiques qui a été politisée. Elle a « hérité » la mairie de Lille de Pierre Mauroy et s’est fait battre aux législatives. Et elle est connue pour son caractère autoritaire.  François Hollande se considère comme un généraliste de la politique. En tant que rédactrice des lois Auroux, qui régissent les relations dans le monde du travail, en tant qu’ancienne ministre du Travail, puis de l’Emploi et de la Solidarité, Aubry est plus une spécialiste des politiques sociales. Il adore les journalistes, elle ne supporte pas le « cirque médiatique ». Elle se passionne pour la culture, lui s’en désintéresse. Lors des législatives de 2002, Martine Aubry lorgnait sur la deuxième circonscription du Nord, qui couvre une partie de la ville de Lille, et qui lui a été refusée par la direction du PS. Elle échoue face à l’UMP Sébastien Huyghe. En 2007, lorsqu’elle redemande la circonscription, la direction du PS, avec Hollande à sa tête, s’y oppose. Privée de son mandat de député, elle en tiendra rigueur au président. Puis, après sa confortable réélection en mars 2008 à la mairie de Lille, la dame des 35 heures remporte le congrès socialiste de Reims et devient la patronne du parti, succédant à François Hollande, qui lui laisse sa place après 11 ans d’exercice. Martine Aubry ne se prive pas de faire savoir que « François a laissé le parti dans un sale état ». Elle va même jusqu’à faire repeindre tous les murs et déplore d’avoir dû déboucher elle-même les toilettes. Elle l’avait déjà critiqué pour avoir laissé naître des divisions au PS, comme lorsque Laurent Fabius a fait campagne pour le « non » lors du référendum sur la Constitution européenne. Pour finir, les pires sobriquets de François Hollande, d’ailleurs largement repris par l’opposition, sortent pour la plupart de la bouche de la maire de Lille. Elle le traite de « couille molle », d’ »enfoiré » qui représente le « niveau zéro de la politique ». Pendant la primaire PS précédant la présidentielle, Martine Aubry a mené une violente campagne contre François Hollande, le qualifiant de représentant d’une « gauche molle ». Mais, surtout, elle a toujours dit qu’il ne travaillait pas. Pour Hollande, Aubry est d’abord une menteuse et une « perverse ». « Il lui reproche de ne se construire que dans l’opposition aux gens, en flinguant sans retenue », rapportait un intime du président dans les colonnes de L’Express avant la primaire socialiste . La guerre entre les faux jumeaux socialistes a tout de même connu un relatif « cessez-le-feu»  et devant l’urgence, Aubry conserve des chances pour Matignon.  

 

Chômage : recul de l’emploi intérimaire

Chômage :  recul de l’emploi intérimaire

 

Net recul de l’emploi intérimaire sur un an. L’organisation patronale qui regroupe les différentes agences d’intérim explique dans son rapport qu’en un an, l’emploi intérimaire a reculé de 2,4%. C’est dans le bâtiment et les travaux publics que la baisse est la plus forte, presque 10 % entre février 2013 et février 2014. Et pas question d’accuser la météo. Le temps a été plutôt clément cet hiver. Ce ralentissement des embauches d’intérimaires sur les chantiers est le simple reflet de l’activité économique très faible. Seul point annexe qui a pu jouer, la proximité des élections municipales. Les élus sont en-effet beaucoup plus prudents en fin de mandat et évitent les travaux qui occasionnent des nuisances. Mais au-delà du BTP, les services, le commerce et les transports, sont aussi touchés par une baisse de l’emploi intérimaire. « La reprise n’arrive toujours pas d’autant plus que mes 3 premières semaines de mars sont mauvaises. Nous sommes obligés de décevoir un certain nombre de demandeurs d’emplois qui ne trouvent pas de missions« , explique François Roux, le délégué général de Prismemploi. « Mais paradoxalement, détaille-t-il, il y a encore des métiers sur lesquels on n’arrive pas à recruter car sans doute jugés peu attractifs comme l’hôtellerie et la restauration. » Et parmi les autres secteurs où il manque toujours des intérimaires il y aussi certaines branches de l’industrie, comme l’aéronautique. Dans cette dernière, on manque, par exemple, de soudeurs suffisamment qualifiés.

 

Municipales : près de 1000 triangulaires

Municipales : près de 1000 triangulaires

Le  ministère de l’Intérieur a annoncé ce mercredi que des triangulaires auront lieu dans 986 communes de plus 1 000 habitants, des quadrangulaires dans 207 communes et des pentagulaires (cinq listes en présence) dans 16 autres. Mais, cas assez exceptionnel, dans la commune de Taiarapu-est, en Polynésie, six listes seront en concurrence, selon le communiqué du ministère. A noter qu’une liste unique sera en lice à Morne-à-L’Eau, en Guadeloupe. Ces données marquent un émiettement politique considérable. En effet, en 2008, on comptait, pour les seules villes de plus de 30 000 habitants, seulement 62 triangulaires et 14 quadrangulaires, selon des chiffres établis à l’époque par l’AFP. Principale explication à cette hausse des listes présentes au second tour (pour rappel, il faut 10% des suffrages exprimés pour se maintenir, ndlr) : les résultats du Front national. Le parti de Marine Le Pen participera, selon sa présidente, à 328 seconds tours, dont 229 dans des communes de plus de 10 000 habitants. Il y a six ans, il n’avait pris part qu’à une douzaine de triangulaires.  Mais le phénomène tient aussi à la multiplicité des dissidences, comme par exemple à Montpellier où s’affronteront quatre listes : un adjoint du maire sortant (PS) se maintenant notamment face au candidat socialiste arrivé en tête.

 

420 000 chômeurs en plus depuis l’arrivée de Hollande

420 000 chômeurs en plus   depuis l’arrivée de Hollande

 

On devait connaître l’inversion du chômage, en fait c’est 420 000 chômeurs en plus depuis l’arrivée de Hollande. Avec les petits boulots c’est environ 5 millions de chômeurs que compte maintenant la France. En cause évidemment la croissance et la manque de compétitivité de l’économie. Bruxelles prévoit seulement 1% de croissance du PIB pour 2014, un chiffre insuffisant pour une création nette d’emplois.   Le ministère du Travail a évoqué lui-même « une progression marquée » du chômage au vu des chiffres publiés mercredi soir: 31.500 nouveaux inscrits à Pôle Emploi en février en métropole (+0,9%) dans la fameuse « catégorie A » (chômeurs sans aucune activité) qui focalise l’attention.  En incluant les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité (dont le nombre est en baisse en février), le total des inscrits dans ces deux catégories parvient à un autre sommet historique: 4,93 millions.  Hormis la hausse exceptionnelle du chômage en septembre dernier due à un problème technique, il faut remonter à avril 2013 pour retrouver une augmentation comparable.  Le nombre des jeunes inscrits à Pôle Emploi, priorité affichée du gouvernement, a aussi un peu progressé en février (+1.700). Mais le tribut payé par les seniors est de plus en plus lourd: pour eux, la hausse atteint 12,1% sur un an, une véritable explosion.  L’Insee avait pourtant suscité dernièrement un regain d’espoir. L’institut, qui mesure le chômage différemment, avait constaté une légère baisse du taux de chômage au 4e trimestre 2013 Un recul qui avait permis au gouvernement de dire que l’inversion promise de la courbe du chômage était « amorcée », malgré la hausse comptabilisée chaque mois par Pôle Emploi.  « On pouvait donc espérer une stabilisation ». « Mais là, ça tombe mal, on ne sait plus trop, ce n’est pas rassurant », estime Xavier Timbeau, directeur du Département analyse et prévision de l’OFCE.  Au total, depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir, plus de 420.000 chômeurs sans aucune activité ont poussé la porte de Pôle emploi. Un résultat que le chef de l’Etat paie cher en termes de popularité, le chômage restant une préoccupation majeure des Français, et qui a sans doute contribué au désaveu du premier tour des municipales.  Face à cette nouvelle déconvenue, le gouvernement a promis de « poursuivre et intensifier la mobilisation des outils de la politique de l’emploi ».  Il a en effet à sa disposition la panoplie des emplois aidés, dont les emplois d’avenir. Mais il compte surtout désormais sur la mise en œuvre rapide du « pacte de responsabilité » avec les entreprises (30 mds de baisse de charges en échange d’embauches) pour « amplifier la dynamique de création d’emplois ».  Le Medef a d’ailleurs saisi l’occasion pour plaider pour un allègement rapide du coût du travail, ces chiffres confirmant « l’urgence des réformes ».  Reste que les effets du Pacte ne se feront pas sentir avant des  mois. Quant à la croissance, elle ne sera sans doute pas assez vigoureuse cette année pour inverser la tendance. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la France devrait en effet se limiter à 1% de croissance cette année.  Aucun organisme international ne fait d’ailleurs le pari d’une véritable reprise de l’emploi en 2014.

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Ukraine : au bord de la faillite

Ukraine : au bord de la faillite

Conséquence du conflit avec la Russie mais aussi d’une gestion calamiteuse, l’Ukraine est au bord de la faillite. Le Fonds monétaire international pourrait débloquer 11 milliards d’euros pour aider l’Ukraine. Un plan d’aide global pourrait être mis en place.  Le bras de fer entre la Russie et l’Ukraine inquiète de plus en plus sur la scène internationale. Le Fonds monétaire international est susceptible d’annoncer jeudi un plan d’aide de quelque 15 milliards de dollars (11 milliards d’euros) pour l’Ukraine, rapporte mercredi le Financial Times, qui cite des responsables impliqués dans les négociations. Le FMI, qui avait envisagé dans un premier temps de verser d’abord en urgence un milliard de dollars à l’Ukraine, espère parvenir à un accord sur un plan d’aide global dès ce mercredi avant de l’annoncer jeudi, précise le quotidien. Le ministre ukrainien des Finances Oleksander Chlapak avait révélé mardi que son pays, dont l’économie est au bord de la banqueroute après des mois d’agitation politique et de mauvaise gestion, négociait avec le FMI un plan d’aide de 15 à 20 milliards de dollars

Chômage : nouvelle douche froide pour l’inversion

Chômage : nouvelle douche froide pour l’inversion

 

Nouveau coup dur pour le gouvernement (et surtout pour les demandeurs d’emplois)  à la veille du second tour.  Non seulement il n’y a pas d’inversion en février mais la hausse est importante près de 1%. L’inversion supposerait une croissance de l’ordre de 1,5%, ce qui n’est pas le cas. Ceci étant il faut s’attendre  des mouvements de yo-yo-sans changement de la tendance générale-  car mars devrait être meilleur. En effet  selon Markit, L’activité du secteur privé français a renoué avec la croissance en mars, retrouvant un dynamisme qui n’avait plus été vu depuis 31 mois, selon l’indice flash PMI composite publié, lundi 24 mars, par le cabinet Markit. Cet indice s’établit à 51,6, après 47,9 en février, et dépasse la barre des 50 qui sépare les périodes d’expansion des périodes de récession, pour la première fois depuis octobre 2013. « Cette tendance résulte d’une hausse de l’activité dans le secteur des services  et dans l’industrie  manufacturière », selon le cabinet. Après une hausse 0,3% en janvier, le nombre de chômeurs a donc  progressé de 0,9% en février selon les chiffres du ministère du Travail. Ce qui représente 31.500 chômeurs de plus en catégorie A (personnes n’ayant pas du tout travaillé dans le mois), soit plus que la moyenne mensuelle depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012. Oublié donc sa promesse d’inversion de la courbe du chômage mise en avant l’an dernier. C’est en effet le 4eme mois de hausse d’affilée avec trois fois plus de nouveaux chômeurs qu’en décembre ou janvier. La France compte désormais 3.347.700 demandeurs d’emplois n’ayant pas du tout travaillé. Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d’emplois atteint 5.236.300 en France y compris l’outre-mer.  Dans le détail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de moins de 25 ans a augmenté de 0,3 % en février (-1,5 % sur un an). Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans a progressé, lui, de 1% (+3,9% sur un an) et celui des demandeurs d’emploi de 50 ans et plus s’est accru de 1,3 % (+12,1 % sur un an). Parmi l’ensemble des demandeurs d’emploi de catégories A, B, C (activité réduite) en France métropolitaine, le nombre d’inscrits est en hausse de 0,2 % pour les hommes (+5,6 % sur un an) et de 0,1 % pour les femmes (+4,0 % sur un an).

Affaire Karachi-Balladur : la justice avance

Affaire Karachi-Balladur : la justice avance

Balladur sera à nouveau à l’ordre du jour de la Cour de justice de la république. Le procureur général de la Cour de cassation a annoncé mercredi avoir demandé l’avis de la Cour de justice de la République (CJR) sur l’opportunité d’enquêter sur Édouard Balladur et François Léotard dans le volet financier de l’affaire Karachi.  Il a saisi lundi la Commission des requêtes de la CJR, seule habilitée à se prononcer sur l’opportunité de poursuites.  Celle-ci devrait se réunir dans les jours prochains et rendre son avis dans un délai d’environ un mois quant à une éventuelle saisine de la Commission d’instruction chargée des enquêtes, indique-t-on de source judiciaire.  Le parquet général de la Cour de cassation sollicite l’avis de la CJR concernant des faits de complicité d’abus de biens sociaux et complicité de détournement de fonds publics concernant Balladur, et complicité et recel d’abus de biens sociaux concernant Léotard, pour des faits commis entre 1993 et 1995.  Edouard Balladur était alors Premier ministre et François Léotard ministre de la Défense.  Les magistrats du Tribunal de grande instance de Paris qui enquêtent sur un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 se sont dessaisis début février du cas des anciens ministres au profit de la CJR.  Le parquet avait auparavant donné un avis favorable à la saisine de cette Cour, demandée par les familles des victimes de l’attentat de Karachi, dans lequel 11 Français travaillant à la construction de sous-marins au Pakistan ont été tués en 2002. La CJR est la seule compétente pour juger les délits commis par des membres de gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.  Les juges parisiens avaient par ailleurs estimé que les éléments de l’enquête rendaient nécessaire l’audition par cette Cour de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, comme témoin assisté.  Ils semblent convaincus qu’une partie des commissions perçues par l’intermédiaire en armement Ziad Takieddine à la faveur de contrats signés avec l’Arabie saoudite et le Pakistan ont servi à financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 via un système de rétrocommissions. L’une des hypothèses envisagées est que la fin du versement des commissions, ordonnée par Jacques Chirac élu président en 1995, aurait provoqué l’attentat de Karachi en guise de représailles contre la France. Lors de leur enquête, ils ont découvert que 20 millions de francs (3 millions d’euros) avaient été versés sur le compte de campagne de l’ex-Premier ministre, dont 10 millions au lendemain du premier tour. Un arrêt non définitif de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé lundi le volet « fonds secrets » de l’affaire Karachi, relatif à une éventuelle utilisation des fonds secrets de Matignon.  Celui-ci pourrait avoir un impact sur une éventuelle saisine de la CJR, ce volet étant à l’origine des soupçons de détournement de fonds publics susceptibles de peser sur Edouard Balladur.

 

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Hollande va annoncer, le remaniement, la mesure fiscale aux ménages et le pacte de responsabilité

Hollande va annoncer, le remaniement, la mesure fiscale aux ménages et le pacte de responsabilité

 

Au lendemain du second tour des municipales Hollande veut reprendre la main en annonçant sans doute un remaniement gouvernemental, le pacte de responsabilité et une mesure fiscale pour les ménages. Il pourrait auusi évoquer les 50 milliards d’économies mais en demeurant relativement dans le flou. A cette fin, il a modifié son calendrier en annulant la visite du chef d’Etat tunisien prévue la semaine prochaine.  L’objectif est de redresser la barre de popularité bloquée à 20% des électeurs tant pour le PS que pour Hollande lui-même. Cela avant les européennes où le PS pourrait bien arriver en troisième position derrière l’UMP et le FN. Des européennes particulièrement dangereuses pour la gauche car au rejet de la politique intérieure du gouvernement vont s’ajouter le scepticisme et l’opposition à l’Europe actuelle. Hollande doit donc se bouger car si la défaite aux européennes devait être catastrophique il n’aurait plus d’autre solution que de dissoudre l’assemblée. Autant dire que son mandat prendrait fin même si institutionnellement il demeurerait en place. Hollande est condamné à réagir avec vigueur et  dans l’urgence, ce qu’il déteste par dessus tout, lui l’homme du consensus mou et de la concertation éteignoir. Après les résultats du premier tour l’Elysée et la cohorte de conseillers se sont réveillés avec la gueule de bois. De fait ils ont largement sous-estimé le mécontentement voire la colère dans le pays. Désormais ce sont les élus locaux du PS qui se montrent les plus vindicatifs pour obtenir le réveil de l’Elysée et qui n’hésitent plus à critiquer la politique du gouvernement. Il est probable qu’Hollande annoncera auusi d’autres gadgets pour meubler son intervention la semaine prochaine en particulier la stabilisation du chômage qui pourrait être constaté dès aujourd’hui.

Nouveaux pays émergents qui pourraient dépasser les BRICS

Nouveaux  pays émergents qui pourraient dépasser les BRICS

Une dizaine de pays émergents pourraient prendre le relais des BRICS, au moins partiellement. Et parmi ces dix, l’assureur-crédit Coface en identifie, cinq dotés d’un fort potentiel, dans un rapport paru ce mardi 25 mars. Et comme il se doit, ils sont dotés d’un acronyme: « PPICS », pour Pérou, Philippines, Indonésie, Colombie et Sri Lanka. Pour procéder à la sélection, l’assureur crédit a procédé en trois grandes étapes. La première : il faut avoir affiché une croissance supérieure en 2010-2011 à celle de 1999-2008, et avoir tenu le choc durant la récession mondiale de 2009. Ensuite, la croissance potentielle doit dépasser les 4%, avec une part des exportations de matières premières dans le PIB qui ne dépasse pas les 40%, ce qui montre une économie capable de se diversifier.  Deuxième étape: la preuve d’un taux d’épargne qui dépasse les 10%. Ce qui signifie que pour financer les investissements, le pays ne dépend pas excessivement des importations de capitaux. Il faut aussi disposer de banques qui gèrent le crédit. Ce qui exclut, par exemple, le Vietnam, dont le système financier serait, selon Coface, « hors contrôle ».  Troisième critère de la sélection: l’environnement des affaires doit être à peu près convenable. La qualité des paiements et des remboursements doit s’avérer correcte et l’accès à l’information des entreprises, possible. Le Kenya, par exemple, qui a franchi les seuils précédents, n’y parvient pas cette fois. Donc, passé au travers des tamis, c’est une Colombie, ne se résumant plus aux paramilitaires et à la cocaïne, qui arrive en tête des « PPICS ». L’Indonésie, le Pérou, les Philippines et le Sri Lanka suivent de près.

 

Le président chinois en France: les enjeux

Le président chinois en France: les enjeux

 

Pour la France, c’est de réduire le déficit commercial de 26 milliards avec la Chine. Pour la Chine, c’est de trouver des accords de coopération pour mieux maîtriser certaines technologies.  Dans ce cadre, il y a d’abord l’accord sur l’entrée au capital du groupe PSA Peugeot Citroën de l’État français et du constructeur Dongfeng. Au chapitre des contrats, une commande de quelques dizaines de court-courriers A320 et le déblocage de celle de 27 A330, gelée en raison d’un différend commercial entre Pékin et Bruxelles, devraient être annoncés.  Les présidents français et chinois devraient également lancer « un partenariat industriel renforcé pour la fabrication en commun d’hélicoptères civils de type EC175″ d’Airbus Helicopters, indique une source industrielle. « Ce partenariat pourrait concerner jusqu’à 1.000 appareils sur une vingtaine d’années », précise-t-elle.  L’aéronautique mais également le nucléaire civil, l’agroalimentaire, la santé, les énergies renouvelables, l’automobile, les transports et le « développement urbain durable » font partie des secteurs à fort potentiel dans cette relation commerciale franco-chinoise.  Le patron du groupe nucléaire français Areva, Luc Oursel, escompte pour sa part « la signature d’un certain nombre d’accords », alors que des discussions sont en cours pour la construction en Chine d’une usine de retraitement de déchets nucléaires.  Sur le plan diplomatique, l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord et l’Afrique feront partie des grands dossiers évoqués.  Mais au surlendemain de la réunion des grandes puissances du G7 à La Haye, la crise ukrainienne devrait également donner lieu à de nouvelles « discussions approfondies entre les présidents Hollande et Xi Jinping » autour d’un dossier qui, selon Paris, ne suscite « aucun motif de désaccord ».  La Chine affiche cependant une bienveillante neutralité à l’égard de Moscou. Elle s’est abstenue lors du vote au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant le référendum en Crimée, tandis que la Russie opposait son veto et que les autres membres du Conseil l’approuvaient.

 

Ile de France : le logement cause de grande pauvreté

Ile de France : le logement cause de grande pauvreté

 

Quelque 350.000 ménages, soit 7% de ceux disposant d’un logement en Ile-de-France, n’ont pas les revenus nécessaires pour faire face aux dépenses vitales de nourriture et d’habillement tout en assurant celles liées à l’habitation, selon cette étude réalisée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (www.iau-idf.fr). Quelque 140.000 de ces ménages, installés au sein du parc locatif privé, doivent trouver de quoi payer un loyer mensuel moyen de 541 euros pour un revenu moyen de 826 euros, selon l’étude. Le revenu moyen régional, par ménage, est lui de 3.406 euros.  Le « reste à vivre » de ces ménages, malgré des aides au logement de 134 euros perçues par 54% d’entre eux, les place loin en deçà du seuil de pauvreté de 589 euros, établi par Eurostat, la commission européenne des statistiques.  Près de 126.000 ménages habitant cette fois le parc social sont dans une situation similaire avec un « reste à vivre » de 414 euros par mois, soit un seuil considéré comme insuffisant pour s’habiller et se nourrir.  Quelque 76.000 autres ménages, bien que propriétaires de leur logement, sont également touchés de plein fouet par cette pauvreté. Car même si 58% d’entre eux ont fini de rembourser leurs emprunts, les charges et travaux d’entretiens sont trop importants par rapport à leurs revenus.  La loi d’accès au logement et urbanisme rénové (Alur), adoptée définitivement en février par le Parlement, prévoit des mesures d’encadrement des loyers, que la ministre du logement Cécile Duflot espère mettre en place en Ile-de-France à partir de l’automne  Le gouvernement s’est fixé comme objectif la construction de 500.000 logements neufs par an sur le plan national, dont 150.000 logements sociaux. En 2013, seulement 332.000 logements ont été construits en France.  La Fondation Abbé Pierre, dans son dernier rapport annuel en janvier, affirmait que les situations de mal-logement s’étaient encore aggravées en 2013, estimant à plus de 10 millions le nombre de personnes touchées par la crise du logement en France.  Le rapport mettait notamment en cause « une hausse non régulée du coût du logement », avec des loyers qui ont augmenté de 55% en 13 ans, associé à une situation sociale et économique qui continue à se dégrader, notamment au niveau de l’emploi.

 

Après les municipales, une grande mesure fiscale pour les ménages !

Après les municipales, une grande  mesure fiscale pour les ménages !

Avant les élections européennes, Hollande pourrait annoncer (avec un remaniement) une grande mesure fiscale pour les ménages. Cela pour limiter la casse lors de cette échéance C’est la conséquence de la débâcle aux municipales où le PS n’a été soutenu que par 20% des électeurs (comme Hollande dans les sondages de popularité). ). Un message à tous les électeurs qui l’ont sanctionné. L’idée est encore au stade de l’ébauche, mais dans les ministères, les spécialistes planchent sur une grande mesure fiscale en faveur des ménages. « Le message est assez clair« , constate un conseiller du Premier ministre : « Les Français réclament plus de justice, ils veulent que les efforts soient mieux répartis«  Ainsi, les candidats aux municipales racontent que sur le terrain personne ne leur parle du Pacte de responsabilité. Ou alors ils ne retiennent que les cadeaux faits aux entreprises. Il faut donc faire un geste. C’est aussi une demande pressante de bon nombre d’élus socialistes. Un responsable de l’aile gauche du PS se réjouit déjà à l’idée d’une telle mesure fiscale pour les ménages. « Un peu de justice sociale, ça serait bien« , lâche-t-il.  Et il ne peut s’empêcher d’ajouter : « Après tout on est socialistes !«  À l’Elysée, pas de confirmation, mais des conseillers très nerveux à l’idée que la mesure soit éventée. 

 

Municipales Florange : un vote de colère et de dégoût

Municipales Florange : un vote de colère et de dégoût

 

Le maire socialiste de Florange a été sèchement battu lors du premier tour des élections municipales, dimanche 23 mars, et un ancien Cégétiste passé au FN est en tête à Hayange. Une situation qui ne surprend pas les habitants de ces communes. « Quand un parti politique réussit à écœurer les gens, que font-ils ? Ils font ça par colère et dégoût. Ils ne votent pas FN parce qu’ils sont racistes », analyse un riverain. Un sympathisant FN considère que son parti est en tête grâce aux ratés du pouvoir en place : « On a vu Sarkozy et Hollande ici et ça n’a rien changé ». « La ville s’est dégradée à vitesse grand V. En votant FN, les gens expriment leur mécontentement », estime un habitant de Hayange. Du coup de gueule à la victoire frontiste, il n’y a qu’un pas, qui pourrait bien être franchi dès dimanche prochain.

 

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