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Archive mensuelle de février 2014

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Evasion fiscale : les vœux pieux du G 20

Evasion fiscale : les vœux pieux du G 20

 

Sur l’évasion fiscale  le G20 n’a pas pris de grande décisions (comme souvent) ; seulement quelques intentions et pas de modalités pratiques. L’optimisation fiscale (environ 3000 milliards par an a encore de beaux jours et décennies devant elle).  Les principales puissances économiques mondiales se sont engagées dimanche à durcir la lutte contre l’optimisation fiscale qui permet à de grands groupes d’échapper à l’impôt en expatriant leurs bénéfices vers des pays plus laxistes. Le groupe des pays membres du G20 s’est accordé sur la mise en place d’une série de normes sur le partage transfrontalier d’informations bancaires et sur un mécanisme d’échange automatique d’information devant prendre effet d’ici fin 2015. « Certaines multinationales ne payent pas l’impôt qu’elles devraient payer », a déclaré Joe Hockey, ministre australien des Finances en clôture de la réunion du G20 organisée samedi et dimanche à Sydney. « Il faut une réponse à l’échelle mondiale », a-t-il poursuivi. Des informations dévoilant les méthodes employées par ces grands groupes, comme Starbucks, Google, Apple ou encore Amazon.com ont provoqué la colère des opinions publiques et d’un certain nombre de responsables politiques furieux de voir leurs finances publiques privées de colossales rentrées fiscales. Selon des chercheurs de l’organisme Tax Justice Network, l’évasion fiscale représenterait plus de 3.000 milliards de dollars (2.200 milliards d’euros) chaque année tandis que 32.000 milliards de dollars dormiraient dans des paradis fiscaux. La nécessité de durcir les arsenaux législatifs entourant la fiscalité est devenue de plus en plus criante après le déclenchement de la crise financière qui a creusé les déficits budgétaires des plus grandes économies de la planète. Cette évasion fiscale est également un défi pour les pays les plus pauvres qui sont souvent les moins bien armés pour la combattre. Le ministre des Finances Pierre Moscovici a déclaré qu’il entendait faire en sorte que l’Europe devienne le fer de lance de ce combat, la France étant prête de son côté à signer des accords en ce sens avec l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Grande-Bretagne dans les semaines à venir.  Le G20 ne s’est pas encore accordé sur les modalités. Certains membres se demandent notamment s’il faut taxer les groupes technologiques dans le pays source, là où se situe le consommateur et là où la valeur est créée ou s’il faut qu’ils soient taxés dans le pays de résidence d’où provient le produit.

 

PME : baisse des taux de marge depuis 2000

PME : baisse des taux de marge depuis 2000

 

On le savait mais c’est confirmé par l’INSEE, les PME ont davantage souffert de la crise que les plus grandes entreprises. L’Observatoire du financement des entreprises, créé en 2010 à la demande du gouvernement, a rendu il y a quelques jours son ­rapport annuel au ministre de l’Économie, Pierre Moscovici. Le document s’est intéressé à l’évolution du taux de marge des PME depuis le début des années 2000. Les conclusions de l’Observatoire, présidé par la médiatrice du crédit, Jeanne-Marie Prost, peuvent expliquer non seulement la difficulté des entreprises françaises à grandir – et à investir -, mais accentue aussi l’urgence de redonner des marges de manœuvre financières aux entreprises. Selon l’Insee, le taux de marge des entreprises françaises dépassait à peine 28% en 2012. Les niveaux des taux de marge sont «très hétérogènes», explique le rapport. Ainsi, tous les secteurs ne sont pas tous logés à la même enseigne: depuis 2000, l’industrie manufacturière a davantage souffert que le secteur de la construction. Les différences sont également marquées selon la taille de l’entreprise. On constate notamment que «les taux de marge des PME sont globalement plus faibles que ceux des entreprises de taille intermédiaire et des grandes entreprises». «La dégradation des performances économiques des PME que l’on observe ­depuis le début des années 2000 s’est accentuée à partir de 2008. En 2012, le taux de marge atteint son plus bas niveau depuis le milieu des années 1980», assure le rapport. Les taux de marge des PME sont globalement plus faibles que ceux des entreprises de taille intermédiaire et des grandes entreprises Entre 2008 et 2010, le taux de marge a baissé de 2,2 points chez les PME, 3,1 points chez les ETI et 0,5  point chez les grandes entreprises. Il a continué de reculer depuis. Le tassement du taux de marge des PME traduit «une évolution des charges de personnel, et notamment des salaires, plus dynamique que la valeur ajoutée». La situation des entreprises françaises semble caractéristique: elle se distingue d’abord par sa situation d’avant crise où son taux de marge est demeuré relativement peu dynamique (+ 1 point entre 2000 et 2007) alors qu’il était en forte augmentation en Allemagne (+7,3 points) et, dans une moindre mesure, aux États-Unis (+4,9  points) et au Royaume-Uni (+ 1,5 point) «reflétant, en Allemagne notamment, une baisse du coût du travail à la suite des réformes structurelles».  La baisse du taux de marge des entreprises ­françaises à partir du déclenchement de la crise (-3,4 points entre 2007 et 2012) se retrouve en Italie (- 4,5  points) et en Allemagne (- 4,6  points), mais le taux de marge a en revanche moins baissé au Royaume-Uni (-2,9  points), et a même augmenté aux États-Unis (+ 2,7  points) et en Espagne (+ 5,4  points).  Dans ce dernier pays, le «redressement spectaculaire» provient de la disparition des entreprises les moins productives ­- caractérisées par un taux de marge très faible – et, pour les entreprises survivantes, «une forte baisse des coûts salariaux unitaires observée au cours de la période de crise dans un contexte où le prix des biens et services produits continuait de croître».

 

Ukraine : et maintenant il va falloir la soutenir financièrement

 maintenant il va falloir soutenir financièrement l’Ukraine

 

 

L’Ukraine se tourne désormais vers l’union européenne pour des rasions politiques mais aussi pour des raisons financières. Poutine ne fera pas de cadeau à la nouvelle équipe. L’Ukraine a besoin du gaz russe, elle va le payer aux prix cher ; En outre les finances de l’Ukraine sont au bord de la faillite, il faudra un soutien financier massif et rapide. Sans doute sera-t-il nécessaire d’imposer des réformes sérieuses dans ce pays où oligarques ; mafia et politiques pillent le pays depuis la perestroïka (parfois de concert) .Le nouveau pouvoir ukrainien, installé au cours du week-end à la suite de la destitution du président Viktor Ianoukovitch par le parlement, a donc manifesté dimanche son intention de se tourner vers l’Union européenne (UE), qui a pour sa part renouvelé son offre d’un accord commercial. Alors que la Russie a rappelé à Moscou son ambassadeur en Ukraine, les Etats-Unis ont affirmé par la voix de Susan Rice, conseillère de Barack Obama pour les questions de sécurité, que Moscou commettrait une « grave erreur » en envoyant des forces armées pour rétablir le président sortant. La réorganisation du pouvoir politique, entamée samedi, s’est poursuivie avec la désignation par la Rada, le parlement ukrainien, d’Oleksander Tourchinov, le bras droit de l’opposante Ioulia Timochenko, aux fonctions de chef de l’Etat intérimaire, dans l’attente d’une élection présidentielle prévue le 25 mai. Il a demandé aux élus de se mettre d’accord d’ici mardi sur la composition d’un gouvernement d’union nationale. Estimant qu’il s’agissait d’une « tâche prioritaire », il a exigé que les discussions débutent immédiatement. Au cours d’une adresse à la nation, Oleksander Tourchinov a ensuite déclaré que Kiev accepterait de discuter avec Moscou, « sur une nouvelle base d’égalité et de bonne entente, qui reconnaisse et prenne en compte le choix européen de l’Ukraine », mais qu’il ferait du « retour à la voie de l’intégration européenne » une priorité. Libérée samedi de l’hôpital-prison de Kharkiv dans lequel elle était détenue depuis 2011 pour « abus de pouvoir », Ioulia Timochenko a elle écarté la proposition d’occuper le poste de Premier ministre, et a ainsi refusé une charge qu’elle avait occupée à deux reprises en 2005 puis entre 2007 et 2010. Ioulia Timochenko, qui s’est exprimée samedi soir devant plusieurs milliers de manifestants massés sur la place de l’Indépendance à Kiev, s’est entretenue avec la chancelière Angela Merkel qui l’a félicitée pour sa libération et s’est dite certaine que son retour dans le jeu politique allait contribuer à stabiliser la situation dans le pays.  

 

Ayraultport Notre Dame des Landes ; violences qui arrangent Ayrault !

Ayraultport Notre Dame des Landes ; violences qui arrangent Ayrault !

 

En fait on se demande à qui profit les violences, sans doute pas à la manif massive et  festive ; plutôt au gouvernement qui peut ainsi détourner l’intérêt sur ces débordements et discréditer en même temps la protestation contre cet aéroport inutile( davantage une opération foncière qu’un besoin transport). ; C’est le même processus que pour la manif pour a famille ; Valls avait annoncé des violences, il n’y en a pas eu. Pas de chance ! Du coup le lendemain Hollande a retiré sa loi famille. Ayrault en profite pour attaquer l’EELV qui pour une fois a fait preuve de courage. Le soutien apporté par les écologistes à la manifestation de samedi contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) a en effet  ravivé les tensions au sein de la majorité, à un mois des élections municipales. Cet appui s’ajoute aux critiques lancées samedi par la ministre du Logement, Cécile Duflot (EELV), pour qui le gouvernement n’a « pas encore démontré » qu’il était conscient de « l’urgence » de la transition énergétique. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a appelé dimanche Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à « sortir de l’ambiguïté », visant son soutien aux opposants à l’aéroport, alors que le défilé à Nantes a été émaillé de violents heurts. « Ces violences sont inacceptables dans un Etat de droit. Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la Zad (zone d’aménagement différé dédiée à l’aéroport), organisateurs délibérés de ces violences », a-t-il dit à Presse-Océan.fr. « EELV doit sortir de l’ambiguïté », a ajouté le Premier ministre, qui fut maire de Nantes. Mais la secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, a rappelé avoir immédiatement condamné les violences provoquées, selon elle, par des perturbateurs. « On les a immédiatement condamnées, il n’y a aucune espèce d’ambiguïté. Les écologistes ont toujours porté le pacifisme et la non-violence », a renchéri Pascal Durand, ancien dirigeant d’EELV, sur BFM-TV.  » De nombreux élus écologistes étaient présents dans la manifestation et Cécile Duflot a affirmé samedi au Monde qu’elle soutiendrait « plutôt deux fois qu’une » les opposants si elle n’était pas au gouvernement.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Présidentielles : un referendum anti Sarkozy en 2012, un referendum anti Hollande en 2017

Présidentielles : Un referendum anti Sarkozy en 2012, un referendum anti Hollande en 2017

 

La démocratie va sans doute encore démontrer ses limites en 2017 comme en 2012 ; Hollande a cru être élu alors qu’en réalité l’élection de 2012 était un referendum anti Sarkozy. C’est Sarkozy qui était visé. Hollande a été élu par défaut (d’abord à cause de frasques de DSK, ensuite à cause du rejet de Sarko ) ° ; il n y a donc eu aucune adhésion au programme de Hollande, programme par ailleurs contradictoire, confus et démagogique. En 2017, ce sera aussi un referendum anti Hollande et  n’importe qui à droite pourra l’emporter contre lui. Ce sera bien encore le drame des limites de notre démocratie qui sanctionne mais en fait ne projette rien. Pour éviter que l’élection présidentielle ne se réduise à un vote sanction, il serait donc souhaitable d’enrichir le contenu de notre démocratie pendant l’exécution des mandats et notamment par des consultations type referendum. Malheureusement nos responsables actuels de tous bords craignent par dessus tout ce type de consultation. On objectera à juste titre qu’en France le vote sanction est une sorte de tradition depuis Mitterrand notamment. On ne vote pas pour un président, on se sert de l’élection pour rejeter le précédent.  Du coup on risque d’être pris au même piège en 2017 ; C’est donc le contenu de la démocratie participative qui doit être revu. Un démocratie participative qui n’est pas totalement absente grâce aux sondages quasi quotidiens et surtout au développement des réseaux sociaux et   internet qui permet d’être informé autrement que pas les médias classiques qui produisent tous de l’info de masse surgelée (pas étonnant que la presse écrite s’écroule et que les journaux télés aient aussi peu de credit°). Soyons clair les politiques en général  ne connaissent rien aux réalités économiques ,sociales, voire sociétales , c’est donc à la démocratie de fournir la direction  la stratégie aux responsables élus. Leur programme c’est évidemment  des appâts pour gogos ou militants déjà convaincus. Pas un outil de gouvernance !

La France ne pourra pas tenir avec Hollande jusqu’en 2017

La France ne pourra pas tenir avec Hollande jusqu’en 2017

 

Il faut se rendre à l’évidence la France ne peut pas tenir avec la politique de Hollande jusqu’en 2017. Il ne s’agit pas d’une question d’alternance politique  mais de survie du pays condamné sinon au déclin, au chômage, à une pauvreté croissante. Hollande est incompétent, c’est évident comme lest son gouvernement de fonctionnaires, comme le sont les députés (55% de fonctionnaires). Ils ne comprennent rien aux réalités économiques et sociales, ne raisonnent qu’en termes de lois, de fiscalités, de procédures administratives. La situation est tellement grave qu’on peut même se demander  la France peut se payer le luxe d’une alternance. Un gouvernement d’union nationale ou sans doute mieux de sauvetage national s’imposerait.  Le système politique  est prisonnièr de ses propres intérêts, certes ce n’est pas le système mafieux de certains pays de l’Est mais c’est la même culture. Il s’agit d’une appropriation du pouvoir par une oligarchie qui se protège et se reproduit. Un énarque remplace un autre énarque, un fonctionnaire une autre fonctionnaire, un apparatchik succède à un autre. Personne n’est en capacité de réaliser les réformes qui s’imposent notamment les reformes structurelles qui se heurtent à trop d’intérêts. Il faut constater l’incompétence totale de ce gouvernement et de Hollande. Il faut dés maintenant poser  la problématique de la gestion du pays dès maintenant. Institutionnellement Hollande peut rester mais il faut qu’il se consacre aux chrysanthèmes et qu’il transmette le pouvoir à de vrais gestionnaires. Sinon on passera de 7 à 8 millions de chômeurs aujourd’hui (chômeurs de pôles emploi, chômeurs non déclarés, RSA, bénéficiaires adultes handicapas etc.). à 10 millions en 2017.

L’absence de réforme fiscale (Laurent Berger)

L’absence de réforme fiscale (Laurent Berger)

 

Acculé par les mauvais résultats économiques (et l’impopularité) le gouvernement va être contraint de décréter une période de gel du dispositif fiscal. Il faut en effet redonner confiance et pour cela la stabilité fiscale et administrative est indispensable. Ce qui ne l’empêchera pas de retoucher à la marge avec par exemple le pacte de stabilité (qui risque de finir en eau de boudin)  ou encore la création d’une taxe sur l’énergie. La fameuse réforme fiscale promise par Hollande en 2012 et reprise par Ayrault est sans doute enterrée, ce que déplore Laurent berger de la CFDT. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déploré vendredi sur Radio Classique l’absence de réforme fiscale et estimé que le projet de taxe écologique du président François Hollande faisait « brouillon ».  Il a rappelé que le chef de l’Etat avait promis pendant sa campagne de 2012 une réforme fiscale. « Il n’y a pas eu cette réforme fiscale, ce qui fait qu’à chaque nouvelle mesure annoncée, ça brouille les pistes, plus personne ne s’y retrouve et c’est ça aujourd’hui le problème », a-t-il poursuivi. Face au « ras-le-bol fiscal » qui monte en France, François Hollande a décrété une pause, dont le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a dit qu’elle ne serait effective qu’en 2015. Le chef de l’Etat n’en devait pas moins annoncer vendredi, lors d’une conférence environnementale, une « contribution climat-énergie ». « Sur cette fiscalité écologique, qui est nécessaire, on se retrouve dans une espèce de brouillon dont on ne sait pas ce qu’il va en sortir », a estimé Laurent Berger.

Italie : un nouveau président du conseil

Italie : un nouveau président du conseil

 

Matteo Renzi a officiellement prêté serment samedi pour devenir président du Conseil italien et diriger le 65e gouvernement de l’après-guerre, après en avoir présenté la composition la veille au président Giorgio Napolitano. La plupart des 16 membres du gouvernement, composé pour moitié des femmes sont des quadragénaires ou des quinquagénaires, un choix qui témoigne de la volonté de Matteo Renzi de rajeunir une classe politique qu’il juge vieillissante. Âgé de 39 ans, le secrétaire national du Parti démocrate (PD), principale formation de la gauche italienne, est lui-même le plus jeune chef du gouvernement de l’histoire du pays. L’ensemble du gouvernement a prêté serment en même temps que Matteo Renzi, à l’exception du ministre de l’Economie, Pier Carlo Padoan, qui n’est pas revenu à temps d’Australie pour la cérémonie. Le nouveau président du Conseil doit désormais demander lundi la confiance des sénateurs et des députés. Matteo Renzi, qui a fait chuter son prédécesseur Enrico Letta avec l’appui du PD, s’est fixé un calendrier serré qui prévoit une réforme de la loi électorale et du système constitutionnel avant la fin du mois, avant de revoir le marché du travail en mars, la fonction publique en avril et la fiscalité en mai.

Ukraine, un président destitué, l’opposante Timochenko libérée et après ?

Ukraine, un président destitué, l’opposante Timochenko libérée et après ?

 

Personne n’avait prévu une telle évolution en Ukraine, ni l’Europe, ni Poutine, no Obama. En fait le régime mafieux s’est écroulé d’un coup. Reste à définir l’avenier et cet avenir ne pourra se faire qu’avec l’union économique. Poutine ne fera pas de cadeau à la nouvelle Ukraine qui a besoin du gaz russe et surtout de soutiens financiers et très rapidement.  Les députés ukrainiens ont donc destitué samedi le président Viktor Ianoukovitch qui a tenté de fuir son pays dans un nouveau basculement politique salué par l’opposante Ioulia Timochenko, libérée dans la journée, comme « la chute d’une dictature » en Ukraine. La Rada, dans laquelle siègent 450 députés, a voté par 328 voix l’incapacité constitutionnelle de Viktor Ianoukovitch d’exercer ses fonctions de chef de l’Etat. L’accord de transition conclu vendredi entre le président et les chefs de file de l’opposition, sous l’égide de la troïka européenne (France, Pologne et Allemagne) et avec l’aide de la Russie, n’aura pas tenu plus d’une journée. Dans une situation qui évoluait d’heure en heure, les députés ont adopté en milieu de journée une motion constatant que le président « avait renoncé à ses responsabilités de manière non constitutionnelle et qu’il était dans l’incapacité d’exercer ces fonctions ». Viktor Ianoukovitch avait auparavant quitté la capitale pour se réfugier dans l’est de l’Ukraine, à majorité russophone, où il pouvait compter sur le soutien des dirigeants des régions. Les autorités frontalières ukrainiennes ont annoncé samedi soir avoir empêché le décollage d’un avion charter dans lequel Ianoukovitch avait pris place à l’aéroport de Donetsk alors qu’il tentait de quitter le pays. Des hommes armés ont tenté de soudoyer des douaniers afin qu’ils autorisent le décollage de l’appareil dans cette ville de l’Est, région où il a entamé sa carrière politique dans les années 1990. Face au refus des autorités, Ianoukovitch a dû débarquer de l’avion et est parti dans une voiture qui l’attendait. Aucune indication n’a été fournie sur sa destination, non plus que sur celle de l’avion.

 

La guerre du lait reprend entre producteurs, industriels et distributeurs

La guerre du lait reprend entre producteurs, industriels  et distributeurs

 

 Les éleveurs laitiers ont appelé la grande distribution à la responsabilité, avant la fin des négociations commerciales jeudi sur le prix du lait pour l’année à venir. François Hollande a d’ailleurs été interpellé sur le sujet lors de sa visite sur le salon ce matin. « Quand le prix du lait baisse en Allemagne, il baisse ici et quand il remonte en Allemagne il ne remonte pas en France », s’est agacé un éleveur des Pays de Loire. Le président se retourne alors vers son ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, lui disant: « Stéphane faut négocier, faut négocier ». Les éleveurs se plaignent, en effet, d’un prix d’achat inférieur au marché. Le prix du lait payé au producteur est d’environ 400 euros les 1.000 litres, mais « la réalité est tout autre, de l’ordre de 335 euros », affirme Ludovic Blin, président de la section lait de la FDSEA de la Manche, dans Ouest France.   Les industriels appellent, eux, à une prise de conscience des distributeurs. Leur filière est dans l’impasse. D’un côté, le prix du lait flambe en raison d’une demande toujours plus forte, notamment en provenance de Chine. En 2013, il a augmenté de 9% et atteint aujourd’hui un niveau record. Et de l’autre, une guerre des prix dans la grande distribution fait qu’en rayon, le prix moyen des produits laitiers a baissé de près d’1% sur la même période. Entre les deux, des industriels qui voient rouge. Leurs marges ne cessent de diminuer. La  Fnil, qui les représente, appelle les distributeurs à une prise de conscience. Hier, jeudi 20 février, c’est le patron de Danone qui en a remis une couche. « Il n’y a pas le choix, il faut répercuter la hausse aux consommateurs ». Seul le patron de Système U est dans la même logique. Pour les autres distributeurs, Carrefour, Casino et Leclerc notamment, ce n’est pas encore le bon moment, en raison d’une consommation atone et d’un faible pouvoir d’achat. Selon Franck Riboud, la solution ne peut être que politique.

Ukraine: Timochenko, le retour

Ukraine ; Timochenko, le retour

 

Timochenko revient, sitôt libérée l’ancienne opposante a commencé sa campagne électorale le jour même sur la place Maïdan à Kiev. Les événements se sont donc encore accélérés ce samedi en Ukraine, après la flambée de violence qui a fait des dizaines de morts en trois jours. Au lendemain d’un accord signé par le président ukrainien, en présence des médiateurs européens, l’opposition a pris le contrôle du Parlement dans une ambiance de fin de règne pour Viktor Ianoukovitch.  Depuis vendredi soir, des informations contradictoires sur son éventuelle démission circulaient. Mais réfugié à Kharkiv, dans l’est du pays, son fief politique, le président a affirmé qu’il ne donnera pas sa démission et dénoncé un «coup d’Etat». En fin d’après-midi, c’est finalement le Parlement, la Verkhovna Rada, qui a voté la destitution du président élu en 2010. Depuis le matin, les signes avant-coureurs d’une chute du pouvoir se multipliaient, après la démission du président du Parlement et d’une quarantaine de députés proches de Ianoukovitch. Le bras droit de l’opposante Ioulia Timochenko avait été élu pour lui succéder. Un autre proche de Timochenko a été désigné à la tête du ministère de l’Intérieur, tandis que le Parlement votait une résolution pour libérer «immédiatement» l’opposante. L’ancienne égérie de la Révolution orange de 2005 a été libérée en fin d’après-midi après deux ans d’incarcération et s’est aussitôt rendue à Kiev où elle est apparue place Maïdan. Des dizaines de milliers de personnes ont écouté son discours.

 

Elections Européennes : abstention et un radicalisme

Elections Européennes 2014 : abstention et un radicalisme

les sondages prédisent une abstention record, une montée de la gauche radicale et surtout une poussée des partis populistes, comme le PVV (Parti de la Liberté) néerlandais, le Front national français en passant par l’UKIP britannique qui souhaite la sortie de l’UE du Royaume-Uni. Au total, toutes ces formations pourraient recueillir plus de 20% des voix. L’extrême droite devrait pouvoir constituer un groupe, ce qui lui donnera plus de visibilité et des moyens pour peser sur les décisions.  Depuis des mois, les dirigeants européens mettent en garde contre la montée des populismes et des extrémismes, mais ils soulignent aussi que les partis modérés pro-européens conserveront une majorité confortable. Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et les libéraux, au pouvoir dans 17 pays, devraient être sanctionnés, les écologistes ne rééditeront pas leur exploit de 2009, et les sociaux-démocrates du PSE devraient progresser pour se retrouver au coude-à-coude avec les conservateurs, voire même les coiffer au poteau. Selon les derniers sondages, ces quatre formations pro-européennes devraient obtenir plus de 70% des sièges. Les équilibres, et les alliances qui se noueront ensuite, détermineront le nom du prochain président de la Commission. Jusqu’à présent, les chefs d’État et de gouvernement le choisissaient au terme de tractations à huis clos. Ils doivent désormais tenir compte des résultats des élections. Les partis européens ont décidé d’aller plus loin en présentant chacun un candidat. La dynamique semble en passe de s’imposer, avec le soutien actif du Parlement, dont les pouvoirs ont été renforcés en 2009 et qui veut accroître son influence. Si cela se confirme, le prix se jouera entre le social-démocrate allemand Martin Schulz, parti très tôt en campagne, et le candidat conservateur, qui sera choisi début mars. L’ancien Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui a le soutien de la chancelière allemande Angela Merkel, fait figure de favori face à l’actuel commissaire européen français Michel Barnier. Mais nombre de dirigeants restent très réticents à se voir imposer leur interlocuteur à la tête de l’exécutif européen. « Nous consulterons les groupes parlementaires pour voir si quelqu’un émerge du lot, avec une majorité claire et stable au Parlement européen », a concédé le président sortant du Conseil européen, Herman Van Rompuy, prévenant aussitôt que le futur président devait aussi recueillir une « majorité qualifiée » au sein du Conseil des dirigeants européens. En cas de blocage, d’autres noms pourraient émerger. Parmi eux celui de l’actuelle patronne du FMI, la Française Christine Lagarde. Plusieurs Premiers ministres en exercice sont également en course même si leur fonction les oblige à la discrétion, selon des sources européennes. Le choix s’effectuera aussi dans le cadre d’un grand marchandage concernant trois autres postes : président du Parlement, mais surtout président du Conseil européen, l’émanation des Etats, et chef de la diplomatie de l’UE. « Il faut voir quand on décidera du paquet, en respectant des équilibres homme/femme, géographiques et entre familles politiques », a souligné Herman Van Rompuy.  Quel que soit le futur chef de la Commission, de centre-gauche ou de centre-droit, il devra incarner le changement par rapport à son prédécesseur, José Manuel Barroso critiqué en bloc comme trop libéral, trop soumis aux Etats membres et pas assez politique. Et après des années de réponse dans l’urgence à la crise, les deux grands défis des prochaines années seront la poursuite de l’intégration économique et politique de l’UE, avec son débat corollaire sur les changements de traité, et son affirmation sur la scène internationale, enjeu revenu au premier plan à la faveur de la crise en Ukraine.

 

Ukraine : Ianoukovitch, un enfant de la pègre

Ukraine : Ianoukovitch, un enfant de la pègre  

 

 

Le président destitué est en fait un ancien délinquant.  Jeune avec sa bande, il arrache les toques en fourrure et les bijoux des passants. En 1968, à l’âge de 18 ans, il est inculpé de vol, coups et blessures et envoyé en prison. Deux ans plus tard, il aurait récidivé, cette fois d’une tentative de viol collectif sur mineur. Mais la famille de la victime retira sa plainte pour des raisons restées inconnues. Selon une autre version, c’est son beau-père, responsable local du Parti, qui l’a sorti de la rue et des centres de redressement. Grâce à lui, il devient mécanicien, puis directeur d’une société régionale de transport routier. Il se hisse à la tête de l’Association régionale des entreprises de transport puis, en 1997, devient gouverneur de la région où règnent la pègre et la corruption. Il est soutenu par le « clan de Donetsk », ces industriels du charbon et de la sidérurgie, proches de la Russie, qui ambitionnent de conquérir le pouvoir à Kiev. Ianoukovitch prend son envol dans des circonstances assez particulières. Dans ces années 90, à Kiev, Donetsk et Dniepropetrovsk, la guerre des clans fait rage pour se partager les biens soviétiques. Milieux d’affaires et « Milieu » tout court nouent des liaisons incestueuses. Dans ce capitalisme littéralement sauvage, de « western », où Ianoukovitch semble à l’aise, on règle même ses comptes à coups de revolver.  Nommé premier ministre en 2002, il est candidat à la présidentielle de 2004. Mais il est balayé par la « révolution orange ». Lors des élections de 2010, la championne de l’opposition, la perfide Ioulia Timochenko, le bombarde « candidat de la mafia et de la criminalité ». Mais face à une opposition divisée, déchirée et laminée par la crise économique, Ianoukovitch prend sa revanche et il est élu triomphalement. Avec son brushing soigné et ses costumes impeccables, il a le look d’un animateur de jeu de la télévision italienne. Maladroit, gaffeur, mal à l’aise en public, il a été briefé par des conseillers, notamment américains, qui lui apprennent à en dire le moins possible. Mais alors que le pays s’enfonce dans la crise économique, Ianoukovitch  mais aussi son fils Alexandre  s’enrichissent de façon insolente et voyante. Son cottage, immense et ultra-luxueux, près de Kiev, devient le symbole d’un régime criminel et corrompu. Son passé de délinquant de Donbass lui colle à la peau. Ianoukovitch symbolise, parfois à tort, le « clan de Moscou », les intérêts russes. Il est vrai que, issue d’une région russophone et presque totalement russifié, il est à l’aise dans cette langue et maladroit en ukrainien. Mais plus fondamentalement, il représente les intérêts du clan de Donetsk et des industriels qui ont absolument besoin, pour faire tourner leurs industries particulièrement énergivores car de conception soviétiques, de gaz et de pétrole russes à bas coût. L’énergie russe n’est pour eux pas seulement qu’une question de survie financière, mais aussi politique: leurs employés sont aussi leurs électeurs. C’est donc souvent en mendiant que le président ukrainien se rendra à Moscou, qui n’a jamais hésité à user de l’arme énergétique pour faire plier Kiev. Vladimir Poutine traite d’ailleurs Ianoukovitch en vassal. Il l’humilie, le méprise, le fait attendre parfois quatre heures. Mais Ianoukovitch et son clan ont une autre bonne raison d’avaler les couleuvres des Russes. Contrairement aux Occidentaux, ceux-ci ne sont regardant ni sur les passés douteux, ni sur les moyens expéditifs d’arriver au pouvoir, de s’y maintenir et de s’enrichir, ni sur ce qu’on appelle d’un euphémisme « la gouvernance », c’est à dire la corruption qui gangrène le régime ukrainien.

 

Notre-Dame-des-Landes Valls condamne et après ?

Notre-Dame-des-Landes  Valls condamne et après ?

 

Valls a fait les gris yeux et condamné les violences à Nantes. Sur le fond, il a raison mais il aurait pu prévoir ces débordements. Les coups de mentons de Valls après incidents n’apportent pas grand-chose. La manifestation à Nantes contre l’aéroport de Notre Dame des Landes a fait six blessés parmi les policiers selon Manuel Valls qui était samedi 22 février à Athis-Mons (Essonne), et qui a déclaré craindre que des groupes isolés continuent cette guérilla urbaine. Le ministre de l’intérieur a mis en cause l’ultra-gauche et les « Black Bloc » après les affrontements entre policiers et manifestants à Nantes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La manifestation a rassemblé 20.000 manifestants dont 1.000 radicaux « prêts pour le combat qui n’ont pu être contrôlés par les organisateurs », selon la préfecture.  Plus tôt dans l’après-midi, Julien Durand, porte-parole de l’Acipa, principale organisation d’opposants au projet d’aéroport s’est refusé à donner un chiffre précis de manifestants, évoquant « plusieurs dizaines de milliers ». Selon lui, la participation est équivalente aux précédents grands rassemblements, comme celui de novembre 2012 qui avait compté selon les organisateurs 40.000 personnes (13.000 selon la police).  Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène samedi à Nantes lors de la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ont constaté des journalistes de l’AFP.  Sur différents endroits du parcours de la manifestation, qui rassemble des milliers de personnes, des participants ont tiré des projectiles en direction des forces de l’ordre et s’en sont pris à un poste de police ainsi qu’à une agence du groupe Vinci, concessionnaire du projet d’aéroport.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

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Le pacte de responsabilité va finir en eau de boudin

Le pacte de responsabilité va finir en eau de boudin

 

Annoncé par Hollande comme le grand chantier du redressement économique, le pacte de responsabilité pourrait bien finir en eau de boudin. Le CICE devait être intégré dans ce pacte mais MEDEF et CFDT méfiants demandent maintenant que le CICE soit maintenu. Le pacte ne concernerait donc qu’une réduction de 10 milliards des impôts sur les cotisations familiales payées  par les entreprises. Comme ce pacte doit être assorti de contreparties, il est clair  que nombre d’entreprises ne voudront pas s’engager sur un nombre d’emplois, emplois qui dépendent essentiellement de la demande, donc des commandes, de la consommation, des investissements. Or en l’état actuel des positions des partenaires sociaux l’accord paraît impossible. On se demande d’ailleurs pourquoi le gouvernement a donné mandat aux partenaires sociaux de discuter seuls d’une question qui intéressent  d’abord les contribuables et les citoyens. Le gouvernement devra donc trancher les différends. Comme nous nous situons en période électorale, il faudra satisfaire les exigences de la gauche dont les électeurs fuient le PS (50 % de ceux qui ont voté Hollande ne voteront pas socialistes). D’où vraisemblablement un compromis à la Hollande ambigu, insuffisant et complexe. Une affaire est très mal engagée. Pour l’instant ce pacte demeure une opération de communication car personne n’en connaît le contenu et les membres du gouvernement se contredisent sur la nature du pacte et  des contreparties (qualitatives pour les uns, quantitatives pour les autres). Le MEDEF lui-même s’est mis dans une mauvaise posture en promettant la création d’un million d’emplois net d’ici 2017. Un engagement qui ne repose sur rien (comme le passé l’a déjà démontré). Un allégement éventuel de fiscalité redonnerait un peu de compétitivité mais l’amélioration des résultats financiers sera d’abord consacrée aux  trésoreries, ensuite aux investissements et seulement si les commandes se confirment à l’emploi. Les premiers effets ne pourront se faire sentir avant 2015. Malheureusement comme la croissance ne va guère dépasser 1% en France en 2014, la prudence sera de règle. Cela d’autant plus que la plupart des entreprises enregistrent  déjà des sureffectifs  Dans ces conditions maintenir l’empli existant serait déjà un objectif positif.

Sondages Municipales: 60 à 120 villes en moins pour la gauche

Sondages Municipales: 60 à 120 villes en moins pour la gauche

La gauche dirige 70% des villes de plus de 100.000 habitants, et devrait en conserver la majorité, les principaux espoirs de la droite reposant sur Caen, Metz ou Reims. En revanche, la situation est plus mouvante dans les villes plus petites, notamment celles qui sont éloignées des grandes agglomérations. Si l’on projette sur 2014 les mouvements de 2001 et 2008, la gauche au pouvoir pourrait perdre entre 60 et 120 villes de plus de 10.000 habitants, selon des experts électoraux.

Les villes moyennes sont davantage habitées que les grandes villes par des catégories « qui se sentent géographiquement et socialement déclassées: les familles ne peuvent plus se loger dans les grandes villes, devenues trop chères, craignent de perdre leur statut social et ressentent une dégradation de leur niveau de vie ». Ces villes intermédiaires, renchérit Jérôme Fourquet (Ifop) sont « souvent situées dans des territoires qui se sentent abandonnés, avec un tissu industriel fragile ».

Des facteurs locaux – usure du pouvoir, absence de successeur désigné par le maire sortant qui ne se représente pas, multiplicité des candidatures au sein d’un même camp – peuvent aussi jouer en faveur de l’opposition.

Voici quelques exemples de ces villes où la majorité peut changer:

RHONE-ALPES

- A Chambéry, la maire sortante Bernadette Laclais (PS), 47 ans, en lice pour un deuxième mandat et par ailleurs députée depuis 2012, avait emporté la mairie dès le premier tour en 2008, avec 1.980 voix d’avance (50,14%) sur le candidat UMP. Cette année, elle devra affronter le député européen UMP Michel Dantin, conseiller municipal de Chambéry depuis 1983.

- A Valence, le jeune loup de l?UMP Nicolas Daragon, 41 ans, compte bien reprendre au maire Alain Maurice la ville que la droite avait gérée de 1995 à 2008. La position du sortant socialiste, 52 ans, est d?autant moins confortable qu?il a été battu aux dernières législatives par l?ancien maire UMP Patrick Labaune, et que les Ecologistes ont leur propre liste emmenée par l?eurodéputée Michèle Rivasi, très influente localement.

- A Auxerre, le sortant PS Guy Férez, qui brigue un troisième mandat, aura fort à faire face à un espoir de l?UMP, Guillaume Larrivé, 37 ans. Auxerre a longtemps été tenue par Jean-Pierre Soisson, marqué à droite.

NORD-PAS-DE-CALAIS

Outre Hénin-Beaumont (27.000 habitants), que le FN emmené par Steeve Briois veut ravir au PS, très menacé, Calais pourrait changer de camp: la sénatrice-maire sortante, l?UMP Natacha Bouchart, est menacée par le député PS de 39 ans Yann Capet.

CENTRE

- Bourges: le maire sortant Serge Lepeltier (UDI), qui avait arraché la ville à la gauche en 1995, ne se représente pas. La gauche (56% au 2e tour de la présidentielle 2012) pense pouvoir récupérer la mairie, d’autant que la droite part en ordre dispersé, avec trois listes.

- Chateauroux. Là aussi, le sortant Jean-François Mayet (UMP), ne se représente pas et la droite se présentera en ordre dispersé.

PACA

- A Digne-les-Bains, où le maire PS sortant ne se représente pas, la gauche part divisée, avec deux listes. Elles auront face à elle une liste UMP, mais aussi une liste FN élargie, avec à sa tête une « prise » frontiste, Marie-Anne Baudoui-Maurel, ex-présidente de l?Association départementale des amis de Nicolas Sarkozy.

- A Brignoles (Var), la gauche part unie derrière un élu sortant DVG mais aura face à elle, outre une liste UMP-UDI, une liste FN emmenée par Laurent Lopez, ex-cadre commercial qui a remporté en octobre 2013 l’élection cantonale (53,9%) face à la candidate de l’UMP.

MIDI-PYRENEES

Montauban: l’ancien maire PS Roland Garrigues espère regagner cette ville de 54.000 habitants dirigée depuis 2001 par l’UMP Brigitte Barèges, à la faveur d’une triangulaire avec le FN qui avait recueilli 18% des voix à la présidentielle. Mme Barèges avait été réélue en 2008 avec moins de 200 voix d’avance et a été battue aux législatives de 2012.

 

Education : Les Français sous la moyenne des Européens

Education : Les Français  sous la moyenne des Européens

 

D’après une enquête INSSE les français sont en dessous de la moyenne européenne ; Et encore il ne s’agit que d’une enquête quantitative qui ne tient pas compte du niveau comparé de connaissances. Exemple la multiplicité de certains bacs pro français qui mènent tout à pôle emploi. Les Français sont moins instruits que la moyenne des Européens, selon une enquête Insee parue en février, 72,5% des 25-64 ans ayant au moins terminé le lycée contre 74,2% en moyenne dans l’UE. Selon ces statistiques, les garçons sont les moins instruits: 13,4% des 18-24 ans ayant quitté prématurément l’école au collège sans suivre une autre formation, contre 9,8% des filles.  Globalement, 11,6% des Français âgés de 18 à 24 ans ont quitté l’école sans diplôme ou avec seulement le brevet en 2012, et ne sont pas en situation de formation.  Les 25-48 ans sont quant à eux 14,8% à ne pas avoir de diplôme ou à avoir arrêté leur scolarité après le certificat d’études primaires (CEP), plus de la moitié des plus de 65 ans étant dans cette situation (56,4%).  La Lituanie est en tête du classement européen avec 93,3% suivie de près par la République tchèque 92,5%, le Portugal et Malte étant en queue de peloton avec respectivement 37,6% et 38,1%.  En France, le nombre de bacheliers a toutefois explosé ces 35 dernières années puisque plus des trois-quarts des Français sont aujourd’hui titulaires du baccalauréat toutes filières confondues (76,7%), soit trois fois plus qu’en 1980 (25,9%).   »Cette forte progression résulte essentiellement de la croissance du nombre de bacheliers généraux et de l’important essor du baccalauréat professionnel », créé au milieu des années 80, selon l’Insee.  Le nombre d’apprentis a pratiquement doublé en 20 ans, atteignant les 436.300 élèves à la rentrée 2011, la progression étant la plus forte chez les jeunes de 20 à 23 ans.  Chez les enfants âgés de deux ans la scolarisation est en recul depuis dix ans, un enfant sur trois était inscrit jusqu’au début des années 2000, contre 11,6% à la rentrée 2011.

 

L’administration met les Petits Chanteurs à la croix de bois en faillite

L’administration met les Petits Chanteurs à la croix de bois en faillite

On sait comment l’ingénierie administrative française tue les entreprises mais cette fois c’est l’association des petits chanteurs à la croix de bois qui en est victime. En 2004, le succès du film Les Choristes provoque un engouement pour le chant, qui va durer plusieurs années et sera relancé par le DVD en 2009. C’est ce moment que choisit l’administration pour remettre sur les rails de la légalité, l’organisation sommaire de l’association des Petits Chanteurs à la croix de bois. Elle lui impose la législation du travail des mineurs. C’est fait, mais la situation financière devient intenable.  Les enfants et adolescents qui donnent des concerts payants doivent être rémunérés. Le premier rappel à l’ordre touche les budgets de plein fouet et le second arrive en 2012, cette fois sur la nécessité de deux jours de repos hebdomadaires consécutifs pour les chanteurs. L’enchaînement des concerts doit être freiné, mais il provoque des annulations de dates et donc moins de rentrées dans les caisses. Selon Marie-Aude Leroux d’Alsace, la responsable de la communication des Petits Chanteurs, « l’obligation de rémunération a d’abord grevé les budgets. »    La Manécanterie des Petits Chanteurs de la croix de bois, installée à présent dans l’Yonne, est une véritable institution, ses chœurs de garçons datent de 1907. L’association très sollicitée depuis la sortie du film « Les Choristes » prend en charge la passion des enfants pour le chant mais aussi leur scolarité jusqu’à la fin du collège.  En période de crise, il est impossible de hausser le prix des concerts affichés à 20 euros. Il est aussi périlleux d’augmenter les frais de scolarité, sous peine de mettre des familles en difficultés. L’association menacée lance un appel aux dons, mais il aura été insuffisant. Avec deux millions de dettes et d’emprunts, elle se tourne finalement vers des repreneurs. La date butoir de remise des dossiers était fixée au 21 février. En début de semaine prochaine, l’administrateur judiciaire Christian Ducatte devrait dévoiler les offres proposées et l’avenir des Petits Chanteurs, qui « passera forcément par un nouveau modèle, lié aux obligations. »

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