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Archive mensuelle de février 2014

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Zone euro : 19 millions de chômeurs

Zone euro : 19 millions de chômeurs

 

L’Europe est en train de devenir le continent du chômage faute de croissance. En décembre, la zone euro comptait 19,01 millions de chômeurs, soit 129.000 de moins qu’en novembre, précise Eurostat. En un an en revanche, le nombre de chômeurs de la zone euro s’est accru de 130.000 personnes. Le taux de novembre a été revu à 12,0% contre 12,1% précédemment. Parmi les États membres, le taux de chômage le plus faible a été enregistré en Autriche (4,9%), suivie de l’Allemagne (5,1%) et du Luxembourg (6,2%). Le taux le plus élevé était celui de la Grèce, qui atteignait 27,8% selon les dernières données disponibles, datant d’octobre. L’Espagne vient juste après, avec 25,8% en décembre, un taux en baisse par rapport à novembre (26,1%). Sur un an, les hausses les plus marquées ont été enregistrées à Chypre (de 13,9% à 17,5%), en Grèce (de 26,1% à 27,8% d’octobre à octobre), aux Pays-Bas (de 5,8% à 7,0%) et en Italie (de 11,5% à 12,7%). Les baisses les plus marquées ont été observées en Irlande (de 14,0% à 12,1%) et au Portugal (de 17,3% à 15,4%). Le chômage des jeunes a diminué en décembre 2013: 3,5 millions de jeunes de moins de 25 ans étaient au chômage dans la zone euro, soit une diminution de 23.000 en un mois et de 77.000 par rapport à décembre 2012. Le taux de chômage des jeunes a reculé à 23,8% en décembre contre 24,0% en novembre, et 23,9% en décembre 2012. Il a notamment diminué en Espagne tout en restant exceptionnellement élevé, passant de 55,2% en novembre à 54,3% en décembre. En Grèce, les chiffres datant du mois d’octobre ne disent pas si la tendance y est la même à la fin de l’année. En octobre en tout cas, le taux de chômage des jeunes a fortement augmenté à 59,2% contre 56,8% en septembre.

 

Le « marketing patriotique » de Montebourg, nouveau gadget sémantique

Le   »marketing patriotique » de Montebourg, nouveau gadget sémantique

D’abord quelle contradiction !  Employer un terme étranger pour revendiquer son patriotisme ; il existe un mot français (pas très joli mais il existe) pour désigner la technique d’analyse des marchés et de vente :   « mercatique » ; ensuite Quelle enflure des mots que de parler de marketing quand il savait simplement d’étiquetage et de présentation. Il fallait déjà oser pour  nommer le ministère de l’industrie :  ministère du redressement productif ;  une vraie innovation aussi ridicule qu’inefficace alors on continue dans la même veine, l’enflure sémantique.  Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a souhaité vendredi 31 janvier que les grands distributeurs renforcent le « marketing patriotique » des produits « made in France » dans leurs rayons. Arnaud Montebourg a souligné que « les grands distributeurs (…) Leclerc, Intermarché, Casino, sont en train, sous la pression des consommateurs et aussi à notre demande, de mettre du marketing patriotique (…), des étiquettes tricolores » dans leurs rayons. « Il était temps et nous leur demandons d’intensifier leur action en ce sens », a déclaré Arnaud Montebourg devant la presse, lors d’une visite au studio de design du groupe Habitat, à Paris. Le ministre du Redressement productif a salué le distributeur d’ameublement et d’équipements pour la maison Habitat, qui a « décidé de privilégier le ‘made in France’ et de relocaliser une partie des anciennes productions qui étaient faites en Chine ou ailleurs très loin ». « Il est parfaitement possible de produire à nouveau en France et de rebâtir une base productive puissante dans notre pays. Cet exemple le démontre », a-t-il dit. Habitat a nomment présenté des plats en céramique et des cocottes, fabriqués aujourd’hui en partenariat avec la PME alsacienne Céramique culinaire de France (marque Terre Etoilée) et la lampe Ribbon, un de ses produits phare auparavant produite en Chine et désormais réalisée par la tôlerie Poncin dans le Rhône. Ces produits sont présentés dans les magasins Habitat avec une étiquette tricolore vantant leur fabrication française. Habitat a entrepris il y a deux ans de revoir tout son catalogue, avec le concours de designers. « On peut tout ramener en France grâce au design », a affirmé Pierre Favresse, directeur du studio de design de l’enseigne.

 

Pacte- contreparties : obligation de résultats ou de moyens ?

Pacte- contreparties : obligation de résultats ou de moyens ?

 

En fait c’est le flou le plus complet quant à la nature des contreparties du pacte de responsabilité. Et pour cause, l’idée du pacte a été inventée à la va vite pour occuper le plus vite possible l’espace médiatique et masquer l’échec de l’inversion du chômage. En fait il y a une énorme confusion entre obligations de moyens et obligations de résultats. Les entreprises peuvent par exemple s’engager sur les investissements, la productivité, la formation, la qualité du dialogue sociale mais pas sur les embauches . De effectifs qui ne peuvent être adaptés qu’après amélioration de la compétitivité (et non avant) et surtout après amélioration du carnet de commandes. Pour faire « gauche » Ayrault a tapé sur la table, il veut des contreparties mais pédale évidemment dans la semoule quant à leurs natures.    »Des engagements concrets doivent être pris ». Le Premier ministre veut que ça avance, et vite. L’annonce par François Hollande de la suppression des cotisations familiales versées par les entreprises, pour un montant total d’environ 30 milliards d’euros, doit avoir une suite. « Nous considérons que des engagements concrets doivent être pris au nom des entreprises en contrepartie des efforts que va consentir la collectivité nationale pour favoriser leur compétitivité et financer des allègements par des réductions de la dépense publique », a-t-il ainsi expliqué dans une déclaration à Matignon. « Je vais adresser dans les tout prochains jours aux partenaires sociaux une lettre en leur demandant de se concerter et de me faire part de leurs propositions de méthode et d’objectifs sur les contreparties au plus tard » début mars, a indiqué Jean-Marc Ayrault, pour qui « l’enjeu est la mobilisation de toutes les forces vives du pays». Lors de ses vœux au patronat et aux syndicats, mardi 21 janvier, François Hollande avaient déjà listé les contreparties attendues, ajoutant qu’elles seront « peu nombreuses ». L’objectif est triple : le « nombre de créations d’emploi, prioritairement pour les jeunes et les seniors », la « qualité des emplois » et la demande aux entreprises d’« investir davantage en France et relocaliser autant qu’il est possible leurs activités sur le territoire national ». Jean-Marc Ayrault a répété au mot près les ambitions présidentielles : « Parmi ces contreparties, je vois trois objectifs: les créations d’emplois, la qualité des emplois et l’investissement en France », a-t-il détaillé.

 

Hollande ridiculisé par la presse internationale

Hollande ridiculisé par la presse internationale

 

Jamais sans doute une président français n’aura été autant brocardé dans la presse internationale à propos de ses incartades sentimentales ; la saga Hollande Trierweiler a fait la une de tous les journaux. En fait Hollande a été ridiculisé pour deux raisons  d’une part du fait de son comportement de goujat cynique mais aussi parce qu’il faut bien l’admettre, le «  petit gros  boutonneux » n’a vraiment pas l’allure d’un séducteur. Plutôt celle d’un porcelet dans un costume bien trop grand pour lui. Certes l’esthétique n’est pas la qualité première recherchée pour un président mais il pourrait au moins arrêter de se goinfrer car son tour de taille ne cesse de progresser (comme le chômage) et ne connaît pas  la moindre inversion. Pas étonnant que le très sérieux journal anglais lait encore épinglé pour son allure.   . La Une du très sérieux quotidien anglais The Guardian a fait beaucoup parler samedi matin sur Twitter. Pour illustrer la visite de François Hollande à l’occasion du sommet franco-britannique à Brize Norton, le journal a choisi une photo franchement peu flatteuse pour le président français. On aperçoit François Hollande en train de courir sous la pluie, le costume serré, l’embonpoint presque insultant en cette période de crise,  et les joues gonflées. Ce titre, un brin ironique, accompagne la photo : « Nice lunch, Monsieur le Président ? » (Bien mangé, monsieur le président). Un lourd passif. Depuis 2012, François Hollande a fait de nombreuses fois la Une de la presse anglaise et jamais pour lui dresser des lauriers. Ainsi, pendant l’entre-deux-tours de la campagne présidentielle, The Economist n’avait pas hésité à titrer : « The rather dangerous Monsieur Hollande » (« Le plutôt dangereux Monsieur Hollande »). Depuis son élection, les choses ne se sont pas arrangées. La politique conduite par « the socialist president » est régulièrement brocardé par les quotidiens économiques.

Sondage- Trierweilller : Hollande un goujat cynique pour 64%

Sondage- Trierweilller : Hollande  un  goujat cynique pour 64%

 

« Je fais savoir que j’ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler ».

Le message envoyé par hollande à l’AFP est assez surréaliste tant sur le fond que sur la forme ; En premier lieu s’adresser à la plus grande agence de presse pour une question qu’il a toujours considérée comme privée constitue une contradiction de poids ; mais le contenu révèle tout le cynisme du personnage incapable de se séparer avec un peu de dignité de Trierweilller ; quant à la rédaction «  je… j’ai…. Je,   » outre ses offenses à la langue française, elle met en lumière l’ego surdimensionné et presque démentiel de Hollande. Se servir ainsi d’une femme pour montrer  publiquement son autorité à l’occasion  d’une  situation conflictuelle est évidemment méprisable comme l’est cette déclaration officielle à tous les médias. Selon un sondage réalisé par Harris Interactive et à paraître vendredi dans le magazine Closer, 64% des sondés estiment que le chef de l’Etat « n’a pas su trouver le bon ton ». Par ailleurs, à la question de savoir si le magazine people Closer avait « eu raison ou tort de dire que François Hollande et Julie Gayet entretenaient une relation », 58% des Français interrogés ont estimé que le journal avait eu raison. Et qu’en pense Valérie Trierweiler ? À la veille du départ de sa compagne pour un déplacement humanitaire en Inde, François Hollande a contacté l’AFP pour clarifier sa situation sentimentale. « Je fais savoir que j’ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler ». Des explications très courtes qui ont inspiré ce commentaire à l’ancienne Première dame, dans des confidences rapportées par Paris Match, son employeur : « dix-huit mots, presque un par mois passé ensemble depuis son élection… »

 

« Pour la fusion régions-départements! »(Maurice Leroy).

« Pour  la fusion régions-départements! »(Maurice Leroy).

Souvent président varie, bien fol qui s’y fie! Le mardi, à Paris lors de sa conférence de presse, le chef de l’État proclame sa volonté d’en terminer avec les enchevêtrements, les doublons et les confusions « de notre organisation territoriale ». Dès le samedi suivant, à Tulle, il célèbre les vertus du département… Surtout ne changeons rien! Le président de la République, visiblement surpris par l’effervescence du débat qu’il a fait naître, a préféré l’immobilisme en remettant le couvercle sur la réforme des départements. Pourtant, il y a urgence à oser enfin la réforme des collectivités territoriales et à mettre en œuvre une décentralisation orientée en faveur des citoyens et non plus des élus locaux. Dans ce cadre, je suis favorable au regroupement région-répartement et à la répartition des compétences entre les intercommunalités et la région. À ceux qui trouveront aussi incongru pour un président de département de demander la fin des départements que pour un crocodile d’entrer chez un maroquinier, je réponds que j’assume pleinement cette conviction. Nous devons tous sortir des corporatismes au bénéfice du bien public. La réforme des collectivités territoriales de décembre 2010 avait prévu la création du conseiller territorial et la « mutualisation », le regroupement entre services départementaux et régionaux. Avec ses voisins, mon département de Loir-et-Cher commence à mutualiser certains moyens, démarche récompensée par un prix des Acteurs publics 2013. Rien que par la centrale d’achats commune, nous allons réduire de 15% nos dépenses en fournitures. 15%, c’est le pourcentage auquel le Comité des finances locales (CFL) estime le surcoût engendré par le partage des compétences entre régions et départements. Cette même réforme de 2010 a généralisé l’intercommunalité, communautés de communes et d’agglomération, qui fait aujourd’hui consensus. Bâtissons l’action publique locale à partir de cette armature-là, avec la région. Pour cela, je propose que les régions soient dotées de deux collèges, le premier à la représentation proportionnelle pour représenter les forces politiques, le second pour représenter les territoires à partir de leur réalité vécue et de la proximité. Oui, il y a urgence à agir vraiment et à jeter aux orties faux-semblants, demi-mesures et cautères sur jambes de bois dont relève la création récente des métropoles. Que le Rhône transfère demain ses compétences à la métropole lyonnaise représente une avancée mais ne supprime en rien une couche de la lasagne territoriale. Arrêtons de dire que la création de treize métropoles serait la solution à l’avenir des 100 départements. Ce petit pas sur le chemin d’une rationalisation territoriale ne concerne que les treize territoires les plus urbanisés de France. Le problème reste entier, surtout sur nos territoires ruraux en souffrance qui ont besoin d’une organisation moderne et efficace. (Tribune JDD)

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

France : le déclin pourquoi ?

France : le déclin pourquoi ?

 

Les français sont très pessimistes pour l’avenir  ( entre 70 et 80%), du coup faute  de confiance les investissements reculent, la consommation ne progresse pas ( +0.1%) en 2013 alors que la démographie augmente, le chômage croît  ( 7 à 8 millions de chômeurs quand pôle emploi n’en décompte que 5 millions dont 3 en catégorie A), la balance commerciale est dans le rouge depuis longtemps ( autour de 65 milliards en 2013), la croissance est inexistante ( environ 0.1% en 201), les déficits et la dette croissants (75 milliards pour le déficit public en 2013), l’attractivité de la France s’écroule ( investissements étrangers -77% en 2013, alors qu’ils progressent de 38% dans l’union européenne et de 11% dans le monde. On pourrait continuer avec le classement mondial du système éducatif français qui ne cesse de dégringoler, l’insécurité aussi,  la précarité, la pauvreté, les inégalités sociales. La réalité c’est que le pays n’est plus dirigé depuis longtemps, que le vrai pouvoir est aux mains de superstructures inefficaces et incontrôlables qui se reproduisent (politiques, économiques, administratives etc.). Une sorte de pieuvre impossible à reformer et que les élections ne changeront pas. Conséquences : le record du monde de fiscalité, des procédures qui tuent l’initiative, des improductifs partout. Dans l’Etat mais tout autant dans les collectivités locales ;   avec e n moyenne un mois d’arrêter de travail par an ! Même chose dans les plus petites communes. Tout cela a un coût et surtout génère aussi une bureaucratie qui asphyxie. Avec un million de fonctionnaires en moins cela per mettrait d’équilibrer  le budget de l’Etat, donc d’alléger la fiscalité, de retrouver de la compétitivité, de créer des emplois, de relancer consommation et emploi. Or 80% environ de la classe politique émane de la fonction publique et assimilée, on passe allégrement de l’ administration, à l’économie et à la politique (et inversement)  grâce aux passerelles permises par le corporatisme de cette oligarchie. Le gouvernement lui-même est un gouvernement de fonctionnaires pour l’essentiel ; les conseillers sont des fonctionnaires qui n’ont qu’une idée se reclasser dans l’ administration dans une poste plus élevé que lors de leur détachement ou de pantoufler dans une entreprise. Les fonctionnaires en place n’ont évidemment qu’une idée approximative des réalités économiques et sociales. Les anciens fonctionnaires à la tête des entreprises sont pour la plupart incompétents (ce qui conduit à des faillites retentissantes, la dernière Mory par exemple dont  un ancien fonctionnaire avait déjà plombé l’avenir.). Comment dès lors ne pas désespérer de l’avenir de la France. Il faudrait des réformes structurelles, nombreuses, cohérentes, volontaristes. Parmi celle-ci sans doute, une plus urgente :  interdire définitivement aux fonctionnaires d’exercer des mandats politiques ou bien de démissionner de leur statut. Une vielle proposition dont Raymond barre est le premier auteur, vite enterrée par l’oligarchie !

Nicolas Baverez : « la France en faillite en 2040″

Nicolas Baverez : « la France en  faillite en 2040″

 

Dans son dernier ouvrage, « Lettres béninoises » (Albin Michel), l’avocat historien et essayiste à succès Nicolas Baverez décrit une France au bord de la faillite en 2040. Un appel à un changement de cap de la politique économique française que semble avoir amorcé François Hollande avec son pacte de responsabilité.  2040. Alassane Bono, le directeur béninois du FMI, s’installe en France pour organiser une énième restructuration financière de sa dette publique abyssale. Le soir, il écrit de longues lettres à sa femme, restée au Bénin, dans lesquelles il lui raconte en détails, à la manière du sage Usbek de Montesquieu dans les « Lettres persanes », le triste sort de l’ex-cinquième puissance mondiale. Dans cette fiction d’anticipation, de nombreux pays d’Afrique, forts d’une croissance continue depuis le début des années 2000, ont rejoint le cercle des puissances prospères et influentes, dans lequel figurent toujours les pays européens qui ont su se réformer, à l’image de l’Allemagne et de l’Europe du Nord. Quid de la France ? Nicolas Baverez, invité jeudi 30 janvier de la deuxième édition des « Matinales de Travaux publics » organisées par « La Tribune » et la Fédération nationale des Travaux Publics, force le trait et voit dans l’ex-pays des Lumières est devenu, sans surprise, l’homme malade de l’Europe. Un nain politique, une aberration économique et une catastrophe sociale. Le chômage y dépasse 25% de la population active, en partie car la politique fiscale confiscatoire et la lourdeur de l’Etat providence ont fait fuir depuis longtemps les grandes entreprises et les jeunes talents. De gigantesques bidonvilles s’étendent au nord de Paris. Comme Marine Le Pen l’avait souhaité, la France a quitté l’euro en 2031, mais la dévaluation de la monnaie et l’inflation galopante ont ruiné les classes moyennes. Au milieu de cette débâcle, les dirigeants, de gauche comme de droite, pratiquent la politique de l’autruche, s’accrochant désespérément à la sauvegarde du modèle social. De toute façon, qui les écoute ? En 2032, l’extrême-droite a pris le pouvoir, avant qu’une sixième République naisse de ses cendres deux ans plus tard… Ce sombre tableau, qui relève aujourd’hui de la science-fiction, peut-il devenir réalité ? Prédire l’avenir relève d’un exercice périlleux. Nicolas Baverez, qui dépeint dans son livre des dirigeants qui ressemblent étrangement à des personnalités politiques actuelles, revendique la crédibilité de ce scénarii catastrophe. « C’est un ouvrage de politique-fiction qui n’a rien de fantaisiste. La France de 2014 porte en elle les germes de celle que je décris en 2040 : une économie en panne, une société fracturée, le déni du pouvoir qui n’ose pas réformer depuis vingt-cinq ans. J’ai seulement imaginé ce qui pourrait se produire si la classe politique ne met pas en œuvre un changement de cap profond », explique-t-il. L’auteur de « La France qui tombe », publié en 2003, et de « Réveillez-vous ! », adressé aux candidats à la présidentielle de 2012, estime que les dernières statistiques économiques confirment le déclin de la France. L’inversion de la courbe du chômage n’est toujours pas d’actualité malgré la promesse de François Hollande. Ainsi, 170 000 personnes ont rejoint les rangs des chômeurs de catégorie A en 2013 (ceux qui n’ont pas du tout travaillé), portant le total à 3,5 millions et à 5,2 millions en comptant ceux des catégories B et C. Du côté des finances publiques, si le déficit est passé de 4,8% du PIB en 2012 à 4,1% en 2013, le chemin pour atteindre le standard européen de 3% semble encore long et difficile. La dette, attendue à 95% du PIB fin 2014, se rapproche dangereusement du palier symbolique des 100%, qui pourrait entraîner, selon Nicolas Baverez, une spirale de dévaluations de la part des agences de notation. En panne de croissance, la France manque aussi d’attractivité. Selon le dernier rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les investissements directs étrangers dans l’Hexagone ont chuté de 77% en 2013, pour tomber à 4,1 milliards d’euros. Un chiffre révélateur, qui semble donner crédit à la thèse de Nicolas Baverez et d’autant plus inquiétant qu’ils ont progressé de 37,7% dans l’Union européenne et de 11% dans le monde… A la différence de nombreux indécrottables pessimistes, persuadés que la France a déjà raté l’occasion de se réformer en profondeur, Nicolas Baverez croit aux effets d’un virage à 180 degrés de la politique économique. Car la 2ème puissance européenne derrière l’Allemagne conserve des atouts, reconnaît-il : une démographie dynamique, du travail qualifié, des entrepreneurs, des universités performantes, une marque France exceptionnelle qui en fait la première destination touristique mondiale, des infrastructures de transports, un patrimoine riche… Tel un pied-de-nez à ses détracteurs, qui le taxent d’indécrottable « déclinologue », l’ancien haut fonctionnaire de la Cour des comptes se montre même optimiste sur la capacité du pays à « repartir sur de bons rails » si « on arrête l’indécision et les mesures dévastatrices comme la taxe à 75% ou le retour en arrière sur les retraites ».

 

Crise du logement : 10 millions de personnes touchées (fondation Abbé Pierre)

Crise du logement : 10 millions de personnes touchées (fondation Abbé Pierre)

 

La  fondation, qui a repris le flambeau du fondateur des communautés d’Emmaüs, évoque « un élargissement et une accentuation de la crise du logement », qui apparaît comme « sans précédent ». Elle estime à 3,5 millions le nombre de personnes confrontées au mal-logement, et à plus de 10 millions les personnes touchées par la crise du logement, selon Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation. On compte notamment 141.500 sans-abri. Le dispositif d’hébergement « ne permet pas de répondre à toutes les situations de précarité », note la fondation. Les solutions de fortune (caravanes, baraques de chantier, locaux agricoles, etc.) « gagnent des territoires de plus en plus éloignés des villes », sans compter « la réapparition de situations que l’on croyait disparues, telles que les bidonvilles » à la périphérie des villes, dans des terrains vagues ou sous des échangeurs autoroutiers. L’accès à un logement devient complexe pour les plus modestes « mais aussi pour de nombreux ménages insérés socialement et économiquement », note le rapport, car le marché fonctionne « comme une véritable centrifugeuse, qui sélectionne les candidats les plus solvables et refoule les autres » vers « un parc HLM qui n’est pas calibré pour répondre à l’ensemble des besoins ». Aujourd’hui 1,735 million de personnes attendent un logement social. Le rapport met également en cause « une hausse non régulée du coût du logement », avec des loyers qui ont augmenté de 55% en 13 ans, et une situation socio-économique qui continue de se dégrader.  »La question de l’emploi est en filigrane derrière la question du logement », souligne Christophe Robert, délégué général adjoint, déplorant « l’augmentation du nombre de personnes menacées d’expulsions en lien avec la perte de leur emploi ».

 

UE: Hollande et Cameron en désaccord sur tout

UE: Hollande et Cameron en désaccord sur tout

 

Il ne faut pas se faire d’illusion les félicitations de Cameron à l’égard du pacte de responsabilité relève de humour britannique ; En fait Hollande et Cameron sont en désaccord sur tout sur la manière de relancer la croissance ( la Grande Bretagne elle a réussi grâce en particulier à la politique très accommandante de la banque centrale), sur la révision des traités européens, sur la bureaucratie de Bruxelles etc. ; En fait t il est même probable que Cameron prépare la sorte de l’Europe via la référendum qui aura lieu avant 2017.  Le président français et le Premier ministre britannique qui se retrouvaient pour la première fois dans le cadre d’un tel sommet bilatéral n’ont pas cherché à cacher leurs divergences lors d’une conférence de presse.  Certes, M. Hollande a pris soin d’indiquer qu’il « respectait parfaitement » le projet de son hôte d’organiser d’ici 2017 un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, et qu’il partageait son aspiration à une UE « plus efficace ».  Mais « on ne peut pas faire peser sur l’Europe le choix britannique », a tranché le chef de l’État pour qui les réformes souhaitées par Londres en préalable au référendum ne sont « pas la priorité ».   La mise au point n’a aucunement dissuadé M. Cameron de réitérer sa détermination à obtenir des dérogations et des amendements aux traités européens, selon le calendrier qu’il s’est fixé.   »Nous voulons ces changements, nous voulons cette renégociation, cette renégociation impliquera des changements dans le traité », a-t-il martelé.   »Le référendum se tiendra d’ici la fin 2017. Il n’y a aucun doute là-dessus ».  Ce dialogue de sourds avait été précédé d’échanges autrement plus policés.  M. Hollande a ainsi salué « l’accueil exceptionnel » qui lui a été réservé. M. Cameron a salué le pacte de responsabilité de son invité qui « a choisi la bonne voie pour augmenter les investissements et créer des emplois ».  Il a aussi félicité « François » pour « son leadership courageux et déterminé » en Centrafrique et au Mali, et promis un accroissement de l’aide militaire logistique de l’armée britannique à l’armée française.  David Cameron s’est par ailleurs employé à détendre l’atmosphère en relevant « le léger déficit (de son pays) dans la balance commerciale en ce qui concerne le vin, bien que l’industrie viticole britannique soit en train de combler son retard ». Et assuré que le Royaume-Uni « produisait presque autant de fromages que la France ».  Le quotidien des milieux d’affaires Financial Times avait anticipé l’étendue des désaccords dans un éditorial intitulé en franglais « An entente that is not very cordiale ».

Visite de Hollande dans le château de la famille de Julie Gayet : seul un avion Falcon a été utilisé !

Visite de Hollande dans le château de la famille de Julie Gayet : seul un avion Falcon a été utilisé !

Matignon a répondu à la question d’un député UMP sur le coût d’une visite supposée de François Hollande à la famille de Julie Gayet dans le Gers, dans une réponse publiée mardi prochain au Journal officiel et dont l’AFP a pris connaissance vendredi. Le député UMP Claude de Ganay avait adressé mardi une question écrite au gouvernement sur le coût d’une visite qu’aurait effectuée François Hollande dans le Gers à la famille de l’actrice Julie Gayet, en marge d’un déplacement officiel. « Le président de la République a effectué un déplacement officiel en Dordogne et dans le Gers les 2 et 3 août sur les thèmes du développement rural et de la politique de la ville », rappelle Matignon dans sa réponse. « Le seul moyen aérien utilisé a été un Falcon-7X pour les trajets Paris-Périgueux et Périgueux-Auch le 2 août, et Auch-Paris au retour le 3″, rappelle Matignon.   »Aucun autre moyen aérien n’a été mis en œuvre« , assure-t-on de même source. « Il est rappelé que depuis mai 2012, des économies substantielles ont été réalisées sur les déplacements du chef de l’Etat », poursuivent les services du Premier ministre. « Ainsi, le budget déplacements de l’Elysée a baissé en 2013 de 16,7% par rapport à 2011″, souligne Matignon. « Quant aux préconisations de la Cour des comptes relatives aux déplacements privés du président de la République, elles ont toujours été strictement respectées depuis le début du quinquennat », concluent les services de Jean-Marc Ayrault. Le député UMP s’appuyait sur un article du Journal du dimanche du 18 janvier qui affirmait que le chef de l’Etat « aurait fait une halte en hélicoptère dans la jolie résidence secondaire de la famille Gayet, le château de Cadreil » le 3 août 2013, en marge de ce déplacement.

Prélèvement à la source est « une piste sérieuse », (Cazeneuve)…..pour rendre indolore les augmentations d’impôts

Prélèvement à la source est « une piste sérieuse », (Cazeneuve)…..pour rendre indolore les augmentations d’impôts

 

 

Ayrault mais aussi Cazeneuve sont très favorables à un prélèvement à la source de l’impôt ;  pas étonnant c’est la meilleur manière de rendre presque indolore l’augmentation de la fiscalité. une gosse ficelle qui peut certes faciliter la gestion de la trésorerie notamment des particuliers mais qui comporte d’énormes dangers. Exemple combien savent ce qu’ils payent exactement pour la CSG ? .réponse :  à peu prés personne !   »C’est une piste sérieuse qui sera soumise au débat », a déclaré ce vendredi 31 janvier Bernard Cazeneuve sur l’antenne de Radio Classique, en rappelant que la simplification des modalités de paiement, une plus grande justice fiscale et la lisibilité de l’impôt constituaient les trois objectifs du gouvernement. Le RSA activité (un complément aux petits salaires) et la prime pour l’emploi (un crédit d’impôt pour les foyers actifs dont les revenus d’activité sont faibles) représentent un autre volet prioritaire de réflexion dans le cadre de la remise à plat fiscale engagée par le gouvernement. Matignon doit mettre en place dans la matinée le groupe de travail chargé de se pencher sur cette réforme de la fiscalité des ménages. La veille, le gouvernement avait ouvert les assises de la fiscalité des entreprises, qui réunissent patronat, syndicats, représentants du gouvernement, parlementaires et experts dans le but affiché de parvenir pour le budget 2015 à des simplifications et allègements.

 

Sondage Théorie du genre : une majorité de Français approuve l’ABCD de l’égalité mais …

Sondage Théorie du genre : une majorité de Français approuve l’ABCD de l’égalité mais …

On comprend évidemment que les français (une majorité) approuvent l’ABCD de légalité enseignée désormais à l’école. Il y en effet encore beaucoup de travail à faire pour parvenir à une situation de parité dans tous les domaines sociétaux. Pour autant , on peut se demander, et en dépit de ce sondage, si cette question sociétale doit ou non être prioritaire par rapport à l’enseignement des matières fondamentales comme la lecture, l’écriture, le français, le calcul et les mathématiques ; En effet la France glisse doucement vers le bas du classement mondial dans ces domaines  ; d’uen certaine manière, c’est toute la problématique des priorités qui est posée au gouvernement qui tente régulièrement de masquer des enjeux centraux ( déficit, croissance, chômage, déliquescence du système éducatif)  par des questions sociétales certes importantes mais qui ne constituent la première priorité. L ‘ABCD de l’égalité est une  expérimentation conçue pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons à l’école dénoncée par des parents d’élèves qui y voient un supposé enseignement de la « théorie du genre ». Mais les parents qui croient à cette rumeur sont en fait minoritaires. 50% des Français approuvent l’ABCD de l’égalité selon un sondage BVA pour I-télé diffusé ce samedi 1er février. Dans les établissements publics, 68% en ont entendu parler contre 32% qui en ignorent l’existence. Il s’agit d’une « bonne chose » pour 53% (contre 37% et 10% sans opinion). Seul un tiers des Français (33%) juge cet enseignement « dangereux ». Enfin, il est un moyen de diffuser une « théorie du genre » pour seulement 37% des personnes interrogées.

Sondage chômage : 64% pour la radiation automatique

Sondage chômage : 64% pour la radiation automatique

 

Un sondage BVA souligne le soutien des français à une réforme de l’assurance chômage ; 64% seraient même favorables à une radiation automatique si le chômeur refuse 2 offres raisonnables. Reste cependant à définir ce qu’on entend par raisonnable sans quoi la question n’a aucun sens. Pôle emploi propose par exemple des emplois de 4heures  par semaine et à 25kms du domicile ! Il y aurait donc lieu de définir sérieusement les critères qui pourraient préciser ce qui est raisonnable ou pas dans le but évidemment de réduire les abus ; A l’inverse, li ne faudrait pas créer davantage de précarité chez les chômeurs de bonne foi. Enfin, le nombre de chômeurs dépend essentiellement d’une croissance aujourd’hui absente. Or s’il y a effectivement de l’ordre de 400 000 emplois non couverts, il y a parallèlement 7 à 8 millions de chômeurs ! Selon un sondage BVA pour i-Télé et le Parisien/Aujourd’hui en France publié ce samedi 1er février, une majorité de Français sont favorables à quatre de ces cinq propositions chocs. En premier lieu, 82% des personnes interrogées se disent favorables à ce que l’on donne la possibilité aux salariés qui le souhaitent de cotiser moins, en échange d’un plafonnement futur de leur indemnisation chômage, si un jour ils étaient amenés à connaître une période sans emploi. 64% se disent « favorables » à une radiation automatique des chômeurs qui refusent plus de deux offres « raisonnables » d’emploi, 61% à « exclure du régime spécifique des intermittents les techniciens du spectacle, qui pourraient être soumis au droit commun », et 59% à la mise en place d’une dégressivité des allocations à partir d’un an. Une personne interrogée sur deux se dit favorable à la proposition de « faire passer de 4 à 8 mois la durée de travail nécessaire pour être indemnisé ». 34% des personnes interrogées jugent « prioritaire » une réforme de l’indemnisation chômage, tandis que 48% la qualifient d’ »importante mais pas prioritaire » et 18% de « secondaire ».

 

Auchan : 300 postes supprimés

Auchan  : 300 postes supprimés

 

Le  groupe de grande distribution prévoit de supprimer 300 postes sur la période 2014-2016, a-t-il annoncé ce vendredi 31 janvier, confirmant des informations syndicales publiées la veille à l’issue d’un comité central d’entreprise. Pour transformer ses métiers en magasin, le groupe prévoit « une diminution des effectifs de l’encadrement en magasin d’environ 800 postes », et la création d’un minimum de 500 postes supplémentaires d’employés libre-service ». Le groupe souhaite que ces transformations s’effectuent « sur la base du volontariat » et permettent « à toutes les personnes dont les postes peuvent être concernés, de bénéficier si elles le souhaitent de la mobilité interne, au sein d’Auchan France, mais aussi de Groupe Auchan ». L’avis du comité central d’entreprise sur ce dispositif sera recueilli le 25 février prochain, selon le communiqué.   « Ce qui nous inquiète, c’est l’impact sur l’emploi », déclarait hier Guy Laplatine, délégué syndical central CFDT. « Tout projet apportant du progrès économique et social sera validé, cependant la CFDT alerte sur les mauvais choix qui entreraient dans une logique de déflation économique et sociale », a indiqué le syndicat dans un communiqué. « Nous insistons sur le fait que les salariés ne doivent pas payer la note du plantage de 2013, nous serons vent debout contre toute tentation de modération salariale et surtout dans ces temps de crise aigüe du chômage, de suppressions d’emplois », est-il ajouté dans le communiqué. D’après Guy Laplatine, le directeur général d’Auchan France, Vincent Mignot, a reconnu lors du comité central d’entreprise que des erreurs stratégiques avaient été commises en 2013. Sur les six premiers mois de 2013, Auchan avait enregistré un bénéfice net de 317 millions d’euros, en hausse de 33,7%, soutenu en partie par des plus-values de cessions. La France, principal marché du groupe, avait enregistré un recul de 0,9% de ses ventes.

 

 

 

Zone euro : nouveau risque de déflation ?

Zone euro : nouveau risque de déflation ?

 

En variation annuelle l’inflation a encore baissé à 0.7% ; Du coup, les risques de déflation ne sont pas écartées du fait de la très grande faiblesse de la croissance et parallèlement du haut niveau de chômage (19 millions de chômeurs en zone euro soit un taux de 12%°. La hausse des prix de détail dans la zone euro a ralenti en janvier, contrairement aux attentes, en raison notamment d’un net recul des coûts de l’énergie, une évolution qui devrait compliquer les efforts de la Banque centrale européenne (BCE) pour soutenir la fragile reprise de l’économie des 18 pays membres. L’inflation est retombée à 0,7% en variation annuelle, contre 0,8% en décembre, selon des données publiées vendredi par Eurostat, l’agence de statistiques de l’Union européenne. La hausse des prix de détail retrouve ainsi le point bas touché en octobre, qui avait été un des facteurs ayant conduit la BCE à abaisser son taux directeur le mois suivant. Les économistes interrogés par Reuters attendaient un taux d’inflation en légère hausse ce mois-ci, à 0,9%, un niveau qui restait de toute façon nettement inférieur à l’objectif d’un taux d’inflation proche mais juste en-deçà de 2% fixé par la BCE. Le ralentissement s’explique pour l’essentiel par le poste énergétique, traditionnellement volatil, qui a vu ses prix baisser de 1,2% après avoir été stables en décembre. Les prix alimentaires (y compris tabac et alcool) ont augmenté de 1,7%. Bien que le président de la BCE, Mario Draghi, ait déclaré en janvier que la zone euro n’était pas menacée de déflation, plusieurs pays souffrent déjà d’une situation de déflation et la Fonds monétaire international (FMI) à alerté sur ce risque. En Allemagne, les prix de détail ont baissé de 0,7% en janvier en variation mensuelle, donnant une inflation annuelle de 1,2%, selon des chiffres publié jeudi.

 

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