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Archive mensuelle de décembre 2013

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Consommation des ménages : légère hausse en novembre à cause du froid

Consommation des ménages : légère hausse en novembre à cause du froid

Une petite hausse pas très significative, pas suffisante en tout ca pour redresser la croissance Selon l’Insee, ce 24 décembre, les dépenses en biens et en énergie des Français ont augmenté de 1,4% au mois de novembre, après une baisse de 0,2% en octobre, révisée à 0,1% ce mardi.   L’augmentation des dépenses en énergie est la première responsable de cette hausse, précise l’institut. Elles ont cru de 7,5% le mois dernier, du fait de températures inférieures aux normales saisonnières. Les dépenses en carburant, elles, diminuent.  Les dépenses en biens fabriqués continuent également leur progression entamée en juin. Hors biens durables tels que des automobiles ou des équipements pour la maison, les ménages ont acheté davantage de vêtements et cuirs, principal facteur de hausse ave +0,5%.  En revanche, la consommation de produits alimentaire se tasse de 0,6% en novembre, après une progression de 1,5% en octobre. La baisse des ventes de tabac l’explique en partie.  L’institut de la statistique publie également ses statistiques sur la conjoncture au troisième trimestre. L’acquis de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2014 reste estimé à +0,1 %, en dépit d’un repli sur le trimestre, de 0,1%. Au deuxième trimestre, il avait progressé de 0,6%.  Les exportations ont recommencé à chuter, de 1,3% après avoir augmenté de 1,9% le trimestre précédent, alors que la progression des importations décélère légèrement, à +0,9% après +1,5%. Si bien que ni le commerce extérieur, ni la consommation des ménages, revue à +0,1%, ne participent à la croissance.  Le pouvoir d’achat des ménages s’est par ailleurs infléchi au troisième trimestre 2013, notamment en raison de la baisse des salaires dans les entreprises et de la hausse des impôts.

Insee : croissance à 0.2% en 2013

Insee : croissance à 0.2% en 2013

 

La croissance d’après l’INSSE pourrait atteindre 0.2% en 2013 du fait d’une part d’une révision à la hausse de la croissance du second trimestre et d’une prévision de 0.4% pour le dernier trimestre. Les chiffres rendus publics ce mardi par l’Insee soulignent une croissance de 0,6% en France au 2e trimestre 2013, au lieu de 0,5% prévu jusqu’à présent. L’Insee a révisé à la hausse le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre 2013, à 0,6% au lieu de 0,5%, ce mardi 24 décembre.  Par ailleurs, l’Institut national de la statistique et des études économiques a confirmé jeudi dernier une prévision de rebond de l’activité au dernier trimestre 2013, à +0,4%. Au total sur l’année, la croissance devrait être de 0,2%.   À l’inverse, le pouvoir d’achat des ménages français a reculé de 0,1% au troisième trimestre 2013.

 

Chine: tensions sur les taux du crédit

Chine: tensions sur les taux du crédit

 

Surchauffe de la demande  du crédit en Chine (qui indique une reprise interne se substituant à l’insuffisance d’exports) et les taux des crédits interbancaires ‘s’envolent ; Une conséquence du resserrement de la banque centrale qui craint que le système bancaire ne soit fragilisé par trop de créances douteuses. Après un brusque coup de fièvre la semaine dernière, les taux interbancaires chinois –auxquels les établissements financiers se prêtent quotidiennement de l’argent entre eux–, ont poursuivi leur flambée lundi.  Référence du marché, le taux de refinancement à sept jours a grimpé jusqu’à 9,8%, un sommet depuis la sévère pénurie de liquidités survenue en juin, et un net bond par rapport au niveau de 8,2% atteint vendredi, selon des chiffres de Dow Jones Newswires.   »Cette nouvelle envolée des taux montre que la défiance des marchés aggrave le resserrement de la liquidité », les banques rechignant de plus en plus à se prêter de l’argent entre elles, a expliqué Wendy Chen, analyste de Nomura Securities basée à Shanghai.  A l’origine des tensions des derniers jours, un énième coup de vis des autorités: soucieuse d’enrayer l’accroissement persistant du crédit dans le pays, la Banque populaire de Chine (PBOC) a suspendu sur les deux premières semaines de décembre ses opérations de marchés régulières visant à injecter de nouvelles liquidités.  Ce resserrement a exacerbé la nervosité des établissements bancaires, les rendant encore plus réticents à céder des fonds dans un tel environnement.  La PBOC s’est finalement décidé à agir pour tenter d’apaiser leurs inquiétudes, en procédant en fin de semaine dernière à des injections massives de liquidités.  Dans un message diffusé tard vendredi sur son compte officiel de microblogs, l’institution a annoncé avoir injecté plus de 300 milliards de yuans (36 milliards d’euros) dans le système financier sur une période de trois jours, à travers « des opérations de liquidités à court terme (SLO) ».  Introduites en janvier dernier, ces SLO sont menées sans être rendues publiques, et seules en bénéficient 12 banques au rôle jugé crucial pour l’équilibre du système financier. Les SLO sont destinées à compléter les opérations régulières réalisées deux fois par semaine par la PBOC.   »En ce moment, le système bancaire possède des réserves excédentaires dépassant 1.500 milliards de yuans, un niveau relativement élevé pour cette période (de l’année) », a ajouté la PBOC.  Dans un message précédent, l’institution avait assuré vendredi « avoir offert de façon appropriée des liquidités » au marché sans préciser de montant.  Mais ces interventions de la PBOC n’ont pas suffi à rasséréner les marchés: après un bref répit lundi matin, où il est descendu à 5,57%, le taux interbancaire de référence a rebondi de plus belle.   »Il faudra un assouplissement accru et des mesures supplémentaires de la part de la PBOC pour que le marché reprenne confiance et que les taux se stabilisent », a indiqué Mme Chen à l’AFP.  Selon des analystes cités lundi par le quotidien financier Zhengquan Shibao, la banque centrale a tenté d’afficher une position « neutre mais tendant légèrement à un resserrement » de la liquidité, en cessant ses opérations régulières et en choisissant de n’avoir recours qu’à des SLO pour apaiser les tensions.  Pour les experts, la PBOC ne devrait donc pas rouvrir trop largement et trop longtemps les vannes aux liquidités car elle désire continuer à contrôler le vif envol du volume des crédits bancaires. Mais l’institution devrait avoir « tiré les leçons » de la crise de juin dernier.  Ce mois-là, l’intransigeance de Pékin, qui souhaitait endiguer la spéculation et assainir un secteur financier miné par les créances douteuses, avait provoqué un asséchement des liquidités disponibles et une flambée des taux interbancaires.  Alors que cette situation mettait en péril la capacité des banques à se financer et à accorder des prêts –menaçant de ce fait l’activité économique–, la banque centrale avait finalement cédé et accepté « d’ajuster le niveau global des liquidités ».

 

Centrafrique : le début du bourbier

Centrafrique : le début du bourbier

 

L’opération Centrafrique décidée à la hâte et seul par Hollande va se révéler beaucoup plus complexe que celle du Mali en raison de conflits ethniques, religieux et politiques qui s’entremêlent. Témoin cette première bavure de soldats africains de la mission de l’union africaine à l’égard de la population. Des soldats tchadiens, appartenant à la Mission de l’Union africaine en Centrafrique (Misca), ont ouvert le feu lundi sur des manifestants qui protestaient contre leur présence à Bangui, alors que neuf personnes ont été tuées au cours de violences entre communautés religieuses. Selon des manifestants, les tirs tchadiens ont tué une personne et en ont blessé plusieurs autres. Un officier de la Misca a confirmé des heurts entre le contingent tchadien et des manifestants aux abords de l’aéroport, sans pouvoir confirmer le bilan d’un mort ou fournir de plus amples précisions. Ces violences témoignent d’une montée des tensions dans la capitale, où des heurts sporadiques continuent à opposer les anciens rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans comme les forces tchadiennes, et des milices d’auto-défense dite anti-balaka, qui sont chrétiennes comme la majorité des habitants. Un responsable de la Croix-Rouge a rapporté qu’au moins neuf cadavres avaient été récupérés lundi dans les rues de la ville. Une partie des Banguissois accusent les militaires tchadiens de prendre le parti de la Séléka, qui a pris le pouvoir par les armes en mars et déclenché ainsi une vague de pillages et de meurtres. Une bonne partie des éléments de la Séléka proviennent du Tchad ou du Soudan voisins. Un porte-parole de l’ONG Médecins Sans Frontières a fait état d’une quarantaine de personnes soignées lundi pour des blessures au centre médical de MSF installé à l’aéroport. La plupart des personnes soignées ont été en fait victimes de bousculades et de mouvements de panique. Ce porte-parole, Martin Searle, a précisé qu’une des personnes soignées avait été blessée par balle. Trois autres ont été grièvement blessées après avoir été heurtées par un véhicule. D’après des manifestants, les militaires tchadiens ont foncé sur la foule après avoir reçu des jets de pierres. En mars déjà, le contingent tchadien avait été accusé d’être resté passif pour permettre aux éléments de la Séléka de renverser le président élu François Bozizé, un chrétien, et d’installer à la présidence de la RCA Michel Djotodia, l’un des leurs, de confession musulmane.

Télé : le conseil d’Etat annule l’achat de D8 par Canal

Télé : le conseil d’Etat annule l’achat de D8 par Canal

 

Le rachat par Canal+ des chaînes D8 et D17 (anciennement Direct 8 et Direct Star), propriété du groupe Bolloré, a été autorisé en septembre 2012 après avoir reçu les feux verts de l’Autorité de la concurrence puis du Conseil supérieur de l’audiovisuel qui l’avaient toutefois encadré d’une série de conditions. Ces décisions ont été contestées par les groupes de télévision concurrents TF1 et M6. Dans une décision rendue lundi, le Conseil d’Etat retoque la décision de l’Autorité de la concurrence pour vice de forme, au motif que le principe de collégialité n’a pas été respecté. Le gendarme de la concurrence n’avait en effet pas réuni à nouveau ses membres à l’issue de nouvelles discussions avec Canal+ après avoir rendu un premier délibéré collectif. Le Conseil d’Etat juge par ailleurs insuffisante l’une des conditions prévues dans le cadre de l’autorisation concernant la rediffusion de films français sur les antennes gratuites. « Le Conseil d’Etat a estimé que l’Autorité de la concurrence avait commis une erreur d’appréciation en acceptant l’un des engagements des parties censé éviter le verrouillage des marchés de droits de rediffusion de films français en clair », indique la plus haute juridiction administrative française dans un communiqué. Il se montre ainsi moins sévère que son rapporteur public, qui, lors d’une audience vendredi, avait pointé du doigt d’autres engagements, notamment en matière d’achats de films américains. Le Conseil d’Etat annule également l’agrément donné à l’opération par le CSA car il s’appuyait en partie sur la décision de l’Autorité de la concurrence. La juridiction précise que sa décision n’a pas d’effet rétroactif et qu’elle ne s’appliquera qu’à compter de l’été prochain. « D’ici au 1er juillet 2014, il appartiendra à l’Autorité de la concurrence de réexaminer l’opération de concentration litigieuse », précise le communiqué. « La décision du Conseil d’Etat ne remet pas en cause l’opération », a réagi le groupe Canal+, en soulignant qu’elle n’aurait pas d’impact immédiat sur les programmes de D8 et D17. Le groupe indique qu’il va entamer de nouvelles  discussions avec les autorités compétentes pour ajuster l’engagement relevé par le Conseil d’Etat. « L’impact va être minimal. Il y aura un seul engagement qui sera réajusté. Dans un délai de six mois, c’est tout à fait réalisable », souligne une autre source au fait du dossier.

 

Baisse de l’épargne

Baisse de l’épargne

 

L’épargne populaire se réduit à nouveau en novembre. En cause, la diminution du revenu disponible qui a contraint nombre de ménages à piocher dans le bas de laine pour payer impôts et factures de la rentrée ; aussi la baisse de la rémunération puisque le taux du livret A est passé de 1.75% à 1.25% en août (et on parle de 1% début 2014 !) , soit un taux pratiquement nul si l’on tient compte de la véritable hausse de l’inflation. Enfin les menaces qui ont plané sur la fiscalité de cette épargne.  Le Livret A et le Livret de développement durable (LDD) ont poursuivi leur décollecte en novembre, selon des données publiées lundi par la Caisse des dépôts. Les deux livrets d’épargne défiscalisée affichent une collecte nette globale négative de 1,06 milliard d’euros pour le mois, ramenant l’encours global à 361 milliards d’euros fin novembre. La décollecte nette du Livret A  été de 790 millions d’euros en novembre, l’encours global ressortant à 261,8 milliards. De son côté, la décollecte du LDD a totalisé 280 millions d’euros, faisant baisser son encours à 99,2 milliards. Sur onze mois, la collecte cumulée de ces deux produits d’épargne populaire s’établit à 18,37 milliards d’euros. Le rendement du Livret A et du LDD – révisé régulièrement en fonction du niveau de l’inflation – a été abaissé de 1,75% à 1,25% en août, ce qui constitue son plus bas historique. Les prix à la consommation sont restés stables en novembre en France, selon les chiffres controversés de l’Insee, la hausse des produits alimentaires et manufacturés ayant été compensée par une nette baisse des services de transports et de communications.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

 

 

 

 

 

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

L’absence d’offre politique crédible menace la démocratie

L’absence d’offre politique crédible menace la démocratie

 

C’es une évidence, aux yeux des français aucun parti ne parait en situation de répondre de façon pertinente à la crise. Coté PS, le gouvernement en fait la démonstration en cumulant fiscalité, déséquilibre financier, croissance atone et chômage. Coté UMP, c’est encore l’heure de la division, Copé d’un coté, Fillon de l’autre, les quadras qui se neutralisent, Sarkozy qui menace de créer un nouveau parti ; les propositions de l’UMP sont au stade de l’ébauche et son bilan encore récent ne crédibilise pas un projet encore confus ; aux extrêmes, c’est la dénonciation qui fait office de projet  et les perspectives  programmatiques paraissent pour le moins contradictoires. Du coup ce qui caractérise la France, c’est une vide politique qui laisse le champ libre à l’expression de tous les corporatismes, tous les conservatismes. En  cause sans doute le repliement de la classe politique sur elle même, coupée de réalités économiques et sociales et qui a professionnalisé une fonction qui ne devrait être que temporaire. A la différence de nombreux pays, les battus d’un scrutin se représentent au suivant et le pouvoir est confisqué par une  oligarchie sclérosée. On ne parle d’ailleurs plus de fonctions électives mais de carrière politique, sans honte aucune. Nombre d’élus nationaux n’ont jamais mis les pieds dans l’économie réelle et ignore toute de l’entreprise. Beaucoup viennent de l’ENA, de sciences-Po ou encore débute leur carrière comme attaché parlementaire. C’est d’un tsunami sociologique dont a besoin le système politique afin que les différentes catégories socio professionnelles soient représentées de manière équitable. Une bonne mesure pour permettre ce changement serait d’interdire les fonctions politiques aux fonctionnaires comme l’avait proposé en son temps Raymond Barre qui fut peu écouté sur ce point. (Ou alors demander la démission de ces fonctionnaires quand ils sont élus). La consanguinité administration-politique faiat émerger une typologie de responsables qui se caractérise par une compétence, une conviction et un courage pitoyables. Le meilleur exemple est sans doute celai du président de la république qui aura passé toute sa vie dans les appareils et les mandats électifs. Bilan on parle de l’inversion de la courbe du chômage en ignorant que l’enjeu central c’est la compétitivité et la croissance.

Assurance-chômage: le montant et la durée des cotisations en cause

Assurance-chômage: le montant et la durée des cotisations en cause

18 milliards  de déficits  cumulés en 2013, 23 en 2014 pour le régime chômage vont justifier une nouvelle confrontation patronat-syndicats. Avec comme conséquences la remise en cause du montant des  indemnités. Il faudra trancher ou laisser filer ce déséquilibre. De toute évidence ce filet social est indispensable pour autant certaines dérives transforment l’ assurance en congés supplémentaires. Des dérives certes très minoritaires mais qui coûtent très cher. Et il ne faudra pas compter sur hypothétique reprise pour équilibrer les comptes annuels encore moins pour apurer la dette.  Les discussions sur l’assurance chômage ont déjà été repoussées en octobre en raison d’un embouteillage sur les dossiers sociaux. Ce sera donc pour janvier. L’enjeu est considérable. Il s’agit de mettre un terme au déficit du régime de l’assurance chômage (Unedic) qui se creuse tous les ans de 5 milliards d’euros. L’équation s’annonce difficile.  Côté patronat, on annonce d’ores et déjà qu’il va falloir discuter sans tabou avec en filigrane la question de la dégressivité des indemnités chômage, et évoquer le niveau des cotisations. Deux préalables qui ne vont pas du tout dans le sens des syndicats pour lesquels l’allocation chômage reste un filet de sécurité. Le gouvernement a déjà clairement affiché sa position: lui non plus ne veut pas rogner les indemnités, surtout pas en période de chômage de masse. Après les accords signés sur le marché du travail et sur la formation, ce sera la prochaine négociation-test de la méthode Hollande.

Après la blague de Hollande sur l’Algérie, celle de Sapin: « nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi »

Après la blague de Hollande sur l’Algérie, celle de Sapin: « nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi »

Une blague par jour et de mauvais goût. Hier celle de Hollande sur l’Algérie, aujourd’hui  celle de Sapin sur le chômage. » Nous sommes en train de gagner la bataille de l’emploi » ! Faut-il rire ou pleurer, les deux sans doute. D’autant que par contre il n’a pas voulu dire que l’inversion de la courbe du chômage aurait bien lieu en 2013. Conclusion on va gagner sur l’emploi mais pas sur le chômage ; Curieux comme raisonnement. Une plaisanterie sans doute si l’on sen tient aux très récentes prévisions de INSEE qui prévoit même une nouvelle détérioration en 2014. D’après Sapin, on sortira du brouillard vers mi 2014, une prévision sans doute juste cette fois car on peut espérer que le brouillard se fera rare en juillet ! Michel Sapin se veut donc prudent. Sur BFMTV et RMC ce lundi 23 décembre, le ministre du Travail n’a pas voulu affirmer clairement que l’inversion de la courbe du chômage allait être effective fin 2013. « La tendance actuelle, c’est l’inversion », a-t-il nuancé. « C’est une bataille que nous sommes en train de gagner ».  Il a rappelé qu’il y avait 30.000 nouveaux chômeurs chaque mois avant l’été, et que l’on est passé à 5.000 en novembre. Il y a eu davantage d’embauches que le mois précédent, a-t-il fait remarquer. Il a cependant concédé « qu’il y aura encore des mois avec des hausses ». Une nouvelle fois, il a dû défendre ses emplois aidés qui participent à la baisse du chômage. »Les emplois d’avenir, ce sont des temps complets et de la formation », a-t-il insisté. « Et mon objectif, c’est de l’emploi et du bon emploi », a-t-il répondu à ceux qui lui opposent les créations de petits jobs comme aux Etats-Unis.  Il a cependant reconnu que seule la reprise économique entraînerait la création d’emplois en nombre.  » Mi-2014, il y a aura une croissance suffisante pour créer des emplois ». Plus généralement, il a estimé que 2014 serait l’année de la sortie du « brouillard » pour les Français.

 

Formation professionnelle : la CGPME ne signera pas

Formation professionnelle : la CGPME ne signera pas

 

Un accord qui devait remettre à plat l’ensemble de la formation permanente et que ne signera pas la CGPME considérant que la mutualisation des moyens peut être remise en cause Un accord qui devait être centré sur la formation des chômeurs et qui en fait accouche surtout d’un compte individuel de formation pour un montant de 1.2 milliards (au lieu des 200 millions dans  l’ancien droit individuel à la formation). Un droit ouvert aussi aux chômeurs mais 1,5 milliards c’est peu et  quelques centaines de millions pour les chômeurs sur un total de collecte de 32 milliards par an, c’est indécent. Il est vrai qu’aucune des organisations qui ont négocié ne représentent réellement les chômeurs. Derrière aussi les oppositions, la question du financement des organisations professionnelles et syndicales sur les fonds de la formation.  Question taboue  en suspend ! L’organisation patronale a décidé ce mercredi de ne pas signer l’accord sur la formation professionnelle élaboré le week-end dernier , estimant qu’il ratait son objectif et que les petites et moyennes entreprises en seraient les grandes perdantes. La CGPME et le Medef s’étaient vivement opposés lors des négociations menées par les partenaires sociaux et l’opposition de la première était considérée comme l’issue la plus probable. «Ce texte passe vraiment à côté de son objectif qui est de ramener vers la formation les salariés les moins formés», a déploré le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, lors d’une conférence de presse. «Je crois que c’est la première fois depuis un certain nombre d’années qu’on ne signe pas un accord», a ajouté Jean-François Roubaud. Geneviève Roy, vice-présidente, a estimé que l’accord était d’«une extrême complexité». «Cet accord sera encore plus compliqué que le précédent», a-t-elle déclaré, tout en regrettant que «les grandes oubliées de cet accord sont les entreprises de 10 à 300 salariés».  L’accord, que le gouvernement entend transformer en loi, devrait être signé par les syndicats CFDT, CFE-CGC et sans doute Force ouvrière, la CFTC ayant déjà annoncé qu’elle le ferait. La délégation de la CGT a laissé entendre que le syndicat ne signerait pas, mais une note interne plaide pour la signature, révélait mardi « Les Echos ».  Côté patronal, la signature du Medef et de l’Union professionnelle de l’artisanat est acquise. Le texte définit notamment les modalités d’un compte personnel de formation, qui accompagnera les salariés toute leur vie à partir du 1er janvier 2015, et réforme le financement relevant des entreprises et des partenaires sociaux. Selon le ministère du Travail, ce compte sera financé au minimum à hauteur de 1,2 milliard d’euros par an au lieu de 200 millions pour le Droit individuel à la formation qu’il remplacera. L’accord s’efforce également de simplifier le maquis de la formation professionnelle, en réduisant notamment le nombre d’organismes collecteurs des contributions des entreprises. Le nombre de ces organismes passera de 198 à 46, ce qui réduira par quatre les frais de collecte, autant d’argent qui pourra aller à la formation, selon le ministère du Travail.

 

 

Enquête détournement de fonds : Guéant reconnait 4000 euros par mois

Enquête détournement de fonds :  Guéant reconnait 4000 euros par mois

 

L’affaire des 10 000 euros mensuels reçus de fonds secrets par Guéant n’est toujours pas très claire (pas plus que la vente de la vente par Guéant  de deux tableaux  à 500  000 euros à un intermédiaire malaisien !)   Les policiers, agissant dans le cadre d’une enquête préliminaire du parquet de Paris pour détournement de fonds publics, veulent savoir pourquoi Claude Guéant a perçu des primes de cabinet en espèces alors qu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. »Il s’est expliqué longuement sur ce système qui existait depuis 1926, et qui concernait au ministère de l’Intérieur jusqu’à 400 personnes », explique son avocat. Selon lui, Claude Guéant a détaillé aux enquêteurs comment, lorsque Lionel Jospin avait mis fin à l’utilisation des fonds spéciaux pour les primes de collaborateur de cabinet, le ministère de l’Intérieur « a maintenu l’exception ». « À l’Intérieur, il a fallu trois ans pour mettre les choses à niveau. On ne pouvait pas dire aux gens, du jour au lendemain, que leur traitement était amputé. Les dotations de l’État pour compenser ces pertes de revenus sont passées de 434.000 euros en 2002 à une somme de l’ordre d’1,3 million d’euros en 2005. Entre-temps, le ministère de l’Intérieur, privé de fonds spéciaux, a assuré la transition par ses frais d’enquête et de surveillance (FES) », confie l’avocat. Interrogé sur le rôle de Nicolas Sarkozy, s’il avait validé, approuvé, ou décidé ces décisions, Claude Guéant a « pris sur lui », s’employant à mettre hors de cause l’ancien ministre de l’Intérieur. « M. Guéant a expliqué aux enquêteurs que M. Sarkozy ne s’était pas occupé de ces questions qui s’étaient réglées à son niveau à lui », indique Me Bouchez El Ghozi. Concrètement, alors directeur de cabinet, Claude Guéant recevait tous les mois une enveloppe de l’ordre de 10.000 euros en espèces puisés des FES de la police et versée par Michel Gaudin, alors directeur général de la police nationale. Ce dernier a confirmé le montant lors de sa garde à vue simultanée de mardi. Selon nos sources, Claude Guéant a admis avoir conservé pour lui environ 4.000 euros mensuels au titre des compléments de salaires, de 2002 à 2004. Il a également déclaré avoir « redistribué » les 6.000 euros restants entre plusieurs autres membres du cabinet dont le directeur de cabinet adjoint, le délégué police et le chef de cabinet. Interrogés par les enquêteurs préalablement à la garde à vue de Claude Guéant, Daniel Canepa, ancien directeur adjoint, Jacques Lamotte, ancien contrôleur général des services actifs de la police nationale, et Michel Camux, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, auraient bel et bien confirmé avoir reçu des espèces. « Chantal Jouanno, Roselyne Bachelot ou Valérie Pécresse ont dit qu’elles n’avaient pas reçu d’espèces, mais c’est normal parce qu’elles n’étaient pas fonctionnaires du ministère de l’Intérieur », plaide Me Bouchez El Ghozi. Ces explications ont-elles convaincu le parquet de Paris? « Le dossier est en cours d’analyse », confie-t-on chez le procureur Molins. Le parquet peut désormais soit classer l’affaire, soit la confier à un juge d’instruction, soit la renvoyer directement devant un tribunal correctionnel. Quoi qu’il en soit, Claude Guéant n’en aura pas fini avec les auditions judiciaires. Deux juges, Serge Tournaire et René Gourman, enquêtent sur sa vente suspecte de tableaux, cédés 500.000 euros en 2008 à un avocat de Malaisie, quelques semaines avant l’achat d’un appartement parisien. Les juges, qui ont demandé l’audition de l’avocat malais, attendent le retour d’une commission rogatoire en Malaisie pour entendre l’ancien ministre. Selon plusieurs experts, les deux tableaux d’un peintre flamand du XVIIe ont été largement surévalués. « Nous avons remis aux enquêteurs une expertise qui démontre que la vente de ces deux toiles s’est faite à un prix raisonnable », réplique l’avocat du ministre. Enfin, autre dossier, celui de l’arbitrage de Bernard Tapie dans le volet Adidas. Persuadés que les 403 millions d’euros donnés à Tapie ont été le résultat d’un « simulacre d’arbitrage », les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff devraient à leur tour convoquer l’ancien homme fort des années Sarkozy.

 

Notre dame des landes: manifestation des bonnets rouges le 22 février

Notre dame des landes: manifestation des bonnets rouges le 22 février

 

Changement d’objectifs pour les bonnets rouges avec la mobilisation le 22 février contre le nouvel aéroport de Notre Dame des landes près de Nantes. Une réaction à l’accélération de la procédure. Ayrault sans doute convaincu que son sort est compté à Matignon (après les élections) a fait signer quarte arrêtés pour le début des travaux ; il s’agit d’engager de manière irréversible le projet avant qu’Ayrault ne quitte son poste. Une opération stratégique pour Ayrault qui veut réaliser une grande opération immobilière à Nantes sur l’ancien aéroport. Alors que les opposants préparent des recours juridiques contre les arrêtés préalables aux travaux publiés samedi, le maire de Carhaix et le leader des « Bonnets rouges » appellent à la « mobilisation générale » pour dénoncer un aéroport Notre-Dame-des-Landes selon eux « inutile ». Une course de vitesse est donc engagée entre Ayrault et les opposants au projet de Notre Dame des landes car il est probable que le futur Premier ministre ne voudra gérer ce dossier sensible et qu’il l’enterrera.   Le maire DVG de Carhaix (Finistère) et leader des Bonnets rouges Christian Troadec a appelé dimanche à la « mobilisation générale » et à manifester le 22 février à Nantes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un projet « démesuré » et « inutile » selon lui. Dans un communiqué, M. Troadec assure qu’il participera lui-même à la manifestation contre le projet, qui vise à remplacer l’actuel aéroport de la ville, inséré dans l’agglomération. Il invite « les marins, les paysans, les ouvriers de l’agroalimentaire durement frappés par les licenciements, les petits entrepreneurs, commerçants, artisans, l’ensemble des citoyens qui refusent cette fracture territoriale à se mobiliser dès maintenant et à prendre part à ce qui aura toutes les chances d’être l’une des plus grandes manifestations de l’histoire de la Bretagne ». « Tous à Nantes, en Bretagne, le samedi 22 février prochain », lance le leader des Bonnets rouges, qui ont fait de la suppression de l’écotaxe -simplement suspendue- et de la décentralisation leurs principaux chevaux de bataille. Ils ont réussi à organiser deux manifestations de masse en novembre, dans le Finistère, sur ces sujets. M. Troadec plaide aussi dans son communiqué en faveur de la réunification administrative des cinq départements bretons. Pour lui, le projet d’aéroport, dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, est un fervent partisan, est « démesuré », « inutile » et va hypothéquer « le développement économique de la pointe bretonne déjà bien trop touchée par les crises et les licenciements ». Samedi, la préfecture de Loire-Atlantique a publié quatre arrêtés préalables au début des travaux, les opposants au projet ayant toutefois manifesté leur intention d’engager des recours.

Raffinerie Total: fin de la grève à Donges

Raffinerie Total: fin de la grève à Donges

 

Encore trois raffineries en arrêt chez Total mais  fin à Donges, a indiqué la direction du groupe pétrolier à l’AFP, précisant que « les unités sont en phase de redémarrage ». Le coordinateur groupe CGT de Total Eric Sellini a confirmé la fin du mouvement à Donges.  Les raffineries de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône) et Feyzin (Rhône) restent affectées par la grève lancée par la CGT et FO il y a une dizaine de jours. La cinquième raffinerie de Total à Grandpuits (Seine-et-Marne) avait de son côté cessé le mouvement en début de semaine.  Les salariés sont en grève pour le « maintien et l’augmentation de leur pouvoir d’achat », la CGT réclamant notamment une augmentation minimale de 100 euros ainsi qu’une prime de 1.500 euros.  En ce qui concerne les conséquences de ce mouvement pour les consommateurs, Total avait assuré vendredi à l’AFP que « la situation dans les raffineries n’entraîne absolument aucun problème d’approvisionnement ».  Le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky, avait également indiqué qu’il n’y avait « aucune perturbation » pour alimenter les stations-service, précisant que le marché français était notamment approvisionné par des importations.  Outre les deux raffineries de Total qui ont cessé la grève, trois autres raffineries exploitées par d’autres entreprises fonctionnent dans l’Hexagone.

Sondage : Cadeaux de Noël : 60% revendus.

Sondage : Cadeaux de Noël : 60% revendus.

 

Curieuse tradition que celle de Noël puisque 60% vont sans doute revendre leurs cadeaux. Un gâchis en même temps car il est loin le temps ou Noel était le seul moment de recevoir ces cadeaux maintenant achetés toute l’année. Du coup, on se demande s’il ne serait pas souhaitable d’emprunter seulement ces cadeaux pour les fêtes et de le rendre le lendemain, une sorte de location en quelque sorte ! Près de 6 Français sur dix se déclarent prêts à revendre tout ou partie de leurs cadeaux de Noël, un phénomène en progression chaque année, selon une étude OpinionWay/PriceMinister-Rakuten publiée ce lundi 23 décembre. Selon OpinionWay, 57% des personnes interrogées déclarent avoir déjà revendu, ou seraient prêt à revendre cette année, les présents reçus à Noël qui ne leur plairaient pas. Cela représente une augmentation de 10% par rapport à l’an dernier. Les 18-24 ans et les 25-34 ans apparaissent comme les plus adeptes de ce comportement. Les raisons qui poussent à la revente de cadeaux restent globalement les mêmes d’une année sur l’autre : en premier lieu, c’est parce que le cadeau ne plait pas, ensuite parce que le présent a été reçu en double.  Si 42% des Français estiment que la pratique de revente des cadeaux de Noël est « légitime » en temps de crise, le sujet reste malgré tout majoritairement tabou : 83% (+6 points) des sondés se gardent bien de dire à l’auteur du cadeau revendu ce qu’il est advenu de son présent.  Dans le palmarès des présents les plus remis en vente, les CD/DVD arrivent toujours en tête, suivis des jeux vidéos, des objets de décorations, de la high tech, puis des livres.

Entreprises : fusions acquisitions en hausse

Entreprises : fusions acquisitions en hausse

 

Globalement le marché des fusions acquisitions est en hausse en 2013 aux Etats- Uniset  en France , en baisse en Europe. En cause pour la France, des causes contradictoires, des entreprises en difficulté rachetées à des prix intéressants, des fusions dynamiques, d’autres contraintes qui participent de la restructuration de l’appareil productif, aussi des taux de financement très bas.  Le marché des fusions et acquisitions (M&A) a repris des couleurs en France en 2013 et la bonne tenue des marchés financiers laisse désormais entrevoir un redémarrage progressif des transactions pour les années qui viennent. Si la crise de la dette souveraine dans la zone euro avait ces dernières années dissuadé les chefs d’entreprise et les investisseurs de se lancer dans de grandes opérations, les craintes semblent désormais dissipées, favorisant le retour des flux financiers étrangers, et en particulier américains, vers l’Europe. Dopé par la fusion entre Publicis et Omnicom et des transactions comme le rachat du britannique Invensys par Schneider Electric au cours du second semestre, le volume des opérations de M&A a bondi de 49% cette année en France pour atteindre 132,5 milliards de dollars (97 milliards d’euros), selon les données Thomson Reuters. Plus globalement en Europe, le marché des fusions-acquisitions a en revanche reculé de 23% en 2013 et tombe à un plus bas de dix ans, tandis qu’aux Etats-Unis il a crû de 14%. Au niveau mondial, le marché s’est contracté de 2% et le nombre de transactions est le plus faible depuis 2005. « Avec des valorisations boursières assez élevées, des financements disponibles et attractifs et une atténuation des risques macroéconomiques majeurs, l’environnement est assez porteur », souligne Alban de la Sablière, banquier d’affaires chez Morgan Stanley à Paris. « La reprise très forte des introductions en Bourse après des années de disette en France est la meilleure illustration d’un horizon dégagé. »

 

SNCF : baisse d’effectifs en 2014

SNCF : baisse d’effectifs en 2014

 

Le trafic SNCF ne progresse pas en raison de la crise, du coup les équilibres financiers deviennent plus fragiles. Les ajustements se feront notamment (mais pas seulement) par de réduction de postes : environ 1400 en 2014. D’une certaine manière ces résultats remettent aussi en cause la promesse de Guillaume Pepy concernant les économies à attendre de  la reforme SNCF ( qui doit en principe être votée par le parlement en 2014)  La SNCF qui s’attend à la poursuite de la baisse de sa rentabilité en 2014 prévoit donc de supprimer 1432 postes l’an prochain, écrivent dimanche Les Echos.fr. Selon le site internet du quotidien, le projet de budget 2014 de l’entreprise, qui a été examiné la semaine dernière en conseil d’administration, « est placé sous le signe des réductions de coûts ». L’établissement public devrait donc supprimer 1.432 postes, soit environ 1% des effectifs, par le biais de départs en retraite non remplacés. « La direction table sur une croissance du chiffre d’affaires du groupe de 2,5%, objectif ambitieux au vu de la conjoncture », précisent Les Echos. L’activité serait notamment tirée par la branche SNCF Infra, qui profite de l’augmentation des travaux de rénovation sur le réseau, ainsi que par Keolis, la filiale dédiée au transport de proximité, dont le chiffre d’affaires devrait progresser de 6%. Les quatre autres branches devraient voir leur marge opérationnelle baisser, le climat étant particulièrement morose pour SNCF Voyages, dont l’essentiel du chiffre d’affaires provient des TGV. Selon Les Echos, le nombre de passagers TGV en France devrait à nouveau reculer de 0,3% l’an prochain mais la bonne tenue des liaisons vers l’international devrait permettre au groupe d’afficher une progression de 0,7% de l’ensemble des passagers TGV.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

 

 

 

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

«Hollande dans une impasse» (Gérard Grunberg)

 «Hollande dans une impasse» (Gérard Grunberg) 

Politologue au Centre d’études européennes de Sciences Po, spécialiste de la gauche, Gérard Grunberg analyse dans les Echos  la situation de François Hollande avant le marathon des vœux. Il ne croit «pas du tout» à la remise à plat de la fiscalité annoncée par Jean-Marc Ayrault.

 Que peut faire François Hollande pour espérer rétablir la confiance ?

 La manière dont François Hollande s’est positionné et dont il a gouverné depuis un an et demi fait que sa marge de manœuvre est aujourd’hui très étroite. Il a beaucoup basé sa stratégie sur une amélioration de la situation économique et de l’emploi, s’appliquant à ne « pas désespérer Billancourt ». Je crois que ça a été une erreur car les Français sont tout à fait conscients de la gravité de la situation. Certes, il n’est pas possible de savoir comment l’opinion aurait réagi à un discours à la fois plus véridique et volontariste, mais il est clair que le propos relativement lénifiant du président ne l’a pas rassuré. Pour la simple raison que les Français ne voient pas d’amélioration. François Hollande est donc dans une impasse. Sa politique réformiste des petits pas manque d’efficacité même si elle va dans la bonne direction. Confronté à cette impasse, la seule option possible serait pour lui un changement de gouvernement mais cette option n’a d’intérêt que s’il s’accompagne d’un véritable tournant politique. Et de toutes manières, il est maintenant trop tard pour opérer un tel changement avant les élections du printemps prochain.

 Le chef de l’Etat doit-il corriger son propre comportement ?

Je ne vois pas François Hollande changer profondément son comportement. Qui le pourrait d’ailleurs après une longue carrière politique ? S’il veut opérer un véritable changement, celui-ci ne peut donc provenir que d’un changement de Premier ministre, et à condition de le laisser s’imposer à la tête du gouvernement, chose toujours délicate sous la Ve République puisqu’elle implique que le président se mette en retrait. Dans cette option, c’est probablement Manuel Valls qui constituerait le meilleur choix. De toutes manières, la dégradation de l’image du président et les perspectives économiques et sociales rendent peu probable qu’il puisse regagner la confiance des Français sans bouger. Certes, les institutions de la Ve République et l’existence d’une majorité favorable à l’Assemblée lui évitent d’agir dans l’urgence. Mais le fait que son comportement ne corresponde pas suffisamment aux yeux des Français à l’image qu’ils se font d’un président de la République est néanmoins un facteur de fragilité réel.

 La ligne est-elle suffisamment assumée ?

François Hollande a à plusieurs reprises exposé sa ligne politique, notamment la baisse des déficits et la reconquête de la compétitivité des entreprises pour faire baisser le chômage. Mais il ne l’a pas assumée assez clairement et, surtout, l’application hésitante de cette ligne a pu faire douter de la volonté politique qui la sous-tendait. En particulier, son discours critique sur les institutions européennes a pu paraître parfois en contradiction avec ces objectifs qui sont pourtant ceux de Bruxelles. Dans la mesure, en outre, où une partie de la gauche, et en particulier au Parti socialiste, est en désaccord profond avec sa politique de l’offre, François Hollande ne pourra pas longtemps paraître la défendre sans tenter de l’imposer réellement à ses troupes. Le fait de ne pas assumer clairement sa politique afin de ne pas inquiéter l’opinion est de toutes manières inefficace dans la mesure où elle accroît plus qu’elle ne diminue les inquiétudes de celle-ci. Il risque alors de perdre sur les deux tableaux. Enfin, les tensions qui sont apparues récemment entre le président et son Premier ministre ne peuvent qu’attiser les interrogations sur la ligne politique et la volonté des acteurs. Mais aussi sur le leadership du président.

 Comment expliquer, alors, que François Hollande soit si tranché en dehors des frontières et si peu au dedans ?

Que soit sur le Mali ou la Centrafrique – je mets de côté l’affaire syrienne, plus compliquée -, je crois d’abord qu’il n’avait pas le choix et qu’il a bien fait d’intervenir. Sauf à se désintéresser totalement de l’Afrique, l’urgence était là. Certes, le risque est réel de l’enlisement et des pertes et l’on doit regretter que l’Europe n’existe pas dans ce domaine ce qui, à terme, créera un dilemme de plus en plus grand pour notre pays. Mais il est possible également que le président, se sentant plus libre d’agir dans ce domaine, compense ici par des décisions rapides et tranchées l’attitude plus prudent qui est la sienne en politique intérieure. Au dedans, le président n’a pas voulu prendre de tels risques car il sait son parti très divisé sur les questions économiques …. les ministres tirent parfois à hue et à dia. Manque d’autorité ou conception propre du maniement des hommes, toujours est-il que, de ce fait, François Hollande semble ainsi hésiter à trancher quand cela paraît nécessaire, préférant laisser les crises se résoudre d’elles-mêmes.

 Comme quand il dirigeait le PS ?

Oui. Pendant ces dix ans, le Parti socialiste n’a pas choisi clairement une ligne politique et lorsque François Hollande a tenté d’imposer un choix clair, en matière européenne, son parti l’a suivi mais pas la gauche lors du référendum de 2005. Depuis, il semble avoir renoncé à imposer une ligne politique au Parti socialiste. Pourtant, l’attachement historique de ce parti à la « synthèse » a atteint aujourd’hui ses limites. La France est en crise et le PS n’a pas de ligne claire pour tenter de l’en sortir.

 Croyez-vous dans la mise à plat de la fiscalité ?

Pas du tout. Cela a permis à Jean-Marc Ayrault de se relancer et de sortir, d’ailleurs efficacement, de la fronde fiscale aiguë qui menaçait de s’étendre. Mais le Premier ministre est trop intelligent, trop politique, pour ignorer que cela ne peut déboucher sur une véritable remise à plat à court terme. Personne n’a jamais remis à plat l’ensemble de la fiscalité sauf lors des Etats généraux de 1789 et ça s’est mal terminé !

 A vous entendre, François Hollande a déjà perdu la présidentielle de 2017.

C’est le plus probable mais il faut toujours compter sur ses adversaires ! L’UMP est en très mauvaise forme et la crise de leadership est loin d’être réglée. Le Front national constitue une menace réelle aux élections législatives. En outre, les Français ne semblent pas penser aujourd’hui que la droite ferait beaucoup mieux que la gauche. Et l’évolution de la crise économique est encore incertaine. François Hollande a fait preuve tout au long de sa carrière politique d’une réelle habileté politique. A tout prendre, il préférerait voire la droite plutôt que la gauche se casser en deux ! D’où son possible choix de ne rien changer et de voir venir.

Changer de Premier ministre ou supprimer Matignon

Changer de Premier ministre ou supprimer Matignon

 

Dans le cadre des réformes structurelles nécessaires pour réduire la dépense publique, on s’interroge rarement sur les effectifs du gouvernement et de l’Elysée. Pourtant une réforme simple consisterait à supprimer purement et simplement Matignon ; En effet le vrai pouvoir est à l’Elysée et Matignon fait double emploi soit avec les ministres, sot avec les cabinets ministériels. Dans nombre de pays il n’existe pas de Premier ministre (ou de président politique comme en Allemagne ou en Italie). Aux Etats Unis par exemple pas de Premier ministre. Au total ce n’est pas moins de 5000 personnes qui sont au service des cabinets de Matignon, de l’Elysée et des ministres. Près de 900 pour l’Elysée, 523 pour Matignon. Le chiffre exact est difficile à obtenir car nombre de personnels sont détachés soit de l’administration, soit de grandes entreprises et non remboursés à l’employeur ; ces doublons permettent par ailleurs de nourrir les contradictions voire les conflits comme c’et le cas actuellement d’une part entre Matignon et l’Elysée, d’autre part entre Matignon et les cabinets des ministres ( voire entre les trois structures). Avec la réduction du mandat à 5 ans, le Président de la république est le véritable chef du gouvernement ; il ne dispose plus de la durée et gère la politique quotidienne ; On peut le constater à chaque événement médiatisé, Hollande (comme Sarkozy avant) intervient au lieu et place des ministres ou de Matignon. Le paroxysme du double emploi a été constaté de manière caricaturale avec l’affaire Leonarda où le président a cru devoir dialoguer en direct avec l’intéressée. Supprimer Matignon participerait de la simplification du mille feuilles politique, cela permettrait une économie substantielle mais surtout en réduisant le personnel du gouvernement on limiterait d’autant les initiatives bureaucratiques qui se traduisent le plus souvent soit par des fiscalités supplémentaire, soit par des complications administratives qui plombent l’initiative et la compétitivité. Un  seul exemple de ces doublons : l’annonce par Ayrault de la remise à plat de la fiscalité dont Bercy n’a pas été mis au courant et qui s’y oppose fortement ; Hollande de son coté a déclaré que cette éventuelle remise à plat prendrait du temps au moins 5 ans voire Deux mandats  et que par ailleurs les grandes décisions fiscales déjà prises seraient sanctuarisée. Autant dire que le champ se restreint sérieusement.

 

Les effectifs :

- Services du Premier ministre. Total : 523 ; Membres de cabinet : 73 ; Fonctions support : 450
- Redressement productif. Total : 98 ; Membres de cabinet : 25 ; Fonctions support : 73
- Economie et Finances. Total : 157 ; Membres de cabinet : 45 ; Fonctions support : 112
- Education Nationale. Total : 88 ; Membres de cabinet : 25 ; Fonctions support : 63
- Défense. Total : 253 ; Membres de cabinet : 25 ; Fonctions support : 228
- Travail et Emploi : Total : 97 ; Membres de cabinet : 21 ; Fonctions support : 76
- Artisanat, Commerce et Tourisme : Total : 39 ; Membres de cabinet : 10 ; Fonctions support : 29

Au total, en tenant compte des 39 cabinets ministériels, 2.903 personnes y sont employées dont 525 en cabinet et 2.378 en fonctions support.

Rémunérations

S’agissant des rémunérations versées, en additionnant les rémunérations des fonctionnaires détachés dans les cabinets avec les personnels recrutés sur contrat et ceux mis à disposition, la masse salariale annuelle brute s’élève à :

- 18, 689 millions d’euros : Services du Premier ministre
- 659.538 euros : Education nationale
- 1,412 million d’euros : Economie et Finances
- 1,322 million d’euros : Redressement productif
- 1,069 million d’euros : Travail et Emploi

Ces données brutes ne prennent pas forcément en compte les rémunérations annuelles brutes de tous les personnels des cabinets puisque les rémunérations des agents détachés ne sont pas toutes remboursées.

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