• Accueil
  • > Archives pour décembre 2013

Archive mensuelle de décembre 2013

Page 4 sur 17

Corruption en Turquie : démission de la moitié du gouvernement et de 500 policiers

Corruption en Turquie : démission de la moitié du  la moitié du gouvernement et de 500 policiers

Enième affaire de corruption dans le milieu politique, cette fois en Turquie ou la moitié du gouvernement et 500 policiers ont été démissionnés. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé mercredi soir le remplacement de dix des vingt ministres de son gouvernement, après la démission de trois d’entre eux dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption. Les ministres de l’Intérieur, de l’Economie et de l’Environnement avaient démissionné dans la journée après l’arrestation chacun de leur fils dans une affaire qui tourne à l’épreuve de force entre le chef du gouvernement et la justice. Parmi les ministres remplacés figure celui des Affaires européennes, Egemen Bagis, dont le nom a été mentionné dans le dossier de corruption présumée, mais qui n’avait pas démissionné. Immédiatement après l’annonce de sa démission, Erdogan Bayraktar, ministre de l’Environnement, a conseillé à Recep Tayyip Erdogan de quitter lui aussi ses fonctions, ce qui marque une contestation inédite du Premier ministre dans son propre camp. « Pour le bien de cette nation et de ce pays, je crois que le Premier ministre devrait démissionner », a dit sur une chaîne de télévision Erdogan Bayraktar, dont le fils a brièvement été arrêté le 17 décembre, au début de l’enquête publique. Ses collègues de l’Intérieur et de l’Economie, Muammer Guler et Zafer Caglayan, comptent eux aussi un fils chacun parmi les 24 personnes interpellées ce jour-là. Ils affirment l’un comme l’autre que leurs proches sont innocents. Idris Naim Sahim, actuel député et prédécesseur de Muammer Guler au ministère de l’Intérieur a par ailleurs, annoncé mercredi son départ du Parti pour la justice et du développement (AKP), la formation islamiste et conservatrice de Recep Tayyip Erdogan. L’enquête, qui implique en premier lieu le directeur général de la banque publique Halkbank, a fragilisé Recep Tayyip Erdogan. De nombreux observateurs lient l’agitation en cours à la rivalité entre le Premier ministre et un ancien allié, l’influent prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis. Le Premier ministre a répliqué à la vague d’arrestations en limogeant plusieurs responsables de la police nationale, dont ceux de plusieurs services de la police d’Istanbul, où se trouve le siège d’Halkbank. Selon le journal Hürriyet, au moins 550 policiers, dont de hauts gradés, ont été limogés la semaine dernière à travers le pays, par Muammer Guler. Le gouvernement présente l’affaire comme une campagne orchestrée depuis l’étranger dans le but de semer la discorde en Turquie. Lors d’un meeting de l’AKP, Recep Tayyip Erdogan a juré mercredi que la formation islamiste « ne sous-estime ou ne tolère pas la corruption », mais n’a pas réagi aux démissions. « Si l’opposition rend un verdict dès le deuxième jour de l’enquête, à quoi bon avoir des juges? », a-t-il demandé. « Si les médias prennent la décision, à quoi bon avoir de longues procédures de justice? » « Comment savoir à quoi est employé cet argent? », a-t-il aussi dit en référence à des images, diffusées par des chaînes de télévision, de boîtes à chaussures remplies de billets et supposément saisies au domicile de suspects. Aux yeux des analystes politiques, l’enquête anti-corruption en cours et ses développements politiques pourraient nuire au soutien populaire dont bénéficie l’AKP, mais ne devrait pas menacer pour autant le gouvernement dans l’immédiat. Ces affaires pourraient toutefois affecter les résultats des élections locales de mars. Les prochaines législatives doivent elles avoir lieu en 2015. « J’ai démissionné de mon poste de ministre de l’Economie pour aider à la manifestation de la vérité et pour permettre de faire échouer cet horrible complot, qui a touché entre autres mon enfant et certains de mes plus proches collègues de travail », a expliqué Zafer Caglayan dans un communiqué. Dans un communiqué distinct, Muammer Guler a qualifié l’affaire en cours de « montage sordide visant notre gouvernement, notre parti et notre pays ». Même si bon nombre d’investisseurs internationaux étant absents en ce jour de Noël, le principal indice de la Bourse turque a perdu plus de 2% après les déclarations du ministre de l’Environnement en faveur de la démission de Recep Tayyip Erdogan. La livre, tombée vendredi à un plus bas historique de 2,0983 pour un dollar, restait à un bas niveau.

 

Soudan : massacres pour le contrôle du pays

Soudan :  massacres pour le contrôle du pays

Conflit politique, ethnique et économique, les trois ingrédients habituels en Afrique, réunis cette fois au Sud Soudan. Le sud Soudan, indépendant depuis 2011 où se combattent deux forces politiques pour la maitrise des ressources surtout pétrolières et la domination politique. Une crise très meurtrière avec des milliers de victimes.  Le Conseil de sécurité des Nations unies a d’ailleurs approuvé mardi l’envoi au Soudan du Sud de casques bleus supplémentaires, dont les effectifs vont presque doubler, alors que l’Onu a annoncé la découverte de charniers. Le coordinateur humanitaire de l’Onu au Soudan du Sud a déclaré que le bilan des violences ethniques qui déchirent le pays depuis dix jours se chiffrait probablement en milliers de morts, et non en centaines, comme estimé jusqu’à présent. « Je pense qu’il est désormais incontestable que des milliers de personnes ont perdu la vie », a dit Toby Lanzer à la BBC. « Quand on s’est rendu comme moi dans les hôpitaux des villes clés et dans ceux de la capitale et qu’on a vu l’ampleur des blessures, on n’est plus dans une situation où on parler de centaines de morts », a-t-il expliqué. Toby Lanzer s’exprimait depuis une base onusienne à Bentiu, une ville tenue par les rebelles où un charnier contenant 75 corps a été découvert. La Haut-Commissaire aux Droits de l’homme de l’Onu, Navi Pillay, a fait état « d’au moins » deux autres fosses communes à Juba, la capitale du pays. Adama Dieng, conseiller spécial Nations unies pour la prévention des génocides, a évoqué de son côté dans un communiqué de possibles « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Alors qu’environ 45.000 civils ont trouvé refuge dans les différents camps de l’Onu, les 15 membres du Conseil de sécurité ont voté à l’unanimité l’accroissement des effectifs de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss), qui vont passer à 12.500 soldats et 1.323 policiers, contre 7.000 et 900 actuellement.

 

Hausse de la dette au 3e trimestre à 92.7% du PIB.

Hausse de la dette  au 3e trimestre à 92.7%  du PIB.

Officiellement la dette baisse mais rapportée au PIB, elle augmente encore puisque la croissance  recule. La dette publique de la France a diminué de 11,4 milliards d’euros au troisième trimestre pour s’établir à 1.900,8 milliards fin septembre, soit l’équivalent de 92,7% du PIB, selon les statistiques publiées mardi par l’Insee. Le ratio de dette sur PIB s’est ainsi contracté de 0,8 point sur l’ensemble du troisième trimestre mais affiche une hausse de 2,5 points depuis le début de 2013. La seule dette de l’Etat a diminué de 9,3 milliards d’euros sur le trimestre pour s’élever à 1.509,8 milliards, précise l’Insee dans un communiqué. Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (212,6 milliards fin septembre), des administrations publiques locales (169,8 milliards) et des organismes divers d’administration centrale (8,6 milliards).

 

Chine : une croissance de 7.5% en 2014

Chine : une croissance de 7.5% en 2014

L’année prochaine, la hausse du produit intérieur brut (PIB) devrait être le fait d’une reprise vigoureuse des exportations de la deuxième puissance économique mondiale, à la faveur de la demande soutenue des pays développés, qui semblent enfin tourner la page de la crise. L’objectif d’une croissance de 7,5% a été adopté lors d’une réunion à huis clos sur la stratégie et les réformes économiques prioritaires en 2014 qui s’est tenue entre le 10 et le 13 décembre. Avant la tenue de cette réunion, plusieurs instituts, dont le Centre d’information de l’Etat ou l’Académie chinoise des sciences sociales, avaient suggéré d’abaisser l’objectif de croissance à 7% afin que les marges de manœuvre pour les mises en place des réformes soient élargies. Une des priorités affichées par Pékin est de rééquilibrer l’économie chinoise pour favoriser le développement de la consommation et des services alors que la croissance repose pour l’instant avant tout sur les exportations et l’investissement. Ce processus devrait se traduire par un ralentissement de la croissance, que les autorités se disent prêtes à accepter s’il mène à une croissance plus stable à long terme. Au bout du compte, les hauts responsables ont été d’avis que le maintien d’un objectif de croissance de 7,5% permettra une croissance suffisamment forte pour créer des emplois tout en laissant la place aux réformes voulues par Pékin, ont dit des économistes qui ont pris part aux discussions. « Les deux camps qui ont proposé des objectifs de croissance – 7% d’un côté, 7,5% de l’autre – ont déployé leurs arguments. Mais le gouvernement préconise 7,5% », a dit l’un des économistes.  

 

Croissance : récession au troisième trimestre, 0.1 ou 0.2% pour l’année

Croissance : récession au troisième trimestre, 0.1 ou 0.2% pour l’année

 

La  reprise est là avait pronostiqué le gouvernement, pas tout à faiat puisque le troisième trimestre a connu la récession. Même si le quatrième trimestre devait être meilleur, on frisera la récession puisque le PIB ne progresserait que de 0.1 à 0.2%. L’économie française s’est bien contractée de 0,1% au troisième trimestre sous l’impact d’une baisse de l’investissement et d’une rechute des exportations, selon les comptes nationaux trimestriels détaillés publiés mardi par l’Insee. Mais l’institut a dans le même temps révisé la hausse du PIB du deuxième trimestre à 0,6%, contre 0,5% annoncé précédemment, une croissance qui faisait suite à deux trimestres de légère contraction. L’acquis de croissance pour 2013, à savoir le niveau moyen de l’ensemble de l’année si la croissance du dernier trimestre devait être nulle, se situe à +0,1%, soit au niveau de la prévision retenue par le gouvernement dans le budget. Dans une note conjoncture publiée la semaine passée, l’Insee avait confirmé tabler sur un rebond de 0,4% du PIB au 4e trimestre, ce qui se traduirait par une croissance moyenne de 0,2% de l’économie française sur l’ensemble de 2012. La croissance de 0,6% enregistrée au deuxième trimestre est la plus forte depuis celle de 1,1% du premier trimestre 2011. Pour le troisième trimestre, l’Insee a confirmé que la contribution de la demande intérieure au PIB avait été nulle, alors qu’elle avait représenté 0,4 point au deuxième trimestre, et que celle de la variation des stocks des entreprises avait été de 0,5 point. La contribution du commerce extérieur a été en revanche négative de 0,6 point (0,7 en première estimation) en raison d’une baisse des exportations (-1,3% après +1,9% au 2e trimestre) et d’importations qui restent dynamiques (+0,9% après +1,5%). Les dépenses de consommation des ménages ont été revues en légère baisse (+0,1% contre +0,2%). L’investissement global, en baisse pour le septième trimestre consécutif, s’est replié de 0,4% (0,6% en première estimation).

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

 

 

 

 

 

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

Hollande : un des derniers pères Noël

Hollande :  un des derniers pères  Noël

 

Si Hollande a été élu c’est essentiellement parce qu’il a adopté comme nombre de ses prédécesseurs une posture de père Noël en promettant tout et son contraire. Certes le rejet de Sarkozy y est pour beaucoup mais ce sont ses « engagements », les cadeaux annoncés aux électeurs qui ont faiat penché la balance comme « l’ennemi, c’est la finance ». Il faut se souvenir de sa fameuse tirade à la télévision «  moi, Président, je ; Moi, Président je ; Exemple « Moi président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais je ne m’occuperai pas de tout et j’aurai toujours le souci de la proximité, avec les Français. ». En fait Ayrault est encore moins bien considéré par Hollande que Fillon par Sarkozy. Hollande s’occupe de tout, tous les jours y compris de l’affaire Léornarda. L’Elysée est le véritable gouvernement. Chaque jour Hollande apparait et parle en public aussi bien sur les questions stratégiques que sur le quotidien voire l’anecdotique. Hollande est sans doute l’un des derniers pères Noël de la politique, à savoir celui qui doit promettre des cadeaux aux infantiles  électeurs pour être élu. Il ya en aura peut être encore ou ou deux après lui mais on voit bien que la démocratie telle qu’elle est pratiquée est proche  ses limites ; Qu’il faut autre chose qu’un père Noël pour dynamiser une démocratie phagocytée par les oligarques et l’administration. Une démocratie plus décentralisée, plus vivante, plus interactive qui se substitue à cette monarchie républicaine obsolète et incompétente. On n’attend pas d’un président ou d’un élu qu’il se positionne en monarque ou en baron, qu’il annonce du pain et des jeux, mais qu’il s’engage à mobiliser les énergies pour moderniser et dynamiser  le pays dans tous les domaines. C’est la seule promesse qui vaille ; et surtout aucune promesse sur la croissance, le chômage, le pouvoir d’achat qui ne peuvent être que la conséquence de cette capacité à mobiliser la capacité des autres, salariés, entreprises, institutions. Ce n’est plus d’un père Noël dont on a besoin mais d’un manager des  forces vives de la nation.

Le cache sexe du pacte républicain

Le cache sexe du pacte républicain

 

Un véritable cache sexe de la nudité de la politique ce pacte républicain. Utilisé pour tout et pour rien. Pour la fiscalité, «   l’impôt par exemple ne saurait être contesté au nom de ce pacte » ; le principe sans doute mais pas son niveau ; le plus élevé du monde si l’on tient compte des prélèvements actuels et des futurs pour intégrer le rapport dépenses publiques sur PIB (57% !). Même chose sur les rythmes scolaires, une réforme qui aurait pourtant due être précédée d’une refonte des programmes avant de s’attaquer au calendrier. Même chose encore sur les contestations locales ou sectorielles de la politique d’austérité. Bref le pacte républicain justifie même l’injustifiable. Si ce pacte inclut le principe de la décision majoritaire, donc de la démocratie il n’exclut pas le droit à la contestation. Et jusqu’aux sifflets concernant le Président de la Républiques qui seraient anti-républicains ! Une vision évidemment partielle, partiale, restrictive des droits individuels et collectifs. En réalité, le gouvernement acculé, perdu et qui n’est plus soutenu que par 20% à peine de l’électorat cherche dans la bible des valeurs universelles des arguties . Une lecture très étroite donc de ce pacte républicain utilisé comme justification de toutes les décisions et qui nie en fait le droit d’expression ; un concept utilisé sous vichy, pendant la décolonisation, et les périodes crise lorsque la légitimité populaire a disparu. Ici les institutions ne sont pas en cause, pas même les principes républicains ; ce qui est mis en questionnement c’est l’orientation d’une politique qui conduit au désespoir et au déclin.

Un instituteur révoqué par Vichy officiellement réintégré 70 ans après

Un instituteur révoqué par Vichy officiellement  réintégré 70 ans après

Jean Souque, un instituteur ariégeois de 94 ans vient d’être réintégré au sein de l’Education nationale 70 ans après sa révocation par le régime de Vichy. Son ancienneté est rétablie à partir de 1943. Il avait fui le Service du travail obligatoire (STO), instauré par les Allemands. C’est un grand trou dans la vie, et dans le CV, de Jean Souque qui vient d’être comblé. A l’âge de 94 ans, il est réintégré au sein de l’Education nationale, d’où il avait été exclu en 1943. Il aura fallu 70 ans pour revenir sur une décision prise par le régime de Vichy. En 1943, cet ariégeois a alors 24 ans, quand la nouvelle tombe : comme beaucoup d’autres Français, il est convoqué au STO, le Service du travail obligatoire, instauré par l’occupant nazi pour faire fonctionner ses usines, désertées par les ouvriers devenus soldats. Jean Souque est destiné à partir en Pologne.  « Bien entendu, il n’était pas question que j’aille au service des Allemands« , tranche encore aujourd’hui le retraité. En juillet, Jean Souque décide de fuir à travers l’Espagne pour aller rejoindre les Français libres en Afrique du nord. Il passe au nez et à la barbe des Allemands, se fait arrêter en Espagne, puis libérer et rejoint le Maroc et les commandos parachutistes. Il participe au débarquement en Provence le 15 août 1944, combat jusqu’en Alsace, passe le Rhin et reçoit une grave blessure en Allemagne en 1945. C’est à son retour en Ariège cette année là qu’il apprend que l’Education nationale l’a révoqué. Sa mère lui annonce « elle n’en  avait pas dormi pendant des nuits et des nuits« , se souvient-il. Il prend contact avec son administration, qui lui redonne un poste. « Pour le reste, ça s’arrangera« . Et Jean Souque retrouve une classe, des élèves, finit directeur d’école à Saint-Girons… sans que sa situation administrative soit régularisée, malgré plusieurs demandes. L’Education nationale a donc enfin effacé la décision de Vichy et Jean Souque est réintégré « à compter du 28 juillet 1943« . Mais après tant d’années, il hausse les épaules : « Après tout ce que j’ai fait, j’estimais qu’on ne pouvait rien me reprocher. Par conséquent, moi, j’avais la conscience tranquille« , sourit l’ancien soldat de la France Libre.

 

Temps partiel: le casse tête de la nouvelle durée

Temps partiel: le casse tête de  la nouvelle durée

 

Un  texte en apparence qui participe de la flexibilité mais pas forcément de la sécurité. La grande question est en effet de savoir su la salarié sera vraiment volontaire pour ce temps partiel de 24 heures minimum par semaine  ou un volontaire contraint par une menace de licenciement. Coté entreprises on pourrait bien recourir davantage aux heures supplémentaires plutôt que d’utiliser ce nouveau temps partiel jugé encore trop contraignant.  La nouvelle durée minimale pour les temps partiels est une conséquence directe de l’accord sur l’emploi, trouvé par les partenaires sociaux en janvier dernier.  Certains y voient un « casse-tête », voire un risque pour l’emploi. A compter du 1er janvier, la durée minimale des temps partiels passera à 24 heures par semaine. Il s’agit d’une des conséquences de la loi sur l’emploi de juin 2013, fruit d’un accord entre les partenaires sociaux, l’idée étant de lutter contre la précarité. Car chez les quelque quatre millions de salariés concernés, en grande majorité des femmes (80%), la moitié travaillent moins de 24 heures. Pour les contrats en cours, les entreprises ont jusqu’au 1er janvier 2016 pour se conformer. Mais pour les nouveaux, la mesure entre en vigueur dès la semaine prochaine.  Le texte prévoit néanmoins des dérogations: demande explicite du salarié ou accord de branche, sous réserve de contreparties. Les étudiants de moins de 26 ans, les employés des particuliers, les intérimaires et les salariés qui cumulent 24 heures avec plusieurs emplois, sont aussi exemptés.  Le patronat reconnaît avoir mal anticipé cet aspect, alors que le rapport de forces avantage les syndicats, les 24 heures s’appliquant par défaut.  Alarmiste, la CGPME (petites et moyennes entreprises) affirme que dès janvier, « de nombreux employeurs » renonceront à embaucher et « des demandeurs d’emploi resteront au chômage ».  « Tout le monde sera perdant » et en 2016, « si rien n’est fait, des dizaines de milliers d’emplois disparaîtront », affirme l’organisation patronale. Le risque étant de voir des patrons préférer augmenter le travail des autres employés, voire réorganiser le fonctionnement de son entreprise, plutôt que d’avoir recours aux temps partiels.  « L’enjeu, ce n’est pas de supprimer le temps partiel », mais de pousser les entreprises à « bien l’organiser », indique pour sa part le ministère du Travail, rappelant qu’il s’agissait de lutter contre le temps partiel subi (près d’un tiers des cas). Reste que pour les juristes, le dispositif pourrait ressembler à un vrai casse-tête.

 

La France privée de Champagne !

La France privée de Champagne !  

Prix excessif, crise du pouvoir d’achat, morosité, surtout concurrence produits équivalents  autant d’éléments qui expliquent les baisses de vente du champagne en France et en Europe.  Les exportations hors de l’Europe pourraient sauver un marché largement impacté par la crise. La France, mais aussi le Royaume-Uni, semblent en effet plus réticents à acheter une boisson très appréciée par les Japonais.   La coupe semble pleine pour les consommateurs européens. Plombées par une conjoncture toujours déprimée sur le continent, les ventes de champagne devraient reculer en volume, et ainsi accuser une deuxième année consécutive de baisse en 2013. Et il n’est pas certain que la hausse du prix de vente moyen puisse compenser la baisse des volumes. Le marché pourrait même être en légère baisse en valeur, par rapport aux 4,39 milliards d’euros réalisés en 2012. Après un recul de 4,4% l’an dernier, les expéditions sont en effet attendues en baisse de 3% à 4%, aux environs de 300 millions de bouteilles, selon plusieurs sources industrielles interrogées par l’agence Reuters. Au Royaume-Uni, le champagne fait face à la concurrence   La morosité de la consommation en France, premier marché du champagne avec 51,4% des volumes vendus, continue de peser lourdement. Fin octobre, les volumes étaient ainsi en chute de plus de 6%. La baisse était plus limitée en Europe (-2,6% à la fin octobre) mais le marché britannique, premier marché d’exportation avec plus de 10% des volumes écoulés, reste très compétitif et mal orienté, aux dires des professionnels. Avec une part importante vendue dans le circuit de la  grande distribution britannique (38,5% des volumes), le champagne y subit en effet la concurrence des vins effervescents venus d’Espagne (Cava) ou d’Italie (Prosecco), vendus deux à trois fois moins chers.    A l’inverse, le « grand export » (hors Union Européenne) devrait battre ses records de 2012, grâce à la hausse des volumes et un « mix » plus favorable. La clientèle est en effet friande de rosés, de cuvées spéciales et de vins millésimés, vendus nettement plus chers que les « brut » sans année. Si la tendance semble mitigée aux Etats-Unis, deuxième marché à l’export après le Royaume-Uni, les Champenois anticipent de très solides performances au Japon. Dopé par la reprise de son économie, le pays s’est hissé l’an dernier au quatrième rang des pays importateurs et ses consommateurs ont la réputation d’être avertis et sophistiqués.  L’Australie, où les ventes ont explosé l’an dernier (+11%), devrait poursuivre sur sa lancée, tandis que certains pays d’Afrique comme le Nigeria devraient eux aussi se révéler porteurs. En Chine, où le marché a doublé de taille en 2012, les ventes restent reste encore embryonnaires (2 millions de bouteilles l’an dernier). Cantonné aux villes de Pékin et Shanghai, le champagne reste largement méconnu et son développement devrait encore prendre du temps.

La Russie attaque l’UE devant l’OMC

La Russie attaque l’UE devant l’OMC

 

La Russie faiat l’apprentissage des règles de économie de marché mais régit justement aux mesures antidumping prises par l’UE. Pour cela elle saisit l’OMC. Pas sûr que la Russie sorte gagnante de ce combat juridique à l’OMC (qu’elle connait mal puisqu’elle est adhérente seulement depuis 2012). En outre la régulation économique russe se caractérise par un grand libéralisme mais teintée d’Etatisme et de favoritisme politicien. La procédure concerne « des infractions de la part de l’UE à une série de dispositions de l’accord anti-dumping de l’OMC », a indiqué mardi à l’AFP une porte-parole du ministère de l’Economie.  Il s’agit de la première procédure lancée par la Russie depuis son accession à l’OMC en août 2012.  Elle intervient alors que l’UE a de son côté saisi l’Organisation d’une taxe sur le recyclage automobile imposé par la Russie aux véhicules importés, mais aussi sur fond de relations très tendues entre Moscou et Bruxelles sur une série de dossiers, de l’Ukraine à l’arrestation de militants de Greenpeace.  La plainte a été adressée lundi à la représentation de l’UE devant l’Organisation, a précisé le ministère de l’Economie russe dans un communiqué. La Russie estime que ses industriels ont subi un préjudice atteignant « des centaines de millions de dollars par an » en raison de ces « correctifs énergétiques » appliqués par Bruxelles à une série de secteurs, dont la métallurgie et la chimie (notamment les engrais).  L’UE estime que les prix de l’énergie en vigueur en Russie, bien inférieurs à ceux pratiqués dans l’Union européenne, constituent une entorse à la concurrence.  Mardi, la Commission européenne s’est dite prête à collaborer « en toute bonne foi » aux procédures prévues par l’OMC.   »Nous sommes confiants dans le fait que les mesures visées par Moscou dans la procédure respectent les règles du commerce mondial », a assuré John Clancy, le porte-parole de la Commission chargé des questions de commerce  Selon le ministère russe, Bruxelles a introduit entre 1995 et 2012 au total 17 mesures affectant les exportateurs russes, « la plupart comportant des infractions aux règles internationales ».   »Tous les autres moyens de trouver une solution ayant été épuisés, il a été nécessaire de saisir l’OMC pour rétablir des conditions normales de commerce avec l’UE », a indiqué une source gouvernementale russe à l’agence Interfax.  La « consultation » lancée par Moscou est la première étape de la procédure, afin de trouver une solution à l’amiable dans les 60 jours, c’est-à-dire jusqu’au 22 février, avant l’éventuelle désignation d’un panel (groupe d’experts) chargé de trancher.   »Un premier round de consultations pourra avoir lieu après la période des fêtes », la période du 1er au 8 janvier étant fériée en Russie, a précisé le ministère.  Mais pour une source interrogée par le journal Kommersant, l’UE, bien que premier partenaire de la Russie, ne constitue pas un gros marché pour ses industries chimiques et métallurgiques et la procédure constitue « une réponse à la dispute lancée par l’UE concernant la taxe sur le recyclage automobile ».   »Il est important de montrer que nous aussi nous allons utiliser de manière active les mesures de défense offertes par l’OMC », a ajouté cette source.  En juillet dernier, l’UE avait lancé une procédure du même type visant une taxe russe sur le recyclage des voitures visant les véhicules importés. La période de négociations n’ayant rien donné, un panel a été mis en place fin novembre à l’OMC afin de trancher malgré l’élargissement de cette taxe depuis par le Parlement russe aux véhicules produits en Russie.  Le Japon a saisi l’organisation basée à Genève au sujet de la même taxe.  Obtenue après 20 ans de négociations au prix d’une baisse des droits de douane, l’entrée de la Russie dans l’OMC a été vécue douloureusement par une partie de l’industrie, qui s’estime mal préparée et pas suffisamment armée face à la concurrence étrangère.  Début octobre, le président Vladimir Poutine avait accusé l’UE de protectionnisme et prévenu du prochain lancement de procédures devant l’OMC afin de défendre les intérêts des entreprises russes. Il avait cité, outre les correctifs aux prix de l’énergie, la réglementation énergétique qui impose à Gazprom de partager ses gazoducs avec des concurrents.

Russie : un premier prêt de 3 milliards pour acheter l’Ukraine

Russie : un premier prêt de 3 milliards pour acheter l’Ukraine

 

 

L’Ukraine est à vendre, au plus offrant  Pour l’instant c’est la Russie ;  le président Viktor Ianoukovitch  pourra continuer de piller le pays avec son clan . (Son jeune fils est déjà lune des plus grandes fortunes du pays et toute la famille est privilégiée) ; Un comportement qui n’inquiète pas la Russie ou les oligarques se partagent  le gâteau de la richesse nationale depuis longtemps. « Ce jour, le 24 décembre, la Banque nationale d’Ukraine a reçu la première tranche du prêt accordé par la Russie, pour un montant de trois milliards de dollars », ont indiqué les services du Premier ministre Mykola Azarov dans un communiqué.  Au total, en vertu de l’accord signé mardi dernier à Moscou entre les présidents ukrainien et russe, la Russie doit prêter 15 milliards de dollars à Kiev via l’achat de titres de dette publique issue par l’Ukraine, au bord de la faillite et en récession depuis près d’un an et demi.  Elle lui a aussi accordé un rabais de 30% sur le gaz qu’elle lui vend, ce qui représente trois à quatre milliards de dollars par an d’économie au vue des volumes achetés ces dernières années.  Le versement de cette première tranche « est un facteur stabilisant pour nous », a assuré M. Azarov, cité dans le communiqué. Il avait indiqué auparavant que cette somme servirait au paiement des prestations sociales.  L’opposition ukrainienne, mobilisée dans le centre de Kiev depuis la décision du président ukrainien Viktor Ianoukovitch fin novembre de renoncer à un accord avec l’UE au profit d’un rapprochement économique avec Moscou, a dénoncé la « mise en gage » du pays à la Russie.  Lundi, le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, avait indiqué que l’investissement des trois premiers milliards en obligations d’État avait été lancé vendredi et que Kiev recevrait les fonds mardi.  Il avait aussi assuré que le gouvernement russe comptait conserver ces titres, assortis d’un taux d’intérêt de 5%, jusqu’à leur maturité (deux ans).  Le Fonds monétaire international avait de son côté accordé en 2010 un crédit de plus de 15 milliards de dollars à l’Ukraine, dont elle n’a versé que trois milliards, exigeant en préalable à tout nouveau versement l’adoption de réformes impopulaires rejetées par Kiev.  Le président ukrainien a répété ces dernières semaines qu’il n’était pas prêt à accepter notamment la hausse du prix du gaz exigé par le FMI, qui estime que ces subventions aux ménages et à l’industrie représentent 7% du produit intérieur brut et favorisent les consommateurs les plus aisés.

 

Tarifs Gaz : hausse limitée à 0.38%….. avant la taxe carbone et rappel tarifaire de 2012

Tarifs Gaz : hausse limitée à 0.38%….. avant la taxe carbone et rappel tarifaire de 2012

 

Ces tarifs encadrés par l’Etat concernent les 9 millions de foyers restés fidèles aux tarifs réglementés proposés par l’opérateur historique GDF Suez et les régies locales, sur un total de 11 millions de ménages français abonnés au gaz.  Pour les 6 millions de foyers chauffés au gaz, la hausse sera de 0,3%. Pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson ou pour le double usage cuisson et eau chaude, les augmentations seront de respectivement 0,1% et 0,2%, a précisé la CRE dans sa délibération datée du 20 décembre.  Cette hausse était attendue: le gendarme français de l’énergie avait indiqué début décembre que les tarifs augmenteraient de maximum 0,5% en janvier, confirmant une information du quotidien Le Figaro.  Au mois de décembre, les tarifs du gaz avaient baissé de 0,13% en moyenne.  Depuis une réforme lancée fin 2012, les tarifs réglementés du gaz naturel sont révisés tous les mois.  Mais les ménages abonnés au gaz seront soumis à partir de l’an prochain à la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), dont ils étaient jusqu’ici exemptés, dans le cadre de la mise en place de la contribution climat énergie ou taxe carbone.  Par ailleurs, les foyers en chauffage collectif devraient recevoir une facture rétroactive d’environ 30 euros taxes comprises, en vertu d’un projet de nouvel arrêté remplaçant les tarifs réglementés du gaz du premier semestre 2012.  Le gouvernement avait été prié de remettre la réglementation en ordre après l’annulation en octobre par le Conseil d’Etat de ces tarifs réglementés du gaz pour la période janvier-juillet 2012, à cause d’une différence de traitement injustifiée entre certaines catégories de consommateurs.

Immobilier : la grande braderie en Espagne

Immobilier : la grande braderie en Espagne

 

 

L’ampleur des créances douteuse des banques offre une opportunité extraordinaire aux investisseurs étrangers dans l’immobilier. Les banques doivent se débarrasser de ces créances dans l’immobilier car nombre d’espagnols ne pourront rembourser les prêts. Du coup les prix sont cassés.   »Il y a des dizaines de fonds d’investissement de tous les grands pays, comme les Américains, les Allemands et les Britanniques, qui se concentrent sur l’Espagne », affirme Jose Luis Ruiz, un consultant indépendant de vente immobilière. .  Les investissements dans l’immobilier en Espagne sont revenus à ses niveaux d’avant la crise immobilière de 2008. En 2013, ils ont doublé pour atteindre quatre milliards d’euros, grâce aux investisseurs étrangers, selon un rapport de la société immobilière CBRE, dont le siège est à Los Angeles.  Ces fonds proviennent principalement des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de France, ainsi que de riches investisseurs privés d’Amérique latine.   »Beaucoup d’investisseurs, principalement étrangers, reviennent sur le marché ou entrent sur le marché pour la première fois, et cela provoque une petite correction des prix », explique Mikel Marco-Gardoqui, le directeur de la CBRE chargé des investissements étrangers.  Après avoir enregistré une chute de 37% en moyenne depuis la mi-2007, les prix immobiliers en Espagne ont progressé pour la première fois depuis 2010 sur la période juillet-septembre. Le prix des logements neufs et anciens ont augmenté en moyenne de 0,7% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent.  Dans le secteur résidentiel, « il y a un grande nombre d’étrangers -Français, Belges, Hollandais, Anglais, Allemands et dernière des Russes- qui souhaitent posséder une maison ici pour leur retraite ou pour avoir une résidence secondaire », explique Mikel Marco-Gardoqui.  Des Marocains de classe moyenne acquièrent des maisons à Malaga et « les Français achètent comme des fous sur la Costa Brava », la côte du nord-est du pays, renchérit Fernando Encinar, l’un des fondateurs d’Idealista, premier site Internet d’annonces immobilières en Espagne.  Autre profil type, la « veuve russe » qui s’installe avec ses enfants pendant que le mari continue de travailler en Russie, ajoute-t-il.  Selon les chiffres du gouvernement, le nombre de maisons vendues en Espagne entre octobre 2012 et septembre 2013 a augmenté de 1,4% par rapport à l’année antérieure.  Ce redressement est brandi par ceux qui veulent voir une reprise en Espagne, sortie timidement de deux ans de récession au troisième trimestre. Mais les professionnels du secteur restent prudents.  Les banques, dont certaines ont dû recevoir une aide européenne de 41,3 milliards d’euros, accumulent un taux de créances douteuses de 13%, soit un record absolu en 50 ans.  Or une grande partie de ces créances sont des crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés et les banques ont toujours sur les bras des stocks immobiliers invendus.  La hausse du prix du logement « est un chiffre positif, évidemment », souligne Carlos Ferrer-Bonsoms, le directeur à Madrid du groupe international Jones Lang LaSalle.   »En même temps, les gens se demandent comment c’est possible » alors qu’on « a parallèlement des informations qui nous disent le contraire, comme le temps que va mettre le secteur bancaire pour se défaire du stock qu’il a », poursuit-il.  Quelque 1,5 million de logements restent invendus sur le marché, selon Fernando Encinar, qui doute d’un redressement solide du secteur à court terme.   »Vu l’état de l’Espagne, les investissements étrangers sont notre seul salut. Car il semble très difficile que nous puissions nous en sortir par nous-même, dit Ruiz.

 

Pas de croissance sans investissement des entreprises

Pas de croissance sans investissement des entreprises

 

C’est la conclusion d’économistes interrogés par l’AFP. Difficile d’envisager un redémarrage car les capacités actuelles des entreprises  sont déjà ou-sous-utilisées, par ailleurs les taux de marge sont au plus bas depuis 30 ans. Il faudrait aussi que les perspectives de la demande soient plus dynamique, enfin que les banques soutiennent  davantage le secteur productif notamment les PME au lieu de spéculer avec l’argent des déposants et de la BCE ‘ (ces liquidités de la BCE expliquent largement le niveau artificiel des cours des bourses européennes).    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a révisé mardi à la hausse le taux de croissance pour le deuxième trimestre, à 0,6%, et confirmé son repli de 0,1% au troisième trimestre, comme déjà au premier.  Alors qu’il prévoit un nouveau rebond (0,4%) en fin d’année, l’Institut confirme une année 2013 à l’activité erratique qui devrait au 1er janvier assurer un acquis de croissance pour 2014 de 0,1%.  Composante essentielle de la croissance française, la consommation des ménages reste en petite forme au troisième trimestre (+0,1%) reflétant un pouvoir d’achat en baisse de 0,1% après des hausses les deux trimestres précédents. Sur le mois de novembre néanmoins, la consommation a augmenté de 1,4%, laissant augurer une progression au 4e trimestre.  Quant au commerce extérieur, sa contribution comptable à l’évolution du produit intérieur brut est négative: -0,6 point, après +0,1 point le trimestre précédent.   »La composition de la croissance n’est pas très rassurante (…) surtout parce que l’investissement des entreprises ne repart pas », commente Eric Heyer, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques. « La vraie reprise sera le jour où l’investissement repartira », rappelle-t-il.  Il cite trois facteurs qui expliquent que celui-ci soit en baisse de 0,4% au troisième trimestre: la sous-utilisation des équipements, le crédit toujours en panne et des perspectives économiques peu attrayantes.   »Le plus préoccupant, c’est le taux de marge des entreprises qui est au plus bas depuis 1985″, confirme Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis. Celui-ci a en effet reculé de 0,5 point entre juillet et septembre, à 27,7% (rapport de l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée).  Or, explique M. Waechter, ce taux très bas empêche les entreprises d’investir. C’est par l’investissement « qu’on pourrait imaginer une reprise de l’activité, quelque chose d’un peu durable à partir de 2014″, détaille-t-il, précisant que « si on n’a pas d’investissement, on va rester sur une croissance sans effet de persistance ».  Interrogé sur la respiration que pourrait apporter le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) aux entreprises en 2014 (10 milliards reversés aux entreprises), l’économiste estime que « c’est une condition nécessaire mais pas une condition suffisante ».   »Je pense que l’année 2013 nous donne en quelque sorte les problèmes et les solutions: elle nous montre à quel point c’est l’investissement privé qui fait la croissance et à quel point, pour fabriquer et soutenir cet investissement privé, il faut un accord économique et social profond », renchérit l’économiste Jean-Paul Betbèze.  Pour lui, cela passe par « des accords de modération salariale » mais aussi par une « stabilisation » fiscale puis une « décrue ».   »Pourquoi ce problème d’investissement qui fait la croissance? Parce qu’on a aujourd’hui une pression beaucoup plus forte des deux compétitivités: la compétitivité hors coût, l’innovation, qui fait que vous devez obligatoirement investir, c’est l’investissement à l’allemande. Et, d’autre part, vous avez les effets des baisses de salaires d’Espagne et d’Italie qui, elles, mordent sur la compétitivité coût », argumente-t-il.  Pour l’économiste néanmoins, le plus risqué pour l’économie française à long terme est « la déqualification des gens du fait des technologies nouvelles ». « Le maintien d’un emploi qualifié me paraît beaucoup plus important que les négociations salariales », avance-t-il.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

 

 

 

 

 

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

Réforme fiscale : dans 1, 5 ou dix ans ?

Réforme fiscale : dans 1, 5 ou dix ans ?

 

Difficile de savoir comment s’inscrira dans le temps la remise à plat de la fiscalité promise par Ayrault. Une annonce subite destinée à atténuer une peu le ralbol général de la surfiscalité qui de toute évidence a été mal préparée. Au point que Bercy n’était pas même au courant. Dan ses premières annonces Ayrault a indiqué que des mesures seraient prises dès 2015. Mais rapidement Moscovici (opposé comme l’administration de Bercy à cette grande réforme)  a relativisé ce délai. Hollande de son coté a savonné un peu la planche  Ayrault en souhaitant qu’on utilise toute la durée du quinquennat. Du coup Ayrault se rendant peut-être compte de la complexité de l’opération a déclaré qu’il faudrait dix ans pour mettre en œuvre cette grande réforme. Mais pour complexifier un peu plus la question, il a aussi précisé qu’on s’attaquerait d’abord à la fiscalité nationale puis à la fiscalité locale. On voit mal comment on réalité on pourrait dissocier les deux tellement ces prélèvements sont imbriqués. Le champ reste encore à préciser puisqu’Hollande souhait sanctuariser les mesures fiscales déjà prises par lui. En attendant cela ajoute encore un peu plus à l’instabilité fiscale alors qu’il y aurait besoin de donner des assurances de stabilité aux entreprises. Dernière incertitude, l’objet même de cette réforme, faire baisser les impôts ou les augmenter. Ayrault, lui, promet que cela se fera à prélèvements constants. Mais quelles assurances dans ce domaine si la réforme est découpée en rondelles de saucisson, On risque de commencer par des hausses en promettant des baisses dans d’autres domaines qui ne viendront jamais. La réforme fiscale est sans doute nécessaire mais avant d’en parler on ferait mieux de problématiser la question et de dire clairement quels sont les objectifs.

Les tarifs bancaires 2014 : en hausse

Les tarifs bancaires 2014 : en hausse

 

S le taux de l’épargne du livret A est en baisse (1,25% depuis août, sans doute 1% en février 2014 voire 0.75%) par contre les frais bancaires eux seront en hausse en 2014. Des augmentations qui concerneront surtout les coûts du quotidien et les tarifs « des personnes les moins aisées », dénonce l’UFC-Que Choisir. Les Echos ont passé au crible huit banques françaises et le bilan est net : les tarifs vont continuer d’augmenter en 2014. Selon le quotidien, ce sont les tarifs des cartes bancaires qui vont progresser le plus significativement en 2014. Surtout celles à débit immédiat, utilisées par le plus grand nombre. Sur les huit, seules La Banque Postale et la BRED n’ont pas fait varier le prix de leur carte. En revanche, les prix des cartes « premium » varient moins.   »Ce sont surtout les cartes bancaires destinées aux personnes les moins aisées qui augmentent le plus, note Maxime Chipoy. Donc typiquement les cartes à autorisation systématiques et les cartes à débit immédiat. Alors qu’à l’inverse, les cartes un peu plus haut de gamme, à débit différé ou les cartes ‘gold’, augmentent beaucoup moins. Ce qui est quand même assez embêtant… » L’autre augmentation notable concerne les frais de tenue de compte. Selon Serge Maître, secrétaire général de l’Association française des usagers bancaires (Afub), ces hausses de tarifs sont une des conséquences de la loi bancaire votée l’été dernier. Le plafonnement des commissions d’intervention en juillet 2013, fait en sorte que « les appétits tarifaires se déplacent vers d’autres niches de service« , analyse Serge Maître. « 2013 avait vu apparaître des frais de tenue de compte, des frais de gestion administrative – ou quand ils existaient, on les voyait augmenter – voilà que ce sont les tarifs du quotidien qui vont connaître cette inflation. » Les Echos donnent comme exemple la BRED, qui ne facturait rien en 2013 et qui va prélever l’année prochaine 1,50 euro par mois de frais de tenue de compte pour les clients non ­titulaires d’une convention de relation.

SNCM: dépôt de bilan reporté après les municipales ?

SNCM ; dépôt de bilan reporté après les municipales ?

 

Pour les actionnaires principaux (Véolia et caisse de dépots), le dépôt de bilan ne fait pas de doute. Il est impossible de sortir la SNCF du bourbier financier. Surtout depuis que Bruxelles exige que la compagnie rembourse 440 millions d’euros. 220 millions d’euros au titre d’une recapitalisation contestée et 220 autres millions pour non-conformité de la délégation de service public. Et comme par ailleurs la SNCM perd 15 à20 millions pan, on voit mal comment éviter ce dépôt de bilan qui permettrait de faire repartir une compagnie en s’affranchissant de ces remboursements ; Enfin la SNCM  doit investir pour mieux rentabiliser son activité : environ 600 millions mais à ce jour on ne sait pas comment les financer. L’Etat (25%) et les actionnaires principaux   (66%) semblent d’accord sur ce dépôt de bilan mais reste la question politique et notamment la proximité des municipales. une telle opération avant les municipales pourrait avoir des impacts tant à Marseille qu’en Corse. Dès lors il est vraisemblable qu’on va attendre d’avoir passé cette échéance électorale pour donner une suite à l’actuelle SNCM qui, par ailleurs, ne détient plus que de l’ordre de 30% de parts de marché. . L’occasion aussi de revoir les conditions de sa gouvernance.

123456...17



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol