• Accueil
  • > Archives pour décembre 2013

Archive mensuelle de décembre 2013

Page 16 sur 17

Veolia Eau : 700 postes menacés en 2014

Veolia Eau : 700 postes menacés en 2014

 

« Lors d’un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire jeudi, la direction nous a annoncé la mise en place d’un PSE touchant entre 700 et 750 emplois dans les services support », a affirmé à l’AFP Franck Le Roux, délégué central CGT, premier syndicat chez Veolia Eau, qui compte 15.000 salariés.   »Le PSE doit avoir lieu en 2014 et comprendra un plan de départs volontaires, et s’il ne suffisait pas, des licenciements économiques, une première chez Veolia », a-t-il précisé.   »Cela fera plus de 2.000 suppressions de postes avec l’annonce de début de l’année », a assuré Christophe Gandhillon, délégué central FO.  Mais, pour la direction, le nombre total de départs sera inférieur: « On avait annoncé 1.500 départs en avril, cela sera 1.600 en tout avec, en plus, 500 personnes qui seront reclassées à l’intérieur du groupe pour faire d’autre tâches -notamment des travaux – que l’on sous-traitait avant », a précisé la direction.   »Il y a déjà eu environ 500 départs naturels depuis un an, et il y en aura 400 en 2014 qui seront accompagnés par des mesures d’âge s’il le faut », a ajouté la direction.  Confrontée à une détérioration de ses marges dans l’eau en France, Veolia Eau avait déjà annoncé en mars la suppression de 10% de ses effectifs français, soit 1.500 postes (1.250 sur les services d’exploitation et 250 sur les fonctions administratives), avec la volonté d’éviter « tout départ contraint ».  A propos des suppressions de postes annoncées en mars, la direction a expliqué aux élus du personnel lors du CCE extraordinaire du 28 novembre, que « les départs en retraite suffiraient à moduler l’emploi », indique M. Leroux.  Hervé Deroubaix, délégué central CFDT, a de son côté jugé « inacceptable » l’annonce de la restructuration par le nouveau patron de Veolia Eau, Alain Franchi, nommé en juillet. « Nous voulons un homme qui vient du sérail et non un mercenaire », a-t-il commenté.  Début janvier, une centaine de militants syndicaux CGT, CFDT, CFE-CGC et FO de Veolia s’étaient rassemblés devant le siège parisien de l’entreprise pour dénoncer une politique de réduction des effectifs aux « effets néfastes sur les conditions de travail ».  Un Conseil d’administration doit avoir lieu le 11 décembre où le projet de réorganisation du nouveau patron doit être validé, selon les syndicats. Un comité central d’entreprise suivra le 20 décembre.  Numéro un mondial dans l’eau, Veolia Environnement est aussi leader dans l’eau en France devant son grand rival Suez Environnement (Lyonnaise des Eaux), avec un chiffre d’affaires annuel de 3,4 milliards d’euros, soit 11,5% du total de Veolia.

 

Ayrault : retenue à la source pour l’impôt sur le revenu

Ayrault :  retenue à la source pour l’impôt sur le revenu

 
Quand Ayrault affirme que la retenue à la source de l’IR n’est pas écartée c’est qu’il l’envisage en faiat. Peut-être même plus rapidement qu’on ne imagine car la fusion IR- CSG n’est pas pour demain. Du coup l’impôt sur le revenu sera plus indolore et il sera aussi plus facile de l’augmenter en justifiant que par ailleurs d’autres impôts diminuent ( comme par exemple les rentrées de TVA , en recul de 10 milliards en 2013). . Invité de RTL ce mercredi matin, Jean-Marc Ayrault est revenu sur les concertations lancées depuis une semaine avec les partis et les partenaires sociaux sur ce dossier. Le Premier ministre dénonce un système fiscal « incompréhensible, illisible » avec des centaines de taxes et impôts nationaux, locaux et surtout une « instabilité » : « 20% de notre législation fiscale change tous les ans (…) chaque année au moment du vote du budget. » Et Jean-Marc Ayrault de donner l’exemple de l’impôt sur les sociétés. D’un côté, « les petites et les moyennes entreprises payent plein pot ». De l’autre les grands groupes, avec un système d’optimisation fiscale, parviennent à minorer leur impôt : « Ça devient injuste », juge Jean-Marc Ayrault. Autre exemple donné par le Premier ministre, celui de la prime pour l’emploi. Les salariés qui en bénéficient ne la reçoivent qu’ »un an après, une fois qu’ils ont fait leur déclaration d’impôts ». « Ils payent la CSG tout de suite et ils attendent un an pour avoir une aide de l’État. » Anormal selon lui. Jean-Marc Ayrault détaille « 4 principes » pour sa réforme fiscale : simplification, stabilité, stimulation du travail, de l’investissement, de l’emploi et justice. Et des engagements : « Il n’y aura pas d’augmentation globale de la fiscalité », prévient-il. Avant d’ajouter : « Le gouvernement s’engage à baisser la dépense publique. » Le Premier ministre n’écarte pas un prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu : il s’agit d’une des hypothèses de travail, confirme-t-il. « Je veux que tout ça se fasse dans la transparence », précise-t-il. Jean-Marc Ayrault promet que toutes les pistes proposées par les partenaires sociaux et les partis « seront mises sur la table ». « Je ne veux pas que ça se passe en catimini », explique le Premier ministre.

 

Croissance France ; des risques de récession en 2014 ?

Croissance France ; des risques de récession en 2014 ?

 

Ce ne sera peut-être pas la récession en 2014 mais pas loin.   Personne ne peut en effet mesurer l’effet des hausses de fiscalité qui vont peser sur ménages et les entreprises. Une fiscalité qui a déjà amputé de 11 milliards les rentrées de TVA (donc l’activité) en 2013 et qui pèsera davantage en 2014. Pour les économistes de Reuters,  l’embellie promise de l’activité est loin d’être certaine ; même incertitude sur   le rééquilibrage budgétaire précisément du fait de l’insignifiance de la croissance  et d’économies sur les dépenses publiques qui demeurent encore très virtuelles.  François Hollande compte sur la reprise économique pour sortir d’une impopularité qui fragilise son action mais une embellie à court terme est loin d’être assurée, tout comme l’amélioration de l’emploi censée l’accompagner. Plusieurs indicateurs montrent que le rebond annoncé par l’exécutif a du plomb dans l’aile et de nombreux économistes jugent que les leviers pour redresser la situation font défaut. Profitant déjà à plein du délai accordé par l’Europe pour redresser ses comptes, la France ne dispose en particulier d’aucune marge de manoeuvre pour stimuler l’activité par la dépense ou des baisses d’impôts. Pire, certaines hausses sont encore à venir, comme celle de la TVA le 1er janvier. « On est clairement dans une phase de fragilité de l’économie française », explique Philippe Waechter, chef économiste de Natixis AM, en commentant les derniers indicateurs macroéconomiques mardi sur son blog. Si l’on analyse à la fois la chute des indicateurs PMI de Markit en novembre et la stagnation du climat des affaires sous sa moyenne, « on n’est pas du tout en phase d’accélération de la conjoncture », dit-il. « Et comme l’activité était très molle, ça ne suggère pas de signaux très forts sur le dernier trimestre 2013 et sur le début d’année 2014″, ajoute-t-il, en soulignant parallèlement des tendances négatives sur le front de l’emploi. Avant la publication de ces indicateurs, dont la version préliminaire avait fait dire à un économiste de Markit qu’ils auguraient d’une rechute de la France en récession, la Banque de France et l’Insee avaient annoncé prévoir un net rebond de l’économie au quatrième trimestre, après le repli du troisième. Les économistes invitent également à la prudence sur les chiffres de l’emploi, après la baisse du nombre de chômeurs inscrits en catégorie « A » en octobre, saluée par l’exécutif comme le début de l’inversion promise de la courbe du chômage. « Ce recul ne concerne pas les catégories en sous-emploi, les plus de 50 ans, ni le chômage de longue durée. Il s’agit donc d’une inversion encore très partielle de la courbe du chômage », a ainsi souligné Hélène Baudchon, de BNP Paribas. Si les problèmes dont souffre l’économie française sont connus, tout comme les leviers pour les résoudre à moyen terme, les ressorts à court terme manquent, estiment des économistes. Du fait de l’absence de marge de manoeuvre budgétaire notamment, « il paraît difficile de mettre en place une politique économique qui évite la poursuite de la contraction du secteur exposé à la concurrence internationale à court terme », explique Patrick Artus, de Natixis, dans une note. D’autant que la maîtrise accrue des dépenses publiques, sur laquelle le gouvernement compte désormais exclusivement pour rééquilibrer les comptes publics est encore largement à faire. Et que les hausses d’impôts n’ont pas eu leur plein effet. « Nous nous inquiétons pour l’activité après la fin de l’année, quand les hausses d’impôts affecteront le revenu des ménages et le coût du travail des entreprises », note ainsi Dominique Barbet, chez BNP Paribas, jugeant cette perspective encore plus inquiétante que les signaux négatifs de novembre sur l’activité des entreprises et l’emploi. Un risque qui pourrait fragiliser la perception de la France par ses partenaires et les marchés, auprès desquels le pays continue de jouir d’une situation très favorable qui l’aide à tenir ses dépenses et à réduire ses déficits. Certains signes de divergence apparaissent, et plus seulement avec l’Allemagne. Pour Patrick Artus, « la France n’a pas une économie qui se redresse, alors que dans les autres pays de la zone euro on voit des signes d’amélioration ». Selon Denis Ferrand, directeur général de Coe-Rexecode, « en France, l’activité industrielle subit depuis trois ans une lente érosion dont aucun indice ne permet d’anticiper l’enrayement ». « Ces signes d’une atonie persistante de l’investissement productif sont probablement les plus préoccupants pour le potentiel de croissance industrielle de la France relativement à ses partenaires européens », ajoute-t-il.

Japon : nouveau plan de relance

Japon :  nouveau plan de relance

 

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe prépare un nouveau plan de relance de 18.600 milliards de yens (134 milliards d’euros) cette semaine, sans qu’il soit nécessaire d’emprunter plus pour le financer. Le dispositif doit être approuvé en conseil des ministres jeudi, ont déclaré des sources au fait du dossier mercredi. Shinzo Abe avait déjà mis en route dans le courant de l’année un plan de relance de l’économie de 20.000 milliards de yens, dans le but de mettre fin à 15 années de déflation et de croissance molle. Pour l’essentiel, le nouveau programme reprendra des mesures ordonnées par Abe en octobre et destinées à amortir le choc d’une hausse de la TVA en avril 2014, ont ajouté les sources. Il ne sera pas nécessaire d’emprunter car il sera financé par des recettes fiscales qui ont dépassé les projections initiales en raison de la reprise de la croissance et par des fonds provenant d’autres postes budgétaires mais qui n’ont pas été mobilisés, ont encore dit les sources.

 

Croissance Russie : en baisse

Croissance  Russie : en baisse

La Russie, confrontée à une stagnation des investissements et de la consommation des ménages, a de nouveau réduit ses prévisions de croissance mardi, tablant désormais sur une hausse du produit intérieur brut limitée à 1,4% cette année. Les prévisions annoncées pour les deux prochaines années, ajoutées à l’aveu fait il y a quelques semaines selon lequel le pays restera à la traîne de la croissance mondiale pendant les 20 prochaines années, viennent conforter le sentiment que Moscou, trop tributaire de ses ressources naturelles, a besoin d’un nouveau modèle économique. « La stagnation va continuer, avec des moments de redressement », a déclaré le ministre de l’Economie, Alexeï Oulioukaïev, cité par l’agence RIA Novosti. La nouvelle prévision de croissance de 1,4% pour 2013, malgré un cours du brut qui reste stable autour de 100 dollars le baril, se compare à un objectif précédent de 1,8% qui lui-même avait été revu en baisse. Le gouvernement a également réduit ses prévisions de croissance pour 2014 et 2015, à 2,5% et 2,8% respectivement au lieu de 3% et 3,1%. « Ce n’est pas une crise économique, c’est la crise d’un modèle économique », avait lancé Andreï Makarov, président de la commission budgétaire et fiscale de la Douma, lors d’un récent débat parlementaire. Les nouvelles prévisions sont bien loin du taux de croissance de 5% que le président Vladimir Poutine promettait avant son retour au Kremlin l’an dernier. Le dirigeant russe voyait alors son pays se hisser parmi les cinq premières économies mondiales d’ici 2020, alors qu’il occupe actuellement la huitième place.  

 

Croissance Chine : maintien des services

Croissance Chine : maintien de la croissance des services

L’activité du secteur des services a crû à un rythme stable par rapport au mois dernier en novembre, selon l’enquête menée par HSBC auprès des directeurs d’achats, une donnée qui témoigne de la capacité de résistance d’un pays qui s’apprête à connaître d’importants bouleversements économiques. L’indice HSBC/Markit, qui couvre une multitude de PME privées alors que l’indice PMI officiel traite des grandes entreprises publiques, est ainsi ressorti à 52,5 le mois dernier, non loin du pic de près d’un an de 52,6 atteint en octobre. Un indice PMI au-dessus de la barre des 50 dénote une croissance de l’activité. Quand il est sous cette barre, il y a contraction. « Le secteur des services a poursuivi son rythme de croissance soutenu, qui se traduit par une troisième mois successif d’amélioration de la situation en termes d’emploi », a déclaré Hongbin Qu, économiste en chef pour la Chine chez HSBC. L’économie a regagné en vigueur depuis la mi-2013, après une période de ralentissement marqué. Ceci devrait encourager le gouvernement à aller de l’avant avec son ambitieux projet de faire davantage dépendre l’activité du pays de la consommation des ménages et moins des exportations et des investissements, qui sont depuis le début les moteurs de l’expansion chinoise.Les services ont représenté 45% environ de l’activité économique totale en Chine en 2012 et le secteur est devenu en 2011 le premier employeur du pays.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

Réforme fiscale ou diminution des prélèvements

Réforme fiscale ou diminution des prélèvements

 

De l’avis  de tous les observateurs Ayrault a réalisé un bon coup de com. avec l’annonce subite de sa réforme fiscale. Cela pour tenter de faire oublier le ralbol fiscal. Or lancer un débat sur les modalités n’est pas une ouverture sur la nécessité de faire baisser les prélèvements obligatoires. Ayrault a d’ailleurs prévenu, cela se fera à prélèvements constants. Autant dire plus clairement pas de diminution globale de la fiscalité mais une autre répartition. Un dossier très complexe sur lequel Moscovici (pas informé avant interview d’Ayrault, pas plus que Cazeneuve ou Touraine) n’est pas très chaud comme l’administration de Bercy. L’affaire est complexe en particulier sur la question  centrale de la fusion CSG-IR. En tout état de cause il faudra des années pour la réaliser. Le risque évidemment c’est d’élargir l’assiette pour augmenter les prélèvements. Plus l’assiette est large plus le rendement fiscal est grand. Ce qui pourrait bien se produire surtout si les recettes fiscales continuent de baisser (moins 11 milliards en 2013) du fait de l’absence de croissance. Avec en plus le risque de mécontentements multiples (plus de 400 niches fiscales, certaines utiles, d’autres à caractère clientéliste). Le vrai débat devrait porter sur le poids de l’impôt en vue d’en réduite la pression. Ensuite seulement on pourrait prévoir une modification  de ses modalités. Le débat commence à monter puisque les français viennent dans un sondage de se prononcer à 61 % pour une diminution du nombre de fonctionnaires .Un enjeu majeur pour faire diminuer les dépenses des collectivités publiques mais qu’Ayrault a occulté. Normal il est fonctionnaire comme nombre de politiques.

L’Inde menace l’OMC pour défendre ses pauvres

L’Inde menace l’OMC pour défendre ses pauvres

 

 

Lutter contre la pauvreté ou favoriser les échanges internationaux, c’est le dilemme de l’inde qui menace l’existence même de l’OMC. Après Cancun en 2003, Hong Kong en 2005 puis Genève en 2009 et 2011, l’OMC se retrouve lors d’une nouvelle conférence ministérielle à Bali pour tenter d’aboutir à un accord sur le programme de réduction des barrières au commerce mondial, lancé à Doha en 2001 mais resté depuis lettre morte.  La conférence ministérielle prend une nouvelle fois des allures de « réunion de la dernière chance », tant les discussions sont paralysées: malgré des mois de pré-négociations, aucun compromis n’a été atteint sur une ébauche d’accord qui aurait pu être soumis aux ministres à Bali, augurant mal du résultat.  Mais « l’enjeu » de Bali n’est « pas seulement une série de mesures pour doper l’économie mondiale », a averti le directeur général de l’OMC, Roberto Azevedo, dans une lettre ouverte publiée dimanche dans le Wall Street Journal. Mais également « le rôle de l’OMC et du multilatéralisme ».  Un nouvel échec à Bali pourrait bien sonner le glas des négociations multilatérales sur l’ouverture du commerce, à l’heure où se multiplient les traités régionaux, comme entre l’Union européenne et le Canada par exemple.   »Si nous échouons ici, les conséquences seraient graves », estime M. Azevedo, qui a déployé des efforts désespérés pour relancer le cycle de négociations dit « de Doha » et ainsi faire mieux que son prédécesseur français Pascal Lamy, à qui il a succédé en septembre.   »Nous ne devons pas oublier l’importance qu’un résultat tangible à Bali aurait sur notre foi dans le système multilatéral », a renchéri lundi le ministre indonésien du Commerce, Gita Wirjawan, président de la réunion ministérielle.  Et même si un accord ne représente que « 5 à 10% » des objectifs de libéralisation du commerce mondial que l’OMC s’était fixée à Doha en 2001, cela resterait « infiniment mieux que ce que nous avons eu ces douze dernières années », a-t-il souligné.  Dans un nouvel appel lancé mardi matin, le ministre a appelé les 159 Etats-membres à « ne pas se laisser prendre en otage par les divergences entre les uns et les autres », dans une référence à l’épineuse question de la sécurité alimentaire, pierre d’achoppement des discussions.  Les 46 pays en développement du « G33″ voudraient accroître leurs subventions aux produits agricoles afin d’aider leurs fermiers et nourrir à bas prix les plus pauvres, mais cela est actuellement sévèrement limité par l’OMC, car considéré comme une forme de dumping.  Le gouvernement indien, à la pointe de ce combat, a réitéré sa fermeté dans le domaine. « Nous ne pouvons plus permettre que les intérêts de nos paysans soient sacrifiés sur l’autel des ambitions mercantiles des riches », a déclaré le très combattif ministre indien du Commerce, Anand Sharma, cité lundi dans le presse indienne.  Delhi, en difficulté à l’approche d’élections nationales, entend mettre en oeuvre un programme visant à offrir à prix artificiellement bas des denrées alimentaires de base à plus de 800 millions de pauvres.  La possibilité d’un compromis avec l’Inde semble ainsi conditionner tout accord à Bali, poussant Roberto Azevedo à appeler à un sursaut « politique » quelques heures avant l’ouverture officielle de la réunion, à 15h00 locales (07h00 GMT).   »C’est une question de volonté politique. La décision est entre les mains des ministres », a-t-il lancé.

Education nationale : la France encore déclassée

Education nationale : la France encore déclassée

Or, selon les  informations du JDD, la France, qui depuis la création de ce classement international en 2000 n’a cessé de décrocher, pourrait cette année encore perdre au moins deux places. En 2009, l’Hexagone s’en tirait avec une mention tout juste passable : 11e parmi les pays de l’OCDE, 14e de l’ensemble des pays ayant participé à l’étude, loin derrière la Corée du Sud, la Finlande et Shanghai, le trio de tête. « Vous allez voir, en décembre on va avoir les nouvelles études Pisa. La France décroche totalement dans les performances de ses élèves », avançait dès le mois d’octobre Vincent Peillon sur le plateau du Grand Journal. À la veille de la publication de l’étude, il se montre plus prudent : « Nous ne pouvons pas préjuger des résultats de Pisa, mais toutes les études montrent que l’école française décline depuis plusieurs années. » À chaque session, l’OCDE choisit une « majeure », une matière dominante. Cette fois, les maths seront scrutées à la loupe. La dernière étude révélait une baisse sensible du niveau dans cette matière, alors qu’au début des années 2000 la France figurait dans le peloton de tête. Plusieurs observateurs ne voient pas comment cette tendance pourrait être inversée. « Les résultats en maths seront moins bons qu’en 2003, année où c’était la matière majeure », affirment-ils. Selon une étude du ministère de l’Éducation de 2010, 15 % des élèves de 3e ne maîtrisent aucune des notions mathématiques sur lesquelles ils travaillent depuis la 6e, et 30% seulement sont capables de multiplier et d’additionner des nombres simples. On craint surtout que le fossé entre les bons et les mauvais élèves ne se creuse encore. Pisa 2009 avait en effet pointé pour la France un inquiétant écart entre une élite d’élèves, souvent issue d’un milieu social élevé, et une part croissante de jeunes en grande difficulté qui décrochent. « Nous sommes classés parmi les pays encore performants mais inéquitables », rélève la sociologue Marie Duru-Bellat. Le ministre anticipe en justifiant sa politique : « La refondation de l’école lancée depuis dix-huit mois vise justement à stopper le déclin de l’école et à redonner à l’école républicaine son caractère égalitaire. »

UMP : « l’élection de Copé pas honnête » ( Fillon)

UMP : ‘ l’élection de Copé pas honnête » ( Fillon)

Invité ce mardi de RTL, François Fillon est revenu sur l’élection de Jean-François Copé à la tête du parti : en novembre 2012, le scrutin avait pris des allures de psychodrame, entaché de soupçons d’irrégularités et de multiples contestations. « Il y a eu une élection à la présidence de l’UMP qui n’a pas été honnête, qui n’a pas été transparente », estime toujours aujourd’hui l’ancien Premier ministre. « On ne peut pas baser la légitimité d’une formation politique sur des pratiques qui ne sont pas honnêtes. »  A une auditrice qui se demande si François Fillon ne fait pas « cavalier seul », alors que l’UMP a besoin d’être « forte ensemble », le député répond qu’il faudra encore du temps. Qu’il a accepté le compromis validant l’élection de Jean-François Copé à la tête du parti : « Il m’a semblé que c’était dans l’intérêt de ma famille. »"On a décidé de laisser ça de côté, d’oublier le passé et d’essayer de reconstruire une formation politique rassemblée autour d’un projet politique », explique-t-il. Une tache qui « prend du temps », qui « n’est pas facile ». François Fillon évoque « quelques tensions » récentes, à l’occasion du choix des candidats aux élections municipales, mais constate tout de même des « progrès manifestes ». « On ne gagnera jamais sur quelque chose qui n’est pas solidement construit, on a d’abord besoin de reconstruire les fondations de notre famille politique. » Il réclame donc le temps du « débat ».

 

Sondage : moins de fonctionnaires, 61% pour

Sondage : moins de fonctionnaires, 61% pour

Une majorité de Français (61%) estime « nécessaire de faire des économies » sur les dépenses publiques « quitte à fermer certains services publics », selon un sondage Ifop pour Le Figaro à paraître mardi 3 décembre. A la proposition « il est nécessaire de faire des économies budgétaires compte tenu de l’ampleur des déficits publics et de la dette, quitte à fermer certains services publics« , 61% des personnes interrogées répondent oui, tandis que 39% jugent « nécessaire de garder les services publics à proximité des usagers sur l’ensemble du territoire quitte à augmenter les impôts ». Six Français sur dix estiment aussi que l’État peut faire aussi bien avec moins d’agents et qu’ »il serait possible d’avoir des services publics de qualité tout en réduisant le nombre de fonctionnaires ». 32% des Français répondent non et 8% ne se prononcent pas. Pour 54% des personnes interrogées, « le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite » est une « bonne mesure », 46% pensent le contraire. Interrogés sur le « montant des impôts et taxes », 45% des Français le qualifient d’ »excessif », 43% d’ »élevé », 10% de « plutôt acceptable » et 2% de « très acceptable ». Invités à juger la France dans la compétition économique mondiale, 73% d’entre eux jugent qu’elle est « mal placée », 27% pensant l’inverse.

 

Équitaxe : « Hollande n’est pas le bon cheval »

Équitaxe : « Hollande n’est pas le bon cheval »

C’est le titre de pancartes de la manif contre l’équitaxe .Sans doute ni le bon cheval, ni le bon cavalier pour diriger la monture.  L’augmentation massive  de la TVA va conduire nombre de centres à fermer. Des centres déjà atteints par la conjoncture avec une moindre fréquentation et qui financièrement sont structurellement très fragiles. De quoi aussi s’interroger sur le rôle de Bruxelles qui n’a pas mieux à faire que de s’occuper que la TVA de centres équestres en France !  Il faut bien occuper les 50 000 fonctionnaires européens !  La fronde de l’équitaxe parviendra-t-elle jusqu’à Bruxelles ? Depuis plusieurs semaines, les éleveurs de chevaux et les gérants de centres équestres protestent contre le passage de la TVA de leur secteur de 7 à 20% au 1er janvier prochain. Une directive européenne que le gouvernement entend renégocier afin de rétablir le taux réduit pour les centres équestres. Mais la tâche s’annonce particulièrement ardue. Il faut en effet parvenir à convaincre les 26 autres pays membres de l’Union européenne. En attendant, le gouvernement va essayer d’obtenir dès le mois de janvier un taux réduit pour certaines activités des centres équestres. Dans cette perspective, la France doit normalement entamer des discussions avec Bruxelles dès les prochains jours.  L’objectif de la France est bien évidemment de rester en conformité avec le droit européen, sans quoi elle s’expose à de lourdes amendes (50 millions d’euros). À l’inverse de Bruxelles, la France estime que les activités de cette filière entrent dans le régime des produits et services, et peuvent donc bénéficier d’une TVA réduite. Mais le 8 mars 2012, une décision de la cour de justice de l’Union européenne a contraint la France à respecter la réglementation européenne.  Par exemple, si les propriétaires de chevaux sont soumis à une TVA de 20% s’ils le mettent en pension, les propriétaires de poneys ne sont pour leur part soumis qu’à une TVA de 10%, cette activité étant considérée comme un sport. En attendant, le gouvernement a rappelé que toutes les mesures pour aider la filière seraient prises avec notamment la création d’un fonds cheval et d’un crédit d’impôt, qui devraient contribuer à compenser le manque à gagner pour les centres équestres l’année prochaine.

 

Budget 2013 : 11 milliards de rentrées fiscales en mois

Budget 2013 : 11 milliards de rentrées fiscales en mois

Fiscalité en plus, pas de croissance, fiscalité en moins, le cercle vicieux. Ainsi 11 milliards de rentrées fiscales en mois et un déficit supérieur à 4%. Davantage de déficit que prévu il y a un an lors du vote du budget et moins de rentrées fiscales qu’espérées par le gouvernement. Voilà en résumé les grandes lignes du projet de loi de finances rectificative pour 2013 examiné à partir d’aujourd’hui par l’Assemblée nationale.  Initialement, le déficit de l’Etat était attendu à 62,3 milliards d’euros. Il s’établira finalement à 71,9 milliards. C’est toutefois un peu mieux (de 15 milliards) qu’en 2012. Au total, le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales), sera de 4,1% contre 4,5% un an auparavant.  Le projet de budget 2014, en cours d’examen par le Parlement, prévoit de ramener le déficit public à 3,6% du PIB par un effort de 15 milliards d’euros d’économies et 3 milliards de hausse des prélèvements. De leurs côtés, les recettes fiscales connaissent un coup de mou en cette fin d’année. À 302 milliards d’euros, elles seraient inférieures de près de 11 milliards d’euros à la prévision initiale. La conséquence notamment d’une croissance économique plus faible qu’espéré.  La TVA devrait rapporter 5,6 milliards d’euros de moins que prévu, l’impôt sur les sociétés près de 4 milliards de moins, et l’impôt sur les revenus plus de 3 milliards de moins. Mais à l’occasion de ce collectif, le gouvernement va pouvoir mettre en avant que l’ensemble des dépenses de l’État, exceptionnelles ou non, s’élèveront à 378,3 milliards d’euros en 2013 contre une prévision initiale de 379,6 milliards, soit une économie de 1,3 milliard d’euros. La progression de l’ensemble des dépenses de l’État est donc limitée à 1,6 milliard d’euros par rapport à l’exécution 2012, hors dépenses exceptionnelles.  Ce résultat satisfaisant s’explique en partie par une charge de la dette de l’État inférieure de 1,3 milliard d’euros à celle constatée en 2012 en raison des taux bas. En revanche, la charge des pensions des fonctionnaires est supérieure de 1,8 milliard à celle de 2012

 

Hollande: « l’innovation, croissance de demain » ou…. l’avenir c’est demain !

Hollande: « l’innovation, croissance de demain » ou…. l’avenir c’est demain !

 

 

Florilèges de truismes  à  l’occasion du lancement de ce nouveau concours Lépine mode hollandaise. « L’innovation c’est la croissance de demain » a-t-il notamment déclaré, une belle formule pour ne rien  dire d’autre qu’une banalité. Comme Montebourg persuadé que ce concours Lépine new look va « changer la société ». Tout cela sent l’improvisation et ne vise sans doute qu’à masquer la dégradation de l’industrie française dont on apprend aujourd’hui qu’elle se redresse en Europe sauf en France.   L’exécutif veut donner donc un coup de fouet à l’innovation. Le président François Hollande a ainsi lancé, ce lundi 2 décembre, le concours « innovation 2030″ , dont le but est d’attirer en France les projets d’avenir. il a affirmé que ce concours traduit « une volonté de réindustrialiser la France ». « Une démarche longue » mais qui, selon lui, rejoint à la fois le pacte de compétitivité et de croissance du gouvernement et les 34 plans industriels d’Arnaud Montebourg. L’initiative du ministre du Redressement productif « doit forcer l’allure des décisions industrielles dans les entreprises françaises pour être les meilleurs dans un laps de temps court, sur un certain nombre d’objets ou de services » dixit François Hollande. Tandis « qu’aujourd’hui c’est le long terme » , a-t-il précisé. Ce dernier s’est désolé de voir la France reculer dans les classements concernant la compétitivité. Il a notamment affirmé qu’elle se plaçait 11ème sur 28 au sein de l’Union européenne, sans préciser de quel classement il s’agissait. « Ce n’est pas notre rang, ce ne doit pas être notre place ».  Estimant que « l’innovation, c’est la croissance de demain », il a énuméré les différents dispositifs fiscaux mis en place pour la favoriser: extension du crédit d’impôt recherche, abattements sur les plus-values mobilières, système d’amortissement favorable aux sociétés qui investissent dans des jeunes entreprises innovantes, ou encore création du statut de la jeune entreprise innovante. « Ils seront maintenus pour l’ensemble du quinquennat « , a-t-il déclaré, ajoutant que « le rôle de l’Etat est de faire émerger, accompagner les talents et de créer un environnement favorable à l’innovation ». Il a ensuite rappelé les sept priorités ciblées par le concours: le stockage de l’énergie, le recyclage des métaux, le développement des protéines végétales, ce qu’il appelle « la chimie verte », « utiliser les ressources de la mer, « la médecine individualisée », « l’économie de la longévité » et le « big data », c’est-à-dire le traitement d’énormes bases de données. François Hollande a bien insisté sur le fait que ce concours était ouvert à tous les innovateurs , qu’ils soient français ou étrangers, à la condition « d’implanter leurs activités sur notre territoire ». « La France doit attirer tous les talents et devenir un lieu où on vient innover et investir ».  Arnaud Montebourg a lui jugé que « l’innovation doit réconcilier les Français avec le risque ». « Dans ce monde qui n’aime pas le risque, la France a fait le choix du risque et de l’innovation et c’est avec les innovateurs du monde entier que la France va participer à la préparation d’un changement de société », a-t-il affirmé.

 

Industrie en Europe : ça va mieux sauf en France

Industrie en Europe : ça va mieux sauf en France

 

Un peu de mieux pour l’industrie en Europe qui repasse dans le verte tandis que la France reste dans le rouge.  La vigueur de la demande a permis au secteur industriel de la zone euro d’enregistrer en novembre sa croissance la plus élevée depuis plus de deux ans, mais l’amélioration globale ne profite pas à tous les pays, la contraction se poursuivant en France et reprenant en Espagne, montrent lundi les résultats définitifs des enquêtes mensuelles auprès des directeurs d’achats. La croissance de l’activité reste toutefois faible et les entreprises continuent de réduire leurs effectifs, note le cabinet Markit, qui coordonne ces études. L’indice PMI pour l’ensemble de la zone euro est monté à 51,6, son meilleur niveau depuis juin 2011, après 51,3 en octobre. Une première estimation « flash » l’avait donné à 51,5. Le sous-indice mesurant la production a progressé à 53,1 contre 52,9. Le PMI manufacturier ressort donc pour le cinquième mois consécutif au-dessus de la barre de 50 séparant contraction et croissance de l’activité. La composante des nouvelles commandes à l’exportation a quant à elle atteint 54,0, son plus haut niveau depuis mai 2011. « L’enquête PMI manufacturière de novembre est globalement une bonne nouvelle mais elle suggère qu’il y a encore beaucoup de raisons de s’inquiéter pour la santé économique de la zone euro. Le principal motif de préoccupation, c’est la France », explique Chris Williamson, chef économiste de Markit. « Il y a de plus en plus de pays du Sud qui déçoivent, notamment la France et l’Espagne, où la rechute est évidente », ajoute-t-il. « On a regardé les PMI, certains sont meilleurs que d’autres, mais ce que cela semble suggérer, c’est la divergence économique en Europe, ce qui est quelque peu préoccupant », commente Michael Hewson, analyste senior de CMC Markets à Londres. Le PMI manufacturier français est tombé à un plus bas de cinq mois à 48,4 contre 49,1, s’inscrivant pour le 21e mois consécutif sous le seuil de 50. L’indice espagnol, lui, est repassé sous cette barre après trois mois de croissance. Le contraste avec l’Allemagne est donc de plus en plus net: pour les entreprises industrielles allemandes, novembre a été le mois le plus dynamique depuis la mi-2011, l’indice PMI atteignant 52,7, soit un point de plus qu’en octobre. A l’échelon de l’ensemble de la zone euro, les commandes à l’export ont enregistré leur plus forte croissance depuis mai 2011, le sous-indice mesurant leur évolution remontant à 54,0 contre 53,1. L’augmentation des carnets de commandes en attente a ainsi atteint son rythme le plus élevé depuis mai 2011. Pour autant, les entreprises ont réduit leurs effectifs globaux pour le 22e mois consécutif. « L’autre grand sujet de préoccupation, c’est le fait que l’emploi continue de reculer, les entreprises cherchant à mincir pour être plus compétitives. La moindre amélioration de la situation de chômage record de la région semble encore terriblement lointaine », estime Chris Williamson. Les entreprises manufacturières ont néanmoins pu augmenter leurs prix de vente pour le troisième mois consécutif. La première estimation de l’inflation dans la zone euro en novembre, publiée vendredi, a montré une légère accélération à 0,9% en rythme annuel, un chiffre encore très loin de celui de 2% visé par la Banque centrale européenne (BCE). Parallèlement à la situation contrastée dans la zone euro, la Grande-Bretagne confirme l’accélération de sa reprise: le PMI Markit-CIPS manufacturier a atteint 58,4 après 56,5 en octobre, son plus haut niveau depuis février 2011. Le consensus Reuters le donnait à 56,0. Et le sous-indice de l’emploi a bondi à 54,5, au plus haut depuis mai 2011, contre 51,9 en octobre.

 

 

Lagardère et Daimler : petits arrangements boursiers en procès

Lagardère et Daimler : petits arrangements boursiers en procès

« Délit d’initié », tout de suite les grands mots pour une affaire qui n’est sans doute qu’un petit arrangement boursier. 17 des 21 membres de la direction d’Airbus ont ainsi réalisé 20 million de plus-values en vendant leurs actions avant l’information officielle concernant les retards de l’A 380. De là à croire qu’ils tiré profit de l’information interne pour un bénéfice personnel, il n’y a vraiment qu’un juge pour le supposer !  Les groupes Lagardère et Daimler sont renvoyés en correctionnelle pour « délit d’initié » dans l’enquête sur les mouvements de titres suspects dans le groupe européen d’aéronautique et de défense EADS en 2006, a-t-on appris lundi de source judiciaire. Le juge d’instruction Serge Tournaire a également décidé d’un procès pour sept personnes physiques, dont l’ancien coprésident exécutif d’EADS Noël Forgeard, l’ex-directeur général délégué du groupe Jean-Paul Gut et l’ancien vice-président d’Airbus, filiale d’EADS, Olivier Andriès. John Leahy, le directeur commercial d’Airbus, figure également parmi les personnes renvoyées, a-t-on appris auprès de l’avocat d’une des parties. Fin 2009, le groupe de médias avait été blanchi dans une autre procédure, administrative celle-là, menée par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Mais le juge d’instruction, qui mène parallèlement l’enquête pénale, a une autre appréciation, de même que le parquet, qui avait requis au début de l’année le renvoi en vue d’un procès des deux groupes et des sept personnes en examen. Les deux groupes renvoyés en correctionnelle se sont déclarés certains d’être blanchis. « Après avoir été mise hors de cause par les autorités de tutelle boursières dans les différents pays concernés, et notamment par l’AMF, la société SCA Lagardère prend acte avec surprise de la position du juge d’instruction consistant à saisir le tribunal de la situation de divers actionnaires et cadres dirigeants d’EADS », a déclaré le groupe dans un communiqué transmis par son avocat, Me Jean Veil. EADS a réaffirmé son « total soutien » et sa « confiance » dans les responsables concernés, précisant dans un communiqué rester confiant « dans le fait qu’une nouvelle fois il sera démontré que ces accusations sont sans fondement ». La date d’un procès à Paris n’a pas encore été fixée. L’enquête porte sur plusieurs personnes physiques et morales soupçonnées d’avoir tiré profit d’informations privilégiées avant l’annonce de retards du programme du très gros porteur A380 en 2006, afin d’exercer des stock-options ou de se désengager. Lagardère et DaimlerChrysler, principaux actionnaires privés d’EADS, ont cédé chacun 7,5% du capital du groupe le 4 avril 2006. Ces sociétés ont toujours affirmé que ces mouvements étaient prévus de longue date et n’avaient pas de rapport avec les problèmes de l’A380. Dans un rapport, l’AMF avait établi que 17 des 21 membres des comités exécutifs d’Airbus et d’EADS avaient cédé entre le 19 juillet 2005 et le 13 juin 2006 plus de 1,7 million de titres au total, réalisant une plus-value brute totale de 20 millions d’euros. Les retards de production sur l’A380 n’avaient été annoncés officiellement que le 13 juin 2006, provoquant le lendemain une chute de 25% de l’action EADS en Bourse.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

Hollande : « la fin du président normal » (Cambadélis)

Hollande : « la fin du président normal » (Cambadélis)

 

Exercice d’acrobatie pour Cambadélis qui ne peut critiquer de front Hollande mais qui constate quand même que c’est la fin du président normal. On sen doutait, en période crise notamment la normalité paraît peu adaptée à a situation qui exige charisme, vision et détermination. Autant de qualités qui ne sont pas le lot de cette normalité. Formule par ailleurs sans contenu et destinée seulement à discréditer l’activisme verbal  de Sarkozy. « La présidence dite normale est-elle morte », ont demandé Radio Classique et LCI à l’élu parisien. « Oui, je pense. Je pense qu’il s’est fait au rôle de président, il a fini par lâcher les derniers éléments qui le rattachaient à sa vie antérieure », a-t-il répondu.   »Aujourd’hui, il est seul, et c’est le problème de tous nos présidents sous la Vème République », a insisté le secrétaire national du PS à propos du chef de l’Etat.  A quoi a-t-il remarqué que cette formule du président normal était devenue caduque: « à son attitude, au fait qu’il est pleinement dans le régalien.   M. Cambadélis voit dans l’affaire Leonarda – où l’intervention directe de M. Hollande a été très critiquée – « un tournant, parce qu’il a réfléchi au rôle de uns et des autres, du Premier ministre – d’ailleurs il l’a laissé faire sur la réforme fiscale – au rôle du président de la République qui doit intégrer l’intérêt national » et qui « doit être plus avare de ses mots, même si on est sous le quinquennat ».  Le député ne « voit pas qui pourrait s’imposer » à la place du président à la présidentielle de 2017. Une belle langue de bois car il est évident qu’Hollande est dores et déjà complètement discrédité et sil devait se représenter il subirait le sort de Jospin en troisième position. Cambadélis à raison Hollande est bien seul, de plus en plus seul si on en juge par sa descente aux enfers en matière de popularité.

 

Fonctionnaires : « plus d’emploi à vie » (Bertrand)

Fonctionnaires : « plus d’emploi à vie » (Bertrand)

 

Xavier Bertrand veut révolutionner le statut de fonctionnaire, il aura du mal car la grosse majorité de la classe politique en bénéficie. D’où sans doute la réforme impossible des dépenses de l’Etat et des procédures qui plombent compétitivité et initiative. « Le statut de la fonction publique ne sera plus garanti à l’avenir aux nouveaux entrants », à part dans les services publics qui remplissent les « missions régaliennes de l’Etat », a proposé, lors de l’émission C Politique sur France 5, Xavier Bertrand, qui a réaffirmé sa volonté d’être candidat à la primaire UMP pour la présidentielle de 2017.   »Les policiers, les magistrats doivent garder ce statut. Les agents administratifs dans les différents ministères doivent-ils garder ce statut? Je ne le pense pas » a lancé M. Bertrand, qui a été ministre du Travail de 2007 à 2009.  Selon M. Bertrand, « du jour où vous n’avez plus l’emploi à vie, vous faites une économie immédiate sur les engagements de l’Etat », sur les retraites des fonctionnaires et les pensions de réversion versées à son conjoint.  Le maire de Saint-Quentin (Aisne) a donné l’exemple d’infirmières à qui on donnerait le choix de renoncer à leur statut de fonctionnaire pour gagner plus.  Xavier Bertrand a aussi qualifié de « totalement artificielle » la baisse du nombre de chômeurs annoncée jeudi, en regrettant que « le chômage de longue durée et le chômage des seniors explosent ».   »Le gouvernement est en train de siphonner les crédits pour l’apprentissage » pour financer les emplois aidés, essentiels selon M. Bertrand dans cette dernière évolution des chiffres du chômage.  Considérant qu’il est impossible « d’inverser la courbe du chômage avec une croissance aussi faible », Xavier Bertrand a envisagé des évolutions majeures du code du travail: une simplification des licenciements pour pouvoir « se séparer d’un salarié plus rapidement, plus facilement », avec des garanties pour le salarié. Il a également demandé une baisse « massive » des charges pour les entreprises, et l’accompagnement des chômeurs, pour « sortir du système où celui qui ne veut pas travailler peut dire non, et il ne se passe rien pour lui ».

 

1...1314151617



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol