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Archive mensuelle de décembre 2013

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Budget : un trou de 11 milliards

Budget : un trou de 11 milliards

 

 Le déficit du budget de l’Etat français à fin octobre s’est contracté à 86,0 milliards d’euros contre 94,6 milliards un an plus tôt à la même période, selon les données publiées vendredi par le ministère du Budget. Les recettes du budget de l’Etat (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 244,4 milliards d’euros contre 231,0 milliards un an plus tôt, en hausse de 5,8%. Les dépenses ont quant à elles progressé de 1,7% à 325,5 milliards d’euros (317,4 milliards hors dépenses exceptionnelles) contre 320,1 milliards à fin octobre 2012. Comme depuis le début de l’année, la hausse des recettes fiscales est tirée par les rentrées d’impôt sur le revenu et sur les sociétés en raison de l’augmentation des prélèvements. Mais le niveau des recettes de TVA (+1,9% à 112,2 milliards) est toujours limité du fait de la conjoncture et de la faible inflation. Le déficit du budget de l’Etat devrait atteindre 71,9 milliards d’euros fin 2013 contre 62,3 milliards prévus à l’origine, soit une amélioration de 15 milliards par rapport à 2012, selon le projet de loi de finances rectificative en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Les dépenses de l’Etat atteindraient comme prévu 279 milliards d’euros hors charge de la dette et pensions. Elles seraient au total légèrement inférieures aux prévisions, à 378 milliards d’euros, la charge de la dette et le montant des pensions devant être moins élevés que prévu. Quant aux recettes, à près de 302 milliards d’euros, elles seraient inférieures de près de 11 milliards à la prévision initiale, conséquence notamment d’une croissance économique plus faible qu’espéré.

 

BCE : vers des taux négatifs ?

BCE : vers des taux négatifs ?

 

Enfoncée dans une quasi déflation, la BCE pourrait bien envisager à terme des taux négatifs. La Banque centrale européenne a dit jeudi s’attendre à une inflation au sein de la zone euro bien inférieure à ses objectifs au cours des deux prochaines années et a confirmé qu’elle était prête à agir si nécessaire pour renforcer une reprise atone. La banque centrale a laissé ses taux directeurs inchangés, comme attendu, à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs. Le taux de refinancement et celui de la facilité de prêt marginale, abaissés de manière inattendue le mois dernier d’un quart de point, restent fixés à 0,25% et 0,75% respectivement. Celui de la facilité de dépôt demeure à zéro. Les intervenants de marchés s’attendent à de nouvelles initiatives de la BCE et son président Mario Draghi n’a rien fait pour les en dissuader au cours de la conférence de presse qui a suivi l’annonce sur les taux. « Nous pourrions connaître une période prolongée de faible inflation suivie ensuite par un mouvement graduel à la hausse vers des taux d’inflation inférieurs mais proches de 2% », a-t-il déclaré. « Nous surveillons les évolutions attentivement et sommes prêts à envisager l’usage de tous les instruments disponibles. » Il a ajouté que la discussion du Conseil des gouverneurs n’avait concerné aucun instrument en particulier mais qu’un « bref échange » avait porté sur le passage en territoire négatif du taux des dépôts, soit le taux auquel la BCE rémunère les liquidités excédentaires que les banques laissent dans ses livres. La décision de maintenir le taux refi, le principal taux directeur de la BCE, au plus bas record de 0,25% était largement attendue alors que l’inflation au sein de la zone euro s’est légèrement redressée au mois de novembre à 0,9% en rythme annuel contre 0,7% le mois précédent. Le taux de chômage a aussi enregistré une légère décrue.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

Croissance France : des risques de récession en 2014 mais peu de couverture médiatique.

Croissance France : des risques de récession en 2014  mais peu de couverture médiatique.

 

Sauf dans les Echos, le risque de récession annoncée mercredi par Markit ne fait pas la une. Pourtant près de 11% de chômage prévus en 2013, davantage en 2014, des investissements en panne, un recul encore des  exports (-2% en 2013 et moins 2.4% en 2014) une consommation des manges à plat. il ne faut pas décourager investisseurs et consommateurs alors on en parle peu. A la une, on traite surtout de la prostitution et des activités périscolaires, surréaliste !  Ce ne sera peut-être pas la récession en 2014 mais pas loin.   Personne ne peut en effet mesurer l’effet des hausses de fiscalité qui vont peser sur ménages et les entreprises. Une fiscalité qui a déjà amputé de 11 milliards les rentrées de TVA (donc l’activité) en 2013 et qui pèsera davantage en 2014. Pour les économistes de Reuters,  l’embellie promise de l’activité est loin d’être certaine ; même incertitude sur   le rééquilibrage budgétaire précisément du fait de l’insignifiance de la croissance  et d’économies sur les dépenses publiques qui demeurent encore très virtuelles.  François Hollande compte sur la reprise économique pour sortir d’une impopularité qui fragilise son action mais une embellie à court terme est loin d’être assurée, tout comme l’amélioration de l’emploi censée l’accompagner. Plusieurs indicateurs montrent que le rebond annoncé par l’exécutif a du plomb dans l’aile et de nombreux économistes jugent que les leviers pour redresser la situation font défaut. Profitant déjà à plein du délai accordé par l’Europe pour redresser ses comptes, la France ne dispose en particulier d’aucune marge de manœuvre pour stimuler l’activité par la dépense ou des baisses d’impôts. Pire, certaines hausses sont encore à venir, comme celle de la TVA le 1er janvier. « On est clairement dans une phase de fragilité de l’économie française », explique Philippe Waechter, chef économiste de Natixis AM, en commentant les derniers indicateurs macroéconomiques mardi sur son blog. Si l’on analyse à la fois la chute des indicateurs PMI de Markit en novembre et la stagnation du climat des affaires sous sa moyenne, « on n’est pas du tout en phase d’accélération de la conjoncture », dit-il. « Et comme l’activité était très molle, ça ne suggère pas de signaux très forts sur le dernier trimestre 2013 et sur le début d’année 2014″, ajoute-t-il, en soulignant parallèlement des tendances négatives sur le front de l’emploi. Avant la publication de ces indicateurs, dont la version préliminaire avait fait dire à un économiste de Markit qu’ils auguraient d’une rechute de la France en récession, la Banque de France et l’Insee avaient annoncé prévoir un net rebond de l’économie au quatrième trimestre, après le repli du troisième. Les économistes invitent également à la prudence sur les chiffres de l’emploi, après la baisse du nombre de chômeurs inscrits en catégorie « A » en octobre, saluée par l’exécutif comme le début de l’inversion promise de la courbe du chômage. « Ce recul ne concerne pas les catégories en sous-emploi, les plus de 50 ans, ni le chômage de longue durée. Il s’agit donc d’une inversion encore très partielle de la courbe du chômage », a ainsi souligné Hélène Baudchon, de BNP Paribas. Si les problèmes dont souffre l’économie française sont connus, tout comme les leviers pour les résoudre à moyen terme, les ressorts à court terme manquent, estiment des économistes. Du fait de l’absence de marge de manœuvre budgétaire notamment, « il paraît difficile de mettre en place une politique économique qui évite la poursuite de la contraction du secteur exposé à la concurrence internationale à court terme », explique Patrick Artus, de Natixis, dans une note. D’autant que la maîtrise accrue des dépenses publiques, sur laquelle le gouvernement compte désormais exclusivement pour rééquilibrer les comptes publics est encore largement à faire. Et que les hausses d’impôts n’ont pas eu leur plein effet. « Nous nous inquiétons pour l’activité après la fin de l’année, quand les hausses d’impôts affecteront le revenu des ménages et le coût du travail des entreprises », note ainsi Dominique Barbet, chez BNP Paribas, jugeant cette perspective encore plus inquiétante que les signaux négatifs de novembre sur l’activité des entreprises et l’emploi. Un risque qui pourrait fragiliser la perception de la France par ses partenaires et les marchés, auprès desquels le pays continue de jouir d’une situation très favorable qui l’aide à tenir ses dépenses et à réduire ses déficits. Certains signes de divergence apparaissent, et plus seulement avec l’Allemagne. Pour Patrick Artus, « la France n’a pas une économie qui se redresse, alors que dans les autres pays de la zone euro on voit des signes d’amélioration ». Selon Denis Ferrand, directeur général de Coe-Rexecode, « en France, l’activité industrielle subit depuis trois ans une lente érosion dont aucun indice ne permet d’anticiper l’enrayement ». « Ces signes d’une atonie persistante de l’investissement productif sont probablement les plus préoccupants pour le potentiel de croissance industrielle de la France relativement à ses partenaires européens », ajoute-t-il. Hollande lui et le gouvernement voient pourtant la reprise et l’inversion du chômage ; il serait pourtant nécessaire de changer rapidement de logiciels au lieu d’attendre les chiffres économiques catastrophiques qui seront publiés en  début d’année.

 

Où passent les 32 milliards de formation ? Pas chez les chômeurs

Où passent les 32 milliards de formation ? Pas chez les chômeurs

 

32 milliards pour la formation permanente chaque année mais les chômeurs en voient peu la couleur. Un pactole détourné d’abord par les innombrables superstructures de formation, par les cadres, les syndicats et les partis. Seulement 28% des demandeurs d’emploi ont accès à un stage de formation selon une enquête de l’Insee. Pis, 55% des chômeurs qui ont souhaité suivre une formation ont dû renoncer pour des raisons de coûts ou de manque de soutien du service public de l’emploi…  Les demandeurs d’emploi ont du mal à accéder à une formation, en tout cas nettement plus que les salariés en place. Durant la campagne électorale de 2012, Nicolas Sarkozy avait fait de la formation des chômeurs l’un de ses chevaux de bataille. Elu président de la République, François Hollande s’est également emparé du problème, lançant même un grand plan de formation en urgence des demandeurs d’emploi afin qu’ils puissent occuper rapidement des postes de travail qui ne trouvent pas preneurs. Ce sont ainsi 37.000 chômeurs qui sont actuellement en formation sur ces métiers « sous tension ». Et 100.000 supplémentaires sont prévus pour 2014. Dans sa nouvelle étude « Formations et Emploi », publiée tous les 4 ans, L’Insee (en collaboration avec la Dares, le service statistiques du ministère du Travail) met en exergue ce phénomène. Et les faits sont assez accablants. Si 49% des salariés en poste ont déclaré en 2012 avoir pu bénéficier d’une formation, ce taux tombe à… 28% s’agissant des demandeurs d’emploi. Cyniquement, quoi de plus logique à ce résultat.  Étant donné que les entreprises concourent à plus de 40% aux dépenses consacrées à la formation professionnelle, on ne peut s’étonner que les personnes privées d’activité professionnelle soient évincées de la voie privilégiée pour se former… Au moment de l’enquête, 55% des demandeurs d’emploi auraient souhaité suivre une formation mais leur projet n’a pas abouti (seuls 37% des salariés occupant un emploi sont dans ce cas) pour des raisons éloquentes. Le plus souvent (42%), c’est en raison du coût de la formation mais aussi à cause du manque de soutien du service public de l’emploi (Pôle emploi, mission locale, Afpa, etc.), ce qui est tout de même assez affligeant. Mais d’autres difficultés sont aussi évoquée, comme le fait de ne pas trouver une formation adaptée, ou que le lieu de la formation est trop éloigné. Ou, encore ne pas avoir le pré requis nécessaire (22%). Plus grave encore. Quand l’Insee interroge les 45% de demandeurs d’emploi qui n’ont pas souhaité suivre une formation,, 20% évoquent le coût, (celui de la formation mais aussi les transports, la garde des enfants, etc.), 16% estiment ne « pas avoir le niveau » et 15% invoquent des raisons de santé. Globalement, les motifs invoqués illustrent une perte d’estime de soi. Et pourtant, quand ils sont parvenus à suivre une formation, les demandeurs d’emploi sont 84% à estimer qu’elle leur a été bénéfique. De fait, selon des données qui datent un peu (2008), un mois après la fin de leur formation, 38% des demandeurs d’emploi étaient en emploi, dont 26% en contrat temporaire, 11% en CDI et 1% qui travaillaient à leur compte. . Et ce taux de réemploi monte à 64% 18 mois après un stage. Des données à méditer pour l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle (Etat, régions, partenaires sociaux) et qui renforcent l’idée que l’accès à la formation des demandeurs d’emploi doit vraiment être une priorité dans la lutte contre le chômage.

 

France-Afrique : la politique pour la France, le business pour la Chine et les Etats-Unis

France-Afrique : la politique pour la France, le business  pour la Chine et les Etats-Unis

 

Encore un sommet sur l’Afrique où la France se distingue sur le plan politique et militaire. Dans le même temps, les Etats Unis et la Chine eux se préoccupent surtout de business en investissant et en exploitant les ressources du continent. Discrètement mais sûrement la Chine colonise économiquement l’Afrique grâce à l’appui de certains  dirigeants africains corrompus ; Un Chine qui ignore la politique, la démocratie, la corruption ou tout simplement la paix ; la France joue au gendarme tandis que d’autres pays, la Chine surtout mais aussi les Etats-Unis, d’autres, ne s’intéressent qu’aux ressources africaines par ailleurs très peu vélarisées sur place. (Même si la France est encore présente ici ou là au Niger par exemple).  La coopération française pour le développement est devenue fantomatique, pour exister la France se cantonne (et souvent seule) au rôle de pompier des conflits. C’est donc devenu une coutume sous la Ve République : chaque président français se doit de vivre son instant africain. François Hollande se plie à la tradition en organisant le week-end prochain son sommet pour la paix et la sécurité en Afrique. Quarante chefs d’État ainsi que des représentants d’institutions internationales (José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy pour l’Union européenne, Ban Ki-moon pour l’ONU) sont donc conviés à Paris. À l’Élysée, on explique que la démarche est avant tout pragmatique. Le sommet comportera ainsi un volet économique afin d’indiquer comment l’Afrique et la France peuvent profiter du développement actuel du continent noir. La question de l’environnement sera aussi au programme en vue de la prochaine conférence sur le réchauffement climatique, qui se tiendra en France en 2015. Mais c’est surtout le thème de la sécurité qui occupera l’essentiel des débats. Avec une réflexion centrale : comment le continent africain doit assurer lui-même sa sécurité, que ce soit lors d’un conflit ou dans les domaines de la piraterie ou du terrorisme. L’une des idées phares du sommet est la mise en place de forces africaines d’action rapide capables d’intervenir en cas de crise, la France ne jouant plus qu’un rôle de support (logistique, formation). Sur le papier, l’idée est séduisante. Reste à la traduire dans les faits, en assurant notamment un financement pérenne de ces forces. Ces dernières années l’ont démontré : les pays africains traînent des pieds pour des interventions extérieures et c’est la France qui a souvent été en première ligne, que ce soit en Côte d’Ivoire ou au Mali. Dernier exemple en date : la Centrafrique. Pour empêcher ce pays de sombrer totalement dans le chaos, Paris a annoncé l’envoi d’un millier d’hommes pour une durée minimum de six mois. Une réunion exceptionnelle réunissant pays frontaliers et représentants de l’UE et de l’Union africaine se tiendra d’ailleurs samedi prochain juste après la clôture du sommet.

 

Pacte d’avenir Bretagne : un « enfumage »

Pacte d’avenir Bretagne : un « enfumage »

En additionnant déférentes mesures déjà prévues, des fonds de tiroirs et quelques bricoles nouvelles, le pacte d’avenir de la Bretagne solliciterait  une enveloppe de 2 milliards (dont par parenthèse on ne dit pas comment elle serait financée, comme les 4 milliards pour Marseille !). . En fait, Ce pacte, c’est de l’enfumage et une coquille vide que seule la mobilisation des Bonnets Rouges (…) devrait permettre de remplir », a écrit Christian Troadec, l’un des principaux porte-parole du mouvement des Bonnets rouges, dans un communiqué. « Le moins qu’on puisse dire, c’est que le compte n’y est pas et que ce texte, marqué de l’empreinte de la technostructure administrative parisienne, ne répond nullement aux attentes de la société bretonne exprimées de différentes manières ces dernières semaines », a-t-il assuré. Selon Christian Troadec, le texte « n’apporte rien de plus, ou très peu, qu’un contrat de plan classique État-Région! » et ne contient selon lui « aucune initiative réelle, aucune innovation institutionnelle, aucune réponse aux élus régionaux qui avaient voté et rédigé une contribution à la loi de décentralisation ». ChristianTroadec a ajouté qu’il allait « dans les jours et les semaines qui viennent multiplier la création de comités locaux de soutien aux Bonnets rouges, afin d’obtenir, du gouvernement et de Paris, des réponses à la hauteur des attentes du peuple breton« . En outre, le Bonnet rouge a invité le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui doit signer le pacte d’avenir à Rennes le 13 décembre « à différer son voyage en Bretagne (…) afin de laisser le temps à la société bretonne de bâtir un texte et un projet qui puissent avoir l’assentiment du plus grand nombre de Bretonnes et de Bretons.  Le Pacte d’avenir pour la Bretagne a été rendu public ce mercredi 4 décembre. Il prévoit de consacrer deux milliards d’euros à la région sinistrée, dont un au secteur agroalimentaire.

Michel Sapin : la baisse des dépenses publiques mais comment ?

Michel Sapin : la baisse des dépenses publiques  mais comment ?

Sapin souhaite que la réforme de la CSG ne se transforme pas en augmentation, curieux non ? Il y a cependant de bonnes raisons pour qu’il en soit ainsi et que finalement la fameuse réforme fiscale ne serve de  prétexte pour  élargir l’assiette d’imposition IR-CSG. Ne serait-ce que pour compenser les pertes de TVA ( 11 milliards en 2013)   Quand à la réduction des dépenses publiques ( 50 milliards sur 5 ans) , cela reste du domaine virtuel. Invité de « Questions d’Info » LCP/FranceInfo/LeMonde/AFP, le ministre du Travail Michel Sapin a expliqué, à propos de la réforme fiscale en cours d’élaboration, que « le principe même » de la CSG progressive était « séduisant » mais que sa mise en application était « extrêmement difficile ». L’idée d’une fusion de l’impôt sur le revenu avec la contribution sociale généralisée est une des pistes explorées dans le cadre de la remise à plat du système fiscal. Il faut « faire attention justement à ce que la progressivité sur la CSG qui est une bonne idée ne se transforme pas en augmentation de la CSG pour une bonne partie des Français. Ce n’est pas l’objectif du gouvernement », a-t-il poursuivi. Partant de ce constat, il a enchaîné: « Comment fait-on, alors, si on n’augmente pas (les impôts)? C’est la question de la dépense publique, c’est la question de la maîtrise de la dépense publique ». Il a alors évoqué une « réduction ordonnée, intelligente, de la dépense publique« , comme lui paraissant « être demain la seule solution ». A cet égard, il a souligné le plan de 50 milliards d’euros d’économies sur 4 ans (2014, 2015, 2016, 2017) sur la dépense publique annoncé le matin même par le Premier ministre. « C’est 15 milliards, 15 milliards, puis 10 milliards et 10 milliards. C’est déjà beaucoup », a-t-il commenté. « Donc, mettons en œuvre ce plan de rationalisation de la dépense publique, d’économie dans la dépense publique. Ça vaut pour l’État, ça vaut pour les collectivités locales, ça vaut aussi évidemment pour les régimes sociaux », a ajouté le ministre.

Travail au noir : explosion

Travail au noir : explosion

 

Conséquence de la hausse de la fiscalité et de la baisse du revenu des ménages, le travail au noir explose. . Un Français sur trois déclare travailler ou avoir travaillé « au black » en 2013, contre 13% 5 ans plus tôt. La pratique se généralise dans le domaine des services. Ainsi, plus de la moitié des baby-sitters et des aides scolaires y ont recours ou encore 42 % dans l’accompagnement des personnes âgées. 20% des sondés reconnaissent également avoir recours au « travail au gris » (déclaration en partie des heures travaillées) contre 2% lors de la précédente étude. Une analyse corroborée par les chiffres de l’Urssaf, repris par Le Figaro, qui soulignent une baisse de 8 % des heures déclarées par les particuliers employeurs début 2013 alors que la baisse du nombre de particuliers employeurs n’est que de 2%. Selon le quotidien, du fait de la réduction des avantages fiscaux attachés au travail à domicile, le coût du travail a augmenté de 12% en deux ans. Les entreprises soulignent aujourd’hui les difficultés à recruter des travailleurs à domicile. Pour arriver à ses fins, O2 a mis sept mois, il y a un an, pour recruter 100 femmes de ménage à temps plein malgré la voiture de fonction et la mutuelle que l’entreprise avait promise

 

OMC: l ‘Inde défend les pauvres

OMC: l’Inde  défend les pauvres

Nouveauté à l’OMC, la problématique de la pauvreté des pays en voie développement apparait quand jusque là on s’est surtout préoccupé de business, des échanges internationaux et de développement de concurrence internationale. Un accord qui paraît compromis mais  encore possible à Bali. L’Inde aura au moins faiat entendre la voix des pays pauvres qui ne veulent pas subir la loi de l’ultralibéralisme qui supprime toute intervention  nationale .la France évidemment complètement soumise à Bruxelles aurait eu des raisons d’intervenir pour soutenir sa politique agricole mais elle s’est tue.   »Nous ne cèderons jamais », a averti le ministre indien du Commerce, Anand Sharma, à moins de 24 heures de la clôture de la réunion des 159 Etats-membres de l’OMC à Bali.  La veille, le tonitruant ministre avait sèchement rejeté un compromis sur la demande de son pays d’abolir le plafond imposé par l’OMC aux subventions agricoles, dans le cas où ces dernières serviraient à la mise en œuvre de programmes alimentaires.   »C’est une position de principe pour l’Inde », a-t-il souligné, qualifiant de « défectueux » l’accord signé lors de la création de l’OMC et qui plafonne les subventions agricoles, même quand elles sont destinées à aider à nourrir les plus pauvres.   »Le dernier accord est défectueux. C’est un héritage d’un déséquilibre au détriment des pays pauvres », a-t-il dénoncé. « Le droit à la sécurité alimentaire est non-négociable. C’est un droit que les Nations unies reconnaissent », a rappelé M. Sharma.   »L’Inde parle au nom de la vaste majorité des populations des pays en développement et des pays pauvres. L’Inde n’est pas seule », a souligné le ministre, s’efforçant de ne pas faire paraître son pays comme celui qui pourrait faire capoter un accord à la ministérielle de Bali.  L’Inde, à la tête des 46 pays en développement du G33, veut offrir à prix artificiellement bas des denrées alimentaires de base à près de 800 millions de pauvres. Mais les apparences humanitaires pourraient cacher des visées électorales, selon les critiques, qui soulignent qu’approchent des élections nationales en Inde.  Les Etats-Unis, fervents opposants, ont proposé un compromis qui consisterait à offrir une « clause de paix » de quatre ans, selon laquelle aucune sanction ne serait recherchée contre les pays qui dépassent le plafond de subventions pour un programme de sécurité alimentaire.  Mais M. Sharma a mercredi sèchement rejeté ce compromis, disant préférer qu’une telle exemption soit en vigueur « jusqu’à ce qu’une solution permanente négociée soit convenue » et non pour quatre ans seulement.  La position indienne bloque un accord sur le « paquet de Bali » qui doit être adopté à l’unanimité. Cet ensemble de mesures a minima, surnommé un « Doha light », est présenté comme un moyen de relancer les négociations sur l’ouverture du commerce mondial, paralysées depuis leur lancement en 2001 à Doha, capitale du Qatar.  Un nouvel échec à Bali menacerait le devenir même de l’OMC, soulignent de nombreux participants.   »Nous ne sommes pas venus ici pour provoquer la chute d’une organisation », a cependant assuré le ministre indien. Mais « il vaut mieux ne pas avoir d’accord qu’en avoir un mauvais », a-t-il tranché.  Un intense ballet diplomatique se poursuivait ainsi pour tenter de rallier l’Inde.   »Il y a eu une évolution de la position indienne », a indiqué le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, dans une interview à l’AFP.   »Mais il est difficile de dire ce que cela peut signifier », a-t-il ajouté. « Il est difficile de négocier avec quelqu’un qui ne dit pas réellement ce qu’il veut ».  Le commissaire a écarté une prolongation de la ministérielle. « La réunion se terminera vendredi après-midi, qu’il y ait un accord ou pas. Mais je reste positif. Je reste confiant », a-t-il déclaré.  Un accord est suspendu à la possibilité que Washington accepte de faire un nouveau pas en avant. Mais les observateurs soulignent que les Etats-Unis ont déjà beaucoup lâché: ce sont eux qui ont proposé la « clause de paix » rejetée par l’Inde.  Le président de la réunion, le ministre indonésien Gita Wirjawan, a dit partager un « optimisme prudent », soulignant qu’un accord ne relevait « pas d’une mission impossible ».   »Les Etats-Unis comprennent la position de l’Inde mais ils veulent savoir comment cela peut être formulé » dans un accord, a-t-il expliqué, évoquant la possibilité d’un arrangement sur la « clause de paix » de quatre ans.   »C’est comme un jeu de poker », a expliqué une source indonésienne participant aux négociations.

 

Sondage moral des français : 71% pessimistes

Sondage moral des français : 71% pessimistes

Doutes  sur l’inversion du  chômage, doute sur la réforme fiscale, doute sur  la promesse de Hollande de ne pas augmenter les impôts, voilà de quoi nourrir le pessimisme. Le dernier baromètre BVA-BFM-Challenges-Axys, publié ce jeudi 5 décembre, montre que, malgré une timide remontée de 2 points, le moral économique des Français reste extrêmement bas.  « 71% des Français se déclarent plutôt plus défiants en l’avenir alors que 26% se montrent plutôt plus confiants », explique Gaël Sliman, le directeur général de BVA.  Les raisons de cette défiance sont nombreuses. A commencer par le chômage. « Alors même que les chiffres affichent pour la première fois une baisse depuis des années, les Français, interrogés au moment de cette annonce, affirmaient ne pas croire (53% contre 46%) que François Hollande parviendrait à inverser la courbe du chômage ni en 2013 (6% seulement), ni même d’ici la fin de son quinquennat (40%) », explique BVA. Ensuite, les Français ne croient aux promesses concernant les impôts. Ils sont 65% à douter que le président parviendra à tenir son engagement de ne pas augmenter les impôts des catégories moyennes et populaires (contre 34%), que ce soit dès cette année (6%) ou même d’ici la fin du quinquennat (28%). Plus généralement, ils se méfient de la réforme fiscale. Si les Français sont toujours favorables (51% contre 43%) à une telle réforme, ils le sont nettement moins qu’ils ne l’étaient en avril 2011. Concernant l’une des grandes pistes de cette réforme, la fusion CGS-impôt sur le revenu, 51% des sondés (mais 66% de ceux proches de la gauche) se déclarent favorables à cette mesure contr e 43% qui y sont hostiles.

Etats-Unis : hausse des créations d’emplois aux Etats –Unis

Etats-Unis : hausse des créations d’emplois aux Etats –Unis

Une hausse des emplis qui pourrait influencer la FED à resserrer sa politique accommodante. Une bonne nouvelle d’un coté sur le plan du chômage mais des inquiétudes chez les investisseurs qui pourraient être inquiets d’un tout de vis monétaire. Le secteur privé a créé bien plus de postes que prévu en novembre aux Etats-Unis, montre la dernière enquête ADP, qui laisse espérer une bonne statistique de l’emploi vendredi mais pourrait aussi inciter la Réserve fédérale à commencer à retirer ses mesures de soutien à l’économie. L’annonce, également mercredi, d’exportations record en octobre et d’un bond des ventes de logements neufs a aussi confirmé la meilleure santé de l’économie américaine. Ces bonnes nouvelles ont cependant été tempérées par l’enquête ISM auprès des directeurs d’achat qui dénote un ralentissement des embauches dans les services. L’enquête ADP a fait ressortir 215.000 créations d’emploi dans le secteur privé en novembre alors que les économistes en anticipaient en moyenne 173.000. Les chiffres d’octobre ont en outre révisés en forte hausse, avec 184.000 postes créés au lieu des 130.000 annoncés en première estimation. Les chiffres d’ADP, compilés avec Moody’s Analytics, précèdent de deux jours la publication du rapport mensuel de l’emploi du département du Travail, plus complet puisqu’il intègre le secteur public. La comparaison historique des données d’ADP avec les chiffres officiels des créations d’emplois montre que les premiers ne constituent pas toujours un indicateur fiable, mais la livraison de mercredi peut néanmoins laisser entrevoir une statistique meilleure que prévu vendredi. Les économistes prévoient en moyenne 180.000 créations d’emplois hors agriculture en novembre, après les 204.000 annoncées pour octobre. « Si, finalement, l’ADP s’avère être un bon indicateur avancé, on pourrait avoir 200.000 créations d’emplois ou plus et cela suffirait à convaincre la Fed d’enclencher dès ce mois-ci la réduction de ses rachats d’actifs », commente Paul Ashworth, chef économiste chez Capital Economics à Toronto.

Chômage : en hausse au troisième trimestre (BIT)

Chômage : en hausse au troisième trimestre (BIT)

Confirmation par le Bureau International du travail de la hausse du chômage en France qui  a augmenté de 0,1 point au troisième trimestre 2013 pour atteindre 10,5% en France métropolitaine, son plus haut niveau depuis fin 1997, et 10,9% avec les départements d’outre-mer, selon les données publiées jeudi par l’Insee. Sur un an, sa hausse est de 0,6 point. Le chiffre du deuxième trimestre pour la France métropolitaine a été révisé en baisse de 0,1 point à 10,4%. Le taux de chômage des 15-24 ans est stable, à 24,5%, sur le trimestre comme sur un an. Celui des 25-49 ans est lui aussi stable sur le trimestre et en hausse de 0,5 point sur un an, à 9,5%. Celui des 50 ans et plus a augmenté de 0,5 point sur le trimestre, à 8,0%, en hausse de 1,1 point sur un an. Calculé selon la méthode BIT, le nombre de chômeurs atteignait 3.011.000 au troisième trimestre. Par comparaison, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) recensés par le ministère du Travail à fin septembre s’élevait à 3.295.700 en France métropolitaine. Après la baisse de 0,6% de ce nombre en octobre, le gouvernement a salué le début de l’inversion promise de la courbe du chômage tandis que les économistes invitaient à la prudence.

 

La Redoute : reprise avec 700 emplois en moins

La Redoute : reprise avec 700 emplois en moins

 

Kering a annoncé mercredi avoir opté pour le projet de reprise de La Redoute par ses dirigeants et être entré en négociations exclusives avec Nathalie Balla, PDG de l’entreprise, et Eric Courteille, secrétaire général de sa maison-mère Redcats. Le projet, déposé en fin de semaine dernière seulement, a eu la préférence de François-Henri Pinault, PDG de Kering qui boucle ainsi sa sortie de la distribution après la cession du Printemps, de Conforama, de ses activités américaine et nordique de vente à distance et la mise en Bourse de la Fnac. Le tandem l’a emporté face à la société foncière Altarea-Cogedim, au fonds américain The Gores Group ainsi qu’à un entrepreneur du Nord. La cession se fera pour un euro symbolique, Kering s’étant engagé à recapitaliser l’entreprise déficitaire, lui apportant les sommes nécessaires à la modernisation de son outil industriel, à la couverture des pertes des prochaines années et au financement des mesures de reconversion des salariés, qui redoutent un plan social pouvant dépasser les 700 emplois. Les pouvoirs publics, par la voix du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, et la maire de Lille Martine Aubry étaient montés au créneau pour demander à Kering de choisir un repreneur à même d’assurer la pérennité de l’entreprise. Kering, qui dit avoir injecté plus de 400 millions d’euros dans sa filiale de vente à distance depuis 2008, est prêt, selon des sources proches du dossier, à la recapitaliser à hauteur d’au moins 300 millions d’euros. Sans donner de montant précis, François Henri-Pinault a déclaré dans une interview au Figaro que « la somme exacte (serait) fixée au terme des négociations ». « C’est une somme très importante, à la hauteur des enjeux », a-t-il ajouté.  

 

Croissance-France : menace de récession au quatrième trimestre

Croissance-France : menace de reéession au quatrième trimestre

Selon les chiffres publiés par le cabinet Markit ce mercredi 4 décembre, l’activité du secteur privé français s’est contractée en novembre par rapport à octobre, tombant à son plus bas niveau depuis cinq mois. Des chiffres qui font craindre une nouvelle récession, selon l’institut. L’indice PMI composite jauge l’activité des secteurs de l’industrie manufacturière et des services. Il atteint 48 points en novembre, plongeant sous les 50 points, le seuil au-dessus duquel l’activité est en expansion.  Le secteur des services ne va pas mieux. Selon les données que publie Markit, l’activité se situe aussi à un plus bas depuis cinq mois, l’indice atteignant exactement le même niveau que celui de l’industrie manufacturière, à 48 points. C’est la première fois depuis trois mois que cet indice se replie, observe le cabinet. Ces indicateurs « soulignent le risque d’une nouvelle baisse du PIB au quatrième trimestre. Une baisse qui ferait de nouveau basculer l’économie française en récession », analyse Jack Kennedy, économiste du cabinet cité par le communiqué. C’est-à-dire une contraction du PIB qui se maintient sur deux trimestres. L’institut pointe par ailleurs « une demande toujours anémique, les clients hésitant à s’engager dans de nouveaux projets ».

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

L’impôt tue l’impôt

L’impôt tue l’impôt

 

 

 

 L’impôt tue l’impôt car il plombe compétitivité et consommation. Du coup il manque notamment 11 milliards sur les recettes de TVA. Le compte n’y est pas, loin de là: avec près de 300 milliards d’euros, les recettes devraient au total être inférieures de près de 11 milliards à la prévision initiale. Cette déviation du scénario tient d’abord à la TVA, qui devrait rapporter 135,6 milliards cette année, soit 5,6 milliards de moins qu’anticipé. Ce chiffre s’explique par «la dégradation du contexte macroéconomique», souligne le texte du projet de loi. Les dépenses des Français sont notamment restées atones, plombant au passage les rentrées des recettes fiscales sur la consommation. La mauvaise conjoncture a également eu un impact négatif sur le bénéfice des entreprises. Selon la nouvelle prévision du gouvernement, les recettes d‘impôt sur les sociétés (IS) devraient donc avoir un rendement inférieur de 3,8 milliards à ce qui a été voté en décembre 2012. L’impôt sur le revenu, enfin, devrait rapporter quant à lui 68,8 milliards, au lieu des 71,9 un temps espéré (soit une moins-value de 3,1 milliards). Là également, l’exécutif explique ce décalage par «le contexte économique» dégradé. Mais il pointe aussi du doigt «l’impact des mesures nouvelles». Pour certains, cela veut dire que les hausses d’impôts ont conduit à davantage de travail au noir ; d’autres le justifient par la dégradation du marché de l’emploi sur l’ensemble de l’année. La droite a fait de l’enveloppe manquante un argument politique, l’imputant aux «excès fiscaux du gouvernement». Ce que la majorité balaie d’un revers de main. D’autant qu’elle s’est désormais attelée à la suite des réjouissances: la remise à plat de la fiscalité, annoncée il y a quinze jours par le premier ministre. Une centaine de députés PS, six ministres et Jean-Marc Ayrault, se sont d’ailleurs retrouvés lundi à l’Assemblée nationale pour commencer à en débattre. Il en est d’ores et déjà ressorti une «volonté de stabiliser le niveau des prélèvements obligatoires, voire de l’infléchir sur la fin du quinquennat», a souligné hier le porte-parole des députés PS, Thierry Mandon. À également été réaffirmée à cette occasion la fin de transferts d’impôts des entreprises vers les ménages, la volonté de soutenir le pouvoir d’achat des Français, mais aussi la compétitivité, en faisant davantage reposer l’imposition des entreprises sur les résultats que sur la production. Selon le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, le gouvernement veut «travailler au cours du premier semestre 2014», de manière à arrêter les premières mesures de cette «remise à plat» dans le projet de budget 2015. La suite figurera en loi de finances 2016, voire même dans celles au-delà.

Impôts : augmentation des demandes de délais de paiement

Impôts : augmentation des demandes de délais de paiement

 

Depuis quelques années, de plus en plus de Français ont du mal à payer leurs impôts du fait de la crise. Une tendance qui semble s’accélérer cette année. Les demandes d’étalement de paiement de l’impôt sur le revenu (IR) et de la taxe d’habitation (TH) ont en effet bondi de 15 à 20 % dans de nombreux départements, avec des pointes à plus de 30 %, estime Vincent Drezet, le secrétaire général de Solidaires-finances publiques, premier syndicat de l’administration fiscale. Partout des contribuables désemparés affluent vers leur centre des impôts, souvent débordé. Le mouvement a commencé le 15 septembre, date limite de règlement de l’impôt sur le revenu, et a continué avec les échéances de la taxe foncière (15 octobre) et de la TH (15 novembre). Il devrait se poursuivre jusqu’au 15 décembre, dernière échéance pour certains rappels. Les victimes? Des personnes frappées par la crise qui ne peuvent plus faire face, notamment des chômeurs ou des petits commerçants touchés par des baisses de revenus. Mais pas seulement. Tous les centres des impôts contactés par Le Figaro reconnaissent être submergés de demandes de particuliers devenus, souvent à leur plus grande surprise, imposables cette année et surtout qui ne l’avaient pas anticipé. L’une des raisons tient au gel du barème de l’IR, décidé en 2011 par le gouvernement Fillon et prolongé par l’actuel en 2012 – il a été supprimé dans le budget 2014.

Enseignement , la ,France, plonge, encore

Enseignement  : la France plonge encore

 

Nouvelle chute de la France dans le classement mondial de l’édication. Pas étonnat, puisque le coeur de lenseignement ( lecture, ecriture, calclul, français, math) est noyé dans un fatras de disciplines plus ou moins ésotériques. Pas étonnat quand on s’occupe d’abord de la forme comme les rytmes scolaires au lieu de traiter en priorité du contenu des programmes, pas étonnat quand les pédagogies frisent le surraélisme.Peilleon, lui, commence par les activités péri scolaires , normal pour un prof de philo très éloigné des réalités économiques, socailes et même sociétales.  Réalisée tous les trois ans, l’étude Pisa, évaluation des systèmes éducatifs de 65 pays de l’OCDE, vient d’être publiée mardi. En France, sa livraison était attendue avec inquiétude par la communauté éducative. A juste titre. Avec la 25e place, la France perd deux rangs dans le nouveau classement établi par l’OCDE. Dévoilés mardi matin, après un long suspense, les résultats de l’enquête de l’OCDE qui évalue tous les trois ans les systèmes éducatifs de 65 pays depuis 2000, lève le voile sur une France inefficace et inégalitaire. « Ce sont des résultats préoccupants et inacceptables », a vivement réagi le ministre de l’Education Vincent Peillon lors d’une conférence de presse. Pisa tombe à point nommé pour permettre à Vincent Peillon de justifier les réformes qu’il a engagées comme la priorité au primaire, les rythmes scolaires, le retour de la formation des enseignants, le « plus de maîtres que de classes » dans certaines écoles difficiles ou faire évoluer, notamment, le très délicat sujet des conditions du métier d’enseignant, actuellement en discussion. En mathématiques, thème majeur de Pisa 2012, la France a vu son score diminuer de 16 points entre 2003 (dernière année comparable) et 2012. Elle fait partie des 14 pays qui voient leur score reculer. Avec 495 points, les résultats obtenus sont loin du numéro 1, Shanghai, qui caracole à 613 points. De plus, les 10% d’élèves les moins performants en maths ont vu leurs résultats chuter entre 2003 et 2012. L’écart avec les bons élèves s’est sensiblement creusé. Pour les deux autres domaines étudiés par Pisa, culture scientifique et compréhension de l’écrit, en revanche, les résultats sont restés stables. Le score, en compréhension de l’écrit, est même au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. La France apparaît comme l’un des pays où le système éducatif est le plus inégalitaire! Ainsi, la corrélation entre milieu socio-économique et performance y est bien plus forte qu’ailleurs au sein de l’OCDE. Pis, au fil des ans, l’école française est devenue de plus en plus inégalitaire. Aujourd’hui, un enfant issu de milieu défavorisé y a beaucoup moins de chance de réussir. De même, d’ailleurs, souligne Pisa, qu’un enfant issu de l’immigration. Démonstration : en Australie ou au Canada, 16% seulement des élèves issus de l’immigration n’atteignent pas le niveau 2 en maths. En France… c’est 43% qui n’y parviennent pas! Enfin, l’enquête Pisa constate le manque de confiance des élèves français en mathématiques. Peu sûrs d’eux, nos élèves sont devenus, aussi, moins persévérants. Ainsi, un sur deux abandonne facilement face à un problème (contre un sur trois aux Etats-Unis ou en Pologne). Parmi les premiers de la classe, l’Asie truste les sept premières places, la Finlande perd dix places. Ce qui chamboule le classement de tête :  Shanghaï, Singapour, Hong Kong arrivent en tête suivie de Taipei (Chine), Corée, Macao (Chine), Japon. Le premier pays occidental du classement étant le Liechtenstein, suivi de la Suisse et des Pays-Bas. Quant au fameux modèle finlandais, tant vanté pour son évaluation par compétences et son recours très limité aux notes – il tombe, de fait, à la 12e position. Parmi les chutes record : l’Australie qui passe de la 9e à la 19e place et les États-Unis qui tombent du 17e au 36e rang! L’Allemagne qui, après le « choc Pisa » de 2000, a engagé des réformes d’envergure, progresse de la 20e à la 16e place. La France saura-t-elle tirer les leçons de son premier « choc Pisa »? « L’école de la République, ce n’est pas finie! Nous allons la refondre! » a clamé Vincent Peillon. Rendez-vous en 2015.

 

 

Immobilier : la chute.

Immobilier : la chute.

 

C’est que  disent enfin les notaires qui ont longtemps affirmé le contraire. Le discours d’ouverture de « l’assemblée de liaison » (la grande assemblée qui réunit chaque année plus de 700 professionnels du secteur), ce lundi 2 décembre, n’est guère optimiste. « Nous estimons pour 2013 un chiffre d’affaires global de la profession en baisse de 10% à 12% et un résultat en chute de 30% à 35% », explique, Jean Tarrade, président du Conseil supérieur du notariat. Un notaire confie ainsi que la chute du chiffre d’affaires pourrait même atteindre 25%, et celle du résultat 46% en 2013. « Jusqu’ici nous n’avons pas licencié, on compte toujours un peu plus de 48.000 collaborateurs. Mais ça pourrait ne pas durer, il y a des limites à tout ».  La raison? Le blocage du marché immobilier, un secteur qui représente 50% de l’activité d’une étude notariale. Et rien ne laisse présager une amélioration. L’instabilité fiscale inquiète les propriétaires. « Les clients nous demandent si c’est le moment de vendre », explique Jean Tarrade. Par ailleurs, il affirme que « ce n’est pas en réduisant les honoraires des notaires que l’on augmentera le nombre de transactions immobilières ». En effet, les émoluments, pour un prix de vente supérieur à 60.000 euros, ne représentent que 1%.

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