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Archive mensuelle de décembre 2013

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Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

Réforme fiscale : « il faudra 10 ans » (Ayrault)

Réforme fiscale : «  il faudra 10 ans » (Ayrault)

 

Après avoir réussi son coup médiatique, Ayrault redescend sur terre à propos de la réforme fiscale ; cela d’autant plus que Bercy n’est pas favorable au regroupement IR-CSG. 10 ans c’est plus raisonnable mais plus dangereux aussi car en additionnant des mesurettes on risque de perdre de vue la cohérence globale et surtout d’aboutir à une hausse des prélèvements obligatoires. Dans une reforme fiscale, il y a des gagnants et des perdants, cela pourrait bien commencer par des hausses tout de suite et des baisses de fiscalité pour pus trad. Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a parlé dimanche à Canton de « deux quinquennats », « dix ans » pour réformer la fiscalité française, y compris locale, ce qui se fera « sans brutalité ».  Comme la presse lui demandait, en marge de son voyage en Chine, si cette réforme qu’il a mise en chantier irait jusqu’au bout, le chef du gouvernement a répondu : « Elle ira jusqu’au bout, même au-delà du quinquennat. Elle se fera par étapes, sans brutalité. Après, il y a la réforme de la fiscalité des collectivités locales. Il faut deux quinquennats, il faut dix ans ».  Relancé sur les consultations qu’il a engagées, M. Ayrault a observé : « Tout le monde s’accorde sur la complexité du système. Avec tous mes interlocuteurs, on a parlé du niveau de la dépense publique ».  « Mes consultations vont permettre à chaque organisation de sortir de l’ambiguïté », a relevé M. Ayrault. « C’est facile d’être dans l’ambiguïté, c’est facile de dire il y a trop d’impôts, sans dire comment on fait des économies ». Ayrault est surement sourd car ces économies doivent être faites sur le train de vie  public  (fonctionnaires, aides sociales non ciblées, , empilage des structures administratives et politiques, investissements inutiles, nombre d’élus etc. etc.). Sur la réforme fiscale Ayrault a amélioré sa capacité visuelle (Horizon 10 ans au lieu de 2015) mais pas encore sa performance auditive.  

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Sondage Hollande : légère remontée mais politique inefficace pour 83%

Sondage Hollande : légère remontée mais politique inefficace pour 83%

 

Petite accalmie pour Hollande qui stoppe une peu sa descente aux enfers en novembre. Reste à savoir si ce sera encore le cas en décembre car 64% des français s’opposent à une intervention en Centrafrique qui ressemble à un coup politique et qui n’est pas sas danger d’enlisement. Globalement, les français estiment à 83% que la politique de Hollande n’est pas efficace. La cote de popularité de François Hollande a remonté de trois points en novembre avec 29% de bonnes opinions, celle de Jean-Marc Ayrault gagnant un point à 26%, selon le baromètre mensuel BVA publié lundi.  Les cotes du chef de l’Etat et du chef du gouvernement restent toutefois extrêmement basses, indique cette étude commandée par Orange, L’Express, la presse régionale et France Inter. 69% des personnes interrogées (-4 points sur un mois) déclarent avoir une « mauvaise » opinion du président de la République (dont 39% une opinion « très mauvaise »), 2% ne se prononcent pas.  71% ont une « mauvaise » opinion du Premier ministre (dont 37% une opinion « très mauvaise »). 3% ne se prononcent pas. Et 83% des sondés estiment que la politique menée par François Hollande et son gouvernement n’est pas « efficace », 72% trouvent qu’elle n’est pas « juste ». Ces proportions ne bougent pratiquement pas par rapport à l’enquête d’octobre.  Pour ce qui est de la cote d’avenir, la plupart des personnalités sont à la baisse ou stables. Seule exception notable, Martine Aubry gagne six points à 34%, se classant au 8e rang. Le trio de tête reste constitué de Manuel Valls (55%, – 3), suivi d’Alain Juppé (49%, – 2) et Jean-Louis Borloo (40%, – 4).  Le parti le moins impopulaire est l’UDI (44% de bonnes opinions, 51% de mauvaises). Les proportions sont respectivement de 36% et 60% s’agissant de l’UMP (stable par rapport à l’enquête d’octobre), de 32% (+ 4) et 64% (- 6) concernant le PS. 70% ont une mauvaise opinion du Front national, 27% en ont une bonne (stable). Mêmes ordres de grandeur pour Europe Ecologie-Les Verts, le PCF et le Parti de gauche.

Croissance : +0.5% pour la Banque de France au quatrième trimestre ?

Croissance : +0.5% pour la Banque de France au quatrième trimestre ?

 

On se demande par quel miracle la Banque de France escompte une hausse de 0.5% de la croissance au quatrième trimestre. C’est en tout cas en contradiction avec les enquêtes d’opinion de Markit du mois de novembre. Il faudrait que décembre soit très bon pour parvenir à un tel résultat. Peut-être la Banque de France ne veut-elle pas décevoir le gouvernement qui affirme que la reprise est là ; oui, mais où ?  La Banque de France a revu en hausse à 0,5% sa prévision de croissance de l’économie française au quatrième trimestre dans sa deuxième estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture de novembre publiée lundi. Dans la précédente estimation, publiée le mois dernier, la banque tablait sur une croissance de 0,4% au 4e trimestre, tout comme l’Insee dans sa note de conjoncture de début octobre. L’institut a fait état depuis d’un recul de 0,1% du PIB de la France au 3e trimestre. L’enquête de novembre de la Banque de France fait apparaître d’autre part une hausse d’un point de l’indicateur du climat des affaires dans l’industrie par rapport au mois d’octobre, à 101, et un recul d’un point de celui des services, à 92. La moyenne de long terme des deux indicateurs se situe à 100. Selon la Banque de France, la production et les livraisons ont progressé « nettement » dans l’ensemble des secteurs industriels en novembre, notamment l’agroalimentaire, la chimie, la pharmacie et l’automobile. Sous l’effet de l’augmentation des commandes, les carnets sont jugés « légèrement mieux garnis » par les chefs d’entreprise interrogés. Le taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie manufacturière a poursuivi son rebond entamé en septembre pour s’inscrire à 76,7% (+0,3 point). Les prix des produits finis demeurent stables, les effectifs se stabilisent et les trésoreries se maintiennent, les chefs d’entreprise anticipant une stabilité de l’activité dans les prochaines semaines, indique encore la Banque de France. Dans les services, l’activité a augmenté « légèrement », notamment dans les activités informatiques et de transport, celles liées à l’hébergement-restauration et aux services aux ménages accusant un recul. « Les effectifs se renforcent à peine. Les prix restent faiblement orientés à la baisse. Les prévisions tablent sur une amélioration modeste de l’activité en décembre ».

 

Bug Crédit agricole : 350.000 agriculteurs touchent 3,4 milliards en trop !

Bug Crédit agricole : 350.000 agriculteurs touchent 3,4 milliards en trop !

« C’est pas à moi que ça arriverait ! », c’est la première réaction de nombre de lecteurs qui prennent connaissance de cette petite erreur du Crédit Agricole (qui sera rectifiée, rassurons-nous !). Touché par un énorme incident informatique, le Crédit agricole a versé des primes de la Politique agricole commune (PAC) doublées à 350.000 agriculteurs, début décembre, indique le Journal du dimanche. Au total, 3,4 milliards d’euros ont été versés en trop. « Lundi (2 décembre), un immense bug informatique a provoqué une déferlante de virements erronés. Plus de 350.000 agriculteurs ont reçu sur leur compte des primes de la PAC en double », selon l’hebdomadaire. Les aides de l’Europe dans le cadre de la politique agricole commune sont versées par le ministère de l’Agriculture via le Crédit agricole. « Au total 3,4 milliards d’euros leur ont été virés en trop, soit en moyenne des transferts de 20.000 euros chacun au lieu de 10.000 euros », précise le journal. Selon le JDD, « la banque reste floue sur les causes réelles de l’incident », mais il indique toutefois qu’une « erreur technique a été aggravée selon une source interne, par une défaillance humaine au sein de la filiale Crédit agricole Technologies ». Le 27 novembre « le même type d’incident avait déjà eu lieu », ajoute le JDD. « Un prestataire du Crédit agricole d’Ile-de-France a viré en double les salaires de 8.000 salariés de France Télévisions. Au total, 94 millions d’euros ont été versés au lieu de 47 millions. Le bug a été résolu en quelques jours. »

 

Noël : moins de cadeaux neufs

Noël : moins de cadeaux neufs

Avec un pouvoir d’achat « usagé », les français vont rechercher dans l’occasion les cadeaux pour Noël. Au total, 48% des Français pratiquent régulièrement la « consommation collaborative », c’est-à-dire d’autres façons de consommer comme la vente et l’achat de produits de deuxième main, sur internet ou dans les magasins physiques, ou l’achat directement au producteur, et ils sont encore 32% à être « sensibilisés » à ces pratiques.  Selon un  sondage commandé par un observatoire du groupe La Poste et réalisé par TNS Sofres, ils sont sensiblement le même nombre (47%) à se déclarer prêt à offrir des cadeaux d’occasion à Noël, et parmi ces derniers, 28% disent « ne pas être gênés » d’avoir recours à des objets d’occasion pour leurs présents. 34% des Français ont d’ailleurs l’intention d’offrir à un enfant un jouet ou un vêtement d’occasion. Par ailleurs, 31% des personnes sondées « ont l’intention de revendre sur Internet ou en dépôt-vente des cadeaux reçus à Noël ». Les motivations des adeptes de la « consommation collaborative » sont d’abord relatives au pouvoir d’achat : 62% estiment que c’est moins cher et 51% qu’on peut ainsi trouver de bonnes affaires. Viennent ensuite les motivations touchant au « caractère alternatif de ce mode de consommation ». Pour 35% des sondés cela permet de « faire durer les objets » et pour 25% d’entre eux, « c’est un modèle de consommation meilleur pour la société ». Selon cet observatoire, 51% des Français ont déjà revendu des objets sur internet ou lors de vide-greniers, et 40% ont déjà acheté d’occasion des produits courants.

 

Travailleurs détachés: le dumping social organisé

Travailleurs détachés: le dumping social organisé

 

Deux manières de contourner les législations sociales nationales soit la délocalisation de la production, soit le détachement de travailleurs étrangers. Le détachement permet de faire travailler des salariés  étrangers en affranchissant des conditions sociales nationales ; cela grâce à des montages juridiques bidon et souvent via une cascade de sous-traitance. Après plusieurs rendez-vous infructueux, les ministres du Travail des 28 se retrouvent à Bruxelles pour une réunion vue comme celle de la dernière chance. Il s’agit de lutter de manière coordonnée contre les abus concernant les travailleurs détachés provisoirement, en renforçant un texte de 1996.  Ce texte prévoit qu’une entreprise puisse « détacher » des salariés dans un autre pays de l’UE, à condition d’appliquer certaines règles du pays d’accueil (salaires, conditions de travail) mais en versant les cotisations sociales dans le pays d’origine. Faute de contrôle efficace, ces principes sont régulièrement bafoués et donnent lieu à une forme de « dumping social ».   »Nous devons traquer ces fraudes qui sont dommageables à la dignité humaine comme à l’économie », estimait récemment le ministre français du Travail, Michel Sapin.  Paris et Berlin souhaitent que des nouvelles mesures de contrôle puissent être demandées dès qu’il y a présomption de fraude et que chaque pays puisse fixer lui-même les documents nécessaires que l’on peut exiger d’une entreprise détachant des travailleurs. Une position également soutenue par la Belgique, le Luxembourg et l’Italie.  Ils sont encore plus nombreux –environ une dizaine de pays– à vouloir mettre en cause automatiquement les entreprises donneuses d’ordre comme les filiales impliquées dans les fraudes de travailleurs détachés, et ce à partir de certains seuils (impayés, montant de prestation…).  Car les fraudes obéissent de plus en plus souvent à des montages complexes, avec une cascade d’entreprises impliquées, ce qui accroît la difficulté pour sévir.   »Si on veut combattre la fraude il faut pouvoir mettre en cause solidairement toute la chaîne, tout particulièrement dans le bâtiment », souligne-t-on à Paris, qui envisage de limiter cette proposition à ce secteur, dans un souci de compromis.  Mais ces propositions butent sur l’opposition de plusieurs pays de l’Est (Pologne, Hongrie, République tchèque…), qui craignent une remise en cause de la libre circulation des travailleurs.  Le Royaume-Uni, de son côté, n’est pas favorable à un surcroît de réglementation. Le Premier ministre britannique David Cameron a pourtant fait part récemment de sa volonté de durcir les règles d’allocations des aides sociales pour les immigrants européens, avant l’ouverture complète du marché du travail aux Roumains et Bulgares.  En cas d’échec lundi, les dirigeants pourraient s’emparer du sujet lors du sommet à Bruxelles fin décembre. Mais sans accord avant la fin de l’année, le texte ne sera pas adopté dans la législature actuelle, mais repoussé après les élections européennes du printemps.  Dans un entretien vendredi à l’AFP, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé la France au « réalisme » pour permettre un accord sur les travailleurs détachés.   »Je fais un appel à la France pour le compromis, mais aussi à l’Angleterre et à tous les autres pays », a-t-il déclaré. « On doit travailler pour un compromis qui puisse aller aussi loin que possible, mais aussi avec un certain réalisme », a-t-il ajouté.  A l’inverse, la Confédération européenne des syndicats (CES) plaide pour obtenir l’accord le plus ambitieux possible et a appelé les gouvernements à n’accepter « aucune restriction de leurs droits à procéder à des mesures de contrôle ».  Face aux dissensions et aux tergiversations des 28, plusieurs pays ont décidé d’aller de l’avant et  de renforcer dès à présent leur arsenal législatif.  En France, un plan national de lutte contre la fraude est sur la table. Il prévoit une intensification des contrôles, notamment via l’inspection du travail.  En Belgique, le gouvernement d’Elio Di Rupo a approuvé jeudi dernier un plan d’action. « Nous n’attendrons pas une initiative européenne pour agir alors que notre économie est en train de se faire laminer », a déclaré le secrétaire d’Etat belge chargé de la lutte contre la fraude, Hendrik Bogaert.

 

EADS : des milliers d’emplois menacés

EADS : des milliers d’emplois menacés

 

Le directeur exécutif du groupe, Tom Enders, a rendez-vous lundi soir à Munich (sud) avec le comité d’entreprise européen, à qui il a déjà annoncé, mais par voie de presse, des « mesures draconiennes », surtout dans les activités de défense en Allemagne. Mardi se réuniront des comités européens par branche, selon des sources syndicales.  Pour « major Tom », c’est un nouveau défi. Après avoir réussi à desserrer l’emprise des États sur EADS, il a entrepris de regrouper les divisions défense, (Cassidian), espace (Astrium), avec la production d’avions de transport militaires d’Airbus Military, au sein d’une seule division, Airbus Defense and Space.  La restructuration est inévitable pour rendre le groupe plus efficace et performant dans les compétitions sur les marchés émergents, explique la direction d’EADS, bientôt rebaptisé groupe Airbus.  Les réductions de commandes militaires, notamment en Allemagne, ne pourront « pas rester sans conséquence pour l’activité et les emplois », a prévenu le patron d’EADS dans un entretien à un magazine allemand.  Les syndicats craignent que la manœuvre vise surtout une amélioration de la rentabilité promise aux investisseurs avec qui le groupe a rendez-vous mercredi et jeudi à Londres.  L’agence allemande DPA avait annoncé récemment le chiffre de 8.000 suppressions d’emplois, mais EADS n’a pas confirmé. Le Figaro évoquait lundi 5.000 à 6.000 suppressions de postes, sans aucun licenciement, se référant à « de bonnes sources ».  D’après le quotidien français, les réductions d’emplois seraient obtenues via des plans de départs volontaires, des reclassements, le non-remplacement de salariés partant en retraite et le non-renouvellement de contrats d’intérimaires et de CDD.  Le plus grand syndicat d’Allemagne, IG Metall, a organisé le mois dernier une vaste journée d’action en guise d’avertissement. Plusieurs syndicats français ont adressé une lettre au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, estimant qu’un « groupe industriel dont le carnet de commandes est d’environ 650 milliards d’euros (…) doit être en mesure de maintenir l’activité de ses sites ».  Ils demandent à l’État, qui détient 12% du capital, de « peser afin que les intérêts industriels nationaux ainsi que les intérêts sociaux des personnels d’EADS soient préservés ».  Des appels à une intervention politique vont mettre à l’épreuve la nouvelle gouvernance du groupe, que Tom Enders a voulu indépendante des trois États présents au capital, la France, l’Allemagne et l’Espagne. Depuis une réforme entrée en vigueur cette année, ils ne sont que de simples actionnaires et ne sont plus représentés au conseil d’administration.  Le patron allemand recule rarement devant une épreuve de force avec les gouvernements mais cela ne lui a pas toujours réussi. L’Allemagne a ainsi bloqué l’année dernière sa tentative de fusion avec le fabricant d’armes britannique BAE Systems.  La restructuration annoncée n’a pas encore déclenché de réactions politiques notables à Paris ni à Berlin. Il est vrai que la chancelière Angela Merkel et ses lieutenants étaient accaparés par la formation d’un nouveau gouvernement. EADS emploie quelque 50.000 personnes dans chacun des deux pays.

 

Croissance Japon: coup de frein

Croissance Japon: coup de frein

Une estimation préliminaire à la mi-novembre avait établi la croissance à +0,5% au troisième trimestre, mais de nouveaux calculs publiés lundi par le gouvernement ont fait état d’une activité un peu plus amorphe à cause d’investissements (hors immobilier) et d’ajustements des stocks des entreprises moins profitables à l’économie qu’escomptés.  Le coup de frein est net par rapport aux premier et deuxième trimestres: dopé par un rebond de la consommation des ménages, le produit intérieur brut (PIB) de la troisième puissance économique mondiale avait augmenté de 1,1% puis 0,9%.  Les ménages, dont les revenus stagnent, ont à peine augmenté leurs dépenses au troisième trimestre, bien que de nombreux économistes prévoient un rebond avant la hausse en avril de la taxe sur la consommation.  La croissance a en outre fortement pâti d’un lourd déficit commercial au troisième trimestre, alors que jadis le pays était abonné aux excédents grâce à la puissance de ses industries exportatrices dans l’automobile et l’électronique.  De plus la dépréciation du yen d’un quart de sa valeur face au dollar et à l’euro en un an a rendu plus coûteuses ses importations à un moment où, privé de réacteurs nucléaires deux ans et demi après la catastrophe de Fukushima, l’archipel doit acheter toujours plus d’hydrocarbures pour produire son électricité.  L’économie japonaise a en revanche pu s’appuyer sur une progression robuste des investissements publics, favorisés par des dépenses gouvernementales supplémentaires d’environ 70 milliards d’euros débloqués en début d’année par le nouveau pouvoir conservateur.  Ces fonds destinés entre autres à accélérer la reconstruction des zones du nord-est ravagées par le tsunami du 11 mars 2011 ont dopé particulièrement l’activité dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.  Le gouvernement a approuvé jeudi dernier une nouveau plan de dépenses, équivalent à 40 milliards d’euros supplémentaires, toujours pour soutenir la région dévastée du Tohoku mais aussi préparer les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.  Cette prodigalité constitue le premier pan (ou « flèche ») de la politique du Premier ministre de droite Shinzo Abe, revenu au pouvoir en décembre 2012, pour relancer l’économie et la sortir d’une déflation d’une quinzaine d’années, une tâche dont il a fait la priorité de son début de mandat.  Deuxième vecteur, M. Abe a poussé la Banque du Japon à assouplir considérablement sa politique monétaire en avril, sous l’égide du nouveau gouverneur, Haruhiko Kuroda, qu’il a lui-même choisi.  Ce changement de cap a favorisé la chute du yen sur le marché des changes, ce qui augmente les revenus des entreprises japonaises exportatrices, une fois leurs profits convertis en yens, et dope par conséquent la Bourse de Tokyo, au plus haut ces dernières semaines en près de six ans.  Les « Abenomics » comportent une troisième « flèche », décrite à grand trait par son inspirateur mais pas encore tirée, qui est censée augmenter le potentiel de croissance du pays. Pour ce faire, le gouvernement veut restructurer un secteur agricole jugé peu productif, conclure des accords de libre-échange avec les Etats-Unis et l’Union européenne, réduire les impôts pesant sur les entreprises et faire adopter un certain nombre de « dérégulation » du marché du travail.

 

Chine : hausse des exports en novembre

Chine : hausse des exports en novembre

 

Les exportations chinoises ont largement dépassé le consensus en novembre, appuyant à leur tour le sentiment d’une stabilisation de la deuxième économie mondiale. Les exportations ont augmenté de 12,7% par rapport au mois comparable de 2012, a annoncé l’Administration chinoise des douanes, contre une hausse de 7,1% attendue. Les importations ont progressé de 5,3%, soit moins que les 7,2% prévus, donnant un excédent commercial de 33,8 milliards de dollars contre 21,7 milliards.

 

Europe : des banques encore fragiles

Europe : des banques encore fragiles

 

Il y a du mieux dans la gestion des banques mais elles restent encore fragiles en raison d’une insuffisance de couverture des risques. La plupart des grandes banques européennes ont vendu des actifs risqués au troisième trimestre mais elles ont moins provisionné leurs créances douteuses, une situation semble-t-il à redresser avant que la Banque centrale européenne (BCE) ne procède l’an prochain à un examen de la qualité de leurs actifs (AQR). Les conclusions de la cet examen nourriront une batterie de tests de résistance dans l’Union européenne, censés déterminer si les banques devront constituer plus de fonds propres pour surmonter d’éventuels chocs futurs et éviter de répéter les errements de la crise financière de 2008-2009. Une analyse de Reuters des résultats du troisième trimestre des 30 premières banques européennes montre que près des deux tiers des 27 qui publient des comptes trimestriels détaillés estiment que leur bilan était moins risqué fin septembre qu’il ne l’était fin juin, une façon de faire diminuer les besoins en capital. En revanche près des deux tiers des établissements ont inscrit des provisions pour créances douteuses ou irrécouvrables moins importantes qu’un an auparavant et leur « ratio de couverture », soit ce qui est mis de côté pour couvrir les pertes par rapport au total des créances dépréciés, n’a augmenté que marginalement. John Paul Crutchley, co-directeur de la banque européenne chez UBS, pensait l’inverse. « C’est sans doute parce qu’au stade du troisième trimestre, on ne savait pas du tout comment la BCE allait mener cet examen de la qualité des actifs (en zone euro) et les stress tests (tests de résistance) », a-t-il dit. Lui-même et James Chappell, analyste de Berenberg, pensent que la situation aura évolué au quatrième trimestre, les banques en sachant plus sur les conditions que la BCE appliquera à la zone euro et que les régulateurs nationaux soumettront ailleurs. Pour l’heure, les ratios de couverture varient amplement, de 94% pour la Commerzbank à moins de 50% pour d’autres banques. Ces ratios sont difficilement comparables d’un établissement à l’autre car ils n’emploient pas les mêmes paramètres mais on peut penser que la BCE les étudiera avec soin. Les banques étaient supposées améliorer ces ratios avant les tests en provisionnant davantage mais dans l’ensemble ils n’ont augmenté que de 3% en moyenne sur 12 mois au 30 septembre parmi les 22 qui publient cette donnée. Neuf autres avaient un ratio en baisse, la plus forte étant enregistrée par Swedbank (-18,5%),.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

Hollande : président de l’étranger ?

Hollande : président de l’étranger ?

 

Alors que Hollande patauge en politique intérieure, il ne cesse de s’investir en politique étrangère. Il est vrai que l’affaire du Mali lui avait plutôt réussi. Même si en fait n’est totalement réglé dans ce pays puisque contrairement aux engagements, les troupes françaises sont contrariantes de demeurer sur ce territoire africain. Ensuite Hollande s’est trouvé le premier, puis le seul,  à vouloir punir la Syrie ; dans son dos Obama et Poutine (avec l’accord discret de l’Allemagne) ont mis fin à ces velléités guerrière avec un accord qui finalement conforte le dictateur Assad. . Le risque était trop grand de déstabiliser encore un peu plus proche et moyen orient en laissant les islamistes prendre le pouvoir. Même défaite sur le nucléaire en Iran avec les mêmes acteurs : La France a élevé le ton puis s’est couchée devant les Etats-Unis soucieux de rétablir ses relations économiques avec l’Iran. .. L’affaire de Centrafrique offrait une nouvelle opportunité à Hollande de montrer ses muscles. Mais encore une fois la France est bien seule et se pose la question de la suite et de la durée de cette opération. Hollande tente sans doute de compenser ainsi son impuissance totale en Europe ; Il avait promis de booster la politique économique de Bruxelles mais il n’a d’autre solution finalement que de se soumettre à l’Allemagne. En fait il accepte et pratique une  politique d’austérité. L’objet serait d’assainir les comptes publics et notamment de réduire les déficits. Pari  impossible car Hollande plombe la croissance, et l’emploi. Du coup les recettes fiscales comme la TVA baissent et le déficit ne diminue pas. Quand au chômage, sa promesse d’inverser durablement la tendance est une fumisterie contredite par tous les experts et institutions internationales. La baisse artificielle du chômage n’est due qu’un un bricolage statistique de pôle emploi qui a rayé 52 000 chômeurs pour des raisons administratives (en hausse de 10%).et aux emplois fiancés par le contribuable. L’échec est total sur le plan intérieur, les mauvais résultats de novembre vont même faire craindre de retrouver la récession d’après les enquêtes Markit. Hollande n’est plus soutenu que par 15 à 20% de français et le risque est grand qu’il poursuive sa politique de fuite en avant sur les terres étrangères. Non pas que cette intervention en Centrafrique soit inutile, elle était nécessaire pur des motifs humanitaires mais on aimerait que Hollande fasse preuve de la même détermination pour régler (ou contribuer) à à stopper  le déclin français.

Ukraine: chaos et manifestation

Ukraine: chaos et manifestation

 

Le refus du pouvoir de signer fin novembre l’accord d’association avec l’UE négocié depuis trois ans et les violences contre les manifestants il y a une semaine ont plongé ce pays de 46 millions d’habitants dans une crise politique sans précédent depuis la Révolution orange de 2004 qui a porté au pouvoir des pro-occidentaux.  Soutenue par les Etats-Unis et les Européens, l’opposition appelle à une manifestation dimanche à 10H00 GMT sur la place de l’Indépendance, haut lieu de la Révolution orange occupée depuis une semaine par les protestataires qui y ont hérissé des barricades.   »Nous devons être plus d’un million et nous allons forcer le président (Viktor) Ianoukovitch à remplir nos conditions », a lancé samedi soit le boxeur Vitali Klitschko, l’un des leaders de l’opposition.   »Notre avenir dépend de chacun de vous », a-t-il ajouté.  Entre 200.000 et 500.000 personnes selon les sources – s’étaient rassemblées le 1er décembre sur cette place après une dispersion violente la veille d’une manifestation au même endroit qui a fait des dizaines de blessés dont de nombreux étudiants.  L’opposition réclame l’organisation d’élections anticipées ainsi que la punition des responsables des violences policières et la libération de personnes mises en détention provisoire pour des « troubles » et qu’elle juge innocentes.  La tension est montée d’un cran après la visite vendredi du président Viktor Ianoukovitch en Russie où il a discuté avec son homologue Vladimir Poutine du « partenariat stratégique ».  L’opposition a affirmé samedi que l’adhésion de l’Ukraine à l’Union douanière menée par Moscou avait été décidée lors de cette rencontre et accusé le président de vouloir « vendre l’Ukraine » à la Russie.  L’information sur la prétendue adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière en échange d’un important rabais du prix du gaz russe et de crédits de plusieurs milliards de dollars est aussi apparue sur le Twitter d’Edward Lucas, rédacteur du magazine britannique The Economist.   »Le projet d’un accord sur le partenariat stratégique est prêt, il a été paraphé, mais Ianoukovitch n’a pas osé le signer », a déclaré samedi l’un des dirigeants de l’opposition Arseni Iatseniouk.  Selon lui, ce document qui prévoit l’adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière d’ex-républiques soviétiques menée par la Russie sera signé le 17 décembre au cours d’une visite de M. Ianoukovitch à Moscou.   »La manifestation de dimanche peut se terminer de façon tragique s’il (Ianoukovitch) a vendu l’Ukraine », a lancé Arseni Iatseniouk, allié de l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.  Le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov a « catégoriquement démenti » ces informations en les qualifiant de « mensonges et provocations ».  Le président Ianoukovitch a fait escale en Russie après une visite en Chine qu’il n’a pas annulée malgré une contestation sans précédent contre son régime.  La Russie qui a joué un rôle décisif pour dissuader l’Ukraine de signer un accord de l’association avec l’Union européenne fin novembre a accusé les capitales occidentales d’ingérence dans les affaires ukrainiennes.  Les Européens dont le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle ont pour sa part dénoncé des pressions économiques et menaces « inacceptables » du Kremlin à l’encontre de Kiev.  En récession depuis plus d’un an et en fort déficit public, l’Ukraine est au bord d’un défaut de paiement.  Pour de nombreux experts, Moscou pourrait offrir à l’Ukraine un rabais sur le gaz pour la récompenser d’avoir renoncé à l’accord d’association proposé par l’UE.

 

Ukraine: chaos et manifestation

 

Le refus du pouvoir de signer fin novembre l’accord d’association avec l’UE négocié depuis trois ans et les violences contre les manifestants il y a une semaine ont plongé ce pays de 46 millions d’habitants dans une crise politique sans précédent depuis la Révolution orange de 2004 qui a porté au pouvoir des pro-occidentaux.  Soutenue par les Etats-Unis et les Européens, l’opposition appelle à une manifestation dimanche à 10H00 GMT sur la place de l’Indépendance, haut lieu de la Révolution orange occupée depuis une semaine par les protestataires qui y ont hérissé des barricades.   »Nous devons être plus d’un million et nous allons forcer le président (Viktor) Ianoukovitch à remplir nos conditions », a lancé samedi soit le boxeur Vitali Klitschko, l’un des leaders de l’opposition.   »Notre avenir dépend de chacun de vous », a-t-il ajouté.  Entre 200.000 et 500.000 personnes selon les sources – s’étaient rassemblées le 1er décembre sur cette place après une dispersion violente la veille d’une manifestation au même endroit qui a fait des dizaines de blessés dont de nombreux étudiants.  L’opposition réclame l’organisation d’élections anticipées ainsi que la punition des responsables des violences policières et la libération de personnes mises en détention provisoire pour des « troubles » et qu’elle juge innocentes.  La tension est montée d’un cran après la visite vendredi du président Viktor Ianoukovitch en Russie où il a discuté avec son homologue Vladimir Poutine du « partenariat stratégique ».  L’opposition a affirmé samedi que l’adhésion de l’Ukraine à l’Union douanière menée par Moscou avait été décidée lors de cette rencontre et accusé le président de vouloir « vendre l’Ukraine » à la Russie.  L’information sur la prétendue adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière en échange d’un important rabais du prix du gaz russe et de crédits de plusieurs milliards de dollars est aussi apparue sur le Twitter d’Edward Lucas, rédacteur du magazine britannique The Economist.   »Le projet d’un accord sur le partenariat stratégique est prêt, il a été paraphé, mais Ianoukovitch n’a pas osé le signer », a déclaré samedi l’un des dirigeants de l’opposition Arseni Iatseniouk.  Selon lui, ce document qui prévoit l’adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière d’ex-républiques soviétiques menée par la Russie sera signé le 17 décembre au cours d’une visite de M. Ianoukovitch à Moscou.   »La manifestation de dimanche peut se terminer de façon tragique s’il (Ianoukovitch) a vendu l’Ukraine », a lancé Arseni Iatseniouk, allié de l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.  Le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov a « catégoriquement démenti » ces informations en les qualifiant de « mensonges et provocations ».  Le président Ianoukovitch a fait escale en Russie après une visite en Chine qu’il n’a pas annulée malgré une contestation sans précédent contre son régime.  La Russie qui a joué un rôle décisif pour dissuader l’Ukraine de signer un accord de l’association avec l’Union européenne fin novembre a accusé les capitales occidentales d’ingérence dans les affaires ukrainiennes.  Les Européens dont le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle ont pour sa part dénoncé des pressions économiques et menaces « inacceptables » du Kremlin à l’encontre de Kiev.  En récession depuis plus d’un an et en fort déficit public, l’Ukraine est au bord d’un défaut de paiement.  Pour de nombreux experts, Moscou pourrait offrir à l’Ukraine un rabais sur le gaz pour la récompenser d’avoir renoncé à l’accord d’association proposé par l’UE.

 

Municipales : « vote sanction contre le PS » (Désir)

Municipales : «  vote sanction contre le PS » (Désir)

 

 

Désir, le transparent premier secrétaire du PS, champion de la langue de bois, fait cette fois preuve de lucidité en craignant un vote sanction contre le PS. « La droite veut détourner cette élection municipale de son véritable enjeu (…). M. (Jean-François) Copé dit +on va en faire un vote sanction », en mettant l’accent sur la fiscalité et la sécurité. « Les Français, eux ne s’y tromperont pas. Il s’agit bien de choisir leur maire pour six ans », a déclaré à la presse le Premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, à son arrivée à la convention.  Se défendant de vouloir seulement « limiter les dégâts », il a affirmé aborder la campagne « avec la volonté de conquérir de nouvelles villes », citant « Marseille, Avignon, Calais, Chateauroux ».   »Il y a un modèle municipal de gauche », a-t-il assuré, soulignant: « nous avons un point d’appui: le bilan de nos maires » dans les communes dirigées par le PS.  Dans un discours à la tribune, Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élections a aussi averti que la droite s’apprêtait à « entonner le couplet fiscalité-insécurité ».   »L’élection qui est devant nous va d’abord être une élection locale et les électeurs répondront à la question +quelle femme, quel homme pour diriger notre commune, pour porter les projets de développement de notre commune?+ », a-t-il estimé.  Mais, a-t-il mis en garde, « le coeur de l’électorat UMP est totalement déterminé à se déplacer pour voter contre le pouvoir en place » tandis que « notre électorat votera fortement pour des raisons locales ».  Lors de cette convention, les délégués des fédérations du PS ont voté à une large majorité pour la ratification des listes municipales et européennes, pour lesquelles avaient eu lieu des votes des militants en octobre et novembre.

Centrafrique :  » quelle stratégie ? » (Alliot-Marie)

Centrafrique :  » quelle stratégie ? » (Alliot-Marie)

Quelle stratégie c’est la question que se pose avec lucidité Alliot Marie ; elle n’a sans doute pas été la meilleur ministre de la défense mais elle  pose la problématique de l’enlisement et de l’isolement de la France. Deux questions récurrentes qui valent aussi bien pour la Centrafrique que pour le Mali. Alors que l’armée française a renforcé samedi 7 décembre son dispositif d’intervention en Centrafrique, l’ancienne ministre des Affaires Étrangères, Michèle Alliot-Marie, s’est interrogée au micro RTL sur la stratégie du chef de l’État. « Y aller quand on a vu les massacres et les tueries dans ce pays c’est normal », estime l’ancienne ministre UMP. Mais cette intervention n’est pas sans poser quelques questions selon elle. « Pourquoi rien n’a été fait depuis mars ? Comment se fait-il que nous soyons seuls ? », s’interroge-t-elle, « Y aller d’accord, mais quelle stratégie ? » Michèle Alliot-Marie établit un parallèle avec l’intervention française au Mali : « François Hollande nous avait dit qu’au Mali il n’y aurait plus de soldats français en août…on y est toujours », rappelle-t-elle. Le Président a annoncé que 1.600 soldats étaient envoyés en Centrafrique, soit 400 de plus que ce qui avait été annoncé jusque-là. Pour Michèle Alliot-Marie, se rendre compte qu’il faut plus de soldats au moment d’intervenir « fait un peu amateur ». L’ancienne ministre note par ailleurs que cette intervention a lieu à un moment où la France est en train de diminuer son nombre de militaires et ses commandes d’équipements.

Foot : Drogba et Eboué, sanctionnés pour leur hommage à Mandela !!

Foot : Drogba et Eboué, sanctionnés pour leur hommage à Mandela !!

Visiblement il y a encore des efforts à faire en Turquie en matière de démocratie et tout simplement de tolérance. Didier Drogba et Emmanuel Eboué, les deux internationaux ivoiriens du club de 1re division turque de Galatasaray, sont menacés de sanctions pour avoir rendu hommage à l’issue d’un match à Nelson Mandela, rapporte ce dimanche 8 décembre la presse turque. Vendredi soir, à la fin du match entre Galatasaray et SB Elagizspor, comptant pour la Coupe de Turquie, Drogba a dévoilé sous son maillot un tee-shirt où était inscrit « Thank you Madiba », littéralement « Merci Madiba », le surnom de l’icône de la lutte anti-apartheid.  Eboué a fait de même, son tee-shirt portant le message « Rest in peace Nelson Mandela » (« Repose en paix Nelson Mandela »).Les deux joueurs ont été renvoyés par la Fédération turque de football (TFF) devant sa commission de discipline, rapportent les quotidiens Milliyet et Hürriyet. Il est en principe interdit pour les footballeurs d’arborer des slogans ou messages politiques sur leurs maillots, sous peine d’une amende.

 

Hollande: « je vais bien » …mais pas la France

Hollande: « je vais bien » …mais pas la France

 

Pépère va bien et ça se voit, il a bien pris au moins dix kilos depuis sa prise de fonction pendant que la France elle perdait du poids économique. Visiblement pas trop affecté par la situation du pays, Hollande essaye de rassurer sur sa forme physique. On aimerait aussi être rassuré sur la santé mentale car visiblement, il n’a rien compris du déclin du pays. Mais s’il va bien, n’est-ce pas l’essentiel pour des politiques plus soucieux de leur carrière politique que de la santé de leur pays. François Hollande a assuré samedi soir qu’il allait « bien », interrogé sur son état de santé quelques jours après des révélations de la presse sur une opération de la prostate qu’il avait subie en février 2011.   »C’était une opération bénigne que j’avais eue il y a plus de deux ans et qui n’avait eu aucune suite médicale, donc je n’ai aucun traitement et je vais bien », a-t-il déclaré lors d’une interview à « Vous ne devriez même pas me poser cette question parce que mes bulletins de santé, depuis que je suis ici, à l’Elysée, ont été publiés » en juin 2012 et mars 2013, a-t-il fait valoir, précisant qu’il « y en aura un prochainement, au moins de janvier ».   »Mais je vais bien et j’assure mes fonctions sans qu’il y ait le moindre doute à avoir sur ma santé », a ajouté le président Hollande, 59 ans, insistant: « On peut me faire toutes les critiques, tous les reproches, sauf sur mon état de santé ».  La polémique autour de cette intervention qui n’avait pas été mentionnée auparavant « n’avait pas beaucoup de sens », a-t-il estimé, observant qu’il « y aussi une part d’intimité qui n’a pas forcément à être exhibée ». Révélée mercredi matin par France Info, cette intervention médicale avait été confirmée ensuite par un communiqué de l’Elysée qui précisait que François Hollande souffrait à l’époque d’ »une hypertrophie bénigne de la prostate ». Il avait déclaré sa candidature à la primaire socialiste quelques semaines plus tard, fin mars 2011.  La santé des présidents de la République est un sujet sensible depuis la maladie de Georges Pompidou, dissimulée jusqu’à son décès en fonction en 1974, puis le cancer de la prostate de François Mitterrand, caché durant des années via des bulletins mensongers signés de son médecin personnel.  La polémique avait rejailli en septembre 2005 lorsque, trois ans après sa réélection à l’Elysée, Jacques Chirac avait été victime d’un accident vasculaire cérébral.

 

France-Afrique: une force africaine enfin ?

France-Afrique: une force africaine enfin ?

 

Une Force africaine permanente enfin ? C’est ce qui ressort de la déclaration du sommet France-Afrique. Ce n’est pas la première déclaration de ce genre, ni la dernière sans doute ;  si une force africaine commune est  nécessaire, encore faudrait-il s’appuyer sur des forces nationales modernes. Enfin pas sûr que tous les chefs d’Etat africains voit dune bon œil une force internationale susceptible d’intervenir dans des affaires intérieures !   »Il a été convenu que l’Afrique devait assurer elle-même sa sécurité, que c’était un principe fondamental. Il n’y a pas continent qui ne puisse assurer par lui-même son destin », a déclaré le président français François Hollande, au moment où la France vient de s’engager à nouveau en Centrafrique, moins d’un an après son opération au Mali.  Dans une déclaration finale au terme d’un sommet de deux jours à Paris, les chefs d’Etat et de gouvernement français et africains ont souligné « l’importance de développer les capacités africaines de réaction aux crises » et appelé « à une large mobilisation internationale pour accroître le financement des opérations africaines de paix et en assurer la prévisibilité ».  Lors de leurs débats, les participants ont insisté sur l’urgence à doter l’Afrique d’une force de réaction rapide, immédiatement mobilisable, dont la création avait d’ailleurs été annoncée en mai lors du dernier sommet de l’Union Africaine. Cette force, dotée d’un état-major « projetable » pourrait être opérationnelle dès 2015, grâce notamment au soutien renforcé de la France qui a proposé de mettre à disposition de l’Union africaine des « cadres militaires » et de former 20.000 soldats africains par an.   »Si cette force avait existé, elle aurait pu être immédiatement projetée au Mali », a relevé le président français, qui a appelé l’Europe à « prendre sa part » car, a-t-il dit, « pour que l’Europe assure sa défense, il faut aussi que l’Afrique puisse assurer la sienne ». « Nos deux continents sont liés, le terrorisme ne connaît pas de frontières », a-t-il rappelé.   »L’Afrique a quelque peu négligé sa sécurité devant l’ampleur des urgences », devenant un « ventre mou pour les terroristes ou trafiquants en tous genres », a reconnu le président sénégalais Macky Sall.  Selon la déclaration finale, la quarantaine de participants au sommet ont par ailleurs apporté une « attention prioritaire à la question des espaces frontaliers et de la sécurité des frontières », en particulier de la zone sahélo-saharienne sous la menace de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda.  La France accompagnera « les pays qui le souhaitent par des projets de renforcement des forces de sécurité et de défense, de coopération transfrontalière et de développement de l’interopérabilité des forces armées africaines », selon la déclaration finale. « Nous sommes solidaires », a dit François Hollande.  Décision hautement symbolique: le Mali, où la France est intervenue en janvier pour chasser les groupes islamistes armés, devrait accueillir le prochain sommet France-Afrique « fin 2016-début 2017″, a dit M. Hollande. Largement dominé par les questions de sécurité, le sommet, qui a rendu un hommage appuyé à l’ancien dirigeant sud-africain Nelson Mandela décédé jeudi, s’est également penché pendant ses deux jours de sessions sur les questions économiques.  La France, qui a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique en dix ans au bénéfice de la Chine et des pays émergents, ambitionne de doubler en cinq ans ses échanges commerciaux avec le continent, a rappelé le président Hollande.

Grèce : budget de rigueur insuffisant

Grèce : budget de rigueur insuffisant

 

 

Toujours sous perfusion financière, la Grèce peine a atteindre les objectifs fixés par la troïka des préteurs. Cela en dépit des efforts sociaux et économiques. Classé désormais en « pays en voie de développement » la Grèce s’efforce de concilier rigueur et acceptabilité sociale. La marge est très étroite. Le Parlement grec a  en effet adopté samedi un nouveau budget de rigueur pour 2014, sur fond de crispation avec ses créanciers de l’UE et du FMI insatisfaits du cours des réformes, là où Athènes voit au contraire d’importants progrès.  L’Union européenne a jeté une ombre sur ce dénouement en annonçant dans le même temps que la troïka des créanciers du pays différait sa mission à Athènes au mois de janvier, entraînant le gel du versement d’un prêt d’un milliard d’euros en discussion depuis septembre, faute d’avoir obtenu la mise en œuvre de réformes demandées.  Le Premier ministre s’est employé à réfuter cette vision pessimiste, assurant devant le Parlement que « la Grèce avait réalisé nombre de réformes que beaucoup pensaient impossibles ».  Il n’a pas caché que les discussions avec les bailleurs de fonds du pays, UE-BCE-FMI, étaient « difficiles », évoquant même « le moment le plus difficile », tout en se disant confiant dans l’aboutissement des négociations. Antonis Samaras aurait cependant souhaité parvenir à un accord avant que le pays ne prenne pour six mois la présidence de l’Union européenne le 1er janvier prochain.  Là où la Grèce brandit ses performances macroéconomiques, comme son déficit budgétaire, passé de 15% du PIB en 2009 à 2,2% prévu en 2013, ou l’amélioration de sa compétitivité grâce à une baisse drastique des salaires, ses bailleurs de fonds ne quittent pas des yeux la liste des prérequis au versement des prêts.  Or plusieurs de ces conditions font l’objet de divergences entre la troïka et Athènes: le sort d’un moratoire sur les saisies immobilières en vigueur depuis plusieurs années, l’avenir de trois entreprises publiques déficitaires, le montant du trou budgétaire pour 2014 et les mesures pour y faire face.  L’exécutif grec, qui doit également veiller à ne pas contrarier sa maigre majorité, avait d’ailleurs pris soin de repousser à la semaine prochaine la discussion sur les deux sujets potentiellement explosifs que sont le moratoire sur les saisies et un nouvel impôt foncier.  Le budget de la Grèce pour 2014 n’a donc pas reçu l’aval de la troïka et pourrait être amendé dans les prochains mois avec de nouvelles mesures d’austérité auxquelles le gouvernement grec serine pourtant être vigoureusement opposé.   »Ce budget ne sera pas amendé par la troïka (UE-BCE-FMI) mais par le gouvernement du Syriza », le principal parti d’opposition de la gauche radicale, a promis son dirigeant Alexis Tsipras devant les députés.   »Voter pour le budget signifie que le désastre va continuer », a ajouté le leader de la formation donnée au coude à coude avec les conservateurs de la Nouvelle démocratie dans les sondages.  Ce discours alarmiste n’a pas mobilisé les foules devant le Parlement. La traditionnelle mobilisation contre le budget à l’initiative des syndicats a rassemblé à peine 200 personnes contre des milliers les années passées.  Le budget prévoit en l’état une hausse de 2,1 milliards des revenus tirés des impôts pour une baisse de 3,1 milliards des dépenses, via des coups de rabot dans les secteurs de la santé, des assurances sociales et de l’éducation.  Il table sur un PIB en légère progression de +0,6%, après six années consécutives de récession dont une contraction de -4% prévue pour cette année.  La Grèce devrait également se retrouver dans une situation inédite depuis longtemps: être en capacité de subvenir à ses dépenses ordinaires grâce à la réalisation d’un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) d’environ 3 milliards d’euros en 2014 après un premier excédent de 812 millions cette année.  Les responsables grecs commencent à évoquer une sortie des plans d’aide internationaux, à l’échéance du second programme de sauvetage en juillet 2014, et assurent préparer un retour du pays sur les marchés. Quelque 240 milliards de prêts ont été injectés dans le pays depuis son placement sous perfusion de l’Europe et du FMI en 2010.

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