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Archive mensuelle de novembre 2013

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Inversion du chômage : l’arnaque

Inversion du chômage : l’arnaque

 

Il fallait s’y attendre, la baisse annoncée du chômage est une véritable arnaque. Premier aspect, comme d’habitude on attend 18 heures pour diffuser ces statistiques (prêtes évidemment depuis le matin) ; du coup les journalistes n’ont pas le temps de les analyser et doivent se contenter de reprendre bêtement  les communiqués officiels dans tous les journaux du soir. « Baisse, du chômage, baisse du chômage », c’est le titre. Aussitôt Hollande déclare que « L’inversion de la courbe du chômage est désormais amorcée ». Deuxième arnaque, s’il y a bien 20 000 chômeurs de catégorie A en moins, mais au total (toutes catégorie confondues), il y a augmentation. En effet les chômeurs qui ne travaillent que quelques heures ont augmenté de 40 000. Troisième arnaque, méthodologique celle –là avec le bug informatique  qui avait trouvé une fausse diminution de 60 000 chômeurs en aout, chiffres rééquilibré en septembre. On se fonde donc sur des évolutions très approximatives. Autre  arnaque les radiations administratives qui augmentent de 25,8%. Enfin l’objectif était d’inverser durablement la courbe du taux de chômage ; or on ne parle plus du taux (rapporté à la population active) mais seulement du nombre de chômeurs (ceux qui sont inscrits). On voit mal comment on aurait pu créer réellement autant d’emplois avec une croissance complètement à plat, l’effet des emplois aidés ne suffit pas. Pour que cette diminution soit durable il faut s’attendre malheureusement à des manipulations statistiques de la part de Pôle emploi et notamment à des radiations massives. Les chômeurs qui pointent savent eux que tous les moyens sont bons pour les radier (il suffit d’un seul document manquant !).  Pour que cette tendance soit « durable », comme l’exécutif s’y est engagé, il faudra aussi que la croissance prenne le « relais » en 2014, comme l’a reconnu lui-même Michel Sapin.  Or les organisations internationales (OCDE, FMI, Commission européenne) ont clairement dit qu’elles ne croyaient pas à un recul du chômage en France en 2013, comme en 2014. L’Insee table simplement sur une stabilisation du taux de chômage fin 2013, à 10,6% en métropole.

Retraite chapeau: 15 à 20 millions chez Air France

Retraite chapeau: 15 à 20 millions chez Air France

. Près de 2.000 postes supprimés en 2013, et un millier de suppressions prévues pour 2014. Dans le même temps, le groupe provisionne 119 millions d’euros sur cinq ans pour la retraite chapeaux de ses dirigeants. Une pratique que dénoncent deux syndicats de la compagnie aérienne, ce vendredi 29 novembre. Deux jours après la polémique sur la retraite chapeau de 21 millions d’euros du patron de PSA, Philippe Varin, qui a dû renoncer à la sienne sous la pression, les représentants du personnel d’Air France considèrent celles prévues pour la direction « tout aussi choquante ».  15 à 20 millions seraient ainsi provisionnés par an pour la retraite chapeau de 37 cadres dirigeants depuis 2005. L’actuel président, Alexandre de Juniac, n’est pas concerné par cet avantage. Les autres dirigeants bénéficient d’une garantie de toucher une retraite complémentaire de 35 à 40% de leur rémunération moyenne des trois dernières années.  « Des montants indécents, pointe Marc Daguet, délégué syndical du SPAF, le syndicat des pilotes d’Air France, et déconnectés des efforts qui sont demandés au salariés ». Il rappelle ainsi qu’Air France a déjà supprimé 5.000 postes en son sein depuis quatre ans. Pour lui, « l’Etat a un rôle à jouer » dans cette affaire. D’autant qu’il reste « le premier actionnaire d’Air France à hauteur de 16% ». Marc Daguet aurait du mal à comprendre que le gouvernement « condamne ces pratiques chez PSA mais les tolère dans des entreprises dont il est lui-même actionnaire »

Pays-Bas : dégradés par Standard & Poor’s

Pays-Bas : dégradés par Standard & Poor’s

 

 Standard & Poor’s a privé vendredi les Pays-Bas de la note suprême AAA – l’une des dernières de la zone euro – en l’abaissant d’un cran à AA+, tout en adressant à l’Espagne un satisfecit pour ses tentatives de réforme des finances publiques en relevant sa perspective de négative à stable. A la suite de la décision de l’agence de notation, il ne reste plus que trois pays de la zone euro à bénéficier du AAA auprès des trois agences de notation principales : l’Allemagne, le Luxembourg et la Finlande. S&P estime que les perspectives de croissance de la cinquième puissance économique de la zone euro sont moins favorables que prévu. Fitch et Moody’s continuent de noter les Pays-Bas en triple A. « Le taux de croissance tendanciel du PIB réel par habitant reste décidément inférieur à ceux de pays au développement économique élevé comparable », explique S&P, qui a par ailleurs confirmé la note à court terme A-1+. Concernant l’Espagne, l’agence a confirmé les notes longues et courtes BBB-/A-3. L’agence juge que la position externe de la quatrième puissance économique de la zone euro s’améliore à mesure que la croissance économique se reprend progressivement. « D’autres paramètres de crédit se stabilisent, selon nous, du fait des réformes structurelles et budgétaires, combinées avec des politiques de soutien de la zone euro », observe S&P. L’Espagne est bien sortie d’une récession de deux ans au troisième trimestre, a annoncé jeudi l’Institut national de la statistique (Ine), confirmant ainsi des données préliminaires publiées fin octobre. Enfin, S&P a également annoncé le relèvement de la note de Chypre, de CCC+ à B-, estimant que les risques à court terme associés aux remboursements de dettes ont reflué. La perspective est stable.

Croissance Allemagne : baisse des ventes au détail

Croissance Allemagne : baisse des ventes au détail

 

Les ventes au détail ont, contre toute attente, baissé de 0,8% en octobre, montrent les statistiques publiées vendredi par l’Office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 0,5%. Sur un an, le recul est de 0,2% contre un consensus de +1,3%. En septembre, ces ventes avaient baissé de 0,2% sur un mois et progressé de 0,3% sur un an.

 

Chômage : augmentation en octobre

Chômage : augmentation  en octobre

Avec les mêmes chiffres, les titres varient: augmentation ou diminution ! En fait globalement le chômage augmente de 0.8% en octobre mais le gouvernement va centrer sa com.sur  la seule catégorie A. François Hollande aura finalement bien fait de jeter le trouble sur l’inversion de la courbe du chômage ce jeudi matin. Le président de la République avait dit qu’il prendrait « tout le temps nécessaire«  pour arriver à cette inversion. Les chiffres du mois d’octobre lui donnent finalement vite raison : -0,6% demandeurs d’emplois de catégorie A par rapport à septembre. C’est la première fois que le taux baisse depuis avril 2011 (à part le bug SFR d’août). « L’inversion de la courbe du chômage se dessine » (ministère du Travail) Le nombre de demandeurs d’emplois en catégorie A s’établit en octobre à 3.275.000 en France. C’est 0,6% de moins par rapport à septembre, soit -20.500 personnes. En septembre, il avait augmenté de 1,9% et 6% sur un an. Si le chômage baisse dans la catégorie de référence, la catégorie A, c’est que le chômage des jeunes baisse, comme le souligne le communiqué du ministère du Travail : -2,3% au mois d’octobre, -4.5% au total depuis avril, « le signe de l’amélioration du marché du travail, et le résultat de la politique déterminée du gouvernement en faveur de l’emploi des jeunes« .  Depuis le mois d’avril, 25.000 jeunes ont retrouvé un emploi, notamment grâce aux emplois aidés, financés par l’Etat. 85.000 emplois d’avenir ont par exemple été crées. Ils s’adressent aux moins de 25 ans très peu qualifiés. Les chiffres d’octobre concernant les chômeurs qui travaillent un peu sont en revanche inquiétants. Les demandeurs d’emplois de la catégorie B sont 1.607.800, soit 3,7% de plus qu’en septembre (+8,7% sur un an), et ceux de la catégorie C augmentent de 4,0% (+8,5% sur un an). Si on prend l’ensemble des catégories A, B et C, le nombre de chômeurs augmente de 0,8% en octobre.

Chômage: « ne pas dramatiser, on a le temps »

Chômage: «  ne pas dramatiser, on a le temps »

 

Pour le chômage, on a le temps, c’est en substance ce que dit le président du sénat. Pas étonnant de la part du président d’un organisme inutile qui se gave (environ 13 000 euros bruts mensuels plus   autres avantages) et dont les membres n’ont pas de problème emploi ; une déclaration significative du décalage entre la classe politique et les citoyens. Pour un chômeur ; il est évident que le calendrier est central, retrouver un travail  en décembre ou quelques mois plus tard, c’est très différent. François Hollande a reconnu jeudi implicitement qu’il ne parviendrait pas à inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année, affirmant que la bataille pour l’emploi prendrait « tout le temps qui est nécessaire ».   »Le fait qu’il dise qu’il faudra le temps qu’il faudra signifie que nous n’allons pas forcément nous donner une date butoir qui serait précisément celle du 30 décembre de cette année », a déclaré à la presse M. Bel.  Le président du Sénat a été reçu jeudi matin à Matignon par Jean-Marc Ayrault pour évoquer la remise à plat de la fiscalité.  Selon lui, il faut « concevoir cet objectif comme une tendance qui va s’imposer en France d’inversion de la courbe du chômage ».   »On a commencé pour le chômage des jeunes, ça doit être le cas pour le chômage de façon plus globale », a commenté M. Bel.   »A partir de là, que ce soit aux mois de décembre ou janvier, nous voulons que très rapidement nous puissions avoir des résultats sur le terrain de l’emploi », a-t-il ajouté.   »Je crois qu’il ne faut pas tomber dans une espèce de dramatisation sur les dates, sur un calendrier, il faut que ça se fasse très vite », a fait valoir le deuxième personnage de l’Etat.   »Cet objectif, je le pense, sera tenu », a-t-il dit mais « il ne faut pas nous créer nous-mêmes je ne sais quelle contrainte sur le jour, la semaine ou le mois à partir duquel nous pourrons constater » une baisse du nombre de demandeurs d’emploi, a-t-il enchaîné.  Pour M. Bel « l’essentiel est qu’elle ait lieu et que les Français puissent constater que nos efforts sont payants ».

Manif de chômeurs le 7 décembre

Manif de chômeurs le 7 décembre

 

Alors que les chiffres du chômage d’octobre seront rendus publics ce jeudi, quatre organisations de défense des chômeurs et précaires, appellent, pour la 11e année consécutive, à une grande manifestation nationale des «personnes privées d’emploi», samedi 7 décembre, place Stalingrad, à Paris. «Le changement, je ne sais pas, mais l’urgence c’est maintenant!» lançait, mercredi, lors d’une conférence de presse à la bourse du travail, à Paris, Philippe Villechalane, président de l’Association pour l’emploi, l’information et la solidarité (Apeis), en pastichant le slogan de campagne de François Hollande. En dépit de la promesse du président d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année, promesse à laquelle les représentants de ces organisations ne croient guère, la situation sur le front de l’emploi ne cesse de se dégrader. En septembre, le nombre de demandeurs d’emplois en catégories A, B et C a bondi de 54.200 sur le mois (+1,1 %,), pour atteindre 4,843 millions, selon les chiffres de Pôle emploi. Parmi eux, «seuls 40,3 % sont indemnisés» souligne le président de l’Apeis. «Et 80 % touchent moins de 1000 euros par mois, mais, ça, personne n’en parle!», renchérit Alain Marcu porte-parole du mouvement Agir ensemble contre le chômage (AC). L’augmentation du nombre de chômeurs de longue durée (+15,6 % en an), particulièrement nombreux en France comparé à d’autres pays, ajoute au malaise. «Le chômage, ce n’est plus un accident aujourd’hui», constate Pierre-Édouard Magnan, délégué fédéral du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), très remonté contre la politique de radiation menée, selon lui, par Pôle emploi. «Les chômeurs ne sont ni des victimes ni des feignants, mais des citoyens, poursuit-il. Or on ne radie pas un citoyen: Pôle emploi est devenue une instance de contrôle au détriment de sa mission d’aide au retour à l’emploi».

Crédit Agricole : 50 agences menacées

Crédit Agricole : 50 agences menacées

 

La révolution est engagée dans la banque de détail. Le Crédit Agricole d’Ile-de-France va, d’ici à 2015, fermer 50 agences sur les 325 présentes dans la région. Un mouvement de fond dans les banques, qui sont toutes en train de repenser leur réseau. Elles avaient déjà brisé le tabou en annonçant une rationalisation en douceur de leur réseau. Cette fois, elles passent à l’acte. BNP Paribas a prévu de transformer son réseau pour spécialiser une partie de ses agences. Le Crédit Agricole va donc, de son côté, en fermer une cinquantaine en Ile-de-France. Toutes les banques sont en réalité confrontées au même dilemme: montée en puissance de la banque en ligne, et baisse de la fréquentation des agences. Aujourd’hui, près de 5% des opérations bancaires basculent chaque année des réseaux vers internet ou les distributeurs. Le tout dans un contexte de baisse des crédits et de taux bas qui rognent les marges et les revenus. En bref, toutes les banques sont obligées de repenser en profondeur un modèle de banque de détail, qui est de moins en moins rentable. La fermeture de 50 agences au Crédit Agricole Ile-de-France prouve que le changement de braquet pourrait être un peu plus radical que ce qu’elles annonçaient.

 

Allemagne : hausse des prix

Allemagne : hausse des prix

L’inflation annuelle s’est légèrement accélérée en Allemagne, ce qui peut laisser entrevoir une hausse des prix à la consommation plus marquée que prévu dans l’ensemble de la zone euro. Si tel était être le cas, Banque centrale européenne (BCE) se sentirait moins pressée d’agir pour soutenir l’activité alors que le spectre de la déflation a conduit certains responsables de la BCE à évoquer de possibles nouvelles mesures. Harmonisée aux normes européennes (IPCH), l’inflation de novembre est ressortie à 1,6% sur un an et à 0,2% sur un mois en Allemagne, première économie de la zone euro, selon des chiffres publiés jeudi par l’Office fédéral de la statistique. Les économistes avaient anticipé en moyenne une inflation sur un an de 1,3% en normes IPCH – celles retenues par la BCE pour fixer sa politique monétaire. Alors que le consensus pour l’inflation de novembre dans la zone euro – donnée qui sera publiée vendredi – est actuellement de 0,8%, l’économiste en chef de Berenberg Bank Holger Schmieding pense que les statistiques allemandes pourraient se traduire par une hausse des prix à la consommation de 0,9%. « (Les données en provenance d’Allemagne) devraient quelque peu apaiser les craintes déflationnistes dans la zone euro. C’est un nouvel argument en faveur d’un statu quo de la politique monétaire de la BCE (…)’, a-t-il ajouté. L’existence ou non de risques déflationnistes est au coeur des débats de la BCE depuis quelques semaines, certains responsables voulant à tout prix éviter que la zone euro ne connaisse une baisse prolongée des prix, se rappelant que ce phénomène avait plombé l’économie japonaise pendant dix ans. Il y a trois semaines, la BCE a surpris les intervenants de marché en ramenant son principal taux directeur à un nouveau plus bas niveau historique, l’institution voulant ainsi répondre au ralentissement marqué de l’inflation observé le mois dernier, signe de faiblesse de la reprise économique de la zone euro. Au mois d’octobre, l’inflation est tombée à 0,7% dans la zone euro alors que l’objectif officiel de la BCE est une hausse des prix à la consommation légèrement inférieure à 2%.

 

Immobilier : baisse des prix

Immobilier : baisse des prix

 

Les prix des logements anciens ont diminué de 0,2% en France au troisième trimestre, après avoir déjà baissé de 0,3% au premier comme au deuxième trimestres, selon les chiffres provisoires corrigés des variations saisonnières publiés jeudi par l’Insee. Les prix des maisons se sont repliés de 0,4% au troisième trimestre, tandis que ceux des appartements ont augmenté de 0,1%. Sur un an, les prix accusent un recul de 1,4% (-1,6% pour les maisons et -1,2% pour les appartements). L’Insee avait annoncé en première estimation pour le deuxième trimestre un recul de 0,1%. Les prix en Ile-de-France ont baissé de 0,3% au troisième trimestre, ceux des appartements diminuant de 0,6% et ceux des maisons augmentant de 0,3%. Sur un an, ils baissent de 1,2% (-1,6% pour les appartements et -0,5% pour les maisons). S’agissant de Paris seul, les prix des appartements ont reculé de 0,5% sur le trimestre et de 2,1% sur un an. En province, les prix ont diminué de 0,1%% au troisième trimestre (-0,5% pour les maisons mais +0,8% pour les appartements). Sur un an, ils décroissent de 1,5% (-0,8% pour les appartements et -1,8% pour les maisons). Le nombre de transactions a poursuivi son redressement, avec un volume de 689.000 sur les douze derniers mois, en hausse de 2,2% par rapport au total à fin juin.

Espagne : sortie de récession

Espagne : sortie de récession

 

 

La timide sortie de récession est portée par les exportations mais reste plombée par une demande interne toujours en berne, explique l’Institut national de la statistique (INE) dans un communiqué.  La reprise de la consommation des ménages (+0,4% entre juillet et septembre) après cinq trimestres de baisse, a favorisé cette sortie de récession, souligne l’Ine.  Sur un an, le PIB au troisième trimestre a reculé de 1,1% par rapport à la même période de 2012. Le recul était de 1,6% entre le deuxième trimestre de cette année et celui de 2012.  L’emploi a baissé de 3,2% sur un an au troisième trimestre, soit une réduction nette de 522.000 postes de travail à temps complet. Et le coût unitaire du travail a baissé de 1,9% entre le troisième 2012 et la même période de 2013.  Malgré ce retour à la croissance, le chômage reste le principal point noir de l’économie espagnole, avec un taux de 25,98% au troisième trimestre.  La quatrième économie de la zone euro, frappée doublement en 2008 par l’éclatement de sa bulle immobilière et le démarrage de la crise financière internationale, était enfoncée depuis début 2011 dans sa deuxième récession en cinq ans.  Sur l’ensemble de l’année, le gouvernement conservateur prévoit un recul du PIB de 1,3%, un peu mieux qu’en 2012 où il avait baissé de 1,6%. Il attend une croissance de 0,7% en 2014.  Les organismes nationaux (Banque d’Espagne) et internationaux (FMI, Commission européenne) tablent pour leur part sur un repli compris entre 1,4% et 1,6% pour 2013.  La Banque d’Espagne avait estimé dès le 23 octobre que le PIB de l’Espagne avait cru de 0,1% au troisième trimestre, précisant que cette hausse s’accompagnait d’une légère amélioration sur le front du marché du travail. Selon la Banque d’Espagne, la destruction d’emplois a été la plus faible « depuis le début de la crise », même si le taux de chômage reste proche de son record historique.

Chômage : Hollande renonce à l’inversion

Chômage : Hollande renonce à l’inversion

 A quelques heures de la publication des chiffres du chômage pour le mois d’octobre, le président a déclaré à Aubervilliers(Seine-Saint-Denis) que le gouvernement prendrait le « temps nécessaire » pour gagner « la bataille » de l’emploi. « Ça prendra tout le temps qui est nécessaire, ce mois-ci comme les autres mois, mais ce qui compte c’est cette tendance que nous devons maintenant imposer, c’est que le chômage doit cesser d’augmenter », a-t-il déclaré lors d’une table ronde. Il semblait ainsi reconnaître que son objectif, maintes fois martelé, d’inverser durablement la courbe du chômage à partir de fin 2013 serait difficile à tenir et des ténors du Parti socialiste ont immédiatement embrayé en soulignant qu’il ne fallait pas se focaliser sur le moment précis du basculement. Interrogé un peu plus tard sur le maintien de l’échéance de la fin de l’année, le chef de l’Etat a répondu « oui ». Les problèmes d’interprétation liés à cette séquence, d’autant plus sensible qu’elle touche au sujet de préoccupation numéro un des Français, ont soulevé des railleries à droite. Le député Sébastien Huyghe s’étonne ainsi dans un communiqué « de la légèreté avec laquelle François Hollande traite de la baisse espérée du chômage en France » et « reconnaît à demi-mot la vacuité de ses moulinets ». Pour Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du groupe UDI, l’engagement présidentiel est un « écran de fumée ». « Il a dit ça pour se donner de l’air il y a un an. Malheureusement le chômage continue à augmenter, malheureusement les entreprises continuent à fermer », a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

Allemagne : chômage en hausse

 

Allemagne : chômage en hausse

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 10.000 en un mois, sa quatrième hausse consécutive, à 2,985 millions en données corrigées des variations saisonnières, a précisé l’Office fédéral du travail. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 1.000 seulement. Plusieurs des plus grandes entreprises d’Allemagne ont annoncé ces dernières semaines des plans de réduction de leurs effectifs, à l’instar du groupe de construction et d’équipements industriels Bauer, qui entend réduire les siens de 3%, ou du géant de l’énergie RWE, qui veut supprimer plusieurs milliers de postes. Les salariés d’EADS craignent de leur côté que la réorganisation des activités de défense et aérospatiale du groupe ne conduise à des milliers de suppressions d’emploi. Malgré la remontée récente du nombre de demandeurs d’emploi, le taux de chômage allemand reste inchangé à 6,9%, proche de son plus bas niveau depuis la réunification du pays en 1990 et très loin de celui de 12,2% enregistré dans l’ensemble de la zone euro. Plusieurs instituts d’études économiques estiment néanmoins que la création d’un salaire minimum national de 8,50 euros brut de l’heure prévue par l’accord de coalition conclu entre la CDU d’Angela Merkel et le Parti social-démocrate (SPD) pourrait se traduire par des suppressions d’emploi.

 

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues  

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

 

Sondage – pouvoir d’achat : baisse pour 63% des français, en cause les impôts

Sondage - pouvoir d’achat : baisse pour 63% des français, en cause les impôts

 

Selon le nouveau « Baromètre des projets » des Français Viavoice BPCE pour Les Echos et France Info, la tendance dans les ménages n’est pas à l’optimisme. Une large majorité (63 %) des personnes interrogées continuent à anticiper une baisse de leur pouvoir d’achat, dont un quart (23 %) une forte baisse. Au premier rang des  préoccupations, la hausse des impôts et notamment de la TVA , à 20% au 1er janvier. Ainsi, à la question « pour les trois prochains mois, quelles sont les dépenses qui vous préoccupent le plus pour votre pouvoir d’achat ? », 52% des sondés répondent « les impôts », loin devant « l’alimentation » (38%) et « l’électricité » (33%). Conséquence immédiate, les dépenses pour les fêtes de fin d’année seront globalement moins importantes que l’an dernier. Ainsi, 53 % des Français (+11 points en un an) se disent prêts à se serrer la ceinture. Dans le détail, les restrictions concernent d’abord les dépenses de vacances (58% des personnes interrogées). L’effort portera ensuite sur  les repas (51%). Le budget cadeaux reste en revanche relativement épargné, seuls 38 % des personnes interrogées envisagent de limiter leurs dépenses sur ce poste. « Signe de ces temps difficiles, enfin, la part des Français déclarant ne pas mettre d’argent de côté chaque mois progresse », révèle le sondage BPCE-Viavoice pour France Info et Les Echos publié ce jeudi.  Ainsi, en novembre, 31% des personnes interrogées déclarent ne pas mettre d’argent de côté, contre 26% en juin, quand 25% ont commencé à réduire leur épargne mensuelle. Un peu moins de 30 % (28%) des sondés disent qu’ils mettent autant de côté que les mois précédents. Ils sont seulement 12% à déclarer épargner d’avantage. « On a 40% des retraités, 40% des ouvriers qui déclarent ne pas mettre d’argent de côté. Dans le cadre de notre baromètre, c’est un record« , souligne François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice. Même si la période hivernale n’est pas la plus propice aux acquisitions immobilières, le placement dans la pierre n’est pas à l’ordre du jour non plus. A la question, « envisagez-vous d’acheter une maison ou un appartement au cours de trois prochains mois », la réponse est « Non » à 93%, contre 5% de « Oui » et 2% qui ne se prononcent pas.

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