Gouvernement : dette, chômage,fiaclité, croissance, c’est la faute aux agences de notation !

Gouvernement : dette, chômage, croissance, c’est la faute aux agences de notation !  

 

Finalement quand on écoute les commentaires du gouvernement, on en vient à se demander si ce ne sont pas les agences de notation qui sont responsables de notre situation (qu’elles ne comprennent pas ! ). Pour Hollande on maintient le cap, même si on ne sait où on va ; si, dans le mur ! Une situation surréaliste quand le gouvernement affirme que le pays va mieux alors que nombre de français vivent dans une réalité concrète de déclin. Deux visions, deux mondes qui s’ignorent. Le monde technocratique et jacobin, le monde du terrain ; pour une fois au moins une majorité de français seront d’accord avec S&P.   qui  a justifié sa décision d’abaisser d’un cran à « AA » la note de la France, fixée depuis début 2012 à « AA+ », par le fait que le pays avait perdu de sa marge de manœuvre financière et n’était pas en mesure de se réformer davantage en raison du maintien d’un chômage élevé.  Sans broncher, le président François Hollande, qui réunissait ce vendredi à l’Elysée les grandes institutions financières internationales, a affirmé que la France maintiendrait son « cap » en matière économique.   »Cette politique qui repose sur des réformes qui ont déjà été engagées, qui se poursuivront, est la seule qui permette d’assurer la crédibilité » financière de la France, a-t-il assuré, mettant également en avant « les faibles niveaux des taux d’intérêt (de la dette française) sur les marchés ». Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Marseille, a reproché à l’agence de n’avoir « pas pris en compte toutes les réformes » menées depuis l’arrivée de la majorité au pouvoir l’an dernier, dont celle des retraites, en cours d’adoption. Et le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a pourfendu les « jugements critiques et inexacts » de l’agence de notation. Plus offensif encore, son collègue au Redressement productif, Arnaud Montebourg, a accusé les agences de notation d’avoir perdu toute crédibilité durant la crise financière. Même le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a rejoint ce concert de critiques, jugeant depuis Londres que l’analyse de S&P était « incomplète », ce dont l’agence s’est défendue. Selon l’analyse de l’agence de notation, « la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite, alors (qu’elle) la considér(ait) auparavant comme élevée au regard des pays comparables ». « Nous ne percevons pas, pour la période à venir, de plan d’ensemble articulé permettant de libérer le potentiel de croissance, préalable indispensable à la baisse du chômage », a expliqué à l’AFP le chef économiste pour l’Europe de l’agence, Jean-Michel Six. S&P juge que « le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme ». C’est un nouveau coup dur pour le gouvernement, qui a fait de la maîtrise des finances publiques sa ligne conductrice depuis son arrivée au pouvoir l’an dernier, dans l’espoir notamment de maintenir au plus bas les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, et donc le coût de la dette publique.

 

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