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Archive mensuelle de octobre 2013

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PEA, les PEL et l’assurance-vie : davantage taxés

PEA, les PEL et l’assurance-vie : davantage taxés

Les députés ont voté, mercredi 23 octobre, une uniformisation par le haut du taux de prélèvements sociaux à 15,5% pour certains contrats d’assurance-vie, plans d’épargne en actions (PEA) et plans d’épargne-logement (PEL). Cette réforme du calcul des prélèvements sociaux sur les produits de placement exonérés d’impôt sur le revenu est vivement critiquée, notamment par la droite. Elle a été votée dans le cadre du projet de loi de financement de Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014, actuellement en discussion à l’Assemblée. La mesure doit rapporter 600 millions d’euros, dont 450 millions affectés à la Sécu. Si le gouvernement a défendu une mesure de « justice fiscale » nécessaire au redressement des comptes sociaux, l’opposition a critiqué « un Etat spoliateur et injuste » ainsi qu’ »une insécurité juridique et fiscale tout à fait néfaste ».L’ensemble des revenus du capital sont soumis à des prélèvements de 15,5% lors de leur réalisation mais, jusqu’à maintenant, une règle dérogatoire s’appliquait à certains produits de placement. L’article 8 du PLFSS propose d’appliquer le taux de 15,5% à l’intégralité des gains constitués depuis 1997 (année qui correspond à l’assujetissement des produits de placement à la CSG). Ce taux doit s’appliquer, notamment aux rachats, à compter du 26 septembre 2013, date de présentation publique de la mesure

 

Sondage présidentielles : Hollande 9% !

Sondage présidentielles : Hollande 9% !

 

Un tiers des Français (33%) souhaitent que Manuel Valls soit le candidat socialiste à la présidentielle de 2017, loin devant François Hollande (9%), selon un sondage Harris Interactive pour le Figaro magazine et LCP diffusé jeudi. Pour le magazine, cette enquête montre que l’actuel chef de l’Etat affronte une crise majeure avec la colère grandissante contre la politique du gouvernement et les remous de l’affaire Leonarda, la collégienne rom expulsée de France. Les sympathisants socialistes placent toujours le président en tête (37 %) mais mettent son ministre de l’Intérieur en deuxième position (24 %). Pour l’ensemble des Français, la maire de Lille Martine Aubry arrive en troisième position (8%), devant le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Plus grave pour l’exécutif, 80% d’entre eux estiment que François Hollande ne gagnerait pas face à un candidat de droite. Seul Manuel Valls pourrait avoir une chance de l’emporter (54%), seuls 16% des sondés pensant la même chose du chef de l’Etat. « Et si, pour la première fois depuis 1974, un président sortant n’était pas en situation de se représenter pour un second mandat ? », s’interroge Le Figaro magazine.

 

Economie, politique, société: infos les plus lues 23 octobre 2013

Economie, politique, société: infos les plus lues  23 octobre  2013

 

Chômage : hausse pour septembre

Chômage : hausse pour  septembre

Pour  Michel Sapin, les chiffres du chômage publiés jeudi « ne seront pas bons pour une raison très simple : comme vous le savez, au mois d’août il y a eu un incident statistique avec un bug SFR. Cet incident statistique a augmenté la baisse au mois d’août, il va augmenter la hausse au mois de septembre », a dit le ministre, tout en maintenant l’objectif d’une inversion de la courbe du chômage en fin d’année « Le mois de septembre ne ressemblera pas au mois d’août. Il faut, si on veut regarder les tendances, prendre les deux chiffres, les mêler et on verra quelle est la moyenne des deux », a-t-il ajouté en précisant qu’il ne connaissait pas encore les chiffres de Pôle emploi. Après la baisse du chômage gonflée par un bug au mois d’août, le nombre des demandeurs d’emploi inscrits sur les listes de Pôle emploi devrait être mécaniquement alourdi, ce qui pourrait priver  le gouvernement d’un deuxième mois de recul. Les derniers chiffres avaient été spectaculaires: -50.000 chômeurs sans aucune activité (catégorie A), du jamais vu depuis 13 ans.  Mais au bout de quelques jours, Pôle emploi avait révélé qu’un problème chez son opérateur SFR avait amplifié les désinscriptions. Michel Sapin a toutefois rappelé que le gouvernement avait pour objectif d’inverser la courbe du chômage en fin d’année, affirmant: « on tiendra cet objectif « . « Il y a des tendances. Les tendances aujourd’hui, elles sont au ralentissement du chômage; elles seront demain à la baisse du chômage », a-t-il estimé.

 

Sondage Ecotaxe : 39% seulement pour, 50% contre

Sondage Ecotaxe : 39% seulement pour, 50% contre

Pour lutter contre les pollutions, une écotaxe pour les poids lourds doit être mise en place à partir du 1er janvier prochain. Cette taxe est jugée pénalisante par les acteurs économiques, en particulier en Bretagne. Selon vous, le gouvernement doit-il… ?

  • Appliquer cette taxe sur l’ensemble du territoire sans exception : 39 %
  • Appliquer cette taxe, mais permettre des exceptions, notamment en Bretagne : 11 %
  • Renoncer à cette taxe : 50 %

 

Globalement la FNSEA estime que l’écotaxe représentera un surcoût compris entre 1,3 et 1,8 milliard d’euros pour l’économie française. «C’est la goutte d’eau de trop, s’indigne Dominique Barrau. Nous demandons l’ajournement de l’écotaxe tant que l’agriculture française n’a pas retrouvé la croissance. Le gouvernement a dépassé les bornes en matière de fiscalité, nous attendons une réaction de sa part.»Face à cette mobilisation, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a reconnu que tout n’était pas parfait. «Il y a certainement des choses à améliorer. Nous sommes en train de regarder lesquelles, reconnaît-il. Globalement l’écotaxe rapportera autour de 400 millions d’euros, pas plus.» Un chiffre contesté par Dominique Barrau pour qui «il faut déjà 300 millions pour gérer l’écotaxe». Ce mercredi matin, Stéphane Le Foll a assyré que l’écotaxe rentrera en vigueur le 1er janvier prochain. La liste des exemptions risque donc de s’allonger. Aujourd’hui la Bretagne est la seule région qui dispose d’un taux de réduction de 50 %. La facture a ainsi été allégée de plus de 40 millions dans un territoire frappé par la crise de son secteur agroalimentaire. Par ailleurs, la collecte de lait, produit de première nécessité, ne sera pas soumise à l’écotaxe. «Le transport de lait des fermes jusque dans les industries est exonéré. Il reste encore quelques difficultés à régler, indique Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques à l’Atla (Association de la transformation laitière française). En revanche une fois fabriqués, les yaourts ou autres produits laitiers seront soumis à l’écotaxe. «Cela augmentera de 0,4 à 0,5 % de notre prix de vente final, soit la moitié de notre marge», s’indigne Gérald Calbrix qui devra convaincre la grande distribution de répercuter cette hausse dans les rayons. Mais cela risque d’être plus difficile.

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Écotaxe : « aménagée » ?

Écotaxe : « aménagée » ?

L’écotaxe c’est la goutte d’eau qui faiat déborder le ralbol fiscal. Alors Le Foll pourrait bien «  aménager » cette taxe sans doute pour l’agriculture (et les autres secteurs notamment le transport ?). Stéphane Le Foll a longuement défendu mercredi matin la politique du gouvernement vis-à-vis de la mise en place de la désormais célèbre – et déjà décriée – écotaxe.  »Le Premier ministre a mis en place un observatoire. La première réunion va avoir lieu vendredi. On va avoir des remontées. Sur ce sujet, pour éviter toute incompréhension et difficulté demain, il faut que l’on réfléchisse à la manière dont on corrige certains effets qui peuvent être négatifs », a ainsi assuré au micro de RTL le ministre de l’Agriculture.    »C’est un sujet voté par la majorité précédente dans le cadre du Grenelle de l’environnement », s’est-il défendu au lendemain de l’appel à manifester de la FNSEA, le premier syndicat des agriculteurs, contre l’application de cette nouvelle taxe. « On l’a déjà beaucoup recalibrée. Pour l’instant, la date du 1er janvier (2014) est maintenue pour son entrée en vigueur », a-t-il précisé.  »On ne peut pas penser qu’il s’agit uniquement d’un prélèvement qui viendrait empêcher l’économie de tourner », a nuancé Stéphane Le Foll, déclarant plusieurs fois que l’écotaxe pourrait connaitre des « aménagements ». « Il faut que l’on évite que, pour certaines activités, cela remette en cause la fiabilité économique », a-t-il dit.

35.000 foyers fiscaux partis à l’étranger

35.000 foyers   fiscaux partis à l’étranger  

 

35.077 foyers fiscaux se sont expatriés en 2011, en majorité vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour les plus jeunes, vers la Belgique et la Suisse pour ceux bénéficiant d’un patrimoine confortable, a précisé le président de la Commission des Finances du Sénat. Ils étaient 21.646 en 2010 et 25.473 en 2007 à avoir quitté la France. Cet indicateur n’est pas un solde puisqu’il ne tient pas compte du nombre des retours qui doit aussi faire l’objet d’un travail statistique à venir. A venir également, les chiffres pour 2012 et pour 2013 qui permettront peut-être de constater un changement en lien avec la politique menée par les socialistes depuis leur arrivée au pouvoir. Parmi ceux qui se sont expatriés en 2011, 2.024 ont des revenus annuels supérieurs à 100.000 euros (ils étaient 1.101 en 2007) et 251 supérieurs à 300.000 euros (137 en 2007), selon le document de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Globalement, les partants ont des revenus supérieurs de 70% environ à la moyenne française, précise la DGFiP. Leur revenu fiscal de référence ne dépasse pas en moyenne 40.000 euros. « Ces constats peuvent atténuer une analyse purement fiscale des départs de contribuables de France », a estimé M. Marini pour qui « il est clair que les motivations professionnelles jouent un grand rôle dans les migrations des contribuables de la population générale ». « Ce sont surtout des raisons d’ambiance », a commenté le sénateur auprès de l’AFP. Pour lui, « la France est perçue comme un pays figé, qui a de la peine à faire ses réformes, qui n’incite pas au dynamisme, qui comporte des dispositifs d’assistanat très lourds donc des niveaux de charges publiques très lourds (et) qui, par conséquent, sera amené à solliciter des prélèvements obligatoires élevés ». « Je ne sais pas si chacun des partants fait tout ce raisonnement mais je pense que l’aspect du moral des jeunes actifs vis-à-vis du site-France compte », a-t-il poursuivi. Quant aux contribuables plus fortunés, il a cité « toute une collection de causes » parmi lesquelles en 2011, la fin du bouclier fiscal et la perspective d’une alternance à gauche. « Les conseillers fiscaux le disent, en 2011, ils ont fait beaucoup de dossiers de transferts de résidence fiscale à l’étranger, ce n’est pas un mystère », a-t-il argumenté, tout en se disant « pas en mesure » de « distinguer les causes ».

Sondage moral des patrons : plus bas que la moyenne mondiale

Moral des patrons : plus bas que la moyenne mondiale

 

Les dirigeants d’entreprises français « affichent un manque de confiance dans l’économie nationale avec un indice à 35,17, un chiffre qui contraste avec la moyenne mondiale qui est de 48,85″, indique le groupe Sage dans un baromètre conduit cet été auprès de 11.000 entreprises dans 17 pays. La confiance affichée la plus élevée est celle de Singapour (61,63). La France présente ainsi le taux de confiance le plus bas avec le Portugal (37,36) et l’Afrique de Sud (39,92). « L’Espagne, pourtant davantage touchée par la crise, se montre plus confiante (43,19) », commente Sage, qui est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de logiciels de gestion pour les entreprises de taille petite et moyenne. De plus, cet indice de confiance dans l’économie française est quasiment identique à celui de l’été 2012 (33,36). « C’est un phénomène assez spécifique à la France, un manque de confiance des Français dans l’économie de leur pays », a commenté Antoine Henry, directeur de Sage France, dans un entretien accordé à l’AFP. « A mon avis, les raisons sont moins réelles et économiques que psychologiques », a-t-il ajouté. « Quand un chef d’entreprise n’a pas confiance dans la santé de son pays pour des raisons plutôt psychologiques, on a un risque qu’il investisse moins », a-t-il ajouté. En revanche, concernant leur propre activité, les chefs d’entreprise de l’Hexagone se montrent bien plus optimistes qu’il y a un an, avec un indice de confiance dans leur activité de 55,16 points, soit une augmentation de 9,61. Ce chiffre reste néanmoins le plus bas de tous les pays étudiés à l’exception du Portugal. 23% des patrons français considèrent que la lourdeur des procédures administratives et des réglementations est le principal obstacle à l’entrepreneuriat en France, indique l’étude tandis que 19% citent le niveau d’imposition comme étant un problème majeur et 15% l’attitude du gouvernement envers l’entreprise, un taux parmi les plus élevés. Au niveau mondial, la bureaucratie est également citée en premier, avec un taux moyen un peu supérieur (25%). A titre de comparaison les Etats-Unis affichent 27% et le record revient à la Pologne avec cet obstacle cité en premier par 36% des chefs d’entreprises. « On voit bien que la bureaucratie est un phénomène mondial et pas uniquement français », souligne M. Henry. Quant au niveau d’imposition, il souligne que ses clients français évoquent surtout le besoin de « stabilité fiscale ». « Ils ont besoin de visibilité pour savoir exactement quelles pressions fiscales ils vont subir et cela me semble particulier à la France », dit-il. L’enquête a été réalisée sur un échantillon de 11.734 entreprises dans 17 pays (États-Unis, Canada, Allemagne, Autriche, France, Royaume-Uni, Espagne, Afrique du Sud, Malaisie, Singapour, Irlande, Pologne, Suisse, Portugal, Brésil, Maroc et Tunisie), par courrier électronique entre le 31 juillet et le 28 août. Le nombre de répondants en France a été de 862.

 

PSA : nouvelle baisse chiffre d’affaires

PSA : nouvelle baisse chiffre d’affaires

Entre une actualité marquée par les accords de compétitivité et la possible entrée à son capital du chinois Dongfeng, PSA a publié, ce mercredi 23 octobre, ses résultats commerciaux pour le troisième trimestre.Son chiffre d’affaires baisse ainsi une nouvelle fois de 3,7%, pour s’établir à 12,1 milliard d’euros. Un mauvais résultat que PSA explique par des taux de change défavorables. Le groupe s’attache cependant à souligner que la part de ses ventes hors Europe progressent, passant de 36% à fin septembre 2012 à 42% sur la même période de 2013.Sur un tout autre sujet, PSA indique, ce mercredi 23 octobre, qu’il va réexaminer l’un de ses projets avec son partenaire américain General Motors. Il s’agit du développement d’une plateforme commune sur les petits véhicules, dits « segment B » (citadine et mini-espace). « Ce réexamen pourrait conduire à une révision à la baisse du montant annoncé de synergies annuelles à moyen terme [1 milliard de dollars, soit 740 millions d'euros pour PSA, ndlr]« . PSA et GM avaient indiqué, fin 2012, vouloir travailler ensemble à la conception d’une plate-forme modernisée pour les petites voitures à faible émission de CO2. Mais « on s’aperçoit que le modèle économique serait difficile à atteindre », a expliqué un porte-parole cité par l’AFP. La décision de poursuivre ou non ce projet « sera prise assez rapidement », a-t-il ajouté.Est-ce aussi une façon de réduire un peu l’élan de la coopération avec GM avant de se tourner un peu plus vers l’Asie avec l’arrivée de Dongfeng? La question peut en tout cas être posée. D’autant plus que, dans son communiqué, PSA souligne que ses volumes de ventes en Chine sont en croissance de 28%, pour atteindre 403.000 véhicules. La part de marché du groupe reste relativement modeste (3,7%).Pour l’Europe, PSA confirme sa prévision de marché pour 2013, soit un repli de 4% pour cette année. Le constructeur, compte toujours diviser par deux sa consommation de cash, l’entreprise brûlant actuellement 100 millions d’euros d’argents frais par mois.

Simplification administrative : encore 594 commissions nationales

Simplification administrative : encore 594 commissions nationales

En  matière de simplification administrative, il y a encore des efforts à faire. Il suffit pour s’en convaincre de consulter l’une des annexes au projet de Budget pour 2014. Cette « liste des commissions et instances consultatives ou délibératives placées directement auprès du Premier ministre ou des ministres » énumère toutes les commissions existantes à ce jour en France. Il y en a 594, soit 74 de moins qu’en 2012 à la même période. Lors du Conseil interministériel de modernisation de l’action publique du 17 juillet dernier, le gouvernement a annoncé la suppression de 68 autres commissions, soit un quart de celles encore existantes. Exit donc le « Conseil national de suivi du plan pour préserver l’efficacité des antibiotiques », la « Commission de dation de blocs de titres de sociétés cotées destinées à financer un projet de recherche », ou le « Conseil de régulation financière et du risque systémique », ou bien la « Commission spécialisée de terminologie et de néologie des communications électroniques et des activités postales ». D’autres instances vont par ailleurs fusionner. C’est le cas du « Comité technique des systèmes d’informations et de communication » et du « Conseil des systèmes d’information et de communication ». Il faut dire que le second ne s’était réuni que 2 fois en 2012. Curieusement, le « Conseil national de l’aménagement du territoire et de développement », fort de 70 personnes, qui ne s’est pas réuni depuis 2010, n’a pas été supprimé. Mais parallèlement à cette opération de nettoyage, le gouvernement a décidé la création de nouvelles instances. C’est le cas de la « Commission interministérielle des données d’origine spatiale », du « Conseil national des sapeurs pompiers volontaires », ou « l’Observatoire national de la consommation des espaces agricoles ». Dommage que Matignon, qui est maître d’œuvre en matière de simplification, ne donne pas dans le document budgétaire le coût global de fonctionnement de toutes ces commissions. Au détour d’une page, on y apprend tout de même que le fonctionnement du Conseil d’orientation des retraites a nécessité 1,1 million d’euros en 2012. Ou que « les besoins de remboursement de frais de déplacement ont été plus importants en 2012 qu’en 2011″ dixit le document de Matignon pour les 16 membres du Comité scientifique du site « Intervention précoce, soutien à la parentatilité ». Quant au « Comité de la prévention et de la précaution », son budget de 48.500 euros en 2012 a essentiellement été affecté à la traduction en langue anglaise d’un énigmatique avis consacré à la « décision publique en situation incertitude ».Chacune de ces commissions n’a sans doute pas un budget important. Mais mises bout à bout, elles nécessitent finalement pas mal de crédits. Surtout, elles mobilisent des fonctionnaires qui pourraient faire autre chose que d’y siéger pour une utilité souvent discutable.

France : économie fragile pour S&P à cause de la fiscalité

France : économie fragile pour  S&P à cause de la fiscalité

 

Depuis plusieurs semaines, de nombreux instituts et organismes (Insee, FMI) ont révisé à la hausse leurs perspectives pour l’économie française. Mais, ce mercredi 23 octobre, l’agence de notation américaine vient mettre un important bémol à la l’éclaircie que connaît actuellement la France. « Les bases d’une reprise solide et de long terme ne sont pas encore réunies », en dépit du récent regain d’activité, estime S&P dans ce rapport intitulé « l’économie française sort de la récession mais demeure fragile ». S&P table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,7% en 2014, soit moins que le 0,9% que prévoit le gouvernement. Pour 2015, l’agence mise sur une croissance de 1,4% en 2015. « Malgré cette timide reprise, la France restera dans une situation de rattrapage bien au-delà de 2014″, poursuit-elle. Elle ne fait en revanche aucun commentaire sur la note souveraine de la France, actuellement « AA+ », dans ce document. « L’amélioration de la situation économique française au deuxième trimestre a coïncidé avec celle de la zone euro », poursuit-elle dans ce rapport. « Mais, des données plus récentes suggèrent un ralentissement du mouvement au deuxième semestre 2013″.S&P prévoit que la consommation des ménages n’augmentera que de 0,4% sur l’ensemble de l’année 2013, et de 0,2% en 2014 en raison de l’alourdissement de la fiscalité sur les ménages au profit des entreprises. Selon l’agence, la consommation ne progressera nettement qu’en 2015 (+1,2%), grâce à une amélioration sur le front du chômage.Quant aux exportations, elles restent affectées par la dégradation de la compétitivité de la France, même si elles devraient profiter de l’amélioration de la demande dans le reste de l’Europe au cours des 24 prochains mois. Autre facteur d’incertitude pour la France, les investissements des entreprises, qui étaient inférieurs de 6,3% à la fin du deuxième trimestre à leur moyenne de 2007.L’agence estime ainsi que l’investissement des entreprises devrait progresser d’environ 1,8% en 2014, après un recul de 2% en 2013, avant d’accélérer le rythme en 2015 (+4%). Malgré cette reprise, il devrait être à la fin 2015 inférieur de 2,9% à ce qu’il était en 2007.Mais son redressement durable dépend d’un retour à la confiance qui pourrait être retardé par l’instabilité fiscale actuelle, met en garde S&P.

 

Emplois : moins que prévu aux Etats-Unis

Emplois : moins que prévu aux Etats-Unis

.Le département du Travail a recensé la création de 148.000 postes non agricoles en septembre alors que les économistes interrogés par Reuters en anticipaient en moyenne 180.000.Le chiffre d’août a été toutefois revu en hausse, à 193.000 au lieu de 169.000 initialement annoncé, mais celui de juillet a été révisé sensiblement en baisse à 89.000 -un plus bas depuis juin 2012- contre 104.000 estimé précédemment. Seule note positive, le taux de chômage -calculé à partir d’une enquête distincte auprès des ménages- a reculé à 7,2%, son niveau le plus faible depuis novembre 2008, alors que les économistes l’attendaient majoritairement stable à 7,3%.La statistique mensuelle de l’emploi, l’une des plus suivies par les marchés financiers, a été publiée avec plus de deux semaines de retard en raison de la fermeture partielle des services fédéraux américains entre le 1er et le 16 octobre. Sa livraison de septembre donne à penser que la dynamique de la reprise a commencé à ralentir avant même le bras de fer entre démocrates et républicains sur le budget qui a paralysé l’administration fédérale pendant plus de deux semaines. Le 18 septembre, à l’issue de sa réunion monétaire, la Réserve fédérale avait pris les marchés à revers en annonçant un maintien de ses rachats d’achats au rythme de 85 milliards de dollars par mois, alors qu’elle avait jusque-là laissé prévoir une réduction de ses mesures de soutien.

 

Ecotaxe : erreur écologique et économique

Ecotaxe : erreur écologique et économique

 

L’écotaxe non seulement est une erreur écologique mais va lourdement pénaliser l’économie ; L’intention paraissait bonne à savoir tenter d’ influencer le volume des flux de marchandises en les diminuant voire de permettre des transferts modaux ; En réalité compte tenu de la structure du système de production, de plus en plus éclatée,  l’écotaxe ne sera qu’une fiscalité supplémentaire qui va plomber une peu plus la compétitivité ; Aucun produit n’est désormais entièrement produit et consommé sur place, il subit des transformations dans des champs spatiaux éloignés des uns des autres. Le transport est un maillon indispensable du processus de production. Une partie de l’écotaxe sera répercutée sur les prix et va donc peser sur la consommation (donc aussi sur la croissance et l’emploi), une taxe qui v aussi alourdir les couts de production en France. L’idée de l’écotaxe pourrait s’admettre si la France vivait en monde clos. Or plus de la moitié de notre économie est internationalisée. Par contre cette écotaxe ne s’appliquera pas sur les processus de production de la concurrence étrangère qui ne la subira qu’une fois lors des importations. Le handicap va concerner des secteurs fragilisés comme l’agriculture, l’industrie agroalimentaire mais bien à d’autres secteurs. Pour chaque produit, il faut des matières premières, des produits semi finis qui tous vont être taxés comme le produit final. Une  surfiscalité qui va encore coûter très cher à l’économie surtout pour des produits à faible valeur ajoutée et/ou très concurrencés  sur le plan international. De bonnes intentions sans doute mais  donc mais l’enfer n’en manque pas. . Une intention d’écolo qui ne comprend rien à l’économie et même à l’environnement. La fiscalité ne saurait être l’outil privilégié pour préserver les équilibres naturels, (l’harmonisation des normes et des règles de concurrence est autrement plus efficace). En effet mettre en difficulté supplémentaire des secteurs fragilisés, c’est favoriser la concurrence internationale où précisément les normes environnementales sont le plus souvent plus laxistes (quand elles ne sont pas inexistantes)  qu’en France. Pour schématiser sur un seul exemple, moins de carbone en France mais davantage à l’étranger ; une sorte d’externalisation des nuisances à l’étranger.  Le monde agricole a réagi le premier vis-à-vis des incohérences de cette taxe, on peut s’étonner que le secteur des transports (et d’autres) demeure aussi passif.

Economie, politique, société: infos les plus lues 22 octobre 2013

Economie, politique, société: infos les plus lues  22 octobre  2013

 

Hollande : la descente aux enfers

Hollande : la descente aux enfers

Croissance, chômage, fiscalité, sécurité, affaire Leonarda, municipales à Marseille autant de motifs pour plomber la popularité de Hollande sifflé maintenant même chez les socialistes. Dimanche soir, au moment des résultats de la primaire PS à Marseille, la perdante Samia Ghali a reproché en direct au président François Hollande et au Premier ministre Jean-Marc Ayrault d’avoir soutenu son rival Patrick Mennucci.  Pire, ces deux noms jetés en pâture à des supporters déçus ont aussitôt été hués et sifflés, sous l’œil des caméras, sans que la finaliste ne bronche.  Des « huées qui n’étaient pas supportables, mais qui n’étaient pas non plus significatives », a laborieusement tenté de relativiser lundi le Premier secrétaire du PS Harlem Désir.  Sur un autre front, l’affaire Leonarda, l’intervention du chef de l’Etat samedi autorisant la jeune collégienne rom kosovare à revenir en France, mais seule, était censée clore la polémique.  Harlem Désir désavouant de fait la position présidentielle en demandant que la fratrie et la mère de Leonarda puissent aussi rentrer, les écologistes ont diffusé un communiqué déplorant le caractère « inhumain » des propos de François Hollande… Signe de la nervosité ambiante, ils ont ensuite précisé qu’il s’agissait d’une « initiative personnelle » d’une porte-parole.   »Tout le monde est perplexe. Personne ne sait comment on se sort de tout cela. Je n’ai jamais vu un truc pareil », confiait un cadre socialiste à l’AFP lundi. « Il y a un cocktail qui fait que cette situation est inédite », ajoutait-il. « Depuis samedi, tout le monde reconnaît que le président peut nous surprendre », disait-il, interrogatif sur la suite de tous ces événements.   »Chez moi dans les cafés, les gens disent +ce type, on peut pas lui laisser le bouton nucléaire+ », ironise un responsable de l’opposition.  Le porte-parole des députés PS Thierry Mandon a critiqué « l’intervention extrêmement surprenante d’Harlem Désir qui a tout brouillé, une demi-heure seulement après les propos présidentiels ». « C’est plus qu’une erreur, une faute », a-t-il dit, se félicitant toutefois que M. Désir soit revenu sur ses propos lundi.  Mais au-delà et révélateur d’un malaise profond, quelque 25 parlementaires PS du courant « La gauche durable » ont souligné l’exaspération d’une gauche « à la peine » avec la politique économique et sociale du gouvernement et leur ras-le-bol d’être mis « en porte-à-faux avec (leurs) valeurs ».  Le Premier ministre, en déplacement à Copenhague, a demandé de « revenir à l’essentiel » et de mettre « fin à toutes les exploitations politiques et politiciennes ». « Il y a beaucoup trop de passion et un manque de sang-froid qui s’est développé ces dernières heures », a-t-il dit.  M. Ayrault viendra mardi devant les députés socialistes, ce qui n’était pas prévu initialement à son agenda.  Pour sa part, François Hollande a reçu lundi, selon des sources concordantes, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. La teneur de leur entretien, non inscrit à l’agenda officiel du chef de l’Etat, n’a pas été dévoilée.  Dans la matinée, Manuel Valls avait appelé à ne « pas créer nous-mêmes le désordre à partir de nos propres rangs ».  Déjà, la semaine dernière, le gouvernement avait dû affronter l’indiscipline de 17 députés de l’aile gauche du PS qui s’étaient abstenus sur la réforme des retraites, texte majeur du gouvernement. Une fronde qui s’est poursuivie lors du débat sur le budget, malgré « l’obligation de solidarité » rappelée par M. Ayrault.  Pour Bruno Jeanbart (OpinionWay), une digue a cédé et « l’impopularité du chef de l’Etat donne le sentiment à la majorité qu’on peut facilement s’opposer au pouvoir ».   »François Hollande a une autorité affaiblie depuis un certain temps. Quand le locuteur est délégitimé, toute prise de parole lui attire des critiques supplémentaires », abonde Philippe Braud, professeur émérite à Sciences-Po.  La cote de popularité du chef de l’Etat est au plus bas en octobre à 23% selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.  Fait nouveau, relève M. Jeanbart: « Les critiques viennent davantage du coeur de la gauche », alors qu’au début du quinquennat on entendait surtout l’aile gauche du PS et les écologistes.   »Le fait que les précédentes critiques, notamment celles des Verts, n’aient pas été sanctionnées, a donné le sentiment à un certain nombre d’élus socialistes que le risque n’était pas majeur de s’exprimer », estime-t-il.  Mais le débat ne se limite pas à la forme: « Les sujets de l’immigration sont au coeur des difficultés de la gauche depuis une dizaine d’années », souligne Emmanuel Rivière (Sofres) pour qui l’affaire Leonarda a illustré l’absence d’une « ligne claire » de l’exécutif.

 

Matraquage fiscal de l’épargne

Matraquage fiscal de l’épargne

Triple punition, d’abord l’augmentation de l’impôt sur les revenus, ensuite, matraquage fiscal aussi sur l’épargne enfin impôts supplémentaire sur la consommation (TVA notamment). Des milliers d’épargnants vont se retrouver par deux fois piégés par le nouveau mode de calcul des prélèvements sociaux que vient d’imaginer le gouvernement afin de ramener 600 millions d’euros dans les caisses de l’État en 2014. Cerise sur le gâteau: la mesure, incluse dans le projet de loi de financement de la Sécu, n’est pas encore votée mais elle s’appliquera, de manière rétroactive, à compter du 26 septembre. Résultat, les particuliers n’ont aucun moyen d’y échapper tant sur leurs vieux PEL (plans d’épargne logement) et leurs PEA (plans d’épargne en actions) que sur leurs anciens contrats d’assurance-vie multisupports. Tous seront dorénavant taxés à hauteur de 15,5 % au titre des prélèvements sociaux alors que certains l’étaient jusqu’ici à des taux plus bas. La raison? Les prélèvements sociaux (CSG, CRDS…) sont passés de 0,5 % en 1996 à 15,5 % aujourd’hui et la nouvelle mouture de calcul sur les produits d’épargne va prendre en compte un seul et unique taux: le dernier, et donc le plus élevé. Sur un PEA fermé après cinq ans, les prélèvements sociaux étaient jusqu’alors calculés par tranche: aux plus-values engrangées entre le 1er février 1996 et le 31 décembre 1996 s’appliquait le taux de 0,5 %. Sur celles constatées du 1er janvier 1997 au 31 décembre 1997, le taux était de 3,9 %, et ainsi de suite. Ainsi en a décidé le gouvernement: désormais ce sera 15,5 % sur le total des gains des plans, quelle que soit la date à laquelle ils ont été réalisés. Les détenteurs de contrats d’assurance-vie multi supports souscrits avant le 26 septembre 1997 sont concernés, mais seulement pour les gains réalisés grâce aux versements effectués avant cette date. «Jusqu’à présent, les ­prélèvements sociaux exigés à la sortie (en cas de retrait ou de décès) étaient calculés aux taux “historiques”. Maintenant, ils le seront tous au taux de 15,5 %», explique Marc Thomas-Marotel chez Natixis Assurances. Idem en ce qui concerne les plans d’épargne logement. Pour les intérêts acquis avant le dixième anniversaire, les prélèvements sociaux étaient dus au taux en vigueur chaque année, sans être ponctionnés au fil de l’eau: ils l’étaient une fois à la fermeture du plan ou au plus tard l’année des dix ans. Le gouvernement veut désormais que ce soit au taux de 15,5 %… «Les nouveaux PEL, souscrits depuis février 2011, ne sont pas touchés, rappelle toutefois Philippe Crevel, le secrétaire général du Cercle des épargnants. Pour eux, les prélèvements sociaux sont déjà pris tous les ans».

 

Que Hollande se taise (Hidalgo)

Que Hollande se taise (Hidalgo)

 

 

Que Hollande se taise, c’est en substance ce que pense Hidalgo a propos de l’affaire Leonarda. Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris, a jugé en effet  lundi qu’il aurait été « plus judicieux » que Manuel Valls ou Jean-Marc Ayrault s’exprime sur l’affaire Leonarda, alors que l’intervention du président François Hollande a été très critiquée. Hollande qui a faiat l’unanimité contre lui les pros Leonarda et les autres. Sur Radio Classique et LCI, la première adjointe de Bertrand Delanoë s’est demandé, à propos de la réaction de la collégienne expulsée à la proposition du chef de l’Etat, s’il « était « normal d’orchestrer médiatiquement le dialogue de cette manière », en direct du Kosovo avec de nombreuses caméras au domicile de la famille Dibrani.  Mme Hidalgo avait demandé vendredi « avec solennité » le retour de l’adolescente et du lycéen arménien Khatchik Khachatrian, et souhaité que les familles à enfant scolarisé « soient protégées ». Lundi, elle a jugé qu’il « fallait rappeler des principes » et « ils ont été rappelés par le président de la République », « à savoir : il ne peut pas y avoir d’interpellation d’enfants dans le cadre scolaire ». « Je ne suis pas chargée de la communication du président de la République », a-t-elle martelé, relancée sur les critiques contre M. Hollande.  » « Comment sortir aujourd’hui d’une situation inextricable ? Je n’en sais rien », a poursuivi l’élue du XVe arrondissement, « parce qu’effectivement, le père de Leonarda n’est pas en train de faciliter l’aboutissement de cette affaire-là. Personne n’a envie de le voir revenir en France ».   »Je pense qu’il aurait été plus judicieux que ce soit le ministre de l’Intérieur ou le Premier ministre qui s’exprime », a-t-elle encore déclaré. Conclusion, il serait temps que Hollande apprenne à se taire au lieu de s’exprimer quasi quotidiennement sur tout et sur rien pour ne rien dire de cohérent.

Taxe carbone : votée avec l’alibi de l’environnement

Taxe carbone : votée avec l’alibi de l’environnement  

Encore une taxe alibi votée, cette fois pour protéger le climat. En faiat la nouvelle taxe carbone est tôt simplement un impôt supplémentaire qui n’aura strictement aucun effet sur l’environnement. Les députés ont donc voté ce lundi 21 octobre l’instauration d’une contribution climat-énergie (CCE) dans le budget 2014. Il s’agit d’augmenter progressivement les taxes intérieures sur la consommation des produits énergétiques polluants, les TIC, en fonction de leurs émissions de CO2. »Pour la première fois, nous allons avoir une composante carbone dans notre fiscalité. C’est une avancée », s’est félicité l’écologiste Denis Baupin dont le parti avait fait du verdissement de la fiscalité une condition pour le vote du budget 2014. Cette composante carbone intégrée aux TIC sera fixée à 7 euros la tonne, puis atteindra 14,5 euros en 2015 et 22 en 2016. En tout, la mesure doit rapporter 340 millions d’euros l’an prochain, avant une montée en puissance à 2,5 milliards en 2015 et 4 milliards en 2016. La TIC sur les carburants et sur le fioul domestique sera cependant globalement maintenue au même niveau l’an prochain, et elle n’augmentera que sur le fioul lourd, le gaz naturel et le charbon. Selon le rapporteur au budget Christian Eckert (PS), la CCE devrait représenter en 2015 une augmentation d’environ 2,9 centimes par litre pour le gazole. Cela correspondra un surcoût sur l’année de 28 euros pour un célibataire se chauffant au gaz, ou de 1,4 euro s’il se chauffe au fioul domestique.Sur les quatre milliards attendus en 2016, trois milliards contribueront au financement du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) tandis qu’un milliard financera l’application du taux réduit de TVA à la rénovation énergétique et au logement social. « C’est une montée en puissance rapide, juste après les municipales pour combler les déficits », a dénoncé l’UMP Jean-François Lamour. »Il ne s’agit pas d’une taxe à vocation calinothérapique pour les députés de la majorité », a rétorqué le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve. Si certains députés auraient préféré que l’affectation du produit aille davantage aux ménages, l’écologiste Eric Alauzet s’est félicité « qu’on substitue au coût du travail le coût de l’énergie fossile » comme le font déjà les pays nordiques.

SNCF- hausse de TVA : un mauvais coup pour l’environnement

SNCF- hausse de TVA : un mauvais coup pour l’environnement

 

Alors que le trafic SNCF stagne, le gouvernement augmente la TVA de 3%. Curieuse conception de la politique des transports et de la prise en compte de l’environnement.(’ Par parenthèse les verts politisés d’EELV se taisent !) Mécaniquement le trafic par fer risque de baisser en 2014 au mieux de se stabiliser. Alors que les consommateurs trouvent déjà les billets de trains trop chers, une nouvelle augmentation est prévue après le 1er janvier 2014. A cette date, le taux de TVA sur les transports va passer de 7 à 10%, une mesure destinée à financer le Crédit d’impôt compétitivité (CICE). Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, a annoncé que cette augmentation serait répercutée sur les prix de vente au détail. Il veut que les raisons de cette hausse soient claires dans l’esprit des consommateurs. »Si la TVA augmente de trois points au 1er janvier, nous n’augmenterons pas les prix, nous, mais les prix des billets augmenteront au bénéfice de l’État de 3% », a déclaré Guillaume Pepy, dimanche 20 octobre. Selon lui il y a déjà eu dans le passé 4,5% d’augmentation liés aux taxes, et qui n’ont rien à voir avec l’opérateur. Cette augmentation supplémentaire risque donc de détourner les usagers du transport ferroviaire, alors que la SNCF enregistre une baisse de sa fréquentation cette année, le covoiturage et les avions low cost ayant de plus en plus la faveur des voyageurs. Mais ce qui gêne aussi Guillaume Pepy, c’est que ce relèvement de la TVA va l’empêcher de procéder à la revalorisation annuelle de ses tarifs, pour prendre en compte l’inflation. Il demande donc une nouvelle fois à ce que « les transports de la vie quotidienne » soient exemptés tout comme les tarifs sociaux dont bénéficient les chômeurs et les étudiants. Et il ne se gêne pas pour ironiser sur certains choix du gouvernement. « Il y a des exemptions vitales, comme le cinéma par exemple », a déclaré Guillaume Pepy, qui va voir le taux de TVA sur les billets d’entrée passer de 7 à 5,5%.Mais le coût de cette mesure est estimé à une soixantaine de millions d’euros, alors que l’application de la TVA sur les transports représenterait pour l’Etat un manque à gagner d’un milliard d’euros. Pour contrer cette inflation des billets de trains, et devant l’appétence des clients pour ce type d’offre, le groupe a annoncé qu’il allait développer ses offres à bas prix. Le nombre d’offres Prem’s, IDTGV, Ouigo, devrait doubler d’ici à 2017, pour atteindre 25% des billets vendus.

 

Ecotaxe poids lourds: manifestation mardi

Ecotaxe poids lourds: manifestation mardi

 

L’écotaxe poids lourds entrera en vigueur le 1er janvier 2014. Une date que toutes les entreprises de transports ont déjà cochée dans leur calendrier. Mais pas pour le meilleur, grincent-ils. Ce nouvel impôt devra être acquitté par l’ensemble des entreprises de transport qui font rouler des flottes de camions de plus de 3.5 tonnes et qui circulent sur les grands axes routiers sans péage. L’objectif de l’écotaxe, une mesure issue du Grenelle de l’environnement en 2009, est d’encourager les entreprises à basculer vers des modes de transport plus écologiques et durables. Calculée en fonction des kilomètres parcourus, la taxe a ainsi pour but d’inciter à rouler moins… ou plus propre. La mesure devrait rapporter un peu plus d’un milliard d’euros par an à l’Etat, selon les estimations établies par le gouvernement.  A l’approche de son entrée en vigueur, les entreprises de poids lourds ont appelé à une nouvelle mobilisation, ce mardi.

 

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