Autoroutes : plan de relance

Autoroutes : plan de relance

 

Selon les  informations du Figaro, le plan de relance des autoroutes va être finalisé prochainement. Les négociations très serrées entre l’État et les concessionnaires de ces infrastructures (Vinci, Eiffage et Abertis), entamées fin 2012, vont enfin aboutir. Un accord gagnant-gagnant pour les deux parties: ces groupes vont s’engager à faire des travaux sur les autoroutes pour un montant global de 3,3 milliards d’euros. Avec, à la clé, la création de 15.000 emplois. Une belle annonce pour le gouvernement, soucieux de faire baisser le chômage. En contrepartie, ces trois plus gros opérateurs d’autoroutes verront la durée de leur concession allongée de trois ans en moyenne. Un soulagement pour leurs actionnaires préoccupés par l’avenir de leurs concessions dont la plupart prennent fin dans les années 2020 ou au début des années 2030. Ces travaux consisteront à construire de petites sections autoroutières autour des grandes villes permettant de relier deux autoroutes existantes. Ou de mettre aux normes autoroutières des routes existantes sur des kilométrages modestes. En tout, il devrait y avoir une vingtaine de chantiers. Concrètement, Abertis (SAPN et Sanef) et Eiffage (APRR et Area) sont déjà tombés d’accord avec les pouvoirs publics sur ce montage. Vinci (ASF, Cofiroute, Escota), qui ne trouvait pas l’opération assez avantageuse, s’est longtemps fait tirer l’oreille. Mais, conscient que l’État ne va pas lui accorder de meilleures conditions qu’aux autres, il s’apprête, selon nos informations, à signer finalement cet accord. Pour le secteur des travaux publics, ce plan de relance tombe à pic car les plus grands chantiers français vont être moins pourvoyeurs d’emplois dès 2014. Ainsi, après être montés à 7 500 personnes, les effectifs concernés par la construction de la ligne TGV Tours-Bordeaux vont décroître l’année prochaine. Pour que tout le secteur puisse profiter de ces 3,3 milliards de travaux, la FNTP (Fédération nationale des travaux publics) et l’Asfa (Association des sociétés françaises d’autoroutes) viennent de signer un accord. Ce texte prévoit que 55 % des travaux seront réservés à des entreprises autres que les concessionnaires. Une façon d’éviter que Vinci et Eiffage, à la fois constructeurs et exploitants d’autoroutes, ne raflent tout.Une fois que ce plan sera signé, restera une étape à franchir: obtenir l’accord de Bruxelles qui pourrait trouver à redire à ce que cet allongement des concessions se fasse sans appel d’offres ni mise en concurrence. Là-dessus, le gouvernement français semble confiant. Probablement parce qu’il existe un précédent: en 2010, Vinci et Abertis qui avaient investi un milliard à deux pour «verdir» les autoroutes avaient obtenu un allongement d’un an de leur concession. Et Bruxelles n’avait pas pipé mot. Si le même schéma se reproduit, les travaux liés au plan de relance des autoroutes pourraient alors débuter dès 2014. Pour autant, l’État et les concessionnaires d’autoroutes continueront à avoir des sujets de discussion voire de discorde. Malgré cet accord, les exploitants de ces in­frastructures contestent toujours l’augmentation de 50 % (soit + 100 millions) de la redevance domaniale sur les autoroutes intervenue au printemps. Et ils n’ont pas retiré leur recours devant le Conseil d’État à ce sujet.

 

0 Réponses à “Autoroutes : plan de relance”


  • Aucun commentaire

Laisser un Commentaire




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol