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Archive mensuelle de septembre 2013

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Formation professionnelle : enfin réformée ?

Formation professionnelle : enfin réformée ?

Manque de transparence, inefficacité, financements occultes, c’est ce que dit depuis  longtemps la Cour des comptes sur le budget de 32 milliards annuels de la formation permanente.  Beaucoup d’argent pour très peu de résultats. C’est aussi le constat partagé par le gouvernement et les partenaires sociaux. Patronat et syndicats se sont d’ailleurs réunis ce mardi 24 septembre pour dessiner les contours d’une réforme. Un projet de loi est attendu avant la fin de l’année.  Près de 32 milliards d’euros sont, en effet, dépensés chaque année pour financer la formation professionnelle. Une somme considérable pour des résultats décevants. Seulement 566.000 chômeurs ont suivi une formation en 2011 sur les plus de 3 millions que compte le pays, soit moins d’un chômeur sur cinq !  C’est en fait toute la philosophie du système qui est à revoir. Le système a été créé en période de plein emploi avec pour objectif d’améliorer les compétences des salariés en poste. Et dans les faits, c’est toujours ce qui se passe : 62% des fonds de la formation vont aux salariés, et seulement 12,5% pour les chômeurs. Paradoxalement, ce sont les demandeurs d’emploi les plus qualifiés qui décrochent une formation. C’est sur ce point que le gouvernement veut des résultats. La formation doit devenir un outil efficace de lutte contre le chômage. François Hollande s’est fixé un objectif chiffré : un chômeur sur deux doit se voit proposer une formation dans un délai de deux mois.

 

Impôts 2014 : pas de pause, quelques rétropédalages

Impôts  2014 : pas de pause, quelques rétropédalages

Globalement un prélèvement supplémentaire de 13 milliards sur les manages en2014 ; pour tenter de limiter la grogne quelques rétropédales avec par exemple  le maintien de la niche fiscale en faveur des parents d’enfants scolarisés, et une décote fiscale de 5% pour les foyers modestes.

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> Les plus modestes

Le taux réduit de TVA sera abaissé de 5,5% à 5% à compter du 1er janvier 2014. Cette initiative gouvernementale s’adresse en priorité aux revenus les plus modestes, puisque ce taux concerne essentiellement les produits alimentaires de première nécessité. En revanche, le taux normal, lui, passera de 19,6% à 20%, et le taux intermédiaire de 7% à 10%. Reste à savoir quels secteurs et professions seront finalement concernés.

Autre coup de pouce accordé par le gouvernement aux contribuables modestes: la réindexation du barème de l’impôt sur le revenu. En d’autres termes, la hausse des prix sera à nouveau prise en compte.

Une décote viendra également alléger la feuille d’impôt des foyers à faibles revenus. Jean-Marc Ayrault, puis François Hollande, ont annoncé cette mesure destinée aux foyers proches des seuils d’imposition. Selon Les Echos du mardi 24 septembre, la décote serait revalorisée de 5%. Ainsi, après calcul, celle-ci passera de 480 à 508 euros au maximum. Elle devrait bénéficier à quelque 7 millions de Français, et faire passer ou revenir 135.000 ménages sous le seuil d’imposition.

> Les familles

Selon le quotidien Libération de ce 24 septembre, le gouvernement aurait finalement décidé de maintenir la réduction d’impôt pour les familles ayant des enfants scolarisés à partir du collège. Elle représente une économie de 61 euros par enfant au collège, 153 euros au lycée et 183 euros par étudiant. Cette mesure favorisera 2,2 millions de foyers.

Le quotient familial, en revanche, sera une nouvelle fois abaissé en 2014. Une mesure qui visera essentiellement les plus aisés : un couple avec un enfant sera touché à partir d’un revenu équivalent à 58.000 euros net par an. Pour un couple avec deux enfants, le seuil s’élève à 64.000 euros, 72.000 euros pour ceux ayant trois enfants à charge. Le régime des allocations familiales devrait bénéficier du gain de cette mesure, évalué à un milliard d’euros.

> Les propriétaires

La plus-value de cession d’une résidence secondaire sera complètement exonérée d’impôt, si celle-ci est détenue depuis 22 ans au moins par son propriétaire, contre 30 ans auparavant.

Parallèlement, le gouvernement a autorisé les départements à relever le plafond des droits de mutation, de 3,8% à 4,5%. Cette mesure a été décidée pour compenser –en partie- les coupes dans les subventions accordées aux collectivités locales. Elle sera dédiée au financement des prestations sociales (RSA, APA, etc.)

> Les retraités

Les retraités ayant eu au moins trois enfants verront leur abattement de 10% soumis à l’impôt. Il était jusqu’alors totalement défiscalisé. Ce qui devrait participer au financement des retraites.

Une manière de compenser la relative clémence du gouvernement lors de l’élaboration de la réforme des retraites. Un temps évoquée, la désindexation des pensions sur l’inflation a en effet été abandonnée.

> Les jeunes

Peut-être la catégorie la plus « oubliée » de ce Budget 2014. Pour l’instant, aucune mesure d’envergure n’est prévue en faveur des jeunes, hormis éventuel un coup de pouce à la Prime pour l’emploi (PPE) qui profite à un certain nombre d’entre eux. Son versement devrait être avancé, a laissé entendre Jean-Marc Ayrault.

> Les entrepreneurs

A la suite à l’affaire des pigeons, l’exécutif a modifié le régime des plus-values mobilières. Les entrepreneurs à la tête d’une entreprise de moins de 10 ans pourront ainsi réduire de 85% la valeur imposable des parts de leur société vendues.

Bien qu’annoncé il y a plusieurs mois, le Crédit d’impôt compétitivité reste la mesure phare du gouvernement en faveur de toutes les entreprises. Il se traduit par une baisse de l’impôt sur les sociétés, à hauteur de 6% de leur masse salariale. Cette mesure coûtera environ 10 milliards d’euros à l’Etat.

> Les grosses entreprises

L’imposition forfaitaire annuelle (IFA) va disparaître. Elle était payée par toutes les entreprises, au contraire de l’impôt sur les sociétés qui ne concerne que les sociétés bénéficiaires. En revanche, un nouvel impôt sur l’excédent brut d’exploitation (EBE) fera son apparition. Au total, 8.000 entreprises (les plus grosses) verront leur facture s’alourdir, quand 17.000 autres paieront moins. Pour l’Etat, le procédé devrait s’avérer rentable, puisque l’impôt sur l’EBE pourrait rapporter 2,5 milliards d’euros, contre 500 millions pour l’IFA.

> La gauche de la gauche

La promesse d’une taxe à 75%, notamment, avait séduit l’électorat de gauche. Ce dernier aura droit à une taxe sur les hauts revenus, légèrement édulcorée après son rejet par le Conseil constitutionnel. Ses détails peinent à être connus, mais une disposition pourrait bien y être intégrée, plafonnant cette taxe à 5% du chiffre d’affaires des entreprises qui devront l’assumer. Une manière de protéger certaines structures, comme les clubs de football.

Au total, cette mesure devrait concerner 1.000 personnes environ, réparties dans 470 entreprises. Elle rapportera 260 millions d’euros à l’Etat.  

> Les écologistes

L’absence de taxe sur le diesel, annoncée par le ministre de l’Ecologie Philippe Martin a suscité une cascade de réactions chez les écologistes. Ce sera finalement une contribution climat-énergie -dont le financement reste à préciser- ainsi qu’un crédit d’impôt sur la rénovation thermique. Les ministres EELV, eux, sont toujours au gouvernement.

 

Grèce récession : -4% en 2013

Grèce  récession : -4% en 2013

La Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux sont d’accord pour estimer que la contraction du PIB sera de 4,0% cette année et non de 4,2% comme prévu jusqu’à présent, ont déclaré mardi à Reuters deux hauts fonctionnaires grecs aux finances. « C’est une estimation prudente », a dit l’un d’eux, impliquant que la récession, la sixième annuelle d’affilée, pourrait être encore moins sévère. Le gouvernement grec avait dit la semaine dernière qu’il anticipait une contraction de 3,8% cette année. Le ministre des Finances, Yannis Stournaras, avait déclaré que l’économie avait peut-être amorcé son redémarrage, évoquant une croissance du PIB entre les premier et deuxième trimestres, suivant des estimations gouvernementales, ce qui serait une première depuis l’explosion de la crise de la dette. Athènes espère qu’une moindre contraction cette année et une reprise économique en 2014 lui épargneront de nouvelles et douloureuses mesures d’austérité en vue d’atteindre les objectifs fixés par le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne. Des experts de la « troïka » étudient depuis dimanche les progrès réalisés par le pays dans la voie de la réforme, ainsi que les besoins de financement a priori nécessaires pour qu’il puisse revenir sur les marchés. Les deux parties sont également près de conclure que la Grèce dégagera cette année un modeste excédent budgétaire primaire, c’est à dire hors service de la dette, avait dit un haut fonctionnaire du ministère des Finances dimanche.

Déficits publics : en hausse

Déficits publics : en hausse

 

 

Le projet de loi de finances 2014 présenté mercredi devrait afficher un déficit budgétaire d’environ 82 milliards d’euros, rapporte le quotidien Les Echos à paraître mercredi. Ce chiffre est à comparer à un déficit du budget 2013 attendu dorénavant autour de 72 milliards d’euros, alors que le ministre du Budget Bernard Cazeneuve avait évoqué en juin, sur la base de nouvelles prévisions dues à la faiblesse de la conjoncture en début d’année, un déficit 2013 de l’ordre de 68,7 milliards, ajoute le journal. La hausse du déficit 2014 est due à la prise en compte, pour 12 milliards d’euros, du programme des investissements d’avenir dévoilé au début de l’été, une somme qui n’aura toutefois pas à être intégrée dans le calcul du déficit public au sens de Maastricht. Le gouvernement a déjà annoncé que ce déficit public, qui inclut le solde du budget de l’Etat, des comptes sociaux et des collectivités locales, doit revenir l’an prochain à 3,6% du produit intérieur brut contre 4,1% attendu fin 2013. Toujours selon Les Echos, le déficit de la sécurité sociale pour 2014, qui sera dévoilé jeudi, devrait repasser sous les 15 milliards d’euros contre 16,3 milliards attendu pour 2013. La loi de financement de la sécurité sociale votée fin 2012 tablait sur un déficit 2013 de 11,4 milliards qui est lui aussi révisé en hausse. La Commission des comptes de la sécurité sociale avait estimé en juin qu’il devrait atteindre 14,3 milliards.

 

Des pesticides dans tous les vins

Des pesticides dans tous les vins

 

Constat est accablant : 92 vins testés, 92 vins contaminés. Dans toutes les régions viticoles françaises, à tous les prix – d’1,6 à 15€, soit le budget moyen consacré au vin, explique Que Choisir (accès payant). L’association de consommateurs a réalisé une nouvelle étude sur la concentration de pesticides dans les vins. Cela pourra paraître curieux, mais de telles mesures n’existent pas en France. Plus précisément, les seuls seuils de toxicité qui existent concernent le raisin de cuve – avant, donc, la fermentation qui transforme le jus en vin et, au passage, détruit pas mal de saletés… Ces seuils sont appelés LMR, limite maximale de résidus – et sont établis par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’EFSA. En l’absence de réglementation, c’est le plus grand flou, donc. D’où l’utilité d’une étude comme celle de Que Choisir. Qu’y apprend-on ? Que tous les vins testés, bio ou pas, sont contaminés. Sur les 165 molécules recherchées, 33 ont été détectées. Mais les concentrations restent très largement inférieures aux LMR (fixées, rappelons-le, pour les raisins de cuve).  Le vin le plus chargé du panel est un Graves blanc, Château Roquetaillade-le-Bernet 2011, qui contient 1.682 microgramme de pesticides par kilos (sachant qu’un microgramme est un milliardième de gramme…). Il y a aussi le très célèbre Mouton Cadet, version rouge 2010, dans lequel on trouve pas moins de 14 résidus de pesticides. Quel enseignement retenir ? Qu’il n’y aurait  pas franchement de danger pour la santé, compte tenu des concentrations détectées. Mais qu’il y a sans doute urgence à établir des LMR pour les vins… 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 24 septembre 2013

 

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 24 septembre 2013

 

Formation des chômeurs : du pipeau

Formation des chômeurs : du pipeau

 

Pôle emploi ne propose pas d’emploi, c’est connu, mais ne forme pas non plus ! Complexe, illisible, insuffisant et pas toujours efficace (bref nul)  : c’est un tableau particulièrement critique du système actuel de formation des chômeurs que dresse l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), dans un rapport remis la semaine dernière. Avec, au final, le sentiment que, des deux côtés du guichet, les conseillers Pôle emploi comme les chômeurs sont perdus face à la « multiplicité des acteurs » et « la complexité des critères et des modalités d’accès au financement ». Les financements croisés (régions, Pôle emploi, Opca, Etat, etc.) alimentent ce flou général et entraînent des « procédures lourdes occasionnant des délais décourageants ». Autre écueil : même une fois traversé ce parcours d’obstacles, les chômeurs en formation se retrouvent trop « livrés à eux-mêmes », sans aide structurée à la transition vers l’emploi. Sans oublier que, faute de contrôle assez structuré, la qualité des formations laisse parfois à désirer… Ce constat qualitatif se double d’un bilan quantitatif tout aussi sombre. Les insuffisances de l’outil statistique entretiennent un certain flou, mais le rapport estime que le taux généralement avancé dans le discours public de 20 % de chômeurs bénéficiant d’une formation « surestime largement la réalité ». Pour comparaison, chaque année, environ un salarié sur deux bénéficie d’une formation.  Le rapport dresse une trentaine de recommandations dont pourront s’inspirer les partenaires sociaux dans leurs négociations, puis l’exécutif dans la loi qui suivra. L’Igas recommande d’abord de « clarifier les rôles » en confiant aux seules régions les achats collectifs de formation et à Pôle emploi la gestion des dispositifs de financement des formations individuelles. Parallèlement, une « simplification » des formalités administratives et des systèmes d’aide et de rémunération des chômeurs en formation est fortement suggérée.  Pour passer la vitesse supérieure, l’Igas préconise d’aborder la question de la formation « dès l’inscription » à Pôle emploi et de « soutenir tout projet de formation » sollicité par le chômeur dès lors qu’il renvoie à un stage « conventionné » et permette « de monter, à terme, d’un niveau de qualification ». Côté financement, le rapport pousse à augmenter la contribution des entreprises – via le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) – « en période d’accroissement conséquent du nombre de demandeurs d’emploi ».  Le rapport n’épargne pas non plus le gouvernement. Alors que ce dernier a lancé cet été la formation de 30.000 chômeurs à des emplois vacants, l’Igas remet en cause la pertinence de cette approche : « Le bénéfice à attendre d’une formation doit être envisagé de façon plus globale que le retour à l’emploi à court terme sur des offres d’emplois temporairement non pourvus », car l’ « enjeu est en réalité celui du maintien de leur employabilité et de la sécurisation sur le long terme de leurs parcours ».

 

RSA : +7% en un an et plus de 2 millions au total

RSA : +7% en un an et plus de 2 millions au total

Près de 2,23 millions de foyers recevaient le RSA fin juin, un chiffre en progression de 7% sur un an, a indiqué ce vendredi 20 septembre la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf). Sur ces 2,23 millions de foyers, plus de 2 millions résident en France métropolitaine, les autres habitant dans les départements d’outre-mer, selon le numéro du mois de septembre « RSA conjoncture » de la Cnaf. « La croissance du nombre de bénéficiaires s’élève à près de 7% entre juin 2012 et juin 2013, connaissant une accélération« , souligne-t-elle.  Dans le détail, le nombre de bénéficiaires du RSA « socle » (493 euros pour une personne seule), revenu minimum pour personnes sans ressources (ex-RMI), connaît une hausse de 8,7%, atteignant 1,5 million fin juin. Le nombre de bénéficaires du RSA « activité », qui sert de complément à un petit salaire, s’élève quant à lui à 492.000 foyers, en hausse de 2,6%. En outre, 233.000 foyers reçoivent les deux prestations. Selon la Cnaf, cette progression dynamique constatée depuis le début de l’année 2012, « est à relier à la situation défavorable du marché de l’emploi, le chômage connaissant une croissance continue sur cette période ».

 

Pas de CSG progressive

Pas de  CSG progressive

Jean-Marc Ayrault écarte tout recours à une CSG progressive dans le budget 2014, dans une interview publiée mardi dans Sud-Ouest. Une cinquantaine de députés PS ou de gauche ont plaidé ces derniers jours pour une CSG progressive dans l’objectif de « rendre du pouvoir d’achat » aux classes populaires et moyennes « sans accroître le déficit ». La progressivité de la CSG n’est pas envisagée dans la loi de finances 2014.Jean-Marc Ayrault Le Premier ministre, qui participe jusqu’à mardi aux journées parlementaires du PS à Bordeaux, estime qu’une telle mesure « aurait des effets compliqués: attention à ne pas trop mettre à contribution les classes moyennes« .Toujours dans Sud-Ouest, Jean-Marc Ayrault félicite Angela Merkel, réélue Chancelière allemande, mais l’attend sur l’instauration d’un salaire minimum.

 

Hollande à Florange : « très attendu et pas avec des fleurs

Hollande à Florange :  très attendu et pas avec des fleurs  

C’était l’une de ses grandes promesses de campagne du candidat socialiste. A Florange, juché sur le toit de la camionnette de l’intersyndicale, François Hollande s’était engagé à faire voter une loi pour obliger les industriels à trouver un repreneur pour les usines dont ils ne veulent plus. Lettre morte : un an et demi après, les haut-fourneaux sont fermés.  Venir pour venir, ça n’a aucune utilitéFrédéric Weber, délégué Force Ouvrière Décidé à ne pas faire de Florange son Gandrange - à savoir un endroit à éviter à tout prix, comme ce fut le cas pour Nicolas Sarkozy – François Hollande se rendra jeudi 26 septembre sur le site d’Arcelor Mittal. Un an et demi après cette promesse, certains salariés ne comptent pas accueillir le président à bras ouverts.  « On lui dira les yeux dans les yeux ce qu’on a lui à lui dire pour la situation passée et on attendra de sa part peut-être quelque chose pour l’avenir, même si on n’attend pas grand-chose. On ne lui dira pas des amabilités », prévient ainsi Frédéric Weber, délégué Force Ouvrière. L’année 1, c’est l’année de la stèle. On espère que l’année 2 ne sera pas celle du mausoléeFrédéric Weber, délégué Force Ouvrière Ce qui interpelle certains syndicalistes, c’est la raison même de cette venue de François Hollande en terres lorraines.  »Venir pour venir, ça n’a aucune utilité. Mais peut-être qu’on se trompe et que le président va nous sortir du chapeau quelque chose de positif. Aujourd’hui, je le dis clairement, on n’y croit pas trop », poursuit Frédéric Weber.   Le chef de l’État devrait dire ce qu’il a pu faire et ce qu’il n’a pas pu faire, croit savoir un élu. Florange n’est pas à l’arrêt : même si les hauts fourneaux ont fermé, la filière froide fonctionne encore, précise cette même source. De plus, le Parlement a commencé l’examen de la proposition de loi, annoncée par le candidat Hollande, pour empêcher les cessions de sites rentables.  Pour les syndicats, ce texte est très édulcoré par rapport à ce qui avait été promis. « Les proches du président avaient dit que l’année 1 c’était l’échec de Florange et que l’année 2 partirait sur une reconquête. Hé bien pour nous, l’année 1, c’est l’année de la stèle. On espère que l’année 2 ne sera pas celle du mausolée », conclut Frédéric Weber.

Mutuelles : nouvelles augmentations des tarifs

 

Mutuelles : nouvelles augmentations des tarifs

 

Les tarifs des mutuelles santé vont marquer une pause. Ils devraient augmenter de 2,5% à 3% en 2014, a indiqué Etienne Caniard, président de la Mutualité française, dans une interview aux Échos à paraître ce mardi 24 septembre. Etienne Caniard a dit avoir « entendu la ministre de la Santé, Marisol Touraine, annoncer qu’il n’y aurait pas de nouvelles taxes ni de nouveaux déremboursements, donc pas de transferts vers les complémentaires ». « Dans ces conditions, l’évolution moyenne du prix des contrats sera celle des dépenses de santé, de l’ordre de 2,5% à 3% l’an prochain », a souligné Etienne Caniard. « Les hausses importantes que nous avons connues ces dernières années, largement dues aux taxations, sont donc terminées », a relevé le président de la Mutualité française qui rassemble 500 mutuelles. « Cela dit, les prix sont généralement lissés sur plusieurs années. Aussi, certaines mutuelles qui avaient choisi de relever fortement leurs tarifs ces dernières années devraient pouvoir supporter la hausse des dépenses de santé. D’autres qui avaient fait l’effort de contenir leurs prix devraient au contraire la répercuter », a-t-il précisé.En outre, concernant la généralisation en 2017 du tiers payant, annoncée lundi 23 septembre par la ministre de la Santé Marisol Touraine, Etienne Caniard s’y est dit favorable. « Nous espérons même généraliser le tiers payant avant cette date, qui nous semble lointaine. On peut aller plus vite », a-t-il ajouté. « Il faudra résoudre des questions techniques », a-t-il toutefois souligné. Marisol Touraine a elle-même reconnu lundi 23 septembre que cette disposition allait s’appliquer « par étapes », car « c’est techniquement assez compliqué ». « Il faut que le médecin soit payé sans avoir à faire des démarches trop compliquées« , a-t-elle noté. Dès 2014, cette mesure sera mise en place pour les bénéficiaires de l’Aide à la complémentaire santé, aux revenus modestes. Le tiers payant permet de ne pas avancer l’argent d’une consultation chez le médecin.

Tiers payant chez le généraliste

Tiers payant chez le généraliste

Dès fin 2014, selon la ministre, tous ceux qui bénéficient de l’aide à la complémentaire santé pourront bénéficier de la mesure. 800.000 personnes ont fait valoir leur droit actuellement, des revenus modestes. Pour tous les autres, le dispositif entrera en vigueur en 2017. Plus besoin d’avancer de l’argent chez le généraliste, comme chez le pharmacien, comme lors d’examens à l’hôpital ou dans certains cabinets de radiologie ou encore de laboratoires d’analyses.Il suffira de donner votre carte vitale à votre médecin généraliste. S’il est conventionné, vous n’aurez pas à débourser les 23 euros de la consultation si vous bénéficiez d’une complémentaire santé. La mutuelle et la caisse d’assurance maladie payeront directement le généraliste. Si votre généraliste n’est pas conventionné, le système fonctionnera également, à condition que votre mutuelle prenne en charge le dépassement d’honoraires, a expliqué Marisol Touraine.La ministre de la Santé espère ainsi désengorger les services d’urgences. « Je pense que le tiers payant en ville permettra d’éviter à certains patients d’aller à l’hôpital où le tiers payant est pratiqué », explique Marisol Touraine. « Ce qui explique aussi que certains patients préfèrent se rendre dans un établissement hospitalier plutôt que chez un médecin de ville, alors même que leur état de santé ne le justifie pas. »Il faudra un système « simple » et « robuste » pour garantir le paiement au médecin, selon les mots de la ministre. Celui-ci devra pouvoir accéder à un service, une plateforme afin de vérifier que son patient a bien une mutuelle : il en existe tout de même 400 en France. Cela nécessitera du travail supplémentaire et un équipement que ne possèdent pas encore certains médecins.Reste aussi à trancher « la question, qui n’est pas simple de savoir, comment nous traitons le sujet de la franchise de un euro de consultation qui n’est pas remboursé », a précisé Marisol Touraine.

Bettencourt : enterrement du dossier ?

Bettencourt : enterrement du dossier ?

Nicolas Sarkozy et les protagonistes de l’affaire Bettencourt auront les yeux rivés sur Bordeaux ce mardi matin. La cour d’appel, qui instruit désormais le dossier, dira à 8h30 si elle annule ou si elle valide l’expertise médicale qui concluait à l’état de faiblesse de Liliane Bettencourt. De cette expertise dépend la validité de la plupart des douze mises en examen dans ce dossier, puisque si la vulnérabilité de la milliardaire n’est pas établie, les abus à son égard ne peuvent l’être. Les avocats des 12 mis en examen dans cette affaire, dont l’ancien président, estime qu’elle est entachée de nullité pour divers motifs. Pour Nicolas Sarkozy, l’objectif est simple : sortir du dossier Bettencourt. Reste à savoir comment. Ne doit-il miser que sur les nullités de procédures qui seront tranchées ce matin ou peut-il encore attendre quelques jours et espérer quitter l’affaire par le haut grâce à un non-lieu en bonne et due forme ? La rumeur bordelaise ces dernières semaines veut que la fragilité des accusations reposant sur l’ancien président ait pu convaincre les juges de ne pas le renvoyer devant le tribunal.  Le parquet a d’ailleurs requis en juin un non-lieu et lors d’une audience en juillet dernier devant la chambre de l’instruction, l’avocat général a même lâché cette formule sibylline : « Pourquoi soulever tant de nullités alors que l’on peut considérer qu’il y a une absence de charges contre vous ? » Espérer gagner sur le fond ou alors miser uniquement sur la procédure ? Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog misent pour le moment sur l’apaisement. Mais si le ciel s’obscurcit à nouveau, décrypte un avocat, ça sera la reprise de la guerre totale contre les juges et avec la procédure.

 

Heuliez: duel Montebourg-Royal

Heuliez: duel Montebourg  -Royal

A l’agonie depuis six ans et trois dépôts de bilan successifs, Heuliez voit une nouvelle fois son avenir s’assombrir. Alors que le tribunal de commerce de Niort doit examiner, ce lundi 23 septembre, les éventuelles offres de reprise de l’équipementier, Arnaud Montebourg a en effet tenu un discours loin d’être rassurant. Interrogé sur itélé, ce lundi matin, sur une éventuelle intervention de l’Etat, le ministre du Redressement productif a ainsi déclaré: « Ca fait trois fois qu’on a aidé »! »Nous ne sommes pas là pour mettre des ressources rares dans des entreprises qui n’ont pas d’avenir », a-t-il ajouté, soulignant que de l’argent public avait « déjà » été injecté dans l’entreprise, actuellement en redressement judiciaire.  Des propos qui rappellent étrangement ceux de Nicolas Dufourcq, le directeur général de la Banque publique d’investissement. Ce dernier avait affirmé que « pour les entreprises en décroissance sur des marchés en déclin, il n’y a(vait) pas de solution ». »Si, chez Heuliez, nous arrivons à trouver des solutions avec des pourvoyeurs d’ordres, des commandes, cela sera très facile. Or, le problème aujourd’hui, c’est que nous n’arrivons pas avec cette entreprise à trouver et garantir un avenir avec des commandes », a encore déclaré Arnaud Montebourg.Il a écarté l’option d’une nationalisation, qui avait été évoquée pour les hauts-fourneaux d’ArcelorMittal de Florange (Moselle), mis à l’arrêt en avril. « Florange était une entreprise qui garantissait de la rentabilité », a fait valoir le ministre. Le problème est qu’Heuliez n’est pas n’importe quelle entreprise. Ségolène Royal, la présidente PS de la région Poitou-Charentes, y est en effet très attachée, et milite en faveur d’une nouvelle intervention de sa collectivité après un premier sauvetage il y a quatre ans. A l’époque, la région était entrée au capital de l’entreprise à hauteur de cinq millions d’euros. Cette fois, ,le Conseil régional a voté, le 13 septembre dernier, en faveur de la création d’une société d’économie mixte (SEM) dont le but sera de soutenir l’entreprise. « On n’a pas le droit de laisser tomber Heuliez », avait alors déclaré  Ségolène Royal aux élus. « Seule la région peut maintenir Heuliez à flot en attendant une éventuelle commande. Il y a un contexte transitoire à aménager. Il faut tenir en attendant ».

 

Délais de paiement : trop longs

Délais de paiement : trop longs

Deux tiers des entreprises règlent leur facture en retard, plus précisément au-delà du délai légal, fixé à 60 jours. Il ne s’agit pas là d’une simple question de respect des règles, mais bien de la santé des entreprises. Les pertes de trésorerie sont énormes et l’impact est d’autant plus important que l’entreprise est petite. En tout, la Banque de France estime que 13 milliards d’euros supplémentaires pourraient rentrer dans la trésorerie des PME si les délais étaient respectés. Les responsables? Principalement les grands groupes. Effet, seuls 9% d’entre eux paient leurs factures dans les temps. Une pratique quasi-institutionnelle, selon un chef d’entreprise qui explique: « un mot à changer sur la facture et ça leur fait gagner une semaine, et ce sont les PME qui trinquent… »Si on ajoute à cela, les banques qui accordent de moins en moins de crédits et de découverts temporaires. Et l’on comprend que le taux de défaillance des entreprises risque d’exploser.C’est la raison pour laquelle le Médiateur du crédit et des relations interentreprises organise, mercredi 25 septembre, une réunion avec les organisation représentatives des entreprises pour tenter de trouver des solutions pratiques et rapides.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 23 septembre 2013

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 23 septembre 2013

 

Sondage Hollande : 76% mécontents

Sondage Hollande : 76% mécontents

Matraquage fiscal, potion dangereuse sur la Syrie, surexposition médiatique, flou et contradictions autant de facteurs explicatifs de l’écroulement de Hollande qui risque de connaître des difficultés pour finir son mandat ; Hollande (et son service de com.)comptait sur ses apparitions quotidiennes pour remonter la pente ; en fait une overdose qui le fait plonger. Jamais un président n’a été aussi bas aussi vite.  La popularité s’écroule particulièrement auprès des ménages modestes, il faut dire littéralement assommés par les nouveaux impôts. En fait Hollande est surtout victime de lui-même, il y a longtemps qu’il n’y a plus d’idéologie ou de projet socialiste, alors il faut naviguer entre les orientations  de Bruxelles, la démagogie, l’étatisme et les exigences de la finance (l’ennemi pendant la campagne !). La vraie faiblesse de Hollande c’es de ne rien comprendre aux réalités économiques et sociales. Une explication facile à comprendre, la plupart dans ce gouvernement sont des apparatchiks, des fonctionnaires, des pros de la politique. Ils sont sensés gérer la France alors qu’il mettrait en faillite une épicerie en moins de 6 mois si on leur en confiait la direction. Hollande, Ayrault, Sapin, Touraine, Fabius, Hamon etc. l’oligarchie socialiste qui n’a de socialiste que le nom comme  dans les anciens pays de l’Est mais en mode plus soft. . 76% de Français mécontents et 23% de satisfaits : c’est le sombre tableau de l’opinion à la sortie de l’été pour François Hollande. Il bat son record de gens « mécontents » de son action et tombe au plus bas en termes de popularité. En perdant 5 points, il passe de 28 à 23%. Jusqu’à présent, il avait atteint son plus mauvais score en avril 2013 au plus fort des manifs contre le mariage pour tous. L’actuel Président se rapproche dangereusement du record d’impopularité de la Ve République atteint par François Mitterrand en décembre 1991 au moment de l’échec d’Edith Cresson à Matignon. Toujours dans le registre de la comparaison, son prédécesseur socialiste affichait 42% de popularité en septembre 1982. Six mois plus tard, il essuyait un grave revers électoral aux élections municipales. Pour François Hollande, ce sondage marque un vrai ressac après trois mois de lente remontée dans ce baromètre. Sa cote s’effondre chez les employés (-9) et les ouvriers (-8). Il ne dispose plus que de 20% de satisfaits chez les salariés du privé. Enfin, le nombre de mécontents monte à 37% chez les sympathisants PS. Deux raisons sont pointées par Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop : « L’effet fiscal et l’action du Président sur le dossier syrien désapprouvée par les Français. » La gestion ratée de ce dossier explique sans doute l’écart qui se creuse avec Jean-Marc Ayrault dont la cote reste stable (30%) et inchangée depuis trois mois. Dernier constat : la deuxième de cette enquête a pris en compte l’intervention télévisée du chef de l’Etat dimanche dernier sur TF1. Cela ne lui a pas permis de gagner le moindre point. Preuve d’une inquiétante et prématurée usure de la parole présidentielle.

 

Chine : petit rebond de l’industrie

Chine : petit rebond de l’industrie

. Au mois de septembre, la production manufacturière du pays s’est accrue à son plus  haut niveau depuis six mois. L’indice (provisoire) PMI, mesuré par la banque HSBC et Markit, a grimpé à  51,2, après avoir rebondi à 50,1 en août contre 47,7 en juillet. Le seuil de 50 marque la différence entre expansion et contraction. Début septembre, le Bureau des statistiques chinois publiait également des chiffres positifs.  Ces résultats confirment « un rebond de la croissance économique chinoise« , a commenté Qu Hongbin, chef économiste chez HSBC à Hong Kong, dans un communiqué. Ce dernier relève des « améliorations de la demande extérieure et intérieure » pour expliquer ce rebond. « Nous prévoyons une reprise plus durable » lorsque les mesures prises par le gouvernement « tireront la demande intérieure« , ajoute-t-il. A la fin de l’été, plusieurs signes positifs ont incité des analystes à revoir à la hausse leurs prévisions de croissance pour cette année en Chine. Ceux de Deutsche Bank ont ainsi relevé deux fois leur estimation ce mois-ci pour le dernier trimestre 2013. Celles-ci sont passées de 7.5% à 7,7% puis 7,9%. De même, Citigroup prévoit désormais une croissance de 7,8% après 7,4% au cours des trois derniers mois de l’année. Pour cette année, Crédit Suisse table sur une hausse de 7.6% contre 7.4% auparavant.Cependant, certains observateurs s’attendent à une embellie de courte durée. Pour Zhang Zhiwei, économiste chez Nomura citée par Bloomberg, la réunion du Parti communiste chinois en novembre risque de déboucher sur un durcissement de la politique monétaire. Et donc de mettre un frein à ce rebond. « Nous nous attendons à ce que le gouvernement ne vise plus une croissance rapide mais une économie plus équilibrée, et qu’il tente d’améliorer la qualité de la croissance« , a expliqué l’économiste.   L’an dernier, lors du Congrès du PCC, le gouvernement s’est imposé une croissance annuelle moyenne de 6,8% jusqu’à 2020, selon le ministre des Finances chinois Zhu Guangyao. Le but: doubler le PIB de 2010. 

 

Sondage sécu : trop de dépenses pour 59%

Sondage sécu : trop de dépenses pour  59%

Ils sont 86% à être inquiets pour l’avenir du système santé et près de six Français sur dix jugent que l’on dépense trop en matière de dépense de santé. Une fois n’est pas coutume, les sympathisants de gauche comme de droite s’accordent sur le constat. Après trente années de déficit, les Français ont compris que la dette accumulée est devenue  vertigineuse et le système fragilisée. Mais si 59% des Français jugent qu’on dépense trop, la proportion n’est pas non plus écrasante. Preuve qu’il y a débat sur la sanctuarisation des dépenses de santé. Sur ce sujet, le clivage s’opère entre d’un côté  les sympathisants des partis de gouvernement (PS et UMP) et de l’autre les partisans des extrêmes (Front de gauche et Front national). Le clivage est encore plus net quand on demande aux Français s’ils sont prêts à cotiser plus pour préserver la prise en charge de leurs frais de santé ou s’ils refusent de payer plus. C’est quasiment du 50-50. Une France coupée en deux : d’un côté une France plus jeune, plus diplômée, plus active et plus urbaine et de l’autre une France plus provinciale, moins diplômée et moins protégée.

 

Taxe carbone » : pas en 2014, en 2015

« Taxe carbone » : pas  en 2014, en 2015

Une taxe carbone (rebaptisée contribution climat énergie) comme la pause fiscale en 2013, 2014, ou 2015 ? Une taxe qui va rapporter 2.5 milliards en 2014 et 4 en 2015 mais qui ne pèsera ni sur les entreprises, ni sur les ménages ! On se demande alors pourquoi il y aura une taxe. Officiellement pour reverdir la fiscalité sur l’énergie. En réalité on va plomber un peu plus les dépenses contraintes ( notamment des plus modestes » et faire semblant de compenser avec des détaxes gadget ou pire fictives. Les explications alambiquées de Martin, le ministre de l’écologie sont édifiantes.  Philippe Martin est le troisième ministre de l’Écologie de l’ère Hollande. Pour sa première grande émission, le successeur de Delphine Batho a choisi RTL, au lendemain de la conférence environnementale. Le socialiste commente notamment la confirmation de la mise en place d’une contribution climat énergie.  La « contribution climat énergie », traditionnellement désignée sous le terme de « taxe carbone », concernera l’essence, le gazole, le charbon, le gaz naturel, ainsi que le fioul lourd et domestique, comme l’a confirmé le Premier ministre.  « Cette contribution climat énergie est une première. Pour la première fois, alors que d’autres pays l’ont fait depuis longtemps, notamment les pays d’Europe du Nord, nous allons introduire une composante carbone et verdir une fiscalité qui est existante », assure Philippe Martin. Pour la première fois, nous allons verdir une fiscalité existante Philippe Martin. Il explique : « Quand vous achetez un litre de super, vous avez dedans une taxe perçue et qui est basée sur le volume. Cette taxe est d’environ 60 centimes. Elle était uniquement calculée sur le volume. Avec la contribution climat-énergie, nous allons baisser cette ‘part volume’, qui descendra par exemple à 59 centimes, et nous allons introduire une part basée sur les émissions de CO2. » « Cela veut dire que la taxe qui sera payée sur un litre de super par la personne achetant ce litre en 2014 sera strictement identique, il n’y aura pas de changement », insiste-t-il. Cette taxe sera mise en œuvre en 2014, et représentera 2,5 milliards d’euros en 2015 et 4 milliards en 2016. Beaucoup se demandent qui va payer : les automobilistes ? les entreprises ?  Sur ce point, Philippe Martin explique : « Pour qu’il y ait un effet – y compris d’ailleurs dans la façon dont les gens se conduiront sur leur façon de consommer – il faut une trajectoire, et c’est ce qui est prévu. » « Le Président a énoncé un principe clair, lorsque l’on fait une progression sur une fiscalité écologique, on doit faire dans le même temps la baisse d’une autre fiscalité, notamment sur le travail », affirme-t-il. « Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui est une baisse sur le coût du travail, sera en partie financé par cette contribution climat-énergie. »

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