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Archive mensuelle de septembre 2013

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Sondage Municipales : vote sanction pour 26%

Sondage Municipales : vote sanction pour 26%

Si le sondage est confirmé, nombre de municipalités pourraient basculer ; en effet  à six mois des élections municipales, le spectre d’un vote-sanction plane sur François Hollande et son gouvernement. Les résultats de l’enquête Ifop pour le Jdd sonnent déjà comme un avertissement pour l’exécutif. Si 61% des Français se prononceront les 23 et 30 mars prochains principalement en fonction des enjeux locaux, 26% annoncent qu’ils iront voter pour sanctionner la politique du chef de l’Etat. Seuls 10% iront voter pour le soutenir. Un Français sur quatre qui envisagent un vote-sanction à six mois du scrutin, c’est dix points de plus qu’en janvier 2008. La suite est connue. Nicolas Sarkozy et sa majorité subirent à l’époque une déculottée en perdant une trentaine de villes de plus de 30.000 habitants. Six ans plus tard, la situation politique est différente et rien ne dit que l’UMP réussira son pari de « vague bleue ». La progression du Front national constatée dans plusieurs sondages indiquent que les listes des représentants de Marine Le Pen auront sans doute  les moyens de se maintenir au second tour et de provoquer des triangulaires dans de nombreuses villes. En attendant, un autre indice risque de plonger l’exécutif et les candidats socialistes aux municipales dans le doute. Quand on demande aux Français quels sont les thèmes qui vont motiver leur vote, ils répondent dans l’ordre la fiscalité, la sécurité et l’emploi. Trois des sujets de la rentrée politique du gouvernement en proie notamment au « ras-le-bol fiscal ». Les préoccupations locales arrivent beaucoup plus loin.

Etats Unis : des administrations fermées ?

Etats Unis : des administrations fermées ?

La perspective de la première fermeture des services fédéraux en 17 ans se dessine de plus en plus. Le débat budgétaire se double en outre d’inquiétudes liées au plafond de la dette autorisée -16.700 milliards de dollars- qui, selon le secrétaire au Trésor Jack Lew, serait atteint au plus tard le 17 octobre. Bien qu’une solution provisoire, prévoyant une prorogation de dix jours du financement des administrations ait été évoquée vendredi, aucun signe ne permet de penser qu’un accord pourrait être trouvé d’ici la date-butoir du 1er octobre, début de l’année fiscale, entre les démocrates, majoritaires au Sénat, et les républicains, majoritaires à la Chambre. La dernière fermeture des services administratifs, du 16 décembre 1995 au 6 janvier 1996, était due à la guérilla budgétaire entre l’administration démocrate de Bill Clinton et les républicains, conduits par le président de la Chambre des représentants d’alors, Newt Gingrich. Sans surprise, le Sénat a adopté vendredi et transmis immédiatement à la Chambre des représentants un projet de loi destiné à assurer jusqu’au 15 novembre le financement des administrations fédérales, afin d’éviter leur fermeture, ou « shutdown ». Les républicains de la Chambre entendent l’amender en y incluant plusieurs dispositions controversées, notamment dans le but d’empêcher le financement pendant un an de la nouvelle loi sur l’assurance santé, l’un des textes emblématiques de l’administration Obama. Le représentant républicain Tom Graves a annoncé vendredi que lui et 61 de ses collègues parlementaires allaient insister pour que le financement de l’ »Obamacare », qui doit être lancé au 1er octobre, soit retardé d’un an. Si les républicains mettent à exécution leur menace d’amender le projet en privant l’Obamacare de financement, il y a tout lieu de penser que le Sénat rejettera la nouvelle mouture du texte. Et si le Congrès n’adopte pas un texte de loi d’ici lundi en fin de journée, l’administration Obama ne sera plus en mesure de débloquer des fonds pour faire marcher au quotidien certains de ses services.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 27 septembre 2013

Economie, politique, société: pages les plus regardées 27  septembre 2013

 

Sondage droit de vote à 16 ans : les Français contre

Droit de vote à 16 ans : les Français contre

Quelque 82% des personnes interrogées par l’institut de sondage (1) se disent opposés à une telle perspective, 46% y étant même « très opposés », tandis que seules 18% des personnes interrogées y sont favorables ou très favorables (3%), selon cette étude à paraître, ce dimanche 29 septembre, dans le quotidien régional Ouest France. Le taux d’adhésion n’est guère plus élevé que la moyenne dans le segment le plus jeune de l’échantillon, les 18-24 ans (22%), relève l’institut. Au regard de la proximité politique, l’adhésion à l’abaissement de l’âge de vote « apparaît nettement plus forte à gauche (28%) qu’à droite (10%) », note l’Ifop. Si les scores atteignent 36% chez les sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts, ils ne sont que de 9% chez les soutiens du Front national. Mardi, la ministre de la Famille Dominique Bertinotti avait indiqué réfléchir à un statut de « pré-majorité » pour les 16-18 ans, tout en soulignant que « le temps de la décision n’est pas encore là ».

 

Le GIEC alarmiste sur le climat

Le GIEC alarmiste sur le climat

 

Les experts du climat estiment désormais « extrêmement probable » – c’est-à-dire, dans le jargon du GIEC, avec une probabilité supérieure à 95 % – que l’élévation de la température terrestre relevée depuis le milieu du XXe siècle est bel et bien le fait de l’accumulation des gaz à effet de serre d’origine humaine. Cette probabilité était évaluée à 90 % dans le précédent rapport, rendu en 2007. Le réchauffement moyen depuis 1880 est désormais de 0,85 °C et les trois dernières décennies sont « probablement » les plus chaudes depuis au moins mille quatre cents ans.  En fonction des scénarios de développement (du plus sobre au plus émetteur), les modèles climatiques prévoient une élévation de température comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période 2081-2100, par rapport à la période 1986-2005. Seul le scénario le plus sobre – et aussi le plus improbable – a une probabilité supérieure à 50 % d’éviter de dépasser le seuil de 2 °C au dessus des températures pré-industrielles. Seule note d’espoir : les experts ont légèrement élargi la fourchette donnant l’élévation de température en cas de doublement du CO2 : de 2 °C à 4,5 °C en 2007, ils sont passés à 1,5 °C à 4,5 °C. Neiges et glaces de toutes sortes se rétractent rapidement. La banquise arctique estivale a perdu, en surface, entre 9,4 % et 13,6 % depuis 1979. Les experts n’excluent pas qu’elle ait totalement disparu au milieu du siècle, dans le cas du scénario le plus noir. Les glaciers de montagne ont perdu en moyenne environ 275 milliards de tonnes (Gt) de glaces par an entre 1993 et 2009. Relevée au mois de juin, la couverture neigeuse de l’hémisphère nord a perdu en moyenne 11,7 % par décennie entre 1967 et 2012. Les experts estiment « très probable » que la calotte de glace du Groenland ait perdu en moyenne 34 Gt par an entre 1992 et 2001. Ce taux est depuis passé à 215 Gt de perte par an entre 1993 et 2009. L’Antarctique est soumis à une accélération comparable. La perte de glace des deux inlandsis contribue fortement à faire monter les océans. En 2007, le précédent rapport prévoyait une élévation moyenne du niveau de la mer comprise entre 18 cm et 59 cm d’ici à la fin du siècle. Cette estimation avait été critiquée dès sa publication : elle ne tenait pas compte des pertes de glace du Groenland et de l’Antarctique. En intégrant ces deux contributeurs importants, les simulations donnent des chiffres plus conséquents : en fonction des émissions à venir, la mer pourrait être plus haute 26 cm à 82 cm dans la période 2081-2100 qu’entre 1986-2005. Mais dans le scénario le plus noir, les experts donnent comme fourchette haute le chiffre de 98 cm d’élévation moyenne. Avec un rythme de hausse qui pourrait atteindre 0,8 cm à 1,6 cm par an au cours des deux dernières décennies du siècle. Ce rythme est aujourd’hui de 3,2 mm par an. D’autres simulations, dites semi-empiriques, donnent des valeurs beaucoup plus importantes (« jusqu’au double », précise le GIEC dans le Résumé) mais ne font pas consensus dans la communauté scientifique. Entre 1901 et 2010, les océans se sont en moyenne élevés de 19 cm. Cependant, préviennent les experts, cette élévation n’est pas uniforme : certaines régions seront plus rapidement affectées que d’autres. Les experts estiment « très probable » que l’influence humaine a contribué aux changements de fréquence et d’intensité des températures extrême notés depuis le milieu du XXe siècle. « Les vagues de chaleur vont très probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps, a déclaré le climatologue Thomas Stocker (université de Berne), co-président du groupe de travail du GIEC. Avec le réchauffement, nous nous attendons à voir les régions humides recevoir plus de pluies et les régions les plus sèches à en recevoir moins. »

 

EDF : les centrales prolongées jusqu’à 60 ans au lieu de 30

EDF : les centrales prolongées jusqu’à 60 ans au lieu de 30

 

Au départ c’était prévu pour 30 ans mais on s’oriente doucement vers 60. « L’amortissement sur 50 ans en moyenne des centrales nucléaires est une demande d’EDF. L’Etat ne s’est pas prononcé sur ce sujet », a déclaré à l’AFP une porte-parole du ministère de l’Ecologie et de l’Energie, à la suite d’informations de presse faisant état d’un tel projet. Matignon a confirmé cette demande, tandis qu’EDF n’a pas fait de commentaires.  Un allongement de la durée d’amortissement des 58 réacteurs hexagonaux permettrait à EDF d’améliorer ses profits et donc, par ricochet, d’augmenter les dividendes déjà importants que l’électricien verse à l’Etat, son actionnaire à 84%.  L’amortissement consiste pour une entreprise à inscrire chaque année des pertes dans ses comptes correspondant à l’usure progressive de ses actifs.  EDF avait déjà réalisé une opération similaire en 2003, en portant l’amortissement de ses réacteurs de 30 à 40 ans. Cette mesure associée à d’autres changements comptables avait gonflé les bénéfices du groupe de près de 700 millions d’euros cette année-là.  Or, le gouvernement a dit récemment vouloir mettre à contribution financièrement le parc nucléaire national pour financer la transition énergétique, et une telle opération comptable pourrait servir cet objectif.  Mais certains opposants au nucléaire, comme le sénateur écologiste Ronan Dantec, ont critiqué à l’avance tout « deal » qui verrait le gouvernement accepter de prolonger la durée de vie des centrales d’EDF au prétexte de dégager des ressources supplémentaires pour la transition énergétique.  Motif de brouille  Un rapport de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en juin avait déjà évoqué l’hypothèse d’une extension de la durée d’amortissement des centrales à 50 ans, faisant bondir le député EELV Denis Baupin, qui avait dénoncé « une tentative de passage en force d’EDF ».  Outre créer un nouveau motif de brouille avec les écologistes, une telle manoeuvre pourrait aussi paraître contradictoire avec la volonté du gouvernement de réduire la part du nucléaire dans le système électrique de 75% à 50% à l’horizon 2025.  Cet objectif a été réaffirmé solennellement le 20 septembre par le président de la République, François Hollande, lors de la conférence environnementale.  Se pose aussi la question de la répartition des rôles entre l’Etat et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a pour l’instant la haute main sur la durée de fonctionnement des centrales, alors que le gouvernement veut désormais reprendre la main sur l’évolution du bouquet électrique national.   »Aujourd’hui, seuls l’ASN et EDF décident de la prolongation des centrales », a rappelé à ce propos le ministère de l’Ecologie et de l’Energie.  Cependant, « le président de la République a souhaité que l’Etat puisse être le garant de la mise en ?uvre de la stratégie énergétique de notre pays et maîtriser la diversification de notre production d’électricité », et « le rôle de l’Etat sera précisé dans la loi de programme pour la transition énergétique », attendue l’an prochain, a-t-on souligné de même source.  EDF peaufine déjà un plan d’investissement de 55 milliards d’euros d’ici 2025, visant à prolonger de 40 à 60 ans la durée de vie de ses centrales et à améliorer leur sûreté après la catastrophe de Fukushima.  L’ASN ne s’est pas encore prononcée sur une telle extension, et ce n’est qu’en 2009 qu’elle avait validé le principe d’une exploitation jusqu’à 40 ans des réacteurs. Sous réserve bien sûr que chacun réponde à ses exigences de sûreté, et du résultat des visites décennales, ces contrôles approfondis au termes desquels l’ASN peut autoriser ou non un réacteur à fonctionner dix ans de plus, et éventuellement imposer des travaux de rajeunissement plus ou moins lourds.

Impôt (IR) : 2,6 millions de foyers fiscaux en plus

Impôt (IR) : 2,6 millions de foyers fiscaux en plus

Au total, 35,89 millions de foyers fiscaux ont été recensés au 30 septembre 2013, soit environ 98% du nombre total de foyers fiscaux en France, selon une note de Bercy transmise cette semaine à la commission des Finances de l’Assemblée nationale, dont L’Expansion.com a eu copie. Sur ce total, 18,94 millions ont été imposés au titre de leurs revenus de 2012, soit 52,77%, contre 18,1 millions en l’an passé. Le nombre de foyers imposables a donc augmenté en net de 840.000 en 2013, moins qu’en 2012 (+939.000).  Ces données compilées par les services du ministre du Budget Bernard Cazeneuve visent à « faire toute la transparence sur la réalité des évolutions », après la polémique lancée par L’Opinion. Dans son édition du 19 septembre, le quotidien libéral affirmait que 1,2 million à 1,6 million de foyers précédemment non imposables l’étaient devenus cette année. Une forte hausse présentée comme principalement liée au gel du barème de l’impôt, décidé par l’ancienne majorité et prolongé par le gouvernement Ayrault, et par un sous-calibrage du renforcement de la « décote » instauré par la gauche pour compenser les effets négatifs du gel.  La hausse nette du nombre de foyers imposables correspond à la différence entre les foyers entrés dans l’impôt et les foyers qui en sont sortis. Le chiffre brut des nouvaux foyers imposables est beaucoup plus élevé: il s’élève à 2,65 millions en 2013, soit 14,5% de l’ensemble des foyers imposables. Mais ce renouvellement n’a rien d’exceptionnel: il était en effet de 2,91 millions en 2012, 2,62 millions en 2011, 3,10 millions en 2010, 2,05 millions en 2009, 2,73 millions en 2008. « L’évolution du nombre de foyers fiscaux qui n’avaient pas acquitté l’impôt sur le revenu et qui deviennent imposés l’année suivante est plus limitée entre 2013 et 2013 qu’entre 2011 et 2012″, souligne la note de Bercy. La question est de savoir pourquoi ces millions de contribuables sont devenus imposables en 2013. Chaque année, il y a des mouvements d’entrée et de sortie dans l’impôt sur le revenu, et ce indépendamment des évolutions des politiques fiscales: parce que des foyers fiscaux voient leurs revenus augmenter ou parce que leur situation familiale change. Ainsi, un étudiant qui trouve un emploi devient imposable, un couple qui se sépare se transforme en deux foyers fiscaux, une famille dont l’enfant étudiant quitte le foyer perd une demi-part, un couple ayant un enfant en gagne une, etc.  Parmi les 2,65 millions de nouveaux foyers imposables en 2013, 91,8% (2,43 millions) ont vu leurs revenus de 2012 augmenter par rapport à leurs revenus de 2011, ajoute la note de Bercy, tordant ainsi le cou à l’idée que la poursuite du gel du barème serait le principal facteur d’entrée dans l’impôt. « Ces données confirment donc que la revalorisation de 9% de la décote opérée (dans le budget 2013) a permis de protéger les ménages modestes de l’impact du gel du barème de l’impôt décidé par la précédente majorité », insiste le ministère. « Si la décote n’avait pas été revalorisée, 366.498 foyers fiscaux supplémentaires auraient été imposés », ajoute-t-il. Reste cependant à lever un loup: parmi ces contribuables devenus imposables alors qu’ils ne l’étaient pas l’année précédente, 218.530 n’ont pas vu leurs revenus augmenter. Ils ont donc soit bénéficié de moindre réductions et crédits d’impôts, suite au coup de rabot donné par le gouvernement aux niches fiscales, soit ont connu une évolution de leur situation personnelle. « Des travaux complémentaires sont en cours », indique laconiquement le ministère du Budget. Autre mise au point faite par cette note: les mesures fiscales prises par le gouvernement de François Hollande ont certes alourdi la facture pour un grand nombre de contribuables, mais ses prédécesseurs auraient fait pire entre 2010 et 2012. En 2013, 16,15 millions de contribuables ont vu leur impôt augmenter, soit 44% des foyers fiscaux… et 85% des foyers imposables. Ils étaient 16,10 millions en 2012 (45,48%), 16,09 millions en 2011 (43,45%) et 16,80 millions en 2010 (45,65%), contre à peine 12 millions en 2009. Ces hausses d’impôts sont principalement dues à des hausses de revenus. Seuls 2,13 millions de contribuables ont vu leur impôt augmenter alors que leur revenu était égal ou inférieur à ce qu’il était l’année précédente, soit 5,88% des foyers fiscaux. Ils étaient 2,23 millions en 2012 (6,32%), 3,12 millions en 2011 (8,43%), 3,32 millions en 2010 (9,04%). 2010, tournant de la rigueur du gouvernement Fillon, restera bien comme l’année de la pire hausse de la pression fiscale en France.

 

Sephora: des salariés attaquent les syndicats du commerce en justice

Sephora: des salariés attaquent les syndicats du commerce en justice

 

Cent-un salariés du magasin Sephora des Champs-Elysées ont assigné vendredi en référé les syndicats du commerce de Paris, qui ont obtenu en justice lundi la fermeture à 21H00 du parfumeur, propriété du groupe LVMH. La juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a toutefois mis l’accent sur le fait que l’affaire avait été jugée en appel et que le référé n’était pas « une juridiction de recours », a constaté une journaliste de l’AFP.  Les avocats respectifs des salariés et de la direction de Sephora ont fait valoir que le personnel travaillant le soir allait subir « une atteinte immédiate au contrat de travail » à cause de l’action de l’intersyndicale du commerce, le Clic-P (CGT, CFDT, FO, Seci-Unsa, SUD et CGC).  Dans la salle d’audience, dite « chambre des criées », une soixantaine de salariés étaient venus assister aux plaidoiries, vêtus de leur uniforme, un tee-shirt noir avec la marque inscrite au dos. Une trentaine de représentants syndicaux étaient également présents.  Les avocats ont également contesté la légitimité des syndicats du commerce, leur reprochant de n’avoir aucun représentant parmi les salariés du magasin des Champs-Elysées. Ils demandent au tribunal « condamnation des organisations syndicales à 100.000 euros d’astreinte par jour et par organisation pour tout acte direct et indirect susceptible d’entraîner la modification de leur contrat de travail ».  De leur côté, les avocats des syndicats ont jugé cette demande « farfelue » et estimé que Sephora « utilisait des salariés pour faire une opération de communication ».  La juge des référés s’est elle interrogée sur la « demande précise » des plaignants.   »On ne comprend pas la décision de la cour d’appel, nous demandons juste de pouvoir continuer à travailler », a affirmé lors de l’audience Olivier Martin, porte-parole de la CFTC, premier syndicat chez Sephora.  De son côté, Karl Ghazi, de la CGT du commerce, a regretté l’action des personnels de Sephora qui « sont là sur un affreux malentendu ». « C’est l’ensemble des salariés du commerce qui est concerné par cette décision. Il s’agit bien de l’intérêt collectif des salariés et pas de la somme d’intérêts particuliers », a-t-il ajouté.  L’affaire a été mise en délibéré.

 

Sondage Roms : 77% pour Valls

Sondage  Roms : 77% pour Valls

Les propos de Manuel Valls sur l’intégration des Roms, qui ont déclenché la polémique jusqu’au sein même du gouvernement, sont approuvés par 77% des Français selon un sondage BVA paru samedi pour Le Parisien-Aujourd’hui/i-télé-CQFD. Mardi, le ministre de l’Intérieur – sollicité par les maires pour procéder aux évacuations de campements – avait déclaré que seule une minorité de Roms voulaient s’intégrer et que leurs « modes de vie » était en « confrontation » avec celui des populations locales. Ses propos ont été critiqués au sein du PS et du gouvernement, notamment par la ministre du Logement Cécile Duflot qui a demandé au président François Hollande d’intervenir. Neuf Français sur dix estiment que les Roms s’intègrent mal dans la société française et sept Français sur dix pensent que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a eu raison de le dire. En effet, selon ce même sondage, réalisé les 26 et 27 septembre par internet sur un échantillon de 1.064 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, 93% des personnes interrogées estiment les Roms s’intègrent « plutôt mal » en France, contre 5% « plutôt bien ». 2% ne se prononcent pas. 98% des sympathisants de droite partagent ce point de vue contre 84% des sympathisants de gauche. 77% des personnes interrogées jugent que Manuel Valls a eu raison de tenir ces propos « car il faut dire les choses clairement », quand seulement 21% considèrent qu’il a eu tort car « il ne doit pas stigmatiser une partie de la population ». Enfin, les personnes interrogées ne lui reprochent pas de trop se « droitiser », puisque les deux tiers des Français (67%) jugent que son positionnement politique global est « juste comme il faut, ni trop à gauche, ni trop à droite ». Mardi Manuel Valls avait déclaré mardi qu’il était « illusoire de penser qu’on règlera le problème des populations roms à travers uniquement l’insertion », assurant qu’une minorité de Roms seulement veulent s’intégrer en France.

 

Émissions de CO²: BMW, Mercedes, PSA et Renault contre Bruxelles !

Émissions de CO²: BMW, Mercedes, PSA et Renault contre  Bruxelles !

En plein débat sur le rôle de l’homme sur l’effet de serre, les constructeurs automobiles font de la résistance. Après Berlin, qui jugeait le nouveau dispositif européen dangereux pour son industrie automobile, les Français Renault et PSA militent aux cotés de BMW, Mercedes et Opel pour obtenir le report d’un nouveau dispositif présenté mercredi 25 septembre. Généralement concurrents, les constructeurs automobiles savent s’unir pour défendre leurs intérêts. Pas question pour eux que Bruxelles les obligent à ramener à 95 grammes par kilomètre la moyennes des émissions de CO² de leur gamme d’ici à 2020. Le seuil sera très difficile à atteindre, pour des raisons différentes selon les marques. Les groupes allemands, spécialistes des grosses berlines, seraient obligés de développer des modèles plus petits et moins sportifs. Quant aux Français, s’ils comptent aujourd’hui parmi les bons élèves sur la question en Europe, appliquer ce nouveau dispositif les contraindrait à développer de nouveaux moteurs capables de consommer en moyenne 4 litres au 100 kilomètres. De gros investissements en perspective, pour un marché déjà mature. Alors que les constructeurs ont aujourd’hui pour principale perspective la conquête des marchés émergents. Or là-bas, les normes de pollution ne sont pas la première préoccupation…

 

L’union bancaire européenne menacée

L’union bancaire européenne menacée

Faute de fonds de secours (refusé par l’Allemagne) l’Union bancaire risque de capoter. . A la différence des Etats-Unis, où des injections de capitaux immédiates ont permis aux banques de récupérer rapidement, la normalisation est plus lente pour le système financier européen, faisant apparaître primordiale une union bancaire sous supervision de la BCE. « Les Etats-Unis ont tourné la page de leur crise bancaire en 2009″, estime Francesco Papadia, ex-responsable des opérations sur les marchés financiers à la BCE. « A présent, la zone euro a l’occasion de faire de même et c’est sans doute la dernière. » Mais la volonté politique de créer une véritable union bancaire n’est plus aussi affirmée avec l’éloignement de la crise. La fin de non-recevoir opposée par l’Allemagne à la création d’un fonds commun qui pourrait voler au secours de n’importe quelle banque en difficulté de la zone euro implique que la BCE se prépare à assumer l’an prochain ses nouvelles attributions sans garde-fous. L’examen de santé que doit pratiquer la BCE doit être complet et doit obliger les banques à révéler leurs pertes cachées. Il en va de sa réputation et de l’avenir de la zone euro. Mais sans fonds de secours européen, le test risque de se borner à mettre en lumière les problèmes sans offrir de solution convaincante. « Pour résoudre vraiment le problème de la qualité des actifs, il faut un élément de soutien (backstop). Si on trouve un déficit, il faut pouvoir être sûr de le combler », dit Ronny Rehn, analyste de keefe, Bruyette & Woods (KBW) à Londres. « Si on n’a pas ça, on risque de devoir à nouveau se mentir à soi-même et dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on n’a pas les moyens de le résoudre. »La BCE va pratiquer un examen de la qualité des actifs des banques avant de prendre en charge leur supervision, procédure qui pourra servir de modèle à l’Autorité bancaire européenne (ABE) pour éprouver les banques en dehors de la zone euro.

Pas de consommation, pas de croissance

Pas de consommation, pas de croissance

 

L’augmentation des dépenses contraiates (logement, transports, assurances, impôts) tue la croissance ; l’augmentation de la fiscalité en 2014 n’est pas de nature à inverser la tendance. En panne depuis le début de la crise, la consommation des ménages français restera donc pénalisée en 2014 par une troisième année consécutive de pouvoir d’achat en berne qui transforme en profondeur les comportements de dépense. Le pouvoir d’achat par unité de consommation, qui tient compte à la fois de la composition des ménages – un adulte représentant une unité et un adolescent une demi-unité – et de l’évolution démographique, est attendu en repli pour la troisième année consécutive en 2014. Il devrait reculer de 0,4% cette année après -1,5% en 2012, selon l’Insee, une situation inédite qui s’explique par les hausses d’impôts et un chômage élevé. Confrontés à un environnement incertain, les ménages rechignent à puiser dans leur épargne et la consommation stagne alors qu’elle progressait encore sur un rythme proche de 2% l’an au milieu des années 2000. Les achats de biens, qui représentent la moitié de la dépense totale de consommation des ménages, ont fait du surplace en juillet-août et s’inscrivent en repli de 0,1% sur un an. Cette relative résistance s’explique en grande partie par les dépenses dites contraintes (incompressibles) liées au logement, au transport ou aux assurances obligatoires. Selon une étude réalisée par le cabinet Altavia, spécialisé dans le secteur de la distribution, 73% des foyers français se disent directement touchés par la crise qui a même entraîné pour 24% d’entre eux une réduction de leur budget alimentaire. Pour 41% des foyers, les fins de mois difficiles commencent très tôt, avant ou à partir du 15 du mois selon Altavia, qui relève un « changement de comportement d’achat de plus en plus important entre le début et la fin de mois ».

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 27 septembre 2013

 

 

Croissance- INSEE : reprise très faible et très fragile

Croissance- INSEE : reprise très faible et très fragile

 

 

D’après l’INSEE la reprise est très faible et très fragile témoin la consommation qui recule en août. . L’économie française est bien sortie de la récession avec un rebond de 0,5% de son produit intérieur brut au deuxième trimestre, selon les chiffres de l’Insee publiés ce vendredi 27 septembre. Cela fait suite à deux trimestres de recul. L’Institut de la statistique a par ailleurs révisé l’évolution de l’activité au premier trimestre: le repli du PIB a été ramené à -0,1% au lieu de -0,2% prévu jusqu’ici. Mais ces chiffres satisfaisants sont nuancés par d’autres. La dette publique a augmenté de 41,9 milliards d’euros au deuxième trimestre pour atteindre 1.912,2 milliards fin juin, soit 93,4% du PIB. Par ailleurs, la consommation des ménages est en baisse de 0,4% en août après une hausse de 0,4% en juillet. La reprise de juillet est liée aux dépenses en automobile et en produits alimentaires tandis que la baisse d’août est « principalement imputable à une nouvelle diminution des dépenses alimentaires et en énergie ».

Chômage : 50 000 chômeurs en moins mais 280 000 radiés

Chômage : 50 000 chômeurs en moins mais 280 000 radiés

Beaucoup ignorent le parcours du combattant du chômeur à l’intérieur de Pôle emploi. Tout est faiat pour favoriser les radiations. Un chômeur doit bien entendu s’inscrire mais surtout réactualiser sa situation chaque mois, il doit en outre répondre aux convocations. Nombre de chômeurs sont ainsi radiés parce qu’il y a des bugs dans le système informatique ou parce qu’ils ne se sont pas rendus à une convocation qu’ils n’ont jamais reçue. Autre méthode, on convoque le chômeur mais on lui indique que ce n’est pas la bonne date et il doit revenir. Sans parler des documents à fournir à temps. Chaque  déplacement à pôle emploi n’est pas gratuit surtout quand on réside à 25 kms de l’agence. De nombreux chômeurs qui n’ont pas travaillé (ou pas assez) ne peuvent prétendre à aucune indemnité et finissent par être découragés d’autant que Pôle emploi ne propose en général ni emploi, ni formation. Un grand nombre de personnes (77.500 de plus qu’en juillet, soit une hausse de 38,8%) ont disparu des listes faute d’avoir informé Pôle emploi, comme ils y sont obligés, de l’évolution de leur situation. Ce qui pousse l’UMP à dénoncer une « manipulation statistique ». Ce n’est pas « une aberration statistique, même si dans les périodes de reprise de l’activité, il peut y avoir des mouvements un peu erratiques d’un mois sur l’autre », a répliqué Michel Sapin jeudi sur France Inter. Dans un communiqué publié mercredi,  le ministère du Travail a tenu à préciser qu’ »aucun incident dans le système d’information de Pôle emploi » ou « changement dans les modalités d’actualisation (…) » « n’a pu être identifié pour expliquer cette hausse exceptionnelle ». Un bug informatique intervenu fin août avait pourtant bien été reconnu par Pôle emploi sur son compte Twitter, comme le rappelle le site de Sud-Ouest. « Un chiffre d’une telle ampleur n’a jamais été observé. En moyenne tous les mois 200 000 personnes sortent des listes pour défaut d’actualisation de leur situations, nous somme en août à 280 000″, indique auJDD.fr Eric Heyer, économiste à l’OFCE. « En plus de la possibilité d’un bug informatique, ce chiffre peut correspondre à des chômeurs découragés qui n’estiment plus utiles de mettre à jour leur situation. Ou alors, hypothèse optimiste, à des personnes qui ont retrouvé un travail sans prévenir Pôle emploi », ajoute l’économiste. Mais quel travail quand on sait qu’il faut au moins 0.9% de croissance pour récréer des emplois et 1.5% pour faire reculer le chômage ; or on sait que cette croissance de 2013 sera de l’ordre de 0.3%.

EELV (les verts) : la lente décomposition

EELV (les verts) : la lente décomposition

 

 

Autodestruction, suivisme, provocation, autant d’éléments qui sonnent sans doute le déclin des écolos politisés. Autodestruction : la main mise du clan Duflot et les départs des grandes figures d’EELV. Suivisme : par rapport au PS dans la mesure où les écolos n’ont pesé sur la politique environnementale, provocation enfin : avec la querelle inutile vis-à-vis de Valls sur les Roms. En faiat EELV aux dires même de Mamère est devenu un parti d’élus comme les autres plus préoccupés de tactique politicienne que d’écologie.la sanction devrait être sévère lors des municipales mais surtout lors des européennes.   »Nous sommes dans un moment difficile. Nous avons illustré pendant 10 jours le pire de l’écologie : les règlements de compte et la cuisine interne alors qu’on était en pleine Conférence environnementale », regrette Durand. « J’ai la crainte qu’on retombe à un parti qui se divise et qui se déchire », ajoute Jean-Philippe Magnen, porte-parole de la formation. L’élan des dernières européennes est loin. Cohn-Bendit est parti, la greffe Hulot n’a pas pris. L’ancienne candidate à la présidentielle, Eva Joly, est aujourd’hui marginalisée. Et Durand devrait céder la place à Emmanuelle Cosse, une proche de Duflot. D’où l’impression d’un rétrécissement du parti. A Angers, un mot revient dans toutes les bouches écolos : « nombrilisme ». Soit l’écueil qu’ils auraient aimé éviter. « La séquence n’est pas bonne pour le mouvement », constate Yannick Jadot qui reconnaît « des problèmes d’organisation et de démocratie interne. Il y a une auto-critique collective à faire. Il faut reparler à la société. » Animatrice de l’aile gauche du parti, l’eurodéputé Karima Delli alerte : « Il y a un véritable fossé qui s’est créé entre les militants et les cadres. Le départ de Noël exprime le ras-le-bol des militants. Il est temps de siffler la fin de la récrée et de retrouver le souffle de 2009. »   « Il faut qu’on arrête de se regarder le nombril. On est passé des adolescents qui disent ‘non, non non’ tout le temps à une crise d’adultes », appuie Esther Benbassa, qui craint « une hémorragie » après le départ de Noël Mamère. « Il porte l’histoire des Verts, c’est un gâchis terrible », regrette la sénatrice. D’autres essaient de minimiser le claquement de porte de celui qui a fait le meilleur score écolo à la présidentielle. Comme Jean-Vincent Placé. A la tête du groupe écolo au Sénat, Placé pousse le tour de force jusqu’à faire croire que tout irait en fait plutôt bien. « Notre parti n’a jamais été aussi fort. C’est un parti qui tourne et qui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était il y a sept ou huit ans », justifie le sénateur. Reste qu’à deux mois de son congrès, EELV s’installe dans une zone de très fortes turbulences.

 

SNCF : 1,3 milliard d’économies et le porte à porte

SNCF : 1,3 milliard d’économies et le porte à porte

Projet très ambitieux pour la SNCF d’abord en direction des clients en offrant le porte à porte (train plus parcours terminal) et économie de 1.3 milliards par an d’ici 2020 ; un projet qui s’inscrit dans le projet de  réforme globale du rail (et qui l’anticipe puisque la loi concernant le ferroviaire n’a pas encore été votée). Le projet de plan d’entreprise de la SNCF jusqu’en 2020, présenté en conseil d’administration le 15 octobre pour y être validé, prévoit une hausse du chiffre d’affaires de 3% par an et un 1,3 milliard d’euros d’économies d’ici 2020. « Retenez ce chiffre de croissance du CA: 3% annuels (donc plus ou moins 40 millions d’euros de CA en 2018) », précise le président de la SNCF Guillaume Pepy dans le magazine interne de l’entreprise, qui reprend un discours prononcé le 12 septembre face aux managers du groupe. Objectif: « financer nos investissements sans aucune dette supplémentaire. Grâce à notre marge opérationnelle portée de 3 à 4 milliards d’euros », a-t-il encore souligné. La SNCF prévoit des économies au niveau notamment des achats ou de l’informatique, à hauteur de 700 millions d’euros par an d’ici fin 2015, et une meilleure organisation de ses services, pour économiser 1,3 milliard d’ici 2020. L’endettement de la SNCF s’élève à 7 milliards d’euros.  Le plan stratégique « Excellence 2020″ comprend trois priorités: améliorer les transports du quotidien, tout particulièrement en Ile-de-France, réaliser 30% de son chiffre d’affaires à l’international d’ici 2018, et développer les solutions de transports « porte-à-porte » avec d’autres modes de transport. Ces « clients du quotidien » figuraient déjà parmi les priorités du précédent plan d’entreprise, validé en 2008. Pour 2013, c’est tout particulièrement le sort des passagers franciliens qui doit être amélioré. « L’Ile-de-France est une priorité nationale », selon Guillaume Pepy. Par ailleurs, la part de l’international dans le chiffre d’affaires, passé de 13% en 2007 à 24% en 2012, devra être de 30% en 2018. En répondant à des appels d’offres, et avec comme moteurs principaux sa filiale transport routier et logistique Geodis, et sa filiale de transports de passagers Keolis. Enfin, la SNCF veut proposer à ses clients des solutions porte-à-porte, simplifier le trajet avant et après le train, à travers les divers modes de transports existants, du bus au tram en passant par le vélo ou le covoiturage. Il s’agit, pour la SNCF, de vendre un ticket par trajet, regroupant l’ensemble de ces moyens de transport et de ces opérateurs. « Nous ne nous ferons pas marginaliser par Google », a commenté Pepy dans son discours du 12 septembre. Et, si elle a racheté, cet été, la société GreenCove Ingénierie, éditrice du site de covoiturage 123envoiture.com, ce n’est pas par le biais d’acquisitions qu’elle souhaite développer le porte-à-porte.

Le gouvernement soigne les fonctionnaires …avant les municipales

Le gouvernement soigne les fonctionnaires …avant les municipales

Seulement  2.000 suppressions nettes de postes interviendront l’an prochain sur plus de 2 millions d’agents de l’Etat. Et jeudi 27 septembre, Marylise Lebranchu, leur ministre, a confirmé un étalement de la hausse de leurs cotisations retraites sur quatre ans. Ce n’est pas tout. Le projet de budget 2014 prévoit aussi la suppression définitive du « jour de carence » non indemnisé en cas de maladie. Une vieille revendication des syndicats de la fonction publique.  Instaurée en 2012 par le gouvernement Fillon, le « jour de carence » consiste à ne pas indemniser le premier jour d’arrêt de travail d’un fonctionnaire. Les salariés, eux, doivent subir trois jours de carence, il est vrai souvent pris en charge par leur employeur dans le cadre de leur convention collective. L’objectif de l’ancienne majorité était d’endiguer l’absentéisme dans le public, pus élevé que dans le privé, en particulier dans les collectivités locales.  Le gouvernement Ayrault avait promis aux syndicats de supprimer cette mesure. Ce qui devrait être fait dans le budget 2014. Selon le projet de loi, cette suppression devrait coûter près de 130 millions d’euros aux caisses publiques, desquels il faudra déduire les économies réalisées par des contrôles renforcés des arrêts de travail des agents. Mais le gouvernement se garde bien de chiffrer ce gain.  Comme les salariés du privé, les 5 millions de fonctionnaires de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux sont appelés faire un effort supplémentaire dans le cadre de la réforme des retraites. Mais pour atténuer l’impact sur leur pouvoir d’achat, le gouvernement a décidé d’appliquer un mécanisme de lissage: la hausse des cotisations salariales sera étalée entre 2014 et 2017. La hausse devra à terme bien atteindre 0,3 point. A la suite de la précédente réforme des retraites de 2010, le taux de cotisation des fonctionnaires augmente déjà progressivement pour être aligné sur celui du privé. La réforme Fillon a, en effet, institué une hausse de 0,27 point par an afin de rejoindre le niveau du privé en 2020. Le projet de Budget 2014 confirme dans les chiffres le fait qu’aucune réforme de fond des retraites des fonctionnaires n’a été décidée par le gouvernement Ayrault. La hausse des cotisations des agents en 2014 ne fera gagner que 200 millions d’euros à l’Etat. Au total, le coût des pensions représentera l’an prochain pour le seul Etat 45,4 milliards d’euros contre 45,2 milliards cette année. Concernant les régimes spéciaux des salariés du public que le gouvernement n’a pas non plus voulu réformer, le projet de budget 2014 prévoit une subvention de 6,5 milliards d’euros pour les équilibrer. Soit le même montant que cette année. Ce qui démontre que ce sont les contribuables qui financeront toujours une partie de leurs pensions.

Les villes de plus en plus endettées

Les villes de plus en plus endettées

 

Levallois Perret détient le titre peu envié de ville la plus endettée de France. Elle détient cette place depuis que le Journal du Net publie son classement des municipalités les plus endettées de France, et la conserve dans la dernière édition parue ce jeudi 26 septembre. Avec une dette de 11.447 euros par habitant, elle se situe loin devant les suivantes, Cannes (3.733 par habitant) et Saint-Ouen (3.390 par habitant). Pour réaliser ce classement, le JDN ne s’est intéressé qu’aux villes dont la population dépasse les 20.000 habitants. Ses analystes pondèrent le total de la dette par le nombre d’habitants. En revanche, si seule la dette en valeur absolue était prise en compte, le trio de tête serait Paris, Marseille et enfin Levallois.  Le site s’est basé sur les budgets principaux exécutés des communes, dont les données sont centralisées par la direction générale des finances publiques, affiliée au ministère de l’Economie et des Finances. Pour les habitants, les auteurs de l’étude ont utilisé les données de l’Insee. Comme indiqué dans l’article, « l’endettement n’est pas forcément signe de mauvaise gestion. Cela dépend de son utilisation et de sa capacité de remboursement ». Justement, ces dernières diffèrent qu’on soit à la frontière de Paris et des Hauts de Seine, ou dans le 93. Levallois fait partie des villes les plus riches de France. De nombreuses entreprises comme L’Oréal, y ont leur siège. Ses recettes s’élèvent ainsi à près de 200 millions d’euros en frais de fonctionnement (impôts locaux, dotations versées par l’Etat…). C’est plus compliqué pour Saint-Ouen, qui ne dispose que de 119 millions de recettes.   D’autant que les charges de fonctionnement à Saint-Ouen augmentent continuellement depuis 12 ans, pour atteindre plus de 120 millions d’euros quand l’investissement dépasse à peine les 36 millions d’euros. A Levallois en revanche, les dépenses de fonctionnement atteignent 182 millions d’euros, mais les dépenses d’investissement se situent bien au-delà de celles de sa voisine du 93, à plus de 150 millions d’euros. Plus globalement, le JDN note qu’en dix ans, l’encours total de l’endettement des communes de l’Hexagone a grimpé de plus de 20%. Il constate également qu’aujourd’hui, toutes les grandes villes de France s’endettent  pour fonctionner.

Alitalia : nouvelle fuite en avant avec une augmentation de capital

Alitalia : nouvelle fuite en avant avec une augmentation de capital

 

Alitalia, de nouveau déficitaire au premier semestre, a annoncé jeudi qu’elle solliciterait une augmentation de capital d’au moins 100 millions d’euros mais son principal actionnaire Air France-KLM n’y est pas favorable. Selon une source au fait du dossier, le transporteur franco-néerlandais, actionnaire à hauteur de 25% de la compagnie italienne en difficulté, a voté contre l’augmentation de capital lors du conseil d’administration réuni dans la journée. A Paris, un porte-parole d’Air France-KLM s’est refusé à tout commentaire. Alitalia, qui a été renflouée à maintes reprises par l’Etat italien jusqu’à sa privatisation en 2009, risque une nouvelle fois de se retrouver à court d’argent. Sa perte nette sur les six premiers mois de l’année a atteint 294 millions d’euros, venant s’ajouter à un total de plus de 840 millions d’euros depuis la privatisation. « Les actionnaires seront sollicités pour approuver une augmentation de capital d’au moins 100 millions d’euros », a déclaré le groupe sans préciser les modalités de l’opération. Pour Andrea Giuricin, expert des transports à l’Université de Milan-Bicocca, Alitalia ne fait que « gagner du temps » sans résoudre ses problèmes de fond. « Mais d’abord il lui faut trouver les fonds pour se recapitaliser », dit-il. Certains analystes estiment que la compagnie a besoin de 500 millions d’euros pour sortir de l’ornière. Une nouvelle réunion du conseil d’administration est programmée jeudi prochain et une assemblée générale des actionnaires a été convoquée pour le 14 octobre.

 

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