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Archive mensuelle de septembre 2013

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Enfants dans le supérieur : avantages fiscaux supprimés?

Enfants dans le supérieur : avantages  fiscaux supprimés?

. Lors de l’annonce de sa réforme de la politique familiale, en juin dernier, Jean-Marc Ayrault avait annoncé son intention de supprimer la réduction d’impôt profitant aux familles ayant des enfants scolarisés ou poursuivant des études supérieures (153 euros par enfant dans le supérieur)). Selon Les Echos de ce 5 septembre, la mesure figurerait bel et bien dans le projet de loi de finances qui sera présenté le 25 septembre prochain.   Certes, cette réduction est modeste : entre 61 et 183 euros par foyer fiscal concerné. Mais le gouvernement estime qu’elle ne profite qu’aux ménages imposables, soit un sur deux, et qu’il vaut mieux recentrer les aides familiales sur les familles modestes. Le gouvernement préfèrerait donc faire porter ses efforts financiers sur l’allocation de rentrée scolaire. Bercy a immédiatement vu l’occasion de réduire les dépenses fiscales tout en supprimant une des fameuses niches fiscales qui coûtent au total 70 milliards d’euros par an au budget. La réduction d’impôt pour enfant dans le secondaire coûte 235 millions par an, et celle pour les étudiants 210 millions. Au total donc, l’Etat économiserait près de 500 millions d’euros en 2014. Toujours bon à prendre quand on cherche entre 21 et 6 milliards pour boucler le prochain budget. Sauf que la suppression d’un avantage fiscal équivaut pour les contribuables concernés à une hausse de prélèvement, en contradiction avec la promesse élyséenne de pause fiscale l’an prochain. Surtout, cette suppression va se combiner avec la réduction déjà actée du plafond de l’avantage résultant du quotient familial, qui permet aux ménages français de réduire leur impôt suivant leur nombre d’enfant. Fixé jusqu’à présent à 2.000 euros par demi-part, il passera à 1.500 euros l’an prochain. Le gouvernement espère ainsi réduire l’avantage fiscal pour les foyers aisés et engendrer une économie d’un milliard d’euros dès 2014. Au total, 1,3 million de foyers avec enfants sera concerné par une hausse de ses impôts.

Immobiliers : nouvelle remontée des taux

Immobiliers : nouvelle remontée des taux

 Les taux des prêts immobiliers ont poursuivi en août en France la remontée amorcée en juillet après une baisse ininterrompue depuis début 2012, selon les données publiées mercredi par l’observatoire Crédit logement/CSA. Les taux moyen des prêts du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) se sont établis le mois dernier à 2,98%, contre 2,92% en juillet. Ils étaient tombés à 2,89% en juin, un niveau jamais constaté auparavant. La remontée est plus faible pour le marché du neuf (2,95% contre 2,91% en juin), dans la moyenne de l’ensemble pour le marché de l’ancien (2,98% contre 2,90%), mais un petit peu plus rapide pour le marché des travaux (3,01% contre 2,86%). En termes d’activité, le marché a accusé en août un recul saisonnier plus marqué qu’habituellement parce que les mois précédents avaient été particulièrement actifs. Le volume de production de prêts est toujours en progression (+14,3% par rapport à août 2012) mais, compte tenu de la forte diminution des apports personnels mobilisés et donc d’un recours au crédit plus intense, le nombre de prêts bancaires accordés a augmenté moins rapidement (+3,0% en rythme annuel).

 

CDD : nouveau record

CDD : nouveau record

La part des contrats à durée déterminée (CDD) dans les embauches des entreprises de dix salariés ou plus a progressé de 0,8 point au premier trimestre en France pour atteindre le niveau record de 82,4%, selon des données publiées mercredi par le ministère du Travail. La proportion est encore plus forte dans les entreprises de 50 salariés ou plus, à 84,3%. Sur un an, la hausse des embauches en CDD atteint 2,5 points. Par secteurs, 83,9% (+2,2 points sur un an) des embauches du tertiaire au premier trimestre l’ont été en CDD, contre 69,2% (+2,5 points) dans l’industrie et 58,0% (+4,0%) dans la construction.

 

Chômage : plus haut niveau depuis 1997

Chômage : plus haut niveau depuis 1997

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a augmenté de 0,1 point au deuxième trimestre 2013 pour atteindre 10,5% en France métropolitaine -son plus haut niveau depuis fin 1997- et 10,9% avec les départements d’outre-mer, selon les données publiées jeudi par l’Insee. Sur un an, sa hausse est de 0,7 point. Sur le deuxième trimestre, le taux de chômage des 15-24 ans a reculé de 0,3 point, à 24,6%, sa progression sur un an revenant à 1,5 point. Celui de 25-49 ans a augmenté de 0,2 point, à 9,6%, et celui des 50 ans et plus est resté stable à 7,5%. Calculé selon la méthode BIT, le nombre de chômeurs atteignait 2.999.000 au deuxième trimestre. Par comparaison, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) recensés par le ministère du Travail à fin juin s’élevait à 3.279.400 en France métropolitaine. L’Insee indique par ailleurs qu’il publiera, à compter des statistiques du quatrième trimestre 2013 publiées en mars prochain, un taux de chômage intégrant l’impact d’un questionnaire rénové introduit début 2013. L’effet de ce nouveau questionnaire sur les chiffres du deuxième trimestre 2013 est estimé à -0,3 point, ce qui se traduirait par un taux de chômage au sens du BIT de 10,2% en métropole.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 4 septembre 2013

 

 

 

 

 

Déficit assurance chômage : 24 milliards

Déficit assurance chômage : 24 milliards

 

Nouveau dossier chaud après les retraites, encore plus brulant que celui des retraites : celui de l’assurance chômage (UNEDIC) qui inévitablement va se traduire par des augmentations de cotisations. Cela en dépit de l’affirmation gouvernementale sur la stabilisation de la fiscalité en 2014.  Après la bombe des retraites, la grenade de l’assurance-chômage! L’actuelle convention – qui fixe les conditions d’indemnisation des chômeurs – expirant au 31 mars 2014, les partenaires sociaux doivent boucler la renégociation de celle des deux prochaines années avant le 31 décembre. Et les enjeux sont explosifs: d’après les prévisions de l’Unedic, la dette du régime dépassera 24 milliards fin 2014. Un record.

Syrie: un vote au Parlement quand les américains se seront décidés ?

Syrie: un vote au Parlement quand les américains se seront décidés ?

 

Il n’ya aura pas de vote aujourd’hui sur la Syrie seulement un débat et pour cause, pour voter quoi ? De toute manière la France est piégée et attend le vote des américains, le vote français ne pourraient intervenir qu’après celui des américains rendant encore plus ridicule la situation ; ridicule dont n’a pas peur Vidalies, le ministre chargé des relations avec le parlement. « Ce sujet n’est pas tabou », a-t-il déclaré sur i>TELE, ajoutant que « c’est une hypothèse qui reste possible ». « Le président de la République n’a pas pris la décision inverse, c’est-à-dire celle de ne pas consulter le Parlement ».  Mercedi après-midi Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée et Laurent Fabius au Sénat défendront le principe d’une intervention devant le Parlement convoqué pour l’occasion pour un débat sans vote.   »Nous sommes dans un contexte particulier », a-t-il concédé. Mais « si quelqu’un doit prendre la décision de consulter le Parlement c’est le président de la République », a-t-il ajouté, estimant qu’aujourd’hui la question « ne se pose pas », la France attendant « la décision » des « Etats-Unis ». « Le texte même de la Constitution interdit le vote dans ce cadre-là », a-t-il poursuivi, rappelant que le Parlement doit être obligatoirement consulté si l’intervention « se poursuit au-delà de quatre mois ». Selon lui, « le premier débat, c’est +est-ce qu’il faut intervenir ou pas+ ». « Et tous ceux qui ne veulent pas intervenir pour de bonnes ou parfois des raisons plus surprenantes essaient de détourner le débat sur la question du vote », a-t-il critiqué. « On a donné toutes les informations dont nous disposons aujourd’hui » lundi, lors de la rencontre à Matignon avec les chefs des groupes parlementaires, a souligné M. Vidalies.

 

Budget 2014 : deux arnaques, le déficit structurel et la croissance

Budget 2014 : deux arnaques, le déficit structurel et la croissance

Pour ne pas déplaire à Bruxelles, on va employer un argument traditionnel, la surestimation de la croissance mais aussi le concept de déficit structurel (le déficit corrigé des variations conjoncturelles ; un vrai bazar méthodologique !). A l’heure où le gouvernement s’apprête à boucler le projet de loi de Finances 2014, l’OCDE a annoncé une bonne nouvelle pour la France. L’institution a revu, ce mardi 3 septembre, sa prévision de croissance pour cette année, qui passe de -0,1% à +0,3%. Pourtant le FMI prévoit toujours -0.3% !  Cette estimation de l’OCDE donne des arguments à l’exécutif pour annoncer une future révision de la croissance pour cette année, comme l’a laissé entendre Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie. Or justement, la croissance est l’un des deux leviers sur lesquels l’exécutif va être obligé de jouer pour boucler le budget. En effet, François Hollande a promis, dans une interview au Monde le 30 août, que 2014 marquera  »une pause fiscale ». Ce qui exclut de facto de nouvelles hausses d’impôts, et l’oblige à renoncer à des recettes fiscales supplémentaires. Par ailleurs, creuser un peu plus le volet « économies » est politiquement risqué : 14 milliards d’euros sont déjà prévus.

Les différents déficits :

> Le déficit structurel correspond au déficit public d’un pays après avoir corrigé les effets liés à la conjoncture. Comme l’explique le Trésor, dans une note de 2009, sa définition repose sur le calcul d’un PIB potentiel, qui « représente l’offre de production qu’une économie est capable de soutenir durablement sans poussée inflationniste ».

> Le déficit conjoncturel correspond à la part du déficit liée à la conjoncture. Cela peut-être une charge de la dette plus élevée en raison de marchés financiers plus exigeants.

> Le déficit nominal, selon Bercy, prend en compte ces deux déficits ainsi que l’impact de mesures ponctuelles et temporaires, qui est plus marginal (0,1 point de PIB pour 2013 selon le projet de loi de finances).  Le gouvernement n’a donc que deux solutions: tabler sur une activité soutenue, et donc sur de meilleures recettes fiscales, ou à défaut, laisser filer le déficit. Dans ce dernier cas de figure, l’exécutif pourra alors mettre en avant les efforts qu’il effectue sur « le déficit structurel », c’est-à-dire le déficit corrigé des aléas de la conjoncture (voir encadré). Une façon pour lui d’affirmer qu’il agit là où il le peut. C’est d’ailleurs en communiquant volontairement sur ce solde budgétaire que la France a pu convaincre la Commission européenne de lui accorder un délai supplémentaire de deux ans pour ramener son déficit public à 3%.  Mais même cette dernière solution n’est pas sans risque, car la clémence de Bruxelles a des limites. Le pacte de stabilité, un document budgétaire transmis à la Commission européenne au printemps dernier, prévoit que ce déficit structurel s’élève à 2% du PIB cette année, 1% en 2014, et 0,2% en 2015. Une trajectoire qui a tout pour plaire à l’exécutif européen. Sauf que Bruxelles ne semble pas y croire: la Commission table sur des chiffres de 2,2% pour cette année, et surtout 2,3% pour 2014, selon ses dernières prévisions économiques. Autrement dit, le gouvernement français laisserait également déraper le déficit structurel…..

 

Heures supplémentaires: « débat clos » ( Najat Vallaud-Belkacem)

Heures supplémentaires: « débat clos » ( Najat Vallaud-Belkacem)

Evidemment revenir sur la défiscalisation, c’était comme se déjuger politiquement ; du coup pour des raisons politiciennes des centaines de milliers de salariés vont continuer de voir l leurs revenus amputés de plusieurs centaines d’euros par mois  et le chômage ne diminuera pas pour autant. Malgré les demandes de certains élus socialistes, il n’est pas question pour le gouvernement de défiscaliser à nouveau les heures supplémentaires comme l’avait fait Nicolas Sarkozy, une mesure sur laquelle était revenue la gauche en 2012. C’est ce qu’a annoncé Najat Vallaud-Belkacem, ce 4 septembre sur BFMTV et RMC. Elle confirme ainsi ce qu’avait avancé la veille Bruno Le Roux, le patron des députés PS.   » La défiscalisation ne va pas dans le bon sens » au moment où le chômage est élevé, a rappelé Najat-Vallaud-Belkacem. Elle a toutefois insisté sur le fait qu’aujourd’hui, « les heures supplémentaires étaient toujours payées 25% de plus que les heures normales » pour les salariés.  En revanche, la porte-parole du gouvernement a reconnu que le débat est ouvert concernant une mesure en faveur du « pouvoir d’achat des bas salaires », sans toutefois préciser davantage sur les intentions de l’exécutif.

 

« Choc de simplification » : une centaine de mesures là où en faudrait 10 000 !

« Choc de simplification » : une centaine de mesures là où en faudrait 10 000 !

 

 

Quelques mesures gadget saluées par le Medef là où i en faudrait 10 000 surtout dans le domaine de la fiscalité et du travail (deux domaines pratiquement épargnés par le « coc »Faire gagner 0,8 point de PIB : c’est la promesse de ce choc de simplification. Un chiffre qui correspond à 25% de charges administratives en moins pour les entreprises. Invité de l’Université d’été du Medef, la semaine dernière, Pierre Moscovici avait « vendu » la mesure aux patrons plutôt satisfaits : les entreprises vont pouvoir économiser 15 milliards d’euros.   Bercy entend donc simplifier des pans entiers de l’environnement règlementaire auquel est confronté un chef d’entreprise au quotidien.  Concrètement, il s’agit de remplacer les courriers en double ou triple exemplaires par des télédéclarations uniques, diminuer les frais d’enregistrement d’une nouvelle société, ou encore faciliter les déclarations et les calculs pour obtenir le Crédit d’impôt recherche (CIR). Tout un tas de petites tracasseries administratives qui font perdre du temps et de l’argent aux entreprises.  Il ‘sagit d’une demande de longue date des chefs d’entreprise, qui dans l’ensemble, saluent l’effort et la logique de cette centaine de mesures. Mais ce choc ne fait pas forcement les affaires des professions comptables et juridiques qui craignent une baisse de leur activité.   Désormais, les patrons attendent déjà l’étape suivante : simplifier les procédures et les démarches c’est bien, mais c’est surtout la fiscalité et le droit du travail qui sont dans leur ligne de mire. Revoir le Code général des impôts et celui du Travail n’est pas encore au programme de travail du gouvernement.

Syrie : Poutine veut des preuves « convaincantes »

Syrie : Poutine veut des preuves «  convaincantes »

La Russie serait prête à agir « résolument » voire même à soutenir une action armée en Syrie si les Occidentaux présentaient à l’ONU des « preuves convaincantes » de l’usage d’armes chimiques par le pouvoir syrien. « S’il y a des informations selon lesquelles des armes chimiques ont été employées, et employées par l’armée régulière (de Syrie), alors ces preuves doivent être présentées au Conseil de sécurité de l’ONU (…). Et elles doivent être convaincantes« , a expliqué le président russe, Vladimir Poutine dans une interview à la chaîne Pervyi Kanal.    »Après cela nous sommes prêts à agir le plus résolument et sérieusement possible« , a-t-il ajouté, répondant au journaliste qu’il « n’excluait pas » de soutenir une action armée occidentale.  Le président russe a par ailleurs annoncé que la Russie avait suspendu ses livraisons de missiles S300 à la Syrie. « Nous avons un contrat de livraison de S300, nous avons fourni certains composants, mais nous n’avons pas achevé nos livraisons, nous les avons pour l’instant suspendues », a-t-il déclaré à propos de ces systèmes d’armes perfectionnés, équivalents du Patriot américain.

Heures sup. : « pas de retour à la défiscalisation » » affirme Bruno Le Roux

Heures sup. : « pas de retour à la défiscalisation » » affirme Bruno Le Roux

A peine dogmatique, Le Roux referme le dossier des heures sup. Les petits salaires apprécieront ! Alors que le débat a été lancé à gauche au sujet de la défiscalisation des heures supplémentaires, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a assuré, ce mardi 3 septembre, sur RFI qu’il « n’est pas question aujourd’hui, au moment où nous sommes engagés dans l’inversion de la courbe du chômage, de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires« . En août, le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Thierry Mandon avait avoué à demi-mot que la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires était une erreur. Après son retour au pouvoir en 2012, la gauche avait annulé une partie du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires. « Il peut y avoir des analyses sur ce que nous avons fait, les conséquences sur les plus petits salaires, la perte de pouvoir d’achat », a fait valoir le chef de file des députés PS. Mais « il faut avoir en tête ce que cela générait au sein des entreprises: quand une entreprise allait bien, elle n’embauchait pas, elle faisait faire des heures supplémentaires« , a souligné Bruno Le Roux.

 

Chine : Forte croissance des services en d’août

Chine : Forte croissance des services en Chine en d’août

Signe d’une reprise de la demande intérieure, le secteur des services en Chine a connu en août sa plus forte croissance depuis cinq mois, avec une hausse des entrées de commandes et un regain d’optimisme des entreprises, selon l’enquête privée publiée par Markit/HSBC. L’indice PMI a atteint 52,8, au plus haut depuis mars, contre 51,3 en juillet, nettement au-dessus de la barre de 50 qui sépare contraction et expansion. Le sous-indice des nouvelles commandes a rebondi à 53,2 en août, là aussi son meilleur niveau depuis mars, mais à l’inverse l’emploi s’est contracté pour la première fois depuis avril en raison de pressions sur les marges. L’enquête Markit/HSBC, après celle publiée la veille par le gouvernement, confirme que le pire semble passé pour la deuxième économie mondiale après le coup de froid d’il y a quelques mois. Le secteur des services prend une importance croissante en Chine, représentant 45% de l’économie en 2012 et étant le premier pourvoyeur d’emplois.

 

Banques françaises : toujours fragiles faute de vraie réforme

Banques françaises : toujours fragiles faute de vraie  réforme

 

Les banques françaises, qui ont retrouvé grâce aux yeux du marché après des restructurations menées tambour battant, risquent désormais d’être dépassées par leurs concurrentes qui ont entrepris des réformes plus radicales pour doper leurs bénéfices et renforcer leur solvabilité financière. Vues il y a deux ans comme des parias en raison de leur importante exposition aux pays les plus fragiles de la zone euro comme la Grèce et l’Italie, BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale ont fait partie ces douze derniers mois des meilleurs parcours boursiers des banques en Europe, surperformant l’indice bancaire européen de 30% après s’être délestées d’actifs risqués et avoir renforcé leur base de capital. Pour les investisseurs, les titres des banques françaises ont encore un potentiel de hausse dans la mesure où de nouveaux plans d’économies viennent d’être lancés et que la zone euro est sortie de la récession. Mais des doutes subsistent sur leur capacité à débusquer des niches de compétitivité qui puissent les mettre à l’abri d’une régulation toujours plus forte et de soubresauts boursiers du fait de la remontée des taux d’intérêt. « Le problème grec a été soldé. Les expositions à la dette italienne, sur l’ensemble des banques françaises, ont été réduites. Il y a eu un recentrage des banques françaises », souligne Frédéric Rozier, gérant de fonds chez Meeschaert Gestion. « Mais avec la remontée des taux d’intérêts, avec une possible correction à venir sur le marché immobilier et une régulation croissante, il va falloir trouver un business model. » Au cours des 18 derniers mois, BNP, Crédit agricole et Socgen ont réduit de 100 milliards d’euros, en cumulé, leurs actifs pondérés des risques. Mais bien qu’elles aient considérablement réduit leur profil de risque, les banques françaises, soutenues par leur marché domestique et un régulateur accommodant, n’ont pas pris le chemin de réformes radicales emprunté par la banque suisse UBS ou la Royal Bank of Scotland qui ont abandonné certains métiers et adopté des stratégies plus compatibles avec les nouvelles exigences réglementaires, sous la pression du marché et des régulateurs.

Croissance 2013- : entre +0.3 et -0.3%

Croissance 2013- : entre +0.3 et -0.3%

 

Le volontarisme des prévisions économiques gagne certains organismes notamment l’OCDE alors que d’autres prévoient une récession. L’OCDE a relevé en forte hausse mardi ses prévisions pour l’économie française en 2013, anticipant désormais une croissance de 0,3% là où elle escomptait une contraction de 0,3% en mai, à la faveur des bons résultats du deuxième trimestre. Les économistes de l’organisation restent toutefois prudents pour la suite, estimant qu’aucune reprise durable ne s’installera sans un rebond de l’investissement des entreprises. La « bonne surprise » du deuxième trimestre, marquée par une hausse de 0,5% du PIB là où les économistes tablaient en moyenne sur 0,2%, explique l’essentiel de la révision à la hausse des attentes de l’OCDE pour la France à la faveur de la publication de son évaluation économique intermédiaire. « Elle se répercute mécaniquement sur la fin de l’année », explique Hervé Boulhol, qui dirige la section France de la direction des affaires économiques de l’OCDE. « On ne s’attendait pas à ce que ça soit aussi bon, on était à zéro pour le deuxième trimestre en mai et à +0,2%/+0,3% en août, alors que c’est sorti à 0,5% », a-t-il dit à Reuters. La prévision de +0,3% de l’OCDE se compare à celle de -0,2% du Fonds monétaire international, qui a été confirmée en août, et celle de -0,3% des économistes interrogés par Reuters dans le cadre d’une enquête publiée début juillet. Le gouvernement s’en tient pour l’instant à celle de +0,1% retenue dans le cadre de son programme de stabilité du printemps. Pour Hervé Boulhol, les dernières enquêtes de conjoncture plus positives menées auprès des entreprises sont aussi de bon augure pour la suite.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 3 septembre 2013

 

 

 

 

 

Coût du travail : nouvelle concertation ?

Coût du travail : nouvelle concertation ?

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a assuré lundi 2 septembre avoir reçu l’engagement du gouvernement de l’ouverture d’une concertation à court terme sur la baisse du coût du travail et de la fiscalité pesant sur les entreprises. A la sortie d’un rendez-vous de plus d’une heure et demie avec le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, et celui délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, Gattaz a déclaré à la presse qu’il avait été convenu de se revoir « avant fin septembre » pour le coût du travail et « dans les deux prochains mois » pour la fiscalité. Il a rappelé que l’objectif de l’organisation patronale était d’obtenir dans les cinq ans « 50 milliards d’euros de baisse du coût du travail et 50 milliards de baisse de la fiscalité sur les entreprises. » Invité jeudi à l’université du Medef, Moscovici avait annoncé que « les prélèvements obligatoires qui pèsent sur les entreprises (allaient) baisser » précisant que, dans un premier temps, ils « n’augmente(raient) pas dès le projet de loi de finances (PLF) 2014″. Il avait ensuite insisté sur le fait que « le Cice (crédit d’impôt compétitivité-emploi) ne referme pas le dossier du coût du travail (…) Il faut aller plus loin ». Sur ce dernier point, « il faut qu’on définisse ensemble qui sera dans cette concertation, quels ministres, quels partenaires ? Il faut que nous définissions un objectif et un plan d’action », a précisé Pierre Gattaz lundi. Quant à la baisse de la fiscalité, qu’il a jugée « un tout petit peu moins urgente », il a réclamé « un calendrier, une méthode, un plan d’action pour regarder comment (elle) peut évoluer dans le sens d’une baisse, d’une meilleure visibilité et d’une standardisation, il faut qu’elle soit plus prévisible ». « Nous avons toujours des certitudes de hausse face à des engagements de baisse », a-t-il ajouté en référence au projet de budget 2014 qui prévoit de compenser au moins 4,5 milliards de mesures fiscales décidées en 2013 et qui se sont éteintes depuis. A propos de la réforme des retraites et de l’éventuelle compensation de la pénibilité, il s’est inquiété que la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, ait assuré la veille qu’elle n’aurait pas lieu, expliquant ne pas avoir eu de réponse de la part de Moscovici lors de ce rendez-vous. Toutefois, selon le patron des patrons, celui-ci lui a paru « très lucide » sur la situation des entreprises: « ‘plus on vous donnera la possibilité d’être compétitif, plus vous générerez de la croissance’ », a-t-il dit à la délégation patronale, a rapporté Pierre Gattaz.

 

Défiscalisation des heures sup. , retour en arrière ?

défiscalisation des heures sup. , retour en arrière ?

François Hollande serait-il prêt à revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires ? Selon Europe 1, mardi 3 septembre, le président « n’[y] est désormais plus opposé ». La station de la rue François Ier a interrogé un conseiller du président qui laisse entendre que « si le Parlement veut légiférer sur cette question, François Hollande ne s’y opposera pas ». C’est un revirement important pour le chef de l’Etat qui avait détricoté, l’année dernière, le fameux   »travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy. Thierry Mandon, le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, prépare déjà une proposition. Ce texte viserait à accorder une franchise d’impôts de 1 000 à 1 500 euros pour les salariés qui feraient des heures supplémentaires dans les PME-PMI. Les grandes entreprises ne seraient pas concernées, selon Europe 1. La mesure pourrait coûter 800 millions d’euros, selon le ministre du Travail, Michel Sapin.

 

Syrie- Assad : menaces sur les intérêts de la France

Syrie- Assad : menaces sur les intérêts de la France

Interviewé par le journal Le Figaro, le président syrien affirme qu’il y aura des répercussions « négatives » sur la France en cas d’intervention de l’armée française dans le conflit syrien.  « Il y aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France ». Dans une rare interview donnée au Figaro à paraître demain, mardi 3 septembre, le président syrien Bachar el-Assad aborde l’hypothèse d’une intervention française en Syrie. « Le peuple français n’est pas notre ennemi, mais la politique de son État est hostile au peuple syrien », déclare-t-il au journaliste Georges Malbrunot. Alors que le gouvernement doit mettre en ligne, ce soir, sur les sites Internet de l’Elysée et de Matignon une note confirmant l’usage d’armes chimiques par le régime syrien, qui ont fait des centaines de morts, le 21 août dernier, à Damas (lire ci-dessous), Bachad el-Assad assène: « Quiconque accuse doit donner des preuves. Nous avons défié les États-Unis et la France d’avancer une seule preuve. MM.Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples ». Le président syrien ne dément pourtant pas formellement détenir des armes chimiques : « Je ne dis nullement que l’armée syrienne possède ou non de telles armes. Supposons que notre armée souhaite utiliser des armes de destruction massive: est-il possible qu’elle le fasse dans une zone où elle se trouve elle-même et où des soldats ont été blessés par ces armes, comme l’ont constaté les inspecteurs des Nations unies en leur rendant visite à l’hôpital où ils sont soignés ? Où est la logique ? », ajoute-t-il. Questionné sur les répercussions d’une intervention militaire française et américaine, Bachar el-Assad décrit: « Le Moyen-Orient est un baril de poudre, et le feu s’en approche aujourd’hui. Il ne faut pas seulement parler de la riposte syrienne, mais bien de ce qui pourrait se produire après la première frappe. Or personne ne peut savoir ce qui se passera. Tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l’extrémisme se répandront. Le risque d’une guerre régionale existe. » Lors d’une conférence de presse donnée ce soir, Jean-Marc Ayrault a affirmé qu’il n’était « pas question pour la France d’agir seule » dans le conflit syrien.

 

Sondage pouvoir d’achat : en baisse pour 65%

Sondage pouvoir d’achat : en baisse pour 65%

Selon un sondage publié ce lundi 2 septembre, 65% des Français considèrent que leur pouvoir d’achat a « plutôt diminué » au cours des douze derniers mois. La baisse de leur pouvoir d’achat a, selon les sondés, principalement affecté les dépenses liées aux loisirs et à l’habillement. Ils sont également 60% à anticiper une baisse de leur pouvoir d’achat dans l’année à venir, surtout parmi les 50-64 ans (68%) et les 65 ans et plus (80%), détaille cette étude de l’Institut CSA pour le spécialiste du crédit à la consommation Cofidis. Face à des dépenses imprévues, les personnes interrogées ont davantage tendance à puiser dans leur épargne (53%) qu’à modifier leurs habitudes de consommation (34%). Le recours au crédit reste pour sa part marginal (5%). Les loisirs (livres, cinéma, théâtre, concerts) constituent le pôle prioritairement concerné par une réduction des dépenses (30%) devant l’habillement (24%), la santé et les assurances arrivant en queue de peloton (2%). Malgré tout, la fréquence des découverts bancaires s’affiche en repli. Moins de quatre personnes sur dix (39%) affirment ainsi être à découvert au moins une fois par an, une proportion en baisse par rapport à la précédente vague de sondage en août 2012 (48%).

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