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Archive mensuelle de septembre 2013

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G 20 : la crise économique n’est pas terminée

G 20 : la crise économique n’est pas terminée

Etouffé par le dossier syrien, le G20 a cependant consacré du temps à l’économie notamment pour encourager des politiques budgétaires moins brutales et relancer la croissance. Donc des politiques budgétaires plus souples car la crise économique d’après le G20 est loin d’être terminée (de ce point de vue, beaucoup nt  qu’une intervention en Syrie menacerait une activité mondiale déjà très fragile).  Le Groupe des Vingt (G20) a prévenu vendredi que l’économie mondiale voyait sa situation s’améliorer mais qu’il était prématuré d’annoncer la fin de la crise, en particulier à cause de la volatilité des marchés émergents. Dans un communiqué publié à l’issue du sommet de jeudi et vendredi, les dirigeants du G20 ont réitéré la position exprimée en juillet par leurs ministres des Finances et banquiers centraux, qui avaient demandé que toute évolution des politiques monétaires bénéficie d’une meilleure communication et soit décidé après « des efforts coordonnés ». La perspective d’un ralentissement prochain du programme de rachat d’actifs de la Réserve fédérale des Etats-Unis a fragilisé ces derniers mois les marchés des pays émergents, dont la croissance était jusqu’alors alimentée entre autres par l’afflux de dollars. Le communiqué du G20 a cependant été publié peu après la publication de chiffres décevants sur l’emploi en août aux Etats-Unis, ce qui a éloigné la perspective d’une diminution imminente de la politique accommodante de la Fed. « Face à une volatilité financière de plus en plus importante, les marchés émergents sont d’accord pour mener les actions nécessaires afin de soutenir la croissance et maintenir la stabilité, y compris des mesures destinées à améliorer les fondamentaux, améliorer la résistance aux chocs extérieurs et renforcer les systèmes financiers », dit le communiqué. Andreï Bokarev, directeur du département des relations internationales du ministère des Finances, a précédemment fait état de débats « difficiles » sur l’état de la conjoncture économique mondiale. La Chine et la Russie ont annoncé jeudi que les pays émergents du groupe des BRICS, parmi lesquels se trouvent aussi le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, allaient contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars (76 milliards d’euros) à un fonds destiné à stabiliser le marché des changes. Cette somme reste cependant dérisoire si on la compare aux milliers de milliards de dollars échangés quotidiennement sur le marché des changes, d’autant que le projet des BRICS ne devrait pas être finalisé avant l’an prochain. Signe que le G20, qui représente 90% de l’économie mondiale et deux tiers de l’humanité, se concentre désormais sur les mesures de soutien à la croissance, la volonté allemande d’établir de nouveaux objectifs de réduction des dettes souveraines, plus stricts que ceux décidés en 2010, ne semble, par ailleurs, pas avoir été entendue. « Les stratégies budgétaires à moyen terme (…) seront mises en oeuvre avec souplesse afin de prendre en compte les conditions économiques à court terme, de façon à soutenir la croissance et la création d’emploi », se contente de dire le communiqué.

 

Etats-Unis : moins d’emplois que prévu

Etats-Unis : moins d’emplois que prévu

 

L’économie américaine a créé moins d’emploi qu’attendu en août, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, ce qui pourrait inciter la Réserve fédérale à différer la diminution annoncée de ses achats de dette sur les marchés. Le département du Travail a recensé 169.000 créations de postes non agricoles le mois dernier alors que les économistes interrogés par Reuters en anticipaient en moyenne 180.000. Le taux de chômage, attendu stable, a lui baissé à son plus bas niveau depuis décembre 2008, à 7,3% contre 7,4% en juillet, mais ce recul s’explique principalement par l’augmentation du nombre d’Américains renonçant à chercher du travail. Les embauches ont non seulement été moins importantes que prévues le mois dernier, mais les chiffres des créations d’emplois en juin et juillet ont été révisés à la baisse, avec 74.000 nouveaux postes en moins au total qu’annoncé précédemment. De plus, le taux de participation, qui reflète la proportion d’Américains en âge de travailler et qui occupent un emploi ou en cherchent un, est tombé à son plus bas niveau depuis 35 ans. Mis à part le nombre décevant d’embauches et la baisse en trompe-l’oeil du taux de chômage, les chiffres sur l’emploi du mois d’août sont mitigés, avec une hausse du salaire horaire moyen et de la durée de travail hebdomadaire, qui avaient légèrement baissé le mois précédent.L’ensemble de ces chiffres éloigne la perspective d’une diminution imminente des 85 milliards de dollars de rachats d’actifs mensuels de la Fed, dont la banque centrale doit débattre au cours de sa réunion de politique monétaire des 17 et 18 septembre.

 

Croissance : très petite reprise et lente

Croissance : très petite reprise et lente

 

Une petite reprise mais très petite et lente. Seulement +0.3% de recettes de TVA  depuis janvier qui donnent une indication sur le PIB. Mais pas de quoi faire baisser de manière le chômage ; d’autant que la confiance en très légère amélioration demeure à un niveau très bas. Les signes de légère amélioration de l’économie française se multiplient sans annoncer la franche reprise espérée pour faire reculer le chômage et réduire les déficits publics tout en commençant à alléger la pression fiscale. La confiance des ménages s’est améliorée pour le deuxième mois consécutif en août, après les plus bas enregistrés à la fin du printemps, les Français étant nettement moins pessimistes sur l’évolution de leur niveau de vie futur. La confiance reste cependant très en deçà de son niveau moyen de long terme et les détails de la statistique publiée vendredi par l’Insee ne montrent aucune volonté des Français de consommer, même si leur sentiment sur l’opportunité d’épargner recule nettement. Parallèlement, le ministère du Budget a annoncé que le déficit de l’Etat affichait à fin juillet sa première baisse depuis le début de l’année. Cette amélioration tient uniquement à la forte hausse des recettes de la fiscalité directe (impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés), tandis que les rentrées de TVA stagnent, signe que la reprise de l’activité se fait toujours attendre. La hausse de seulement 0,3% du produit de la TVA, la principale recette fiscale de l’Etat, depuis janvier n’est « pas le signe d’un franc dynamisme retrouvé », souligne Denis Ferrand, économiste chez Coe-Rexecode. Pour Julien Manceaux, économiste chez ING, l’amélioration de la confiance des ménages est un signe supplémentaire que l’économie française se redresse. Mais « il est clair que ces signes ne sont que le tout début d’une reprise qui devrait être lente », estime-t-il dans une note. Le solde de la balance commerciale s’est dégradé en juillet par rapport à juin, même si son déficit cumulé depuis janvier s’est réduit par rapport à l’an dernier, à 35 milliards d’euros contre près de 41 milliards.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 6 septembre 2013

 

 

 

 

 

G20-Syrie : Hollande victime du syndrome du Mali

G20-Syrie : Hollande victime du syndrome du Mali

 

En mal de popularité dans son pays, Hollande tente de refaire le coup du Mali. Cette fois vis-à-vis d’un adversaire d’un autre taille qui risque de faire exploser le moyen –orient voire au-delà. En fait Hollande, le  va-t-en-guerre,  est seul, désespérément seul. Lâché par tous en Europe (la Grande Bretagne, l’Allemagne, Le président de l’UE, Barroso) et ailleurs y compris par Obama. Hollande s’embourbe dans son isolement pour apparaître vainement comme un acteur international incontournable. Posture classique quand les affaires tournent mal à l’intérieur on essaie de détourner l’attention sur l’extérieur. Cela avec une logique plus que bancale puisqu’il prépose d’agir dans l’illégalité internationale (sans mandat de l’ONU, ni même de l’Europe) pour combattre l’illégalité des attaques chimiques de Assad ! Mais le chef de l’Etat français mesure le chemin qu’il lui reste à parcourir. Si un « large consensus » s’exprime dès à présent parmi les Européens pour juger « inacceptable » l’attaque à l’arme chimique perpétrée le 21 août dans la banlieue de Damas, note-t-il, « beaucoup » attendent encore « des garanties » sur la « responsabilité » du régime syrien et notamment le rapport des inspecteurs de l’ONU.  A Moscou, la stratégie du président français se décline ainsi en trois axes: porter les éléments de preuve déjà produits par la France à la connaissance de l’ensemble des membres du G20, réunir les Européens présents pour harmoniser leurs positions et profiter de la rencontre avec Barack Obama, prévue vendredi, pour faire un point de la situation.  Exprimer une position commune des 28 Etats membre de l’Union européenne reviendra aux ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne réunis au grand complet vendredi et samedi à Vilnius. A cette fin, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui a accompagné François Hollande à Saint-Pétersbourg, sera à la manœuvre.  Pour Paris, l’urgence est à la publication du rapport de l’ONU ou du moins des premiers éléments de ce rapport même si ses auteurs ne sont pas mandatés pour désigner les coupables de l’attaque du 21 août. Là aussi, Laurent Fabius « y travaille », explique-t-on de source française. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mercredi que Moscou accepterait une action en Syrie s’il y avait des « preuves convaincantes » de l’usage d’armes chimiques par le régime. Il serait « pris à ses propres mots » si cette preuve était apportée, relève-t-on à Paris. Comment pourrait-il dans ces conditions, continuer de refuser une résolution du Conseil de sécurité, s’interroge-t-on encore. En mal de soutien politique explicite à une intervention militaire, la France continue de soutenir que « c’est l’action militaire qui permettrait d’aboutir plus vite à une solution politique » en Syrie contrairement à Moscou qui redoute un chaos encore plus indescriptible.

 

Prix carburants : hausse tendancielle

Prix carburants : hausse tendancielle

Les prix à la pompe grimpent lentement mais sûrement. Ils s’inscrivent dans le sillage de la courbe du pétrole: au mois de mai, le baril de brut s’est établi en moyenne à 102 dollars, puis 103 en juin, 108 en juillet, 110 en août et 115 sur les premiers jours de septembre. Dans les stations-services, le super sans plomb 95 s’établit actuellement en moyenne à 1,56 euro et 1,37 euro pour le gazole (contre respectivement 1,55 et 1,36 euro la semaine précédente). Dans les jours qui viennent, les carburants devraient grimper de un à deux centimes, selon les professionnels du secteur. Au cours du dernier mois, le super sans plomb 95 a bondi de trois centimes.  Jusqu’où va se poursuivre cette inflation? Les derniers relevés font état d’un baril à 115,5 dollars, soit 87 euros. Interrogé la semaine dernière, Christophe de Margerie, le PDG de Total, a indiqué que les prix du pétrole sur le long terme pourraient trouver un point d’équilibre entre 100 et 105 dollars. L’évolution de la situation dépend aussi largement des événements liés à la Syrie. Une intervention militaire de la part des États-Unis risquerait fort de mettre les marchés pétroliers sous très forte tension

 

BCE : reprise pas assurée

BCE :  la reprise n’est pas assurée

 

La Banque centrale européenne ne « partage pas l’enthousiasme » ambiant concernant la reprise. Les risques conjoncturels pour l’avenir demeurent orientés à la baisse, avec l’émergence de nouvelles menaces géopolitiques, comme sur le prix de matières premières.  Sur le marché des devises, l’euro dévissait hier de plus de 1 % face au dollar, alors que les taux d’intérêt sur le marché monétaire et sur les obligations allemandes continuaient à s’apprécier.  Aussi, la BCE paraît peu armée pour empêcher un mouvement de hausse sur les taux longs, comme le fait de voir hier pour la première fois depuis deux ans les obligations du Bund être rémunérées à plus de 2 %. Aussi, l’institution francfortoise a fait en partie profil bas en corrigeant légèrement à la baisse, de 0,1 point, sa prévision de croissance du PIB pour 2014, portée à 1,0 % pour la zone euro. Pour 2013 toutefois, elle ne table plus que sur un solde négatif de 0,4 %, contre – 0,6 % avant, selon les dernières projections publiées hier.  L’inflation ne pose pas de problème, en étant prévue à 1,3 % l’an prochain et 1,5 % cette année, soit dans les clous du mandat de la BCE de maintenir le taux sous les 2 %. C’est la principale raison sans doute qui pousse l’institution à maintenir le statu quo sur ses taux, comme elle a communiqué son intention de tenir ce cap depuis juillet dernier. Reste à savoir comment elle réagira à d’autres actions spectaculaires pouvant être prises par d’autres grandes banques centrales comme la Réserve fédérale.

 

Rénovation thermique : des aides pour les plus modestes qui financent comment ?

Rénovation thermique : des aides pour les plus modestes qui financent comment ?

 

La rénovation thermique c’est bien mais en général elle concerne plutôt les ménages assez aisés ; il faut en effet compter en moyenne 25 000 euros ; Le gouvernement peaufine pourtant son plan d’aide, qui devrait être annoncé d’ici une dizaine de jours, au plus tard le 20 septembre. En voici les grandes lignes. Elles doivent permettre d’améliorer l’isolation des logements, par exemple pour la réfection d’une toiture. Jusqu’à 3.800 euros pour les ménages les plus modestes et à partir de 1.300 euros pour les autres. Le gouvernement espère financer la rénovation de 500.000 logements par an dans l’ancien.  Attention, il faudra faire vite pour profiter de cette prime. Le dispositif ne devrait être ouvert que pour une durée comprise entre 18 mois à deux ans. Les aides seront financés par le programme d’investissements d’avenir. Il ne s’agit pas d’un nouveau dispositif mais d’une rationalisation des moyens existants. Le gouvernement a ainsi décidé de mettre en place un guichet unique dans chaque département, en faisant travailler ensemble les différentes agences – ADEME, ANIL, ADA – et les services de l’État.

 

Écotaxe poids lourds reportée : surtout due à la résistance des entreprises

Écotaxe poids lourds reportée : surtout due à la résistance des entreprises

 

L’écotaxe qui vise les camions de plus de 3.5T sur le réseau  national (hors autoroutes déjà  payantes) avait déjà été reportée en octobre. En cause des modalités techniques mais surtout  la grogne des professionnels qui estiment que le pavillon français sera encore un peu plus affecté par cette nouvelle fiscalité théoriquement reportée sur le client. Dans les faits, compte tenu de la baisse du fret (autour de -5% en 2013)  et de la crise générale ce sera autant d’entreprises en moins (sans doute un nouveau record de faillites en 2013); des professionnels avancent le chiffre de 10 000 emplis supprimés. Un nouveau report vient d’être décidé au premier janvier officiellement en raison d’un manque de « préparation » ; En réalité en raison de la résistance des entreprises qui ont refusé de souscrire à cette nouvelle fiscalité ; fruit du Grenelle de l’environnement, cette taxe avait l’ambition de rééquilibrer la répartition modale. En faiat il s’agit d’une fiscalité supplémentaire qui n’aura aucun impact sur le report de trafic sur d’autres modes. En plus avec la mise en place d’une véritable cathédrale administrative qui va accroitre les couts du transport et affecter la rentabilité car le report intégral sur l’utilisateur est illusoire. Officiellement donc  En raison de « dysfonctionnements persistants » et du « manque de préparation du dispositif et d’anticipation des difficultés sous le précédent gouvernement », l’écotaxe pour les poids lourds, qui devait entrer en vigueur le 1er octobre, est reportée au 1er janvier 2014, ont annoncé les ministres des Transports Frédéric Cuvillier et du Budget Bernard Cazeneuve, ce jeudi 5 septembre. L’État avait confié la société Ecomouv la gestion et la collecte de cette taxe, mais des problèmes l’ont contraint à demander à ce partenaire « un dispositif corrigé ». Le gouvernement laisse planer la menace de sanctions financières en soulignant qu’il comptait appliquer « au terme du processus, les dispositions contractuelles prévues en cas de retard dans la livraison finale ». Fin août, Frédéric Cuvillier avait demandé à Ecomouv un état des lieux sur l’avancement de la procédure d’enregistrement des poids lourds, indispensable pour pouvoir prélever la taxe. Ecomouv reconnaissait alors qu’à peine 20.000 camions avaient été enregistrés sur les 600 à 800.000 concernés. Cet enregistrement procure aux transporteurs un boîtier qui permettra de suivre les mouvements des poids lourds et de payer l’écotaxe, grâce aux portiques mis en place sur le réseau national par Ecomouv’. Initialement prévue pour juillet dernier, la mise en place de cette taxe avait déjà été repoussée une première fois au 1er octobre. Lancée par la précédente majorité lors du Grenelle de l’environnement et votée en avril dernier, l’écotaxe, dite « taxe poids lourds », doit s’appliquer à tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes (les camions) transporteurs de marchandises, circulant sur le réseau national non payant, selon des barèmes kilométriques. 15.000 kilomètres de routes sont concernés et les transporteurs devraient débourser au total 1,2 milliard d’euros par an. Pour ne pas pénaliser les transporteurs, le gouvernement a prévu dans sa loi, votée en avril, d’imposer des taux de majoration, qui obligent les professionnels du transport à augmenter leurs prix et donc à répercuter la taxe sur leurs clients.

Contrat de travail : le futur en CDD ! 80% des embauches

Contrat de travail : le futur en CDD ! 80% des embauches

 

Conséquences du coût du travail, de la conjoncture et de la suppression des heurs sup notamment,  les contrats de travail sont désormais presque tous des CDD. Faute d’ajustement possible par l’actuelle réglementation et la fiscalité du travail, les entreprises tentent d’adapter  les ressources humaines  à la demande via les CDD. Une gestion en fait à très court terme eu égard aux incertitudes de l’évolution de l’activité et à son irrégularité. Le futur des salariés se dessine donc en CDD dont certains seulement seront soit renouvelés, soit transformés en CDI. En principe (sauf exception voir ci-dessous) le CDD ne pouvant être reconduit qu’une fois, c’est une source supplémentaire d’instabilité de l’effectif qui va nuire tant au salarié qu’à l’employeur. D’une certaine manière la rigidité de la réglementation du travail installe l’instabilité La part de CDD n’a jamais été aussi importante dans les embauches en France. Les contrats à durée déterminée ont  représenté plus de 80% des recrutements au 1er trimestre. Ce sont les chiffres publiés par le Ministère du Travail le 4 septembre.

 

Règles du CDD (source CFDT) °

Combien de CDD d’affilé peut-on me faire signer ?
Le Code du travail considère que le contrat à durée indéterminée (CDI) est la forme « normale et générale de la relation de travail »[1]. Le contrat à durée déterminée (CDD) est donc l’exception et ne doit pas, en principe, être reconduit à l’infini… Même si cela dépend de chaque situation. 

Renouvellement du CDD : valable une seule fois
Vous avez signé un CDD de 6 mois pour une tâche précise (audit, formation, mission) ? Votre employeur peut légalement prolonger la durée initiale de votre contrat. Ce renouvellement n’est autorisé qu’une seule fois, et doit être formalisé par la voie d’un avenant au contrat initial.
En tout état de cause le CDD, renouvellement inclus, ne doit pas dépasser 18 mois, ce qui correspond à la durée maximale d’un CDD.[2]

À noter : renouvellement de CDD ne veut pas dire nouveau CDD, c’est la poursuite du premier contrat. Votre employeur ne peut donc pas en profiter pour modifier votre mission, votre rémunération ou vos conditions de travail. Tout doit se faire sur les mêmes termes, sinon il ne s’agit plus d’un renouvellement et les règles changent.

Succession de CDD sur un même poste : attention au délai de carence
Vous avez signé un CDD pour occuper un poste précis (assistant de direction, comptable, etc.) ? À l’issue de ce CDD (éventuellement renouvelé), votre employeur ne peut pas immédiatement vous proposer d’en conclure un nouveau, pour occuper ces mêmes taches. Il doit respecter ce que l’on appelle un délai de carence entre les deux CDD, sinon il se met hors la loi et prend le risque qu’un juge requalifie ce second CDD en CDI.

Le délai de carence entre deux CDD qui portent sur un même poste correspond à une période fixée par le code du travail
- Un tiers de la durée du CDD, si la durée totale est de 14 jours ou plus.
Ex : 1 mois de carence pour un CDD de 3 mois.

- La moitié de la durée du CDD, si la durée globale est inférieure à 14 jours.
Ex : 5 jours pour un CDD de 10 jours.

À noter : Il existe toutefois une série de cas, listés par le Code du travail, qui excluent l’application de la période de carence : remplacement d’un salarié absent, travaux urgents, emplois saisonniers [3], etc.

Succession de CDD, avec le même salarié
Votre employeur vous propose de conclure un nouveau CDD, (pour un autre poste) immédiatement à la fin du premier ? En principe, vous avez le droit de réclamer un CDI[4]. Ce principe n’est toutefois pas absolu, le Code du travail autorise la succession de CDD avec la même personne, dans deux principaux cas[5] :
- le remplacement d’un salarié absent ou dont le contrat est suspendu (quel qu’en soit le motif : maladie, maternité, congé sabbatique, etc.)
- Certains emplois saisonniers ou pour certains secteurs où la nature même du poste rend difficile la conclusion de CDI, ex : fêtes foraines, spectacles, sport professionnel, hôtellerie-restauration centre de loisirs, etc.[6]
Dans ces hypothèses, votre employeur pourra vous faire signer un (ou plusieurs autres) CDD, sans avoir à respecter de période de carence, ni la limite des 18 mois maximum,

À noter : Vous n’êtes toutefois pas complètement dépourvu de recours, si ces CDD sont manifestement abusifs (10 CDD en 3 ans par ex.), ou qu’ils sont conclus uniquement dans le but d’éviter le CDI, vous serez fondé à vous en plaindre devant le Conseil de prud’hommes et demander des indemnités conséquentes.


[1] Art. L.1221-2 c.trav.
[2] Cette limite peut être diminuée (9 mois) ou augmentée (24 mois) dans certains cas très spécifiques voir art. L.1242-8 du code du travail.
[3] Liste complète des cas légaux de succession de CDD sans période de carence, voir art. L.1244-4.
[4] Art. L.1243-11 c.trav.
[5] Liste complète des cas légaux de succession de CDD avec un même salarié, voir art. L.1244-1 c.trav.
[6] Le Code du travail dresse la liste exhaustive de ces secteurs à l’article D.1242-1.

G20: risques systémiques sur les taux de change

G20: risques systémiques sur les taux de change

L es risques auxquels font face les pays émergents, dont les fameux BRICS (Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud, Russie). L’agenda de François Hollande prévoit ainsi des rencontres avec Enrique Pena, le président du Mexique, Manmohan Singh, le Premier ministre indien, ou Xi Jinping, le président chinois.  Ces pays vont appeler de leurs vœux une politique économique mondiale davantage coordonnée. Dans leur ligne de mire: la politique monétaire. « J’insisterai à Saint-Pétersbourg sur la nécessité d’une sortie ordonnée des politiques monétaires non conventionnelles menées par les pays développés ces dernières années afin d’éviter de nuire aux perspectives de croissance des pays émergents », a ainsi prévenu, mercredi, Manmohan Singh, à la veille du début du G20. Depuis plusieurs semaines, les émergents, Brésil et Inde en tête, font face à des retraits de capitaux, qui plombent leurs devises nationales. La raison: le possible ralentissement du soutien à l’activité américaine de la Réserve Fédérale (Fed), qui injecte chaque mois 85 milliards de dollars dans l’économie américaine. Les anticipations des investisseurs sur l’action de la Fed ont provoqué une remontée des taux aux Etats-Unis, causant ce retrait massif de capitaux et, par ricochet, le naufrage de la roupie, du real ou encore du rand sud-africain.  La tendance pourrait encore s’aggraver. La Fed, si elle est la cause principale de la chute des devises des émergents, n’est pas la seule grande banque centrale à avoir adopté une politique accommodante. La Banque d’Angleterre, la Banque centrale européenne ou encore la Banque du Japon ont aussi pris des mesures « non conventionnelles ». Le 23 août dernier, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, jugeait que la fin de ces mesures exceptionnelles prises par les grandes banques centrales représenterait « des risques sérieux » pour les pays émergents. « Même avec les plus grands efforts, le barrage pourrait ne pas être étanche », ajoutait-elle. Une crainte que les dirigeants de ce pays s’efforceront de manifester à leurs collègues des pays développés. En attendant, les Emergents ont déjà réagi. Plusieurs d’entre eux ont fait intervenir leur banque centrale pour soutenir les cours de leurs devises. Lundi 2 septembre, les BRICS ont également annoncé qu’ils discuteraient de la création de réserves de changes communes pour protéger leurs monnaies.

G 20 : critiques vis-à-vis de la FED

G 20 : critiques vis-à-vis de la FED

 

Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke a déclenché la panique des marchés émergents et un afflux de fonds vers le dollar quand il a suggéré en mai la possibilité d’un changement de programme de la banque centrale américaine qui, depuis la crise, achète massivement de la dette pour soutenir l’activité et la liquidité des marchés. Un responsable de la délégation japonaise a expliqué que lors d’une discussion des ministres des Finances au moment du dîner jeudi soir, l’attitude de la Réserve fédérale américaine avait été abordée longuement mais qu’aucun pays n’avait explicitement critiqué la banque centrale américaine. « Notre tâche principale est de remettre l’économie mondiale sur le chemin d’une croissance régulière et équilibrée. Cette tâche n’a malheureusement pas été résolue », a déclaré Vladimir Poutine hôte du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg. « Les risques systémiques, les conditions pour une rechute en crise aiguë persistent », a ajouté le président russe. S’éloignant de son discours préparé, Vladimir Poutine a évité d’évoquer explicitement les risques relatifs à la politique monétaire américaine. En revanche, le message des grands pays émergents du sous-groupe des Brics, qui s’étaient réunis auparavant, visait sans erreur Washington. « La normalisation à venir des politiques monétaires a besoin d’être calibrée de façon efficace et soigneuse et doit être énoncée de façon claire », ont déclaré les pays du groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) dans un communiqué commun. Ces propos sont dans la ligne du texte décidé par les ministres des Finances du G20 en juillet à Moscou. Les Brics ont annoncé qu’ils allaient contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars (76 milliards d’euros) à un fonds destiné à stabiliser le marché des changes. Il reste maintenant à mettre en place ce mécanisme. Le communiqué final du Groupe des 20 s’en tiendra aux termes convenus entre les ministres des Finances au mois de juillet, a déclaré le vice-ministre russe des Finances, Sergueï Storchak. Les ministres avaient alors promis d’être « vigilants face aux risques et aux effets collatéraux négatifs des périodes prolongées d’assouplissement quantitatif » et que les changements de politique monétaire seraient « calibrés avec soin et communiqués avec clarté ». Les pays émergents n’ont pas non plus été tendres entre eux. La Chine et la Russie ont estimé que les pays vulnérables comme l’Inde, allaient devoir prendre des mesures pour rééquilibrer leurs économies et ont exclu que les pays en difficultés fassent l’objet de plans de sauvetage. Washington, tout en insistant sur sa contribution à la croissance mondiale, a estimé que les pays émergents devaient aussi agir. « De plus en plus, les pays émergents vont devoir regarder à l’intérieur de leurs frontières pour ce qui concerne la demande », a déclaré le conseiller adjoint à la Sécurité nationale, Ben Rhodes. La Chine a demandé au gouvernement américain d’être attentif aux répercussions de sa politique et de « contribuer à la stabilité des marchés financiers mondiaux et au redressement régulier de l’économie mondiale. » Le vice-ministre chinois des Finances Zhu Guangyao a demandé à l’Europe de faire plus pour relancer la croissance économique. « Les problèmes structurels sont loin d’être résolus », a déclaré Zhu à la presse. La chancelière allemande Angela Merkel a estimé que les politiques monétaires relativement accommodantes devaient être ajustées progressivement pour ne pas entraîner de perturbations économiques. « La nécessité de trouver une équilibre optimal entre l’assainissement budgétaire et le soutien à la croissance est ressorti dans des discussions animées », a déclaré Vladimir Poutine, suggérant des affrontements en coulisse.

 

Nouveaux impôts

Nouveaux impôts

 

Le taux de l’impôt sur les sociétés pourrait être abaissé à 30% contre 33,33% actuellement dans le cadre d’une réforme plus large mais qui augmenterait l’imposition des entreprises de plusieurs milliards d’euros, lit-on sur la « une » des Echos à paraître vendredi. Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a pourtant promis que les prélèvements sur les entreprises n’augmenteraient pas l’an prochain et baisseraient ensuite. Parmi les pistes étudiées par le gouvernement, selon Les Echos, une taxe assise sur l’excédent brut d’exploitation remplacerait les deux taxes assises sur le chiffre d’affaires, l’imposition forfaitaire annuelle et la contribution sociale de solidarité des sociétés. Les Echos ajoutent qu’une niche fiscale bénéficiant aux salariés ayant souscrit une complémentaire santé dans le cadre d’un contrat collectif pourrait être supprimée, ce qui augmenterait l’impôt sur le revenu de près d’un milliard d’euros.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 5 septembre 2013

 

 

 

Syrie: un débat pour rien au parlement

Syrie: un débat pour rien au parlement

 

Finalement un débat pour rien, d’abord parce qu’il est sans vote, d’autre part parce que tout dépend des américains et que la France s’alignera Hollande   et le parlement attendront donc cette décsion mais aussi sans doute l’évolution des sondages peu favorables à cette intervention hasardeuse qui ne peut rien résoudre. « Je m’adresserai aux Français quand j’aurai en main tous les éléments », a indiqué Hollande, en refusant de s’engager sur un vote éventuel du Parlement, qui serait alors organisé à une date ultérieure.  Bref le flou total ! Plusieurs députés socialistes, notamment Jean-Marie Le Guen, Yann Galut et Cécile Untermaier se sont prononcés mercredi pour un tel vote, un scénario qui reste une « hypothèse possible », a répété mercredi le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies. Dans un sondage CSA pour BFMTV, 74% des Français interrogés se disent favorables à ce que les députés et sénateurs s’expriment sur la question.  Sur le fond, aucun député socialiste n’a contesté la légitimité d’une réponse militaire à l’attaque chimique du 21 août, a assuré le président du groupe PS, Bruno Le Roux, même si plusieurs ont souligné la nécessité d’en convaincre l’opinion.  Après le discours de Jean-Marc Ayrault, qui se déroulera au même moment qu’une intervention similaire du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, devant le Sénat, chacun des six groupes politiques de l’Assemblée s’exprimera. Il en sera de même au Sénat pour les différents groupes.  Dans l’opposition, l’UMP, malgré ses divisions, a réussi à fixer une position commune. « Une intervention ne peut se faire qu’avec deux préalables, la publication du rapport des experts des Nations unies pour savoir comment les armes chimiques ont été utilisées, par qui et dans quelles conditions, et une base juridique solide et claire, c’est-à-dire une résolution des Nations unies », a expliqué mardi le chef de file des députés UMP, Christian Jacob.  Si ces deux conditions ne sont pas réunies, l’UMP exigera un vote le moment venu. Mais pour mercredi, celui-ci n’aurait « pas de sens » puisqu’il n’y a « pas de frappe », a-t-il ajouté.  Plusieurs députés UMP, notamment ceux de la Droite populaire, ont annoncé leur intention de boycotter le discours du Premier ministre tandis que d’autres, tel Lionel Tardy, ont indiqué préférer rester dans leur circonscription plutôt que de discuter du « sexe des anges ».  Le président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, avait été un des premiers à juger indispensable, en l’absence d’un feu vert de l’ONU, un scrutin au sein du Parlement, faisant montre de scepticisme à la lecture de la note des services de renseignement français qui impute l’attaque chimique du 21 août au régime.  Le Front national, qui n’est représenté à l’Assemblée que par deux députés, est lui vent debout contre le principe même d’une intervention, Marine Le Pen soupçonnant même le gouvernement de « construire des preuves ».  A la gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon comme le Parti communiste refusent toute intervention, qui transformerait Paris en « supplétif » de Washington, et estiment qu’un vote du Parlement devrait aller « de soi ». Le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne, a répété mercredi être « vigoureusement opposé » à toute intervention en Syrie, même en cas de preuves irréfutables de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien.  Dans la majorité, les écologistes sont « majoritairement » favorables au principe d’une intervention en Syrie en « riposte » à l’usage d’armes chimiques mais veulent que « le gouvernement précise ses intentions », a affirmé mercredi leur coprésident, François de Rugy.Les radicaux de gauche laissent à François Hollande le soin de décider ou non d’un vote.

 

Sondage popularité Hollande : stable à un très bas niveau

Sondage popularité Hollande : stable à un très bas niveau

 

 Le chef de l’Etat gagne 3 points ce mois-ci dans le baromètre CSA pour « Les Echos », effaçant très exactement ce qu’il avait perdu le mois précédent : 31 % des Français - contre 65 % - disent lui faire « confiance pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ». Dans son sillage, Jean-Marc Ayrault gagne 4 points à 29 % de bonnes opinions. La popularité de tous les ministres progresse, elle aussi. En particulier celles de Christiane Taubira, qui fait un bond de 6 points à 38 %, et de Manuel Valls, toujours en tête du classement (4 points de plus, à 50 %). Ce retour de balancier favorable à François Hollande en juillet a, selon CSA, deux explications principales. D’abord « le sentiment d’un apaisement après le mariage pour tous », note Bernard Sananès, le président de l’institut. Ensuite « une amélioration de la gouvernance » qui se traduit, aux yeux des Français, par « une meilleure perception des priorités gouvernementales ». Cela permet au chef de l’Etat de récupérer 7 points chez les jeunes et les 25-34 ans, 6 points chez les professions intermédiaires et autant dans les catégories populaires (à 29 %, contre 44 % parmi les cadres et professions libérales). L’impact de l’éviction de Delphine Batho est plus incertain. François Hollande recule de 4 points, à 44 %, parmi les sympathisants écologistes. Mais Bernard Sananès assure que les relevés effectués après le départ de la ministre de l’Ecologie, mardi soir, ont « limité » son rebond. Le sondage, sur le terrain, a été réalisé mardi et mercredi.  Si la décrue est stoppée, l’Elysée ne se fait aucune illusion sur les chances de redresser la cote du président à court terme. Impossible, expliquent ses proches, tant que les Français n’auront pas le sentiment que la situation s’améliore avec, notamment, une diminution du chômage. Pour l’heure, depuis mai 2012, les précédentes hausses mensuelles (trois seulement) du chef de l’Etat dans notre baromètre ont toutes été suivies d’une baisse, toujours plus prononcée. A 31 %, le locataire de l’Elysée est d’ailleurs à un niveau qualifié de « très bas » par l’institut de sondage. Plus bas que ceux de ses prédécesseurs au même moment de leur mandat. La cote de confiance de Jacques Chirac était de 43 % en juillet 1996 et de 54 % en juillet 2003. Au mois de juillet 2008, Nicolas Sarkozy était, lui, à 36 %.

Pétrole : hausse à cause de la Syrie

Pétrole : hausse à cause de  la Syrie

Les cours du pétrole s’affichaient en hausse jeudi matin en Asie, au lendemain d’une nouvelle étape franchie au Congrès américain pour la concrétisation de frappes militaires contre la Syrie, projet porté par le président Barack Obama. Lors des échanges matinaux, le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en octobre gagnait 30 cents US à 107,53 USD. Le Brent de la mer du Nord à échéance octobre prenait 19 cents à 115,10 USD. Mercredi, le gouvernement américain a passé une première étape en vue de concrétiser son éventuelle opération militaire: la commission des Affaires étrangères du Sénat a approuvé de justesse –par dix voix contre sept– une résolution autorisant M. Obama à déclencher une intervention « limitée » contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, d’une durée maximale de 60 jours avec la possibilité de la prolonger à 90 jours, sans troupes au sol. La Maison Blanche s’est réjouie d’un vote qui « permettra(it) de défendre les intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis, en affaiblissant les capacités d’Assad à utiliser des armes chimiques et en dissuadant le recours à ces armes à l’avenir ». Ce soutien en provenance de membres du Congrès accroît la probabilité d’une action militaire américaine, a noté Teoh Say Hwa, du cabinet de consultants Phillip Futures à Singapour. Cela accroît aussi les craintes d’ »une contagion des troubles à la région du Moyen-Orient, qui produit un tiers du brut mondial, et de perturbations dans les approvisionnements », a-t-elle ajouté. Chua Hak Bin, économiste à la Bank of America Merrill Lynch à Singapour, souligne que ce regain de tension sur les cours du brut tombe « à un mauvais moment, alors que plusieurs pays asiatiques, notamment l’Inde et l’Indonésie, sont confrontés à une inflation élevée, de larges programmes qui subventionnent le carburant (financés par l’Etat) et un déficit croissant de leur balance pétrolière ». La veille, le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en octobre avait lâché 1,31 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) à 107,23 dollars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance, coté sur l’Intercontinental Exchange (ICE), avait cédé 77 cents pour finir à 114,91 dollars.

Chômage : méthode Coué « ça va mieux » (Sapin)

Chômage : méthode Coué «  ça va mieux » (Sapin)

 
L’essentiel c’est d’y croire ce que fait Sapin qui constate une amélioration alors qu’il y a encore détérioration. « L’action du gouvernement sur le front économique et le front des politiques de l’emploi commence à porter ses fruits« , s’est félicité le ministre du Travail Michel Sapin dans un communiqué ce jeudi 5 septembre.  »Cette progression plus modérée est aussi perceptible pour les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi (catégorie A) sur les six premiers mois de l’année », note le ministre. « Le chômage, quelle que soit la mesure utilisée, ralentit », indique-t-il en soulignant la « cohérence » des deux indicateurs.
Cependant, « le niveau atteint (…) justifie la mobilisation de tous pour stopper sa progression et engager sa diminution », ajoute le ministre. La hausse du chômage depuis huit trimestres a toutefois atteint un niveau inégalé depuis plus de quinze ans.  Pour les jeunes, « l’inversion de la courbe du chômage est d’ores et déjà engagée ». C’est une « confirmation » de la baisse du nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi depuis trois mois, juge-t-il. L’Insee mesure une diminution du taux de chômage des 15-24 ans depuis deux trimestres (-0,6 point au 1er et -0,3 point au deuxième).

 

Classement compétitivité : la France recule

Classement compétitivité : la France recule

 

Selon le Forum économique mondial de Davos (WEF), la compétitivité de la France par rapport à celle des autres pays continue de se dégrader. Dans le dernier classement rendu, ce mercredi 4 septembre, la France passe de la 21e place en 2012 (18e place en 2011) à la 23e. L’étude du WEF a été réalisée auprès de 15.000 chefs d’entreprises dans plus de 140 pays. L’Indice global de la compétitivité créé en 2004 par le WEF est établi à partir d’une centaine d’indicateurs économiques. La Suisse a conservé sa position de pays le plus compétitif pour la cinquième année consécutive. L’indice pour la France (5,1 sur une échelle de 7) ne varie pas et le recul s’explique d’abord par l’amélioration des résultats pour d’autres pays. Entreprendre dans le pays est compliqué par les règles restrictives du marché du travail et les taux d’imposition, suivis par les règles fiscales, selon l’enquête du WEF.
La France obtient sa plus mauvaise note en matière de pratiques d’embauche et de licenciement (144e position). Parmi ses plus mauvais résultats figurent aussi la question des incitations fiscales à l’investissement (137e position), la dette publique (135e position), les relations entre patrons et salariés (135e position), le taux d’imposition (134e position) ou encore l’environnement macroéconomique (73e position), l’efficacité du marché du travail (71e position), les institutions (31e position) et l’efficacité du marché de distribution (45e position).Elle obtient en revanche de très bonnes notes en matière d’inflation (1ère position), de qualité des routes (2e position), des infrastructures ferroviaires (4e position), de nombre de téléphones fixes par habitants (3e position). La gestion de ses écoles est également bien notée (5e position) ainsi que les dépenses des entreprises en Recherche et Développement (15e position). Dans le classement, Singapour occupe la deuxième place, suivi de la Finlande, de l’Allemagne (qui progresse de deux places) et des États-Unis. Ces derniers enrayent ainsi un déclin de quatre années consécutives et gagnent deux places.

Etats-Unis : déficit commercial aggravé en juillet

Etats-Unis : déficit commercial aggravé en juillet

 

Le déficit commercial de la première économie mondiale s’est aggravé davantage que prévu en juillet sur un mois, notamment vis-à-vis de l’Union européenne et de la Chine, selon des chiffres publiés mercredi. Le billet vert reprenait ainsi son souffle mercredi après avoir été soutenu la veille par l’annonce d’une nouvelle accélération en août de l’activité des industries manufacturières aux États-Unis, l’indice ISM manufacturier progressant alors que les analystes tablaient sur une baisse. Par ailleurs, les dépenses de construction dans le pays ont progressé légèrement plus que prévu en juillet (+0,6%), tirées par le secteur de la construction privée, pour atteindre leur plus haut niveau depuis juin 2009, selon des chiffres publiés mardi par le département du Commerce. Ces indicateurs avaient renforcé la probabilité de voir la Réserve fédérale américaine (Fed) commencer sous peu à diminuer son programme de soutien à l’économie américaine, notaient des analystes. L’institution injecte actuellement 85 milliards de dollars dans le système financier américain sous la forme notamment de rachats d’actifs afin de soutenir la reprise de la première économie mondiale. Ces opérations ont également pour effet de diluer la valeur du billet vert, alors que la perspective d’une réduction de ses mesures rend le dollar plus attractif pour les cambistes. Mais les marchés financiers restaient tout de même focalisés cette semaine sur le rapport mensuel officiel sur l’emploi et le chômage américains. Celui-ci est très attendu car il sera le dernier indicateur d’importance pour la Fed avant la réunion de son prochain comité de politique monétaire les 17 et 18 septembre. La Banque centrale américaine fait de la baisse du taux de chômage un élément clef pour un resserrement éventuel de sa politique monétaire. Par ailleurs, les craintes persistantes d’une intervention militaire américaine en Syrie continuaient de pousser les investisseurs à privilégier les actifs qu’ils jugent les plus sûrs, comme le billet vert et l’or. Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a annoncé mardi qu’il soutiendrait le projet de résolution de Barack Obama visant à lancer des frappes militaires contre la Syrie.

 

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