Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

 

Un « coup d’arrêt », voilà ce qui inquiète la Cour dans la réduction des déficits observé en 2013 en raison de la crise. Elle détaille donc les pistes d’économies possibles: un « éventuel retrait » de la Sécu dans l’optique,  le développement de la chirurgie sans hébergement à l’hôpital ou la révision des tarifs des analyses. Le trou de la branche maladie, la plus déficitaire, devrait se creuser à près de 8 milliards d’euros cette année. La Cour suggère notamment de réfléchir à ce que l’assurance maladie se retire de l’optique, déjà peu remboursé et largement pris en charge par les complémentaires santé. « Dès lors que l’assurance maladie complémentaire serait généralisée, (…) pourrait se poser, s’agissant de l’optique correctrice, le réexamen de son articulation avec l’assurance maladie obligatoire. Cela engloberait une réflexion sur un éventuel retrait de cette dernière du champ », affirme la Cour des comptes. Cette suggestion est avant tout symbolique, l’assurance maladie ne remboursant que 200 millions d’euros au titre des dépenses d’optique, quand les complémentaires les prennent en charge à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Ce « retrait continu » de la Sécu signe « un grave échec », pour la Cour des comptes. Mais dans un marché qu’elle juge « dynamique et opaque », elle appelle les pouvoirs publics à faire « des choix clairs », pour rendre ce marché plus transparent et plus concurrentiel. Autres pistes d’économies selon la Cour: les hôpitaux, auxquels elle consacre cinq chapitres de son rapport. Il s’agit notamment de développer la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire les actes chirurgicaux pratiqués à l’hôpital permettant la sortie le jour même du patient. Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays « qui nous sont comparables ». « A cet égard, le considérable retard de la chirurgie ambulatoire dans notre pays est préjudiciable », note la Cour, soulignant que le développement de cette pratique permettrait d’économiser 5 milliards d’euros. Des efforts peuvent également être réalisés dans les dépenses liées à la biologie médicale, dont le coût représente six milliards d’euros pour l’assurance maladie. La récente réorganisation des laboratoires « est encore bien trop timide pour faire baisser les coûts », relève la Cour qui appelle à « une action beaucoup plus déterminée » afin de réaliser « des économies très importantes ». Elle réclame notamment un meilleur encadrement des examens et une « politique tarifaire plus étroitement en cohérence avec les gains de productivité du secteur ». L’objectif est d’agir à la fois sur la tarification des actes et sur leur nombre: « une économie de l’ordre de 500 millions d’euros (…) pourrait résulter rapidement d’actions résolues dans cette double direction ».

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