Archive mensuelle de août 2013

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Harlem désir élu «Langue de bois d’or »!

Harlem désir élu «Langue de bois d’or »!

Il a été choisi pour ne rien dire et il le fait bien ; On serait bien en peine de se souvenir de ce qu’il a pu exprimer d’original ou de pertinent. Dans son rôle de « la voix de son maître », il est parfait. C’est la cinquième année qu’il enlève le « trophée de langue de bois d’or ». Un palmarès établit chaque année par les journalistes donnent pour la cinquième année le premier secrétaire du PS Harlem Désir « langue de bois d’or ». Le « melon d’or » revient au ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Quant au titre de « langue de vipère 2013″, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius arrive ex-æquo avec le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis. 48 journalistes ont participé à ce classement établi par Marcelo Wesfreid, journaliste politique à L’Express.

économie, politique, société: pages les plus regardées 23 août 2013

 

 

 

 

 

Bruno Le Roux :  » pas de nouveaux impôts » juste quelques prélèvements !

Bruno Le Roux :  » pas de nouveaux impôts » juste quelques prélèvements !

Exemple type de la langue de bois, le patron des députés socialistes annonce qu’il n’y aura pas dimpôts en plus au moment où d’autres responsables en prévoient (TVA, IR, taxe carbone, CSG etc.) Malgré l’annonce de la création d’une taxe carbone et de la hausse de la TVA en 2014, le chef de file des députés socialistes a promis qu’aucun nouvel impôt ne sera décidé jusqu’à la fin du quinquennat. De plus en plus de voix à gauche s’élèvent pour une réduction des dépenses de l’État plutôt que des nouvelles hausses d’impôts.   »Il nous faut aujourd’hui de la stabilité fiscale, et il n’y aura pas de nouveaux impôts ». Après le ministre de l’Économie Pierre Moscovici mercredi pour le gouvernement, c’est au tour de Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale de promettre au nom de la majorité qu’aucun nouvel impôt ne serait voté durant la suite de la législature. « C’est à l’Etat aujourd’hui d’aller vers la réduction des déficits en faisant en sorte que son train de vie soit diminué en prenant des bonnes décisions », a argumenté le chef de file des députés socialistes sur RTL.  »Nous menons aujourd’hui le redressement de la France sur tous les fronts et la fiscalité plus juste que nous avons bâtie » ne « doit plus être aujourd’hui le moyen essentiel pour la réduction des déficits », a-t-il insisté. Alors qu’on lui oppose l’annonce faite jeudi par le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, de l’instauration d’une « contribution climat-énergie », plus connue sous le nom de « taxe carbone », le chef du groupe socialiste à l’Assemblée insiste : « Ce n’est pas une fiscalité punitive, c’est quelque chose qui ne devra pas entraîner de recettes nouvelles mais qui devra changer des comportements » en matière « d’écologie ». Quant à la hausse de la TVA en janvier 2014, elle avait déjà « été annoncée« , justifie-t-il. Jeudi déjà, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, avait mis en garde la majorité contre le « ras-le-bol fiscal » des Français.  »Il faut faire attention parce qu’il y a un niveau au-delà duquel on ne doit pas monter, ce sont de vieilles idées chez moi« , a déclaré le ministre sur BFM et RMC. Et Laurent Fabius n’est pas isolé sur cette ligne. Ségolène Royal, notamment, avait déclaré sur qu’il fallait  »stopper la dynamique de hausse des impôts« , à l’antenne de BFMTV. La volonté de réduire les dépenses fait donc désormais partie intégrante du discours à gauche

 

Medef : il n’y a pas de reprise

Medef : il n’y a pas de reprise

 «D’après ce que j’ai vu depuis plusieurs mois, non, il n’y a pas de frémissement particulier», a indiqué le chef de la principale organisation patronale française dans un entretien à France Info. Gattaz était interrogé sur la progression récemment annoncée de 0,5% du produit intérieur brut français au deuxième trimestre, un chiffre meilleur que prévu. Ce chiffre avait faire dire au ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici que le pays avait pris le chemin d’une reprise «durable». «Je suis ravi qu’il y ait eu 0,5% de croissance au deuxième trimestre, j’espère que ça va continuer», a déclaré pour sa part Pierre Gattaz, en soulignant toutefois dans la foulée que «pour créer de l’emploi en France, il faut 1,5% de croissance». Selon le nouveau patron du Medef, qui a accédé à ce poste début juillet, «ce sont les instituts, les économistes qui ont fait ces calculs». En affichant ainsi sa prudence sur l’activité économique française, le Medef espère dissuader le gouvernement d’augmenter la pression fiscale sur les entreprises, alors que les discussions sur la réforme des retraites sont dans leur dernière ligne droite, tout comme les arbitrages pour le prochain budget.

 

Tomates et autres légumes : sans goût, durs et chers

Tomates et autres légumes : sans goût, durs et chers

 

Dans les grandes surfaces, les légumes ( les fruits aussi)  et notamment les tomates présentent tous les mêmes caractéristiques pas de goût, pas mûr et en plus chers. La faute au productivisme, aux circuits de distribution et à la chimie qui fait pousser les plantes. « On peut faire pousser de très bonnes tomates: si elles sont récoltées trop tôt pour supporter de faire de la route, puis conservées au frais, les qualités gustatives se perdent » explique Mathilde Causse, généticienne et spécialiste de la tomate à l’INRA, l’Institut de recherche en agronomie. « Et en hiver, on n’aura jamais de bonnes tomates comme on peut en récolter en été car elles sont alors produites dans des conditions de jours moins ensoleillées et moins chaudes ».   »Le fruit de la tomate est comme une gourde: plus on lui donne de l’eau pour le faire grandir, plus il gonfle, il sera gros mais moins sucré et moins aromatique. Le producteur, payé au poids, va plutôt favoriser le rendement mais il y a un réel antagonisme entre les qualités gustatives et le rendement », poursuit-elle. On a également poussé les qualités de résistance aux maladies: « les tomates sous serre sont bien moins traitées que par le passé ».  S’enchaînent ensuite les difficultés de parcours liées à la grande distribution: « 75% des tomates commercialisées sont achetées en grande surface, qui veulent pouvoir manipuler et conserver les fruits: donc les sélectionneurs ont privilégié le critère de conservation ». Qui passe notamment par une peau plus épaisse et une chair plus ferme.   »Un des grands problèmes des variétés anciennes, c’est qu’elles ont un faible rendement et sont sensibles à toutes les maladies. Quand les sélectionneurs ont vu l’attrait de la « coeur de boeuf », ils en ont maintenu la texture, en améliorant sa résistance et son rendement. Mais elles sont récoltées au stade orange clair puis voyagent stockées au froid le temps d’arriver au supermarché: normalement ça ne se fait pas ».  Selon une étude américaine publiée l’an dernier dans la revue Science, les sélectionneurs ont voulu, dans les années 80, supprimer le collet vert qui se dessine autour du pédoncule quand la tomate n’est pas mûre pour favoriser une coloration homogène. Pour y parvenir, on a introduit un gène mutant qui aurait désactivé des gènes activateurs de murissement, dont celui qui permet au fruit de produire son propre sucre et ses arômes.  Mais Mathilde Causse n’est pas convaincue car, dit-elle, « la région du collet n’est pas la seule à produire du sucre ».  Reste qu’en allant trop loin dans les qualités purement visuelles, on a provoqué une certaine désaffection du consommateur, reconnait-elle. « En réponse, les producteurs ont développé les tomates de couleurs et formes variées. Ils ont fait des efforts sur le goût et les qualités: on compte plus de 300 variétés commercialisées en France et au sein d’un même type on a des spécificités en fonction des régions ou des usages ».  La contradiction, c’est que la tomate est un produit « de consommation courante pas cher et on voudrait aussi que ce soit un marqueur de qualité. »  Au Conservatoire de la Tomate en Touraine, le jardinier Nicolas Toutain conseille surtout d’acheter les tomates au plus près du producteur: « On arrive à des 15 jours de garde avec les variétés en grandes surfaces. Pour les tomates de jardin, c’est 4 à 5 jours maximum et encore: pour conserver les qualités optimales d’une tomate ancienne, il faudrait la consommer dans l’heure ».

 

Croissance: reprise en zone euro mais pas en France

Reprise en zone euro mais pas en France

La méthode Coué a des limites, on claironne partout que la reprise est là ; elle est timide en Europe mais absente en France où l’indice PMI chute en août. L’essai n’est pas encore tout à fait transformé, mais la zone euro est sur la bonne voie. L’indice PMI composite dans la zone, qui permet de mesurer l’activité du secteur privé, a encore progressé au mois d’août. Selon les estimations du cabinet Markit publiées ce jeudi 22 août, l’indice est ressorti à 51,7 points, soit son plus haut niveau depuis deux ans! En juillet, l’indice PMI composite s’était déjà élevé à 50,5 points, franchissant ainsi les 50 points, la frontière entre une expansion et une contraction de l’activité. « Il s’agit d’un résultat préliminaire (85% des réponses) mais qui confirme le rebond de l’activité enregistré dans le courant du printemps », a commenté, dans une note, Jean-Luc Proutat, économiste chez BNP Paribas. « Le fait de retrouver, pour la première fois depuis janvier 2012, un PMI à plus de 50 points dans un secteur qui représente 70% du PIB est relativement encourageant. Cela indique que l’embellie tend à se diffuser », poursuit-il.  Dans les faits, cette bonne performance est surtout tirée par l’Allemagne, qui joue son habituel rôle de locomotive de la zone euro avec un indice à 53,4 points en août. A l’inverse, la France patine, avec un PMI composite qui retombe à 47,9 points après avoir atteint 49.1 points au mois de juillet. Pour Jonathan Loynes, économistes chez Capital Economics, ce dernier point « suggère que la hausse surprise de la croissance française de 0,5% au deuxième trimestre pourrait n’être qu’un signal de courte durée ». La zone euro est sortie de la récession au deuxième trimestre, avec une hausse du PIB de 0,3%, tirée notamment par les demandes intérieures allemande et française, selon les statistiques publiées le 14 août dernier par Eurostat.

Ras-le-bol fiscal

Ras-le-bol fiscal

 

Il faut du temps aux socialistes pour se rendre compte du ralbol fiscal. Certains réclament une pause ; en fait il n’y en aura pas avec notamment la hausse de l’impôt dur les revenus (dont le barème n’a encore pas été réévalué), sans parler des autres taxes (TVA, taxe carbone etc., la CSG par exemple). Un ralbol qui découle du record mondial de prélèvements obligatoires et qui pourrait faire perdre nombre de municipalités aux socialistes. Alors que les Français commencent à recevoir leurs avis d’imposition, l’utilisation par le ministre de l’Economie lui-même de la formule « ras-le-bol fiscal » a été commenté ce jeudi à La Rochelle où s’ouvrent les universités d’été du PS. Ségolène Royal par exemple demande une pause ». Alors que Jean-François Copé se prononce pour une « baisse massive ». Je suis très sensible à ce ras-le-bol fiscal que je ressens de la part de nos concitoyens, qu’ils soient des ménages, des consommateurs ou qu’ils soient des entreprises. Et ça, nous l’écoutons » a dit Pierre Moscovici. Une prise de conscience au plus haut niveau du gouvernement – Laurent Fabius est sur la même ligne – qui a fait débat aux universités d’été du PS qui s’ouvrent à La Rochelle.  Ainsi Ségolène Royal a conseillé au gouvernement de faire une « pause », un « moratoire » pour préserver le pouvoir d’achat. Un avis que ne partage pas du tout la députée Marie-Noëlle Lienemann, à la gauche du PS : « Je me rappelle ce genre de discours un an avant 2002. On a baissé les impôts et on a pris une raclée. Parce que la question ce n’est pas plus ou moins d’impôts, c’est qui les paie. Il faut que ce soit juste. » Reste enfin cette dernière annonce gouvernementale, la création d’une « contribution climat énergie ». Est-ce que ce ne serait pas un nouvel impôt?  Si la gauche évoque au mieux une « pause », le président de l’UMP lui ne lésine pas : dans une interview au Figaro magazine, Jean-François Copé se dit prêt à « assumer une « baisse massive » des impôts, si elle revient au pouvoir en 2017.   Son vice-président Laurent Wauquiez  est plutôt sur la position de Ségolène Royal. Il propose que sa « famille adopte un pacte avec quelques engagements forts pour nos candidats » dont « aucune augmentation des taux d’imposition sur la durée du mandat et un effort de baisse de la dépense publique ». Tout cela à quelques mois des élections municipales.

 

Tourisme : saison catastrophique

Tourisme : saison catastrophique

 

Il n’y a pas encore de chiffres officiels mais il est clair que la saison touristique est catastrophique surtout pour l’hôtellerie-restauration. On parle de -20% sur les côtes ; -40% à l’intérieur mais les chiffres pourraient être encore plus mauvais. Résumons, les français sont moins partis, moins longtemps et ils ont dépensé moins surtout dans la restauration. Il suffit d’avoir observé les terrasses désespérément vides pour s’en persuader. L’INSEE ( et le gouvernement)  lui, s’en  apercevra dans 3 mois, au moins ! Heureusement qu’il a fait beau en août ! Tel est le « ouf » de soulagement poussé par les professionnels du tourisme. Dans l’office des plages du débarquement par exemple, en Normandie, comme sur toute la moitié nord du littoral, les hôteliers, les campings et même les restos sortent rassurés d’un été qui s’annonçait catastrophique, à la vue des chiffres de juillet. « On est, en août, à des +5%, +10% de fréquentation en fonction des territoires sur la région nord et en Normandie. Mais ce sont des courts séjours et, après les difficultés de cette année, on compensera partiellement nos pertes mais pas la totalité », analyse pour Europe 1 le représentant de l’industrie hôtelière, Thierry Grégoire, pour qui les aoûtiens ont tout de même sauvé la saison. L’été à peine refermé, les professionnels du tourisme nuancent toutefois ce bilan. Certes, le littoral tire son épingle du jeu, mais pas les terres. La Dordogne accuserait même des pertes proches de 30%. Les grandes villes (Paris, Bordeaux, Marseille) ont fait le plein, avec un taux de remplissage de 79%, presque un record, dans la capitale, pour les trois premières semaines d’août. Mais un tel score s’explique grâce aux touristes étrangers, allemands, belges et hollandais notamment, et non grâce à la clientèle française. Cet été, les Français sont certes partis en vacances, pour une petite moitié d’entre eux en tout cas (même proportion que depuis trois étés ), mais ils ont drastiquement rationalisé leurs dépenses. Résultat, même en août, les restaurants affichent des pertes de 5 à 15% selon les régions. Les hébergements gratuits, chez les amis ou en famille, remplacent par ailleurs les hôtels et campings. Et même si août a été meilleur, il ne compensera pas un mois de juillet en berne. Selon l’industrie hôtelière, l’hébergement marchand accuse, par exemple, une baisse moyenne de 10% sur le littoral aquitain et dans le Languedoc Roussillon.

 

Fiscalité PS : les couches moyennes trinquent

Fiscalité PS : les couches moyennes trinquent

 

 

Derrière l’hypocrite discours contre les riches et la finance se cache en fait une chasse fiscale aux couches moyennes, ceux qui en particulier paient des impôts sur le revenus mais pas seulement cet impôt. Nombre de socialistes militent encore pour l’augmentation de la fiscalité (Lienemann par exemple) ; une fiscalité « juste »bien entendu, un concept pour faire passer la pilule. Jeudi, lors des journées d’été d’EELV, le socialiste Philippe Martin, ministre de l’Écologie, a confirmé la création d’une nouvelle version de la « taxe carbone », imaginée par Nicolas Sarkozy : une « contribution climat énergie ». « Il y a un ras-le-bol fiscal, un problème avec le niveau des impôts » a reconnu le ministre de l’Economie Pierre Moscovici. Si les Verts se réjouissent de cette taxe, au PS l’ambiance n’est pas tout à fait la même, à quelques exceptions près. RTL a rencontré les militants socialistes à l’université d’été de La Rochelle du PS.  Rares sont ceux qui comme Gilda, acceptent de payer plus d’impôts sans rechigner, au nom de la solidarité : « Je ne suis absolument pas gênée si je sais que cet argent que je donne en plus permettra aussi à certaines familles, aux enfants… d’avoir un peu plus », affirme la militante socialiste. « La situation économique a conduit à augmenter les impôts », reconnaît Louis, tout en tenant à rappeler la promesse du candidat Hollande : « J’espère encore qu’il va y avoir une vraie réforme fiscale – et une justice sociale qui doit être au cœur de cette réforme». Il faut plus de justice car la pression fiscale devient trop lourde pour les classes moyennes », renchérit Marie-Yvonne. « On s’aperçoit quand même qu’il y a dans ce pays des gens qui vivent très bien et de mieux en mieux, des gens plus pauvres qui sont aidés – et heureusement… », dit-elle. « Mais les classes moyennes : c’est elles qui trinquent, quand même ! Et c’est vrai qu’il y a un problème à ce niveau là. » Un ras-le-bol qui pourrait avoir des conséquences sur les prochaines échéances électorales, insiste André : « Notre électorat mérite plus de considération actuellement. Il faut arrêter de charger la mule parce qu’on favorise, à ce moment-là, les extrêmes. » Le débat sur la pression sociale ne fait que commencer, mais semble déjà rencontrer de l’écho chez les militants.

 

Justice : Taubira faiat son cirque chez les écolos

Justice : Taubira faiat son cirque chez les écolos

 

Taubira continue son cirque chez les écolos pour justifier sa réforme pénale ; toujours avec autant d’assurance, de grandiloquence et même de mépris pour qui ne partage pas son avis. (Des journalistes en font régulièrement l’expérience) ; les pieds de Taubira ne touchent plus terre. Sur le fond une réforme est nécessaire mais la réinsertion ne saurait se limiter à une meilleure régulation des sorties de prison. La question est plus complexe. Dans les faits rien n’est prévu pour une réinsertion sociale et professionnelle. En outre l’outrance verbale de Taubira va discréditer la réforme auprès des français  qui ne comprennent pas qu’on oppose police et justice à un moment où l’insécurité grimpe dangereusement. Les prochains sondages vont sans doute démonter le divorce grandissant entre les ministres bobos et l’opinion. « Nous sortons de dix ans d’endoctrinement, de dix ans d’instrumentalisation des victimes. En un an nous avons fait davantage pour les victimes que l’ancien gouvernement en cinq ans », a fustigé la garde des Sceaux sous les applaudissements.   »Ceux qui protestent aujourd’hui, qui nous accusent de laxisme (…) et qui refusent de regarder le bilan de leur inaction ou de leur action frénétique, qui refusent de regarder la mesure de leurs échecs, ceux-là prétendent raisonner avec bon sens en maintenant la société dans l’ignorance des faits, dans l’ignorance de ce taux de récidive qui n’a cessé d’augmenter de 2007 à 2012″, a-t-elle ajouté.   »Nous décidons de sortir du désordre », a dit la ministre de la justice.   »Nous allons détruire, pulvériser les méthodes qui consistent à prétendre que le bon sens veut qu’il faut enfermer, enfermer et enfermer sans cesse alors que cet enfermement sans cesse crée du danger pour la société », a-t-elle ajouté.   »Parce que la justice est un ministère de la sécurité (…) nous savons ce qu’est la sécurité et nous avons le souci de la sécurité durable et réelle des Français. Ce souci nous le traduisons par ce courage politique pour une réforme qui va faire en sorte que celui qui est entré dans un parcours de délinquance en sorte », a-t-elle dit.   »Nous n’allons pas céder face aux discours aux airs martiaux et à la virilité intimidante », a-t-elle dit pour conclure son discours fortement applaudis à la veille de sa participation aux université d’été du PS à la Rochelle.  Christiane Taubira, ministre de la Justice, invitée surprise des journées d’été des écologistes est arrivée entourée des deux ministres écologistes Cécile Duflot (Logement) et Pascal Canfin (Développement), du ministre socialiste de l’Ecologie Philippe Martin et du secrétaire général d’EELV Pascal Durand.   »Nous avons une belle convergence, nous avons un idéal commun, nous avons surtout une longue, longue fréquentation », a déclaré à la presse à son arrivée la garde des Sceaux qui a déjà participé aux journées d’été des écologistes en 2009.   »Je crois en l’idéal de gauche. Il y a des gens qui portent cet idéal, il y a des circonstances où on peut faire vivre l’idéal de gauche », a-t-elle dit précisant que ce rendez-vous avec EELV est une de ces circonstances.

 

Impôts : maintenant une taxe carbone

Impôts : maintenant une taxe carbone

 

 

Une nouvelle taxe, dite de transition énergétique, en faiat une taxe carbone  pour faire plaisir aux écolos dont le PS a besoin pour les municipales. Une taxe qui ne changera rien en matière de transition énergétique car des normes aurait été autrement plus efficaces (exemple normes pollution automobiles) ; il faudrait aussi des solutions alternatives qui n’existent pas ou trop peu nombreuses. « Sur la fiscalité écologique, je suis venu vous confirmer la décision actée par le Premier ministre de créer une contribution climat énergie », a -t-il lancé devant les responsables d’EELV, qui l’avaient invité à Marseille pour leurs journées d’été.  Le ministre n’a pas donné d’autre détail sur la mesure, déclarant un peu plus tard devant la presse qu’il y aurait « débat sur le montant et le rythme » de cette contribution.  La contribution climat-énergie, qui fait l’objet d’une proposition de loi récente des écologistes à l’Assemblée nationale, vise à encourager particuliers et entreprises à des comportements plus « verts » en taxant les consommations d’énergies polluantes.  Mise en sourdine lors des tables rondes du Grenelle fin 2007, l’idée a connu sa traversée du désert, avant de refaire surface mi-2009, date à laquelle une commissions d’experts, présidée par l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, s’est penchée sur le sujet.  Un projet porté par le gouvernement Fillon, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2010 avait été annulé in extremis par le Conseil constitutionnel. Il prévoyait une taxe appliquée uniquement aux  fossiles (gaz, pétrole, charbon).  Philippe Martin a aussi annoncé une augmentation en 2014 du budget de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) « au niveau qui était le sien en 2013″, qualifiant cette institution de « bras armé de (son) ministère ». « De la même manière, je veillerai à ce que la future agence de la biodiversité soit dotée dès son installation de moyens financiers et des moyens de fonctionnement et d’intervention de façon à ce qu’elle soit opérationnelle et qu’elle joue pleinement son rôle », a-t-il ajouté.  Venu rassurer EELV sur l’avenir de la politique écologique du gouvernement, Philippe Martin a assuré vouloir être « le ministre des actes et du progrès de notre démarche dans la voie de la transition écologique ».   »La transition écologique n’est pas une option politicienne, c’est une nécessité politique, ce n’est pas pour complaire à telle ou telle formation politique », a-t-il dit.  Il a annoncé vouloir être « le rempart contre les vieilles lunes des marchands du temple du productivisme sans entrave, qu’il s’agisse de ceux qui veulent faire pousser des OGM en plein champ, ou faire du fric-frac dans notre sous-sol pour extraire des gaz de schistes ».  Philippe Martin est le troisième ministre de l’Ecologie en un an de gouvernement Ayrault. Il succède à Delphine Batho qui a été écartée le 2 juillet après avoir critiqué le budget.

 

économie, politique, société: pages les plus regardées 22 août 2013

 

 

 

 

Le livret A : en baisse de 82% !

Le livret A : en baisse de 82% !

 

Le livret A n’a ainsi engrangé que 380 millions d’euros au mois de juillet, selon les chiffres publiés ce mercredi 21 août par la Caisse des Dépôts. A mois de juin et de mai, le livret A avait déjà enregistré de faibles performances, avec respectivement 270 et 290 millions d’euros. A titre de comparaison, avril avait draîné plus de 3 milliards d’euros, soit 9 fois plus que la collecte de juillet. Par rapport au même mois de 2012, la baisse est de 82%. Le livret de développement durable, autre livret d’épargne défiscalisé, a connu une meilleure performance, voyant sa collecte passée de 220 millions d’euros en juin à 850 millions en juillet.  Une des explications à avancer pour justifier cette nouvelle collecte de faible ampleur peut venir de l’abaissement de la rémunération du produit d’épargne, de 1,75% à 1,25%. Celle-ci étant effective depuis le 1er août, les Français ont pu l’anticiper au mois de juillet. De plus, le début de l’année avait été exceptionnel en terme de collecte pour le placement (plus de 14,6 milliards collectés sur les quatre premiers mois de l’année), ce qui pouvait laisser augurer d’un ralentissement. Enfin, au mois de juillet, les Français ont pu être incités à puiser dans leur épargne pour consommer. Depuis le 1er juillet les salariés ont la possibilité de débloquer leur épargne salariale dans la limite de 20.000 euros. Les épargnants ont ainsi pu être tentés de retirer un complément d’argent sur leurs livrets, de sorte à financer l’achat d’un bien plus importants.

Etats-Unis : compétitivité au sommet

Etats-Unis : compétitivité au sommet

Les Etats-Unis pourraient bientôt être sacrés pays le plus compétitif des économies développées. C’est que ce révèle une étude du Boston Consulting Group. Le cabinet estime, en effet, que les coûts moyens de l’industrie américaine seront bientôt de 10% à 20% moins importants que ceux des principales économies européennes.  Dans la course à la compétitivité, les Etats-Unis ont pris un sérieux coup d’avance. Premier avantage: la chute des coûts d’approvisionnement en énergie grâce au gaz et pétrole de schiste. Mais surtout, le pays a totalement modifié la structure de son outil industriel, grâce au développement des nouvelles technologies. Elles se sont substituées à une main d’œuvre peu qualifiée. Ainsi, depuis le point bas de la crise, au deuxième trimestre 2009, la production manufacturière a augmenté de 20% tandis que l’emploi dans le secteur n’a gagné que 1%. Au total, des gains de compétitivité exceptionnels sont obtenus. D’ici à trois ans, les écarts de coût de production avec les autres pays développés devraient se creuser: 8 à 16% supplémentaires pour des pays comme le Japon, la Grande-Bretagne ou l’Italie, et de 16 à 18% pour l’Allemagne ou encore la France. Mieux encore, les Etats-Unis devraient réduire l’écart avec le champion chinois, à seulement 5%. De quoi motiver les grands groupes à installer de nouvelles capacités de production sur le sol américain.

 

Créations d’entreprises : baisse en juillet

Créations d’entreprises : baisse  en juillet

) – Le nombre de créations d’entreprises a baissé de 1,4% en juillet en France, à 43.359, annonce l’Insee jeudi. Hors nouveaux autoentrepreneurs, le nombre de créations d’entreprises a reculé de 0,7% à 21.815. En glissement annuel sur les trois derniers mois, le nombre cumulé de créations est en repli de 2,9% (-13,5% pour les seuls autoentrepreneurs), les secteurs qui contribuent le plus à cette baisse étant les services aux ménages, la construction et le soutien aux entreprises. Sur les douze derniers mois, le nombre de créations baisse de 3,2%, celui des nouveaux autoentrepreneurs diminuant de 6,9%. Face aux critiques de sa réforme de l’autoentreprenariat, le gouvernement français a choisi de se donner du temps : le projet de loi présenté mercredi en conseil des ministres ne sera pas examiné avant janvier et il ne précise pas le niveau de chiffre d’affaires à partir duquel ce régime sera raboté.

 

Croissance : recul en août

Croissance : recul en août

L’activité dans le secteur privé français s’est à nouveau contractée en août, le recul s’accentuant pour la première fois depuis cinq mois, suggérant que l’économie du pays puisse se contracter, selon les premières estimations PMI publiées jeudi par Markit. L’indice composite flash, qui combine l’industrie et les services, a reculé à 47,9 contre 49,1 le mois précédent, atteignant son plus bas niveau depuis deux mois. L’indice interrompt ainsi son amélioration constatée chaque mois depuis avril et s’éloigne de la barre de 50 qui sépare croissance et contraction. La publication de jeudi suggère selon Markit que le produit intérieur brut de la France reculera de 0,3% au troisième trimestre, après une hausse de 0,5% au deuxième selon l’Insee, plus forte qu’attendu par les économistes. L’indice du secteur manufacturier est resté stable à 49,7, un niveau inférieur au consensus Reuters des économistes, qui attendaient en moyenne un indice à 50,3.L’indice des services recule lui à 47,7 après 48,6 le mois précédent, le consensus des économistes s’établissant à 49,2.

 

Heures sup. le débat reprend

Heures sup. le débat reprend

La défiscalisation des heures supplémentaires est-elle en passe de diviser la gauche ? Créée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, supprimée à l’arrivée de François Hollande, la mesure avait pourtant les faveurs de Thierry Mandon, porte-parole des députés PS. « C’était une incitation fiscale à ne pas embaucher », explique Harlem Désir au micro de RTL. « C’est pour cette raison qu’elle a été supprimée. Nous n’allons pas revenir dessus. » Le premier secrétaire du Parti socialiste le martèle : « Notre politique en matière d’emploi, c’est la priorité à la création d’emploi. » Et donc au retour de la croissance. C’était évidemment une très mauvaise idée [de supprimer cette mesure]« , réplique Eric Woerth. « C’était une mesure de Nicolas Sarkozy, elle a subi dès le début du quinquennat de M. Hollande les foudres de la majorité socialiste. » « Ça diminue le prix du travail », explique-t-il. « Ça incite les personnes modestes à faire des heures supplémentaires quand c’est possible et ça augmente le pouvoir d’achat. »  Lui ne croit pas à la théorie du socialiste : plus d’heures supplémentaires ne veut pas dire moins d’emplois, bien au contraire. Elle permettait, selon lui, de relancer le pouvoir d’achat des Français : « Ça tirait l’économie vers le haut. » Cercle vertueux ou cercle vicieux, le débat n’est toujours pas clos.

Auto-entrepreneur : »Rien dans le projet » !

Auto-entrepreneur : »Rien dans le projet » !

Les auto-entrepreneurs dénoncent « un projet de loi dans lequel il n’y a rien, excepté ‘une idée’ de plafond intermédiaire sans dire quel sera son montant ». Il n’y a « rien de nouveau, pas de changement fondamental de la réforme », explique à RTL Grégoire Leclercq. « Malgré des annonces diverses voir contradictoires, la ministre reste sur un plafonnement du chiffre d’affaires autour de 19.000 et de 47.500 euros, poursuit-il. Même si ces chiffres ne sont plus mentionnés noir sur blanc, ils restent d’actualité et nous restons contre cette mesure » a affirme le porte-parole des « poussins ». Le plafonnement du chiffre d’affaires aurait pour conséquence, selon la FEDAE, « de renvoyer les gens vers le travail au noir, la précarité ou l’abandon pur et simple de leur activité ».la   »négociation à mener », selon Grégoire Leclerq, se situe « sur l’élargissement de la simplification de ce statut (d’auto-entrepreneur) aux autres régimes individuels ». Car selon lui : « Ce dont se plaignent les artisans, c’est de ne pas bénéficier de la même simplicité » que les auto-entrepreneurs. Et d’ajouter : « Le travail que veut mener François Hollande pendant son quinquennat, sur la simplification de la vie des entreprises, rentre totalement dans ce débat-là ». « 900.000 Français » ont pu « mettre le pied à l’étrier » grâce au fonctionnement « lisible » du statut d’auto-entrepreneur. Mais les « poussins » dénoncent la méthode employée par le gouvernement pour faire passer sa réforme. Silvia Pinel « est en train de créer un artifice parlementaire », avec pour seul but de « calmer la polémique », estime Grégoire Leclerq. Il trouve « dommage (…) que les parlementaires n’aient pas le texte (final) sous les yeux, notamment le montant précis du chiffre d’affaires qui sera plafonné, pour qu’ils puissent juger en tout état de cause les avantages et les inconvénients d’une telle réforme ». « Cela prive le débat parlementaire de vérité et de justice », conclut-il.

Vallini rappelle aussi à l’ordre Valls

Vallini rappelle aussi à l’ordre Valls

Le débat sur le regroupement familial, suscité par les propos de Manuel Valls, « n’a pas lieu d’être », juge André Vallini, dans une interview au Figaro, ce jeudi 22 août. Le sénateur PS estime par ailleurs que « le mieux est encore que chaque ministre s’exprime dans son champ de compétence, sans se croire obligé de commenter ce que d’autres ont dit la veille ». « Aucun sujet n’est tabou, mais le droit de vivre en famille est un droit reconnu par les conventions internationales. Et si l’on veut faciliter l’intégration des immigrés, il faut évidemment leur permettre de vivre en famille », déclare André Vallini. Par ailleurs, le sénateur de l’Isère estime que la seule politique pénale à défendre « est celle de l’efficacité ». Selon lui, « le déni du réel n’est pas supportable » en matière de délinquance « et tout délit, même le plus mineur, mérite sanction ». Il ajoute : « De ce point de vue, le problème majeur que nous devons résoudre est celui de l’engorgement de la chaîne pénale et de dizaines de peines en attente d’exécution ». Et de souligner : « Il ne faut pas s’interdire de construire de nouvelles prisons pour adapter les capacités carcérales à la délinquance ». « La gauche naïve, je vous le confirme, c’est terminé ! (…) La gauche est devenue réaliste d’autant que le PS compte beaucoup d’élus locaux confrontés quotidiennement aux questions de délinquance », conclut-il.

Des parlementaires pour un autre modèle de croissance

Des parlementaires pour  un autre modèle de croissance

 

« Le modèle de demain n’est pas la croissance d’hier. 0,5% de croissance au 3ème trimestre 2013. La droite peut toujours chipoter, c’est un résultat positif pour François Hollande et le gouvernement. Mais l’après-crise ne repose pas seulement sur quelques décimales », écrivent-ils.   »C’est en liant sortie de la récession, sérieux du court terme, investissement pour l’avenir et imagination d’un futur inéluctablement écologique, que la courbe de l’optimisme pourra aussi repartir à la hausse », selon eux.   »Comment vivre avec, au plus, un ou deux points de croissance du PIB et contenir le réchauffement à 2 degrés ? « , s’interrogent-ils.   »Première réponse utile : nous orienter vers une croissance sélective et durable, amplifier la transformation du système productif qui tarde et choisir les richesses que nous voulons voir croître et celles pour lesquelles nous décidons de nous autolimiter. La sobriété n’est pas une punition ! », selon eux.  « Deuxième réponse utile : repenser le partage des richesses dans notre modèle redistributif et affronter les défis nouveaux de la protection et de l’égalité. Cela implique, pour tous les acteurs économiques et sociaux, d’accepter de réviser le pacte social », plaident-ils.   »Proposer un nouveau modèle de développement n’est pas une méditation isolée. C’est un exercice démocratique dans lequel nous devons engager sans retard une majorité des Français. Parler franc, rendre l’avenir plus visible, et donner le cap ! Le déclin n’est pas notre destin », concluent-ils.  La sénatrice Laurence Rossignol et le député Christian Paul, sont animateurs du collectif (socialiste) La Gauche Durable, et Barbara Pompili et Denis Baupin sont députés Europe Ecologie-Les Verts.  Dimanche dans le JDD, quatre ministres, deux EELV et deux PS – Cécile Duflot Pascal Canfin, Philippe Martin et Stéphane Le Foll avaient signé une lettre commune demandant l’accélération de la transition écologique. (AFP)

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