Archive mensuelle de août 2013

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Retraites : déminage temporaire

Retraites : déminage temporaire

 

 

On s’attendait à une grande réforme, on débouche sur une réformette qui démine provisoirement le terrain social avant la manifestation du 10 septembre (les régimes spéciaux ne sont pas touchés). Une reforme qu’il faudra remettre sur le tapis tous les 5 ans, comme d’habitude. L’annonce de la réforme des retraites par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été accueillie froidement par certains titres de presse, tandis que d’autres saluent son habileté politique. Les éditorialistes ont donné des avis contrastés sur le projet de réforme des retraites du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Certains l’accusent de manque de « courage politique » tandis que d’autres le saluent comme « démineur ».  Gaëtan de Capele dans Le Figaro estime que « faute de courage politique, cette réforme se résume donc, comme on le craignait, à un renvoi de l’allongement de la durée de cotisation aux calendes grecques et à une nouvelle hausse des prélèvements.(…) le gouvernement a choisi – c’est une manie – de ponctionner encore la fiche de salaire des Français et d’alourdir encore un peu les charges des entreprises », déplore-t-il. De son côté, Henry Lauret dans Le Télégramme juge que  » mécaniquement opportuniste, politiquement habile, la réforme des retraites siglée Ayrault renforce le chef d’une majorité viscéralement chamailleuse qui y trouvera sans doute quelque apaisement momentané. » Et de saluer le savoir faire de Jean-Marc Ayrault : « le démineur de Matignon ne doit pas être mécontent de son tour de passe-passe. » Le démineur de Matignon ne doit pas être mécontent de son tour de passe-passeHenry Lauret dans Le Télégramme Dans La Croix, Dominique Quinio note que « le gouvernement a choisi la prudence et de ne pas s’attaquer aux dossiers les plus polémiques. » « La situation économique, malgré les quelques signes de reprise de la croissance, aurait tout à perdre d’un grave désordre social », reconnaît-elle. S’il croit que « dans ses « arbitrages », Jean-Marc Ayrault a manifestement voulu contenter un peu tout le monde », Hervé Favre(La Voix du Nord) suppose qu’ »en abattant son jeu dès hier soir, Jean-Marc Ayrault a aussi cherché à désamorcer la mobilisation syndicale avant la journée d’action prévue le 10 septembre.’ Raymond Couraud de L’Alsace a bien noté que le Premier ministre précisait « qu’il faudra bien de temps à autre ‘remettre le dossier en chantier’.  » « C’est de bonne guerre. Tous les gouvernements l’ont fait, à la manière de nos anciens qui juraient que la guerre de 14 serait « la der des der », avoue-t-il. « Cela revient presque à un succès politique, dans la mesure où la CFDT et le patronat ont été enrôlés dans une forme de coalition des pragmatismes. (…) », calcule Philippe Waucampt dans Le Républicain Lorrain. « Contrairement à ce qu’a affirmé Jean-Marc Ayrault, cette réforme n’est pas juste, puisqu’elle ne réduit pas les inégalités de départ entre régimes, mais elle est habile », assure Jacques Camus (La Montagne Centre Presse). « En tout cas, le front social, qu’on imaginait « explosif » avec un dossier comme celui des retraites, vient d’être momentanément désamorcé.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 27 août 2013

 

 

 

 

 

Chômage: des chiffres de juillet bidonnés

Chômage: des chiffres de juillet bidonnés

 

 

 

D’après le gouvernement les chiffres ne seront pas catastrophiques ; en cause le fait que juillet n’est pas significatifs : beaucoup n’actualisent pas leurs situations (ceux qui ne touchent pas d’indemnités), les demandeurs d’emplois s’inscrivent peu pendant l’été et il y a enfin les emplois saisonniers qui faussent les chiffres. Il n’ya que les chiffres d septembre qui seront significatifs. Le gouvernement, qui voit l’échéance se rapprocher, espère enfin enrayer la hausse continue des demandeurs d’emploi depuis plus de deux ans.  En juin – 26e mois de hausse -, un nouveau record avait été atteint avec 3,279 millions de personnes sans activité en métropole (+14.900 en un mois).  Malgré le grand scepticisme de l’opinion, l’exécutif affiche une pleine confiance dans la promesse présidentielle.   »Oui, nous inverserons la courbe du chômage (…) d’ici la fin 2013″, a réaffirmé dimanche le ministre du Travail Michel Sapin, estimant que si les chiffres de juillet marquent « un ralentissement », « c’est que nous allons dans la bonne direction parce qu’avant d’inverser, il faut arrêter ». Le mois dernier, M. Sapin s’était dit convaincu déjà que le gouvernement était en « phase » de « stopper la hausse » et avait noté une « amélioration » malgré l’augmentation.  Optimisme aussi du côté de son collègue de l’Economie Pierre Moscovici, rasséréné par un rebond inespéré de la croissance au deuxième trimestre (+0,5% selon l’Insee). L’inversion « va arriver d’ici la fin de l’année. J’en ai la conviction, une conviction informée », estimait ce dernier il y a quelques jours. « Je suis confiant sur l’inversion de la courbe du chômage. Nous allons y arriver », avait insisté le président en enchaînant début août les déplacements sur le thème de l’emploi pour marteler que les signaux de reprise étaient là.  Pour l’heure, la reprise économique n’est pas suffisante pour créer des emplois dans le secteur privé. Au deuxième trimestre, 27.800 postes ont encore été détruits, selon l’évaluation de l’Insee qui prévoit une augmentation du chômage à 10,7% fin 2013 en métropole (contre 10,4% actuellement).  A court terme, une amélioration de l’emploi privé « ne suffira pas » à inverser la courbe mais les emplois subventionnés « montent en charge » pour porter l’embellie fin 2013, assure M. Moscovivi.  Parmi ces emplois en partie financés par l’Etat figurent les emplois d’avenir destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés, essentiellement dans le secteur non-marchand. La barre des 50.000 (sur un objectif de 100.000 fin 2013) a été franchie en août. Ces contrats s’ajoutent aux emplois aidés classiques (440.000 dans le non-marchand, 50.000 dans le privé) programmés par l’actuel gouvernement, qui en a allongé la durée. Par ailleurs, le plan de formations prioritaires de chômeurs pour pourvoir d’ici à décembre 30.000 emplois vacants est lancé. Le but est d’arriver à 100.000 d’ici à fin 2014.  Conscient d’entrer dans « une période où l’observation des chiffres devient déterminante », le ministère du Travail s’emploie déjà par avance à déminer les éventuelles « ambiguités ou incompréhensions » sur les statistiques qui serviront de « thermomètre » pour jauger la promesse présidentielle.  Le chiffre « de référence » sera « naturellement » celui des demandeurs d’emploi sans activité inscrits à Pôle emploi (catégorie A). Mais l’autre grand indicateur, le chômage au sens du BIT calculé trimestriellement par l’Insee, sera « aussi » à considérer, ajoute-t-on. Le taux du deuxième trimestre doit être publié le 5 septembre.   »Il n’y a pas deux courbes, c’est la même », insistait-on au ministère à la veille de la publication en livrant un autre message « préventif »: le « freinage, puis le retournement de la courbe » devra être analysé en « tendance », sur « plusieurs mois ».  En mai, l’accalmie fragile enregistrée avait été largement alimentée par des sorties de listes de chômeurs n’ayant pas « actualisé » leur situation, démontrant une fois de plus le caractère extrêmement volatil des statistiques mensuelles de Pôle emploi.  En outre, le gouvernement portera mardi une attention particulière à l’évolution des jeunes inscrits, traditionnellement plus sensible à la conjoncture. Leur nombre avait diminué en mai et juin. Sur ce terrain « avancé » de la bataille pour l’emploi, « l’inversion est commencée », estimait-on au ministère du Travail. Reste à savoir si elle sera « durable ».

 

Impôts :20 millions de foyers vont payer plus

Impôts :20 millions de foyers vont payer plus

 

Alors que les feuilles d’impôts investissent les boîtes aux lettres, sur les 36 millions de foyers fiscaux que comptent la France, 20 millions vont payer plus d’impôts que l’an dernier, ou toucher une prime pour l’emploi moins élevée, selon les informations recueillies par Europe 1. Soit 55% des contribuables. Cette augmentation se situera entre 50 et 400 euros sur l’année par foyer fiscal.

 

Breton : « il faut travailler plus »

Breton : « il faut travailler plus »

Thierry Breton, ancien ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, et président directeur Général d’ATOS a indiqué mardi sur Europe 1 qu’il « croyait en l’inversion de la courbe du chômage » d’ici la fin de l’année, promesse de François Hollande. « Les emplois aidés vont aider cela » mais pour l’ancien ministre, cela ne suffira pas. « L’allongement de la durée de vie va de pair avec l’allongement de la durée du travail », a-t-il indiqué.

 

Ecole : retour de la morale

Ecole : retour de la morale

A compter de 2015, une heure de « morale laïque » pour les écoliers et collégiens sera aussi instaurée, comme l’avait déjà promis Vincent Peillon. « Chacun est libre de ses opinions. Mais pas de contester un enseignement ou de manquer un cours » au nom notamment de préceptes religieux, poursuit-il. Le ministre demande toutefois que « la question de la laïcité ne (tourne pas) à l’obsession de l’islam. La très grande majorité de nos compatriotes musulmans est convaincue des bienfaits de la laïcité. » Vincent Peillon défend également l’action du gouvernement, en matière d’éducation, notamment la création de 6.700 postes, « le retour de la formation des enseignants avec la création des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation », objet d’un déplacement à Toulouse lundi. Selon le ministre, malgré des difficultés dans des matières comme les mathématiques ou l’anglais, « les derniers concours ont montré un regain d’intérêt significatif pour le métier d’enseignant », avec « 39% de recrutements en plus en un an ». Une interview dans laquelle le ministre vante aussi le bilan de sa première année au ministère de l’Education nationale. Il met notamment en avant les « moyens inédits en faveur de l’accueil des petits en maternelle et pour l’école élémentaire, où nous permettons la présence de deux professeurs dans une classe » ou encore les résultats de la lutte contre le décrochage scolaire : « A ce jour, nous avons déjà rattrapé 13.000 jeunes de nouveau accueillis en formation, avec un objectif d’atteindre 20.000 en décembre. Notre ambition de diviser par deux le nombre de décrocheurs d’ici la fin du quinquennat est bien engagée ». Chaque année, quelque 140.000 jeunes sortent sans diplôme du système éducatif. Mais d’autres problématiques semblent encore loin d’être réglées : actuellement, « 25% des élèves entrent au collège sans maîtriser les apprentissages fondamentaux » en France, « pays de l’OCDE qui accorde le moins de moyens à l’école primaire ». « Les 60.000 créations de postes » durant le quinquennat « doivent nous permettre de réduire le nombre d’élèves par classe et de mieux assurer les remplacements, qui sont devenus un véritable problème », reconnaît Vincent Peillon.

 

Logements neufs : nette baisse sur un an

Logements neufs : nette baisse sur un an

On est loin des promesses de Duflot qui avait déclaré vouloir 500 000 logements neufs par an. En fait sur un an il y a une nette baisse ; Les mises en chantier de logements neufs en France ont progressé de 5,9% sur un an entre mai et juillet, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.  Le nombre de mises en chantier (75.081) progresse moins vite qu’au deuxième trimestre: par rapport à la même période de 2012, la hausse avait atteint 9,0% à 75.901 unités.  Sur douze mois, entre août 2012 et juillet 2013, le nombre de logements neuf mis en chantier continue à afficher une baisse marquée (-13,4%) à 301.626 unités.  Le nombre de permis de construire accordés aux logements neufs, qui représentent les futures mises en chantier, a pour sa part accentué son recul (-22,9%) entre mai et juillet 2013 par rapport à la même période 2012, à 89.218 unités.  Sur douze mois, la tendance est aussi à la dégradation, avec une baisse cumulée de 11,8% à 406.825 unités d’août 2012 à juillet 2013, plus accentuée encore que le recul de 9,4% (à 419.651 unités) d’août 2011 à juillet 2012.

 

Pétition contre la réforme pénale (Estrosi)

Pétition contre la réforme pénale  (Estrosi)

Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, lance une pétition nationale pour mettre en échec la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qu’il accuse de vouloir vider les prisons, notamment avec les « peines de prison de probation hors système carcéral ».La rédaction vous recommande « Quand on commet un acte criminel, quel qu’il soit, et lorsqu’on tue au volant, soit car on a consommé de l’alcool ou roulé à une vitesse excessive, c’est un acte criminel« , explique-t-il au micro de RTL. Et le député d’ajouter : « On parle de peines de prison et quand on prend une peine de prison devant des magistrats, c’est que l’on a commis des actes extrêmement graves et les Français le savent. » Dites-lui qu’il ne risque plus rien et plus rien ne le retiendra Christian Estrosi Avec la réforme pénale à venir, ses crainte se cristallisent. « Comment celui qui a l’intention d’agir et qui se dit ‘bon, quand même, je risque une peine de prison’ va-t-il se comporter ? Dites-lui qu’il ne risque plus rien et plus rien ne le retiendra, ce n’est pas possible », s’insurge-t-il.

 

Jean-Louis Borloo :  » pétition pour un moratoire fiscal

Jean-Louis Borloo :  » pétition pour un moratoire fiscal

La réforme, visant à combler le déficit des régimes de retraite évalué à 20 milliards d’euros en 2020, devrait être dévoilée dans les prochains jours. Il nous faut une pause fiscale, sinon plus personne ne va investir ; Jean-Louis Borloo Ministre de l’Économie et des Finances du premier gouvernement Fillon, Jean-Louis Borloo, veut, lui, réduire les dépenses, et propose un moratoire fiscal. « Je lance une pétition nationale pour un moratoire fiscal », a-t-il en effet déclaré mardi matin au micro de RTL, en prévision du vote du budget qui aura lieu dans 8 semaines.  Il réagit ainsi au ras-le bol fiscal des Français : « Il nous faut une pause fiscale, sinon personne ne va plus investir. En septembre 2012, le gouvernement s’était engagé à ce qu’il n y ait plus d’augmentations et là, on assiste à un festival. Le quotient familial a été raboté, les heures supplémentaires défiscalisées ont été abandonnées… » Jean-Louis Borloo rappelle ainsi que 21 millions de Français vont payer plus d’impôts cette année. Le président de l’UDI ajoute qu’il s’apprête à faire circuler un texte proposant trois mesures. ‘Il s’agira notamment de revenir sur les services à la personne, qui nous coûtent des emplois et qui font repartir le travail au noir, de proposer une baisse de la TVA sur les travaux dans l’habitat, ainsi que des économies d’énergie », détaille-t-il.  L’idée de l’écologie n’est pas de taxer, c’est d’orienter les choixJean-Louis Borloo Sur le retour possible de la taxe carbone, il estime qu’elle « n’a plus rien à voir avec la contribution climat-énergie » que lui avait proposé en 2009. « L’idée de l’écologie n’est pas de taxer, c’est d’orienter les choix, donc un bonus pour les achats vertueux, et un malus lorsque qu’ils ne sont pas vertueux en terme de carbone. »

Harlem Désir : élu « langue de bois d’or » pour « le minimum de hausse d’impôts » en 2014

Harlem Désir : élu «  langue de bois d’or » pour   »le minimum de hausse d’impôts » en 2014

Désir n’a pas été élu «  langue de bois d’or » par les journalistes pour rien. Sans conteste, il sait parler pour ne rien dire.  En plein débat sur le « ras-le-bol fiscal » ambiant, Harlem Désir a a assuré qu’il y aurait « le minimum de hausse de prélèvements » l’an prochain, en expliquant qu’il fallait « financer la cohésion nationale ». « On a besoin de l’impôt pour financer le service public, pour financer la cohésion nationale », a-t-il avancé. « Notre objectif, c’est que les prélèvements, les impôts augmentent le moins possible », a-t-il expliqué. « Tout l’effort doit être concentré sur la réduction de la dépense, mais pas aux dépens de l’avenir, pas aux dépens de l’emploi ». Il a promis dans le même temps que la fiscalité serait « stabilisée » voire « même, nous l’espérons, quand le retour de la croissance va permettre de renflouer les caisses publiques », allégée. »Le but » est « de redresser les finances publiques du pays, donc des efforts ont été demandés », particulièrement « aux plus favorisés », a-t-il justifié, critiquant le « bouclier fiscal » instauré par la droite, qui a coûté selon lui « 600 milliards d’endettement supplémentaire ». « Nous ne voulons pas accroître l’endettement », une dette qui a « doublé » en dix ans, de 2002 à 2012, selon lui. Dans ce contexte, le plan de Jean-François Copé, qui a dit vendredi envisager une baisse de « 130 milliards » dans les dépenses, est « fou », a jugé Harlem Désir.

 

Medef : pas une vraie réforme des retraites

Medef : pas une  vraie réforme des retraites

Jean-François Pilliard, faisait partie de la délégation du Medef reçue la veille par le Premier ministre, il a émis ses doutes sur les propositions avancées par le Premier ministre pour rééquilibrer le système. « Nous avons un problème structurel concernant les retraites », a-t-il avancé. Or « les réponses [communiquées hier, ndlr] ne nous semblent pas à la hauteur de ce problème structurel ». « A notre avis, au lieu de s’attaquer aux problèmes fondamentaux », le gouvernement « effectue des aménagements » et « n’est pas dans une logique de réforme », a-t-il expliqué.  Il a ainsi regretté le virage pris par le gouvernement, c’est à dire une hausse des prélèvements.  Jean François Pilliard est ensuite revenu sur le fameux « geste » que Jean-Marc Ayrault a évoqué lundi devant le Medef, qui constitue un sujet « en parallèle » de la négociation menée sur les retraites.  « Le Premier ministre nous a dit ‘Je vous invite à travailler avec nous pour examiner les opportunités d’alléger le coût du travail’ », a rapporté Jean-François Pilliard. Ce dernier a estimé qu’un lien entre la négociation sur le coût du travail et celle de  la réforme des retraites « peut se faire ». A ce titre, il a rappelé une des revendications du Medef: transférer les 5,4 points de charges que les entreprises paient pour la politique familiale « vers la solidarité nationale, soit par la TVA ou la CSG ». A ce moment là, le Medef est prêt à abandonner « 0,1 point de cotisations pour financer les retraites ».  En somme, le Medef propose de transférer le coût du financement  de la politique familiale, qui représente 34 milliards d’euros. « On peut se demander s’il est légitime que l’entreprise finance à une telle hauteur la politique familiale », s’est interrogé Jean-François Pilliard.   Il a ainsi appelé à faire le distinguo entre « les charge qui relèvent d’une politique d’entreprise et celles qui relèvent de la solidarité nationale ». Ce qui, selon lui, est le cas de la politique familiale.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 26 août 2013

 

 

 

 

Les anglais frein à l’Europe (Delors)

Les anglais frein à l’Europe (Delors)

 

L’ancien président de la Commission européenne (1985-1994), Jacques Delors, affirme qu’ »un nouveau progrès social ne sera pas possible sans un renforcement de la gouvernance européenne ». « Je ne vois pas de possibilité de consolider et de renforcer le modèle social sans un saut politique et une refondation des relations industrielles », déclare-t-il dans une interview aux Echos.  « Cette ‘grande Europe’ reste une référence dans le monde, poursuit-il. Une relance est vitale par des politiques de voisinage, des relations clarifiées avec la Russie, de nouveaux pactes avec l’Afrique, si prometteuse, et avec les Amériques ».  A ce sujet, Jacques Delors n’apprécie guère la position de l’Angleterre qui propose un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne. « Les Anglais sont un frein puissant dans une Europe qui a un trop petit moteur, conclut-il. S’ils n’acceptent plus le contrat de mariage, il faudra bien qu’ils en tirent les conséquences ».

 

Retraites: un déficit supérieur à 20 milliards

Retraites: un déficit supérieur à 20 milliards

Des chiffres trop optimistes pour le futur déficit ; tout dépendra en faiat du nouveau du chômage. L’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, estime que les prévisions du Conseil d’orientation des retraites – le défiicit pourrait dépasser les 20 milliards d’euros d’ici 2020 – sont « trop optimistes ». « La réforme de 2010 a atteint les objectifs du COR, affirme-t-il sur Europe 1. Depuis 2012, l’effondrement des recettes fait que nous ne sommes plus sur la trajectoire du COR ».  Raymond Soubie privilégie un recul de l’âge de départ à la retraite en dépit du faible taux d’activité des seniors. « Paradoxalement, plus l’âge de départ à la retraite est réculé, plus le taux d’emploi augmente. Pour moi, il faudrait aller jusqu’à 43 annuités de cotisation, et reculer l’âge de départ à la retraite à 65 ans. Un jour, on va le faire. « , conclut-il.

La taxe carbone : « pas un impôt de plus », selon Ayrault, alors en moins ?

La taxe carbone : « pas un impôt de plus », selon Ayrault, alors en moins ?

 

Un impôt en plus mais pas de prélèvements en plus : une sorte de miracle fiscal d’après en tout cas ce que dit Ayrault qui s’embrouille un peu ;  »Nous créons, conformément aux engagements du président de la République, une contribution climat-énergie, qui ne sera pas un impôt de plus mais une réforme fiscale, une réorientation de la fiscalité », a expliqué le Premier ministre en clôture de l’université d’été PS à La Rochelle.  Selon lui, « le niveau des prélèvements ne sera pas modifié par l’introduction de cette contribution ». « Il s’agit de modifier peu à peu, progressivement, les bases sur lesquelles reposent notre fiscalité en dissuadant les comportements polluants et en favorisant les comportements vertueux », a expliqué M. Ayrault.   »L’écologie, ce n’est pas un discours pour les campagnes électorales et un grand silence après », a assuré le Premier ministre.

Impôts :22 millirds en plus en 2012, 33 en 2013

Impôts :22 millirds en plus en  2012, 33 en 2013

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François Hollande avait pourtant promis : « L’idéal serait de ne pas augmenter les prélèvements des ménages pour l’année 2014. » Il ajoutait même avoir « conscience » de ne pas pouvoir demander d’impôt supplémentaire aux ménages. Cela n’empêchera pas la pression fiscale de s’accentuer un peu plus sur les Français l’an prochain. Même si les arbitrages sur le projet de budget 2014 ne sont pas encore définitifs, le gouvernement envisage 6 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires, sans compter l’impact de la prochaine hausse de la TVA. Des informations révélées au moment même où chaque contribuable reçoit son avis d’imposition. Les Français ont payé, en 2012, 22 milliards d’impôts supplémentaires, ils paieront 33 milliards en 2013 selon la Cour des comptes. En plus d’avoir maintenu pour les revenus de l’année 2012 le gel du barème de l’impôt sur le revenu, le gouvernement a créé une nouvelle tranche à 45% pour la fraction des revenus supérieurs à 150.000 euros par part. Au total, l’impôt sur le revenu a augmenté de 17% par rapport à 2012. À régler avant le 16 septembre donc. Et, en octobre et novembre, ce sont les avis d’impôts fonciers et de taxe d’habitation qui arriveront à domicile. À cette hausse s’ajoutent diverses augmentations d’impôts indirects. Des prix du gaz à la pinte de bière, les consommateurs sont davantage taxés. Parmi les factures les plus alourdies, celle de l’électricité a augmenté une première fois le 1er août dernier, de 5%, avant de connaître une nouvelle hausse de 5%, le 1er août 2014. Le paquet de cigarettes a également vu son prix grimper de 20 centimes d’euros. Les entreprises ne sont pas en reste. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) est censé soutenir la reprise de l’activité économique mais, désormais, les heures supplémentaires sont assujetties aux cotisations patronales (sauf pour les structures de moins de 20 salariés). Par ailleurs, la fiscalité du patrimoine (sur les intérêts, les dividendes et les plus-values) n’est plus forfaitaire mais calquée sur le barème de l’impôt sur le revenu. Ce qui risque d’influer un peu plus l’attractivité de la France par rapport aux régimes fiscaux de ses voisins européens. Et ce n’est pas fini. Alors que Bercy étudie un relèvement du taux de taxation des dividendes, une hausse des cotisations patronales n’est pas écartée pour financer la réforme des retraites. Autre levier fiscal envisagé dans ce dossier : la contribution sociale généralisée (CSG). Jean-Marc Ayrault doit annoncer dans les prochains jours son augmentation de 0,2 à 0,5 point, ainsi qu’une hausse des cotisations. Mais les Français retiendront surtout la hausse de la TVA qui se répercutera directement sur la consommation à partir du 1er janvier 2014. Le taux normal passera de 19,6 à 20%, le taux intermédiaire de 7 à 10%. Par ailleurs, les services à la personne ne bénéficient plus d’une TVA à taux réduit à 5,5%,et ont été ramenés au taux normal. Il faut encore ajouter des frais de notaire en hausse, une possible taxe sur les appareils connectés, une mise à contribution des détenteurs d’assurance-vie ou encore un abaissement du plafond du quotient familial. Malgré la promesse de François Hollande, la liste s’allonge.

 

Heures sup’ : une mesure qui a pénalisé les plus modestes

Heures sup’ : une mesure qui a pénalisé les plus modestes

 

Nous avons fait une erreur en supprimant l’exonération des heures supplémentaires », c’est la phrase assassine prononcée lundi soir par Thierry Mandon, le porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale. Lors d’un débat sur les grands dossiers politiques de la rentrée, le député socialiste de l’Essonne a admis que son parti n’aurait pas dû prendre cette mesure, qui a pénalisé les Français les plus modestes. Depuis le 1er septembre 2012, les heures supplémentaires faites par les salariés dans les entreprises de plus de 20 personnes, sont à nouveau soumises à l’impôt. Elles avaient été exonérées sous la présidence de Nicolas Sarkozy dès 2007. 9,5 millions de salariés, soit 28 % des salariés français, profitaient de ce dispositif. Et cette mesure prise sous François Hollande avait beaucoup fait râler. Sur RMC, Thierry Mandon, porte-parole du PS à l’Assemblée nationale, espère même avec des moyens suffisants revenir à ce qu’il se faisait avant. « Ceux et celles qui ont une faible rémunération et un petit nombre d’heures supplémentaires, ceux-ci auraient mérité d’être exonérés de l’effort demandé aux autres. Probablement, aurions-nous gagné à réfléchir à un plancher en disant que les 1500 premiers euros auraient pu rester non-imposables comme cela se faisait avant. On a pénalisé indirectement des catégories sociales et peut-être dans ce domaine-là, nous avons une dette envers eux. Je ne suis pas certain qu’on dispose des moyens financiers pour revenir en arrière mais si on a les moyens de le faire, peut-être faudrait-il se poser la question ». Jean-François Roubaud, président de la CGPME (syndicat des petites et moyennes entreprises), attend quant à lui que la gauche revienne sur cette décision. Selon lui, un premier pas a été fait avec la reconnaissance de l’erreur. Il faut maintenant aller plus loin dit-il. « C’est bien de reconnaître ses erreurs, maintenant ce qui serait bien aussi, c’est de remettre la machine en route, comme elle était auparavant : redéfiscaliser les heures supplémentaires et qu’on les mette sans charges pour les entreprises. C’est un processus gagnant-gagnant pour tout le monde. Et ça a été une erreur incompréhensible. C’est des millions de salariés qui ont été privés de ces revenus supplémentaires. Ce sont plusieurs centaines d’euros par mois qui leur ont été retirés par ce problème de fiscalisation des heures supplémentaires. Reconnaître c’est bien, mais maintenant il faut agir dans l’autre sens. »

 

Ayrault: « Pas d’allongement l’âge de légal de la retraite….. Mais allongement de la durée de cotisations

Ayrault: « Pas d’allongement  l’âge légal de  la retraite….. Mais allongement de la durée de cotisations

 

 

C’est le drame de la gauche qui s’empêtre en permanence dans ses contradictions et ses hypocrisies. Ainsi Ayrault avec le gouvernement ne veulent pas toucher au symbolique âge légal de départ en retraite mais par contre on s’apprête à augmenter encore la durée des cotisations pour prétendre à une retraite pleine. Autant dire qu’en fait on recule effectivement l’âge effectif de départ en retraite. C’est la dialectique du PS, on affirme un principe pour le détourner tout aussitôt. Autre exemple quand à la Rochelle les élus ont décidé de ne plus augmenter les impôts et qu’au même moment on (en plus de la CSG) la création d’une taxe carbone. Même chose encore quand Hollande affirme que l’ennemi c’est la finances mais qui compose avec Mittal pour fermer Florange. Bref le socialisme à la Guy Mollet qui avait conduit à la disparition. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré dimanche sur France 2 qu’il n’était « pas question » de relever l’âge légal de départ à la retraite, dans le cadre de la SFIO. Interrogé sur un éventuel relèvement de l’âge légal, actuellement à 62 ans, Ayrault a donc  déclaré: « Il n’en est pas question, parce que ce serait pénaliser toute une génération, tous ceux qui ont prévu d’aller à la retraite dans les années qui viennent se sentiraient trahis ». Trop tard, c’est déjà fait !

Retraites : le suicide collectif de la gauche avec la CSG

Retraites : le suicide collectif de la gauche avec la CSG

 

L’augmentation de la CSG pourrait bien constituer le chant du cygne fiscal pour la majorité. 70% des français considèrent déjà que le PS est éloigné de leurs préoccupations ; l’augmentation de la CSG pourrait bien être la goute d’eau qui faiat déborder le vase du ralbol fiscal ; d’autant que pour faire plaisir aux écolos (et obtenir leur soutien aux municipales), on a parallèlement aussi annoncé une taxe carbone. Instaurée en 1991 pour principalement financer l’assurance maladie, la contribution sociale généralisée (CSG) était de 1,1% à sa création. Son taux a progressivement été relevé pour atteindre 7,5% pour les salaires, 6,6% pour les pensions de retraites et 6,2% pour les allocations chômage.  La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, la dernière au sein de l’exécutif à évoquer son éventuelle hausse, a déclaré mardi que cette option avait « sa cohérence ». Tout en précisant que les décisions n’étaient « pas prises ».   »Rien n’est encore décidé », a assuré Jean-Marc Ayrault dimanche sur France 2, interrogé sur une hausse de la CSG.  De récentes informations de presse, jamais démenties, avaient fait état d’un possible relèvement de 0,2 à 0,5 point, pour combler une partie du déficit des retraites, qui va dépasser les 20 milliards d’euros d’ici à 2020, tous régimes confondus.  L’augmentation de la CSG présente le mérite d’approvisionner immédiatement les caisses, à l’inverse des autres mesures à l’étude, comme l’allongement de la durée de cotisation.  Une hausse de 0,2 point apporterait 2,4 milliards d’euros, et jusqu’à 6,1 milliards si le gouvernement la relève de 0,5 point.  Mais le Premier ministre, qui reçoit lundi et mardi les partenaires les sociaux pour leur présenter les grandes lignes de cette complexe réforme des retraites, devra faire preuve de pédagogie: le patronat et les syndicats ont déjà dit leur opposition à une hausse de la CSG.   »Les recettes de la CSG doivent être attribuées en priorité à la santé et à la perte d’autonomie. Pour les retraites, l’augmentation modérée des cotisations des entreprises et des salariés est plus logique », a dit dans une interview au JDD Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui va ouvrir le calendrier des ultimes concertations à Matignon. La CFTC va aussi faire entendre sa voix. « Lors des premières concertations, cette piste (d’une hausse de la CSG) n’avait pas paru intéresser le gouvernement. Je pense que le Medef a fait pression. Nous ne sommes pas sûrs que ce soit la bonne réponse et sans doute ne l’appuierons-nous pas lundi lorsque nous verrons le gouvernement », a déclaré Pascale Coton, la numéro deux de ce syndicat.  Pourtant, le principal syndicat patronal, qui réclame plutôt une augmentation de la durée des cotisations à 43 ans (contre 41,5 actuellement) et de l’âge légal de départ à la retraite à 63 ans (contre 62) n’y est pas favorable. « Ce serait une très mauvaise idée d’utiliser les impôts, la CSG, d’augmenter les cotisations sociales ou patronales car on réduirait la compétitivité de nos entreprises », dit Pierre Gattaz, le patron du Medef.  Pour le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, le financement des retraites des métiers pénibles doit passer par « une cotisation employeur » et non par une augmentation de cette contribution.  L’exercice s’avère d’autant plus compliqué pour le gouvernement que le contexte ne s’y prête pas. Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici vient lui-même d’évoquer « un ras-le-bol fiscal des Français ». Les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales, taxes locales), à 46,3% du produit intérieur brut en 2013, ont atteint un record.  Et la facture devrait s’alourdir avec la hausse de la TVA à partir de janvier et peut-être l’instauration d’une « contribution climat énergie », annoncée à la surprise générale jeudi.  Dans les rangs de la majorité, certains font également entendre leur désaccord. Le député PS Jean-Marie Le Guen, spécialiste des questions de santé publique, s’est dit « très réticent ». « C’est extraordinairement dangereux politiquement et socialement de donner priorité aux retraites par rapport à l’assurance maladie ».  Le groupe écologiste à l’Assemblée nationale, le MoDem ou le Parti de gauche sont aussi contre, quand des économistes plaident pour une « pause fiscale ».  Bruxelles aussi met son grain de sel. Pour le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, la France doit « absolument » éviter d’augmenter les impôts. Si elle devait s’y trouver contrainte, le gouvernement pourrait, « à la rigueur », recourir à une fiscalité écologique.

Sondage popularité PS : la chute

Sondage popularité PS : la chute

 

 

Rien de surprenant dans ce sondage qui confirme  le PS est en décalage total avec la préoccupation des français. L’image du PS auprès des Français se serait-elle fortement dégradée en un an ? Seuls 30% d’entre eux estiment que le parti du président François Hollande est proche des leurs préoccupations. C’est le plus bas niveau depuis 2009, selon un sondage Ifop1 à paraître dimanche dans Ouest France. 30% des personnes interrogées partagent l’idée que le PS « est proche des préoccupations des Français », une chute spectaculaire puisqu’ils étaient 55% de cet avis il y a un an. La contre-performance du parti dirigé par Harlem Désir est encore plus nette qu’au moment du congrès de Reims de novembre 2008 qui avait vu le PS se déchirer. 45% des interviewés estimaient alors que ce parti était proche de leurs préoccupations.  Si le PS peine à séduire tous les Français, il garde néanmoins une bonne image auprès de ses sympathisants. 78% d’entre eux jugent qu’il est proche des Français, une proportion toutefois en recul de 11 points par rapport à il y a un an (89%).Alors que son image était en amélioration constante depuis 2009 et que les effets néfastes du congrès de Reims avaient progressivement été effacés, ce mouvement de reconquête de l’opinion subit ainsi un véritable coup d’arrêt plus d’une année après l’élection de François Hollande », commente Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop. Un des défis du parti de la majorité, est donc encore de gagner la confiance des citoyens.

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