Archive mensuelle de août 2013

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Emploi : embauche en hausse en juillet

Emploi : embauche en hausse en juillet

Chômage en hausse en juillet (0.1%) mais embauches en progression. Conclusion si les embauches décollent, les suppressions d’emplois leur sont encore supérieures. Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans les secteurs marchands, hors intérim, a augmenté de 3,6% en juillet, portant à 1,6% la hausse sur trois mois, selon les chiffres publiés jeudi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Le nombre de déclarations avait baissé de 5,8% en juin (-6,3% annoncé auparavant), après une hausse de 4,2% en mai. À fin juillet, la baisse de ces déclarations sur un an s’établit à 3,6%.Dans l’industrie, les déclarations d’embauche de plus d’un mois ont augmenté de 8,2% en juillet, effaçant la baisse de 8,2% constatée en juin. Les déclarations dans ce secteur ont progressé de 2,7% sur trois mois mais reculé de 6,9% sur un an. L’Acoss ajoute que, sur le champ des entreprises déclarant mensuellement leurs cotisations aux Urssaf, soit celui des entreprises de plus de neuf salariés qui représentent 81% du total de l’emploi, le repli de l’emploi a persisté en juin et s’est maintenu à -0,1% sur trois mois comme en avril et en mai. La baisse, amorcée mi-2012, s’établit à -0,4% sur un an et résulte notamment du fort recul de l’intérim observé depuis fin 2011, poursuit le communiqué. Les effectifs du secteur de l’intérim ont progressé de 0,1% sur trois mois, le repli sur un an étant de 7,5%, après une légère amélioration en mai (+1,3% sur trois mois).

 

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 28 août 2013

 

 

 

Immobilier : chute vertigineuse du logement neuf

Immobilier : chute vertigineuse du logement neuf

 

Selon les statistiques communiquées par le ministère du Logement mardi, les mises en chantier de logements neufs sont en légère hausse entre mai et juillet (+ 5 % par rapport à 2012, soit presque 85.000 logements). Mais les autres indicateurs n’incitent pas à l’optimisme: les permis de construire - dont l’obtention est obligatoire avant de débuter un chantier - continuent à reculer sur la même période (- 21,7 %, soit 103.000). Et les mises en vente de logements neufs ont aussi chuté entre mai et juillet (- 22 %). «Compte tenu de ces éléments, on peut s’attendre à la construction de 325.000 à 330.000 logements neufs cette année», estime Michel Mouillart, un expert du secteur. On est loin des 466.000 unités sorties de terre en 2007 et même des 421.000 bâties il y a deux ans. Une situation préoccupante, car elle participe à la hausse du chômage. «Nous tablons sur 40.000 suppressions d’emplois dans notre secteur cette année», répète-t-on à la Fédération française du bâtiment. Si la construction a piqué du nez, la crise économique et la montée du chômage en sont responsables ; mais les gouvernements successifs (Fillon puis Ayrault) qui ont réduit la portée du PTZ + (prêt à taux zéro) pour faire des économies ont aussi accentué le phénomène. Car cet outil donnait un sacré coup de pouce aux ménages aux revenus limités pour accéder à la propriété. «À peu près 50.000 PTZ + devraient être accordés cette année contre 100.000 en 2010», affirme Michel Mouillart. Ce recul est d’autant plus dommageable que l’action de la ministre du Logement tarde à porter ses fruits. Pour remplacer le dispositif Scellier réservé aux particuliers investisseurs, Cécile Duflot a mis en place en janvier 2013 un autre mécanisme de défiscalisation qui porte son nom. À son lancement, elle espérait qu’il générerait 40.000 logements neufs cette année. «En fait, il n’y aura pas plus de 25.000 logements réservés avec le dispositif Duflot en 2013», estime Guy Nafilyan, président du promoteur immobilier, Kaufman & Broad. Par ailleurs, le gouvernement a lancé une série de réformes pour accélérer la construction de logements. Ainsi, la loi sur la cession du foncier public adoptée fin 2012 incitera les administrations et les entreprises publiques à céder à prix préférentiel des terrains pour y construire des logements. Par ailleurs, les acteurs institutionnels (banques, compagnies d’assurances, mutuelles…) bénéficieront d’une TVA à taux réduit (10 %) s’ils financent la construction de logements intermédiaires.

Moral des ménages : baisse en Allemagne

Moral des ménages : baisse en Allemagne

Le moral du consommateur allemand est légèrement retombé après avoir atteint un pic de près de six ans, selon l’enquête mensuelle de l’institut d’études GfK. Son indice de confiance censé mesurer les perspectives de la consommation en septembre recule à 6,9 contre 7,0 (confirmé) en août, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une légère progression à 7,1. Les perspectives financières personnelles et les anticipations économiques ont baissé mais la propension à acheter a progressé, a précisé GfK. Un indice supérieur à zéro signale une croissance de la consommation privée.

 

France Télévisions : 600 postes supprimés

France Télévisions : 600 postes supprimés

L’effectif se chiffre actuellement à 10.200 personnes, a précisé Rémy Pflimlin.
 Avec ce plan de départ, l’entreprise devrait donc atteindre l’objectif qui figure dans budget pluriannuel négocié avec l’Etat cet été: 9.750 équivalents temps plein en 2015, soit « une diminution de l’ordre de 650 équivalents temps plein par rapport au budget 2012″ (10.400 équivalents temps plein), indique le texte.  D’ores et déjà, l’effectif a été diminué de 500 équivalents temps plein par rapport à mi-2012, ce qui permis d’atteindre « le niveau le plus bas depuis 2007″, a souligné mardi le directeur général délégué Martin Ajdari.  Objectif: enrayer enfin la hausse continue du personnel enregistrée ces dernières années, notamment depuis l’arrivée de Remy Pflimlin. L’effectif, après avoir cru de 1,8% en 2011, a encore cru en 2012 de 87 équivalents temps plein, pour atteindre 10.484 équivalents temps plein en moyenne sur l’exercice. « L’année 2012 a été marquée par une forte dérive des effectifs au 1er semestre, corrigée au cours du 2e semestre », indiquent les comptes.  Cette hausse a plusieurs explications. Certes, deux plans de départs volontaires ont déjà été lancés en 2007, puis 2009, mais ils se limitaient à proposer des pré-retraites aux seniors. Surtout, la plupart de ces postes ont été remplacés.   Parallèlement, les contrats précaires (intermittents, CDD, pigistes…) ont beaucoup augmenté ces dernières années. Le taux de salariés non permanents, après avoir atteint un point bas en 2009 (à 16,2%) est ensuite remonté à 19,1% en 2011, puis 18,2% en 2012 (soit plus que les 18% prévus dans le contrat d’objectif et de moyens). Le groupe a promis mardi « un plan volontariste de réduction de la précarité ».  A cela s’ajoutent des explications circonstancielles: les moyens nécessaires à la couverture de la présidentielle de 2012, et la désorganisation temporaire crée par la mise en place d’une entreprise unique.  Par ailleurs, les chaînes publiques ont aussi expliqué vouloir rogner sur d’autres dépenses. Entre 2011 et 2013, les achats ont ainsi baissé de de 15% (soit 7 millions d’euros), et les dépenses de communication de 20%. Tandis que les frais de mission et de transports étaient réduits de 10%. Enfin, certaines émissions commandées à des producteurs externes sont achetées moins chères suite à des audits menés par France Télévisions.

Retraites : les fonctionnaires épargnés

Retraites : les fonctionnaires épargnés

C’est l’un des sujets les plus sensibles de la réforme des retraites  dont le contenu a été présenté mardi 27 août par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault : le régime de retraite des fonctionnaires que certains souhaitait voir aligner sur celui des salariés du privé. Il n’en sera rien, selon les précisions apportées par le Premier ministre.  « Beaucoup de choses fausses sont dites sur le sujet », a coupé net Marisol Touraine mercredi au micro de RTL. « Ce qui compte c’est que les salariés, qu’ils soient du public ou du privé, aient une retraite qui soit de niveau équivalant lorsqu’ils ont travaillé la même durée et qu’ils ont le même niveau de rémunération pendant leur vie active », a-t-elle expliqué, interrogée par les auditeurs.  La ministre des Affaires sociales est revenue sur le mode de calcul de la retraite des agents du public. « La plupart des fonctionnaires ont des primes. Or ces primes ne rentrent pas dans le calcul. On calcule la retraite des fonctionnaires à partir d’une base qui est inférieure à ce que ces salariés ont gagné durant leur vie », a-t-elle rappelé. Voilà pourquoi les régimes entre le public et le privé restent distincts.  Pour que ce soit juste, il faut que la réforme soit justement répartie, et elle l’estMarisol Touraine Une forme d’injustice, selon certains auditeurs. « Pour que ce soit juste, il faut que la réforme soit justement répartie, et elle l’est », a répondu Marisol Touraine. « Il va y avoir une augmentation – petite- des cotisations. Il va y avoir une augmentation de la durée de cotisation qui concerne tout le monde. Les fonctionnaires, les salariés des régimes spéciaux devront cotiser d’avantage et devront, à partir de 2020, travailler plus longtemps », a assuré la ministre.

 

Le chômage : 0,2 % en juillet mais + de 50 000 pour les petits boulots

Le chômage : 0,2 % en juillet mais + de 50 000 pour les petits boulots

 

Pour des raisons déjà évoqués les chiffres ne pouvaient pas être encore plus catastrophiques (non actualisation par les chômeurs qui ne touchent pas d’indemnité, peu d’inscription des jeunes pendant l’été, effet de l’emploi saisonnier etc.).  Le chômage a donc  légèrement augmenté au mois de juillet de 0,2% mais ceux qui ont des petits contrats, qui ont travaillé quelques heures dans le mois ne voient pas encore venir l’amélioration. Ils ont été 52.200 de plus à s’inscrire sur les listes de Pôle Emploi en juillet (+1,1%) soit 4,85 millions d’euros. Cette progression de 6.300 demandeurs d’emploi est qualifiée de « modérée » par le ministère du Travail. Pour le gouvernement, le chômage augmente moins vite que les mois précédents. Dans un communiqué, le ministère compare la tendance de mai à juillet, à savoir +7.100 chômeurs en plus en moyenne par mois, à une moyenne de +31.700 entre février et avril. En clair, depuis mai, le nombre de demandeurs d’emploi augmente quatre fois moins vite qu’au début de l’année.  « Bien sûr, le retournement n’est pas encore là, mais deux éléments majeurs sont au rendez-vous. Je pense d’abord à la très faible hausse constatée sur le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, dans la continuité des chiffres des deux derniers mois« , a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d’une conférence de presse sur les retraites mardi soir. Cependant, l’embellie ne touche pas tous les chômeurs. Seuls les jeunes profitent de cette bonne tendance. « L’inversion de la courbe du chômage des jeunes devient aujourd’hui une réalité. Il faut qu’elle soit durable, et pour cela nous devons encore redoubler nos efforts » a affirmé Michel Sapin, le ministre du Travail. Il souligne que lundi, le 50.000ème jeune bénéficiaire d’un emploi d’avenir a signé son contrat. « Pour le troisième mois consécutif, le nombre de jeunes demandeurs d’emploi en catégorie A diminue, de 0,8% ce mois-ci, après -0,3% en juin et -0,5% en mai«  », note le communiqué

 

Intervention en Syrie : le piège

Intervention en Syrie : le piège

 

Humainement, l’intervention en Syrie se justifie mais elle ne débouchera pas sur un vrai changement politique dans lame mesure où il faudrait choisir enter une dictature ou la mainmise des extrémistes islamistes.( Les printemps arabes se sont transformés en hiver) Une intervention en Syrie, humanitairement  nécessaire pour freiner la barbarie d’Assad, parait particulièrement piégeuse (sans compter les risques d’attentats en retour).   L’hypothèse d’une opération militaire contre le régime de Bachar el-Assad est donc loin de faire l’unanimité en France. Si certains la juge « urgente », d’autres évoquent déjà une « erreur ». Le concours de l’ONU à cette action fait également débat.  Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et Rachida Dati ont des positions différentes sur l’intervention en Syrie.  Avant même qu’elle ne commence, l’intervention militaire en Syrie ne suscite pas d’union sacrée au sein de la classe politique française. Alors que l’exécutif a promis de prendre ses responsabilités, après des attaques chimiques imputées la semaine dernière au régime syrien, plusieurs responsables ont critiqué le recours à la force, qui ne semble désormais plus faire de doute. Front national et Front de gauche ont en particulier mis en garde le pouvoir français. « Hollande choisit les islamistes », a affirmé Marine Le Pen dans un communiqué. Selon elle, la décision est « précipitée, fondée sur des supputations ». Sur i-Télé, le vice-président du FN Florian Philippot a raillé « une diplomatie de cow-boy ». Ce serait « une erreur gigantesque », a pour sa part déclaré Jean-Luc Mélenchon mardi matin sur BFMTV, accusant la France de suivre « la propagande nord-américaine ». Un message partagé par le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, qui s’est lui aussi indigné. « Il est du devoir de la France de tenir son rang. Or depuis plusieurs mois, à force de suivre aveuglement les Américains, la voix de la France est inaudible ». L’option d’une opération militaire est en revanche encouragée par d’autres élus. Chez les écologistes, le député Noël Mamère, membre de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, explique que « cette attaque chimique va bien au-delà du conflit syrien ». « L’absence d’intervention de la communauté internationale sera la signature de son impuissance et la porte ouverte à l’impunité », explique le député EELV  Le patron du MoDem, François Bayrou, n’a quant lui pas de réponse tranchée et a lancé  » un appel pressant à la prudence », mardi sur RMC. « Je demande qu’on réfléchisse bien, en tant que France, aux conséquences d’une telle intervention », a-t-il dit. La droite est tout autant divisée sur cette question, en particulier sur la question du rôle de l’ONU dans cette intervention. « Une intervention internationale – avec la participation de la France – contre le régime syrien est urgente et souhaitable », a déclaré sur Twitter l’ex-secrétaire d’Etat Dominique Bussereau. « La légitimité internationale c’est d’intervenir même si la légalité c’est l’ONU. Il faudra probablement contourner les vétos russes et chinois », a affirmé le député UMP Benoist Apparu sur RFI.  A l’inverse, « la seule issue à la crise syrienne est une réunion à Genève sous l’égide des Nations unies », explique pour sa part François Fillon, dans une interview à Paris Match mise en ligne mardi. De même, l’ex-secrétaire d’Etat Pierre Lellouche, contacté par leJDD.fr, se dit favorable à une « action punitive (…) à condition d’avoir l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU ». « En Syrie, on peut craindre que le chaos succède au chaos », a également dit dans un communiqué l’ex-ministre Rachida Dati, qui « ne pense pas » que ‘l’intervention militaire puisse être une solution ». Plus virulents, quatre députés UMP membres de la Droite populaire Jacques Myard, Lionnel Luca, Thierry Mariani et Philippe Meunier ont jugé « inquiétants » les « bruits de bottes et les déclarations va-t’en guerre des gouvernements américains, français, et anglais ». Et demandent à rendre public les « preuves de l’utilisation par l’armée de Bachar El Assad d’armes chimiques ». Ils souhaitent également que la Commission des affaires étrangères auditionne le ministre Laurent Fabius. Ce sera chose faite le 4 septembre. D’autres, comme Pierre Laurent pour le Parti communiste ou Nicolas Dupont-Aignan veulent un débat parlementaire plus large. Mardi soir, François Hollande a promis de « tenir informé » le Parlement « dans les meilleurs délais ».

 

Retraites: allongement et augmentations des cotisations ; réforme à minima

Retraites: allongement et augmentations des cotisations ; réforme à minima

 

 

 

Ayrault a surpris tout le monde sur les retraites non pas sur le fond car c’est une réforme à minima mais sur le calendrier. L’objectif était de pas mécontenter tout le monde, de couper herbe sous le pied à la manifestation du 10 septembre et d’affaiblir le mouvement en cours à propos du ralbol fiscal. Une opération sans doute réussie mais qui entrainera sûrement d’ici 5 ans une autre réforme. Dans une déclaration à Matignon, Jean-Marc Ayrault a indiqué que la durée de cotisations requise pour une retraite à taux plein serait progressivement relevée, d’un trimestre tous les trois ans à partir de 2020. Elle atteindra 43 ans en 2035: il n’y a « pas d’autre solution », a-t-il affirmé, assurant qu’il n’y aurait pas d’allongement ultérieur, au-delà de 2035.  La durée de cotisation est actuellement fixée à 41,5 ans pour la génération 1956.  Cette mesure « s’appliquera à tous: salariés du privé, fonctionnaires et agents des entreprises publiques », a précisé Jean-Marc Ayrault.  Pour des économies plus immédiates, les cotisations vieillesse acquittées par les entreprises et par les salariés seront augmentées progressivement pendant quatre ans: 0,15 point en 2014, puis 0,05 supplémentaire en 2015, 2016 et 2017, soit au final 0,3 point pour les actifs comme pour les employeurs en 2017.  Le gouvernement a finalement renoncé à augmenter la CSG pour financer le déficit des régimes de retraite, une piste qui avait paru s’éloigner avec le débat sur le poids de la fiscalité en France.  Une hausse de la CSG « pèserait sur l’ensemble des ménages, elle n’a pas été créée pour financer les retraites », a déclaré le Premier ministre.   »Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées à un faible niveau et progressivement. C’était d’ailleurs les vœux des organisations syndicales de salariés », a-t-il ajouté. Avec cette réforme, le gouvernement compte faire des économies de 7,3 milliards d’euros en 2020 pour le régime général (salariés du privé). Cet apport, assuré en grande partie par la hausse des cotisations vieillesse – 4,4 milliards d’euros – permettra de compenser le déficit du régime général, évalué à 7,6 milliards d’euros en 2020. L’équilibre de tous les régimes sera atteint en 2040.  Lors d’une ultime concertation à Matignon lundi et mardi, le Premier ministre avait donné des gages à ses interlocuteurs – syndicats comme patronat – soucieux de s’assurer un large soutien à propos d’un dossier traditionnellement source de crispation.  Mais dès la fin de son intervention la CGT a affirmé qu’elle n’avait pas été « entendue », maintenant la journée de mobilisation du 10 septembre, fixée avec trois autres syndicats (FO, FSU, Solidaires) pour protester contre l’allongement de la durée de cotisation.  Pierre Gattaz, le patron du Medef, a fustigé une « non-réforme dangereuse » et « pas acceptable » pour le patronat. Côté politique, l’heure était aussi à la critique au sein de l’opposition: pour Hervé Mariton, député UMP et délégué général en charge du projet des retraites à l’UMP, « les comptes pour 2020 n’y sont pas », alors que pour Hervé Morin, député de l’Eure (président du Nouveau centre), avec ces annonces « on se moque du monde! L’équilibre n’y est pas et les injustices continuent! ».  Seule la CFDT s’est félicitée « des mesures de justice » pour certaines vieilles revendications, dont la prise en compte de la pénibilité.  M. Ayrault a ainsi confirmé la création d’un compte mis en place à partir de 2015 pour les salariés exerçant des métiers pénibles.  Il permettra à ces salariés de suivre une formation pour se reconvertir, travailler à temps partiel en fin de carrière ou partir plus tôt à la retraite. Et sera financé par les entreprises. « Son financement devrait, à partir de 2016, reposer sur une contribution payée par toutes les entreprises au titre de la solidarité inter-professionnelle et modulée en fonction de la pénibilité propre à chaque entreprise », a précisé M. Ayrault.  Le coût de ce volet devrait représenter « moins d’un milliard d’euros à l’horizon 2020 et quelque 2 à 2,5 milliards d’euros à l’horizon 2035″, selon lui.  Les retraités seront également mis à contribution: les majorations attribuées aux parents de trois enfants seront soumises à l’impôt, ce qui n’était pas le cas auparavant et ce, pour tous les régimes.  Le Premier ministre a aussi annoncé qu’il engagerait une réforme « pour que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail ».

Barème impôt sur le revenu : indexation rétablie rétablie en 2014

Barème impôt sur le revenu : indexation rétablie rétablie en 2014

 

Après le désamorçage des retraites ; celui des impôts sur le revenus avec le rétablissement de la désindexation  … mais en 2014 (désindexation mise en place par la droite en 2012 et maintenu par la gauche en 2013). « Je vous annonce ce soir que l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sera rétablie, alors qu’elle avait été supprimée par nos prédécesseurs », a déclaré M. Ayrault lors d’une conférence de presse.   »Plus largement, les efforts d’économies engagés et qui se poursuivent permettent de tendre en 2014 vers une quasi-stabilisation des prélèvements obligatoires », a-t-il assuré.  Indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation signifie prendre en compte la hausse des prix pour le calcul de l’impôt. Ce mécanisme permet d’éviter qu’un contribuable ne paie plus d’impôts par le seul jeu de l’inflation.  Cette indexation avait été levée par le gouvernement de François Fillon pour l’impôt sur les revenus 2011, payé en 2012.  La gauche avait maintenu cette mesure d’austérité pour l’impôt sur les revenus 2012, que les contribuables français doivent acquitter avant le 16 septembre 2013 et qui augmente de ce fait du montant de l’inflation de 2012 (celle-ci s’est établie à 2% en moyenne sur l’année et à 1,2% en glissement annuel de janvier à décembre), sauf pour les deux premières tranches.  Dans le programme de stabilité présenté en avril par la France à Bruxelles, le gouvernement prévoyait une augmentation des prélèvements obligatoires de 0,3% du produit intérieur brut.  Cette annonce du Premier ministre, à un mois environ de la présentation du prochain budget, intervient en plein débat sur le « ras-le-bol fiscal » en France.

Retraites : déminage temporaire

Retraites : déminage temporaire

 

 

On s’attendait à une grande réforme, on débouche sur une réformette qui démine provisoirement le terrain social avant la manifestation du 10 septembre (les régimes spéciaux ne sont pas touchés). Une reforme qu’il faudra remettre sur le tapis tous les 5 ans, comme d’habitude. L’annonce de la réforme des retraites par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été accueillie froidement par certains titres de presse, tandis que d’autres saluent son habileté politique. Les éditorialistes ont donné des avis contrastés sur le projet de réforme des retraites du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Certains l’accusent de manque de « courage politique » tandis que d’autres le saluent comme « démineur ».  Gaëtan de Capele dans Le Figaro estime que « faute de courage politique, cette réforme se résume donc, comme on le craignait, à un renvoi de l’allongement de la durée de cotisation aux calendes grecques et à une nouvelle hausse des prélèvements.(…) le gouvernement a choisi – c’est une manie – de ponctionner encore la fiche de salaire des Français et d’alourdir encore un peu les charges des entreprises », déplore-t-il. De son côté, Henry Lauret dans Le Télégramme juge que  » mécaniquement opportuniste, politiquement habile, la réforme des retraites siglée Ayrault renforce le chef d’une majorité viscéralement chamailleuse qui y trouvera sans doute quelque apaisement momentané. » Et de saluer le savoir faire de Jean-Marc Ayrault : « le démineur de Matignon ne doit pas être mécontent de son tour de passe-passe. » Le démineur de Matignon ne doit pas être mécontent de son tour de passe-passeHenry Lauret dans Le Télégramme Dans La Croix, Dominique Quinio note que « le gouvernement a choisi la prudence et de ne pas s’attaquer aux dossiers les plus polémiques. » « La situation économique, malgré les quelques signes de reprise de la croissance, aurait tout à perdre d’un grave désordre social », reconnaît-elle. S’il croit que « dans ses « arbitrages », Jean-Marc Ayrault a manifestement voulu contenter un peu tout le monde », Hervé Favre(La Voix du Nord) suppose qu’ »en abattant son jeu dès hier soir, Jean-Marc Ayrault a aussi cherché à désamorcer la mobilisation syndicale avant la journée d’action prévue le 10 septembre.’ Raymond Couraud de L’Alsace a bien noté que le Premier ministre précisait « qu’il faudra bien de temps à autre ‘remettre le dossier en chantier’.  » « C’est de bonne guerre. Tous les gouvernements l’ont fait, à la manière de nos anciens qui juraient que la guerre de 14 serait « la der des der », avoue-t-il. « Cela revient presque à un succès politique, dans la mesure où la CFDT et le patronat ont été enrôlés dans une forme de coalition des pragmatismes. (…) », calcule Philippe Waucampt dans Le Républicain Lorrain. « Contrairement à ce qu’a affirmé Jean-Marc Ayrault, cette réforme n’est pas juste, puisqu’elle ne réduit pas les inégalités de départ entre régimes, mais elle est habile », assure Jacques Camus (La Montagne Centre Presse). « En tout cas, le front social, qu’on imaginait « explosif » avec un dossier comme celui des retraites, vient d’être momentanément désamorcé.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 27 août 2013

 

 

 

 

 

Chômage: des chiffres de juillet bidonnés

Chômage: des chiffres de juillet bidonnés

 

 

 

D’après le gouvernement les chiffres ne seront pas catastrophiques ; en cause le fait que juillet n’est pas significatifs : beaucoup n’actualisent pas leurs situations (ceux qui ne touchent pas d’indemnités), les demandeurs d’emplois s’inscrivent peu pendant l’été et il y a enfin les emplois saisonniers qui faussent les chiffres. Il n’ya que les chiffres d septembre qui seront significatifs. Le gouvernement, qui voit l’échéance se rapprocher, espère enfin enrayer la hausse continue des demandeurs d’emploi depuis plus de deux ans.  En juin – 26e mois de hausse -, un nouveau record avait été atteint avec 3,279 millions de personnes sans activité en métropole (+14.900 en un mois).  Malgré le grand scepticisme de l’opinion, l’exécutif affiche une pleine confiance dans la promesse présidentielle.   »Oui, nous inverserons la courbe du chômage (…) d’ici la fin 2013″, a réaffirmé dimanche le ministre du Travail Michel Sapin, estimant que si les chiffres de juillet marquent « un ralentissement », « c’est que nous allons dans la bonne direction parce qu’avant d’inverser, il faut arrêter ». Le mois dernier, M. Sapin s’était dit convaincu déjà que le gouvernement était en « phase » de « stopper la hausse » et avait noté une « amélioration » malgré l’augmentation.  Optimisme aussi du côté de son collègue de l’Economie Pierre Moscovici, rasséréné par un rebond inespéré de la croissance au deuxième trimestre (+0,5% selon l’Insee). L’inversion « va arriver d’ici la fin de l’année. J’en ai la conviction, une conviction informée », estimait ce dernier il y a quelques jours. « Je suis confiant sur l’inversion de la courbe du chômage. Nous allons y arriver », avait insisté le président en enchaînant début août les déplacements sur le thème de l’emploi pour marteler que les signaux de reprise étaient là.  Pour l’heure, la reprise économique n’est pas suffisante pour créer des emplois dans le secteur privé. Au deuxième trimestre, 27.800 postes ont encore été détruits, selon l’évaluation de l’Insee qui prévoit une augmentation du chômage à 10,7% fin 2013 en métropole (contre 10,4% actuellement).  A court terme, une amélioration de l’emploi privé « ne suffira pas » à inverser la courbe mais les emplois subventionnés « montent en charge » pour porter l’embellie fin 2013, assure M. Moscovivi.  Parmi ces emplois en partie financés par l’Etat figurent les emplois d’avenir destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés, essentiellement dans le secteur non-marchand. La barre des 50.000 (sur un objectif de 100.000 fin 2013) a été franchie en août. Ces contrats s’ajoutent aux emplois aidés classiques (440.000 dans le non-marchand, 50.000 dans le privé) programmés par l’actuel gouvernement, qui en a allongé la durée. Par ailleurs, le plan de formations prioritaires de chômeurs pour pourvoir d’ici à décembre 30.000 emplois vacants est lancé. Le but est d’arriver à 100.000 d’ici à fin 2014.  Conscient d’entrer dans « une période où l’observation des chiffres devient déterminante », le ministère du Travail s’emploie déjà par avance à déminer les éventuelles « ambiguités ou incompréhensions » sur les statistiques qui serviront de « thermomètre » pour jauger la promesse présidentielle.  Le chiffre « de référence » sera « naturellement » celui des demandeurs d’emploi sans activité inscrits à Pôle emploi (catégorie A). Mais l’autre grand indicateur, le chômage au sens du BIT calculé trimestriellement par l’Insee, sera « aussi » à considérer, ajoute-t-on. Le taux du deuxième trimestre doit être publié le 5 septembre.   »Il n’y a pas deux courbes, c’est la même », insistait-on au ministère à la veille de la publication en livrant un autre message « préventif »: le « freinage, puis le retournement de la courbe » devra être analysé en « tendance », sur « plusieurs mois ».  En mai, l’accalmie fragile enregistrée avait été largement alimentée par des sorties de listes de chômeurs n’ayant pas « actualisé » leur situation, démontrant une fois de plus le caractère extrêmement volatil des statistiques mensuelles de Pôle emploi.  En outre, le gouvernement portera mardi une attention particulière à l’évolution des jeunes inscrits, traditionnellement plus sensible à la conjoncture. Leur nombre avait diminué en mai et juin. Sur ce terrain « avancé » de la bataille pour l’emploi, « l’inversion est commencée », estimait-on au ministère du Travail. Reste à savoir si elle sera « durable ».

 

Impôts :20 millions de foyers vont payer plus

Impôts :20 millions de foyers vont payer plus

 

Alors que les feuilles d’impôts investissent les boîtes aux lettres, sur les 36 millions de foyers fiscaux que comptent la France, 20 millions vont payer plus d’impôts que l’an dernier, ou toucher une prime pour l’emploi moins élevée, selon les informations recueillies par Europe 1. Soit 55% des contribuables. Cette augmentation se situera entre 50 et 400 euros sur l’année par foyer fiscal.

 

Breton : « il faut travailler plus »

Breton : « il faut travailler plus »

Thierry Breton, ancien ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, et président directeur Général d’ATOS a indiqué mardi sur Europe 1 qu’il « croyait en l’inversion de la courbe du chômage » d’ici la fin de l’année, promesse de François Hollande. « Les emplois aidés vont aider cela » mais pour l’ancien ministre, cela ne suffira pas. « L’allongement de la durée de vie va de pair avec l’allongement de la durée du travail », a-t-il indiqué.

 

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