Archive mensuelle de août 2013

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Economie, politique, société: pages les plus regardées 29 août 2013

 

 

 

 

Essence: vers deux euros le litre

Essence: vers deux euros le litre

 

Cette fois la prédiction du président de Total risque de se réaliser avec un litre de carburant à deux euros. En cause d’abord la déstabilisation dans les pays arabes qui sera amplifiée avec une intervention en Syrie. Seconde raison la faiblesse de l’euro par rapport au dollar, certes plus favorables aux exportations mais qui renchérit le prix d’achat du pétrole libellé en dollar ; Il faudra ajouter à cela les conséquences de la taxe carbone qui est autre qu’une fiscalité supplémentaire et qui pèsera surtout sur le carburant et le fuel destiné au chauffage. Bref, ce renchérissement qui est cause de la petite croissance du second trimestre ( dépenses  de chauffage plus importante à cause du froid)  en fait ampute le pouvoir d’achat et diminue  d’autant la consommation sur les autres produits. Vraiment une mauvaise nouvelle car c’est surtout la consommation qui en France soutient la croissance. Les stratèges politiques du gouvernement n’ont sans doute mesuré toutes les conséquences néfastes d’un engagement très aventureux en Syrie, non seulement pour l’automobiliste  et l’utilisateur de fuel) mais surtout pour l’activité et le chômage.

 

Bayrou:  » pas de réforme des retraites »

 

Bayrou:  » pas de réforme des retraites »

 

« Il y a une chose certaine, c’est qu’il n’y a pas de réforme des retraites », a déclaré sur I-Télé le dirigeant centriste. La réforme, qualifiée de « rustine de plus » par M. Bayrou, prévoit notamment une hausse des cotisations vieillesse et le passage de la durée de cotisation à 43 ans en 2035.  L’ancien candidat à la présidentielle a également dénoncé « l’acceptation au fond que s’installent dans le temps, et que durent dans le temps (…) les inégalités, entre régimes de retraites, entre Français, entre situations différentes ».  Et « la deuxième inégalité, la plus grave, c’est que c’est les jeunes qui vont payer. On choisit de mettre la totalité de la charge sur ceux qui sont aujourd’hui les plus jeunes pour éviter les embêtements, les conflits et les difficultés avec les syndicats que nous allons rencontrer ».  Selon François Bayrou, « il y a une réforme simple, robuste (…) une réforme qui individualise les droits acquis à la retraite, qui permet de partir avec les droits qu’on a acquis à l’âge qu’on choisit et qui est équilibrée dans le long terme, c’est un système qu’on appelle par points » ou « par compte individuel ».

 

 

Syrie : risque de fuite en avant de la France et des autres

Syrie : risque de fuite en avant de la France et des autres

 

 

L’intervention jugée imminente en Syrie semble maintenant décalée de plusieurs jours au moins. On semble prendre un peu mieux conscience de l’enjeu et des limites politiques d’une réplique ciblée. Surtout, il n’a pas été pris en compte les risques de déstabilisation dans des pays arabes où les printemps qui se transforment en hiver. Les conséquences politiques pourraient être graves pour les intérêts économiques ;la hausse du pétrole d’abord, encore moins de croissance  mais aussi des menaces terroristes sur les entreprisses étrangères implantées dans le proche et moyen orient. On ne peut non plus exclure des attentats en Europe même. Un risque de fuite en avant demeure car les économies européennes sont très fragilisées et certains chefs d’Etat – (notamment la France et la Grande Bretagne) pourraient être tentés de redorer leur image par une intervention militaire. Mais la Syrie n’est pas le Mali (où les terroristes étaient pour la plupart étrangers et ne disposaient que de vieux 4×4 et des kalachnikovs). Les gains de popularité éventuels de cette réplique militaire pourraient être rapidement détruits par les conséquences sur des économies européennes déjà bien chancelantes. Dernier aspect et non des moindres, l’attaque ciblée n’offrira pas davantage d’issue politique en Syrie, d’autant que comme dans d’autres pays arabes, il s’agirait de choisir entre Assad le dictateur et des islamistes extrémistes. La classe politique paraît très divisée en France sur cette intervention (comme l’opinion publique) dont on ne semble pas avoir mesuré tous les conséquences. L’affaiblissement du gouvernement français pourrait favoriser un engagement très aventureux pour redonner un peu de crédit à la majorité actuelle. Un pari toutefois très douteux  et très dangereux que la ministre de la communication du gouvernement ne semble pas bien mesurer. La ministre était interrogée par France 2 sur l’opération en projet, à laquelle le président François Hollande s’est dit prêt et qui semblait imminente, mais non encore décidée par Barack Obama.  Elle a d’abord jugé que l’attaque du 21 août, qui aurait fait un millier de morts parmi les civils syriens, était « inqualifiable et dépasse l’entendement ».   »C’est un crime contre l’humanité qui se passe sous nos yeux et demande à la communauté internationale de ne pas rester sourde et indifférente ».  La réaction des dirigeants français, britannique et américains « a été salutaire, c’est de notre humanité que l’on parle », a poursuivi Mme Vallaud-Belkacem.   »Il faut que la communauté internationale trouve une riposte adaptée à la situation », selon elle, mais elle est « compliquée à construire ».  Compliquée « d’abord parce que l’Etat ne va pas intervenir seul, donc il faut obtenir l’adhésion de plusieurs alliés, de plusieurs partenaires, ce que nous essayons de trouver au sein du conseil de sécurité des Nations unies » mais « avec des Etats comme la Chine et la Russie qui posent un certain nombre de difficultés ».   »Nous étudions d’autres options », a fait valoir la responsable gouvernementale, « en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas simplement de punir et d’empêcher le régime syrien de procéder à une nouvelle attaque de ce type – ce serait déjà beaucoup – mais aussi de trouver une sortie de crise ».   »C’est extrêmement important, pour la communauté internationale, si elle intervient, de le faire dans des conditions qui permette au pays ensuite de se rétablir », a insisté Mme Vallaud-Belkacem.

 

 

Ecotaxe poids lourds : « l’usine à gaz » reportée en janvier

Ecotaxe poids lourds :  « l’usine à gaz » reportée en janvier

 

 

Malgré la météo clémente de la fin août, l’écotaxe poids lourds est dans le Les  dirigeants d’Ecomouv (chargé de récolter la taxe) devraient proposer au ministre un report de la mise en œuvre du système à janvier 2014, afin de laisser aux professionnels du transport le temps de «s’enregistrer» et de s’équiper de boîtiers de géo localisation. «J’ai toujours dit que je ne souhaitais pas qu’on mette en place un dispositif non sécurisé», rappelle le ministre. Or, à l’heure actuelle, seuls 10.000 poids lourds se seraient enregistrés. «Dans l’idéal, 100.000 à 120.0000 camions devraient l’être aujourd’hui», confie un proche du dossier. Plusieurs raisons expliquent ce retard. Les professionnels du transport ont dans leur ensemble mal accueilli un dispositif que le ministre lui-même a décrit comme une «usine à gaz», avant de décider de le reporter une première fois à octobre prochain. Le principe de répercussion de la taxe sur les clients des transporteurs a aussi été affiné. La complexité administrative de l’inscription suscite des rejets. De plus, les relations entre la filiale de l’italien Autostrade (choisie comme concessionnaire par le précédent gouvernement) et les pouvoirs publics ne facilitent pas non plus sa mise en œuvre. «Ce dispositif n’est pas le mien, rappelle Frédéric Cuvillier. Le contrat a été signé avec l’État en 2011.» En attendant, un observatoire de l’écotaxe poids lourds va être mis en place dans chaque département pour veiller à ce que les professionnels du transport respectent l’application de la loi. La taxe, censée récolter 1,2 milliard d’euros en année pleine, ne devrait donc pas rapporter cette année le moindre euro à l’agence de financement des infrastructures de transports de France

 

 

Syrie : menaces sur les marchés notamment émergents

Syrie : menaces sur les marchés notamment émergents

Chute des devises et des places boursières, hausse des taux d’emprunt et des cours du pétrole: les pays émergents ne parviennent pas à voir le bout du tunnel, dans un été qui a été particulièrement chahuté.   »Les marchés ont subi un premier mouvement lié à la possible réduction des achats d’actifs de la Réserve fédérale américaine. Désormais, le contexte géopolitique se dégrade et constitue un second facteur qui conduit les investisseurs à éviter les actifs risqués », comme les placements dans les pays émergents, observe René Defossez, stratégiste chez Natixis.   »Les incertitudes sur la Syrie, où une intervention pourrait générer des tensions internationales durables, pèsent sur l’ensemble des marchés. Or les émergents sont particulièrement sensibles à une dégradation de la confiance », souligne Jean-Louis Mourier, économiste chez le courtier Aurel BGC.  Mercredi, les marchés asiatiques ont clôturé en baisse, à l’image de la Bourse de Hong Kong qui est revenue à son niveau le plus bas depuis cinq semaines. En Inde, la roupie a atteint un nouveau plancher historique en matinée face au dollar.  De même, les marchés turcs étaient fragilisés, avec la livre évoluant à un niveau historiquement faible face au dollar.  Les Bourses des monarchies pétrolières, qui ont lourdement chuté mardi, évoluaient en ordre dispersé, la place d’Arabie Saoudite revenant un peu dans le vert dans l’après-midi (+0,26%) tandis que celle de Dubaï restait en baisse (-1,30%).  Une frappe contre le régime syrien, accusé d’avoir utilisé des armes chimiques dans sa guerre contre les rebelles, semble imminente, Washington et ses alliés préparant le terrain pour une action militaire contre laquelle Damas a promis de se défendre.   »Il est très difficile de savoir si la situation peut dégénérer dans la région. Cette incertitude est un phénomène que l’on a déjà pu connaître sur les marchés à l’occasion d’autres conflits comme l’Irak », selon M. Defossez.  Les craintes d’une intervention militaire ont aussi pour conséquence de faire grimper les cours du brut, la Syrie se situant au cœur de la première zone de production de la planète.   »Les difficultés des pays émergents risquent de s’accroître, la hausse du baril de pétrole étant un élément particulièrement dommageable pour eux. En effet, elle vient se cumuler à l’effondrement de leurs devises, ce qui devrait accroître le coût de leurs importations et donc leur déficit courant », expliquent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.  Or, les pays émergents sont très dépendants de l’extérieur pour le financement de leur économie.  Selon Crédit Mutuel-CIC, « les pressions inflationnistes vont croître, réduisant encore les marges de manœuvre des banques centrales », qui auront du mal à baisser encore les taux d’intérêt puisque cela ne ferait qu’accentuer le dérapage des prix à la consommation.   »Les pays émergents sont particulièrement sensibles à l’inflation. Au Brésil, un des déclencheurs des manifestations récentes a été l’augmentation des prix, notamment dans les transports », rappelle M. Mourier.  Les marchés émergents sont d’autant plus sensibles aux craintes entourant la Syrie qu’ils sont fragilisés par les inquiétudes sur le resserrement prévu de la politique monétaire de la Fed.  Mais il faudra attendre la mi-septembre et la prochaine réunion de la banque centrale américaine pour espérer en savoir plus sur les modalités de ce durcissement.   »Tout va dépendre de la communication de la Fed. Si elle réduit un peu ses rachats d’actifs tout en maintenant un discours accommodant, ce qui est le scénario anticipé par les investisseurs, les marchés émergents devraient souffler un peu, voire en profiter », tempère M. Defossez.

 

 

Syrie : menace sur les taux de change

Syrie : menace sur les taux de change

L’incertitude sur l’intervention en Syrie pèse sur les taux de change en particulier l’Euro. La monnaie unique européenne montait un peu face à la devise japonaise, à 130,26 yens contre 130,23 yens la veille au soir.  Le dollar aussi montait face à la devise nippone, à 97,82 yens contre 97,63 yens mercredi.  Le dollar avait souffert au cours des derniers jours du fait que plusieurs pays occidentaux, États-Unis en tête, semblaient favorables à une action militaire contre le régime syrien, accusé d’une attaque meurtrière aux armes chimiques la semaine dernière, alors que les alliés russe et iranien de Damas mettaient en garde contre une déstabilisation de l’ensemble de la région.  Mais Barack Obama a affirmé mercredi ne pas avoir pris de décision sur une éventuelle intervention, se contentant d’évoquer un « coup de semonce », tandis que Londres a dit vouloir attendre l’enquête de l’ONU sur l’attaque chimique.  De plus, les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à trouver d’accord sur une résolution justifiant une action armée en Syrie, Moscou et Pékin continuant de rejeter l’option militaire qu’envisagerait Washington, suivi par Londres et Paris.   »L’aversion au risque est en train de s’estomper », a noté Kengo Suzuki, stratégiste des changes de Mizuho Securities, interrogé par Dow Jones Newswires.   »Je pense que le sentiment général est que les États-Unis ne seront pas impliqués aussi fortement en Syrie qu’ils l’ont été en Irak lorsqu’ils ont envahi ce pays en 2003″, a-t-il ajouté.  La monnaie américaine profite aussi, selon les analystes, des accès de faiblesse de devises de pays émergents comme la roupie indienne ou la livre turque.  Le dollar restait tout de même sous pression, du fait de l’incertitude persistante sur la politique monétaire des États-Unis.  Certains investisseurs estiment qu’avec l’incertitude régnant sur la Syrie, la Réserve fédérale (Fed) ne va pas annoncer en septembre, comme largement anticipé par les marchés, un ralentissement de son aide à l’économie.  La Fed injecte actuellement 85 milliards de dollars par mois dans le système financier américain via des rachats d’actifs pour tenter de vivifier la reprise, ce qui a également pour effet d’éroder la valeur du dollar.  Le dernier indicateur américain les confortait dans le sentiment que la Fed pourrait finalement décider de retarder la décision de mettre un frein à cette mesure.  Les promesses de ventes de logements aux États-Unis se sont en effet repliées en juillet pour le deuxième mois consécutif en raison de la hausse des taux d’intérêt dans l’immobilier, selon des chiffres publiés mercredi par l’Association nationale des agents immobiliers américaine (NAR).  Or, le rétablissement de ce secteur est perçu comme essentiel pour une véritable reprise et est particulièrement surveillé par la Fed.  Les cambistes surveilleront jeudi la publication d’indicateurs aux États-Unis, notamment les chiffres du PIB révisé pour le deuxième trimestre.

 

 

SNCF : l’Etat renonce à prendre 500 millions d’euros de dividendes

SNCF : l’Etat renonce à prendre 500 millions d’euros de dividendes

 

L’Etat renonce aux 500 millions de dividendes  pour apurer la dette du système ferroviaire (environ 40 milliards).  Le gouvernement met ainsi en place la réforme ferroviaire qui prévoit  trois paquets d’économies de 500 millions d’euros : 500 millions provenant des gains de productivité qu’engendrera la réunification (dans le cadre de la réforme ferroviaire qui doit être examinée en 2014), de RFF et d’une partie de la SNCF (Direction de la circulation et SNCF Infra) au sein d’un gestionnaire d’infrastructure unifié ; 500 millions d’économies réalisées par la SNCF ; et 500 millions provenant de l’abandon par l’Etat des dividendes et de l’impôt sur les sociétés ponctionnés sur la SNCF, lesquels seraient réinjectés au bénéfice du nouveau gestionnaire d’infrastructure plutôt que d’alimenter le budget général. C’est ce qu’a annoncé mercredi le ministre des transports Frédéric Cuvillier. « Il y a quelque chose qui n’a pas beaucoup de sens, c’est que l’on ait des dividendes et que l’on reçoive des impôts sur un système ferroviaire qui lui-même est lesté de 32 milliards de dettes. Donc cet effort là, nous le ferons », a déclaré le ministre des Transports. L’objectif principal de la réforme ferroviaire reste de stabiliser la dette du gestionnaire de l’infrastructure, Réseau Ferré de France (RFF), qui s’élève aujourd’hui à 31,5 milliards d’euros et dont le service augmente de plus de 1,5 milliard par an. Avec  7 milliards d’euros de dette de la SNCF, l’endettement du système ferroviaire s’élève à une quarantaine de milliards  d’euros. Après avoir confirmé l’aide de l’Etat pour le premier paquet de 500 millions, Frédéric Cuvillier demande des précisions sur les sources d’économies évoquées par Guillaume Pepy et Jacques Rapoport, le président de RFF, dans le cadre de la réforme. « Il y a trois paquets de 500 millions, on aimerait bien les voir vraiment », a estimé le ministre. Pas sûr que les deux autres paquets existenet vraiment !

 

 

Après les pigeons, les poussins…Les Plumés, de l’Urssaf

Après les pigeons, les poussins…Les Plumés, de l’Urssaf

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Six contrôles successifs en un an et demi. Jean-Marie Boucher a cru ne pas sortir du tunnel. Le patron de ConsoGlobe, une société basée à Roubaix, s’est fait inspecter par l’Urssaf : il a dû justifier son crédit d’impôt recherche, prouver que ses stagiaires sont bien conventionnés… Et autour de lui, les autres entreprises de la pépinière avaient le même témoignage. Le patron a donc décidé de répliquer : avec les Plumés, le mouvement qu’il a fondé, il dénonce l’omniprésence de ces agents de contrôle qui « trouvent toujours un motif d’amende ». Ces dernières peuvent monter jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Elles forcent à la réduction de budget ou pire, au licenciement. Le mouvement des Plumés vient s’ajouter à la galaxie déjà bien fournie des contestataires que sont les Pigeons, les Poussins ou les Tondus. Jean-Marie Boucher tient à singularité de son mouvement qui proteste contre les contrôles, mais il le sait : il fait partie d’un courant plus global. Jean-Marie Boucher le voit depuis son bureau de Roubaix : d’autres ont également pris des initiatives à La Rochelle, près de Nantes ou à Paris.

 

 

Effet Syrie : le pétrole à 150 dollars

Effet Syrie : le pétrole à 150 dollars

 

 Le cours du pétrole Brent pourrait atteindre 125 dollars le baril en cas de frappes aériennes occidentales contre la Syrie et sa hausse pourrait continuer dans le cas d’une contagion du conflit au Moyen-Orient, estime un analyste de la Société générale. « Nous pensons que dans les jours à venir, le Brent va encore gagner entre cinq et dix dollars et atteindre 120-125 dollars (le baril), que ce soit dans l’anticipation de l’offensive ou en réaction à l’annonce du début de cette offensive », explique Michael Wittner dans une note à ses clients. Le prix du baril de brut pourrait ensuite atteindre 150 dollars dans l’éventualité où le conflit s’étendrait à d’importants pays producteurs comme l’Irak, ajoute-t-il, tout en précisant qu’une forte hausse serait certainement limitée dans le temps. « Si les répercussions régionales se traduisent par des perturbations importantes de l’approvisionnement, en Irak ou ailleurs, le Brent pourrait culminer brièvement à 150 dollars », estime l’analyste. Mercredi, le contrat octobre sur le baril de Brent a atteint un plus haut de six mois à 117,34 dollars, la crise syrienne venant s’ajouter à une diminution de la production d’autres pays producteurs, comme la Libye. Dans les cas où un conflit viendrait perturber l’approvisionnement en brut, le marché dépendrait de l’augmentation de la production de l’Arabie Saoudite, seul pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à disposer de capacités excédentaires, explique Michael Wittner. Il ajoute que les pays consommateurs pourraient envisager de puiser dans leurs réserves stratégiques si les cours montaient trop haut ou si l’offre se raréfiait.

 

 

Emploi : embauche en hausse en juillet

Emploi : embauche en hausse en juillet

Chômage en hausse en juillet (0.1%) mais embauches en progression. Conclusion si les embauches décollent, les suppressions d’emplois leur sont encore supérieures. Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans les secteurs marchands, hors intérim, a augmenté de 3,6% en juillet, portant à 1,6% la hausse sur trois mois, selon les chiffres publiés jeudi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Le nombre de déclarations avait baissé de 5,8% en juin (-6,3% annoncé auparavant), après une hausse de 4,2% en mai. À fin juillet, la baisse de ces déclarations sur un an s’établit à 3,6%.Dans l’industrie, les déclarations d’embauche de plus d’un mois ont augmenté de 8,2% en juillet, effaçant la baisse de 8,2% constatée en juin. Les déclarations dans ce secteur ont progressé de 2,7% sur trois mois mais reculé de 6,9% sur un an. L’Acoss ajoute que, sur le champ des entreprises déclarant mensuellement leurs cotisations aux Urssaf, soit celui des entreprises de plus de neuf salariés qui représentent 81% du total de l’emploi, le repli de l’emploi a persisté en juin et s’est maintenu à -0,1% sur trois mois comme en avril et en mai. La baisse, amorcée mi-2012, s’établit à -0,4% sur un an et résulte notamment du fort recul de l’intérim observé depuis fin 2011, poursuit le communiqué. Les effectifs du secteur de l’intérim ont progressé de 0,1% sur trois mois, le repli sur un an étant de 7,5%, après une légère amélioration en mai (+1,3% sur trois mois).

 

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 28 août 2013

 

 

 

Immobilier : chute vertigineuse du logement neuf

Immobilier : chute vertigineuse du logement neuf

 

Selon les statistiques communiquées par le ministère du Logement mardi, les mises en chantier de logements neufs sont en légère hausse entre mai et juillet (+ 5 % par rapport à 2012, soit presque 85.000 logements). Mais les autres indicateurs n’incitent pas à l’optimisme: les permis de construire - dont l’obtention est obligatoire avant de débuter un chantier - continuent à reculer sur la même période (- 21,7 %, soit 103.000). Et les mises en vente de logements neufs ont aussi chuté entre mai et juillet (- 22 %). «Compte tenu de ces éléments, on peut s’attendre à la construction de 325.000 à 330.000 logements neufs cette année», estime Michel Mouillart, un expert du secteur. On est loin des 466.000 unités sorties de terre en 2007 et même des 421.000 bâties il y a deux ans. Une situation préoccupante, car elle participe à la hausse du chômage. «Nous tablons sur 40.000 suppressions d’emplois dans notre secteur cette année», répète-t-on à la Fédération française du bâtiment. Si la construction a piqué du nez, la crise économique et la montée du chômage en sont responsables ; mais les gouvernements successifs (Fillon puis Ayrault) qui ont réduit la portée du PTZ + (prêt à taux zéro) pour faire des économies ont aussi accentué le phénomène. Car cet outil donnait un sacré coup de pouce aux ménages aux revenus limités pour accéder à la propriété. «À peu près 50.000 PTZ + devraient être accordés cette année contre 100.000 en 2010», affirme Michel Mouillart. Ce recul est d’autant plus dommageable que l’action de la ministre du Logement tarde à porter ses fruits. Pour remplacer le dispositif Scellier réservé aux particuliers investisseurs, Cécile Duflot a mis en place en janvier 2013 un autre mécanisme de défiscalisation qui porte son nom. À son lancement, elle espérait qu’il générerait 40.000 logements neufs cette année. «En fait, il n’y aura pas plus de 25.000 logements réservés avec le dispositif Duflot en 2013», estime Guy Nafilyan, président du promoteur immobilier, Kaufman & Broad. Par ailleurs, le gouvernement a lancé une série de réformes pour accélérer la construction de logements. Ainsi, la loi sur la cession du foncier public adoptée fin 2012 incitera les administrations et les entreprises publiques à céder à prix préférentiel des terrains pour y construire des logements. Par ailleurs, les acteurs institutionnels (banques, compagnies d’assurances, mutuelles…) bénéficieront d’une TVA à taux réduit (10 %) s’ils financent la construction de logements intermédiaires.

Moral des ménages : baisse en Allemagne

Moral des ménages : baisse en Allemagne

Le moral du consommateur allemand est légèrement retombé après avoir atteint un pic de près de six ans, selon l’enquête mensuelle de l’institut d’études GfK. Son indice de confiance censé mesurer les perspectives de la consommation en septembre recule à 6,9 contre 7,0 (confirmé) en août, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une légère progression à 7,1. Les perspectives financières personnelles et les anticipations économiques ont baissé mais la propension à acheter a progressé, a précisé GfK. Un indice supérieur à zéro signale une croissance de la consommation privée.

 

France Télévisions : 600 postes supprimés

France Télévisions : 600 postes supprimés

L’effectif se chiffre actuellement à 10.200 personnes, a précisé Rémy Pflimlin.
 Avec ce plan de départ, l’entreprise devrait donc atteindre l’objectif qui figure dans budget pluriannuel négocié avec l’Etat cet été: 9.750 équivalents temps plein en 2015, soit « une diminution de l’ordre de 650 équivalents temps plein par rapport au budget 2012″ (10.400 équivalents temps plein), indique le texte.  D’ores et déjà, l’effectif a été diminué de 500 équivalents temps plein par rapport à mi-2012, ce qui permis d’atteindre « le niveau le plus bas depuis 2007″, a souligné mardi le directeur général délégué Martin Ajdari.  Objectif: enrayer enfin la hausse continue du personnel enregistrée ces dernières années, notamment depuis l’arrivée de Remy Pflimlin. L’effectif, après avoir cru de 1,8% en 2011, a encore cru en 2012 de 87 équivalents temps plein, pour atteindre 10.484 équivalents temps plein en moyenne sur l’exercice. « L’année 2012 a été marquée par une forte dérive des effectifs au 1er semestre, corrigée au cours du 2e semestre », indiquent les comptes.  Cette hausse a plusieurs explications. Certes, deux plans de départs volontaires ont déjà été lancés en 2007, puis 2009, mais ils se limitaient à proposer des pré-retraites aux seniors. Surtout, la plupart de ces postes ont été remplacés.   Parallèlement, les contrats précaires (intermittents, CDD, pigistes…) ont beaucoup augmenté ces dernières années. Le taux de salariés non permanents, après avoir atteint un point bas en 2009 (à 16,2%) est ensuite remonté à 19,1% en 2011, puis 18,2% en 2012 (soit plus que les 18% prévus dans le contrat d’objectif et de moyens). Le groupe a promis mardi « un plan volontariste de réduction de la précarité ».  A cela s’ajoutent des explications circonstancielles: les moyens nécessaires à la couverture de la présidentielle de 2012, et la désorganisation temporaire crée par la mise en place d’une entreprise unique.  Par ailleurs, les chaînes publiques ont aussi expliqué vouloir rogner sur d’autres dépenses. Entre 2011 et 2013, les achats ont ainsi baissé de de 15% (soit 7 millions d’euros), et les dépenses de communication de 20%. Tandis que les frais de mission et de transports étaient réduits de 10%. Enfin, certaines émissions commandées à des producteurs externes sont achetées moins chères suite à des audits menés par France Télévisions.

Retraites : les fonctionnaires épargnés

Retraites : les fonctionnaires épargnés

C’est l’un des sujets les plus sensibles de la réforme des retraites  dont le contenu a été présenté mardi 27 août par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault : le régime de retraite des fonctionnaires que certains souhaitait voir aligner sur celui des salariés du privé. Il n’en sera rien, selon les précisions apportées par le Premier ministre.  « Beaucoup de choses fausses sont dites sur le sujet », a coupé net Marisol Touraine mercredi au micro de RTL. « Ce qui compte c’est que les salariés, qu’ils soient du public ou du privé, aient une retraite qui soit de niveau équivalant lorsqu’ils ont travaillé la même durée et qu’ils ont le même niveau de rémunération pendant leur vie active », a-t-elle expliqué, interrogée par les auditeurs.  La ministre des Affaires sociales est revenue sur le mode de calcul de la retraite des agents du public. « La plupart des fonctionnaires ont des primes. Or ces primes ne rentrent pas dans le calcul. On calcule la retraite des fonctionnaires à partir d’une base qui est inférieure à ce que ces salariés ont gagné durant leur vie », a-t-elle rappelé. Voilà pourquoi les régimes entre le public et le privé restent distincts.  Pour que ce soit juste, il faut que la réforme soit justement répartie, et elle l’estMarisol Touraine Une forme d’injustice, selon certains auditeurs. « Pour que ce soit juste, il faut que la réforme soit justement répartie, et elle l’est », a répondu Marisol Touraine. « Il va y avoir une augmentation – petite- des cotisations. Il va y avoir une augmentation de la durée de cotisation qui concerne tout le monde. Les fonctionnaires, les salariés des régimes spéciaux devront cotiser d’avantage et devront, à partir de 2020, travailler plus longtemps », a assuré la ministre.

 

Le chômage : 0,2 % en juillet mais + de 50 000 pour les petits boulots

Le chômage : 0,2 % en juillet mais + de 50 000 pour les petits boulots

 

Pour des raisons déjà évoqués les chiffres ne pouvaient pas être encore plus catastrophiques (non actualisation par les chômeurs qui ne touchent pas d’indemnité, peu d’inscription des jeunes pendant l’été, effet de l’emploi saisonnier etc.).  Le chômage a donc  légèrement augmenté au mois de juillet de 0,2% mais ceux qui ont des petits contrats, qui ont travaillé quelques heures dans le mois ne voient pas encore venir l’amélioration. Ils ont été 52.200 de plus à s’inscrire sur les listes de Pôle Emploi en juillet (+1,1%) soit 4,85 millions d’euros. Cette progression de 6.300 demandeurs d’emploi est qualifiée de « modérée » par le ministère du Travail. Pour le gouvernement, le chômage augmente moins vite que les mois précédents. Dans un communiqué, le ministère compare la tendance de mai à juillet, à savoir +7.100 chômeurs en plus en moyenne par mois, à une moyenne de +31.700 entre février et avril. En clair, depuis mai, le nombre de demandeurs d’emploi augmente quatre fois moins vite qu’au début de l’année.  « Bien sûr, le retournement n’est pas encore là, mais deux éléments majeurs sont au rendez-vous. Je pense d’abord à la très faible hausse constatée sur le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, dans la continuité des chiffres des deux derniers mois« , a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d’une conférence de presse sur les retraites mardi soir. Cependant, l’embellie ne touche pas tous les chômeurs. Seuls les jeunes profitent de cette bonne tendance. « L’inversion de la courbe du chômage des jeunes devient aujourd’hui une réalité. Il faut qu’elle soit durable, et pour cela nous devons encore redoubler nos efforts » a affirmé Michel Sapin, le ministre du Travail. Il souligne que lundi, le 50.000ème jeune bénéficiaire d’un emploi d’avenir a signé son contrat. « Pour le troisième mois consécutif, le nombre de jeunes demandeurs d’emploi en catégorie A diminue, de 0,8% ce mois-ci, après -0,3% en juin et -0,5% en mai«  », note le communiqué

 

Intervention en Syrie : le piège

Intervention en Syrie : le piège

 

Humainement, l’intervention en Syrie se justifie mais elle ne débouchera pas sur un vrai changement politique dans lame mesure où il faudrait choisir enter une dictature ou la mainmise des extrémistes islamistes.( Les printemps arabes se sont transformés en hiver) Une intervention en Syrie, humanitairement  nécessaire pour freiner la barbarie d’Assad, parait particulièrement piégeuse (sans compter les risques d’attentats en retour).   L’hypothèse d’une opération militaire contre le régime de Bachar el-Assad est donc loin de faire l’unanimité en France. Si certains la juge « urgente », d’autres évoquent déjà une « erreur ». Le concours de l’ONU à cette action fait également débat.  Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et Rachida Dati ont des positions différentes sur l’intervention en Syrie.  Avant même qu’elle ne commence, l’intervention militaire en Syrie ne suscite pas d’union sacrée au sein de la classe politique française. Alors que l’exécutif a promis de prendre ses responsabilités, après des attaques chimiques imputées la semaine dernière au régime syrien, plusieurs responsables ont critiqué le recours à la force, qui ne semble désormais plus faire de doute. Front national et Front de gauche ont en particulier mis en garde le pouvoir français. « Hollande choisit les islamistes », a affirmé Marine Le Pen dans un communiqué. Selon elle, la décision est « précipitée, fondée sur des supputations ». Sur i-Télé, le vice-président du FN Florian Philippot a raillé « une diplomatie de cow-boy ». Ce serait « une erreur gigantesque », a pour sa part déclaré Jean-Luc Mélenchon mardi matin sur BFMTV, accusant la France de suivre « la propagande nord-américaine ». Un message partagé par le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, qui s’est lui aussi indigné. « Il est du devoir de la France de tenir son rang. Or depuis plusieurs mois, à force de suivre aveuglement les Américains, la voix de la France est inaudible ». L’option d’une opération militaire est en revanche encouragée par d’autres élus. Chez les écologistes, le député Noël Mamère, membre de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, explique que « cette attaque chimique va bien au-delà du conflit syrien ». « L’absence d’intervention de la communauté internationale sera la signature de son impuissance et la porte ouverte à l’impunité », explique le député EELV  Le patron du MoDem, François Bayrou, n’a quant lui pas de réponse tranchée et a lancé  » un appel pressant à la prudence », mardi sur RMC. « Je demande qu’on réfléchisse bien, en tant que France, aux conséquences d’une telle intervention », a-t-il dit. La droite est tout autant divisée sur cette question, en particulier sur la question du rôle de l’ONU dans cette intervention. « Une intervention internationale – avec la participation de la France – contre le régime syrien est urgente et souhaitable », a déclaré sur Twitter l’ex-secrétaire d’Etat Dominique Bussereau. « La légitimité internationale c’est d’intervenir même si la légalité c’est l’ONU. Il faudra probablement contourner les vétos russes et chinois », a affirmé le député UMP Benoist Apparu sur RFI.  A l’inverse, « la seule issue à la crise syrienne est une réunion à Genève sous l’égide des Nations unies », explique pour sa part François Fillon, dans une interview à Paris Match mise en ligne mardi. De même, l’ex-secrétaire d’Etat Pierre Lellouche, contacté par leJDD.fr, se dit favorable à une « action punitive (…) à condition d’avoir l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU ». « En Syrie, on peut craindre que le chaos succède au chaos », a également dit dans un communiqué l’ex-ministre Rachida Dati, qui « ne pense pas » que ‘l’intervention militaire puisse être une solution ». Plus virulents, quatre députés UMP membres de la Droite populaire Jacques Myard, Lionnel Luca, Thierry Mariani et Philippe Meunier ont jugé « inquiétants » les « bruits de bottes et les déclarations va-t’en guerre des gouvernements américains, français, et anglais ». Et demandent à rendre public les « preuves de l’utilisation par l’armée de Bachar El Assad d’armes chimiques ». Ils souhaitent également que la Commission des affaires étrangères auditionne le ministre Laurent Fabius. Ce sera chose faite le 4 septembre. D’autres, comme Pierre Laurent pour le Parti communiste ou Nicolas Dupont-Aignan veulent un débat parlementaire plus large. Mardi soir, François Hollande a promis de « tenir informé » le Parlement « dans les meilleurs délais ».

 

Retraites: allongement et augmentations des cotisations ; réforme à minima

Retraites: allongement et augmentations des cotisations ; réforme à minima

 

 

 

Ayrault a surpris tout le monde sur les retraites non pas sur le fond car c’est une réforme à minima mais sur le calendrier. L’objectif était de pas mécontenter tout le monde, de couper herbe sous le pied à la manifestation du 10 septembre et d’affaiblir le mouvement en cours à propos du ralbol fiscal. Une opération sans doute réussie mais qui entrainera sûrement d’ici 5 ans une autre réforme. Dans une déclaration à Matignon, Jean-Marc Ayrault a indiqué que la durée de cotisations requise pour une retraite à taux plein serait progressivement relevée, d’un trimestre tous les trois ans à partir de 2020. Elle atteindra 43 ans en 2035: il n’y a « pas d’autre solution », a-t-il affirmé, assurant qu’il n’y aurait pas d’allongement ultérieur, au-delà de 2035.  La durée de cotisation est actuellement fixée à 41,5 ans pour la génération 1956.  Cette mesure « s’appliquera à tous: salariés du privé, fonctionnaires et agents des entreprises publiques », a précisé Jean-Marc Ayrault.  Pour des économies plus immédiates, les cotisations vieillesse acquittées par les entreprises et par les salariés seront augmentées progressivement pendant quatre ans: 0,15 point en 2014, puis 0,05 supplémentaire en 2015, 2016 et 2017, soit au final 0,3 point pour les actifs comme pour les employeurs en 2017.  Le gouvernement a finalement renoncé à augmenter la CSG pour financer le déficit des régimes de retraite, une piste qui avait paru s’éloigner avec le débat sur le poids de la fiscalité en France.  Une hausse de la CSG « pèserait sur l’ensemble des ménages, elle n’a pas été créée pour financer les retraites », a déclaré le Premier ministre.   »Ce sont donc les cotisations sociales qui seront sollicitées à un faible niveau et progressivement. C’était d’ailleurs les vœux des organisations syndicales de salariés », a-t-il ajouté. Avec cette réforme, le gouvernement compte faire des économies de 7,3 milliards d’euros en 2020 pour le régime général (salariés du privé). Cet apport, assuré en grande partie par la hausse des cotisations vieillesse – 4,4 milliards d’euros – permettra de compenser le déficit du régime général, évalué à 7,6 milliards d’euros en 2020. L’équilibre de tous les régimes sera atteint en 2040.  Lors d’une ultime concertation à Matignon lundi et mardi, le Premier ministre avait donné des gages à ses interlocuteurs – syndicats comme patronat – soucieux de s’assurer un large soutien à propos d’un dossier traditionnellement source de crispation.  Mais dès la fin de son intervention la CGT a affirmé qu’elle n’avait pas été « entendue », maintenant la journée de mobilisation du 10 septembre, fixée avec trois autres syndicats (FO, FSU, Solidaires) pour protester contre l’allongement de la durée de cotisation.  Pierre Gattaz, le patron du Medef, a fustigé une « non-réforme dangereuse » et « pas acceptable » pour le patronat. Côté politique, l’heure était aussi à la critique au sein de l’opposition: pour Hervé Mariton, député UMP et délégué général en charge du projet des retraites à l’UMP, « les comptes pour 2020 n’y sont pas », alors que pour Hervé Morin, député de l’Eure (président du Nouveau centre), avec ces annonces « on se moque du monde! L’équilibre n’y est pas et les injustices continuent! ».  Seule la CFDT s’est félicitée « des mesures de justice » pour certaines vieilles revendications, dont la prise en compte de la pénibilité.  M. Ayrault a ainsi confirmé la création d’un compte mis en place à partir de 2015 pour les salariés exerçant des métiers pénibles.  Il permettra à ces salariés de suivre une formation pour se reconvertir, travailler à temps partiel en fin de carrière ou partir plus tôt à la retraite. Et sera financé par les entreprises. « Son financement devrait, à partir de 2016, reposer sur une contribution payée par toutes les entreprises au titre de la solidarité inter-professionnelle et modulée en fonction de la pénibilité propre à chaque entreprise », a précisé M. Ayrault.  Le coût de ce volet devrait représenter « moins d’un milliard d’euros à l’horizon 2020 et quelque 2 à 2,5 milliards d’euros à l’horizon 2035″, selon lui.  Les retraités seront également mis à contribution: les majorations attribuées aux parents de trois enfants seront soumises à l’impôt, ce qui n’était pas le cas auparavant et ce, pour tous les régimes.  Le Premier ministre a aussi annoncé qu’il engagerait une réforme « pour que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail ».

Barème impôt sur le revenu : indexation rétablie rétablie en 2014

Barème impôt sur le revenu : indexation rétablie rétablie en 2014

 

Après le désamorçage des retraites ; celui des impôts sur le revenus avec le rétablissement de la désindexation  … mais en 2014 (désindexation mise en place par la droite en 2012 et maintenu par la gauche en 2013). « Je vous annonce ce soir que l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sera rétablie, alors qu’elle avait été supprimée par nos prédécesseurs », a déclaré M. Ayrault lors d’une conférence de presse.   »Plus largement, les efforts d’économies engagés et qui se poursuivent permettent de tendre en 2014 vers une quasi-stabilisation des prélèvements obligatoires », a-t-il assuré.  Indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation signifie prendre en compte la hausse des prix pour le calcul de l’impôt. Ce mécanisme permet d’éviter qu’un contribuable ne paie plus d’impôts par le seul jeu de l’inflation.  Cette indexation avait été levée par le gouvernement de François Fillon pour l’impôt sur les revenus 2011, payé en 2012.  La gauche avait maintenu cette mesure d’austérité pour l’impôt sur les revenus 2012, que les contribuables français doivent acquitter avant le 16 septembre 2013 et qui augmente de ce fait du montant de l’inflation de 2012 (celle-ci s’est établie à 2% en moyenne sur l’année et à 1,2% en glissement annuel de janvier à décembre), sauf pour les deux premières tranches.  Dans le programme de stabilité présenté en avril par la France à Bruxelles, le gouvernement prévoyait une augmentation des prélèvements obligatoires de 0,3% du produit intérieur brut.  Cette annonce du Premier ministre, à un mois environ de la présentation du prochain budget, intervient en plein débat sur le « ras-le-bol fiscal » en France.

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