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Archive mensuelle de juillet 2013

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Logement- Duflot : qui va payer les loyers impayés ?

Logement- Duflot : qui va payer les loyers impayés ?

 

Le droit au logement c’est bien, à condition que le parc soit suffisant, ce qui est loin  d’être le cas et les objectifs de construction prévus par le gouvernement ne seront pas tenus. Reste l’épineuse question du financement des loyers impayés car la garantie obligatoire va mécaniquement faire augmenter les loyers donc aussi les impayés. La Commission des affaires économiques de l’Assemblée a commencé mardi soir l’examen de ce projet de loi de 84 articles, présenté le 26 juin en Conseil des ministres par Mme Duflot, et qui sera examiné en première lecture par l’Assemblée à compter du 10 septembre, premier jour de la session parlementaire extraordinaire de rentrée. La commission doit examiner 1.118 amendements.  Ce texte renforce l’encadrement des loyers et prévoit d’instaurer, à partir de 2016, une garantie obligatoire publique contre les loyers impayés, financée par les cotisations des bailleurs et des locataires, ce qui a suscité de vives réactions des propriétaires et professionnels de l’immobilier.  Il vise à « faire en sorte que nos concitoyens puissent avoir accès à un logement (…) compatible avec leurs revenus », a plaidé mardi la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, soulignant qu’un « ménage sur cinq dans le parc privé utilise plus de 40% de ses ressources pour se loger ».   »Je sais qu’il y a sur ces bancs de très nombreux combattants du droit au logement, je sais qu’il est venu, le temps de la régulation, celui qui mettra fin à l’exagération de la spéculation et je sais (…) que visiblement, ça dérange », a lancé la ministre dans l’hémicycle lors des questions au gouvernement.   »Alors je dirai à certains des collègues, sur les bancs de la droite de l’Assemblée, +Attaquez-vous à notre projet de loi, attaquez-vous à ceux qui défendent le droit au logement!+, mais je dirai aussi que c’est au nom de toutes celles et de tous ceux qui ne sont pas dans cette salle et qui ont du mal à se loger, que vos attaques insidieuses ne porteront pas », a-t-elle poursuivi.   »Je suis heureuse de ce projet de loi, qui remettra le logement au centre du pacte républicain et social (…) et je dirai à ceux qui essaieront d’y faire échec, que je ne suis pas en tungstène, mais je serai solide, et comme diraient les Malouins: +Qui qu’en grogne!+ », a-t-elle conclu. En commission, l’UMP, pour qui l’encadrement des loyers est « une erreur majeure » qui va accentuer la pénurie de logement, s’est déclarée contre le projet, selon une source parlementaire. L’UDI est réservée, tandis que les écologistes et le Front de gauche l’ont globalement approuvé, de même que les socialistes.  Le gouvernement a déposé notamment un amendement prévoyant que les modalités d’exercice de la garantie obligatoire — remboursement des impayés et conditions exigées pour le bénéfice de celle-ci — « seront précisées par décret, dans le but d’éviter la déresponsabilisation des locataires et des bailleurs, et maîtriser le coût du dispositif ».  Mardi en début de soirée, la commission n’avait pas encore examiné cet amendement, mais avait en revanche voté un autre, déposé par les rapporteurs, les socialistes Daniel Goldberg et Audrey Linkenheld, qui impose une référence à un loyer médian de référence dans les contrats de bail afin d’améliorer l’information des locataires.

 

 

Chômage juin : mauvais chiffres mais pas « catastrophiques », pourquoi ?

Chômage juin : mauvais chiffres mais pas « catastrophiques », pourquoi ?

 

Les chiffres du chômage seront encore mauvais en juin mais pas catastrophiques d’après l’Elysée. En faiat il n’y a aucune amorce de l’inversion du chômage promise par Hollande ; traditionnellement, les inscriptions en juin à Pôle emploi sont faibles en été du faiat des vacances mais en septembre la forte hausse reprendra. Dans l’entourage du président, on expliquait que pour les chiffres de juin, il ne fallait « s’attendre ni à un miracle, ni à une catastrophe », pour des chiffres en hausse depuis plus de deux ans.  En mai, le nombre de demandeurs d’emploi avait marqué une pause inattendue (+100 en catégorie A, sans aucune activité). Mais un grand nombre de chômeurs (36.400, 20% de plus qu’en avril) avaient disparu des listes faute d’avoir « actualisé » leur situation mensuelle, expliquant en partie cette accalmie accueillie avec prudence par le gouvernement.  Les listes de Pôle emploi atteignaient toutefois fin mai un record: 3,26 millions d’inscrits n’ayant eu aucune activité en métropole, plus de 5 millions d’inscrits toutes catégories confondues et Outre-mer compris.   »La bataille pour l’emploi, c’est l’enjeu majeur pour le pays, c’est la première préoccupation de nos compatriotes, c’est la première priorité du gouvernement et c’est ma première volonté de faire en sorte qu’il y ait cette inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année », a déclaré le chef de l’Etat à Dunkerque en sonnant de nouveau la mobilisation du gouvernement contre le chômage. »Je sais que les prévisions ne sont pas forcément conformes à mon engagement, mais justement l’engagement, ça consiste à ne pas valider les prévisions. Sinon pourquoi être aux responsabilités ? », a-t-il fait valoir.  Les prévisionnistes de l’OCDE, comme ceux de la Commission européenne et du FMI, restent en effet pessimistes pour l’emploi en France jusqu’en 2014. Et l’Insee n’entrevoit pas non plus d’embellie d’ici la fin de l’année, sur fond de croissance atone.  Mais pour le ministre du Travail Michel Sapin, « la première bataille est de stopper la hausse » et « nous sommes dans cette phase ».  Pour consolider son arsenal anti-chômage, François Hollande a annoncé à Dunkerque que le nombre de formations prioritaires destinées à pourvoir des emplois dits « vacants » s’élèverait au total à 100.000 d’ici fin 2014.  Fin juin, en clôturant la deuxième conférence sociale, Jean-Marc Ayrault avait déjà annoncé un dispositif d’urgence pour 30.000 demandeurs d’emploi, doté de 185 millions d’euros.  Au total, le gouvernement comptabilise entre 200.000 et 300.000 emplois non pourvus en France faute d’adéquation entre l’offre et la demande.  L’exécutif mise sur ce dispositif de formation, combiné aux outils mis en place depuis le début du quinquennat (emplois d’avenir, contrat de génération, loi emploi) et à un allongement des contrats aidés classiques (440.000 en 2013 dans le secteur non marchand), pour parvenir à une baisse du nombre d’inscrits à Pôle emploi à la fin de l’année.  Si baisse il y a, cette dernière ne sera pas forcément confirmée par l’évolution du taux de chômage publié trimestriellement par l’Insee, calculé selon une méthodologie complètement différente (enquête auprès de 100.000 personnes selon les critères du Bureau international du travail).  Mardi, le président de la République a annoncé que le nombre d’emplois d’avenir, destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés, s’élevaient déjà à 40.000, ce qui permettra, selon lui, « d’atteindre l’objectif de 100.000″ à la fin de l’année.  Pour les contrats de génération, « nous avons bon espoir d’atteindre là aussi l’objectif, même si ce sera plus long », a-t-il reconnu.  Le mois dernier, l’exécutif insistait sur des « signaux positifs » sur le front de l’emploi, parmi lesquels une reprise de l’intérim et des déclarations d’embauche. Or ces deux indicateurs sont de nouveaux repartis à la baisse.  Après trois mois de répit, l’emploi intérimaire a reculé de 1,4% en mai par rapport à avril. Et les déclarations d’embauche pour des contrats de plus d’un mois, hors intérim, ont elle aussi baissé de 6,5% en juin par rapport au mois précédent, effaçant le rebond enregistré en mai.

 

 

Hamon : 100 000 emplois avec l’économie solidaire pourquoi pas 5 millions !

Hamon : 100 000 emplois avec l’économie solidaire pourquoi pas 5 millions !

 

L’Economie sociale existe, qu’elle se développe,   c’est bien mais de manière marginale par rapport à l’ensemble de l’économie. De là  à croire qu’elle peut créer 100 000 emplois, c’est le délire de Hamon ( dont le seul fait d’armes pour l’instant est davoir coulé Sphanguero !). Promis depuis un an par le ministre en charge de l’ESS, Benoît Hamon, ce texte a pour ambition première de « favoriser l’emploi ».  Quelque 100.000 emplois nets pourraient découler de la reconnaissance de l’économie sociale et solidaire comme un secteur à part entière, avance-t-on dans son cabinet.  L’ESS représente aujourd’hui 10% du Produit intérieur brut (PIB) de la France et 10% des emplois, soit 2,35 millions de salariés, et pèse déjà beaucoup dans certaines régions comme le Poitou-Charentes ou la Bretagne. « Nous croyons aussi au potentiel du secteur pour redynamiser les espaces ruraux », souligne-t-on dans l’entourage de Benoît Hamon.  L’économie sociale et solidaire regroupe environ 200.000 entreprises (associations, mutuelles, coopératives), qui concilient activité économique et utilité sociale, une gestion désintéressée et une gouvernance démocratique.  Pour la première fois, ce périmètre sera donc précisé dans la loi. Une reconnaissance censée donner accès aux entreprises du secteur à des financements dont elles manquent parfois cruellement.  Alors que « jusqu’ici, les porteurs de projets d’innovation sociale n’étaient pas suffisamment accompagnés » selon le cabinet de Benoît Hamon, ils pourront désormais frapper à la porte de la Banque publique d’investissement (BPI), qui doit diriger vers l’ESS quelque 500 millions d’euros de crédits.  Des instruments financiers spécifiques seront réformés, pour améliorer par exemple le financement des associations, ou développer les fonds propres des mutuelles.  Les « agréments solidaires », qui permettent aux entreprises du secteur d’accéder aux fonds d’épargne salariale solidaire, seront « rénovés » et davantage ciblés vers des structures ayant « une forte utilité sociale et une faible rentabilité ».  Pour développer le modèle coopératif – et notamment les Scop (sociétés coopératives et participatives, associant les salariés), qui emploient aujourd’hui 40.000 personnes – le texte prévoit la création d’un statut transitoire de « scop d’amorçage », permettant aux salariés d’être minoritaires au capital le temps de réunir les fonds pour devenir majoritaires.  Pendant ce laps de temps (7 ans), la société bénéficiera d’un système fiscal avantageux.  Et pour faciliter les reprises de petites entreprises par leurs salariés, une autre mesure projette que ceux-ci soient informés au moins deux mois à l’avance d’un projet de cession, pour leur permettre, le cas échéant, de formuler une offre.  Cette disposition mécontente fortement le patronat, qui redoute une paralysie, voire un échec des processus de cession dans les entreprises de moins de 50 salariés.  Mais « ce droit à l’information peut permettre de sauver des dizaines de milliers d’emplois par an », plaide Benoît Hamon, car il va donner « au chef d’entreprise une opportunité supplémentaire de trouver un repreneur », sans pour autant remettre en cause son droit de choisir son successeur « au prix qu’il a fixé ».  Pour la CGPME, il faudrait cantonner ce droit « aux seules TPE et PME contraintes de cesser leur activité faute de repreneur ».  Le ministère espère, lui, doubler en cinq ans le nombre d’emplois dans les Scop.  Il compte aussi développer les autres formes de coopératives – il en existe une trentaine au total – en modernisant leur statut afin d’en faire « un nouvel outil juridique plus lisible ».  Le projet de loi, qui sera examiné début octobre au Sénat, contient encore des dizaines de mesures visant à doper le secteur. L’une d’elle vise par exemple le développement des coopératives d’activité et d’emploi (CAE). Ce concept original offre à des créateurs de projet – en général des demandeurs d’emploi – un lieu d’accueil, un salaire et une couverture sociale, en leur permettant d’être à la fois entrepreneurs et salariés de la coopérative.  Autre volonté: soutenir les « pôles territoriaux de coopération économique », dans lesquels coopèrent entreprises de l’ESS, sociétés commerciales, collectivités territoriales ou encore centres de recherche, dans le but de « créer des emplois non délocalisables ».

 

 

Prince royal : les médias français en mode Jour de France – Paris match

Prince royal : les médias français en mode Jour de France – Paris match

 

Juillet, c’est les vacances, éviter de parler des sujets qui fâchent. La naissance du prince royal a envahi tous les journaux avec un florilège de niaiseries qui nous ramène à l’info d’il y a 40 ou 50 ans. Les télés, les radios, la presse écrite font la Une sur cet événement. Une manière d’éviter l’autre nouvelle du jour, affaire Cahuzac qui a « oublié » s’il a participé à une Réunion à l’Elysée avec notamment Hollande sur son compte en Suisse. Hollande il est vrai bichonne les médias, comme Trierweiler. On a aussi évité de parler de cette honteuse loi qui veut dissimuler le patrimoine des élus ; tous les médias en fait en mode Jour de France ou Paris-Match avec les niaiseries habituelles :

« Il a une bonne paire de poumons. C’est un beau bébé, il est assez lourd (3,8 kg à la naissance) et il a déjà plus de cheveux que moi, on réfléchit encore au prénom », a déclaré William en s’adressant brièvement aux médias.

« C’est un moment spécial, plein d’émotions, je pense que tous les parents comprennent ce que cela représente », a déclaré pour sa part la Duchesse de Cambridge, très souriante.

« Il ressemble à sa mère, Dieu merci », a encore plaisanté le prince William, avant de faire un nouveau geste prouvant son aspiration à une vie aussi normale que possible, en ne laissant à personne d’autre le soin de conduire l’imposant 4×4 noir ramenant la famille princière au palais de Kensington, sa résidence londonienne. »

 

« Le prince de 31 ans avait déjà donné des gages de modernité en assistant à l’accouchement avant de passer la première nuit à l’hôpital. Mardi, il a confié aux reporters qu’il changeait aussi les couches.

« Le couple, qui a reçu la visite des quatre grands-parents maternels et paternels dans l’après-midi, a ainsi réédité le geste de Charles et Diana, qui avaient présenté leur premier fils, le prince William, exactement au même d’endroit il y a trente-et-un ans. « 

« L’attente a duré plus d’une heure, parfois sous une pluie fine, pour les journalistes dont certains avaient derrière eux trois semaines de siège. « 

« La longue attente en trois actes (l’arrivée de Kate à la maternité, la naissance, le départ) est prolongée par un suspense à propos du ou plutôt des prénoms du petit prince ».

« L’Australie a évoqué « un jour heureux pour nos amis au Royaume-Uni et dans le Commonwealth », alors qu’au Canada, les chutes du Niagara ont été éclairées de bleu en l’honneur du petit prince, désormais rentré chez lui »

Reste à espérer qu’Hollande fera pas un héritier à Trierweiler car là, il n’y aurait qu’une solution : le noyer… de louanges bien sûr !

 

 

Hollande : « La naissance du Prince a réjoui le peuple français » ; Tu rigoles ? 75% sont indifférents !

Hollande : « La naissance du Prince a réjoui le peuple français » ; Tu rigoles ? 75% sont indifférents !

Hollande toujours aussi dithyrambique écrit «  la naissance du prince royal a réjoui le peuple français « En fait d’après un sondage, 75% des français sont indifférents à cette naissance ; Hollande en rajoute donc dans le ridicule ; des félicitations sur ce sujet  relève de l’ordre de la diplomatie encore faut-il ne pas trop en faire ou alors c’est pour masquer le reste. Ce qu’on bien faiat les médias mardi soir en consacrant l’essentiel de leur journal à la naissance de l’enfant royal évitant ainsi de parler du nouveau scandale du mensonge de Cahuzac qui ne se souvient plus s’il a participé à la réunion du 16 janvier à l’Elysée avec Hollande, Moscovici et Ayrault.. La naissance lundi du fils de Kate et William a été saluée par nombre de chefs d’Etat. François Hollande n’a pas dérogé à la règle.  »L’heureuse nouvelle de la naissance du Prince a réjoui le peuple français. Je souhaite vous exprimer, avec Valérie Trierweiler, nos plus sincères félicitations, ainsi que nos voeux les plus chaleureux de joie et de bonheur pour votre famille nouvellement agrandie », écrit-il dans une lettre adressée au couple royal. 

 

 

Transparence patrimoine des élus : un débat opaque et douloureux pour les parlementaires

Transparence patrimoine des élus : un débat opaque et douloureux pour les parlementaires

 

Faute de pouvoir accoucher d’un texte sur la transparence des patrimoines à laquelle sont opposés nombre de parlementaires, on reverra la question en septembre. Dans une ambiance surchauffée mardi, les députés de l’opposition ont, quelques minutes avant le vote en nouvelle lecture du texte sur la transparence, scandé à tue-tête dans l’hémicycle « Cahuzac, Cahuzac, Cahuzac! », quasiment au moment même où l’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac était entendu par la commission d’enquête, dans un autre bâtiment de l’Assemblée.  Ce projet adopté par les députés comprend la consultation en préfecture du patrimoine des parlementaires, avec une amende en cas de divulgation. Selon une source gouvernementale, il sera voté définitivement le 10 ou 11 septembre lors de la session extraordinaire du Parlement. Il repassera auparavant au Sénat où il a connu un parcours chaotique.  Fait notable comme en première lecture: les radicaux de gauche ont voté contre.  Mais, le Sénat donne du fil à retordre et complique le planning du gouvernement aussi sur les textes contre la fraude fiscale, qui fait également partie du « paquet » moralisation conçu comme une réponse à l’affaire Cahuzac.  Il a en effet été annoncé mardi que ces textes, qui créent notamment une infraction de fraude fiscale en bande organisée et un procureur financier à compétence nationale, ont été repoussés en septembre. Là aussi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à se mettre d’accord.  La nouvelle lecture par l’Assemblée et le Sénat, comme la lecture définitive par les députés, interviendra en septembre, a-t-on précisé dans l’entourage du ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.  Pour le rapporteur de ces textes, le député PS Yann Galut, « après l’échec de la CMP, il était extrêmement compliqué de faire passer les textes avant la fin de la session extraordinaire de juillet en respectant le rythme de travail parlementaire, vu l’importance des divergences avec nos collègues du Sénat, qu’on ne peut balayer ».  Outre le désaccord sur le procureur financier, les désaccords ont porté sur la possibilité pour les associations anti-corruption de se porter partie civile, sur le recours à des techniques spéciales d’enquête ainsi que sur la possibilité pour l’administration fiscale de s’appuyer sur des documents d’origine illicite, au sujet de laquelle « les positions étaient trop éloignées entre les deux assemblées pour envisager de trouver un accord », a-t-il précisé en CMP, selon une source parlementaire.  Sur la transparence, les députés ont rétabli le texte de l’Assemblée, issu d’un compromis entre le gouvernement et la majorité: patrimoine consultable en préfecture mais non publiable, contrairement à ce que voulait François Hollande, le président de la République.  Seule notable différence: la suppression de la peine de un an de prison en cas de divulgation de la déclaration de patrimoine (45.000 euros d’amende seulement). Les députés ont aussi repris la mesure de la sénatrice Laurence Rossignol (PS) sur la transparence de la réserve parlementaire.  Au vu du parcours parlementaire chaotique du projet de loi, le coprésident du groupe écologiste François de Rugy a ironisé mardi: « décidément l’accouchement de la transparence en politique est long et, pour certains, douloureux ». Guy Geoffroy (UMP) a moqué les péripéties parlementaires du texte, « fruit d’arrangements jusqu’à la dernière minute entre la majorité de l’Assemblée nationale et ce qui reste des majorités disparates au Sénat ».

 

 

Cahuzac perd la mémoire

Cahuzac perd la mémoire

 

Cette nouvelle audition a été l’occasion pour plusieurs députés de l’opposition de demander à nouveau de pouvoir entendre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui assistait selon M. Moscovici à cette fameuse rencontre à l’Elysée du 16 janvier entre Cahuzac, Holande, Moscovici et Ayrault.   »Je n’ai aucun souvenir d’une réunion dans le bureau du président de la République », a déclaré M. Cahuzac, ajoutant n’avoir pas souvenir non plus d’un échange à l’issue du conseil des ministres à la même date. « Selon moi, cette réunion n’a pas eu lieu », a ajouté l’ancien ministre, qui s’exprimait sous serment.  Les membres de la commission chargée de déterminer s’il y a eu dysfonctionnement du gouvernement et de l’appareil de l’Etat entre les révélations du site Médiapart le 4 décembre et les aveux du ministre déchu le 2 avril n’ont pas caché leur irritation devant cette « perte de mémoire ». Lors de sa première audition le 26 juin M. Cahuzac avait déjà refusé de répondre à un grand nombre de questions au motif qu’elles empiétaient selon lui sur l’enquête judiciaire.   »Vous vous réfugiez derrière une perte de mémoire. Ca ne peut pas nous satisfaire », lui a lancé le député UMP Georges Fenech.   »Dans l’hémicycle vous saviez répondre sans notes aux arguments très compliqués (…) sur des sujets très complexes et vous n’auriez pas bonne mémoire pour cette réunion ! », s’est exclamé Gérald Darmanin (UMP).  Guillaume Larrivé (UMP) a parlé d’une « amnésie très troublante au vu de l’acuité » d’esprit qui faisait la réputation dans le monde politique du député puis ministre Cahuzac.  Devant cette « contradiction totale entre les déclarations » de l’ex-ministre du Budget et de son ancien ministre de tutelle, l’UMP Philippe Houillon a demandé une audition commune des deux hommes. Les UMP Georges Fenech et Daniel Fasquelle ont réclamé une nouvelle fois d’entendre M. Ayrault.  Lors de son audition le 16 juillet, M. Moscovici, qui parlait sous serment comme tous ceux qui sont auditionnés par la commission, a confirmé l’existence en termes très précis de cette rencontre à quatre, révélée par la journaliste du Point Charlotte Chaffanjon dans un ouvrage publié le 4 juillet et intitulé « Jérôme Cahuzac Les yeux dans les yeux ». A la demande des députés, il a précisé qu’elle avait eu lieu dans une pièce attenante à la salle du conseil des ministres, et non pas dans le bureau présidentiel comme l’a écrit la journaliste.  Selon le ministre de l’Economie, Jérôme Cahuzac s’était alors montré « serein » et avait « demandé que la demande puisse couvrir la période la plus large possible ».  Une telle rencontre met, selon des membres de la commission, en doute la réalité de la « muraille de Chine » qui aurait été érigée dès le 10 décembre autour du ministre délégué au Budget pour l’écarter de tous les développements concernant les révélations du site Mediapart sur un compte caché en Suisse.  Lors de sa première audition, M. Cahuzac avait affirmé: « M. Pierre Moscovici ne m’a jamais informé de cette procédure ». Des déclarations qui ont conduit les membres de la commission à demander à M. Moscovici s’il pensait que son ex-ministre délégué leur avait menti.  La Commission cherche par ailleurs à savoir qui avait informé le JDD, qui a affirmé le 10 février que la Suisse blanchissait le ministre dans sa réponse à la France sur la détention ou non d’un compte caché.   »J’ignore qui a donné ce document, j’avais très clairement indiqué mon souhait d’une très grande discrétion », a déclaré M. Cahuzac.  L’ex-responsable de la communication de Jérôme Cahuzac, Marion Bougeard, auditionnée mardi matin, a pour sa part déclaré n’avoir livré à la presse aucune information sur l’affaire, car elle « n’en avai(t) pas, tout simplement ».  M. Cahuzac, qui a démissionné le 19 mars, a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale après ses aveux du 2 avril.  La commission rendra ses conclusions et ses recommandations à l’automne

 

 

économie, politique, société: pages les plus regardées 23 juillet 2013

Japon: la reprise s’amorce

Japon: la reprise s’amorce

« L’économie montre des signes indiquant qu’elle se dirige vers la reprise », a déclaré le gouvernement dans son rapport mensuel sur l’économie de l’archipel, utilisant ce terme pour la première fois depuis dix mois.  La Banque du Japon avait elle aussi jugé que l’économie était en train de se reprendre à l’issue d’une réunion de son comité de politique monétaire le 11 juillet, pour la première fois depuis deux ans et demi.  Au premier trimestre, le produit intérieur brut de la troisième puissance économique mondiale a grimpé de 1% par rapport au quatrième trimestre 2012.  Lundi, M. Abe a promis « d’intensifier » sa politique de relance, surnommée « Abenomics » par les médias, au lendemain de la victoire de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite) aux élections sénatoriales.  Dimanche, le PLD qu’il préside a conquis la majorité absolue à la chambre haute, avec l’appoint de son allié du Nouveau Komeito (centre), en partie grâce à la popularité du Premier ministre et de son programme de relance.  Depuis son retour au pouvoir en décembre, M. Abe a entre autres fait voter des budgets supplémentaires pour financer de grands travaux et a poussé la Banque du Japon à assouplir considérablement sa politique monétaire pour en finir avec une déflation chronique.   »Les récentes évolutions des prix indiquent que la déflation s’apaise », a expliqué le gouvernement dans son rapport publié mardi. L’un des objectifs majeurs de la politique de M. Abe est de mettre un terme à une quinzaine d’années de déflation, un phénomène qui décourage l’investissement des entreprises et incite les consommateurs à repousser leurs achats.  Dernier chiffres disponibles, les prix à la consommation, hors ceux des produits périssables, ont stagné en mai sur un an (+0,0%), la hausse des prix de l’électricité et du gaz compensant la baisse des tarifs alimentaires et de nombreux produits électroménagers.  La troisième « flèche » de la politique de M. Abe consiste par ailleurs à doper le potentiel de croissance du pays via un ensemble de réformes allant de la restructuration d’un secteur agricole vieillissant à toute une série de mesures de déréglementation en passant par la conclusion d’accords de libre-échange.  Mardi, le Japon a d’ailleurs officiellement rejoint l’ambitieuse négociation d’un accord commercial transPacifique (TPP), qui implique l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, les Etats-Unis, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam.  Le Japon négocie parallèlement avec l’Union européenne et avec le tandem Chine-Corée du Sud en vue de conclure deux autres accords de libre-échange.

 

Chine : une tour de 800m pour 30 000 personnes ! ou la folie du gigantisme !

Chine : une tour de 800m pour 30 000 personnes ! ou la folie du gigantisme !

L’immense structure pourra accueillir 30.000 personnes, comptera 4.450 logements, des écoles, des terrains de sport… (designmena.com)  En Chine, les travaux pour la construction de la plus grande tour du monde ont officiellement démarré ce lundi 22 juillet. Son nom, Sky City, dont la construction coûtera 1,1 milliard d’euros. Avec ses 838 mètres, elle dépassera de 8 mètres l’actuelle tenante du titre, la tour Burj Khalifa à Dubaï. Fanfaron, le promoteur chinois du projet indique d’ailleurs que cette tour ne sera pas un simple trophée, comme à Dubaï, et qu’elle au moins sera reliée à un système d’égouts ! Sky City doit compter 220 étages, pourra accueillir plus de 30.000 personnes, 92 ascenseurs, des commerces, des cinémas. Bref, elle consacrera l’avènement de l’ère de la ville verticale. Au-delà même de ses mensurations, ce sont ses délais de construction qui frappent le plus. Une fois les fondations achevées, le promoteur annonce un délai de…4 mois. En fait, tout l’édifice sera préfabriqué et assemblé au fur et à mesure. 19.000 ouvriers vont ainsi construire les différentes parties de la structure et 3.000 seront chargés, jour et nuit, de les assembler. Compter 7 étages par 24 heures. Pour prévenir toute crainte en matière de sûreté, le promoteur assure que le bâtiment est conçu pour résister à un séisme de magnitude 9. Mais une telle rapidité d’exécution inquiète déjà, la Chine étant souvent montrée du doigt pour la qualité variable de ses constructions dont les malfaçons provoquent parfois des catastrophes…

 

Zone euro : dette publique en hausse

Zone euro : dette publique en hausse

La dette en zone euro se creuse encore un peu plus. Au premier trimestre 2013, l’endettement de l’union monétaire a encore progressé pour atteindre 92,2% du PIB, alors qu’il était de 90,6% au dernier trimestre, selon les données publiées ce lundi 22 juillet par l’agence européennes des statistiques, Eurostat. Dans l’Union européenne, zone qui compte 10 pays de plus, ce niveau est plus bas (85,9%), et réprésente l’imposante somme de 11.111 milliards d’euros.  Dans le détail, rares sont les pays à avoir réussi à diminuer le fardeau de la dette. Dans la zone euro, un pays y est arrivé: l’Allemagne, réduisant son endettement de 0,7% par rapport au dernier trimestre de 2012, à 81,2%. Il est vrai que Berlin fait actuellement preuve d’une certaine vertu en matière de discipline budgétaire.  En 2012, l’Allemagne était déjà le seul pays d’Europe à présenter un excédent budgétaire plutôt qu’un déficit. Le 27 juin dernier, le gouvernement a présenté un projet de budget qui poursuit sur cette lancée: aucun déficit structurel n’est prévu pour 2014, et un excédent de 200 millions d’euros devrait survenir d’ici à 2015. L’Estonie est le second pays de la zone euro à avoir baissé son endettement, mais très légèrement (-0,1% par rapport au dernier trimestre de 2012, pour arriver à 10% du PIB tout rond). Dans l’Union européenne, outre l’Allemagne et l’Estonie, deux pays ont réussi à réduire leur dette: le Danemark (-0,8%) et la Lettonie (-0,7%). A l’inverse, Les plus fortes hausses ont été constatées en Irlande (+7,7 %) , en Belgique (+4,7%) et en Espagne (+4,0%). De leur côté, la Grèce, l’Italie et le Portugal sont les trois pays de la zone euro qui possèdent les niveaux d’endettement les plus élevés, à respectivement 160,5%, 130,3% et 127%. Pour la France, ce chiffre s’élevait à 91,9% au premier trimestre 2013, soit une hausse de 1,7% par rapport au quatrième trimestre 2012.

 

Auto- entrepreneurs : en hausse, près d’un million

Auto- entrepreneurs : près d’un million

 

Un nombre record de près de 893.000 auto-entrepreneurs étaient recensés à fin mai en France, dont 49%, une proportion stable depuis un an, dégagent un chiffre d’affaires positif, selon les données publiées lundi par l’Acoss, l’agence centrale des organismes de sécurité sociale. Par comparaison, ils étaient 872.360 à fin mars 2013 et 780.579 un an plus tôt. Cette progression n’a toutefois pas été linéaire, l’Acoss faisant état, sur le seul 4e trimestre 2012, d’un nombre de radiations de cotisants au régime des auto-entrepreneurs (80.570) plus élevé que celui des immatriculations (72.464), et ce pour la première fois depuis sa création en 2009. L’agence souligne que ce phénomène nouveau n’était pas appréciable lors de la publication de sa précédente étude de fin mars, compte tenu de la date à laquelle ces radiations ont été effectuées. En 2012, près des deux tiers des radiations ont été opérées automatiquement après huit trimestres consécutifs sans chiffre d’affaires déclaré, les autres intervenants pour l’essentiel après des opérations de contrôle des Urssaf. Le chiffre d’affaires global des auto-entrepreneurs pour le premier trimestre est estimé autour de 1,3 milliard d’euros, un montant stable par rapport à la même période de 2012 mais qui pourrait être réévalué de 8% à 10% compte tenus des déclarations retardataires. Sur l’ensemble de 2012, il a augmenté de 15%, grâce essentiellement à la hausse du nombre de cotisants économiquement actifs, alors que le chiffre d’affaires trimestriel moyen est resté stable autour de 3.200 euros. Environ 41.000 cotisants ont déclaré au premier trimestre un chiffre d’affaires supérieur à 7.500 euros, dont environ 20.000 ont déclaré plus de 10.000 euros. Parmi ces derniers, les principales activités exercées restent la construction et le commerce, auxquels s’ajoutent les activités juridiques. Un projet de réforme controversé présenté la ministre de l’Artisanat Sylvia Pinel prévoit d’abaisser les plafonds de chiffre d’affaires annuels des auto-entrepreneurs à 19.000 euros, contre 32.600, pour les professions de services, et à 81.500 euros contre 47.500 euros pour les activités de commerce.

 

Trappes : « inacceptable » aussi pour Ayrault….. c’est tout ?

Trappes : « inacceptable » aussi pour Ayrault….. c’est tout ?

« Inacceptable », c’est le mot employé par les membres du gouvernement y compris hier par Ayrault. Il n’est sans doute pas besoin d’être membre du gouvernement pour porter ce jugement, on attend beaucoup plus de gouvernants  qui comme face au chômage semblent aussi tétanisés par l’éclatement des valeurs de la république et les atteintes qui y sont portées. La gauche si prompte à légiférer sur tout et sur rien ne sait pas répondre à e déni de légalité qui met en cause la république.    »Nous sommes dans un État de droit, dans une République et la loi doit être respectée par tous (…) C’est le rôle de la police, c’est le rôle de la justice d’y veiller. Les choses ne se règlent pas simplement d’un coup de baguette magique », a déclaré le Premier ministre, en marge d’un déplacement à Crolles, près de Grenoble, en ajoutant: « Et ce qui s’est passé ces derniers jours à Trappes, c’est inacceptable. »  Rappelant que « nous (étions) dans un État de droit », il a souligné que « la République doit rappeler sans cesse les règles, les faire appliquer, quand il le faut avec la plus grande sévérité ». « Mais, en même temps, la République doit tenir ses promesses et n’abandonner personne », a poursuivi le Premier ministre.   »Parfois, a-t-il dit, certains ont le sentiment d’abandon. Je ne cherche pas des excuses. Je dis simplement à ceux qui, à droite, se laissent aller à des slogans qu’ils ont été dix ans au gouvernement, confrontés à des problèmes beaucoup plus graves encore et qu’ils ont laissé des situations se dégrader encore plus dans certains quartiers dans certains villes. »  Jean-Marc Ayrault a « conseillé à la droite d’éviter de caricaturer et d’éviter de polémiquer sans cesse ».  Il a rappelé que, lors des émeutes de 2005, quand il était « dans l’opposition », en tant que président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, il avait « eu une attitude responsable ».   »Le ministre de l’Intérieur de l’époque a pris des décisions difficiles, il s’appelait Nicolas Sarkozy », a enchaîné le Premier ministre, ajoutant: « Je n’ai pas fait comme ceux aujourd’hui qui sont dans l’opposition en me laissant aller. »   »J’ai parlé pour apaiser, j’ai parlé pour soutenir quand c’était nécessaire. J’aimerais que l’opposition d’aujourd’hui soit aussi responsable que ce que nous étions hier », a conclu M. Ayrault.  Vendredi soir, des violences ont eu lieu à Trappes (Yvelines), à la suite d’un contrôle qui a dégénéré jeudi d’une femme portant un voile intégral sur la voie publique, ce qui est interdit depuis 2011.  Les nuits suivantes ont été émaillées de violences à Trappes et dans d’autres villes proches.  Lundi, le « calme (était) en train de revenir » à Trappes, selon le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

 

Patrimoine des députés: « on cache toujours ses petits sous »

Patrimoine des députés: «  on cache toujours ses petits sous »

 

Lamentables parlementaires incapables d’afficher publiquement leur patrimoine et qui voulaient même punir de prison celui qui le dévoilerait. Hollande avait pourtant promis la transparence. Ce corporatisme des élus nationaux constitue de toute évidence un frein majeur à la modernisation de la société et entache une  démocratie déjà bien discréditée par les conflits d’intérêts. Les députés ont supprimé lundi la peine d’un an de prison prévue jusqu’à présent en cas de divulgation d’une déclaration de patrimoine d’un député dans le cadre des projets de loi sur la transparence. En nouvelle lecture, les députés sont donc revenus sur l’un des dispositifs phare de ces textes, via un amendement PS. A l’issue d’un compromis, gouvernement et majorité avaient opté non pour la publicité annoncée par François Hollande, mais pour une consultation en préfecture assortie de sanctions pénales en cas de divulgation: un an de prison et 45.000 euros d’amende.  Cette proposition « résulte des débats qui se sont produits et de remarques justifiées », a fait valoir René Dosière (PS) qui a défendu cet amendement. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a expliqué qu’il s’agissait « d’une des volontés du Sénat ».  Au terme d’un débat chaotique, le Sénat avait supprimé l’article sur la publication de patrimoine.  Le président de la commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas (PS), a expliqué que la sanction avait initialement été calquée sur les sanctions applicables aux atteintes à la vie privée.  Hervé Morin (UDI) a jugé que « 45.000 euros cela ne pèse rien ».

Sondage- Hollande : « la reprise est là » mais 72% des français n’y croient pas

Sondage- Hollande :  « la reprise est là » mais 72% des français n’y croient pas

 

 Près des deux tiers des Français (72%) estiment que François Hollande est « plutôt » trop optimiste lorsqu’il évoque la situation économique et sociale de la France, selon un sondage de l’institut LH2 pour Le Nouvel Observateur publié lundi.  A la question de savoir si, « lorsqu’il évoque la situation économique et sociale de la France », les personnes interrogées ont « le sentiment que François Hollande est trop optimiste », 72% ont répondu « oui, plutôt », 22% « non, plutôt pas », selon les résultats de ce sondage publié après l’entretien télévisé du président de la République à l’occasion du 14 juillet. François Hollande s’est attaché à combattre le « pessimisme » de ses concitoyens le 14 juillet sur TF1 et France 2, promettant une reprise économique – « le reprise est là », avait-il dit -dans les prochains mois, mais a laissé la porte ouverte à de nouvelles hausses d’impôts.

 

Cahuzac : à nouveau interrogé

Cahuzac : à nouveau interrogé

La commission parlementaire  doit entendre M. Cahuzac à partir de 17H15.  Il y sera notamment question d’une réunion le 16 janvier à l’Elysée, évoquée par le ministre de l’Economie Pierre Moscovici devant la commission il y a une semaine, et au cours de laquelle ce dernier avait informé le président François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de la possibilité d’interroger la Suisse sur l’existence ou non d’un compte de M. Cahuzac en Suisse.  Ce qui, dans cette rencontre, a suscité l’émoi de certains membres de la commission -notamment son président le député UDI Charles de Courson – est que l’un des protagonistes n’était autre que M. Cahuzac lui-même qui, de surcroît, selon le témoignage de M. Moscovici, était intervenu dans la discussion.  De quoi donner des munitions aux députés de l’opposition, qui doutent de la réalité de la « muraille de Chine » qui aurait été érigée à Bercy dès le 10 décembre autour de l’ex-ministre délégué au Budget, pour le tenir à l’écart des développements concernant les investigations sur son compte.  Par ailleurs, au cours de sa première audition M. Cahuzac avait affirmé sous serment: « M. Pierre Moscovici ne m’a jamais informé de cette procédure ». Des déclarations qui ont conduit les membres de la commission à demander à M. Moscovici s’il pensait que son ex-ministre délégué leur avait menti.  M. Cahuzac, qui avait démissionné le 19 mars, a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale. Interrogé le 26 juin par la commission, il avait refusé de répondre à plusieurs questions au motif qu’elles empiétaient sur l’enquête judiciaire.  L’audition de mardi pourrait être l’occasion de nouvelles passes d’armes entre députés de la majorité et de l’opposition, très divisés sur ce que savait François Hollande sur le compte caché de son ministre du Budget.  Charles de Courson a ciblé le président, évoquant notamment un coup de fil donné le 15 décembre au cabinet de l’Elysée par Michel Gonelle, l’opposant local à Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot, dont un enregistrement est à l’origine de l’affaire.   »Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé »; « entre le 4 et le 18 décembre », le président dispose de « l’ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves, selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse, existent », a-t-il déclaré.  Faux, lui a répondu le rapporteur socialiste de la commission, le député PS Alain Claeys : la commission ne dispose d’ »aucun élément » permettant de « justifier une telle affirmation ».  Avant l’ancien ministre du Budget, sera auditionnée mardi matin à partir de 09H30 Marion Bougeard, sa conseillère chargée des relations avec la presse.  L’ancien juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière sera entendu mercredi, aussi pour une seconde fois. Des détectives privés seront également auditionnés.Lors de sa première audition le 19 juin, M. Bruguière avait affirmé qu’il n’avait jamais utilisé l’enregistrement audio sur un compte suisse de M. Cahuzac, contredisant ainsi Michel Gonelle — battu par M. Cahuzac aux municipales de Villeneuve-sur-Lot en 2001 — et irritant plusieurs députés.  M. Bruguière, qui était candidat soutenu par l’UMP face à M. Cahuzac dans cette circonscription du Lot-et-Garonne aux législatives de 2007, s’était vu remettre par M. Gonelle, le 12 novembre 2006, un enregistrement faisant état d’un compte suisse de M. Cahuzac.  La commission rendra ses conclusions et ses recommandations à l’automne.

 

Cholet-Bourdouleix – Gens du voyage: justice saisie

Cholet-Bourdouleix -  Gens du voyage: justice saisie

« Sur la base de ces propos totalement inacceptables » et à la demande du ministère de l’Intérieur, le préfet du Maine-et-Loire va saisir le procureur de la République pour « apologie de crime contre l’humanité », a fait savoir dans la soirée la préfecture. « La justice appréciera les suites pénales à réserver à ces propos », a ajouté la préfecture.  En diffusant lundi à la mi-journée un enregistrement sur son site internet, le Courrier de l’Ouest a confirmé que M. Bourdouleix a bien tenu ces propos, alors qu’il se trouvait dans le campement. On y entend le député-maire lancer dans un brouhaha « la loi, elle s’applique ». Puis, un peu moins fort, alors que, selon le journal, les gens du voyage à qui il s’adressait avaient tourné les talons, il ajoute: « Comme quoi Hitler n’en a peut-être pas tué assez. »  Le journal précise qu’à ce moment-là, M. Bourdouleix était « excédé par des saluts nazis » faits par des gens du voyage, et par « les accusations de racisme ». Lundi après-midi, les tziganes ont quitté d’eux-mêmes les lieux à destination de la Vendée, a indiqué la préfecture du Maine-et-Loire.  Les propos du député-maire ont entraîné nombre de réactions indignées, notamment celle du président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui a condamné ces « mots abjects ».  Le président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, les a condamnés « de la manière la plus formelle ». Le secrétaire général de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a estimé que l’exclusion de l’élu du parti était acquise et devrait être entérinée mercredi, lors de la réunion de son comité exécutif.  Interrogé par l’AFP après la diffusion de l’enregistrement, le député-maire a nié avoir tenu les propos rapportés par le journal. Il s’agit de « propos manipulés par un journaliste avec l’aval de sa rédaction en chef », a-t-il affirmé. 150 caravanes.  Le journaliste présent sur les lieux a « bidouillé un enregistrement en me faisant dire des propos que lui-même venait de me dire », a affirmé M. Bourdouleix, qualifiant le journaliste de « petit merdeux ».  Le rédacteur en chef du Courrier de l’Ouest, Bruno Geoffroy, a vivement réagi à cette accusation: « Je n’accepte pas qu’on puisse traiter un journaliste de petit merdeux. » Il a souligné « l’honnêteté du travail qui a été fait ». « Cela a été fait proprement, dans le respect de tout le monde, y compris de Gilles Bourdouleix que nous sommes allés voir après », a expliqué le rédacteur en chef à l’AFP.  M. Bourdouleix a expliqué avoir dit que « malheureusement, Hitler, il les tuerait ici ». « Je ne dis pas qu’il aurait bien fait, je dis seulement que, quelque part, ils ont de la chance, personne ne va les tuer », a-t-il ajouté. Le député-maire a dit avoir « déposé plainte pour diffamation » contre Le Courrier de l’Ouest . Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’homme, envisagent des poursuites contre l’élu.  Quelque 150 caravanes s’étaient installées illégalement dimanche à Cholet, selon le maire, qui réclamait leur « évacuation immédiate ». Une loi de 2000 impose à toute commune de plus de 5.000 habitants de créer des aires d’accueil pour les populations itinérantes. A Cholet, l’aire de grand passage réservée était fermée en raison de travaux, selon la préfecture. M. Bourdouleix, 53 ans, est le président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) qui a rejoint l’UDI. Il a déjà été la cible de plaintes, notamment de la Ligue des droits de l’homme, pour ses propos sur les tziganes, contre lesquels il a multiplié les procédures. a

Geneviève de Fontenay : « Hollande tétanisé »

Geneviève de Fontenay : « Hollande tétanisé »

 

Geneviève de Fontenay ne supporte plus les socialistes. C’est décidé, elle ne votera plus jamais pour eux. C’est dans une interview accordée au Figaro.fr le 19 juillet qu’elle pousse son coup de gueule. Interrogée sur l’annulation du concours Miss Italie, la dame au chapeau en profite pour régler ses comptes. « Mais il est évident aussi qu’aujourd’hui, les gens semblent tellement blasés et saturés de fesses à l’air. DSK, Berlusconi… sans parler du mariage gay que je n’accepte pas. Avez-vous vu ce qui se passe dans la prison de Poissy ? Je suis outrée, révoltée. » Faisant référence au mariage de deux détenus par le maire de cette ville des Yvelines, elle redit tout le mal qu’elle pense du mariage pour tous. « Désormais, c’est décidé, je vote écolo, Greenpeace », ajoute-t-elle.  Elle n’en est pas à sa première charge contre François Hollande, qu’elle avait pourtant soutenu lors de la campagne présidentielle. En mai dernier, dans une autre interview filmée pour le Figaro.fr, elle comparait le gouvernement à un bateau sans gouvernail et déplorait un président « , tétanisé ». Elle se livrait ensuite à une violente charge contre les homosexuels: « deux hommes qui se mettent ensemble, c’est contre-nature », expliquait-elle, avant d’assurer « je ne suis pas homophobe, j’ai beaucoup d’amis dans la couture ».

 

économie, politique, société: pages les plus regardées 22 juillet 2013

 

 

Emploi : retour à la normale dans deux ans…… aux Etats-Unis

Emploi : retour à la normale dans deux ans aux Etats-Unis

Le marché de l’emploi aux Etats-Unis devrait connaître un retour à la normale dans deux ans, indique une étude publiée vendredi par la Réserve fédérale de Kansas city. Le rapport s’appuie sur un éventail de 23 indicateurs, tels que l’emploi à long terme et la rémunération à l’heure pour mesurer l’amélioration du taux d’emploi. Les « conditions normales » correspondent à peu près aux moyennes de ces mesures sur vingt ans. Selon les deux auteurs de l’enquête, le niveau d’activité aux Etats-Unis connaît une amélioration constante depuis fin 2009, même s’il reste bien au-dessous de la moyenne. Le marché du travail se développe quant à lui beaucoup moins vite que la moyenne, et s’est redressé en septembre 2012 quand la Réserve fédérale américaine a annoncé une troisième phase de rachat d’actifs à un rythme de 85 milliards de dollars par mois. La reprise de l’emploi a des conséquences directes sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui s’appuie sur le niveau de chômage pour décider ou non de relever ses taux d’intérêt. Son président Ben Bernanke a promis de ne pas procéder à une augmentation avant que le taux de chômage n’atteigne au moins 6,5%. Il était de 7,6% le mois dernier.

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