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Archive mensuelle de juillet 2013

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Le site de Carla Bruni-Sarkozy a coûté 400 000 euros

Le  site de Carla Bruni-Sarkozy a  coûté 400 000 euros

Evidemment quand on visite ce site on peut s’étonner de son coût ; rien vraiment d’extraordinaire, ce que font des millions de blogueurs pour presque rien. Tout est parti d’un rapport de la Cour des comptes sur la gestion de l’Elysée, en date du 15 juillet, qui mentionne au chapitre des dépenses de communication celles concernant le « site Internet spécifique dédié à la conjointe du président, financé par le budget de la présidence », pour un coût de 330.000 euros en 2011, puis 80.000 euros en 2012, soit un total de 410.000 euros.   »Le financement évoqué par la cour des comptes porte sur le site de Madame Carla Bruni-Sarkozy consacré à ses activités officielles en tant qu’épouse du chef de l’Etat, site ayant d’ailleurs cessé d’exister en mai 2012, et non sur le site de sa Fondation », a affirmé dimanche dans un communiqué l’avocat de l’ex-première dame, Me Richard Malka.  Selon l’avocat, il y a donc « confusion entre ces deux sites Internet et leur financement ». « Il s’agit pourtant bien du même site web, et je pense que l’avocat confond allègrement site web et rubrique d’un site web », affirme lundi à l’AFP le bloggeur Olivier Laurelli, alias Bluetouff, un des tout premiers à avoir réagi sur l’affaire.   »La cour des comptes a réaffirmé que dans son rapport, il s’agit bien du site carlabrunisarkozy.org, qui a été financé sur une période allant de 16 à 17 mois pour deux rubriques du site qui n’existent plus aujourd’hui -soit la rubrique agenda et une autre consacrée aux enfants et mères atteints du sida- et qui étaient donc afférentes aux activités de la première dame de l’époque », souligne-t-il.   »Un site web est un nom de domaine, en l’occurence carlabrunisarkozy.org: les deux rubriques en question ont disparu mais quand on regarde aujourd’hui on voit par exemple que le registrant (soit le titulaire du nom de domaine) est toujours domicilé à l’Elysée », affirme Olivier Laurelli. Affirmant se fonder « sur un point de vue technique », il déplore « la somme énorme » consacrée à un site aujourd’hui « en état de décrépitude technique ».  René Dosière, député PS connu comme scrutateur des dépenses de l’Etat, a regretté auprès de l’AFP qu’aucune loi ou règlement n’impose à l’Elysée une mise en concurrence pour attribuer un marché tel que la réalisation d’un site Internet. « Depuis que la Cour des comptes contrôle les budgets de l’Elysée, elle n’arrête pas de dire +pour les prestations, il faut utiliser les procédures publiques normales d’appel d’offres+ », a-t-il rappelé   »410.000 euros c’est une somme astronomique pour une simple réalisation de site, et pour le moment on n’a aucune trace de qui l’a réalisé et de comment il a été réalisé. Si des éléments jusitifient une telle dépense, dans ce cas très bien », déclare pour sa part Nicolas Bousquet, développeur de sites web qui a initié une pétition en ligne exigeant que Carla Bruni-Sarkozy « rende cet argent aux Français ».  La pétition comptabilisait plus de 81.000 signatures lundi après-midi.   »Moi dans mon secteur, avec une telle somme, j’engage 10 personnes que je paie pendant 18 mois quasiment » pour bâtir un site. A travers cette pétition, « ce qui m’intéresse c’est de savoir pourquoi la Cour des comptes relève ces dépenses-là. Je n’attaque ni Mme Carla Bruni-Sarkozy ni sa fondation », résume-t-il.  410.000 euros me paraît une somme difficile à atteindre », résume pour sa part un développeur de site d’une grande agence parisienne, qui souhaite garder l’anonymat.   »En passant par une agence dite chère, un tel site aurait coûté au grand maximum 20.000 euros, mais ensuite peuvent s’ajouter d’autres frais, comme l’embauche d’un webmaster pour faire des mises à jour régulières du site, et le tournage-montage de vidéos (…), chaque vidéo pouvant ainsi coûter 10.000 euros. Ce sont les contenus qui peuvent faire grimper les prix », dit-il.  Interrogée par l’AFP lundi en début d’après-midi sur la dénomination ou l  périmètre exact du « site Internet spécifique » qu’elle mentionne dans son rapport, la Cour des comptes n’avait pas réagi en fin de journée.

 

économie, politique société: pages les plus regardées 29 juillet 2013

 

Elections Mali : Ibrahim Boubacar Keïta en tête

Mali : Ibrahim Boubacar Keïta en tête

. Les résultats provisoires et officiels doivent être publiés au plus tard vendredi, mais dès dimanche soir, de premiers résultats collectés par des journalistes maliens dans des bureaux de vote à travers le pays donnaient une nette avance à l’un des favoris, Ibrahim Boubacar Keïta. Ces résultats non officiels indiquent que M. Keita, 69 ans, pourrait même créer la surprise et l’emporter dès le premier tour. Dès que ces informations ont été diffusées par les radios locales, des milliers de partisans d’Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, se sont rendus au quartier général de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM) et à son domicile de Bamako, fous de joie, a constaté un journaliste de l’AFP. Tous scandaient « IBK, l’homme qu’il nous faut ». « C’est le peuple qui a parlé ! » hurlait l’un d’eux.  Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, ex-Premier ministre, cacique de la vie politique malienne, est l’un des deux grands favoris du scrutin avec Soumaïla Cissé, 63 ans, ancien ministre des Finances et ex-président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Des observateurs nationaux indépendants ont constaté « une grande mobilisation des électeurs », surtout dans le Sud, où se trouve Bamako, où des journalistes de l’AFP ont aussi constaté une forte mobilisation pour ce vote auquel participaient 27 candidats. De son côté, le président français François Hollande a salué « le bon déroulement du scrutin présidentiel malien, marqué par une mobilisation importante et une absence d’incidents majeurs », dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi. Dans les villes du Nord, Kidal, Gao et Tombouctou, région qui a subi en 2012 la violence et l’occupation de rebelles touareg et de groupes djihadistes liés à al-Qaida, le vote s’est tenu sous la surveillance de Casques bleus de la force de l’ONU, la Minusma, et de l’armée malienne, assistés par les 3 200 soldats français restés au Mali. Un des groupes djihadistes qui ont occupé le Nord, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avait menacé samedi de « frapper » les bureaux de vote et tenté de dissuader « les musulmans maliens » de prendre part au scrutin. Après avoir voté à Bamako, entouré d’une cohorte de partisans, Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé qu’après cette élection, « seul le Mali sera gagnant » pour « oublier le cauchemar » qu’il vient de vivre. « Aujourd’hui, il faut tourner la page », a de son côté déclaré Soumaïla Cissé en votant dans la capitale. « Il faut retourner dans le calme à des institutions républicaines. »  Le président par intérim, Dioncounda Traoré, qui ne se présentait pas, a affirmé en votant que c’était « le meilleur scrutin » que le Mali ait organisé depuis son indépendance de la France en 1960. Encore incertain à quelques jours du scrutin, le vote a finalement pu se tenir à Kidal, bastion des Touareg et de leur rébellion dans le nord-est du pays où les tensions entre communautés touareg et noires restent vives. Mais la participation y a été très faible, a constaté l’AFP, et une soixantaine de partisans de la rébellion ont manifesté pour « l’indépendance de l’Azawad », nom donné par les Touareg au nord du Mali. À l’entrée de chaque bureau de Kidal, chaque électeur était contrôlé et fouillé par des soldats togolais de la force de l’ONU au Mali, la Minusma. À Gao, la plus grande ville du nord du Mali qui avait été occupée par le Mujao, lequel a commis plusieurs attentats-suicides après la libération de la ville fin janvier par des soldats français et africains, le scrutin était également très surveillé par les forces de sécurité maliennes et la Minusma.  À Tombouctou, ville qui a elle aussi payé un lourd tribut à l’occupation djihadiste, de nombreux électeurs ont cherché en vain leur nom sur les listes, car, selon un observateur national, « le travail d’identification n’a pas été fait, des électeurs ne savent pas où voter ». La présidentielle doit rétablir l’ordre constitutionnel interrompu le 22 mars 2012 par un coup d’État qui a précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes de la mouvance al-Qaida, alliés dans un premier temps à la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Le scrutin intervient six mois après le début en janvier d’une intervention militaire internationale menée par la France pour stopper une avancée vers le sud des islamistes armés et les chasser du nord qu’ils occupaient depuis neuf mois. Si aucun des candidats n’obtient la majorité absolue, un second tour entre les deux arrivés en tête dimanche aura lieu le 11 août.

 

Pour une BCE plus transparente

Pour une  BCE plus transparente

L’un est allemand et l’autre, français. Entrés tous deux au directoire de la BCE en janvier 2012, ils incarnent le renouveau de l’équipe Draghi, alors que l’institution de Francfort se prépare à être la cheville ouvrière de l’«union bancaire». Et ce sera là un événement peut-être encore plus important que la création de l’euro, selon les deux directeurs quadragénaires. Cet entretien croisé a été mené en partenariat avec le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. et  le Figaro

 

LE FIGARO. – Benoît Cœuré, votre collègue Jörg Asmussen a critiqué le gouvernement français à plusieurs reprises, lui demandant d’accélérer les réformes. On n’a guère apprécié à Paris. Et vous-mêmes?

Benoît CŒURÉ. - Je ne suis pas là pour représenter la France, pas plus que Jörg n’est le représentant de l’Allemagne. En tant que banquiers centraux, nous devons dire ce qui est bon pour la stabilité de la zone euro, indépendamment de nos nationalités.

Cela fait-il une différence d’être allemand ou français quand on travaille à la BCE?

Jörg ASMUSSEN. – Non, dans les affaires quotidiennes, les nationalités ne jouent aucun rôle.

En tant que membres du directoire, vous vous exprimez beaucoup publiquement à l’extérieur, mais en même temps les délibérations au sein du Conseil des gouverneurs sont très secrètes. N’est-ce pas contradictoire?

B. C. -La transparence est importante pour l’efficacité de la politique monétaire et la confiance envers la banque centrale. À une époque, la BCE, qui avait la première institué des conférences de presse de son président, était à la pointe en matière de communication et de transparence. Maintenant, la BCE est la seule grande banque centrale à ne pas publier les comptes rendus de ses réunions. Nos sociétés sont très demandeuses de transparence et de responsabilité. Personnellement, je pense donc que la BCE devrait commencer à publier les comptes rendus de ses réunions rapidement.

L’union bancaire  est l’événement  le plus important  dans l’intégration européenne depuis que l’euro existe, peut-être plus important encore que l’euro lui-même 

Benoît Cœuré

Jusqu’à quel niveau de détail?

J. A. - Les comptes rendus devraient inclure les noms des votants et les raisons de leurs décisions. La publication des comptes rendus contribuera à améliorer le mandat européen, parce que la BCE devra alors expliquer en quoi ses décisions sont bien en ligne avec ce mandat.

Si on indique officiellement qui a voté pour telle ou telle décision, le directoire et les gouverneurs des banques centrales nationales ne seront-ils pas en bute à d’énormes pressions de leurs secteurs financiers respectifs?

B. C. -L’autre face de la médaille, comme Jörg l’a bien dit, est que le Conseil des gouverneurs a un mandat européen. Les gouverneurs des banques centrales viennent intuitu personæ et leur mandat est européen, ils ne représentent pas leur institution ou leur pays et doivent par conséquent être comptables de la manière dont ils respectent ce mandat.

La publication des minutes pourrait intervenir rapidement, mais existe- t-il une majorité au sein du Conseil?

J. A. - Chaque majorité a commencé par être minoritaire. Le débat est en cours au sein du Conseil.

La BCE exercera la supervision du système bancaire européen à partir de l’an prochain. Quel en sera le degré de transparence?

J. A. – Au niveau national, la supervision bancaire a une responsabilité vis-à-vis du Parlement du pays. Quand la supervision sera transférée au niveau européen, il sera dans le propre intérêt de la BCE d’avoir le plus haut degré de responsabilité et de contrôle démocratique vis-à-vis du Parlement européen. C’est le partenaire qui s’impose logiquement pour cette tâche.

B. C. - Le contrôle bancaire peut avoir des implications budgétaires dans le cas où une banque devrait être restructurée. C’est pourquoi, dans notre fonction de contrôle bancaire, nous aurons encore plus de comptes à rendre qu’en matière de politique monétaire.

La BCE a déclaré début juillet que les taux d’intérêt resteraient bas pour une longue période de temps. Cela participe-t-il également de cette volonté de transparence?

B. C. - À l’évidence, oui. Nous fournissons ainsi des indications avancées sur la façon dont nous percevons les évolutions à venir de l’économie et les conséquences que nous en tirons. Et cela ne concerne pas seulement les taux d’intérêt, mais également notre politique de liquidités. Nous avons été très clairs pour dire que les banques doivent disposer d’autant de liquidités que nécessaire pour une longue période de temps.

Malgré l’abondance de liquidités, certains pays sont pourtant confrontés à un credit crunch…

B. C. - Je ne parlerai pas de credit crunch, mais certains pays font face à des conditions de crédit très serrées, et cela ne s’est guère amélioré récemment. C’est l’une des raisons pour lesquelles il faut maintenir des taux d’intérêt bas.

Mais ce n’est à l’évidence pas suffisant. L’union bancaire pourra-t-elle parvenir à stabiliser les banques dans l’Europe du Sud, de façon qu’elles puissent recouvrer leur fonction de financement de l’économie réelle?

J. A. – Oui, et à cet égard la revue de la qualité des actifs des banques que la BCE, en partenariat avec les superviseurs nationaux et des contrôleurs externes, entreprendra l’an prochain est essentielle. Les Américains ont procédé plus tôt et plus vite que l’Europe au nettoyage des bilans des banques. C’est l’une des principales raisons des conditions de crédit très tendues aujourd’hui en Europe. Cette revue commencera au début de l’an prochain. Et comme les acteurs de marché anticipent habituellement les développements, les effets en seront immédiats.

Le credit crunch est un problème pour la croissance. Quels sont, selon vous, les autres obstacles à la reprise dans la zone euro?

J. A. - La fragmentation du marché bancaire européen s’est atténuée depuis l’an dernier, mais elle reste préoccupante en effet.

B. C. – La confiance dans l’euro est rétablie et cela constitue une base solide pour un retour de la confiance dans l’économie et pour la reprise en Europe. Il faut maintenant mettre en œuvre les réformes dans tous les pays.

Mais le niveau de l’euro lui-même n’est-il pas trop élevé comparé au dollar ou au yen?

J. A. – Nous n’avons pas d’objectif de taux de change et nous le redisons sans cesse. Le cours de l’euro n’en est pas moins un signe de confiance et montre que les capitaux étrangers reviennent s’investir dans la zone euro.

B. C. - Quand on observe les performances à l’exportation des différents pays de la zone euro, on note de grandes différences: le taux de change ne peut donc être considéré en soi comme un obstacle à la croissance. Cela dit, il s’agit d’un indicateur que nous suivons étroitement.

Néanmoins, l’euro trop fort est une complainte habituelle en France…

B. C. - Là, je peux parler d’expérience! Il y a une fascination particulière en France pour les questions de taux de change qui n’est pas partagée par les autres pays. Cela ne peut servir de prétexte pour ignorer les enjeux de compétitivité structurels auxquels les entreprises françaises sont confrontées.

«   Les comptes rendus des réunions de la BCE devraient inclure les noms des votants et les raisons de leurs décisions »

Jörg Asmussen

Certains redoutent en France un risque de déflation…

J. A. -Nous n’observons aucun risque de déflation. Nous voyons que les anticipations d’inflation à moyen et long terme sont bien ancrées en dessous mais très près de 2 %.

B. C. - Et c’est une grande différence avec le Japon. On compare parfois la zone euro et le Japon, mais tandis qu’au Japon la croissance faible a conduit à des anticipations déflationnistes, dans la zone euro, cela n’a jamais été le cas et, comme l’a dit Jörg, les anticipations d’inflation restent très bien ancrées.

Mais, comme au Japon, certains, dont vous-mêmes, commencent à parler en Europe de décennie perdue!

B. C. – Le risque de décennie perdue existe effectivement en Europe, si les bonnes réformes ne sont pas entreprises. Mais les défis et les réponses qu’il convient d’apporter sont très différents du Japon. Il est vrai que la crise a constitué un bond en arrière pour l’économie européenne. Mais les problèmes sous-jacents, qu’il s’agisse du déclin tendanciel de la croissance ou des promesses sociales que nous n’avons plus les moyens de tenir, étaient bien antérieurs. La crise n’est qu’un révélateur, montrant la nécessité d’y remédier de façon claire et rapide.

Le très haut niveau de chômage n’est-il pas angoissant?

J. A. – Oui, le chômage a atteint un niveau inacceptable. Mais la question est: que devons-nous faire? Nous poursuivons une stratégie en Europe fondée sur des prix stables, des politiques budgétaires saines ainsi que des réformes structurelles favorisant l’emploi et la croissance. Il faudra du temps pour en percevoir les effets positifs, mais je ne vois pas d’autre solution.

B. C. – Le haut niveau de chômage, particulièrement chez les jeunes, montre l’urgence des réformes, à la fois au niveau national et, collectivement, à l’échelle européenne.

Avec la crise, les différences entre pays tendent à s’élargir et à s’exacerber. N’est-ce pas un défi pour l’amitié entre les nations européennes?

J. A. – On ne peut nier que les stéréotypes nationaux tendent à resurgir. C’est inquiétant. Or, le cliché selon lequel les Grecs sont paresseux alors que les Allemands seraient travailleurs est tout simplement faux. La réalité est bien plus subtile.

B. C. - Le risque du nationalisme est aussi présent dans les discussions européennes, avec la tentation de défendre des intérêts nationaux étroits. Les responsables politiques doivent savoir y résister et aller de l’avant. Prenons l’exemple de l’union bancaire. C’est l’événement le plus important dans l’intégration européenne depuis que l’euro existe, peut-être même plus important encore que l’euro lui-même. Cela aura des conséquences profondes pour les modèles économiques nationaux et pour les législations nationales. Il y a des raisons d’être optimiste si cette étape décisive est franchie.

N’est-ce pas être trop optimiste? Qu’est-ce que l’Allemagne et la France peuvent faire pour surmonter ces défis?

J. A. -Il s’agit en effet de défis, mais la seule réponse possible est d’avancer dans l’intégration. La France et l’Allemagne ont un rôle commun à jouer, car les deux pays sont au cœur de l’intégration européenne. Ils peuvent ensemble, et seulement ensemble, répondre à cette définition d’une superpuissance: «Si vous agissez, chacun critique votre action. Si vous ne faites rien, on vous reproche votre inaction». Il existe certains projets que les deux pays peuvent mener ensemble. Par exemple, un siège commun de la France et de l’Allemagne au FMI serait une bonne idée. Mais il est essentiel qu’une telle initiative soit ouverte aux autres et constitue le point de départ pour un siège commun de l’Europe au FMI.

 

Retraites : hausse de la CSG?

Retraites : hausse de la CSG?

Comment trouver 7 milliards d’euros d’ici 2020 sans entraver la compétitivité des entreprises ? C’est le casse-tête sur lequel planche actuellement le gouvernement, qui doit présenter à la rentrée son projet de réforme des retraites. « Chacun devra faire des efforts », répète en substance le gouvernement depuis plusieurs mois. A l’étude : un allongement de la durée de cotisation, mais aussi une hausse des cotisations retraite. Sur ce dernier point, le débat fait rage au sein de la majorité. Plusieurs voix s’élèvent pour éviter une telle augmentation des cotisations qui pourrait mettre à mal la compétitivité. Le gouvernement chercherait ainsi à « mettre à contribution les actifs et les retraités sans augmenter le coût du travail », assurent Les Echos lundi 29 juillet. Pour ce faire, le gouvernement pourrait renoncer à la hausse des cotisations. Et opter pour des hausses d’impôts sur les entreprises et les ménages. « Pour les ménages, l’augmentation de la CSG est clairement envisagée, voire celle de la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) », écrit le journal. Selon les calculs des Echos, une hausse de 0,1 point de CSG rapporterait 1,2 milliard d’euros, soit deux fois plus qu’une hausse des cotisations de même ampleur.

Publicis-Omnicom: les risques de la fusion notamment la délocalisation

Publicis-Omnicom: les risques de la fusion

En un week-end, le nouveau numéro du secteur de la publicité est né. Après des fuites samedi, le Français Publicis et l’Américain Omnicom ont annoncé, dimanche 28 juillet, leur fusion. Concrètement, ce mariage donnera naissance à un groupe dont le chiffre d’affaires est estimé 17,7 milliards d’euros et la capitalisation boursière à 26,5 milliards. Il sera codirigé par Maurice Lévy et John Wren , patrons de Publicis et Omnicom, qui espèrent finaliser l’opération fin 2013 ou au premier trimestre 2014. Pour Bruno Hareng, analyste chez Oddo et Cie, spécialiste du secteur média, « cette opération a pris tout le monde de court ». Interviewé sur BFM Business, ce lundi 29 juillet, il a expliqué que les deux entreprises « ont un réseau d’agence de premier plan, un portefeuille client qualitatif et un management référend dans l’industrie ». Il a estimé que cette annonce devrait avoir les faveurs, ce lundi, de la Bourse de Paris. Pour lui, il peut s’agir d’une belle opération, si le management arrive à gérer quatre risques.  Le projet de fusion est soumis à l’approbation des différentes autorités de la concurrence. Selon Reuters, la nouvelle entité devra faire face à des examens antitrust dans plus de 45 pays.  « La question est de savoir si la fusion peut coincer dans certains pays », a détaillé, Bruno Hareng, évoquant en particulier la Chine, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Sur une activité plus particulière, l’achat d’espaces publicitaires, Bruno Hareng a calculé que la nouvelle entité possédera environ 44% du marché en Chine et 42% aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays, le nouveau groupe pourrait donc être contraint de céder des entités plus petites pour des raisons de concurrence.  Les deux entreprises ont dans leurs portefeuilles de clients des entreprises rivales. Pour donner un exemple simple, Omnicom compte Pepsi parmi ses clients et Publicis travaille avec Coca-Cola.  Vont-ils vouloir tous traiter avec cette entité fusionnée ? « Si les clients ont la certitude que des murailles de Chine seront respectées lorsque les deux entreprises seront fusionnées, les clients devraient tirer des avantages car « le client aura accès à des services encore meilleurs après cette fusion ».  « Cela m’étonnerait qu’il y ait beaucoup de pertes de clients », a-t-il déduit, parlant d’un risque « qui existe mais qui est mesuré ».  Bruno Hareng explique qu’il y « un risque de pertes de talents » et se demande « si tous les collaborateurs vont adhérer à la fusion » ou s’ils vont préférer « quitter le groupe pour éventuellement créer leurs structures ».  La fusion étant « transformante », la difficulté pour Maurice Lévy et John Wren va être de ne pas trop délaisser leurs clients, pour préparer cette mégafusion. Dernier  risue et non des moindres pour la France, la délocalisation. Les groupes prévoient de fusionner au sein de Publicis Omnicom Group, une maison-mère qui sera cotée à Paris et New York. La direction opérationnelle sera maintenue dans ces deux villes, mais le siège social sera établi aux Pays-Bas. Un choix effectué par souci de neutralité et non pour des motifs fiscaux, ont assuré les deux dirigeants. !

Croissance Japon : -Hausse des ventes au détail en juin

Croissance Japon : -Hausse des ventes au détail en juin

 

Les ventes au détail ont augmenté de 1,6% en juin au Japon sur un an, confirmant une meilleure orientation de la consommation des ménages, selon des données publiées lundi par le ministère de l’Economie. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 1,9%. En mai, les ventes au détail avaient progressé de 0,8%. (Kaori Kaneko, Véronique Tison pour le service français)

 

Suisse : les travailleurs français trop paresseux ?

Suisse : les travailleurs français trop paresseux ?

Par crainte d’embaucher des frontaliers français, certains recruteurs helvétiques ajoutent désormais la mention « Suisse et résidence Suisse » parmi leurs critères de sélection lors des embauches, explique le journal « Le Matin Dimanche ».  Le journal prend en exemple un poste proposé sur l’Internet dans une banque genevoise pour un collaborateur dont la mission consiste notamment à ouvrir et fermer des comptes de clients. « Les patrons craignent d’engager des Falciani ou des Condamin-Gerbier en puissance », fait valoir le journal. Pierre Condamin-Gerbier est un ancien collaborateur de la banque Reyl & Cie qui est actuellement en prison à Berne pour son témoignage dans l’affaire Cahuzac. Des critiques similaires avaient également refait surface en 2009 lorsqu’Hervé Falciani, un ancien informaticien de la banque HSBC en Suisse, avait vendu un fichier volé comportant une liste d’évadés fiscaux. Les discriminations ne touchent toutefois pas exclusivement le secteur bancaire. « Le Matin Dimanche » cite ainsi une PME Suisse active dans le secteur de la construction qui écarte les Français après plusieurs mauvaises expériences. Les Français embauchés étaient souvent malades le lundi et le vendredi, se plaint la responsable du recrutement, qui fustige leur attitude revancharde et revendicatrice. « Il y a toujours un problème. Alors que les Espagnols et les Portugais, ça n’a vraiment rien à voir », a-t-elle déclaré sous couvert de l’anonymat. Les cabinets de recrutement interrogés par journal suisse disent cependant se conformer aux exigences de certaines entreprises en exigeant que les candidats soient Suisses ou résident en Suisse. Ces discriminations à l’embauche sont pourtant illégales, rappelle le journal. La Suisse ayant signé en 1999 un accord de libre circulation avec l’Union Européenne qui entérine le principe de l’égalité de traitement entre les ressortissants de l’Union et les Suisses. Pour écarter les CV des Français, les entreprises peuvent cependant jouer sur les critères de recrutement, en demandant par exemple un excellent niveau d’allemand même lorsque la langue n’est pas nécessaire pour le poste. Elles peuvent également invoquer les quotas à l’immigration, récemment ré-institués.

 

Sondage popularité- Valls monte

Sondage popularité- Valls monte

 

Près de 47% des Français pensent que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ferait un bon Premier ministre, soit une progression de deux points en un mois, selon un sondage Ifop réalisé pour le Journal du dimanche. Si le « Non » l’emporte avec 49% d’avis négatifs, ces derniers sont en net recul par rapport à juin, où ils s’élevaient à 55%. Parmi les sympathisants du PS, 70% jugent que le ministre de l’Intérieur ferait un bon occupant de Matignon, mais du côté de l’UMP, seuls 45% des sympathisants sont de cet avis. L’originalité de Manuel Valls, qui ne cache pas ses ambitions, est de convaincre au-delà de son camp grâce à une image d’autorité et de dynamisme, souligne l’institut de sondage. Seuls 30% des sondés jugent l’ancien député-maire d’Evry « capable de sortir le pays de la crise ». Mais parmi les qualificatifs ou qualités s’appliquant plutôt bien à Manuel Valls, celui de « dynamique » est le plus souvent cité (72%), devant « courageux » (66%), « a de l’autorité » (64%) et « est un bon ministre de l’Intérieur » (62%). Dans le JDD, Gérard Grunberg, directeur de recherches au CNRS, doute néanmoins que François Hollande appelle Manuel Valls, qui est perçu comme un homme du centre gauche et suscite des réserves dans l’appareil du parti. Le chef de l’Etat « n’aime pas créer des clivages trop importants au sein de la gauche », explique-t-il. Le chercheur estime en outre que le ministre de l’Intérieur n’a pas intérêt à devenir Premier ministre s’il a une ambition présidentielle, les anciens chefs de gouvernement ayant, depuis Jacques Chirac, des difficultés à devenir présidents.

 

Accident d’ autocar en Italie, 36 morts

Accident d’ autocar en Italie, 36 morts

Au moins 36 personnes sont mortes dans un accident d’autocar dimanche soir près d’Avellino dans le sud de l’Italie, a déclaré un porte-parole des pompiers. Le véhicule a basculé d’un viaduc et fait une chute d’au moins quinze mètres dans un ravin. Il transportait 48 passagers de retour vers Naples après avoir visité la ville de Telese Terme, en Campanie, précise le quotidien La Repubblica. Onze personnes ont pu être dégagées vivantes de l’épave de l’autocar et hospitalisées, certaines avec de graves blessures. D’autres véhicules ont été impliqués dans l’accident.

 

Valls : crise générale d’autorité en France

Valls : crise générale d’autorité en France

 

 

Valls met le doigt sur un facteur explicatif central (il y en a d’autres) de l’insécurité : le manque général d’autorité   »Nous vivons une crise de l’autorité. La voix des parents, de l’enseignant, du juge, du policier, de l’élu est trop souvent contestée », a affirmé l’ancien député maire d’Evry, martelant qu’ »il faut restaurer pleinement l’autorité » et ajoutant que « les relations entre les forces de l’ordre et la population doivent être des relations de confiance ».  Encore fau drait-il que cette autorité se manifeste ! A propos de l’affaire de Trappes, M. Valls rappelle que « ceux qui continuent à prôner le port du voile intégral dans l’espace public défient les institutions ».   »L’Islam de France doit être plus fort. Aujourd’hui il y a trop d’espace pour ceux qui le contestent, mais contestent aussi la République », regrette-t-il.   »Nicolas Sarkozy n’est pas responsable de tout mais sa conduite du pouvoir a cristallisé les tensions », déplore le patron de Beauvau. « Après les oppositions permanentes entre les Français, après les amalgames ou encore après l’affrontement entre la police et la justice, il faut tout reprendre », selon lui.  M. Valls assure que « cela nécessitera du temps » pour revenir à une situation apaisée.

 

« Politique business » de Copé ?

« Politique business » de Copé ?

D’anciens politiques grassement rémunérés pour une petite conférence, c’est la mode depuis longtemps désormais, ‘s’y ajoute des politique en fonction comme Copé ; ce que dénonce Désir du PS. En faiat la plupart du temps les vedettes politiques n’apportent pas grand-chose à ces conférences sinon leurs noms et leurs titres pour attirer les participants (qui payent très cher !). « Un chef de parti de notre pays n’a pas à être payé pour des prestations au service d’intérêts privés à l’étranger. Cette politique business du président de l’UMP en Afrique est profondément choquante, elle est contraire à tous les principes d’éthique et de transparence », a écrit M. Désir dans un communiqué. Selon lui « ce mélange des genres doit cesser ».  Contacté par l’AFP, l’entourage de Jean-François Copé a confirmé la participation du numéro un de l’UMP la semaine dernière à un forum économique organisé dans la capitale du Congo par le magazine Forbes. Il a en revanche refusé de commenter les propos de Harlem Désir.  M. Copé comptait parmi les intervenants du Forum Forbes Afrique 2013 aux côtés de patrons, d’hommes d’État africains, de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU. L’ancien Premier ministre belge et eurodéputé Guy Verhofstadt et l’homme d’affaires français Matthieu Pigasse (coactionnaire du groupe Le Monde, dirigeant de la banque Lazard) étaient également annoncés au programme.  La participation de dirigeants politiques à des conférences contre rémunération n’est pas exceptionnelle. Elle est pratiquée par d’anciens chefs d’Etat ou de gouvernement tels Bill Clinton, Tony Blair, Nicolas Sarkozy ou encore le socialiste Michel Rocard.  Pour Harlem Désir toutefois cela ne doit pas concerner « des responsables politiques en fonction ». « Il est contraire à l’éthique de monnayer son image, et peut-être son influence, de dirigeant politique français, en échange de sommes d’argent sur lesquelles n’existe aucune forme de transparence », insiste-t-il.  Selon le Journal du dimanche (JDD), citant « un spécialiste » non identifié, Jean-François Copé « pourrait avoir empoché 30.000 euros » en donnant cette conférence mercredi dernier à Brazzaville.

 

économie, politique société: pages les plus regardées 28 juillet 2013

 

 

General Electric : 600 postes menacés en France

General Electric : 600 postes menacés  en France

General Electric (GE) va supprimer au total quelque 600 postes en France, via des plans de restructurations lancés ces derniers mois dans différentes entités, la filière finance étant la plus touchée, a-t-on appris vendredi de source syndicale et auprès de la direction, confirmant une information des Echos. « Nous avons recensé 620 postes qui vont disparaître d’ici à la fin de l’année ou au cours du premier semestre de l’année prochaine », a indiqué à l’AFP un syndicaliste membre du Comité de groupe de GE France, un nombre que la direction a qualifié de « proche de la réalité ». Selon un autre membre de ce Comité, GE France, qui est présent dans 20 métiers de l’énergie, des technologies médicale, des services financiers et l’industrie, a lancé « 5 à 6 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ». Un porte-parole de GE France a confirmé que ces chiffres étaient « proches de la réalité » et souligné que les plans, qui concernent des activités très différentes, avaient été « décidés entité par entité en fonction du contexte économique » afin de « sauvegarder la compétitivité ». Il a en outre indiqué que ces départs se feraient « essentiellement via des plans de départs volontaires ». La filière finance sera la plus touchée car 400 postes doivent être supprimés dans ce seul périmètre, a indiqué à l’AFP Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit SNB/CFE-GCC. Dans ce secteur, 222 postes doivent notamment être supprimés chez GE Money Bank (sur quelque 1.000 postes) et 33 dans la filiale qui fait du crédit immobilier, a précisé M. Dos Santos. A cela s’ajoutent une centaine de suppressions de postes dans l’énergie, un nombre du même ordre dans le secteur lié à l’industrie du pétrole (« oil and gaz »), une trentaine dans l’immobilier de bureau, ou encore dans une entité qui fait de l’affacturage. Pour M. Dos Santos, les suppressions de postes dans la finance ne sont pas justifiées économiquement car les activités sont « viables », et correspondent donc à des « licenciements boursiers ». Le syndicat compte assigner sous peu GE Money Bank au tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre pour contester le motif économique des suppressions de postes. GE France, présidé par Clara Gaymard, emploie 11.000 salariés dans l’Hexagone. Ses trois principaux sites de production sont à Belfort (GE Energy), à Buc (GE Healthcare) et au Creusot (GE Oil&Gas).

Athlétisme : record de France pour Lavillenie

Perche : record de France pour Lavillenie

Le  Clermontois a encore frappé un grand coup samedi dans la capitale anglaise, en s’offrant un nouveau record de France, à 6.02m! Un record  qu’il avait précédemment porté à 6.01m lors des championnats d’Europe par équipes de Leiria en 2009 et qu’il a donc amélioré, dès son premier essai à cette hauteur… « J’ai demandé le même monté de barres (5.91m-5.97m, ndlr) qu’aux Jeux! », expliquait-il également. Après avoir franchi des barres à 5.70m et 5.91m du premier coup, il a ensuite échoué à 5.97m, avant de passer tout de suite à 6.02m, avec le résultat que l’on connaît. Déjà en possession des cinq meilleures performances de l’année (5.92m à Saint-Denis et Ostrava, 5.95m à Paris et Eugene et 5.96m à Monaco le 19 juillet dernier), il a ensuite essayé de détrôner le « Tsar » Sergueï Bubka et de s’emparer du record du monde. Et s’il n’est pas parvenu à franchir 6.16m sous la pluie, personne ne lui en tiendra rigueur. « C’est une sacrée performance, savourait son entraîneur Philippe d’Encausse au micro de BeIN Sport. En plus il a tenté le record du monde sous la pluie, ça doit être une première ! Tous ses sauts du concours ont été de grande qualité, il avait une grande maîtrise. Il lui manquait juste une «perf» à plus de 6 mètres, et c’est fait. Maintenant, on pense surtout à la compétition dans quinze jours… » Des Mondiaux de Moscou où Renaud Lavillenie sera encore le grand favori de la discipline, lui qui a terminé, comme aux Jeux, devant les Allemands Björn Otto (5.77m) et Raphael Holzdeppe (5.70m).

 

Air France: des fermetures de lignes

Air France: des fermetures de lignes

La compagnie aérienne enregistre une nette amélioration de ses résultats au 2ème trimestre. Sa perte nette est divisée par cinq, à 163 millions d’euros. Sur le second trimestre, le groupe a dégagé un résultat opérationnel de 79 millions d’euros, une première depuis cinq ans. Pour autant, Air France KLM n’est pas encore tiré d’affaire. Ce résultat encourageant est dû à une facture pétrolière beaucoup moins élevée qu’attendue, et à une réduction de coûts issus du plan « Transform 2015″. Malheureusement, la recette unitaire par passager d’Air France KLM reste parmi les plus faibles du secteur.  Pour continuer le redressement économique, d’autres mesures de restructurations doivent être adoptées à l’automne prochain. Comme BFM Business l’annonçait la semaine dernière, c’est une réorganisation de l’offre sur les court et moyen courriers de la compagnie qui se prépare. Certaines lignes seront fermées, d’autres seront transférées aux marques Hop et Transavia. « Il y a probablement des affectations différentes à faire » entre les trois marques du groupe (Air France, Hop et Transavia), a expliqué Alexandre de Juniac, le PDG d’Air France KLM, au micro de BFM Business. « Les destinations court et moyen courriers qui sont très loisirs, donc très sensibles aux prix, doivent être opérer par un opérateur comme Transavia, plutôt que par Air France, qui doit se concentrer d’avantage vers les destinations affaires » a-t-il poursuivi, avant de reconnaître qu’ « il y aura des fermetures de lignes ». 

 

Cartes de crédit: 160 millions piratées

Cartes de crédit: 160 millions  piratées

 

 

Cinq pirates informatiques présumés ont été inculpés pour avoir pénétré les systèmes de plusieurs sociétés américaines et européennes, dont Carrefour et Dexia, et avoir dérobé plus de 160 millions de numéros de cartes de crédit, a annoncé jeudi la Justice américaine. Le démantèlement de ce réseau a mis au jour « la plus grande opération » de piratage informatique et de vol de données de ce type jamais poursuivi aux Etats-Unis, affirme dans un communiqué le département américain de la Justice.  Les cinq hommes, quatre Russes et un Ukrainien, ont été inculpés à Newark (New Jersey, est). Ils sont soupçonnés d’avoir pénétré les systèmes informatiques d’une quinzaine de sociétés, parmi lesquels l’opérateur Nasdaq, la compagnie aérienne JetBlue, Visa Jordanie, ou encore la chaîne de supérettes 7-Eleven.  Figurent également parmi les victimes le groupe français Carrefour et la banque franco-belge Dexia.  La justice fédérale les accuse d’avoir installé des logiciels malveillants dans les systèmes de ces sociétés qui collectaient ensuite les données de cartes bancaires de leurs clients. Ils auraient ainsi récupéré plus de 160 millions de numéros de carte bancaire qu’ils auraient revendus de 10 à 50 dollars pièce selon qu’il s’agissait d’une carte américaine, canadienne ou européenne.  Le préjudice est estimé à plusieurs centaines de millions de dollars.  Carrefour par exemple en a ainsi été victime « au moins depuis octobre 2007″: « environ deux millions de numéros de cartes de crédit » ont été récupérés par les malfaiteurs, détaille le document d’inculpation rendu public.  Dexia a de son côté été victime de février 2008 à février 2009 et a perdu environ 1,7 million de dollars.  L’une des principales victimes, Heartland, spécialisée dans les moyens de paiement, s’est vue délester à elle seule de 130 millions de numéros de cartes pour un préjudice estimé par les enquêteurs à 200 millions de dollars.  Deux des prévenus, Vladimir Drinkman et Alexandre Kalinine, ont été arrêtés le 28 juin 2012 à la demande des Etats-Unis alors qu’ils se trouvaient aux Pays-Bas. Les trois autres personnes soupçonnées sont en fuite.  Kalinine et Drinkman avaient déjà été inculpés en 2009 sous l’identité de ? Hacker 1? et de ? Hacker 2? dans une affaire similaire qui visait déjà la société Heartland. Dans cette affaire, un pirate informatique de Floride, Albert Gonzalez, avait plaidé coupable de piratage informatique et été condamné à 20 ans de réclusion.

 

Augmentation des fonctionnaires : addition salée pour les collectivités locales

Augmentation des fonctionnaires : addition salée pour les collectivités locales

 

Selon le quotidien Les Echos daté du vendredi 26 juillet, Marylise Lebranchu a confirmé aux syndicats que le gouvernement ferait un geste salarial, dès le 1er janvier 2014. Celui-ci concernera les agents aux revenus les plus modestes, soit environ un fonctionnaire sur deux. Dans un communiqué, publié vendredi soir, a ensuite indiqué que le mardi 23 juillet « une proposition de grille a ainsi été faite aux organisations syndicales, avec un effort particulièrement marqué en direction des agents », de cette catégorie C. Les décisions sur les modalités de cette revalorisation » seront prises après une réunion, en septembre, précise le texte, qui explique qu’une proposition alternative, mise sur la table par « certains syndicats » sera examinée au cours de cette réunion. Selon Les Echos, les syndicats escomptent un relèvement de 200 à 300 euros par an, sous la forme d’une augmentation de 4 à 6 points d’indice.  Ce qui maintient la problématique du rapprochement des salaires entre privé et public, le gel du point d’indice pendant deux années consécutives et la hausse du Smic n’ayant pas arrangé les choses. Cette question ne devrait d’ailleurs pas être abordée avant 2016. La ministre de la Fonction publique avait déjà évoqué ce geste au micro de BFMTV, le 17 juillet dernier. « Il y a peu de gens dans le privé qui auraient accepté ce qu’ont accepté les fonctionnaires en terme de rémunération », avait-elle alors déclaré. Le coût de cette mesure pourrait être inférieur à 200 millions d’euros pour l’Etat, écrivent Les Echos. En revanche, pour les collectivités locales, qui ont beaucoup d’agents de catégories C dans leurs effectifs, la facture risque d’être plus salée. Elle pourrait s’élever à 600 millions d’euros.

 

Ukraine : Poutine craint le rapprochement avec l’Union européenne

Ukraine : Poutine craint le rapprochement avec l’Union européenne

Le chef de l’Etat russe qui a entamé une visite de deux jours en Ukraine pour célébrer le 1.025e anniversaire de l’introduction du christianisme dans la Russie kiévienne a célébré « une unité spirituelle solide » qui sert de « base à l’amitié russo-ukrainienne ».   »Nous sommes tous des héritiers spirituels de ce qui s’est passé ici il y a 1.025 ans (…) En ce sens, nous sommes un peuple uni », a-t-il déclaré, évoquant le baptême par le prince Vladimir en 988 de la Russie kiévienne, premier Etat des Slaves de l’Est qui se diviseront par la suite en Russes, Ukrainiens et Biélorusses.  Les festivités religieuses auxquelles participent également les présidents serbe Tomislav Nikolic et moldave Nicolae Timofti se déroulent avant un sommet à Vilnius en novembre qui pourrait voir la signature d’un accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne.   »Nous allons respecter tout choix du peuple ukrainien » concernant l’intégration aux structures post-soviétiques, dominées par Moscou, a souligné M. Poutine, ajoutant que, réunies, les économies des deux pays seraient plus compétitives.   »Aujourd’hui, nous assistons à une très forte concurrence sur les marchés mondiaux. Ce n’est qu’en unissant nos efforts que nous pourrons devenir compétitifs et gagner dans cette lutte acharnée », a estimé le président russe.   »Nous avons beaucoup d’intérêts communs qui peuvent créer des conditions favorables au développement de nos économies », a pour sa part souligné le président Viktor Ianoukovitch.  Moscou pousse depuis plusieurs années l’Ukraine à délaisser son orientation européenne pour se tourner vers l’Est et invite ce pays à s’intégrer à une union douanière composée pour l’instant de la Russie, du Kazakhstan et du Bélarus.  Ex-république soviétique aux portes de l’Europe, l’Ukraine est tiraillée depuis son indépendance en 1991 entre la Russie et l’Occident.  Depuis qu’il est arrivé à la tête de l’Ukraine, en 2010, le président Viktor Ianoukovitch cherche à nouer des liens plus forts avec l’UE tout en tentant de rester en bons termes avec la Russie.  Les relations entre Kiev et l’Union européenne se sont nettement dégradées depuis l’incarcération en 2011 de l’ex-Premier ministre et opposante Ioulia Timochenko, dénoncée par l’UE qui soupçonne une persécution politique.  La signature d’un accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine est sans cesse repoussée en raison de l’affaire Timochenko.  Condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir, candidate malheureuse à la présidentielle contre M. Ianoukovitch, cette femme politique est aussi jugée pour fraude fiscale et inculpée de complicité dans l’assassinat d’un député en 1996.  Mme Timochenko a appelé samedi les Ukrainiens à « chérir » leur indépendance et le choix « fait il y a plus de 1.000 ans de faire partie de la civilisation européenne ».   »Cela a été un choix d’une importance colossale qui n’a rien à voir avec l’agitation politique actuelle, des rituels protocolaires futiles et les tentatives de faire renaître de fausses unions », a-t-elle estimé dans une déclaration disponible sur le site de son parti.  M. Poutine, accompagné par le patriarche de Moscou et de toutes les Russies Kirill a participé avec M. Ianoukovitch dans la matinée à un service religieux dans le centre de Kiev.  Une centaines de militants nationalistes ukrainiens ont manifesté non loin du lieu de la prière, brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Quand Kiev fut baptisée, Moscou n’existait pas encore », « Provinciaux Poutine et Goundiaïev (nom de famille du patriarche russe Kirill, ndlr), bienvenus dans la capitale de la Russie kiévienne » ou « n’entraînez pas l’Ukraine dans l’union douanière ».

 

Nouveau stade de foot à Lyon : 400 millions

Nouveau stade de foot à Lyon : 400 millions

 

La filiale de l’OL chargée de la réalisation de l’enceinte située à Décines, dans l’est de l’agglomération, a signé les contrats de crédit bancaire ainsi que les contrats obligataires nécessaires au bouclage du budget de 405 millions d’euros, a annoncé OL Groupe.  Les crédits bancaires, regroupant « 11 établissements », portent sur 136,5 millions d’euros. Deux contrats de financement obligataire ont par ailleurs été signés avec Vinci, pour 80 millions d’euros, et avec la Caisse des dépôts et consignations, pour 32 millions.  Enfin, une émission obligataire de 80 millions d’euros, donnant accès au capital de la société, sera lancée « dans les tout prochains jours ». Mais les principaux actionnaires de l’OL se sont engagés à la souscrire, ôtant tout suspense à cette ultime étape.  Selon le président du club, Jean-Michel Aulas, les travaux de la future enceinte « devraient débuter le 1er août ». La mise en service est attendue pour la « seconde moitié de la saison 2015-2016″, avant d’accueillir l’Euro 2016.  Le montage financier, au point mort pendant des mois, a été débloqué le 19 juillet par le vote, au conseil général du Rhône, d’une garantie financière de 40 millions d’euros sur l’un des emprunts obligataires de l’OL.  Adoptée une première fois fin 2012, cette garantie avait été retirée fin mai, faute de précisions sur le schéma de financement de ce complexe de 58.000 places flanqué d’hôtels, immeubles de bureaux, centre de loisirs et « centre médical dédié au sport ».  Précisé samedi par OL Groupe, le montage comprend 135 millions d’euros de fonds propres, un financement obligataire de 112 millions d’euros, un total de dettes bancaires et location financière de 144,5 millions, ansi que des revenus garantis pendant la phase de construction pour environ 13,5 millions.  Jean-Michel Aulas a chiffré les retombées pour le club à « des centaines de millions d’euros sur les vingt prochaines années », soit « 70 à 100 millions d’euros de ressources complémentaires annuelles ».  OL Groupe attend également des « revenus significatifs » du futur contrat de « naming » du stade, « qui consiste à adjoindre le nom d’une société commerciale à une infrastructure sportive », à l’instar de l’Emirates Stadium d’Arsenal ou de l’Allianz Arena de Munich.  Faute d’avancée sur ce volet, en cours de négociations depuis plusieurs années, l’enceinte reste baptisée « Stade des Lumières ».  Le Grand Stade, projet lancé officiellement début 2007, devait être inauguré à l’été 2010. Mais il a connu de nombreuses péripéties, liées à la forte opposition locale conjuguée aux déboires financiers de l’OL.  OL Groupe s’était introduit en Bourse le 9 février 2007, levant 94,3 millions d’euros pour financer la construction du stade. La holding avait mis en avant les « revenus récurrents » à attendre de l’enceinte, contrepoint à ses résultats sportifs par nature aléatoires.  Mais le projet, d’abord retardé par un revers juridique et des enquêtes publiques défavorables, a ensuite souffert de la fragilité financière de l’OL, en perte depuis 2010 faute de transferts majeurs de joueurs.  L’opposition au Grand Stade, très virulente, rassemble une coalition hétéroclite mêlant Etienne Tête, conseiller régional EELV et avocat redouté dans les projets d’urbanisme, le député UMP Philippe Meunier et plusieurs associations de riverains.  Les opposants déplorent principalement l’impact écologique et la desserte de l’enceinte, dans l’est de l’agglomération, plus excentrée que l’actuel stade de Gerland situé à Lyon, et refusent toute aide publique pour ce projet « entièrement privé ».

 

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