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Archive mensuelle de juillet 2013

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Publicis : délocalisé et sous contrôle américain

Publicis : délocalisé et  sous contrôle américain

 

Le nouveau géant de la publicité qui naîtra de la fusion entre Publicis et Omnium devrait pouvoir surmonter d’éventuelles tensions entre ses filiales américaines et françaises en adoptant une culture et une identité plus américaine, estiment lundi des spécialistes du secteur. Les deux entreprises ont présenté l’opération, qui doit donner naissance à un nouveau poids lourd de quelque 26 milliards d’euros de capitalisation boursière, comme une « fusion entre égaux ». Les deux groupes ont une capitalisation boursière similaire et le conseil d’administration de la nouvelle entreprise sera composé à égalité de représentants de Publicis et d’Omnicom. Toutefois le nouveau groupe sera dirigé par un directeur général américain après une période de transition de 30 mois et sera supervisé depuis les Pays-Bas, où sera installée la nouvelle holding Publicis-Omnicom, loin du quartier général de Publicis près de l’Arc de Triomphe à Paris. A l’issue de cette transition, Maurice Lévy, l’actuel président du directoire de Publicis, deviendra président non exécutif de Publicis-Omnicom. « C’est une direction que le groupe français a pris parce qu’ils ont réalisé qu’ils n’avaient plus besoin désormais d’être français », souligne un banquier parisien. « D’un point de vue organisationnel et du point de vue des marchés, cela va devenir une entreprise basée aux Etats-Unis. » Un autre banquier écarte lui aussi l’idée d’une fusion entre égaux et fait remarquer qu’à terme, Omnicom occupera le siège du conducteur. « A l’issue de deux ans, le seul directeur général sera Américain. La principale place de cotation sera New York. Et la société holding sera aux Pays-Bas. Il n’est pas difficile de comprendre où cela mène », souligne le banquier. La visibilité sur qui contrôle effectivement l’entreprise devrait permettre au groupe d’éviter les erreurs commises dans certaines grosses opérations de fusions-acquisitions internationales à l’image du rapprochement Daimler-Chrysler à la fin des années 1990.

 

Tunisie : le Premier ministre veut rester au pouvoir

Tunisie : le Premier ministre veut rester au pouvoir

« Le gouvernement continuera à exercer ses devoirs et ne les abandonnera pas, non pas parce qu’il souhaite détenir le pouvoir. Nous conserverons nos responsabilités jusqu’au dernier moment », a dit à la télévision le chef du gouvernement. « Nous concentrons nos efforts sur l’organisation des élections avant la fin de l’année. Notre date est le 13 décembre », a-t-il ajouté. La date n’a pas été choisie au hasard. Le 13 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, vendeur de rue à Sidi Bouziz, s’était immolé en public pour protester contre la politique du gouvernement. Son geste avait déclenché une vague de manifestations dans le pays qui ont entraîné le départ du président Zine Ben Ali et constitué le premier épisode du « printemps arabe ». Le Premier ministre s’est engagé à organiser un scrutin libre et transparent et indiqué que des observateurs étrangers seraient autorisés à en surveiller le déroulement. Le parti laïque de centre gauche Ettakatol, membre de la coalition au pouvoir en Tunisie emmenée par les islamistes d’Ennahda, avait auparavant réclamé la démission du gouvernement tripartite et la constitution d’un cabinet d’union nationale. « Nous avons demandé la dissolution du gouvernement en faveur d’un nouveau gouvernement d’union qui incarnerait la forme la plus large de consensus », a déclaré à Reuters Lobni Jribi, l’un des dirigeants de cette formation. « En cas de rejet de cette suggestion par Ennahda, nous nous retirerions du gouvernement », a-t-il ajouté. D’ores et déjà, le ministre de l’Education Salem Labyedh, un indépendant, a présenté sa démission au Premier ministre, ont rapporté les médias tunisiens. Ettakatol a lancé son appel quelques heures après le bouclage par l’armée d’une place de la capitale, Tunis, où des heurts s’étaient produits entre manifestants rivaux. L’armée a bouclé à l’aide de barbelés l’accès à la place du Bardo, sur laquelle donne l’Assemblée nationale et l’a déclarée « zone militaire fermée », après des affrontements entre manifestants des deux camps. « Le Premier ministre sera tenu responsable pour toute goutte de sang qui coulera lors du sit-in du Bardo », a prévenu Manji Rahaoui, un cadre de l’opposition. Les deux camps ont prévu de manifester de nouveau place du Bardo malgré la prise de contrôle des lieux par l’armée, ont rapporté des médias tunisiens. Le président de l’Assemblée constituante, Moustafa Ben Jaafar, est membre d’Ettakatol. Son assemblée, dit-il, a encore plusieurs semaines de travail avant de pouvoir soumettre à référendum une Constitution dont la rédaction a déjà subi des retards. L’opposition laïque, encouragée par l’intervention de l’armée égyptienne qui a déposé le 3 juillet le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, rejette désormais toute concession et tous les efforts de réconciliation menés par le gouvernement. L’opposition réclame aussi la dissolution de l’Assemblée constituante, dont, ces derniers jours, 70 des 217 membres se sont retirés pour observer un sit-in place du Bardo, devant le bâtiment où elle siège. A Sidi Bouzid dans le sud de la Tunisie, des manifestants en colère ont tenté lundi de prendre le contrôle de l’hôtel de ville et d’empêcher les employés de travailler, ce qui a provoqué des affrontements avec des partisans d’Ennahda, ont rapporté des habitants. L’armée est intervenue pour protéger l’Hôtel de ville et les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes, mais, selon des habitants, des milliers de manifestants continuaient de se rassembler dans la ville, qui fut le berceau de la « révolution du jasmin » en décembre 2010 et au début 2011. Les dirigeants de l’opposition clament depuis le week-end qu’ils pourraient mettre en place un « gouvernement de salut », rival du gouvernement en place. Ils devaient débattre de cette idée lundi dans la soirée. Pour Noureddine Bhiri, porte-parole d’Ali Larayedh, les manifestations d’opposition équivalent à un appel à la « destruction de l’Etat », au moment où le gouvernement cherche à gérer la situation après l’assassinat de Mohamed Brahmi, un opposant de gauche tué par balles jeudi dernier à Tunis. « Quelles solutions de rechange proposent-ils après une dissolution du gouvernement? Rien d’autre que la violence et la destruction. Nous devons restés unis pour franchir cette étape et mettre fin au terrorisme », a ajouté le porte-parole. Ali Larayedh, qui a été reçu par le chef de l’Etat, le président Moncef Marzouki et a vu également les commandants des forces de sécurité, devait s’adresser à la nation en fin de journée. Les puissants syndicats tunisiens ont rencontré lundi des représentants des partis de l’opposition et devaient envisager la possibilité d’une nouvelle grève. Vendredi, la grève déclenchée par la grande centrale syndicale UGTT au lendemain de l’assassinat de Mohamed Brahmi avait paralysé une bonne partie du pays.

Accident de trains en Suisse : un mort et 35 blessés; loi des séries ?

Accident de  trains en Suisse : un mort et 35 blessés; loi des séries ?

 

 Après Brétigny, en France, Compostelle, en Espagne, c’est au tour de la Suisse de faire face à un drame ferroviaire. Lundi, en fin de journée vers 19h, deux trains se sont rentrés dedans. Trente-cinq personnes ont été blessées, dont cinq grièvement. Mardi au petit matin, on était sans nouvelle du conducteur d’une des locomotives, enseveli sous les décombres. L’autre conducteur est en vie et a été pris en charge par les secours.  « Il y a une rame qui sortait de gare et une autre qui entrait, explique sur RMC un témoin du drame. Les deux trains se sont rentrés dedans de manière frontale. Ils ne roulaient pas à grande allure mais les rames sont bien démolies. Il y en a une qui est montée sur l’autre. Nous avons passé les premiers coups de fil pour les secours. J’ai vu les premières victimes qui sortaient elles-mêmes puis les secours qui cassaient les vitres pour faire sortir les gens. Beaucoup de gens pleuraient et étaient très choqués ». « Toujours très sûr d’habitude » Vingt-trois personnes au total ont été hospitalisées, les blessés légers ayant été pris en charge sur place. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place. Un soutien qui ne risque pas d’être de trop après un drame qui remue jusqu’aux médecins des hôpitaux accueillant les victimes. « Ça fait deux ans que je travaille dans cet hôpital, explique le directeur de l’hôpital de Payerne, Stéphane Duina. Son établissement a reçu un grand nombre des victimes. Il est très choqué par ce qu’il a vécu. On n’a jamais eu de problème. Il y a déjà eu des éboulements mais rien de très dramatique, c’est toujours très sûr. D’habitude, confie-t-il en larme sur BFMTV,  je garde mon sang-froid. Mais là, en fait ce train c’est celui que je prends tous les jours le matin et le soir à la même heure. Ici à l’hôpital nous avons eu trois blessés. Les autres ont été redirigés vers d’autres établissements hospitaliers. D’après ce que m’ont dit les ambulanciers, ce sont plutôt des blessés légers ». Les causes de l’accident sont pour le moment inconnues. « Les deux trains circulaient en sens inverse sur la même voie, confie sur RMC Jean-Christophe Sauterelle, le porte-parole de la police locale. Nous avons un train régional qui s’arrêtait à toutes les gares et un train accéléré qui lui ne s’arrêtait pas. La collision a eu lieu 200 m avant la gare. Nous n’avons pas les causes de l’accident. Il s’agit de voies uniques où normalement les trains se croisent en gare ce qui n’a pas été le cas ».

 

Affaire Tapie : lettres compromettantes non envoyées !

AffairesTapie : lettres compromettantes non envoyées !

 

Lettres non envoyées, projet de lettres, lettres non reçue, l’argumentaire de l’inénarrable Tapie qui considère que tout ça « c’est du bidon ». Alors que Le Monde évoque ce lundi des courriers de l’avocat de Bernard Tapie à destination de l’un des juges arbitres de l’affaire Adidas bien avant l’arbitrage qui lui a octroyé plus de 400 millions d’euros, l’homme d’affaires se défend. « Les lettres n’ont pas été envoyées », argue Bernard Tapie.  Pour Bernard Tapie, les révélations du journal Le Monde qui font état de lettres envoyées par l’avocat de l’homme d’affaires au juge Destoup pour évoquer le dossier Adidas, sont « à 98,5% » bidons.  C’est du bidon ! Pour Bernard Tapie, les révélations du journal Le Monde qui font état de lettres envoyées par l’avocat de l’homme d’affaires au juge Estoup pour évoquer le dossier Adidas, sont « à 98,5% » bidons. Dans son édition datée de mardi, le quotidien évoque deux lettres envoyées en 2006 par Maurice Lantourne au juge arbitre avant que ne soit prise la décision de l’arbitrage, étayant ainsi les soupçons d’escroquerie en bande organisée. « Tous ces courriers ne sont que des projets qui, d’après Lantourne, n’ont jamais été envoyés, a argué Bernard Tapie ce lundi sur BFMTV. Aucun de ces courriers n’a été retrouvé au cours des perquisitions chez ceux à qui ils étaient destinés. S’ils n’ont pas été retrouvés (lors des perquisitions), c’est qu’ils n’ont pas été envoyés ». Interrogé par Le Monde, Maurice Lantourne a appelé à « la plus grande prudence sur les documents saisis, qui ne sont parfois que des projets de lettres ».

Copé : politique ou businessman ?

Copé : politique ou businessman ?

 

Curieux finalemenet cette mansuétude du président de la commission des lois à l’assemblée qui considère que les conférences rémunérées de Copé ne doivent pas être interdites. Un peu comme l’impression que le corporatisme de l’oligarchie politique se protège.  Réagissant à un article du Journal du dimanche, le numéro un du Parti socialiste Harlem Désir a dénoncé la « politique business » et le « mélange des genres » pratiqués par M. Copé. Ce dernier a participé à un forum international organisé le 23 juillet par le magazine Forbes au Congo. Lundi le ministre écologiste Pascal Canfin s’est dit « choqué ».  Même s’il conteste la rémunération de 30.000 euros, montant avancé par le JDD, Jean-François Copé « assume totalement » cette conférence payée. Il en donne « souvent », a dit lundi son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux. « Seules celles qui sont organisées par des organismes privées donnent lieu à rémunération », a-t-il déclaré.  De fait, la pratique des « ménages », médiatisée ces dernières années avec l’arrivée sur ce marché d’anciens chefs d’Etat et de gouvernement comme Bill Clinton ou Tony Blair, n’a rien d’illégal.  Ce serait contraire au « principe d’égalité et à la liberté d’entreprendre » de l’interdire, dit à l’AFP Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale. La future loi sur la transparence, qui devrait être votée en septembre, permettra en revanche de rendre publiques toutes les conférences données par les parlementaires et le montant de leur rémunération.  Payées entre 5.000 et 300.000 euros la prestation selon le JDD, ces pratiques posent problème lorsque l’homme politique qui intervient exerce en parallèle un mandat électoral, juge le chef des députés socialistes, Bruno Le Roux. « Il faut faire la différence entre ceux qui sont porteurs d’une parole publique (…) ceux-là doivent avoir un code », a-t-il plaidé lundi sur RTL.  Le député PS Yann Galut, rapporteur de la loi sur la transparence, trouve d’ailleurs « surprenante » la rémunération d’interventions en plein exercice d’un mandat. « C’est une double rémunération : une fois qu’on est élu, on est rémunéré par l’Assemblée nationale », or les conférences données sont « souvent liées à votre activité de député ».  Alexis Douay, qui dirige Entourages, une agence de « celebrity marketing » qui propose à des entreprises de grands noms pour animer leurs événements, fait remarquer que « très peu de personnalités politiques » figurent dans ses fichiers, « pour des questions de déontologie ».   »Il n’y a absolument pas lieu de polémiquer », selon l’entourage de François Fillon qui donne des conférences via sa société « 2F Conseil ». Etre rémunéré, « c’est tout à fait logique, dès lors qu’il y a une prestation », déclare à l’AFP son porte-parole, le député UMP Jérôme Chartier. Il souligne que l’ex-Premier ministre donne également « quatre, cinq » conférences gratuitement par an.  Le problème disparaît dès lors qu’il n’y a plus rémunération, dit à l’AFP Séverine Tessier, porte-parole d’Anticor et co-auteure du livre « Corruption : stop ou encore ? Manifeste pour l’action citoyenne ». « A partir du moment où il y a rémunération, il y a intérêt privé, contraire à l’intérêt général », affirme-t-elle. Pour elle, le « ménage » de M. Copé est une « illustration des dérives affairistes » de la vie politique française. « Les élus, manifestement, cherchent d’abord à se servir de leurs fonctions ».  Beaucoup de politiques s’abritent d’ailleurs derrière la gratuité de leurs interventions. « Je ne donne pas de conférence payante », a affirmé lundi la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet sur BFMTV/RMC. Echo identique du côté de l’ancien ministre UMP Xavier Bertrand qui « n’a jamais donné et ne donne pas de conférences rémunérées », affirme son entourage, contrairement à ce qui est suggéré dans le JDD.  Pour l’ancien ministre socialiste, Hubert Védrine, la polémique vise surtout les mauvaises personnes, les politiques représentant une part « minime » des clients des agences de placement de personnalités. « Si on en fait deux dans l’année, c’est le maximum », confirme Alexis Douay. « Il faut aussi trouver des entreprises qui mettent 30.000 euros » dans un conférencier. La mode des politiques conférenciers n’a pas encore totalement pris en France, selon lui.

 

Le site de Carla Bruni-Sarkozy a coûté 400 000 euros

Le  site de Carla Bruni-Sarkozy a  coûté 400 000 euros

Evidemment quand on visite ce site on peut s’étonner de son coût ; rien vraiment d’extraordinaire, ce que font des millions de blogueurs pour presque rien. Tout est parti d’un rapport de la Cour des comptes sur la gestion de l’Elysée, en date du 15 juillet, qui mentionne au chapitre des dépenses de communication celles concernant le « site Internet spécifique dédié à la conjointe du président, financé par le budget de la présidence », pour un coût de 330.000 euros en 2011, puis 80.000 euros en 2012, soit un total de 410.000 euros.   »Le financement évoqué par la cour des comptes porte sur le site de Madame Carla Bruni-Sarkozy consacré à ses activités officielles en tant qu’épouse du chef de l’Etat, site ayant d’ailleurs cessé d’exister en mai 2012, et non sur le site de sa Fondation », a affirmé dimanche dans un communiqué l’avocat de l’ex-première dame, Me Richard Malka.  Selon l’avocat, il y a donc « confusion entre ces deux sites Internet et leur financement ». « Il s’agit pourtant bien du même site web, et je pense que l’avocat confond allègrement site web et rubrique d’un site web », affirme lundi à l’AFP le bloggeur Olivier Laurelli, alias Bluetouff, un des tout premiers à avoir réagi sur l’affaire.   »La cour des comptes a réaffirmé que dans son rapport, il s’agit bien du site carlabrunisarkozy.org, qui a été financé sur une période allant de 16 à 17 mois pour deux rubriques du site qui n’existent plus aujourd’hui -soit la rubrique agenda et une autre consacrée aux enfants et mères atteints du sida- et qui étaient donc afférentes aux activités de la première dame de l’époque », souligne-t-il.   »Un site web est un nom de domaine, en l’occurence carlabrunisarkozy.org: les deux rubriques en question ont disparu mais quand on regarde aujourd’hui on voit par exemple que le registrant (soit le titulaire du nom de domaine) est toujours domicilé à l’Elysée », affirme Olivier Laurelli. Affirmant se fonder « sur un point de vue technique », il déplore « la somme énorme » consacrée à un site aujourd’hui « en état de décrépitude technique ».  René Dosière, député PS connu comme scrutateur des dépenses de l’Etat, a regretté auprès de l’AFP qu’aucune loi ou règlement n’impose à l’Elysée une mise en concurrence pour attribuer un marché tel que la réalisation d’un site Internet. « Depuis que la Cour des comptes contrôle les budgets de l’Elysée, elle n’arrête pas de dire +pour les prestations, il faut utiliser les procédures publiques normales d’appel d’offres+ », a-t-il rappelé   »410.000 euros c’est une somme astronomique pour une simple réalisation de site, et pour le moment on n’a aucune trace de qui l’a réalisé et de comment il a été réalisé. Si des éléments jusitifient une telle dépense, dans ce cas très bien », déclare pour sa part Nicolas Bousquet, développeur de sites web qui a initié une pétition en ligne exigeant que Carla Bruni-Sarkozy « rende cet argent aux Français ».  La pétition comptabilisait plus de 81.000 signatures lundi après-midi.   »Moi dans mon secteur, avec une telle somme, j’engage 10 personnes que je paie pendant 18 mois quasiment » pour bâtir un site. A travers cette pétition, « ce qui m’intéresse c’est de savoir pourquoi la Cour des comptes relève ces dépenses-là. Je n’attaque ni Mme Carla Bruni-Sarkozy ni sa fondation », résume-t-il.  410.000 euros me paraît une somme difficile à atteindre », résume pour sa part un développeur de site d’une grande agence parisienne, qui souhaite garder l’anonymat.   »En passant par une agence dite chère, un tel site aurait coûté au grand maximum 20.000 euros, mais ensuite peuvent s’ajouter d’autres frais, comme l’embauche d’un webmaster pour faire des mises à jour régulières du site, et le tournage-montage de vidéos (…), chaque vidéo pouvant ainsi coûter 10.000 euros. Ce sont les contenus qui peuvent faire grimper les prix », dit-il.  Interrogée par l’AFP lundi en début d’après-midi sur la dénomination ou l  périmètre exact du « site Internet spécifique » qu’elle mentionne dans son rapport, la Cour des comptes n’avait pas réagi en fin de journée.

 

économie, politique société: pages les plus regardées 29 juillet 2013

 

Elections Mali : Ibrahim Boubacar Keïta en tête

Mali : Ibrahim Boubacar Keïta en tête

. Les résultats provisoires et officiels doivent être publiés au plus tard vendredi, mais dès dimanche soir, de premiers résultats collectés par des journalistes maliens dans des bureaux de vote à travers le pays donnaient une nette avance à l’un des favoris, Ibrahim Boubacar Keïta. Ces résultats non officiels indiquent que M. Keita, 69 ans, pourrait même créer la surprise et l’emporter dès le premier tour. Dès que ces informations ont été diffusées par les radios locales, des milliers de partisans d’Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, se sont rendus au quartier général de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM) et à son domicile de Bamako, fous de joie, a constaté un journaliste de l’AFP. Tous scandaient « IBK, l’homme qu’il nous faut ». « C’est le peuple qui a parlé ! » hurlait l’un d’eux.  Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, ex-Premier ministre, cacique de la vie politique malienne, est l’un des deux grands favoris du scrutin avec Soumaïla Cissé, 63 ans, ancien ministre des Finances et ex-président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Des observateurs nationaux indépendants ont constaté « une grande mobilisation des électeurs », surtout dans le Sud, où se trouve Bamako, où des journalistes de l’AFP ont aussi constaté une forte mobilisation pour ce vote auquel participaient 27 candidats. De son côté, le président français François Hollande a salué « le bon déroulement du scrutin présidentiel malien, marqué par une mobilisation importante et une absence d’incidents majeurs », dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi. Dans les villes du Nord, Kidal, Gao et Tombouctou, région qui a subi en 2012 la violence et l’occupation de rebelles touareg et de groupes djihadistes liés à al-Qaida, le vote s’est tenu sous la surveillance de Casques bleus de la force de l’ONU, la Minusma, et de l’armée malienne, assistés par les 3 200 soldats français restés au Mali. Un des groupes djihadistes qui ont occupé le Nord, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avait menacé samedi de « frapper » les bureaux de vote et tenté de dissuader « les musulmans maliens » de prendre part au scrutin. Après avoir voté à Bamako, entouré d’une cohorte de partisans, Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé qu’après cette élection, « seul le Mali sera gagnant » pour « oublier le cauchemar » qu’il vient de vivre. « Aujourd’hui, il faut tourner la page », a de son côté déclaré Soumaïla Cissé en votant dans la capitale. « Il faut retourner dans le calme à des institutions républicaines. »  Le président par intérim, Dioncounda Traoré, qui ne se présentait pas, a affirmé en votant que c’était « le meilleur scrutin » que le Mali ait organisé depuis son indépendance de la France en 1960. Encore incertain à quelques jours du scrutin, le vote a finalement pu se tenir à Kidal, bastion des Touareg et de leur rébellion dans le nord-est du pays où les tensions entre communautés touareg et noires restent vives. Mais la participation y a été très faible, a constaté l’AFP, et une soixantaine de partisans de la rébellion ont manifesté pour « l’indépendance de l’Azawad », nom donné par les Touareg au nord du Mali. À l’entrée de chaque bureau de Kidal, chaque électeur était contrôlé et fouillé par des soldats togolais de la force de l’ONU au Mali, la Minusma. À Gao, la plus grande ville du nord du Mali qui avait été occupée par le Mujao, lequel a commis plusieurs attentats-suicides après la libération de la ville fin janvier par des soldats français et africains, le scrutin était également très surveillé par les forces de sécurité maliennes et la Minusma.  À Tombouctou, ville qui a elle aussi payé un lourd tribut à l’occupation djihadiste, de nombreux électeurs ont cherché en vain leur nom sur les listes, car, selon un observateur national, « le travail d’identification n’a pas été fait, des électeurs ne savent pas où voter ». La présidentielle doit rétablir l’ordre constitutionnel interrompu le 22 mars 2012 par un coup d’État qui a précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes de la mouvance al-Qaida, alliés dans un premier temps à la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Le scrutin intervient six mois après le début en janvier d’une intervention militaire internationale menée par la France pour stopper une avancée vers le sud des islamistes armés et les chasser du nord qu’ils occupaient depuis neuf mois. Si aucun des candidats n’obtient la majorité absolue, un second tour entre les deux arrivés en tête dimanche aura lieu le 11 août.

 

Pour une BCE plus transparente

Pour une  BCE plus transparente

L’un est allemand et l’autre, français. Entrés tous deux au directoire de la BCE en janvier 2012, ils incarnent le renouveau de l’équipe Draghi, alors que l’institution de Francfort se prépare à être la cheville ouvrière de l’«union bancaire». Et ce sera là un événement peut-être encore plus important que la création de l’euro, selon les deux directeurs quadragénaires. Cet entretien croisé a été mené en partenariat avec le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. et  le Figaro

 

LE FIGARO. – Benoît Cœuré, votre collègue Jörg Asmussen a critiqué le gouvernement français à plusieurs reprises, lui demandant d’accélérer les réformes. On n’a guère apprécié à Paris. Et vous-mêmes?

Benoît CŒURÉ. - Je ne suis pas là pour représenter la France, pas plus que Jörg n’est le représentant de l’Allemagne. En tant que banquiers centraux, nous devons dire ce qui est bon pour la stabilité de la zone euro, indépendamment de nos nationalités.

Cela fait-il une différence d’être allemand ou français quand on travaille à la BCE?

Jörg ASMUSSEN. – Non, dans les affaires quotidiennes, les nationalités ne jouent aucun rôle.

En tant que membres du directoire, vous vous exprimez beaucoup publiquement à l’extérieur, mais en même temps les délibérations au sein du Conseil des gouverneurs sont très secrètes. N’est-ce pas contradictoire?

B. C. -La transparence est importante pour l’efficacité de la politique monétaire et la confiance envers la banque centrale. À une époque, la BCE, qui avait la première institué des conférences de presse de son président, était à la pointe en matière de communication et de transparence. Maintenant, la BCE est la seule grande banque centrale à ne pas publier les comptes rendus de ses réunions. Nos sociétés sont très demandeuses de transparence et de responsabilité. Personnellement, je pense donc que la BCE devrait commencer à publier les comptes rendus de ses réunions rapidement.

L’union bancaire  est l’événement  le plus important  dans l’intégration européenne depuis que l’euro existe, peut-être plus important encore que l’euro lui-même 

Benoît Cœuré

Jusqu’à quel niveau de détail?

J. A. - Les comptes rendus devraient inclure les noms des votants et les raisons de leurs décisions. La publication des comptes rendus contribuera à améliorer le mandat européen, parce que la BCE devra alors expliquer en quoi ses décisions sont bien en ligne avec ce mandat.

Si on indique officiellement qui a voté pour telle ou telle décision, le directoire et les gouverneurs des banques centrales nationales ne seront-ils pas en bute à d’énormes pressions de leurs secteurs financiers respectifs?

B. C. -L’autre face de la médaille, comme Jörg l’a bien dit, est que le Conseil des gouverneurs a un mandat européen. Les gouverneurs des banques centrales viennent intuitu personæ et leur mandat est européen, ils ne représentent pas leur institution ou leur pays et doivent par conséquent être comptables de la manière dont ils respectent ce mandat.

La publication des minutes pourrait intervenir rapidement, mais existe- t-il une majorité au sein du Conseil?

J. A. - Chaque majorité a commencé par être minoritaire. Le débat est en cours au sein du Conseil.

La BCE exercera la supervision du système bancaire européen à partir de l’an prochain. Quel en sera le degré de transparence?

J. A. – Au niveau national, la supervision bancaire a une responsabilité vis-à-vis du Parlement du pays. Quand la supervision sera transférée au niveau européen, il sera dans le propre intérêt de la BCE d’avoir le plus haut degré de responsabilité et de contrôle démocratique vis-à-vis du Parlement européen. C’est le partenaire qui s’impose logiquement pour cette tâche.

B. C. - Le contrôle bancaire peut avoir des implications budgétaires dans le cas où une banque devrait être restructurée. C’est pourquoi, dans notre fonction de contrôle bancaire, nous aurons encore plus de comptes à rendre qu’en matière de politique monétaire.

La BCE a déclaré début juillet que les taux d’intérêt resteraient bas pour une longue période de temps. Cela participe-t-il également de cette volonté de transparence?

B. C. - À l’évidence, oui. Nous fournissons ainsi des indications avancées sur la façon dont nous percevons les évolutions à venir de l’économie et les conséquences que nous en tirons. Et cela ne concerne pas seulement les taux d’intérêt, mais également notre politique de liquidités. Nous avons été très clairs pour dire que les banques doivent disposer d’autant de liquidités que nécessaire pour une longue période de temps.

Malgré l’abondance de liquidités, certains pays sont pourtant confrontés à un credit crunch…

B. C. - Je ne parlerai pas de credit crunch, mais certains pays font face à des conditions de crédit très serrées, et cela ne s’est guère amélioré récemment. C’est l’une des raisons pour lesquelles il faut maintenir des taux d’intérêt bas.

Mais ce n’est à l’évidence pas suffisant. L’union bancaire pourra-t-elle parvenir à stabiliser les banques dans l’Europe du Sud, de façon qu’elles puissent recouvrer leur fonction de financement de l’économie réelle?

J. A. – Oui, et à cet égard la revue de la qualité des actifs des banques que la BCE, en partenariat avec les superviseurs nationaux et des contrôleurs externes, entreprendra l’an prochain est essentielle. Les Américains ont procédé plus tôt et plus vite que l’Europe au nettoyage des bilans des banques. C’est l’une des principales raisons des conditions de crédit très tendues aujourd’hui en Europe. Cette revue commencera au début de l’an prochain. Et comme les acteurs de marché anticipent habituellement les développements, les effets en seront immédiats.

Le credit crunch est un problème pour la croissance. Quels sont, selon vous, les autres obstacles à la reprise dans la zone euro?

J. A. - La fragmentation du marché bancaire européen s’est atténuée depuis l’an dernier, mais elle reste préoccupante en effet.

B. C. – La confiance dans l’euro est rétablie et cela constitue une base solide pour un retour de la confiance dans l’économie et pour la reprise en Europe. Il faut maintenant mettre en œuvre les réformes dans tous les pays.

Mais le niveau de l’euro lui-même n’est-il pas trop élevé comparé au dollar ou au yen?

J. A. – Nous n’avons pas d’objectif de taux de change et nous le redisons sans cesse. Le cours de l’euro n’en est pas moins un signe de confiance et montre que les capitaux étrangers reviennent s’investir dans la zone euro.

B. C. - Quand on observe les performances à l’exportation des différents pays de la zone euro, on note de grandes différences: le taux de change ne peut donc être considéré en soi comme un obstacle à la croissance. Cela dit, il s’agit d’un indicateur que nous suivons étroitement.

Néanmoins, l’euro trop fort est une complainte habituelle en France…

B. C. - Là, je peux parler d’expérience! Il y a une fascination particulière en France pour les questions de taux de change qui n’est pas partagée par les autres pays. Cela ne peut servir de prétexte pour ignorer les enjeux de compétitivité structurels auxquels les entreprises françaises sont confrontées.

«   Les comptes rendus des réunions de la BCE devraient inclure les noms des votants et les raisons de leurs décisions »

Jörg Asmussen

Certains redoutent en France un risque de déflation…

J. A. -Nous n’observons aucun risque de déflation. Nous voyons que les anticipations d’inflation à moyen et long terme sont bien ancrées en dessous mais très près de 2 %.

B. C. - Et c’est une grande différence avec le Japon. On compare parfois la zone euro et le Japon, mais tandis qu’au Japon la croissance faible a conduit à des anticipations déflationnistes, dans la zone euro, cela n’a jamais été le cas et, comme l’a dit Jörg, les anticipations d’inflation restent très bien ancrées.

Mais, comme au Japon, certains, dont vous-mêmes, commencent à parler en Europe de décennie perdue!

B. C. – Le risque de décennie perdue existe effectivement en Europe, si les bonnes réformes ne sont pas entreprises. Mais les défis et les réponses qu’il convient d’apporter sont très différents du Japon. Il est vrai que la crise a constitué un bond en arrière pour l’économie européenne. Mais les problèmes sous-jacents, qu’il s’agisse du déclin tendanciel de la croissance ou des promesses sociales que nous n’avons plus les moyens de tenir, étaient bien antérieurs. La crise n’est qu’un révélateur, montrant la nécessité d’y remédier de façon claire et rapide.

Le très haut niveau de chômage n’est-il pas angoissant?

J. A. – Oui, le chômage a atteint un niveau inacceptable. Mais la question est: que devons-nous faire? Nous poursuivons une stratégie en Europe fondée sur des prix stables, des politiques budgétaires saines ainsi que des réformes structurelles favorisant l’emploi et la croissance. Il faudra du temps pour en percevoir les effets positifs, mais je ne vois pas d’autre solution.

B. C. – Le haut niveau de chômage, particulièrement chez les jeunes, montre l’urgence des réformes, à la fois au niveau national et, collectivement, à l’échelle européenne.

Avec la crise, les différences entre pays tendent à s’élargir et à s’exacerber. N’est-ce pas un défi pour l’amitié entre les nations européennes?

J. A. – On ne peut nier que les stéréotypes nationaux tendent à resurgir. C’est inquiétant. Or, le cliché selon lequel les Grecs sont paresseux alors que les Allemands seraient travailleurs est tout simplement faux. La réalité est bien plus subtile.

B. C. - Le risque du nationalisme est aussi présent dans les discussions européennes, avec la tentation de défendre des intérêts nationaux étroits. Les responsables politiques doivent savoir y résister et aller de l’avant. Prenons l’exemple de l’union bancaire. C’est l’événement le plus important dans l’intégration européenne depuis que l’euro existe, peut-être même plus important encore que l’euro lui-même. Cela aura des conséquences profondes pour les modèles économiques nationaux et pour les législations nationales. Il y a des raisons d’être optimiste si cette étape décisive est franchie.

N’est-ce pas être trop optimiste? Qu’est-ce que l’Allemagne et la France peuvent faire pour surmonter ces défis?

J. A. -Il s’agit en effet de défis, mais la seule réponse possible est d’avancer dans l’intégration. La France et l’Allemagne ont un rôle commun à jouer, car les deux pays sont au cœur de l’intégration européenne. Ils peuvent ensemble, et seulement ensemble, répondre à cette définition d’une superpuissance: «Si vous agissez, chacun critique votre action. Si vous ne faites rien, on vous reproche votre inaction». Il existe certains projets que les deux pays peuvent mener ensemble. Par exemple, un siège commun de la France et de l’Allemagne au FMI serait une bonne idée. Mais il est essentiel qu’une telle initiative soit ouverte aux autres et constitue le point de départ pour un siège commun de l’Europe au FMI.

 

Retraites : hausse de la CSG?

Retraites : hausse de la CSG?

Comment trouver 7 milliards d’euros d’ici 2020 sans entraver la compétitivité des entreprises ? C’est le casse-tête sur lequel planche actuellement le gouvernement, qui doit présenter à la rentrée son projet de réforme des retraites. « Chacun devra faire des efforts », répète en substance le gouvernement depuis plusieurs mois. A l’étude : un allongement de la durée de cotisation, mais aussi une hausse des cotisations retraite. Sur ce dernier point, le débat fait rage au sein de la majorité. Plusieurs voix s’élèvent pour éviter une telle augmentation des cotisations qui pourrait mettre à mal la compétitivité. Le gouvernement chercherait ainsi à « mettre à contribution les actifs et les retraités sans augmenter le coût du travail », assurent Les Echos lundi 29 juillet. Pour ce faire, le gouvernement pourrait renoncer à la hausse des cotisations. Et opter pour des hausses d’impôts sur les entreprises et les ménages. « Pour les ménages, l’augmentation de la CSG est clairement envisagée, voire celle de la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) », écrit le journal. Selon les calculs des Echos, une hausse de 0,1 point de CSG rapporterait 1,2 milliard d’euros, soit deux fois plus qu’une hausse des cotisations de même ampleur.

Publicis-Omnicom: les risques de la fusion notamment la délocalisation

Publicis-Omnicom: les risques de la fusion

En un week-end, le nouveau numéro du secteur de la publicité est né. Après des fuites samedi, le Français Publicis et l’Américain Omnicom ont annoncé, dimanche 28 juillet, leur fusion. Concrètement, ce mariage donnera naissance à un groupe dont le chiffre d’affaires est estimé 17,7 milliards d’euros et la capitalisation boursière à 26,5 milliards. Il sera codirigé par Maurice Lévy et John Wren , patrons de Publicis et Omnicom, qui espèrent finaliser l’opération fin 2013 ou au premier trimestre 2014. Pour Bruno Hareng, analyste chez Oddo et Cie, spécialiste du secteur média, « cette opération a pris tout le monde de court ». Interviewé sur BFM Business, ce lundi 29 juillet, il a expliqué que les deux entreprises « ont un réseau d’agence de premier plan, un portefeuille client qualitatif et un management référend dans l’industrie ». Il a estimé que cette annonce devrait avoir les faveurs, ce lundi, de la Bourse de Paris. Pour lui, il peut s’agir d’une belle opération, si le management arrive à gérer quatre risques.  Le projet de fusion est soumis à l’approbation des différentes autorités de la concurrence. Selon Reuters, la nouvelle entité devra faire face à des examens antitrust dans plus de 45 pays.  « La question est de savoir si la fusion peut coincer dans certains pays », a détaillé, Bruno Hareng, évoquant en particulier la Chine, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Sur une activité plus particulière, l’achat d’espaces publicitaires, Bruno Hareng a calculé que la nouvelle entité possédera environ 44% du marché en Chine et 42% aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays, le nouveau groupe pourrait donc être contraint de céder des entités plus petites pour des raisons de concurrence.  Les deux entreprises ont dans leurs portefeuilles de clients des entreprises rivales. Pour donner un exemple simple, Omnicom compte Pepsi parmi ses clients et Publicis travaille avec Coca-Cola.  Vont-ils vouloir tous traiter avec cette entité fusionnée ? « Si les clients ont la certitude que des murailles de Chine seront respectées lorsque les deux entreprises seront fusionnées, les clients devraient tirer des avantages car « le client aura accès à des services encore meilleurs après cette fusion ».  « Cela m’étonnerait qu’il y ait beaucoup de pertes de clients », a-t-il déduit, parlant d’un risque « qui existe mais qui est mesuré ».  Bruno Hareng explique qu’il y « un risque de pertes de talents » et se demande « si tous les collaborateurs vont adhérer à la fusion » ou s’ils vont préférer « quitter le groupe pour éventuellement créer leurs structures ».  La fusion étant « transformante », la difficulté pour Maurice Lévy et John Wren va être de ne pas trop délaisser leurs clients, pour préparer cette mégafusion. Dernier  risue et non des moindres pour la France, la délocalisation. Les groupes prévoient de fusionner au sein de Publicis Omnicom Group, une maison-mère qui sera cotée à Paris et New York. La direction opérationnelle sera maintenue dans ces deux villes, mais le siège social sera établi aux Pays-Bas. Un choix effectué par souci de neutralité et non pour des motifs fiscaux, ont assuré les deux dirigeants. !

Croissance Japon : -Hausse des ventes au détail en juin

Croissance Japon : -Hausse des ventes au détail en juin

 

Les ventes au détail ont augmenté de 1,6% en juin au Japon sur un an, confirmant une meilleure orientation de la consommation des ménages, selon des données publiées lundi par le ministère de l’Economie. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 1,9%. En mai, les ventes au détail avaient progressé de 0,8%. (Kaori Kaneko, Véronique Tison pour le service français)

 

Suisse : les travailleurs français trop paresseux ?

Suisse : les travailleurs français trop paresseux ?

Par crainte d’embaucher des frontaliers français, certains recruteurs helvétiques ajoutent désormais la mention « Suisse et résidence Suisse » parmi leurs critères de sélection lors des embauches, explique le journal « Le Matin Dimanche ».  Le journal prend en exemple un poste proposé sur l’Internet dans une banque genevoise pour un collaborateur dont la mission consiste notamment à ouvrir et fermer des comptes de clients. « Les patrons craignent d’engager des Falciani ou des Condamin-Gerbier en puissance », fait valoir le journal. Pierre Condamin-Gerbier est un ancien collaborateur de la banque Reyl & Cie qui est actuellement en prison à Berne pour son témoignage dans l’affaire Cahuzac. Des critiques similaires avaient également refait surface en 2009 lorsqu’Hervé Falciani, un ancien informaticien de la banque HSBC en Suisse, avait vendu un fichier volé comportant une liste d’évadés fiscaux. Les discriminations ne touchent toutefois pas exclusivement le secteur bancaire. « Le Matin Dimanche » cite ainsi une PME Suisse active dans le secteur de la construction qui écarte les Français après plusieurs mauvaises expériences. Les Français embauchés étaient souvent malades le lundi et le vendredi, se plaint la responsable du recrutement, qui fustige leur attitude revancharde et revendicatrice. « Il y a toujours un problème. Alors que les Espagnols et les Portugais, ça n’a vraiment rien à voir », a-t-elle déclaré sous couvert de l’anonymat. Les cabinets de recrutement interrogés par journal suisse disent cependant se conformer aux exigences de certaines entreprises en exigeant que les candidats soient Suisses ou résident en Suisse. Ces discriminations à l’embauche sont pourtant illégales, rappelle le journal. La Suisse ayant signé en 1999 un accord de libre circulation avec l’Union Européenne qui entérine le principe de l’égalité de traitement entre les ressortissants de l’Union et les Suisses. Pour écarter les CV des Français, les entreprises peuvent cependant jouer sur les critères de recrutement, en demandant par exemple un excellent niveau d’allemand même lorsque la langue n’est pas nécessaire pour le poste. Elles peuvent également invoquer les quotas à l’immigration, récemment ré-institués.

 

Sondage popularité- Valls monte

Sondage popularité- Valls monte

 

Près de 47% des Français pensent que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ferait un bon Premier ministre, soit une progression de deux points en un mois, selon un sondage Ifop réalisé pour le Journal du dimanche. Si le « Non » l’emporte avec 49% d’avis négatifs, ces derniers sont en net recul par rapport à juin, où ils s’élevaient à 55%. Parmi les sympathisants du PS, 70% jugent que le ministre de l’Intérieur ferait un bon occupant de Matignon, mais du côté de l’UMP, seuls 45% des sympathisants sont de cet avis. L’originalité de Manuel Valls, qui ne cache pas ses ambitions, est de convaincre au-delà de son camp grâce à une image d’autorité et de dynamisme, souligne l’institut de sondage. Seuls 30% des sondés jugent l’ancien député-maire d’Evry « capable de sortir le pays de la crise ». Mais parmi les qualificatifs ou qualités s’appliquant plutôt bien à Manuel Valls, celui de « dynamique » est le plus souvent cité (72%), devant « courageux » (66%), « a de l’autorité » (64%) et « est un bon ministre de l’Intérieur » (62%). Dans le JDD, Gérard Grunberg, directeur de recherches au CNRS, doute néanmoins que François Hollande appelle Manuel Valls, qui est perçu comme un homme du centre gauche et suscite des réserves dans l’appareil du parti. Le chef de l’Etat « n’aime pas créer des clivages trop importants au sein de la gauche », explique-t-il. Le chercheur estime en outre que le ministre de l’Intérieur n’a pas intérêt à devenir Premier ministre s’il a une ambition présidentielle, les anciens chefs de gouvernement ayant, depuis Jacques Chirac, des difficultés à devenir présidents.

 

Accident d’ autocar en Italie, 36 morts

Accident d’ autocar en Italie, 36 morts

Au moins 36 personnes sont mortes dans un accident d’autocar dimanche soir près d’Avellino dans le sud de l’Italie, a déclaré un porte-parole des pompiers. Le véhicule a basculé d’un viaduc et fait une chute d’au moins quinze mètres dans un ravin. Il transportait 48 passagers de retour vers Naples après avoir visité la ville de Telese Terme, en Campanie, précise le quotidien La Repubblica. Onze personnes ont pu être dégagées vivantes de l’épave de l’autocar et hospitalisées, certaines avec de graves blessures. D’autres véhicules ont été impliqués dans l’accident.

 

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