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Archive mensuelle de juillet 2013

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Budget 2014 : fiscalité en hausse

Budget 2014 : fiscalité en hausse

Le  budget 2014 va mettre sérieusement l’accent sur la réduction de la dépense publique, via notamment des coupes dans les effectifs des ministères, en particulier dans ceux de la Défense et de l’Economie et des Finances. Au total 13 à 14 milliards d’économies devront être trouvées. Mais ce prélude au Budget 2014 comporte également un important volet recettes qui constituent environ 30% de l’argent dégagé pour ne pas laisser les finances publiques déraper, soit six milliards d’euros.   Dans son rapport, Christian Eckert évoque « un effort structurel de recettes limité à 0,3% » du PIB. Cette augmentation est justifiée par plusieurs motifs. Tout d’abord, plusieurs mesures temporaires, qui n’avaient donc des effets que pour 2013, vont venir à échéance, et devront donc être compensées par de nouvelles recettes. Autrement, le manque à gagner représenterait 0,3% de PIB. Ensuite, le gouvernement doit combler l’argent perdu en raison de la censure de la taxe à 75% par le Conseil constitutionnel, ainsi que le « faible dynamisme de la taxe sur les transactions financières ». Enfin, comme l’explique Christian Eckert, les nouvelles recettes doivent également servir à compenser l’allègement lié à l’instauration du crédit d’impôt en faveur de la compétitivité et de l’emploi (CICE). Car seule une partie de cet allègement est financée par des réductions de dépenses.  Selon le gouvernement, les mesures de réduction des niches fiscales et de lutte contre la fraude permettraient de générer ces recettes. Mais Christian Eckert suggère d’aller plus loin et d’agir sur trois leviers  L’idée avait déjà été défendue par les députés PS Karine Berger et Dominique Lefebvre dans leur rapport sur l’épargne financière qui proposait de diminuer les allègements fiscaux pour les contrats dépassant 500.000 euros d’encours soit « 1% des épargnants les plus riches ». Christian Eckert fait référence à leurs travaux et rappelle que la fiscalité de l’assurance-vie génère « un ‘point de fuite’ permettant aux contribuables les plus fortunés d’échapper au droit commun de l’impôt ».  L’idée serait d’augmenter progressivement la taxation du gazole jusqu’au niveau de l’essence. Christian Eckert qualifie cette réforme « d’urgente » estimant que la fiscalité du gazole coûte plus (28,7 milliards, en 2009) qu’elle ne rapporte (9,2 milliards).  Le dernier levier passerait par la réforme des taux de TVA et de ses trois taux (intermédiaires, réduits et plein) qui doit déjà servir à financer le CICE. Christian Eckert estime que cette réforme doit « donner l’occasion de mettre à profit l’efficacité qu’un tel impôt peut offrir en termes de mise en œuvre des politiques publiques ».

 

Budget 2014 : des économies mais aussi des impôts aussi en plus

Budget 2014 : des économies mais aussi des impôts aussi en plus

 

Les économies annoncées ne suffiront pas, il y aura aussi des impôts en plus. Le gouvernement défendra mardi lors du débat d’orientation budgétaire une réduction sans précédent des dépenses de l’Etat en 2014, une réponse aux critiques sur le flou présumé de sa stratégie qui risque de faire grincer des dents dans la majorité sans convaincre l’opposition. Le document préalable transmis aux parlementaires en vue du débat à l’Assemblée nationale détaille les 9 milliards d’euros qui seront économisés l’an prochain, cinq milliards restant à trouver dans les collectivités locales et le système de protection sociale pour tenir les engagements pris par Paris vis-à-vis de ses partenaires européens. Face aux moindres rentrées fiscales dues à une croissance défaillante, le chef de l’Etat s’est engagé à ne pas augmenter les impôts en 2013 et à de nouvelles mesures d’économies sur les deux années à venir. « La récession de ces derniers mois nous prive de toutes les rentrées fiscales espérées », a rappelé François Hollande dans une interview à Ouest France publiée lundi. Estimant qu’alourdir la pression fiscale en cours d’année « serait contradictoire avec la volonté d’accélérer la reprise », il ajoute : « Alors, nous prendrons de nouvelles mesures d’économies en 2014-2015″. La Commission européenne a accordé un délai de deux ans supplémentaires à la France jusqu’en 2015 pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB tout en l’appelant à identifier des coupes dans les dépenses. La France avait auparavant présenté un programme de stabilité révisé prévoyant un net ralentissement de la progression des dépenses sur la période 2013-2017, dont un effort budgétaire de 20 milliards d’euros l’an prochain, concentré aux deux tiers sur les dépenses. La Cour des Comptes, qui a prévenu la semaine dernière que le déficit public serait cette année plus proche de 4% du PIB que des 3,7% prévus a mis en garde contre tout relâchement de l’effort prévu en 2014 et 2015, en particulier sur les dépenses.

 

Guigou: Tapie, « le bonimenteur « 

Guigou: Tapie, « le bonimenteur  »

Guigou décerne le César du bonimenteur à Tapie après sa prestation sur France 2. L’ex-ministre socialiste Élisabeth Guigou a vu mardi en Bernard Tapie « un bonimenteur de première » qui organise « la confusion » quand il est en difficulté. Conviée par LCI à commenter l’intervention de l’homme d’affaires la veille sur France 2, après sa garde à vue de quatre jours la semaine précédente dans l’affaire de l’arbitrage du dossier Adidas-Crédit Lyonnais, la députée a répondu : « c’est vraiment un bonimenteur de première, il a une faconde extraordinaire ».   »On soupçonne un des juges de l’arbitrage d’avoir été partial. Donc quand il a été mis en difficulté là-dessus, il a organisé la confusion », a ajouté la présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée, qui avait côtoyé M. Tapie dans le gouvernement Bérégovoy.  Un complot, comme il le dénonce ? « Ca, c’est la stratégie de la victimisation », a estimé Mme Guigou.   »Il faut aller jusqu’au bout, regarder si dans cette affaire d’arbitrage, il y a eu spoliation des contribuables français » et savoir « si cela a été orchestré par l’Elysée et par M. Sarkozy est une question légitime », aux yeux de l’ex-garde des Sceaux.

Espionnage : François Hollande menace ! Du pipeau

Espionnage : François Hollande menace ! Du pipeau

Les menaces de Hollande sur la négociation de libre échange entre l’Europe et les Etats-Unis risquent de rester bien vaines. D’abord parce tous les grands Etats espionnent les autres, la France y compris ; ensuite parce que pour les questions européennes Hollande n’est pas en position d’influencer la politique. .Fleur Pellerin, elle, semblait convaincue, lundi matin, au micro de BFMTVFleur Pellerin l’assurait, à contre-courant des discours répétés depuis samedi : les soupçons d’espionnage des Etats-Unis sur l’Union européenne ne devaient pas remettre en cause les accords de libre-échange actuellement négociés entre les deux rives de l’Atlantique.  Il ne faut pas mélanger tous les sujets. Fleur Pellerin « Vous êtes d’un côté dans une négociation commerciale qui porte sur un accord de libre-échange, et de l’autre sur une affaire qui est d’ordre diplomatique et politique », commentait la ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique. « Il ne faut pas mélanger tous les sujets », ajoutait-elle, soulignant l’absence, qui plus est, de « preuves » dudit espionnage.  Ce discours allait à l’encontre d’autres, prononcés dès samedi et la publication des informations du Der Spiegel. Sur l’antenne de RTL, dimanche, Daniel Cohn-Bendit proposait d’arrêter « tout de suite les négociations pour un accord de libre échange » avec l’administration Obama, et même d’aller plus loin en dénonçant « tous les accords passés avec les Américains ».

 » Déception à l’égard du gouvernement » Delphine Batho (sur RTL) : Mais non !!

 » Déception à l’égard du gouvernement » Delphine Batho (sur RTL) : Mais non !!

Batho découvre la lucidité en constatant qu’il y a une déception à l’égard du gouvernement. C’est un progrès, par contre toujours la même manque de clairvoyance sur l’impératif de changer les automobiles anciennes ; encore faudrait-il que le pouvoir d’achat ne soit pas entamé pas la fiscalité et que la confiance revienne. Bref encore des progrès à faire pour une ministre qui ne sert à rien. La ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie croit à la transition énergétique malgré la baisse attendue du budget de son ministère. 7% de moins l’an prochain pour le budget du ministère de l’Écologie. « Un mauvais budget » concède Delphine Batho qui « préfère dire la vérité », et ne perd pas de vue son objectif. « Nous serons la Nation de l’excellence environnementale, la transition énergétique n’est pas une variable d’ajustement », dit-elle. Même si elle précise que la baisse annoncée de son budget est aussi liée à une baisse de celui des transports. « Certes il y a des coupes, mais il y a d’autres moyens qui vont être mobilisés comme la fiscalité écologique », ajoute-t-elle. Une fiscalité que la ministre veut diriger vers le renouvellement du parc automobile, diesel en particulier :  »Je veux inciter les gens à acheter une voiture non polluante. » Car oui, « il y a un problème de pollution, surtout avec les vieux véhicules« , précise Delphine Batho.  Déterminée, la ministre veut continuer à travailler sur la « transition écologique » de la France : « Je suis une combattante, il y a une situation budgétaire qui est extrêmement difficile. »  Elle concède que « l’affichage n’est pas bon », quant aux objectifs environnementaux du gouvernement. Mais Delphine Batho dit ne pas perdre de vue sa mission : « Ce qui est important, c’est de répondre à l’envie de changement qu’il y a dans le pays, que nous devons concrétiser. » D’autant que « quand tout va mal, les Français ont besoin d’espoir ».  Accusée par Ségolène Royal de ne pas avoir acheté de voiture électrique – elle est arrivée dans les locaux de RTL en voiture électrique, elle se défend et indique que la présidente de la région Poitou-Charentes « souffre après un certain nombre d’échecs difficiles ». Delphine Batho évacue le sujet en indiquant qu’on « ne réussit pas en tirant contre son camp ».

 

Tapie « on vise Sarkozy » ; oui mais qui ? Hollande, Fillon, Copé ou les trois ?

Tapie « on vise Sarkozy » ; oui mais qui ?  Hollande, Fillon, Copé ou les trois ?

 

 

Drôle d’embrouille cette affaire Tapie, il y a évidemment le chef d’inculpation d’escroquerie en bande organisée ; une affaire Adidas qui n’aurait jamais existé sans les liaisons dangereuses de la fiance et de la politique et cela dès le départ quand Tapie a obtenu le soutien du crédit lyonnais pour acheter Adidas ; ensuite lors de l’arbitrage. Tapie l’affirme, c’est maintenant Sarkozy qui est visé. Il a sans doute raison mais par qui  mais par les candidats potentiel de 2017. Hollande bien sûr qui n’a aucune chance d’être élu, comme Fillon ou Copé si Sarkozy se présente. Du coup les « comploteurs » ne sont pas forcément tous eux qu’on pense.  Bernard Tapie juge impensable que Nicolas Sarkozy n’ait pas donné son feu vert à l’arbitrage de 2008 destiné à solder le litige l’opposant au Crédit Lyonnais mais il a une nouvelle fois dédouané lundi l’ancien chef de l’Etat. Dans sa première déclaration publique depuis sa mise en examen vendredi pour escroquerie en bande organisée, l’homme d’affaires s’est dit victime d’un « acharnement médiatique » et d’un « complot » en assurant que le dossier était vide. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir eu des liens anciens avec Pierre Estoup, ex-juge du tribunal arbitral qui lui a accordé 403 millions d’euros en 2008 pour régler le contentieux au sujet de la revente d’Adidas. Bernard Tapie, qui a soutenu Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles de 2007 et 2012, a reconnu à demi-mot ces dernières semaines avoir participé à une importante réunion fin juillet 2007 à l’Elysée concernant cet arbitrage, en présence notamment de Claude Guéant, alors secrétaire général de la présidence. « Il n’est pas pensable aucunement que (Nicolas Sarkozy) n’ait pas donné son feu vert, c’est impossible, il a forcément donné son feu vert », a-t-il dit lundi soir sur France 2. « Mais entre donner son feu vert et donner son accord ou être à la manœuvre… » « On a essayé de l’accrocher, c’est lui qu’on visait dans les faits », a-t-il ajouté, assurant que l’ancien chef de l’Etat « n’avait pas l’intention de s’en mêler ». L’homme d’affaires a expliqué être venu à plusieurs reprises à l’Elysée pour défendre son dossier « jamais (devant le) président de la République » mais devant les « conseillers chaque fois qu’ils me l’ont demandé ». « Moi, M. Sarkozy je peux le voir 30 fois, pas une fois je vais lui parler de l’arbitrage (…) chacun ses principes », a-t-il lancé. Bernard Tapie, 70 ans, a passé quatre jours en garde à vue dans les locaux d’un hôpital parisien. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire après avoir été mis en examen pour escroquerie en bande organisée. « Il n’y a rien » dans le dossier, a-t-il estimé lundi soir. Concernant ses liens avec Pierre Estoup, il est revenu sur la dédicace qu’il a faite dans un livre offert au magistrat en juin 1998 : « votre soutien a changé le cours de mon destin ». « A l’époque, je suis mis sept fois en examen », a-t-il dit. « Je n’ai à peu près aucune chance de m’en sortir sur tous les procès en cours et d’un coup, j’apprends qu’un homme que je ne connais pas, qui est un haut magistrat, a une attitude extrêmement courageuse en me défendant dans un environnement qui m’était hostile. » « Il ne me connaissait pas, je ne le connaissais pas », a-t-il ajouté. Outre Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne, trois autres personnes ont été mises en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans ce dossier : l’ex-juge arbitre Pierre Estoup, Jean-François Rocchi, ex-président du Consortium de réalisation (CDR), l’organisme chargé du passif du Lyonnais) et le PDG de France Télécom Stéphane Richard, l’ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre de l’économie Christine Lagarde.

 

Budget 2014 : augmentation du carburant diesel ?

Budget 2014 : augmentation du carburant diesel ?  

 

 

Les discussions vont être vives et houleuses alors que s’ouvre ce mardi le débat d’orientation sur les Finances Publiques à l’Assemblée Nationale. Parmi les pistes pour faire rentrer 6 milliards de plus dans les caisses de l’Etat : le diesel et les assurances-vie.  Actuellement, la taxe sur le diesel est de 43 centimes par litre contre 61 centimes pour l’essence soit 18 centimes d’écart. Et depuis des mois, on a tout entendu sur la taxe du diesel. Le 14 Juin dernier face à Jean Jacques Bourdin, le sénateur écologiste Jean Vincent Placé affirme très clairement qu’une augmentation des taxes sur le gasoil est à venir. « Entre deux et trois centimes », affirmait-il alors. Mais le 19 juin toujours sur RMC, Bernard Cazeneuve, ministre du Budget se voulait plus prudent. « Je ne le confirme pas », répondait-il à Jean-Vincent Placé. De son côté Arnaud Montebourg le ministre du Redressement productif lui parle clairement d’attaque de l’industrie. « Attaquer le diesel, c’est attaquer l’industrie, nos emplois et le « Made in France » ». Le débat est donc vif au sein même du gouvernement, pour une mesure qui représente 7 milliards d’euros de manque à gagner pour l’Etat.  Parmi les pistes étudiées, outre la taxe sur le diesel, les assurances-vie pourraient elles aussi participer à l’effort national. Pour le moment, vous êtes exonérés de droits de succession lorsque votre assurance-vie n’excède pas 152 500 euros. Christian Eckert, le rapporteur général de la Commission des Finances, propose d’abaisser ce seuil à 100 000 euros. Difficile de savoir combien pourrait rapporter cette mesure, si elle est adoptée. Seule certitude : 1% de tous les contrats d’assurances-vie porte sur des sommes supérieures à 600 000 euros.  La proposition séduit au sein de la majorité et dans le gouvernement, mais certains Français sont inquiets. Nicole Goulard est avocate fiscaliste à Paris et pour elle il ne fait aucun doute que les Français vont bouder l’assurance-vie. « On alourdit encore la fiscalité sur l’épargne des Français. C’est le dernier bastion qui résistait jusqu’à présent. Ca va encore porter un coup à la confiance et à la stabilité nécessaire que l’on doit avoir en matière de fiscalité et d’épargne en France comme ailleurs. L’insécurité bloque tous les effets de certaines mesures et les gens vont mettre leur argent dans des bas de laine… »

 

France 2 Tapie : un grand numéro de cirque !

France 2 Tapie : un grand numéro de cirque !

De toute évidence ce n’est pas dans l’émission d’infos de Pujadas que Tapie devrait passer mais   dans « le plus grand cabaret du monde »  de Sébastien. Quel numéro de cirque, la gouaille, le baratin, la fausse colère, l’agressivité, la grossièreté, l’injure,  la vulgarité, la compassion même pour son propre sort. Pujadas était visiblement largué par un Tapie soudainement  guéri de sa défaillance de santé lors de sa garde à vue. Sans doute un effet de la réouverture de la grotte de Lourdes après les inondations. Et quelle argumentation juridique : il avait mis un « e » à Estoup ( Estoupe) donc il ne le connait pas !! C’est à coup sûr le meilleur camelot de France et s’il n’y avait pas eu l’injure de la fin d’interview ‘ « vous vous foutez de ma gueule » Pujadas lui aurait sans doute acheté un aspirateur ; un Pujadas, il faut le dire, comme d’habitude un peu léger lorsqu’il s’agit de débats économiques ou politiques. Tapie qui affirme tout simplement être victime d’un complot Une preuve, on le même pas remercié pour la victoire de la coupe du monde de foot en 1998 dont il s’attribue les mérites ! Vraiment du grand art ; pas de l’info, non du cirque, du théâtre, du guignol, du vrai spectacle vivant, spectacle de rue, de trottoir même.  alors  Bernard Tapie, mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », a donc  jugé lundi que c’était l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy qui était « dans les faits » visé par l’enquête sur l’arbitrage en sa faveur dans son litige avec le Lyonnais. »On a essayé de l’accrocher. C’est lui qu’on visait dans les faits », a affirmé sur France 2 M. Tapie.  Qui a pris la décision de recourir à l’arbitrage? « Mme Lagarde », ministre de l’Economie de l’époque, rétorque Bernard Tapie.  Quant à Nicolas Sarkozy, il n’est certes « pas pensable, aucunement, qu’il n’ait pas donné son feu vert », « mais entre donner son feu vert et donner son accord donc, ou être à la manœuvre… », a-t-il ajouté.  Interrogé sur ses visites à l’Elysée à l’époque, M. Tapie a démenti qu’elles aient eu l’arbitrage pour objet, affirmant n’en avoir « jamais » parlé à M. Sarkozy. « Moi, M. Sarkozy, je peux le voir 30 fois, pas une fois je vais lui parler de l’arbitrage », a lancé M. Tapie, se targuant par ailleurs de son amitié avec l’actuelle garde des Sceaux Christiane Taubira.  Il a toutefois concédé avoir pu aborder le sujet avec les conseillers de l’ex-chef de l’Etat, à leur demande. L’enquête a notamment montré que le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, était intervenu dans le dossier. Cet ancien ministre de l’Intérieur devrait être rapidement entendu par les enquêteurs.  Les juges d’instruction soupçonnent l’arbitrage, grâce auquel M. Tapie s’était vu octroyer 403 millions d’euros pour solder le litige sur la vente d’Adidas, d’avoir été truqué au profit de l’homme d’affaires de 70 ans.  Ils ont mis en examen cinq personnes dans ce qu’ils interprètent comme une « escroquerie en bande organisée ».   Outre Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne, sont poursuivis un des trois arbitres ayant rendu la sentence, Pierre Estoup, l’ex-président du Consortium de réalisations (CDR, organisme sous tutelle de l’Etat chargé du passif du Crédit Lyonnais) Jean-François Rocchi, et Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy.  La patronne du Fonds monétaire international (FMI) avait échappé fin mai à une mise en examen, en sortant avec le statut de témoin assisté de son audition par le Cour de justice de la République (CJR).  L’homme d’affaires a soutenu ne pas connaître l’un des arbitres, Pierre Estoup, le premier des cinq à avoir été mis en examen pour escroquerie en bande organisée.  Il en a voulu pour preuve le fait d’avoir fait une faute dans une dédicace d’un de ses livres en 1998, en l’adressant à M. « Estoupe ». « Il y a 14 ou 15 ans, je ne savais pas qui c’était Estoup » , a dit M. Tapie, qui explique cette dédicace par le fait qu’à l’époque, en prise avec la justice, il avait appris que le magistrat l’avait défendu « dans un environnement qui (lui) était hostile ».  Pour l’homme d’affaires, l’enquête se résume à un « complot » le visant et « il n’y a rien » dans le dossier.   »Tellement je suis certain qu’il n’y a pas eu de magouille, j’ai proposé l’ensemble des actions de toutes les holdings en garantie avec caution et des holdings et de moi-même », a encore dit M. Tapie, qui avait promis d’annuler l’arbitrage si l’enquête révélait « la moindre entourloupe ».  Si Bernard Tapie a jugé « excessivement rare » la durée de 96 heures de garde à vue qu’il a subie, il a estimé qu’elle avait été « moins difficile à vivre » que l’ »acharnement » médiatique dont il se dit victime.

 

Espionnage international : Edward Snowden demande l’asile à la France

Espionnage international : Edward Snowden demande l’asile à la France

 

Edward Snowden, bloqué depuis le 23 juin à l’aéroport de Moscou-Cheremetievo, a fait déposer des demandes d’asile auprès d’une vingtaine de pays dont la France, rapporte mardi WikiLeaks. Le groupe spécialisé dans la divulgation massive de documents confidentiels précise que les démarches ont été entreprises samedi au nom de l’informaticien américain par la conseillère juridique de WikiLeaks Sarah Harrison, qui se trouve avec lui. En Europe, outre la France, les pays contactés sont l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Finlande, l’Irlande, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, la Russie et la Suisse. « Nous avons reçu une demande d’asile par fax à notre ambassade de Moscou, hier en fin d’après-midi », a confirmé mardi un porte-parole du ministère norvégien des Affaires étrangères. « Elle émane probablement de lui et elle porterait sa signature, mais nous n’avons aucun moyen de le vérifier », a-t-il ajouté. Des requêtes ont également été déposées auprès de la Bolivie, du Brésil, de la Chine, de Cuba, de l’Inde, du Nicaragua et du Venezuela. S’y ajoutent l’Islande et l’Equateur, auprès desquels des dossiers avaient déjà été déposés. Ces demandes, précise WikiLeaks sur son site internet, ont été remises au consulat russe de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo qui a commencé à les diffuser auprès des ambassades concernées à Moscou. Elles « soulignent les risques de persécution auxquels M. Snowden est exposé aux Etats-Unis », écrit WikiLeaks. Huit jours après son arrivée à Moscou en provenance de Hong Kong, Edward Snowden est sorti de son silence lundi pour se dire en mesure de faire de nouvelles révélations sur les activités d’espionnage des Etats-Unis et dénoncer la « chasse à l’homme » lancée contre lui par l’administration Obama.

Sondage 2017 : Sarkozy espéré par 87% des sympathisants (IFOP-JDD)

Sondage 2017 : Sarkozy espéré par 87% des sympathisants (IFOP-JDD)

Elle appuie la stratégie de l’ancien Premier ministre car elle montre que, comme lui, les Français pensent qu’il a plus de chances que Sarkozy d’être candidat à la présidentielle de 2017. Ainsi 74% des Français estiment que Fillon participera à la compétition, contre 61% pour Sarkozy. Et surtout un sympathisant UMP sur quatre pense que l’ex-président ne sera pas candidat! « Il y a de vraies interrogations sur la capacité de Nicolas Sarkozy à revenir dans le champ politique. Les mêmes doutes d’ailleurs que pour Jospin après son échec en 2002, ou DSK quand il était au FMI », note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. En revanche, si on demande aux Français qui ils veulent voir monter sur le ring en 2017, l’avantage est à Sarkozy. Ils sont 40% à souhaiter qu’il soit candidat, contre 38% pour Fillon. Avec une structuration politique très différente : Sarkozy est espéré par 87% des sympathisants UMP, et seulement 11% des sympathisants de gauche. Fillon est lui attendu par 52% des sympathisants UMP, mais par 30% des sympathisants de gauche. Dans la bataille des traits d’image chez les sympathisants de droite, Sarkozy écrase le député de Paris. À leurs yeux, il incarne bien davantage le dynamisme (83% contre 6% pour Fillon), le courage (71% contre 14%), et même la capacité à remporter la présidentielle (61% contre 20%). « Contrairement à Valéry Giscard d’Estaing, qui avait été rayé de la mémoire de son camp après la présidentielle perdue de 1981, Sarkozy conserve une équation personnelle très forte. Il y a chez les sympathisants de droite une sorte de déni de défaite », note Frédéric Dabi. On toucherait même, selon notre sondeur, à « l’irrationnel » quand on observe que les sympathisants de droite pensent que Sarkozy est plus à même que Fillon de sortir le pays de la crise ou de rassembler les Français. Ce sont pourtant les deux reproches qui ont été le plus fréquemment adressés à l’ex-chef de l’État. Un an après sa défaite, Sarkozy reste, selon les mots de notre sondeur, une sorte de « totem » pour la droite. Il n’est guère que sur l’honnêteté que Fillon le supplante (43 % contre 33 %). « Cela rejoint nos chiffres sur le pronostic de candidature, conclut Dabi. Il y a un vrai doute à droite sur la façon dont Sarkozy pourra se sortir des affaires. »

Tapie victime d’ un complot !!

Tapie victime d’ un complot !!

Après sa garde à vue et sa mise en examen pour escroquerie en bande organisée, Bernard Tapie s’est exprimé lundi soir sur le plateau de France 2 sur l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais. « Ça a été très difficile, chaque jour, chaque heure, chaque journal télévisé », raconte-t-il d’abord. « Je n’avais jamais vu un tel acharnement », accuse encore l’homme d’affaire, qui règle déjà ses comptes avec les journalistes dans son livre paru mercredi dernier. « J’ai souffert beaucoup de ça », confie-t-il aussi.  Il dit devoir défendre son « dossier sans laisser continuer de planer toutes ces erreurs et toutes ces omissions ».  Quant à ses liens flous avec Pierre Estoup, l’un des trois juges arbitres qui a rédigé la sentence arbitrale dont il a bénéficié à propos de la vente d’Adidas, Bernard Tapie maintient ses propos selon lesquels il ne le connaît pas. « Je peux simplement vous dire : il y a 14 ou 15 ans , je ne savais pas qui c’était », dit-il. « Il ne me connaissait, je ne le connaissais pas », répète encore l’ancien ministre. Pour preuve, il raconte avoir commis une faute d’orthographe dans l’écriture du nom de Pierre Estoup, lors qu’il lui a dédicacé un de ses livres : « Je le connais tellement pas que j’ai écrit Estoup avec un ‘e’ à la fin. » Et d’insister : « Je vous confirme de nouveau que la relation qui va être prouvée avec Pierre Estoup est nulle. » Très véhément, Bernard Tapie s’en est pris à de multiples reprises au journaliste David Pujadas, qui l’interrogeait. « Arrêtez de raconter ce que vous ne savez pas! », a-t-il imploré. « Je vous garantie que vous dites des choses qui ne sont pas vraies », a encore lancé l’ancien homme d’affaires dans de grands gestes. « Si vous m’invitez pour lire les journaux, je vous laisse tout seul avec vos journaux! », s’est encore emporté Bernard Tapie. Qui a pris cette décision de l’arbitrage? « Madame Lagarde », a-t-il répondu laconiquement en référence à l’ancienne ministre de l’Economie. Quant au rôle de Nicolas Sarkozy, Bernard Tapie se dit persuadé qu’ »on a essayé de l’accrocher, c’est lui qu’on visait dans les faits ». « Il n’est pas pensable, aucunement, que (Nicolas Sarkozy) n’ait pas donné son feu vert. Il a forcément donné son feu vert », a encore dit Bernard Tapie.  »Toutes mes visites à l’Elysée, je les ai faites en passant par la porte, sans rien cacher », a-t-il assuré. « Monsieur Sarkozy, je peux le voir trente fois et pas une fois parler de l’arbitrage. » Pourquoi se sent-il persécuté? Le réponse de Bernard Tapie est sans détour : « Vous vous foutez de ma gueule! », lance-t-il à David Pujadas. Et d’asséner : « Oui monsieur, c’est un complot! » Bernard Tapie justifie sa théorie par une anecdote qui remonte à 1998 : « Je vais vous l’expliquer, c’est très simple. Le soir de la victoire de la Coupe du monde de foot, qui a été gagnée par une équipe dans laquelle il y avait plus de la moitié qui était des Marseillais, j’ai essayé d’avoir une invitation pour la finale (…) J’ai pas eu le droit à une invitation. Et Didier Deschamps, quand on lui remet le trophée, la première déclaration il dit  ’cette Coupe du monde on la doit à Bernard Tapie’. Il y a deux France, Monsieur, celle de ceux qui ont le droit, et celle de ceux qui n’ont pas le droit ». (JDD)

 

Sondage popularité : Hollande au plus bas depuis son élection (BVA-ORANGE )

Sondage popularité  : Hollande au plus bas depuis son élection (BVA ORANGE -)

 

 

1 – Exécutif : la remontée de mai n’était qu’une rémission, la baisse de l’exécutif reprend en juin, Hollande tombant à son plus bas niveau depuis son élection

Le mois dernier, dans la foulée d’un « cap » politique plus clairement assumé par François Hollande, BVA comme tous ses confrères enregistrait non seulement une interruption dans la baisse de l’exécutif, mais même une remontée du Président et du Premier ministre.
Depuis, tandis que les mauvaises nouvelles économiques se poursuivaient (chômage), et tandis que la gauche de gouvernement poursuivait son calvaire dans les élections locales partielles (Villeneuve sur Lot par exemple), ce « cap » présidentiel s’est chargé d’un contenu plus concret en termes de pistes de réformes.
L’appel à une certaine modération salariale dans le privé, le gel du point d’indice des fonctionnaires, les orientations du rapport Moreau commandé sur la réforme des retraites … ont mis « vent debout » les syndicats et la base électorale de gauche de François Hollande.
Résultat, corrélativement à son « bide » d’audience sur M6 dans « Capital », le Président perd 4 points de bonnes opinions en juin pour chuter à 31%, soit son plus bas niveau sur notre baromètre depuis son élection. Il se rapproche ainsi des records historiques d’impopularité enregistrés par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, tombé à 30% de bonnes opinions en octobre 2010 puis en février 2011.
Comme toujours Jean-Marc Ayrault est associé à ces évolutions. Il perd 3 points ce mois-ci pour se situer à 30% de bonnes opinions.
Les réformes envisagées déçoivent la gauche sans, pour le moment, convaincre la droite ou le centre.
Hollande perd ainsi 9 points en un mois auprès des sympathisants de gauche (passant de 76% à 67% de bonnes opinions) et s’effondre même auprès des sympathisants de l’extrême-gauche (-15 points) auprès desquels il devient pour la première fois majoritairement impopulaire : 55% (contre 42%) d’entre eux ont une mauvaise opinion du Président alors qu’ils étaient encore 57% à avoir une bonne opinion de lui le mois dernier.
Dans le même temps, les sympathisants de droite sont toujours aussi unanimes à le rejeter : 95% de mauvaises opinions ce mois-ci comme le mois dernier.
Ces réformes traumatisantes pour l’électorat de gauche, génèrent un sentiment d’une politique plus que jamais inefficace et injuste. 68% des Français estiment que la politique du gouvernement n’est pas juste et 83% qu’elle n’est pas efficace.

2 – Cote d’influence des personnalités : Valls toujours loin devant progresse encore. A droite, Juppé, Borloo et Fillon sont très bien placés, Wauquiez et Baroin très présents médiatiquement s’envolent, mais c’est Sarkozy qui reste plus que jamais le champion du « peuple de droite ».

Notre cote d’influence des personnalités politiques apporte ce mois-ci quelques confirmations : Valls toujours premier (52%) progresse encore (+4 points), suivi aux trois places suivantes par des hommes de droite modérée. Juppé, lui aussi en nette hausse (+3 points à 47%), et dans une moindre mesure, Borloo et Fillon sont les habituels dauphins du Ministre de l’Intérieur sur notre palmarès.
Mais les plus fortes hausses sont à mettre au crédit des plus visibles à droite dans les médias ces derniers jours : F. Baroin (+5 points) très en verve pour critiquer « l’école Buissionnière », et surtout L. Wauquiez (+9 points), qui a réussi son coup médiatique avec son « appel des 10 ».
Cependant, c’est plus que jamais Nicolas Sarkozy qui reste le champion du « peuple de droite » : avec 75% de bonnes opinions, il est la personnalité politique préférée des sympathisants de droite, 7 points devant Juppé et 13 points devant Fillon.
Enfin, les deux stars-ennemies de la campagne à Paris, NKM et Anne Hidalgo gagnent toutes deux respectivement 3 et 2 points. Mais c’est Valérie Pécresse, en hausse de 3 points auprès des Français, qui réalise la plus forte poussée auprès de sa base électorale, en gagnant 10 points auprès des sympathisants de droite.

3 – Image des partis politiques et perception du front républicain : les sympathisants de droite ne sont plus très chauds !

Notre cote d’amour des partis politiques confirme le désamour des Français à l’égard de leurs partis. Aucun parti n’atteint 40% de bonnes opinions et la plupart sont en baisse par rapport à avril.
Les 3 principaux partis politiques du pays, le PS, l’UMP, mais aussi le FN enregistrent les plus fortes baisses avec 3 points pour les deux partis de gouvernement et 4 points de baisse pour le FN.
Mais attention, cette baisse ponctuelle de juin sur l’image, qui ne revient qu’à effacer la hausse précédente, n’empêche pas le FN de progresser sur le temps long, tant en termes d’intentions de vote que de potentiel de vote (personnes n’excluant pas de voter pour ce parti). Dans notre dernière mesure publiée sur i-télé vendredi 20 juin, le FN gagnait 10 points de potentiel de vote par rapport à la précédente effectuée en mars 2012 sur Marine le Pen.
Corolaire à cette progression du FN sur le temps « long », l’idée du « Front républicain anti-FN », si elle est toujours majoritairement soutenue s’agissant de faire voter UMP à des électeurs de gauche (56% des Français souhaiteraient que le PS appelle à voter UMP en cas de duel UMP-FN) l’est un peu moins dans l’hypothèse où il s’agirait de demander à des électeurs UMP de voter PS (47% des Français souhaiteraient que l’UMP appelle à voter PS en cas de duel PS-FN). Mais surtout, ce front républicain serait aujourd’hui largement rejeté par les électeurs de l’UMP : seulement 23% d’entre eux seraient favorables à ce vote PS alors que 35% préféreraient même un vote FN !

 

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