Archive mensuelle de juin 2013

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Sondages -Electeurs écologistes : l’emploi d’abord, l’environnement après

Sondages -Electeurs écologistes : l’emploi d’abord, l’environnement après

 

Le contexte de crise économique et sociale n’est pas porteur pour l’écologie politique. C’est l’une des conclusions communes à trois enquêtes sur Europe Ecologie-Les Verts (EELV), discutées samedi à Paris lors d’une convention de réflexion du parti. Après leur gros succès des européennes de 2009 suivi d’une déroute à la présidentielle de 2012, les écologistes entendent réfléchir à leur identité et à la façon de reconquérir des électeurs pour les échéances de 2014. Outre une étude du Cevipof portant sur 12.000 adhérents et coopérateurs, d’anciens qui n’ont pas repris leur carte et de simples sympathisants  EELV a sollicité deux études menées auprès de sympathisants écologistes : un sondage réalisé par Viavoice et une étude qualitative menée par Harris interactive. « EELV se trouve dans un contexte peu favorable » lit-on dans l’étude qualitative qui y voit deux raisons : la crise économique et l’image d’EELV chez ses électeurs. Un constat dont on trouve une traduction dans le sondage Viavoice. 43 % des sympathisants écologistes estiment qu’«  avant de se préoccuper de l’environnement, il faut d’abord donner du travail aux gens ». Leur réticence principale à voter pour des candidats EELV est le sentiment d’ « un programme trop radical et restreint à l’écologie, en décalage avec la réalité économique » (28 %), loin devant « un candidat qui ne plairait pas » (18 %). Et le président de Viavoice, François Miquet-Marty d’en conclure : « Le discours sur la transition écologique de l’économie ne passe pas. L’idée que l’écologie créerait des emplois n’est pas comprise. »  La hiérarchie des préoccupations des sympathisants est également éclairante. « La moins grande qualité des produits alimentaires » (53 %) arrive très loin devant « le réchauffement climatique » (29 %) et « la transition énergétique » (23 %). « Les électeurs sont d’abord attachés à une écologie du quotidien », souligne François Miquet-Marty. Exactement l’inverse des adhérents d’EELV qui, selon l’enquête du Cevipof, placent la transition énergétique en tête de leurs priorités (69 %).  A cela s’ajoute une image dépréciée du mouvement. EELV n’arrive qu’en sixième position (19 %) lorsqu’il s’agit de citer le meilleur défenseur de l’environnement en France. Il est devancé entre autres par « les citoyens eux-mêmes » (47 %), les associations de consommateurs (35 %), les ONG (27 %). Pour Harris Interactive, EELV est toujours perçue comme « un parti mal organisé, marqué par des divisions internes et qui souffre d’un manque de leaders visibles ». Et ce, alors même que la ministre du Logement Cécile Duflot « bénéficie d’un bon socle d’image personnelle ». Selon les auteurs de l’étude qualitative, EELV doit se « reconstruire une légitimité ». Et de conseiller « l’efficacité », notamment « en démontrant le lien entre les ministères occupés par Cécile Duflot et Pascal Canfin et l’écologie ».

 

Elections Villeneuve sur lot : 48% d’abstention, 14% de bulletins blancs, un désaveu de la classe politique

Elections Villeneuve sur lot : 48% d’abstention, 14% de bulletins blancs, un message à la classe politique

 

Le jeune candidat FN, Etienne Bousquet-Cassagne, qui a obtenu le score important de 46,24% des suffrages, tout en échouant à devenir le troisième député frontiste, a pour sa part reconnu « une défaite au goût de victoire ».   »Seuls contre tous, nous progressons de manière considérable, ce qui est de très bon augure pour les échéances électorales à venir », a ajouté l’étudiant en BTS commerce de 23 ans. Il a reçu dans la foulée des résultats un coup de téléphone de félicitations de la présidente de son parti, Marine Le Pen, qui l’a fait pleurer d’émotion.  Le nouveau député, maire de Fumel et ancien candidat malheureux face à Jérôme Cahuzac en 2012, a pour sa part remarqué que la poussée du FN « est un message envoyé à la classe politique et surtout à la politique économique du gouvernement qui fait des ravages ».  Il a aussi remercié aussi les électeurs de gauche « d’avoir voté pour notre candidature et de ne pas avoir choisi d’avoir sur ce territoire un député du Front National ».  Le président François Hollande a commenté brièvement le scrutin lors d’une conférence de presse à Amman, en Jordanie : « Nous aurons à tirer toutes les leçons de ce scrutin, et du premier tour et du second tour », a déclaré le chef de l’Etat.  Le parti socialiste, dont le candidat Bernard Barral avait été éliminé au premier tour dimanche dernier, alors que 17 candidats se présentaient au total, avait été le premier à reconnaître l’élection de M. Costes.  Assez largement avant l’annonce des résultats officiels, le maire PS de Villeneuve-sur-Lot Patrick Cassany a ainsi publié un communiqué dans lequel il indiquait « prendre acte de l’élection de Jean-Louis Costes ».  L’élu villeneuvois estime que « cette élection clôt une séquence politique et électorale que nous subissons depuis le 2 avril dernier », jour où Jérôme Cahuzac a reconnu avoir un compte en Suisse, après avoir démissionné du gouvernement.  Pour le Parti socialiste, dans un communiqué signé du premier secrétaire Harlem Désir, et de Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, la victoire de M. Costes a été rendue possible « par l’esprit de responsabilité et le sens républicain des citoyens et formations de gauche qui ont permis ce barrage ».  Mais ils ont estimé que la droite devait « renoncer au ni-PS, ni-FN et sortir de son inacceptable ambiguïté vis-à-vis de l’extrême droite ». « A force de renvoyer dos à dos le FN et le PS, M. Copé rend plus difficile le vote républicain pour faire barrage au Front national », estiment-ils.  Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a observé que le candidat FN « a recueilli les voix d’électeurs de droite mais aussi d’électeurs de gauche, ce qui vient confirmer que cette notion de front républicain ne repose sur aucune réalité ».  La présidente du FN, Marine Le Pen, a réagi à la proclamation des résultats en déclarant dans un communiqué que « le soi-disant +front républicain+ est mort ».  En tout état de cause, les électeurs ne se sont pas fortement mobilisés, quoique mieux qu’au premier tour (47,53% d’absention contre 54,12% la semaine dernière), et surtout, un pourcentage élevé d’entre eux (14,25%) a voté blanc ou nul.  Jérôme Cahuzac lui-même n’est, à sa manière, pas resté absent dimanche. Il a d’abord téléphoné au journaliste du Monde Patrick Roger, rapporte celui-ci sur lemonde.fr.  Disant vivre « un calvaire », l’ex-ministre a notamment qualifié de « fariboles » des accusations portées par les socialistes locaux selon lesquelles il aurait « savonné la planche » au candidat socialiste Bernard Barral, éliminé au premier tour.  Son ami Lamine Boukhari, qui a voté pour lui par procuration dimanche matin, a indiqué à un correspondant de l’AFP, après les résultats, que l’ancien ministre « regrette tout ce qui s’est passé ».   »Il a de la peine pour les militants, il va en appeler certains dans les prochains jours pour s’excuser, il est encore moralement très touché », a ajouté M. Boukhari, assurant que M. Cahuzac « n’a jamais appelé à voter FN ni à faire battre Barral au premier tour comme certains du PS l’ont dit ». Lui a qualifié cette accusation de « dégueulasse ».  Le dépouillement, à la mairie de Villeneuve-sur-Lot, a été suivi par quelque 500 personnes, sous l’oeil d’une dizaine de caméras de télévisions. Quelques invectives sans gravité ont été échangées entre partisans des deux candidats, pendant que ces derniers répondaient aux télévisions.  Puis Jean-Louis Costes est parti fêter sa victoire à sa permanence, et Etienne Bousquet Cassagne son résultat dans un club de Bias, à la sortie de Villeneuve.

Livret A baisse du taux (Moscovici)

Livret A baisse du taux (Moscovici)

 

Baisse mais limitée a dit Moscovici, sans doute 1.50% au lieu de 1.75% ; autant dire un intérêt réel proche de zéro compte tenu de la sous évaluation de l’indice des prix. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a confirmé dimanche la probabilité d’une baisse du taux de rémunération du livret A en août, en promettant qu’elle sera limitée afin de préserver l’attractivité de ce livret d’épargne défiscalisé. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé vendredi que la rémunération du livret, actuellement à 1,75%, devrait baisser en raison du net ralentissement de l’inflation. Il doit proposer le mois prochain au ministre de l’Economie une nouvelle révision du taux. Invité de l’émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-I>Télé-Le Parisien, Pierre Moscovici a évoqué dimanche une « baisse limitée ». « Je veillerai à faire en sorte que le pouvoir d’achat du livret A (…) soit préservé et que ce pouvoir d’achat augmente davantage que l’inflation », a-t-il ajouté. Le taux de rémunération du livret A et du livret de développement durable (LDD) a été abaissé de 2,25% à 1,75% le 1er février, le gouverneur de la Banque de France ayant souhaité à l’époque une baisse encore plus importante. La formule utilisée pour calculer ce taux chaque semestre prend en compte les taux du marché monétaire et l’indice des prix à la consommation hors tabac. La banque centrale peut invoquer des « circonstances exceptionnelles » pour recommander une dérogation, ce qu’elle avait finalement fait en janvier. L’encours sur le livret A et le livret de développement durable (LDD) était de 363,7 milliards d’euros à fin mai.

 

Montée du FN : Barroso responsable (Montebourg)

 

Montée du FN : Barroso responsable (Montebourg)

Montebourg ne dit pas clairement que Barroso est responsable de la montée du FN mais c’et tout comme. L’incapacité des institutions européennes à défendre l’intérêt des peuples européens explique la montée des souverainismes, a jugé dimanche Arnaud Montebourg, qualifiant le président de la Commission européenne de « carburant du Front national ». « Monsieur Barroso est le carburant du Front national, voilà la vérité ! Il est le carburant de Beppe Grillo », a dit le ministre du Redressement productif, lors de l’émission Tous politiques France Inter-Le Monde-AFP. Beppe Grillo est le créateur du mouvement politique 5 étoiles, arrivé en tête des élections législatives en Italie en février dernier. Le ministre du Redressement productif a plus largement critiqué « toute cette classe dirigeante européenne, qui ne voit pas que l’Union européenne est la seule région du monde qui a organisé en quelque sorte sa propre récession, alors que partout dans le monde c’est la croissance! » Dans sa critique de Jose Manuel Barroso, Arnaud Montebourg a en particulier cité ses propos qualifiant de « complètement réactionnaire » la volonté de la France d’exclure la culture des négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis. « Cette maladie de la bruxelloise va être fatale aux Européens », a jugé le ministre du Redressement productif.

économie, politique, société: pages les plus regardées 23 juin 2013

 

 

Catastrophe nucléaire Fukushima : 40 ans de travaux

Catastrophe nucléaire Fukushima : 40 ans de travaux

L’accident de Fukushima a beau être un drame dont se sentent responsables les Japonais, la sagesse voudrait qu’ils acceptent davantage l’aide des étrangers pour étendre la palette des technologies disponibles et éviter de redévelopper des solutions qui existent peut-être déjà, estiment des experts en poste à Tokyo. « S’il y a un domaine dans lequel cela n’avance guère, c’est celui du rôle des étrangers dans le démantèlement de la centrale Fukushima-Daiichi » ravagée par le séisme et le tsunami 11 mars 2011, confie un diplomate occidental. A l’heure actuelle, sans doute pour des raisons essentiellement matérielles, « rien n’est fait pour favoriser la coopération avec l’extérieur. Tous les appels d’offres sont en japonais et il n’y a pas d’amélioration dans les processus de sélection », déplore un industriel français. La compagnie gérante du complexe, Tokyo Electric Power (Tepco), semble penser que l’appui de firmes étrangères n’est pas une priorité à ce stade. C’est partiellement compréhensible au regard du mode de pensée des Japonais: Tepco et ses fournisseurs considèrent que c’est « leur » accident, c’est donc à eux d’en venir à bout, avec des entreprises qu’ils connaissent bien. Il est vrai qu’il y a déjà beaucoup de compétences techniques au Japon et qu’il n’est pas forcément nécessaire d’aller chercher ailleurs juste pour faire plaisir aux étrangers. Ces derniers n’ont d’ailleurs nullement envie de se battre pour aller colmater des fuites d’eau radioactive ou boucher des trous de souris. Mais le chantier s’annonce titanesque pour assainir le site atomique sinistré, et ce que veulent des firmes françaises, américaines ou britanniques, c’est aider les Japonais sur les aspects les plus difficiles, ceux qui requièrent des moyens nouveaux, dont les préparatifs et techniques d’extraction du combustible fondu au coeur de trois des six réacteurs de cette centrale du nord-est, une intervention qui devrait débuter vers 2020 si tout va bien. Frustration des Occidentaux Selon le diplomate, pour contourner les obstacles qui relèvent plus des habitudes de travailler entre Nippons que du rejet systématique de l’étranger ou d’une quelconque volonté de masquer la réalité, la meilleure approche est celle du partenariat avec une société japonaise. C’est le procédé qu’a par exemple privilégié le français Areva. Il s’agit alors d’accompagner une firme locale dans l’utilisation d’une technologie d’origine extérieure. « Peu de sociétés étrangères ont la capacité de déployer à Fukushima suffisamment de moyens pour entreprendre seules les tâches majeures, donc le partenariat est la solution la plus bénéfique pour tous », souligne le même interlocuteur selon qui « une présence internationale à Fukushima serait en outre de nature à rassurer le monde inquiet ». Français, Britanniques et Américains partagent la même frustration, et le disent d’ailleurs régulièrement au gouvernement japonais. « Nous allons continuer de faire pression », car il serait dommage que, pour des questions d’orgueil, « les Japonais tentent de réinventer ce qui existe déjà ailleurs », qui plus est avec l’argent du contribuable, puisque c’est en premier lieu le pays qui va payer le démantèlement. Il serait par exemple déplorable que, sous prétexte que le Japon se considère comme l’empire des robots, il refuse des quadrupèdes américains ou d’autres engins étrangers aux capacités visiblement bien supérieures à celles de prototypes japonais de première génération, même si ces derniers se targuaient d’être « précisément pensés pour intervenir à Fukushima ». De même pourrait-on regretter que des étrangers soient écartés en dépit de leurs compétences au motif inavoué qu’il est matériellement de travailler entre Nippons que de collaborer avec des étrangers. Sur ce volet, c’est au gouvernement de veiller. Une structure de recherche et développement est censée regrouper des entreprises et instituts susceptibles d’apporter une contribution technique afin de développer les procédés d’intervention à Fukushima, dans les phases de repérage, déblayage, interventions sur des équipements, etc. Mais prévenait récemment un éditorial du journal économique Nikkei, bible des milieux d’affaires: « ce ne doit pas être une structure japono-japonaise, elle doit rassembler les entreprises nippones et occidentales qui ont l’expérience du démantèlement de réacteurs ou d’autres compétences ». Et le même d’ajouter: « la R&D qui doit être conduite pour le démantèlement des réacteurs ne doit pas être de la recherche pour de la recherche. Les entreprises impliquées doivent agir avec le sens d’une mission à accomplir ».

 

Les éleveurs en colère à Paris

Les éleveurs en colère à Paris

Les éleveurs et leurs bêtes marchent sur Paris ce dimanche pour faire entendre leurs difficultés, entre flambée des charges de production et prix bloqués, et partager leur expérience avec les Parisiens. Mobilisés à l’appel de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA), ils espèrent être 10.000 au moins escortés de près de 700 animaux. Cette manifestation revendicative s’achève en fête joyeuse l’après-midi au «Village agricole» des Invalides, autour d’un champ de blé et de stands de dégustation. Mais ces réjouissances n’éclipseront pas la colère et le désespoir même des éleveurs dont le travail se trouve souvent mal rémunéré, parfois même sous le coût de production. «Nous sommes confrontés à la logique de marchés qui font du yoyo depuis 2007, du plus haut au plus bas», résume le président de la FNSEA, Xavier Beulin, évoquant la fluctuation des cours des céréales et autres grandes cultures nécessaires à l’alimentation animale. «Mais personne dans ce pays ne supporte l’augmentation des prix des aliments», ajoute-t-il en visant surtout les grandes enseignes. «La renégociation des prix n’est jamais au niveau», estime Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA: «On a obtenu au mieux 12% alors qu’en un an le prix des protéines a pratiquement doublé». «Le risque principal, prévient-il, c’est l’abandon des élevages et la revégétalisation des campagnes», au profit des grandes cultures plus rémunératrices. Une menace bien réelle confirme le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll qui juge le «processus extrêmement dangereux». Le ministre, qui se dit «très mobilisé» sur le sujet, entend d’ailleurs profiter de la négociation de la nouvelle Politique agricole commune (PAC) pour l’après-2014, défendant «un rééquilibrage» des aides au profit de l’élevage. Pour les JA, insiste son président François Thabuis, «le premier défi c’est le renouvellement des générations. Car s’installer aujourd’hui pour un jeune, c’est quasiment « mission impossible »». Or la moitié des éleveurs bovins ont déjà plus de 50 ans. «Et nos partenaires en aval sont eux aussi dans une situation extrêmement difficile» reprend Xavier Beulin, citant les activités d’abattage, de découpe ou de transformation. La révision de la loi de consommation, la LME qui régit les relations entre producteurs et distributeurs, leur apporte quelque espoir en prévoyant «une clause de renégociation» -reste à voir qui en prendra l’initiative. Les éleveurs demandent aussi qu’on allège les contraintes administratives trop pesantes et que cesse «toute surenchère réglementaire et fiscale» notamment en matière d’environnement. D’autant que les intempéries les ont souvent obligés cette saison à rentrer les bêtes quand les pâtures étaient inondées et que les foins n’ont pu être coupés. Ce qui alourdira d’autant leurs factures en fourrages.

 

Turquie : nouvelle manifestation

Turquie : nouvelle manifestation

Environ 10.000 opposants s’étaient donné rendez-vous dans le calme sur la place, théâtre de manifestations de masse contre le gouvernement pendant trois semaines de la fin mai et à la mi-juin. Ils ont déposé des œillets rouges à la mémoire des quatre personnes mortes pendant les troubles, avant d’être dispersés au canon à eau par la police. Au même moment, lors d’un nouveau meeting, le quatrième en quelques jours, le chef du gouvernement a eu recours à un angle d’attaque inédit contre les protestataires, les accusant par leur comportement de manquer de respect à la religion musulmane. « Qu’on les laisse entrer dans les mosquées avec leurs chaussures, qu’on les laisse boire de l’alcool dans nos mosquées, qu’on les laisse lever la main sur nos filles coiffées du foulard. Une seule prière de notre peuple est suffisante pour déjouer leurs plans », a-t-il dit devant ses supporters à Samsun, une ville de la mer Noire bastion du parti AKP au pouvoir. À la fin de son allocution, le chef du gouvernement a lancé des œillets rouges à la foule qui l’acclamait en agitant le drapeau national. Auparavant, il avait repris une thèse déjà développée, selon laquelle les troubles, fomentés selon lui par ses adversaires en Turquie et à l’étranger, ne servaient qu’une seule cause, celle de la finance et de la spéculation. « Qui a gagné avec ces trois semaines de protestation ? Le lobby des taux d’intérêt, les ennemis de la Turquie. Qui a perdu ? L’économie turque, même modestement, et le tourisme », a jugé Erodant. Place Taksim, devant des centaines de policiers anti-émeute qui les ont d’abord observés sans intervenir, les opposants ont martelé l’un de leurs slogans préférés, « Ce n’est qu’un début, le combat continue ». La foule s’est rapidement dispersée, tandis que des camions équipés de canon à eau prenaient position à plusieurs entrées de la place, « Policiers, ne trahissez pas votre peuple », ont scandé les manifestants, tandis les riverains de la place ont tambouriné avec des casseroles et des poêles en signe de solidarité avec les protestataires.

 

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

 

 

Quels seront les principaux enseignements à tirer de cette élection charnière, d’abord l’écroulement du PS et pas seulement à cause de l’affaire Cahuzac mais à du fait de la politique menée par Hollande. Second élément, le discrédit de l’UMP dû notamment  à Copé, enfin l’usure de la dynamique du front républicain, slogan éculé ; Un vote surtout de protestation contre les deux partis politiques de gouvernement largement responsable du déclin économique et du chômage. Deux partis complètement discrédités et qui ne  sont plus que des clubs corporatistes d’élus. Le FN, lui, ramasse la mise, pratiquement sans rien faire et sans rien dire, surtout sans rien proposer de crédible. Moins il parle, moins les incohérences (et les contre vérités) de ses propositions apparaissent. Un total inconnu peut se présenter, ne jamais mettre les pieds dans le fief électoral, cela n’empêchera pas son élection. Bref c’est le séisme qui ne prépare avec le FN qui risque d’être rapidement le premier parti de France aux européennes sans doute (mais après le parti des abstentionnistes). Du coup après le séisme c’est la chienlit assurée dans le pays, le ridicule aux yeux de la communauté infranationale, la révolte  sociale, la défiance des investisseurs. Bref une période  d’incertitude dangereuse qui pourrait plonger le pays dans le chaos tellement les orientations du FN sont à la fois surréalistes et incohérentes. Le Front national espère donc  transformer l’essai dimanche, lors du second tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), en faisant élire un troisième député dans un scrutin qui a ravivé les tensions au sein de la majorité. Dans un Sud-Ouest traditionnellement ancré à gauche, le candidat frontiste Etienne Bousquet-Cassagne a infligé dimanche dernier, au premier tour, un revers au Parti socialiste, qui ne dispose plus que de 292 députés à l’Assemblée nationale, soit à peine trois sièges de plus que la majorité absolue. Avec 26,04% des voix, ce jeune homme de 23 ans a talonné au premier tour le candidat de l’UMP Jean-Louis Costes (28,71%) dans la course à la succession de l’ex-député PS Jérôme Cahuzac, contraint à démissionner de l’Assemblée nationale après avoir admis la détention d’un compte bancaire secret à l’étranger. Le candidat socialiste Bernard Barral n’a obtenu lui que 23,69%, signant la huitième défaite du PS lors des élections législatives partielles organisées depuis juin 2012, est éliminé du second tour faute d’avoir franchi le seuil requis. Galvanisé par l’élection partielle dans l’Oise en mars dernier, qui avait porté au second tour le FN aux dépens du PS, le parti de Marine Le Pen entend bien faire fructifier dimanche cette « dynamique extraordinaire ». « Les gens ont éliminé la première tête du système, le Parti socialiste. Il reste la deuxième tête, l’UMP », a souligné le vice-président du FN Florian Philippot lundi. « Je pense qu’on va gagner cette circonscription. » En un an, les tendances de vote ont changé dans la circonscription de Villeneuve-sur-Lot. En juin 2012, le PS avait obtenu près de 15.000 voix de plus et l’UMP 3.500 de plus. Le FN avait quant à lui recueilli 1.000 voix de moins. « Le fait que l’on perde 14.000 voix en un an et que le FN augmente en dépit d’une participation en baisse montre qu’il y a une dynamique favorable à l’extrême droite », a reconnu le ministre délégué à l’Economie sociale, Benoît Hamon, dans une interview au Monde daté de jeudi. A Matignon, où le score de dimanche dernier a été jugé « préoccupant », on a toutefois écarté tout changement de ligne politique comme le préconisait l’aile gauche du PS pour renouer avec l’électorat populaire séduit par le Front national. Dès la publication des résultats, le patron du PS, Harlem Désir, a appelé les électeurs à faire « barrage au candidat du Front national » au second tour, un discours repris par François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Mais pour le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, les appels lancés par le président de l’UMP Jean-François Copé pourraient contribuer à démotiver l’électorat socialiste. « Si Copé continue à lancer des appels à battre Hollande, les électeurs socialistes ne vont pas se déplacer en masse pour voter UMP, encore moins pour l’extrême droite », a-t-il dit au Figaro.fr. L’élimination du PS dès le premier tour a également ravivé les tensions entre le PS et les Verts au sein d’une majorité désormais fragilisée à l’Assemblée nationale. Certains membres du PS, dont Bruno Le Roux, ont reproché à Europe Ecologie-Les Verts (EELV) d’avoir contribué à cet échec en présentant un candidat au lieu de jouer le rassemblement. « A quoi cela sert de faire deux pour cent pour éliminer le candidat de gauche au deuxième tour et pleurer en disant ‘on est obligé de choisir’? », a dit le chef du groupe PS à l’Assemblée, s’attirant les foudres de la ministre verte du Logement, Cécile Duflot, qui a dénoncé une « polémique misérable ». Tranchant avec la position du PS, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont quant à eux jugé que l’élimination s’expliquait avant tout par la « tromperie » de Jérôme Cahuzac. Selon ses proches, cités par Europe 1, ce dernier aurait déclaré ne pas être « surpris » par le résultat de dimanche dernier. « Si je m’étais présenté, je pense que j’aurais fait mieux. La gauche serait peut-être au second tour », aurait-il dit. Un avis partagé dans une moindre mesure par Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, qui estime que le « candidat socialiste était loin d’être le meilleur ». « Les gauches n’étaient rassemblées pour gagner », dit-il dans une interview à 20 minutes publiée vendredi. « Dans cette situation, c’était donc la chronique d’une défaite annoncée. »

Sécurité routière-Boite noire : c’est le courage politique qui manque

Sécurité routière-Boite noire : c’est le courage politique qui manque

 

 

Invraisemblable manque de courage politique par crainte du mécontentement des automobilistes alors qu’il s’agit de sauver des vies et des blessés par milliers chaque années ( 3700 morts et 27000 blessés en 2012). Ce que pourrait faire la boite noire sur les véhicules particuliers. L a peurr de l’atteinte à la vie privée ?  Non, la trouille, oui. Alors que ces boites noires (chronotachygraphe)  sont obligatoires sur les PL (véhicules de plus de 3.5t depuis 1969), obligatoire aussi sur les véhicules de transports de personnes de plus de 8 places.  La voiture n’est plus un jouet, c’et un outil, dangereux en plu ;  la boite noire devrait en plus enregistrer comme sur les PL, car et bus toutes les données et sur longue période, (1 mois), elle devrait pouvoir être contrôlée de la même manière. L’  »atteinte à la vie privée » c’est le même raisonnement qui avait été utilisé avant 1980 pour étouffer le débat sur le rôle de l’alcool et de la vitesse dans l’accidentologie (50% des accidents alors). Interview, le Figaro du Président du conseil nation de la sécurité routière. Un conseil qui ne s’était pas réuni depuis 2008 et dont la prochaine réunion n’est programmée qu’à l’automne ; ce qui en dit long sur la préoccupation de la sécurité routière et le sérieux de sa prise en charge !

 

 ; LE FIGARO. – Que contiendront ces boîtes noires?

Armand JUNG. – Cet équipement plus justement appelé «enregistreur de données d’accidents» ne contiendra que des informations techniques relatives à la vitesse, au freinage et encore au port de la ceinture de sécurité. Il n’y aura rien qui puisse porter atteinte à la vie privée: ni image, ni enregistrement vocal. Les enregistrements ne porteront que sur les quelques minutes précédant l’accident, seul cas où les informations seront exploitées par les seules forces de l’ordre.

En quoi cet outil pourrait-il être efficace?

Avec cet appareil, nous voulons marquer un tournant dans la politique de la sécurité routière. Si Manuel Valls nous en donne le feu vert, ces boîtes noires dans les véhicules vont constituer notre grand chantier. Nous voulons responsabiliser le conducteur. Il saura qu’avec cet enregistreur, il ne pourra mentir sur les circonstances de l’accident. Il pourrait donc changer de comportement.

Dans combien de temps, ce projet, s’il est adopté, pourrait-il aboutir?

Il faut attendra plusieurs années, car, pour ce projet, il va falloir se rapprocher des constructeurs, solliciter aussi sans doute la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et peut-être obtenir un cadre législatif. Il faudra aussi se rapprocher des assurances et voir avec elles si elles peuvent baisser leur prix quand un véhicule est équipé d’un enregistreur.

Lors du précédent CNSR, les débats tournaient autour d’une possible limitation des vitesses sur certains axes. Une piste abandonnée?

Nous y réfléchissons toujours. Rien n’est mis de côté pour l’instant. Le CNSR, aujourd’hui réactivé, ne s’était pas rassemblé depuis 2008. Il a pour but de rassembler autour d’une même table toutes les sensibilités. Je fais le nécessaire pour que l’on puisse s’exprimer dans la sérénité pour faire avancer les idées. À l’automne prochain, se tiendra un autre CNSR. Peut-être, à la fin de l’année, voire en début 2014, un comité interministériel à la sécurité routière devrait être organisé.

Pensez-vous, à ce jour, qu’il est possible d’atteindre l’objectif fixé par Manuel Valls de passer sous la barre des 2000 tués à l’horizon 2020?

Même si le nombre de tués continue de chuter, le rythme de la baisse, trop lent, ne permettra pas d’atteindre ce but. Il nous faut trouver des solutions efficaces pour y parvenir. C’est tout le sens de notre travail au sein du CNSR.

 

 

Sapin : des emplois aidés pour camoufler le chômage

Sapin : des emplois aidés pour camoufler le chômage

Progressivemenet, on commnce à comprendre surquoi repose le postulat de leinversion du chaôamge, sur le camaoufalge des chomeurs qu’on mettra soit en formation, soit des des emplois aidés fdorcèmenet temporaires. Pas sûr que cette stratégie marche car pour qu’il y aiat emploi aidé il fauat qu’il y aiat emploi et pour linstant la croisace n’est pas au rendez-vous.Si c’est léchec, on expmliura sans doute que linversion nétait qu’une ardente conviction contraiée par la conjoncture.  (interview Le Prisien)

Les syndicats sont sortis très déçus de la conférence sociale, le Medef l’a trouvée « très utile ». Et vous?
MICHEL SAPIN.
C’était une grande conférence sociale. Le contexte économique très difficile joue sur les postures et les déclarations des uns ou des autres, mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Nous avons réussi depuis un an à mettre en place une nouvelle méthode, à développer une culture du dialogue social. J’observe qu’aujourd’hui cette méthode est partagée par tous.

Sur l’emploi, vous avez avancé?
Nous avons pris des mesures d’urgence. Il y a aujourd’hui des entreprises qui ont des emplois à pourvoir mais ne trouvent pas de candidats et des chômeurs qui recherchent du travail mais n’ont pas toujours la qualification nécessaire. Nous avons décidé, tous ensemble, à la grande conférence sociale, d’y remédier.

Ce sont souvent des jobs dont personne ne veut, ou alors des emplois qui requièrent des qualifications très pointues…
Il y a des métiers où les gens n’ont vraiment pas envie d’aller, c’est vrai. Dans ce cas, les employeurs doivent offrir de meilleures conditions de travail ou un meilleur salaire. Mais, pour le reste, là où c’est un problème de compétences disponibles, nous allons mettre en place d’ici à la fin de l’année ces 30000 formations supplémentaires pour permettre à ces emplois vacants de trouver preneur. Patronat, syndicats, régions, Etat : tout le monde a dit « banco » pour financer sa part du programme.

Seulement 30 000 emplois d’avenir ont été signés en six mois. Vous êtes déçu?
Absolument pas, c’est le rythme que nous avions prévu, il est normal que la montée en charge d’un nouveau dispositif soit progressive. Nous nous sommes fixés un objectif ambitieux de 100 000 contrats cette année, vous verrez qu’il sera tenu.

Et pour les contrats de génération?
Là, j’ai haussé le ton à la grande conférence. Dans les petites entreprises, ça monte fort : environ 1000 par semaine. Mais, dans les entreprises de 50 à 300 salariés, où la loi prévoit des négociations, c’est à peine commencé, parce que ces négociations n’ont pas partout démarré. Il y a urgence, il ne faut plus attendre.

L’opposition dénonce un« plan caché » pour inverser la courbe du chômage à coups d’emplois aidés…
Il n’y a aucun plan caché. Personne ne pense qu’on ne résoudra le chômage à moyen ou long terme qu’avec des emplois aidés! Ce qui permet de créer de l’emploi durable, c’est la croissance, l’activité des entreprises. Mais pendant que la croissance est en panne on fait quoi? On compte les chômeurs sans rien faire? Pendant la crise de 2008, la droite a eu recours massivement aux emplois aidés et nous ne l’avons pas critiquée pour cela. Encore faut-il être attentif à la qualité des contrats aidés que l’on crée. Si ma seule préoccupation était de faire du chiffre, nous ne serions pas aussi exigeants sur les emplois d’avenir, en termes de profil des jeunes ou de formation. Je connais beaucoup de maires de droite qui s’engagent dans ces contrats, parfois plus que certains maires de gauche.

Il y aura combien d’emplois aidés à la fin de l’année?
Nous en avions programmé 340000. Nous venons d’en ajouter environ 100000. Avec les 100000 emplois d’avenir, nous serons donc à près de 540000 emplois aidés au total.

Dans ses dernières prévisions, l’Insee ne croit pas à l’inversion de la courbe du chômage…
L’Insee se base sur des hypothèses plus pessimistes sur les effets de la politique de l’emploi, nous allons les démentir par notre action.

Pas de coup de pouce pour le smic, gel du salaire des fonctionnaires… Le pouvoir d’achat a-t-il été le grand absent de la conférence sociale?

La principale cause de la baisse du pouvoir d’achat des Français, c’est le chômage. C’est en inversant sa courbe que l’on retrouvera du pouvoir d’achat et, pour cela, il faut continuer nos efforts de compétitivité. C’est elle qui nous permet de résister aux concurrents, de conquérir des marchés, de défendre notre industrie, de créer des emplois.

Ça veut dire que les salaires n’augmenteront pas durant le quinquennat?
Le président de la République l’a toujours dit : il y aura deux temps dans le quinquennat. D’abord celui de l’effort, du redressement, pour retrouver de la confiance et de la croissance. Nous y sommes.

Ça finit quand, le redressement?
Je ne connais pas la date. Mais il y aura un deuxième temps, j’en suis persuadé. Le temps où chacun bénéficiera du fruit des efforts demandés.

Comment allez-vous réformer la formation professionnelle?
Il faut une réforme en profondeur et tout le monde y est prêt. L’objectif est d’orienter davantage qu’aujourd’hui les efforts de formation vers les jeunes, les chômeurs, les salariés les moins qualifiés d’une part, et de raisonner davantage en termes de « parcours professionnel » personnel : on ne reste plus forcément une vie entière dans le même métier et la même entreprise.

Sur les retraites, le gouvernement s’en tiendra-t-il à des ajustements comme le redoutent certains partenaires sociaux?
Ce sera une vraie réforme de long terme, pour mettre en place des mécanismes qui permettront de financer nos régimes de retraite d’ici quarante ans. En même temps, il y a un déficit immédiat qui nécessite des ajustements immédiats. Il faut faire les deux, et nous allons faire les deux.

Tout le monde peut-il travailler quarante-quatre ans?
Avec Nicolas Sarkozy, celui qui avait commencé sa carrière tôt était obligé de travailler plus longtemps que les autres avant de partir. Le gouvernement a choisi une voie plus juste, en ne touchant pas à l’âge légal de départ à la retraite, mais en discutant de la durée de cotisation. Je rappelle par ailleurs à tous ceux qui se font peur avec des calculs insensés que la loi prévoit que tout le monde peut partir à la retraite à taux plein à 67 ans.

 

Sondage amendes PV stationnement : 63% contre la décentralisation

Sondage amendes PV stationnement : 63% contre la décentralisation

Les PV selon la région ou la loi en fonction de a zone géographique : une nouvelle conception de l’égalité devant la justice ! Plus de six Français sur dix (63%) sont opposés à la décentralisation des amendes de stationnement, une revendication des élus qui leur permettrait de fixer le montant des PV, selon un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche.  Selon cette enquête d’opinion, les personnes interrogées sont contre « car elles y voient un motif d’augmentation générale par les maires ».  Les Français favorables à cette mesure (31%) y voient en revanche une perspective « d’alignement du montant des PV sur le prix de l’heure de stationnement pratiqué dans chaque commune ».  Dans cette catégorie, les personnes âgées de 65 ans et plus sont plus nombreuses (37%) se sentant peut être moins concernées « par ces problématiques liées à la voiture », note l’enquête.  Les Parisiens sont aussi plus favorables (34%) que les provinciaux (27% dans les communes rurales, 31% dans les villes).  Le prix des amendes de stationnement est de 17 euros depuis le 1er août 2011 sur l’ensemble du territoire national, contre 11 euros depuis 1986.  Le 6 juin, le Sénat a voté pour la dépénalisation du stationnement, adoptant un amendement de Jean-Jacques Filleul (PS) au projet de loi sur la décentralisation, qui permettrait aux élus de fixer le montant des PV. Le projet de loi doit être examiné par les députés à partir du 15 juillet.  Faisant valoir que le stationnement est « au coeur de la gestion de la circulation dans les villes », M. Filleul a estimé que son cadre juridique était inadapté « puisque la sanction du non-paiement est une amende pénale dont le montant est uniforme sur tout le territoire, sans lien ni avec le lieu, ni avec le tarif de stationnement pratiqué ».   »Peu dissuasive à Paris, elle est excessive dans nombre de petites communes », a-t-il jugé.  La dépénalisation permettrait aux maires de fixer à la fois le prix du stationnement et l’amende infligée au conducteur qui ne l’aurait pas payée.  L’enquête de l’Ifop a été réalisée les 20 et 21 juin auprès d’un échantillon de 917 adultes dans le cadre de questionnaires en ligne. Sa marge d’erreur est située entre 1,4 et 3,3%.

 

Retraites- Touraine : lunettes roses et langue de bois

Retraites- Touraine : lunettes roses et langue de bois

 

Touraine se félicite de la conférence sociale ; mieux vaut le faire soi-même effectivement car il n’ya pas grand monde pour voir un succès dans cette conférence confuse qui a oublié l’emploi et ne va régler que très partiellement  les retraites. . L’ensemble des partenaires sociaux réunis vendredi pour évoquer les retraites « a marqué de manière très consensuelle son attachement à notre système de retraite par répartition, à la nécessité de consolider une retraite par solidarité et d’inscrire dans la durée nos régimes de retraites », s’est félicitée Mme Touraine devant des journalistes à Bordeaux.   »Donc, chacun est conscient de la nécessité de ne pas se contenter de petites mesures pour financer à court terme, mais véritablement de (…) rendre la confiance aux Français et aux jeunes générations dans l’avenir de notre système de retraites », ainsi que de le rendre plus juste en direction des femmes, des jeunes, de ceux qui exercent un métier pénible, a-t-elle ajouté.   »La concertation s’engage dans quelques jours, le gouvernement fera connaitre ses propositions à la rentrée », a souligné la ministre en référence aux rencontres, annoncées vendredi, que doit lancer le Premier ministre Jean-Marc Ayrault le 4 juillet avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites.  Interrogée sur la vive frustration exprimée à l’issue de la conférence sociale par des syndicats dénonçant un « manque d’annonces concrètes » (CGT), un « manque d’effectivité » (CFDT) ou « un rendez-vous manqué » (CFE-CGC) sur l’emploi en particulier, Mme Touraine a rappelé que « la conférence sociale, c’est le lieu où s’élaborent le cadre des discussions à venir, où on définit en commun avec les partenaires sociaux la manière de travailler au cours des prochains mois ».   »Des plans ambitieux sont maintenant sur la table, auxquels il faut travailler », a-t-elle déclaré, notamment « en termes de formation professionnelle, de meilleure adéquation entre postes proposés et qualification de ceux qui n’ont pas d’emploi ».  Mme Touraine assistait à Bordeaux à l’Assemblée générale de l’Union des associations familiales.

Sondage popularité : Hollande replonge

 

Sondage popularité : Hollande replonge

Après une accalmie en mai, Hollande replonge, donc pas « d’inversion de la courbe de popularité » …comme le chômage !  Il perd trois points en juin et retombe à 26%. « Ce sondage est préoccupant pour François Hollande, car il est peut-être annonciateur du risque que court l’exécutif avec la réforme des retraites », estime Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop. Selon le sondeur, le risque c’est de ne pas gagner un soutien à droite et de se couper du peuple de gauche. Il faut dire que François Hollande accuse en juin une baisse de huit points chez les salariés du secteur public. Preuve que la réforme des retraites – même sans toucher à l’âge légal du départ – ne passera pas comme une lettre à la Poste. Le Président recule fortement à gauche : -10 chez les sympathisants du Front de gauche ; -21 chez les écologistes et surtout -8 au PS. Relégué en seconde ligne, Jean-Marc Ayrault ne perd que deux points (31%). Mais lui aussi n’est pas épargné par les craintes des salariés du secteur public auprès desquels il perd dix points.

 

économie,politique, société: pages les plus regardées 22 juin 2013

 

 

Hollande et l’inversion du chômage : incompétence ou hypocrisie ? Les deux

Hollande et l’inversion du chômage : incompétence ou hypocrisie ? Les deux

 

Hollande n’en démord pas, il y aura l’inversion de la courbe du chômage, il est le seul à le croire, l’INSEE, l’UNEDIC, les experts, les organismes internationaux prédisent tous un chômage de l’ordre de 11% fin 2013 ( au lieu de 10% fin 2012). Mais c’est sa conviction dit-il. On peut dès lors s’interroger sur sa compétence ou sa bonne foi. En matière de compétence, on aura compris qu’Hollande est ignare en matière d’économie. Que pourrait-il connaître de la réalité économique lui qui a fait toute sa carrière dans le système politique.  Pour créer des emplois, il faudrait une croissance de l’ordre de 1.5% or en 2013 on sera en récession ( petite récession mais récession quand même) ; Comment  parvenir à une régression  du chômage quand il y a 1000 chômeurs supplémentaire par jour et que cumul des emplis aidés ( emploi d’avenir et contrat de génération) atteindra péniblement 100 000.Hollande va être contraint d’amorcer un sérieux virage dialectique mais dont on connait déjà la logique ; « Oui la chômage a augmenté mais ma responsabilité à moi c’est de tout faire pour empêcher cela, c’était ma conviction, mon engagement ». On préférait encore un président sans conviction mais qui réussit sur le plan de l’emploi ! D’autant qu’ on peut interroger sur la sincérité de la conviction. Que connait-il Hollande des difficultés du chômage lui le fonctionnaire qui a toujours fait de la politique. Pour lui, l’ inversion est un slogan, sans plus, certainement pas une conviction sinon pour l’exemplarité il aurait sauvé les ‘ ou usines emblématique du chômage en France ; il n’en sauvé aucune, il est couché devant Mittal, il appliqué bêtement la politique brutale austérité voulue de l’Europe, il a menti sur le plan de croissance européen qui n’a jamais existé, il s’est aussi couché devant l’Allemagne. Finalement Hollande est beaucoup plus dangereux que Sarkozy qui annonçait la couleur souvent de manière brutale tandis que lui  dissimule sous son allure pépère son renoncement à toute ambition de redressement et sa compromission avec les puissances financières.’ «  L’ennemi c’est la finance » c’est loin !) Un socialiste dans le plus pur style de Guy Mollet ; un mou, avec un discours de gauche mais une pratique identique à celle du gouvernement précédant. Du pain béni pour le front national mais la perspective du déclin et de la chienlit pour le pays.

Conférence sociale : on a oublié l’emploi !

Conférence sociale : on a oublié l’emploi !

 

Finalement la conférence sociale aura surtout été centrée sur les retraites ; retraites qui feront l’objet d’une reforme limitée à l’allongement de la durée des cotisations ; Autant dire qu’il y aura une nouvelle réforme d’ici 5 ans ! Le plus grave c’est que la question de l’emploi est passée  largement au second rang. Face aux 5 millions de chômeurs (en fait plus de 7 millions avec le RSA et l’allocation handicapé), la grande proposition est de former les chômeurs pour répondre aux 300 000 demandes d’emplois no  pourvues (en fait 10 000 pourraient être réellement couverts). 30 000 chômeurs seront envoyés en formation dans ce but. Un peu court évidemment ; la vérité cest que le gouvernement est complètement perdu, qu’il ne comprend rien (certains partenaires sociaux aussi). Pourtant un facteur explicatif dominant permet de comprendre : le cout excessif de la fiscalité sur le travail. Les charges tuent l’emploi, partout dans l’industrie bien sûr mais maintenant aussi dans les services, dans l’agriculture. Évidemment cela imposerait notamment de remettre en cause les folles dépenses de toutes les collectivités publiques, leur bureaucratie, les millions de fonctionnaires inutiles, l’empilage des collectivités locales, le nombre d’élus, finalement l’objet et le niveau des prélèvements obligatoires. En fait on fait le contraire en alourdissant la fiscalité. A cet égard ce n’est pas le crédit impôt qui peut répondre à cette problématique, c’est moins d’impôts.  Pour conclure une conférence bidon qui ne réglera le problème de retraites (ou très temporairement)  et qui a oublié l’essentiel. l’emploi. Une belle illustration des priorités économiques et du dialogue social en France  !

Faillite des banques : désaccord européen

Faillite des banques : désaccord européen 

 

Les ministres des Finances européens se sont séparés dans la nuit de vendredi à samedi sans être parvenus à s’entendre sur des règles communes pour renflouer ou liquider les banques en difficulté, et doivent se revoir la semaine prochaine pour tenter de surmonter cet échec.  Malgré une réunion marathon qui a duré 18 heures, « nous avons manqué de temps » pour rapprocher suffisamment des points de vue encore très éloignés, a déploré le ministre irlandais, Michael Noonan, qui présidait cette réunion à Luxembourg.  Les discussions ont toutefois permis d’accomplir « 90% du chemin » et « nous sommes près d’un accord », a affirmé son homologue français Pierre Moscovici. Une nouvelle réunion a été fixée à mercredi.  Les Européens avaient déjà déterminé au préalable qui devra mettre la main à la poche quand il s’agira de renflouer ou de liquider une banque, et dans quel ordre: d’abord les actionnaires, puis les créanciers les moins bien assurés, puis le cas échéant les détenteurs d’obligations dits « seniors » et en dernier recours les déposants, au-delà de la somme de 100.000 euros.  Mais ils ne sont pas parvenus à s’entendre sur le degré de flexibilité à donner à ce mécanisme. La France ou le Royaume-Uni veulent pouvoir adapter ce schéma selon les cas de figure. Paris souhaite par exemple pouvoir protéger, dans certaines circonstances, les déposants individuels et les PME.  D’autres pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Finlande, défendent au contraire des règles les plus strictes possibles, pour éviter l’incertitude qui risque de faire fuir investisseurs et déposants. Ils veulent aussi faire en sorte que tout recours à l’argent public soit à l’avenir évité.  Au cours de la réunion de vendredi, une autre ligne de fracture est apparue, cette fois entre les pays membres de la zone euro et ceux qui n’en font pas partie.  L’une des difficultés consiste en effet à articuler le nouveau mécanisme, qui fonctionnera pour toute l’Union européenne, avec d’autres réservés à la zone euro, comme la recapitalisation directe des banques par son fonds de secours, le Mécanisme européen de stabilité (MES), a expliqué une source diplomatique.  « Il est important de ne pas faire de distinction entre la zone euro et ceux qui n’en font pas partie, car (nos banques) seront en concurrence pour les mêmes clients », a souligné la ministre danoise, Margrethe Vestager, dont le pays n’appartient pas à l’union monétaire.  Une difficulté reconnue par le commissaire européen aux Services financiers et au marché intérieur, Michel Barnier. Il faut faire en sorte que « la flexibilité ne porte pas atteinte à l’intégrité du marché intérieur » en instaurant des règles trop différentes d’un Etat à l’autre, a-t-il expliqué dans un communiqué. Il a cependant jugé que « les positions des différents Etats sont difficiles à réconcilier, mais elles ne sont pas incompatibles ».  Pour M. Moscovici, il reste finalement « très peu de points à régler » pour parvenir à un compromis. Un avis partagé par le ministre allemand Wolfgang Schäuble. « Je crois que nous allons arriver à un bon résultat la semaine prochaine », a-t-il affirmé.  S’ils y parviennent, les ministres auront fait un nouveau pas important vers la mise en place de l’union bancaire, souhaitée par les Européens pour éviter une nouvelle contagion entre crise des banques et crise de la dette.  En revanche, s’ils échouent et renvoient leurs discussions au second semestre, le calendrier parlementaire risque d’être trop serré pour que le texte soit adopté définitivement avant mai 2014, date des élections européennes. 

 

Lettre de Lagarde à Sarkozy : le sommet de la flagornerie

Lettre de Lagarde à Sarkozy : le sommet de la flagornerie

 

 

La lettre retrouvée chez Christine Lagarde lors d’une perquisition à propos de l’affaire Tapie en dit long sur l’Etat de notre démocratie et sur le personnel politique ; Un monument de flagornerie et de tartufferie en même temps. De quoi aussi s’inquiéter sur la santé mentale de celle qui dirige maintenant le FMI (après DSK, aussi tordu pour d’autres raisons) ; Comment un responsable politique peut-il à ce point s’humilier et à ce point se ridiculiser sinon pour évidemment en tirer profit pour sa carrière. Cette lettre illustre bien la nature des rapports hiérarchiques entre la cour et le monarque républicain. Tous n’écrivent pas mais ils se comportent de la même manière, en flattant. L’attitude courtisane vaut partout auprès du monarque mais aussi après des petits marquis que sont les ministres. Du coup, les responsable enivrés de leur propre parfum, ne sentent plus rien, ne comprennent plus rien des réalités économiques et sociales. Poussée à ce point la flagornerie interroge sur l’état psychologique de nos dirigeants. Après la loi sur ‘l’évaluation du patrimoine matériel on se demande sil ne faudrait pas une loi pour l’évaluation psychiatrique des élus.

 

 La lettre de Christine Lagarde à Nicolas Sarkozy

«Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement.
1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.
2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.
3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.
4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.
5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible.
Avec mon immense admiration. Christine L ».  

 

Brésil : face à la révolte de la misère, la présidente tente de calmer le jeu

Brésil : face à la révolte de la misère, la présidente tente de calmer le jeu

 

Après les manifestations montres contre la misère, la présidente tente de reprendre la main. Pour autant, elle ne remet pas en cause les milliards dilapidés pour l’organisation de la coupe du monde de foot ; Du pain, non mais des jeux, oui. !  La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a promis vendredi d’entamer un dialogue avec le mouvement de contestation qui ébranle le pays depuis huit jours, et a annoncé des réformes pour améliorer la qualité des services publics. Dans une allocution diffusée à la télévision, elle a condamné les violences qui ont éclaté la nuit précédente et défendu l’organisation de la Coupe du monde, rappelant que le football et le sport étaient des symboles de paix et du bien vivre ensemble. « Nous ne pouvons pas vivre avec cette violence qui déshonore le Brésil », a-t-elle estimé. « Toutes les institutions et les forces de sécurité publique doivent empêcher, dans les limites de la loi, toute forme de violence et de vandalisme », a-t-elle ajouté d’une voix calme mais ferme. Ce discours intervient au lendemain de manifestations qui ont rassemblé un million de personnes dans une centaine de villes et ont dégénéré dans la nuit en violences et en actes de vandalisme. On a pu voir de jeunes gens masqués piller des magasins et incendier et saccager des bâtiments dont le ministère des Affaires étrangères à Brasilia, dont des fenêtres ont été brisées. Les médias brésiliens ont fait état de deux morts. Concernant les réformes réclamées par les manifestants, Dilma Rousseff a annoncé un plan national pour la mobilité urbaine qui fera des transports publics une priorité. Les recettes tirées de l’exploitation du pétrole seront par ailleurs entièrement consacrées à l’éducation. Sur le plan de la santé, la présidente a annoncé que des milliers de médecins seraient appelés de l’étranger pour améliorer le système national de santé publique. Ses propositions ne sont pas nouvelles et avaient déjà rencontré une certaine résistance au parlement. L’ancienne opposante de gauche à la dictature militaire dans les années 1960 et 1970 a également salué l’esprit démocratique d’une majorité des manifestants. Elle a assuré qu’elle avait « l’obligation d’écouter la voix de la rue et de dialoguer avec tous les segments de la société », sans préciser quelle forme prendrait ce dialogue. Elle a reconnu avoir besoin « de la contribution (des manifestants pacifiques), de leur réflexion et expériences, de leur énergie et de leur créativité pour avancer vers l’avenir ». « Les manifestations montrent la vigueur de la démocratie brésilienne mais si un pays laisse la violence le dérouter, il perdra une occasion historique », a-t-elle néanmoins ajouté. Sur le plan des institutions, la présidente souhaite insuffler un vent de renouveau au système politique et trouver « des mécanismes qui rendront nos institutions plus transparentes, plus résistantes ». Le mouvement de contestation est parti le 13 juin d’une petite manifestation violemment réprimée par la police contre la hausse des tarifs des transports publics à Sao Paulo. Face à cette répression, la contestation a brusquement pris de l’ampleur et s’est dirigée pêle-mêle contre le coût de la vie, la corruption et les milliards de dollars dépensés pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2014 au détriment d’investissements dans la santé ou l’éducation. Après son discours, le mot clé #calabocadilma, « Tais-toi Dilma » en brésilien, s’est répandu sur Twitter accompagné de cinglantes critiques du gouvernement. Vendredi, de nouvelles manifestations ont eu lieu, mais la mobilisation était sans commune mesure avec celle de jeudi. L’une d’entre elle a néanmoins bloqué pendant plusieurs heures la plupart des voyageurs à l’aéroport de Sao Paulo, capitale économique et plus grande ville du pays. Les dernières violences ont suscité de vives condamnations sur les chaînes de télévision, à la radio et sur les réseaux sociaux. Le Mouvement Libre Passage a annoncé qu’il cessait pour le moment d’organiser de nouveaux rassemblements, après des accrochages jeudi entre contestataires ne partageant ni les mêmes objectifs ni les mêmes opinions politiques. Tout comme le mouvement Occupy Wall Street aux Etats-Unis, le groupe militant brésilien ne s’en prend pas à un dirigeant politique en particulier et la présidente reste relativement populaire.

 

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