Archive mensuelle de juin 2013

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Barroso : la gauche c’est comme l’extrême droite

Barroso : la gauche c’est comme  l’extrême droite

 

La Commission européenne emploie de curieux argument pour défendre son très libéral président , Barroso (par ailleurs ancien maoïste !) , elle a réagi avec virulence lundi aux dernières attaques contre son président, en assimilant une partie de la gauche française à l’ extrême droite, en pleine polémique en France sur une nouvelle poussée du Front national. « Quand il s’agit de réformes économiques, d’ouverture, de mondialisation, de l’Europe et de ses institutions, certains souverainistes de gauche ont exactement le même discours que l’extrême droite », a lancé le président de la Commission, José Manuel Barroso, au cours d’un point de presse.  Il réagissait à une offensive menée contre lui par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Commentant dimanche la progression de l’extrême droite à l’issue d’une élection partielle dans le sud de la France, M. Montebourg avait accusé M. Barroso d’être « le carburant du Front national » pour avoir récemment qualifié la position française sur l’exception culturelle de « réactionnaire ».   »Il faudrait que certains responsables politiques français abandonnent certaines ambiguïtés vis-à-vis de l’Europe et la défendent davantage vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voire du chauvinisme », a aussi déclaré un porte-parole, Frédéric Vincent.  M. Montebourg, qui s’était fait pendant la campagne présidentielle française le chantre de l’antimondialisation, a aussi accusé la Commission d’agir contre les peuples européens et de donner ainsi « raison à tous les partis souverainistes et anti-européens ». Une autre ministre, l’écologiste Cécile Duflot, a dénoncé lundi une Europe « gendarme qui regarde de haut les pays ».  Les critiques viennent également du propre camp de M. Barroso. Alain Juppé a ainsi qualifié l’attitude du président de l’exécutif européen de « totalement archaïque ». « Il faut exiger dans les relations commerciales la réciprocité (…) Voilà pourquoi je dis que le président de la Commission européenne date un peu du siècle dernier », a déclaré l’ancien Premier ministre de droite.  En mai, quelques jours après une visite à Bruxelles, le président François Hollande s’en était pris à la Commission en affirmant qu’elle n’avait « pas à dicter à la France » ce qu’elle avait à faire en matière de réforme des retraites.  Avec Paris, « on passe de la félicitation absolue à des mises en cause violentes », a commenté lundi une source européenne, ajoutant que la France était « le seul pays qui réagit comme un électrocardiogramme ».  Lundi, le centriste François Bayrou a pointé un « problème majeur de ligne gouvernementale », et le patron du principal parti de droite, Jean-François Copé (UMP), a dénoncé « l’incohérence » du gouvernement.  Ce nouvel accrochage survient sur fond de tensions persistantes entre Paris et Bruxelles sur la réduction des déficits français et les réformes structurelles. M. Barroso, qui verra M. Hollande jeudi lors du sommet européen, s’en est pris lundi à ceux qui « essaient de faire de la Commission le bouc émissaire de leurs propres difficultés ».  Mais les traditionnelles critiques contre la Commission se sont transformées récemment en attaques personnelles contre son président. Outre les charges de certains cinéastes et de M. Montebourg, très mal vécues à Bruxelles, des élus comme le socialiste Jean-Christophe Cambadélis ou l’ancienne ministre UMP Rachida Dati n’ont pas hésité à demander le départ de M. Barroso.  Derrière l’homme, c’est l’institution et l’UE qui sont visées, estime une source européenne. Fidèle à sa ligne anti-européenne, la présidente du FN, Marine Le Pen, a souligné lundi que le problème n’était pas M. Barroso. « José Manuel Barroso est une catastrophe pour notre pays et notre continent, mais il l’est d’abord et avant tout parce qu’il est l’homme d’un système européen devenu fou », a-t-elle dit.  De son côté, M. Barroso a une nouvelle fois tenté de relativiser ses déclarations sur l’exception culturelle. « Mes propos ont été mal compris », s’est-il défendu en s’élevant contre une « polémique absurde ». « J’ai toujours dit que l’exception culturelle, c’est sacré, qu’on ne doit pas faire de marchandage avec la culture. Comme si moi-même et la Commission étions contre la diversité culturelle, c’est faux, absolument faux », a-t-il martelé.

 

Bernard Tapie toujours en garde à vue

Bernard Tapie toujours en garde à vue

 

Convoqué dans la matinée par les policiers, l’homme d’affaires a aussitôt été placé en garde à vue à l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu, qui dispose d’une salle spécialisée pour les gardés à vue nécessitant une surveillance médicale, selon une source proche de l’enquête. On ignorait dans l’immédiat la raison pour laquelle M. Tapie avait été admis dans cette structure.  Dans cette affaire, les juges s’intéressent à la décision du tribunal arbitral d’octroyer en 2008 403 millions d’euros à M. Tapie en règlement du litige avec le Crédit Lyonnais né de la vente, en 1993, de l’équipementier sportif Adidas, qu’il avait acquis trois ans plus tôt.  Les magistrats soupçonnent cet arbitrage d’avoir été biaisé à son profit. Ils veulent savoir comment l’homme d’affaires a plaidé sa cause à l’Elysée et au ministère de l’Economie et s’intéressent de près à ses liens avec les arbitres.  Stéphane Richard, le PDG d’Orange et ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre de l’Economie Christine Lagarde, l’ancien patron du Consortium de réalisation (CDR, chargé de gérer l’héritage du Crédit Lyonnais) Jean-François Rocchi, et l’un des juges arbitraux, Pierre Estoup, ont été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans ce dossier.  Mme Lagarde a elle été placée sous le statut de témoin assisté après deux jours d’audition par les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR), instance habilitée à juger des délits imputables aux ministres dans l’exercice de leurs fonctions.  Outre M. Tapie, les policiers ont également placé lundi matin en garde à vue Jean Bruneau, ancien président de l’association des petits porteurs de BTF (Bernard Tapie Finances, ancienne société cotée en Bourse), selon une source proche de l’enquête.  Les enquêteurs s’interrogent notamment sur une lettre qu’il avait adressée le 29 avril 2007 à son avocat, Me Maurice Lantourne, qui est également l’avocat de M. Tapie, où il le félicitait à l’avance du résultat de l’arbitrage.   »Il y a eu l’arbitrage, il y a beaucoup de choses qui se racontent, mais la vérité je ne la connais pas parce que je n’ai pas participé à l’arbitrage », a déclaré aux journalistes M. Bruneau à son arrivée lundi matin à la Brigade financière, rue du Château des Rentiers à Paris (XIIIe).  Au coeur de l’affaire, il y a une réunion fin juillet 2007 à l’Elysée en présence, selon M. Richard, du secrétaire général, Claude Guéant, du secrétaire général adjoint, François Pérol, de M. Rocchi, du conseiller justice de l’Elysée, Patrick Ouart, mais également de M. Tapie.  Lors de cette réunion, Claude Guéant avait tranché: « Nous allons faire l’arbitrage », a rapporté M. Richard aux enquêteurs, se disant « surpris » de s’être retrouvé face à MM. Guéant, Pérol et Tapie. Personnage central, Claude Guéant devrait lui aussi être prochainement convoqué par les enquêteurs, qui ont déjà perquisitionné à son cabinet et son domicile.  Sur la réunion à l’Elysée, M. Tapie a multiplié les interviews, laissant entendre qu’il avait pu effectivement prendre part à une telle rencontre. L’enquête a également montré que M. Tapie avait eu plusieurs rendez-vous avec Nicolas Sarkozy, à l’Elysée, en 2007 et 2008.  L’homme d’affaires devrait également s’expliquer sur ses liens avec l’arbitre Pierre Estoup, ancien haut magistrat à la cour d’appel de Versailles.  Les enquêteurs en particulier s’interrogent sur le sens d’une dédicace faite par M. Tapie, en juin 1998, dans un livre offert à M. Estoup. « Votre soutien a changé le cours de mon destin », lui écrivait-il.  Comme l’a révélé Le Monde, les policiers s’interrogent sur une possible tentative d’intervention de M. Estoup en faveur de l’homme d’affaires lors d’un procès sur les comptes de l’Olympique de Marseille. Dans ce procès en appel, l’homme d’affaires avait finalement évité toute peine de prison ferme.  Selon M. Tapie, cette dédicace n’a rien à voir avec ce procès.

 

IBM: 700 emplois à Lille mais 700 licenciements en France

IBM: 700 emplois à Lille mais 700 licenciements en France

 

Le géant américain de l’informatique IBM a annoncé lundi l’ouverture d’un nouveau centre de services à Lille, qui doit permettre la création de 700 emplois dans les trois à cinq ans, dont près de 200 dès la première année. Le ministre du Redressement productif, qui a confirmé l’information, s’est rendu sur place aux côtés de la maire de Lille Martine Aubry et du président d’IBM France, Alain Bénichou. « L’Etat n’a pas donné d’argent public dans ce dossier », a précisé Arnaud Montebourg, ce qui ne l’a pas empêché de se féliciter d’une telle arrivée. « IBM a choisi la France parce que nous avons des atouts incomparables », s’est-il réjoui. Le président d’IBM France a notamment souligné la qualité de « l’école mathématique » française. IBM compte recruter et former des jeunes globalement de niveau bac+2/3, mais aussi des profils plus expérimentés, notamment dans les domaines du développement d’application ou de l’intégration système. Une session de recrutement sera organisée le 11 juillet sur le site.  IBM, qui emploie 9 700 salariés en France, a annoncé fin mai la suppression d’environ 700 postes dans le pays en 2013, une restructuration sans « justification économique » pour les syndicats qui dénoncent « un plan boursier ».

Strasbourg : titre de transport sur portable

Strasbourg :   titre de transport sur portable

 

La Communauté urbaine de Strasbourg lance à partir de mardi une application mobile permettant d’acheter et de valider un titre de transport urbain à l’aide d’un téléphone portable, annonce la Compagnie des transports strasbourgeois. Baptisée U’go, cette solution, déjà expérimentée sous d’autres noms à Nice et depuis une dizaine de jours à Caen, constitue un nouveau jalon dans le déploiement des services de paiement sans contact proposés par les opérateurs dans quelques agglomérations sous le label Cityzi. Celui-ci s’appuie sur la technologie NFC (Near-field communications, communication de proximité). Après le stationnement en voirie et le paiement chez les commerçants, le paiement sans contact s’appliquera aux usagers des autobus et des tramways strasbourgeois dans le cadre d’un partenariat entre la Compagnie des transports et quatre opérateurs de téléphonie mobile. Après avoir chargé l’application sur un smartphone sous Androïd équipé de la puce NFC, le voyageur pourra acheter en ligne le titre de transport ou l’abonnement de son choix, la transaction s’effectuant, selon le montant, via l’opérateur de téléphonie ou par l’intermédiaire d’une banque. Il n’aura plus qu’à sélectionner le ou les titres de transports requis et à passer son terminal devant un tag NFC accessible en station pour valider son voyage. C’est ce même smartphone qu’il conviendra, pour les cyber-voyageurs, de présenter au contrôleur.

 

Sondage popularité Hollande : replongée

Sondage popularité  Hollande : replongée

 

Après une brève embellie en mai, François Hollande rechute dans un sondage effectué par BVA pour la presse régionale, Orange et L’Express et tombe à son plus bas niveau depuis son élection. Sur 1.060 personnes interrogées les 19 et 20 juin, 31% disent avoir une bonne opinion du chef de l’Etat, soit quatre points de moins que dans l’édition précédente. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le suit dans sa chute et perd trois points, à 30%. Seulement 31% des sondés jugent la politique menée par François Hollande et le gouvernement juste et 15% efficace. « Le mois dernier, dans la foulée d’un ‘cap’ politique plus clairement assumé par François Hollande, BVA comme tous ses confrères enregistrait (…) une remontée du président et du Premier ministre », rappelle l’institut de sondage. Depuis lors, « l’appel à une certaine modération salariale, le gel du point d’indice des fonctionnaires, les orientations du rapport Moreau (…) sur la réforme des retraites ont mis vent debout les syndicats et la base électorale de gauche de François Hollande », ajoute BVA. A quoi s’ajoute l’échec relatif, en termes d’audience, de son intervention télévisée du 16 juin sur M6, souligne l’institut, pour lequel les réformes envisagées déçoivent la gauche sans, pour le moment, convaincre la droite ou le centre. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, continue en revanche à bénéficier des faveurs de l’opinion publique : il est placé en tête des personnalités dont les sondés souhaitent qu’elles aient davantage d’influence dans la vie politique française, avec 52% d’avis favorables (+4). Il est suivi par le maire de Bordeaux et ancien ministre UMP Alain Juppé (47%, +3), et par l’ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo (41%, -2). L’ex-président de la République Nicolas Sarkozy n’arrive qu’en septième position (38%, -1). Il est devancé par son ancien Premier ministre, François Fillon (39%, -2). La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, n’arrive qu’en 18e position (26%, -2) et le président de l’UMP, Jean-François Copé, à la 27e (19%, -2). Selon ce sondage réalisé avant le second tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, qui a vu la victoire d’un UMP devant un FN, l’idée d’un front républicain contre l’extrême droite reste forte. En cas de duel UMP-FN, 56% des sondés souhaitent que le PS appelle les électeurs à voter UMP, 12% FN et 28% à voter blanc ou s’abstenir. En cas de duel PS-FN, 47% des sondés souhaitent que l’UMP appelle les électeurs à voter PS, 24% FN et 27% à s’abstenir ou voter blanc.

 

Affaire Tapie : Richard enfonce Lagarde

Affaire Tapie : Richard enfonce  Lagarde

 

Dans une déclaration écrite, le PDG d’Orange annonce en outre sa décision de contester devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris sa mise en examen pour « escroquerie en bande organisée », qu’il juge « infondée et infamante ». La patronne du Fonds monétaire international (FMI), qui a été placée sous le statut de témoin assisté, avait déclaré à la fin mai aux magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) que Stéphane Richard paraissait très favorable à la solution de l’arbitrage. Elle avait alors estimé qu’elle aurait pu avoir plus d’informations dans le processus de décision qui l’avait amenée à opter pour le choix controversé de l’arbitrage entre Bernard Tapie et le Consortium de réalisation (CDR), qui gérait l’héritage du Crédit lyonnais. « Suite aux articles parus dans certains médias ces derniers jours, je tiens à préciser que c’est en parfaite information de la position des différents services de l’Etat et en totale connaissance de cause que Christine Lagarde (…), dont j’étais le directeur de cabinet, a donné instruction par écrit de voter en faveur de la décision de l’entrée en arbitrage », a indiqué Stéphane  Richard à l’AFP. « Je confirme l’avoir tenue en permanence informée de toutes les évolutions de ce dossier », a-t-il ajouté. « J’ai donc décidé de former un recours devant la chambre de l’instruction contre ma mise en examen que je considère infondée et infamante », a-t-il poursuivi.

économie, politique, société: pages les plus regardées 24 juin 2013

 

Tapie ( toujours raffiné):  » Rien à foutre d’être convoqué »

Tapie ( toujours raffiné):  » Rien à foutre d’être convoqué »

 

Alors qu’il est convoqué ce lundi à la brigade financière de Paris pour y être interrogé sur l’arbitrage qui lui a permis d’empocher 403 millions d’euros , Bernard Tapie affiche son assurance et cultive toujours un langage directe et pour le moins imagé.  Interrogé par Europe 1, l’homme d’affaires affiche en effet une certaine distance par rapport à cette convocation : « Qu’est-ce que vous croyez ? Des rendez-vous comme celui là, j’en ai eu sept avec Eva Joly. Résultat : six non lieu et une relaxe », argumente-t-il, avant de conclure, avec ce phrasé qu’on lui connaît : « même système, même procédure, j’en ai rien à foutre… » « Sur le fond, je ne suis pas inquiet. Je me demande bien ce qu’ils peuvent trouver » explique-t-il encore en justifiant cet optimisme par le silence de l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée : « S’il y avait quelque chose à trouver, François Pérol aurait parlé la semaine dernière », affirme encore Bernard Tapie. L’opportunité d’un recours contre l’arbitrage sera parallèlement examinée mardi et mercredi lors des conseils d’administration du Consortium de réalisation (CDR), l’organisme chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais, et de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), qui assurait la tutelle du CDR. « Les représentants de l’Etat auront bien sûr les instructions qui conviennent, je ne peux pas en dire plus », a déclaré dimanche le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, dans l’émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-I>Télé-Le Parisien.

 

Osborne: l’économie britannique sortie du coma ?

Osborne: l’économie britannique sortie du coma ?

Le ministre britannique des Finances George Osborne a indiqué dimanche que l’économie britannique était « sortie des soins intensifs » mais s’est engagé à poursuivre sa politique d’austérité, quelques jours avant l’annonce de nouvelles mesures d’économie. Le Chancelier de l’Echiquier doit présenter mercredi un examen des dépenses publiques pour 2015-2016, qui devrait prévoir 11,5 milliards (13,5 milliards d’euros) de réductions de dépenses ministérielles.   »Je pense que nous pouvons remettre d’aplomb ce pays mais nous devons rester fidèle au programme… Nous devons suivre le programme économique de réduction des déficits, rendre nos entreprises plus compétitives, aider à créer des emplois, permettre à la Grande-Bretagne de participer à la compétition mondiale », a déclaré George Osborne sur la BBC.  Même si l’économie est « sortie des soins intensifs », il y a « bien sûr un risque de rechute » si les mesures de réduction des déficits étaient abandonnées, a-t-il estimé.  En plus des réductions de dépenses, qui touchent notamment le personnel du ministère de la Défense, George Osborne devrait annoncer des projets visant à se servir des économies réalisées pour investir dans l’éducation, la science, des infrastructures routières et ferroviaires.  Le travailliste Ed Balls, porte-parole du parti d’opposition pour les questions économiques, a indiqué que si le Labour gagnait les élections législatives de 2015, il respecterait les projets de dépenses fixées par George Osborne pour 2015-16. Mais il a précisé que son parti, s’il revenait au pouvoir, augmenterait notamment les dépenses consacrées aux transports ferroviaires.

 

Nicolas Dufourcq (BPI): « les entreprises n’ont pas assez envie d’investir », tu m’étonnes !

Nicolas Dufourcq (BPI): « les entreprises n’ont pas assez envie d’investir », tu m’étonnes !

La PBI s’étonne que les entreprises n’aient pas davantage envie d’investir ! Une grande découverte ; En cause évidemment la demande atone, le manque de confiance, l’instabilité fiscale et surtout le poids des charges ; La PBI fait son apprentissage des réalités ! Alors que son action est parfois éclipsée par la polémique qui l’oppose régulièrement à Ségolène Royal, Nicolas Dufourcq a tenu à faire passer un message clair aux entreprises françaises.  Invité de Good Morning Business sur BFM Business, ce lundi 24 juin, le directeur de la Banque publique d’investissement (BPI) a notamment incité ces dernières à investir, chose qu’elle tardent à faire.  Il s’est plus particulièrement attardé sur le préfinancement du Crédit d’impôt compétitivité et emploi via la BPI qui a déjà, selon lui, profité à « 3.500 entreprises » jusqu’à présent. « Nous devrions arriver à 800 millions d’euros de préfinancement à la fin de l’année, a-t-il précisé.  Nicolas Dufourcq a toutefois regretté que « pas assez d’entreprises » ne se manifestent auprès de ses services pour un accès au crédit.  Ces dernières n’auraient donc « pas encore assez envie d’investir ». Une erreur, d’après lui: « il est impensable pour une PME de pouvoir tenir sur la durée si elle n’investit pas aujourd’hui ». Même si cette idée « est en train de prendre corps, mais n’a pas encore convaincu l’ensemble de l’économie française ».  Magré tout, le directeur général de la BPI reste « très optimiste. Je crois vraiment que quelque chose est en train de se passer », a-t-il conclu.

Michel Sapin met des lunettes roses : ça va mieux pour l’emploi !

Michel Sapin met des lunettes roses : ça va mieux pour l’emploi !

Après la conférence sociale, et deux jours avant la parution des chiffres du chômage de mai, Michel Sapin était l’invité de BFMTV et RMC, lundi 24 juin. Le ministre du Travail s’est d’abord exprimé sur la polémique entourant le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Ce dernier s’est en effet attiré les foudres d’Arnaud Montebourg -entre autres- dimanche, le ministre du Redressement productif le qualifiant de « carburant du FN« .  Prudent, Michel Sapin n’a pas désavoué son colocataire de Bercy, même s’il a estimé qu’ »il faut faire attention aux termes, surtout par rapport à quelqu’un qui est encore en fonction. »  L’Europe, justement, est en proie à un chômage massif des jeunes et fait l’objet d’un certain désamour des Français.  Mais Michel Sapin a tenu à défendre la politique européenne pour l’emploi, et le fameux « plan jeunes », financé à hauteur de « six milliards d’euros. Ils seront sur la table dès le 1er juillet (répartis) dans chaque pays en faveur des mesures pour l’emploi des jeunes ». En France, il s’agit « notamment des emplois d’avenir« .  Evidemment, les chiffres du chômage en France, qui paraîtront mercredi 26 juin, sont déjà dans tous les esprits. « Ils ne seront pas forcément bons », a laché Michel Sapin, avant de tempérer: « la tendance est à la hausse du chômage ».  « Mais je vois des signes positifs. Quand l’intérim reprend en France, c’est qu’il y a une reprise de l’activité. Lorsque je vois que le nombre de déclarations d’embauches augmente, selon l’Acoss, je me dis qu’il se passe quelque chose dans notre société. Personne ne veut le voir, je le comprends (..) Mais moi, je vois ces chiffres. » Verdict mercredi, à 18 heures.

Sondage : les Français font confiance aux chefs d’entreprise à 81% et 10% aux politiques

Sondage : les Français font confiance aux chefs d’entreprise à 81% et 10% aux politiques

Les statistiques parues la semaine dernière le confirment : la récession est sans doute terminée en France, mais la reprise n’est pas encore là car il manque son ingrédient principal : la confiance. D’où l’intérêt des travaux de l’Observatoire de la Confiance, créé par La Poste pour décortiquer les ressorts du moral des Français. Et les résultats de l’enquête réalisée par TNS Sofres, que vous livre ce lundi 24 juin BFMBusiness en avant première, sont plutôt rassurants. Premier enseignement de l’enquête : Les Français gardent foi en l’avenir grâce au progrès : 75% , contre 79% en 1982. Un progrès qui spontanément est associé à la technologie, à la science et à la médecine. Pour 2/3 des Français, on vivra mieux dans 20 ans grâce aux nouvelles technologies. Et 70% ont confiance dans internet pour améliorer leur niveau de vie.  Logiquement, les scientifiques apparaissent de loin comme les acteurs auxquels on fait le plus confiance pour faire progresser la société : 41% de réponses en ce sens. Mais juste derrière, ce sont les chefs d’entreprise qui sont plébiscités par nos compatriotes pour faire progresser la société. Logiquement, c’est vers les petites entreprises que les Français se tournent pour nous sortir de la crise : 81% des Français plébiscitent les petits patrons, quand 10% seulement font confiance aux politiques.

Alerte sur le bilan des banques centrales ( BRI)

Alerte sur le bilan des banques centrales ( BRI)

 

Depuis le début de la crise financière, les banques centrales ont été contraintes de trouver des solutions pour assouplir leurs politiques monétaires, en abaissant leurs taux d’intérêt directeurs et en alourdissant considérablement leurs bilans, a fait valoir l’institution basée à Bâle, en Suisse, à l’occasion de la publication de son rapport annuel.  Mais les banques centrales n’ont pas vocation à résoudre les problèmes structurels qui font obstacle au retour d’une croissance économique forte et durable, a insisté l’institution considérée comme la banque centrale des banques centrales.   »La politique accommodante des banques centrales durant la phase de reprise n’a, en vérité, octroyé qu’une période de répit », a déclaré Stephen Ceccheti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, lors d’une conférence téléphonique.   »Mais ce temps doit être utilisé avec discernement », a-t-il ajouté, d’autant que le rapport entre le coût et les bénéfices de ces mesures se dégrade.  Dans son rapport annuel, la BRI a fait valoir que les bilans des banques centrales ont pratiquement triplé par rapport à leur niveau d’avant la crise et continuent de grimper.  Ce sursis doit être utilisé par les gouvernements pour engager des réformes, a martelé Stephen Ceccheti. Bien que quelques efforts aient été consentis, les progrès ont été lents et épars, a-t-il estimé, regrettant que les taux d’intérêt durablement bas aient surtout abouti à retarder le désendettement du secteur privé, et permis aux gouvernements de financer leurs déficits et remettre à plus tard les réformes nécessaires.   »Malheureusement, le stimulus monétaire à lui seul ne peut pas ramener les économies sur la voie d’une croissance robuste et autonome puisque les racines des problème empêchant une telle croissance ne sont pas monétaires », a-t-il affirmé.

 

Chine : crise de liquidités

Chine : crise de liquidités

Les marchés monétaires chinois ont été secoués cette semaine par la décision de la Banque populaire de Chine (PBOC) de limiter ses injections de liquidités. Vendredi, certains établissements financiers ont dû accepter des taux allant jusqu’à 25% pour des prêts au jour le jour. Les commentaires de l’agence Xinhua tendent à confirmer le sentiment des analystes que cet assèchement de liquidités, ou « cash squeeze », vise à limiter le financement alternatif, ou « shadow banking », en plein essor depuis quelques années. Ce « cash squeeze » a soulevé la crainte d’une véritable crise du crédit en cas d’erreur d’appréciation. L’agence Xinhua a souligné qu’il y avait largement assez de liquidités sur le marché, les récentes statistiques ayant montré que la masse monétaire M2 en Chine avait augmenté de 15,8% au mois de mai par rapport à la même période de l’an dernier. « Les banques sont à court de liquidités, la Bourse et les petites et moyennes entreprises sont à court de liquidités, mais il y a une offre amplement suffisante sur le marché, » dit-elle. « Bon nombre de grandes sociétés font des dépenses massives et des achats importants de produits d’investissement. Il y aussi beaucoup d’argent en quête d’investissements spéculatifs et le crédit privé reste très répandu », ajoute-t-elle. Ces éléments prouvent que la crise de liquidités n’est pas le résultat d’un manque de fonds, mais de problèmes structurels qui font barrage au financement de l’économie réelle, dit-elle. La banque centrale de Chine a renouvelé dimanche son engagement à mener une politique monétaire prudente et à oeuvrer en faveur d’une croissance modérée du crédit. Elle utilisera plusieurs instruments de politique monétaire afin que l’argent soit mieux orienté vers l’économie réelle et soutienne la restructuration de l’économie, a déclaré la Banque populaire de Chine (PBOC) dans son rapport du second trimestre. L’encours global de financement dans l’économie chinoise a augmenté de 52% au cours des cinq premiers mois de 2013 par rapport à la même période de l’an dernier, avec l’explosion du financement parallèle et des produits de placement offrant des rendements élevés aux investisseurs. Le refus de la banque centrale d’injecter des liquidités dans le système malgré l’envolée des taux à court terme suggère un début de changement d’orientation, d’une politique monétaire focalisée sur la quantité vers une politique plus soucieuse de la qualité des liquidités en circulation, a précisé l’agence. La banque centrale chinoise explique rarement sa politique, mais l’inquiétude déclenchée par sa position de retrait vis-à-vis du marché monétaire a incité les intervenants, qui cherchent à comprendre s’il s’agit ou non d’un changement fondamental de stratégie, à demander davantage de transparence.

 

Prix du poisson : +30%

Prix du poisson : +30%

 

Un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture souligne une flambée des prix au niveau mondial : ils sont 15% plus élevés que lors du précédent record datant de mai dernier. Dans les six derniers mois, le prix de certains poissons a augmenté de 30%.Cher, très cher poisson… « Un poisson à moins de 30 euros le kilo, faut chercher, regrette cette client d’une poissonnerie parisienne. Du coup je viens moins qu’avant. Je prends des sardines une fois par semaine, parce que c’est pas cher, et encore. Avant c’était deux fois par semaine, mais maintenant ce n’est pas la peine ». Son poissonnier assure qu’il ne peut rien faire : « La problématique, elle est surtout dans les produits d’élevage. Le saumon, les crevettes… Parce que l’élevage coûte de plus en plus cher. C’est souvent des hausses qu’on a subi plusieurs fois, sans les répercuter sur nos prix, donc au bout d’un moment on est obligé de rehausser les tarifs ». Comment expliquer ces hausses ?  « Le prix des carburants a augmenté, donc pour ceux qui sortent en mer ça devient difficile, explique Loïc, qui fait ses achats chaque matin à Rungis pour remplir les étals de sa poissonnerie. Les charges qui augmentent au niveau des livreurs, au niveau des gens qui traitent le poisson… le coût est répercuté de partout ». Mais il n’y a pas que le carburant qui pose problème. Il faut ajouter les politiques de quotas qui limitent la pêche alors que la demande internationale explose en parallèle…Et puis, il y a le rôle de la grande distribution, selon Pierre Labbé, le président de l’Union Nationale de la Poissonnerie Française. Il pointe du doigt la pratique des préventes : « Une grande enseigne peut acheter directement à un pêcheur sa cargaison, sans passer par les criées. Résultat, ça déstabilise le marché, il n’y a plus de transparence. Ça veut dire qu’aujourd’hui la grande enseigne peut acheter un produit pas cher au pêcheur, et le prix du peu de poissons qui peut passer en criée va être doublé, même triplé, à la vente. Les poissonniers sont obligés de mettre le prix pour avoir le produit et sont obligés de le vendre plus cher que les grandes enseignes, mais sans pour autant que la qualité soit égale ».

Tapie : scandale d’Etat de Mitterrand à Sarkozy

 Tapie : scandale d’Etat de Mitterrand à Sarkozy

Laurent Mauduit*

 

Mis en difficulté avec l’affaire Cahuzac, les socialistes ont trouvé avec le scandale Tapie une opportunité de contre-attaque pour dénoncer l’affairisme qui avait cours sous le précédent quinquennat. En chœur, tous les hiérarques de la Rue de Solferino dénoncent donc à qui mieux mieux cette « affaire d’Etat ».  Ils se font un malin plaisir de souligner qu’elle va nécessairement éclabousser Nicolas Sarkozy, à l’origine des instructions qui ont conduit au désormais célèbre arbitrage et aux 403 millions d’euros perçus sans doute indûment par Bernard Tapie.  Au risque de jouer les rabat-joie, il faut pourtant dire les choses telles qu’elles sont : les dignitaires socialistes n’ont aucune raison de tirer la couverture à eux et de s’attirer les mérites de ce spectaculaire épilogue judiciaire qui est en train de se jouer, avec la mise en examen de l’un des arbitres pour «escroquerie en bande organisée».  D’abord parce qu’ils n’ont pas joué les premiers rôles dans la bataille pour que la vérité finisse par émerger – le président du MoDem, François Bayrou, a manifesté une pugnacité autrement plus remarquable. Et puis, surtout, les socialistes ont une part de responsabilité dans cette histoire stupéfiante, qu’il est opportun de ne pas oublier.  En quelque sorte, Bernard Tapie fait le pont entre les aspects les plus sombres du mitterrandisme et les traits les plus saillants du sarkozysme. Ou, si l’on préfère, c’est un formidable révélateur de l’affairisme qui avait cours sous le premier, et qui s’est encore accentué sous le second. L’histoire de Bernard Tapie peut en effet se résumer à ce sidérant raccourci : le scandale, c’est sous François Mitterrand qu’il a commencé, et c’est sous Nicolas Sarkozy qu’il s’est achevé.  Sa bonne fortune, c’est, de fait, sous le second septennat de François Mitterrand que Bernard Tapie a commencé à la connaître. D’abord parce que les socialistes ont pris à l’époque la responsabilité de le présenter sous les traits d’un entrepreneur modèle, au point de faire de lui un ministre, alors qu’il n’était qu’un aventurier sans trop de scrupule de la vie financière, jouant en permanence sur le registre du populisme.  Mais il y a encore beaucoup plus grave que cela. C’est que Bernard Tapie a tiré financièrement avantage de cette courte échelle que lui ont faite les socialistes. L’homme d’affaires se présente en effet souvent en victime et fait valoir qu’il aurait été floué par le Crédit lyonnais lors de la revente du groupe Adidas, mais la vérité est tout autre. S’il n’avait pas été protégé par François Mitterrand, il n’aurait jamais profité des bonnes grâces du Crédit lyonnais, qui était à l’époque une banque nationalisée.

 

On oublie trop souvent que Bernard Tapie n’a jamais engagé le moindre argent personnel – pas un seul centime - lors de sa prise de contrôle, en juillet 1990, du groupe Adidas : c’est la banque publique qui a financé l’opération, en lui faisant un prêt de 1,6 milliard de francs sur deux ans ; prêt que Bernard Tapie n’a jamais été capable de rembourser. Or, deux ans plus tard, après déjà bien des péripéties, si la banque, à l’époque dirigée par Jean-Yves Haberer, avait été un établissement normal ; si l’Elysée n’avait pas fait comprendre que Bernard Tapie était sous sa protection et allait bientôt redevenir ministre, l’histoire se serait arrêtée là.

Le Crédit lyonnais aurait fait jouer les nantissements dont il disposait sur les titres Adidas de Bernard Tapie, et il n’y aurait pas eu de litige commercial les années suivantes. Et il n’y aurait pas eu non plus d’arbitrage seize ans plus tard.

En somme, Bernard Tapie a profité d’un traitement de faveur indigne d’une démocratie, en 1992, parce qu’il était l’un des protégés de François Mitterrand. Et c’est grâce à cela, sans jamais avoir investi le moindre sou dans Adidas, qu’il a pu, longtemps après, intriguer dans les coulisses du pouvoir sarkozyste.

 

A bon droit, on peut donc juger sévèrement cette histoire d’arbitrage, dont Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde ont pris l’initiative en 2007. Très sévèrement, surtout si la justice arrive à étayer ce qui est aujourd’hui sa suspicion, à savoir que toute la procédure n’a été, en réalité, qu’une invraisemblable «escroquerie», conduite par une «bande organisée» qui pourrait avoir des ramifications jusqu’à l’intérieur même de l’Etat.

Mais il ne faut donc pas perdre de vue que ce scandale trouve sa source dans d’autres dérives, celles qu’ont connues les socialistes au début des années 90. Epoque passablement glauque ! C’étaient les «années-fric», les années de «l’argent fou», éclaboussées par une cascade de scandales, du délit d’initiés de Pechiney-Triangle jusqu’aux détournements d’Elf.  De cette époque lointaine, où Bernard Tapie était le protégé de l’Elysée, il reste d’ailleurs des traces. Car, aujourd’hui encore, quelques socialistes lui sont restés fidèles et défendent sa cause. A commencer par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui intrigue en permanence en sa faveur.  En quelque sorte, Bernard Tapie est un trait d’union entre deux époques détestables, où la démocratie était anémiée et l’affairisme, prospère. En sommes-nous vraiment sortis ?

* laurent.mauduit@mediapart.fr

 

La ministre de l’exclusion ne veut pas payer son repas au restaurant ; une bonne manière de lutter contre l’exclusion

La ministre de l’exclusion ne veut pas payer son repas au restaurant ; une bonne manière de lutter contre l’exclusion

35 euros dans un restaurant chic de Marseille ! Trop cher pour la ministre l’exclusion qui veut payer seulement 15 euros. La ministre a raison d’autant que la plupart du temps comme ses collègues ministres ou parlementaires, elle a l’habitude de ne rien payer (petits avantages en plus des 10 000 euros mensuels). Les repas devraient être  gratuits, pour tous même dans les restos chics ! Un restaurateur marseillais a donc porté plainte contre la ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti, l’accusant d’avoir organisé un dîner dans son établissement sans régler l’addition. Selon Le Point.fr, mardi 11 juin, celle qui est aussi candidate à la mairie de Marseille a en effet organisé un dîner-débat le 4 mai au Don Corleone, « un restaurant chic de la cité phocéenne ». Un dîner qui a tourné au vinaigre, puisque deux participants en sont venus aux mains avant le dessert, provoquant une bousculade et, accessoirement, l’exfiltration de la ministre par les policiers du service de protection des hautes personnalités (SPHP). « Le restaurateur s’est alors retrouvé avec sa note non payée », raconte le site internet de l’hebdomadaire. « La collaboratrice de Marie-Arlette Carlotti m’a rapidement rassuré et a laissé un message vocal pour dire que, malgré les incidents, la ministre réglerait la note », témoigne le patron du restaurant. Mais un mois plus tard, l’addition, qui s’élève à 1 120 euros, reste impayée. Toujours selon le restaurateur, les collaborateurs de la ministre auraient fait savoir que, faute de dessert, ils ne régleraient pas la totalité de la note. « Selon une source judiciaire marseillaise, la ministre discuterait du prix, ne souhaitant régler que 15 euros le repas au lieu des 35 réclamés par le restaurateur », précise Le Point.fr.  Evoquant « une escroquerie », Marie-Arlette Carlotti a fait savoir qu’elle portait plainte pour dénonciation calomnieuse. Sur son blog, la ministre affirme qu’elle n’était pas « la force invitante » du dîner, et qu’il est donc « normal que les personnes présentes règlent leur part ».

 

Election Villeneuve : l’analyse de la presse

Election Villeneuve : l’analyse de la presse  

 Ce scrutin va demeurer pour le pouvoir socialiste, « le synonyme d’une débâcle, comme Sedan ou Waterloo dans l’histoire de France », écrit Jean-Paul Piérot dans l’Humanité. « Lorsque s’ajoute aux fautes inexcusables d’un homme (Cahuzac ndrl), le sentiment que la politique qui est conduite depuis un an n’est pas en rupture avec celle qu’ils ont rejetée en sortant Nicolas Sarkozy de l’Elysée, une bonne partie des électeurs de gauche font le constat d’avoir été trompés deux fois », avance l’éditorialiste du quotidien communiste. « L’ascension du Front national se banalise »,s’inquiète-t-il encore. « Les frontières entre les candidats adoubés par Marine Le Pen et ceux validés par Jean-François Copé sont devenues si floues, que le recours à l’arme du +front républicain+ pour contrer le Front national a perdu une large part de son efficacité ». Pour l’UMP c’est « une victoire en trompe-l’oeil », renchérit Pascal Coquis (Les Dernières Nouvelles d’Alsace). « C’est le Front national qui, jour après jour, engrange les bénéfices de la crise économique, sociale et morale qui agite le pays. » « Le FN s’est imposé dans le débat et dans les têtes. D’élection en élection, il mène le jeu », souligne Jean-Louis Hervois (La Charente Libre). Alors que le front républicain « frôle la mort clinique », le FN « s’installe dans la cour des grands », conclut Patrice Chabanet. « A l’évidence, les cartes de la politique française sont rebattues »   »Les fumets peu délicats des affaires actuelles ajoutent un côté délétère à un climat de plus en plus marqué par le rejet des politiques », explique Philippe Waucampt (Le Républicain lorrain). Ainsi le FN « s’épanouit sur les ruines », constate Raymond Couraud (L’Alsace), alors que « la désagrégation pathétique de la vie politique fabrique le désarroi des électeurs. » « Absent de tout pouvoir décisionnel », le parti d’extrême droite « offre l’incontestable avantage de pouvoir tout promettre, n’ayant rien à prouver au quotidien », ajoute-t-il. Tandis que Jean Levallois (Presse de la Manche) parle d’un « triomphe » du FN, Jacques Camus (Groupe Centre-France) ironise sur « Villeneuve-sur-Calotte » estimant que le score du parti d’extrême-droite « constitue bel et bien une gifle adressée à l’ensemble de la classe politique traditionnelle ». Nombre d’éditorialistes dénoncent la stratégie de Sarkozy/Copé face au FN. « La voix de Jean-François Copé reprenant les traces de la campagne Sarkozy 2012 pour battre le fer de l’immigration et des intégrismes tant qu’il était chaud », accuse Jean-Louis Hervois, « voilà bien le combat fatal qui s’engage entre deux droites +décomplexées+ et qui mène tout droit le débat politique dans une impasse tragique.

AFP

 

Villeneuve : Hollande veut en « tirer les leçons » ; il faudra changer de politique ou partir

Villeneuve : Hollande veut en « tirer les leçons » ;  il faudra changer de politique ou partir  

 

Hollande veut tirer les leçons du scrutin de Villeneuve ; il serait temps car le PS pourrait bien connaître la plus cuisante défaite de son histoire aux européennes (avant celles  de autres échéances).L’enjeu, c’est simplement un changement total de politique. Pour l’instant Hollande a échoué sur tous les plans  (déficits, croissance, chômage, justice fiscale). Le vernis de gauche du discours ne passe plus ; Hollande s’aligne docilement et bêtement sur les orientations Bruxelles. Le fameux plan de croissance qu’il aurait obtenu en échange de sa signature au pacte budgétaire est une fumisterie. En France, il stigmatise les riches mais assomme les couches moyennes et populaires. L’incompétence s’ajoute à la mauvaise foi. Il ferait bien d’en tirer les leçons car sur la tendance on voit mal commente il pourra finir son mandat. Ou alors dans un placard comme les anciens présidents de la Quatrième république. Sa déclaration est brève. Lors d’une conférence de presse à Amman (Jordanie) où il était en déplacement pour quelques heures, François Hollande a réagi dimanche à la courte victoire du candidat UMP face à celui du FN lors de la législative partielle du Lot-et-Garonne. « Nous aurons à tirer toutes les leçons de ce scrutin, et du premier tour et du second tour », a déclaré le chef de l’Etat. Le président a indiqué qu’il aurait l’occasion d’évoquer ce scrutin une fois à Paris, qu’il doit regagner dans la nuit de dimanche à lundi. La législative partielle de Villeneuve-sur-lot a été provoquée par la démission de l’ex-ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale ». Le scrutin a été remporté dimanche par le candidat UMP (43,76%), qui était opposé en duel à celui du FN (46,24%), après l’élimination au premier tour du candidat socialiste. Lors de ce second tour, le front républicain destiné à faire barrage au FN a montré qu’il fonctionnait de moins en moins bien.

Villeneuve sur lot : victoire du front…. du refus

Villeneuve sur lot : victoire du front…. du refus

 

Les commentateurs  portent surtout leur analyse sur le PS, le FN et l’IMP. En réalité c’est le front du refus qui a gagné. , c’est-à-dire 60% puisqu’i y a 47% d’abstentionnistes et 14% de bulletins nuls ou blancs. En fait en dépit de la consigne de front républicain du PS national, le député UMP a été élu par moins de 20% des électeurs inscrits. En clair cela signifie que la grosse majorité refuse de voter. Un avertissement évidemment pour les européennes où l’abstention est traditionnellement forte. L’euroscepticisme renforcera encore le désintérêt pour cette élection. Pour les municipales l’effet  « refus de vote » sera moins important en raison de la proximité et de la dépolitisation relative de ce type de scrutin. S’il y a une seule conclusion à tirer c’est que les élus dans les conditions de Villeneuve sur lot ne sont pas représentatifs. Certes le problème Cahuzac a encouragé ce front du refus mais globalement cette élection reflète quand même le sentiment de la majorité des français. Les partis de gouvernement sont largement discrédités  et le front national constitue un refuge pour les protestataires qui veulent s’exprimer. Par contre le vote FN est davantage une posture de protestation que d’adhésion puisqu’un sondage démontre que 60% des français pensent que le FN ne ferait pas mieux que le PS ou l’UMP en matière de gouvernance. C’est aussi la preuve que depuis longtemps (notamment depuis la seconde élection de Chirac) on ne vote pas pour un candidat mais contre un autre. C’est la grande ambigüité. Ainsi Hollande n’a pas été élu, c’est Sarkozy qui a été battu ; une nuance de taille qui génère l confusion actuelle. Hollande est persuadé qu’il a la légitimité pour appliquer son programme alors qu’en fait  c’est l’action  de Sarkozy qui a été sanctionnée. A cela s’ajoute évidemment les contradictions, le flou de  Hollande notamment son suivisme vis-à-vis de l’Allemagne et de Bruxelles. Aucun parti ne peut décemment se féliciter de ce séisme qui met en cause la crédibilité de toute la classe politique.

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