Archive mensuelle de juin 2013

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Union européenne : accord sur la faillite des banques

Union européenne : accord sur la faillite des banques

 

Après plus de six heures de discussions, un accord a finalement été trouvé sur le degré de flexibilité laissé à chaque Etat dans la résolution des crises bancaires, qui constituait un point de blocage.   »C’est un succès, un succès arraché de haute lutte », a réagi à la sortie de la réunion le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, jugeant que cet accord était « très important pour la stabilité financière de l’Union européenne ».   »L’accord de cette nuit est un jalon majeur dans nos efforts pour briser le cercle vicieux entre les banques et les dettes des Etats », s’est félicité au cours d’une conférence de presse le ministre irlandais Michael Noonan, qui présidait la réunion.   »Si une banque a des problèmes, nous aurons désormais un ensemble unique de règles dans toute l’Europe pour décider qui paie la facture », a souligné de son côté le ministre néerlandais Jeroen Dijsselbloem, par ailleurs président de l’Eurogroupe qui réunit les ministres des Finances de la zone euro.  Cet accord vient effacer l’échec des discussions qui s’étaient tenues pendant plus de 18 heures la semaine dernière à Luxembourg.  Pour éviter de faire payer les contribuables quand une banque doit être restructurée ou liquidée, les Européens s’étaient déjà mis d’accord pour faire payer, dans l’ordre, les actionnaires, puis les créanciers les moins bien assurés, puis, le cas échéant, les détenteurs d’obligations dits « seniors » et en dernier recours les déposants, au-delà de la somme de 100.000 euros.  Mais deux groupes de pays s’opposaient. Dans le premier se trouvaient la France et le Royaume-Uni, qui voulaient pouvoir bénéficier d’une certaine flexibilité au cas par cas. Paris souhaitait par exemple pouvoir protéger, dans certaines circonstances, les déposants individuels et les PME.  D’autres pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande, défendaient au contraire les règles les plus strictes possibles, pour éviter l’incertitude qui risque de faire fuir investisseurs et déposants. Ils voulaient aussi éviter tout recours à l’argent public.  Au final, pour les Etats qui souhaiteront de la flexibilité, le compromis prévoit d’imposer des pertes d’abord aux créanciers et actionnaires à hauteur de 8% minimum du passif des banques.  Ensuite pourront être sollicités des fonds nationaux dits « de résolution », alimentés par le secteur bancaire lui-même, et si nécessaire, « des ressources, soit nationales, soit européennes », avec la possibilité de « recapitalisation directe par le MES », le fonds de secours de la zone euro, a expliqué M. Moscovici.  Même si le recours à l’argent public est donc encore possible, « c’est un changement majeur qui fait qu’on passe de l’argent public, celui du contribuable, à celui du secteur financier lui-même, qui va devoir dans une très large mesure régler ses propres problèmes », a souligné M. Dijsselbloem.

 

Chômage : pause temporaire

Chômage : pause temporaire

 

Seulement 100 demandeurs d’emploi sans activité de plus en métropole, soit néanmoins un nombre toujours record de 3,26 millions. « Ce résultat, qui n’est pas encore le retournement attendu, est un encouragement à poursuivre les efforts en vue de l’inversion durable de la courbe du chômage », a commenté le ministère dans un communiqué, alors que l’Insee prévoit une croissance atone en 2013.  En décembre, le nombre de demandeurs d’emploi n’avait déjà augmenté que de quelques milliers, avant de repartir de plus belle, et les prévisions restent sombres: l’Insee n’entrevoit pas l’inversion de la courbe du chômage promise par le président pour la fin de l’année.  Le taux de chômage va continuer d’augmenter, à 10,7% en métropole au dernier trimestre, proche du record enregistré en 1994 et 1997 (10,8%), selon l’Insee. La montée en charge importante des emplois aidés, subventionnés par l’État, ne suffira pas à compenser les destructions d’emplois dans le privé, calcule l’organisme.  L’ »accalmie » de mai, après deux mois d’augmentations fortes (supérieures à 36.000), est néanmoins soulignée par le ministère. Le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A (ceux n’ayant pas travaillé au cours du mois) est resté stable sur un mois: +100 personnes en métropole, +1.500 avec les départements d’Outre-mer.  Sur un an, la hausse est de 11,5% et, depuis l’élection de François Hollande, Pôle emploi recense 336.900 inscrits supplémentaires en catégorie A, désormais à un nouveau pic de 3.264.500 inscrits en métropole.  Avec les chômeurs des catégories B et C (ayant eu une activité réduite), dont le nombre a légèrement diminué (-3.600 personnes en métropole sur un mois, soit -0,1%), Pôle emploi recensait le mois dernier sur ses listes 4,795 millions d’inscrits, plus de 5 millions avec l’Outre-mer. Parmi eux, plus de deux millions étaient au chômage depuis plus d’un an.  Cette stabilisation, observée pour les jeunes mais pas pour les seniors, est « cohérente avec certains signaux favorables observés ces dernières semaines », estime le ministère en citant la « bonne tenue de l’intérim depuis octobre », le « rebond de la production industrielle en avril » et « légère reprise des embauches en mai ».  François Hollande avait insisté la semaine dernière à la conférence sociale sur ces « signes encourageants » rendant possible, selon lui, d’ »inverser » la courbe en fin d’année.  A l’issue de cette conférence, les syndicats n’avaient pas caché leur profonde déception. Face au chômage, en hausse quasi continue depuis cinq ans, ils avaient regretté l’absence d’ »élan ». « Hormis de minces concessions sur la formation de 30.000 chômeurs, le gouvernement n’a pas annoncé de mesures pour l’emploi », a encore regretté mercredi la CGT.  La « Grande conférence pour l’emploi » a surtout été pour le président et le Premier ministre l’occasion d’exhorter les différents acteurs (entreprises, collectivités, associations) à utiliser davantage les deux principaux dispositifs de lutte contre le chômage: les emplois d’avenir (près de 33.000 signés à fin juin) et les contrats de génération, qui peinent à démarrer.  Pour financer ces mesures et les 440.000 autres emplois aidés reconduits en 2013 dans les secteurs non-marchands, le budget de l’emploi sera l’un des rares épargnés en 2014 par la baisse des dépenses de l’Etat.  Le président de l’UMP Jean-François Copé accuse le gouvernement de vouloir, avec ces emplois aidés, faire baisser « de manière artificielle » les statistiques (leurs bénéficiaires sortant de la liste principale des demandeurs d’emploi). Ces emplois sont de « vrais jobs » pour « répondre à des situations qui sont dramatiques », il n’y a « pas de trucage », « pas de plan caché », répond le ministre du Travail, Michel Sapin.  Les 30.000 chômeurs que le gouvernement veut envoyer en formation sont aussi autant de personnes qui sortiront des catégories de chômeurs les plus regardées. « Peut-être qu’à la fin de l’année ça va marcher statistiquement, mais on ne peut pas infléchir durablement la courbe du chômage avec des contrats aidés », a prévenu Jean-Claude Mailly (FO).  Pour y parvenir durablement, 1,5% de croissance annuelle serait nécessaire, répètent les économistes.

 

Le plafonnement des loyers est dangereux (François Davy, président de Foncia)

Le plafonnement des loyers  est dangereux (François Davy, président de Foncia)

La loi sur le logement commence à être débattue ce mercredi à l’Assemblée nationale, mais les professionnels de l’immobilier y sont opposés ainsi que certaines associations de locataires. Le texte prévoit d’encadrer les loyers sur les marchés tendus et de créer une garantie universelle des risques locatifs. La loi veut aussi encadrer les activités des agences avec un plafonnement des frais pour les locataires, imposer une formation et lutter contre les marchands de sommeil.

 Sur le plafonnement des frais d’agence
François Davy : « Il faut pouvoir justifier les honoraires, mais il y a un risque sur l’emploi. On nous a dit que c’était une décision politique ».

Sur le plafonnement des loyers
François Davy : « On définit des zones, où on définit un loyer de référence. C’est dangereux parce que les critères vont être discutables, mais surtout, si vous empruntez, mettez en location votre bien, et qu’on vous dit que votre loyer doit baisser, comment payer vos traites ? Ce qu’il va se passer, c’est qu’il y aura des pratiques illicites ».

La garantie universelle sur les risques locatifs
François Davy : « Madame Duflot prévoit de faire payer une taxe aux propriétaires sur les revenus fonciers, entre 1 et 3%, pour les loyers impayés. C’est une assurance forcée et contrainte, gérée par l’Etat. On y voit le risque de déresponsabilisation du locataire. S’ils ne payent plus, ça va nuire à l’investissement locatif ».

Encadrement des loyers : locataires divisées

Encadrement des loyers : locataires divisées

 

L’une des principales promesses de campagne de François Hollande est en passe de devenir réalité : l’encadrement des loyers immobiliers. Cet article du projet de loi présenté ce mardi matin en Conseil des ministres, vise à enrayer la hausse inexorable des prix des loyers.  Le texte doit être rendu public dans le détail après le Conseil des minsitres, mais on sait déjà qu’il va bloquer les loyers, avec un plafond à ne pas dépasser, fixé par le préfet, quartier par quartier. Ce plafond sera au maximum de 20% au-dessus du loyer médian dans chaque quartier. Le projet concerne les zones dites « tendues », soit 41 agglomérations : les grandes métropoles, comme Paris, Lyon, Marseille ou Nice, mais aussi des plus petites comme Armentières (Nord), Forbach (Moselle), Menton (Alpes-Maritimes) ou Annemasse (Haute-Savoie), où les loyers sont jugés très élevés. Ce projet de loi devrait donc réjouir les nombreux locataires de l’Hexagone qui payent en moyenne 633 euros par mois pour se loger, selon le dernier baromètre OpinionWay-Sofinscope.  Michel Fréchet est le président de la Confédération générale du logement. Pour lui cette loi va permettre de faire baisser les loyers même s’il faut être un peu patient avoir de voir les premiers résultats. « On peut penser qu’à long terme, peut-être même à moyen terme, cela fera baisser les loyers parce qu’il y a un dispositif qui est fait pour ça. Dans un premier temps, ça fera baisser tous les loyers qui sont au-dessus du maxima de 20%. Ca me semble évident qu’à partir du moment où les loyers les plus élevés sont tirés vers le bas, cela amènera à réduire les extrêmes et nous rentrerons alors dans une seconde phase de baisse ».    A l’inverse de Michel Fréchet, le juriste à la Confédération nationale du Logement, Alex Maudet, estime que c’est une loi trompe-l’œil et qui arrive un peu trop tard dans des villes où les loyers sont déjà, selon lui, beaucoup trop élevés. « Etablir des loyers médians maintenant, je ne sais pas si ça va servir a quelque chose puisque les loyers sont hauts que le loyer médian dans Paris par exemple est déjà trop haut. Ça, il aurait fallu le faire depuis des années. Le problème principal, c’est développer l’offre de logement intermédiaire ou bien sociaux. C’est la seule manière car les prix dans le privé sont très hauts et qu’aucun loyer médian ne va être baissé ».

 

Economie, politique , société: pages les plus regardées 25 juin 2013

 

 

Eric Woerth : « le principal carburant du FN, c’est Montebourg »

Eric Woerth : « le principal carburant du FN, c’est Montebourg »

 

Woerth n’est pas sans responsabilité quant au déclin économique de la France mais il n’a pas tort quant à son analyse de la montée du FN. Eric Woerth : « Le FN se nourrit de l’échec des politiques, le principal carburant du Front national, ce sont des gens comme Montebourg».Encore une fois le FN se nourrit de l’échec de la politique économique de la droite comme de la gauche. Mais il est vrai que Montebourg, l’inutile ministre du redressement porte une lourde responsabilité du fait de l’énorme décalage entre les convictions affichées et la politique qu’il soutient de fait. Montebourg qui a visité tous les sites industriels en difficultés et qui n’en a sauvé aucun. Finalement qui critique l’Europe pour indirectement atteindre Hollande. Bref un discours et une attitude incompréhensible caractérisés par des contradictions permanentes qui effectivement alimentent les postures de protestation et la montée du FN. Montebourg devrait se souvenir d’un principe de Chevènement «  un ministre ça démissionne ou ça ferme sa gueule ». On pourrait ajouter aussi «  ça agit !)

 

Médicaments : 10 milliards d’économies possibles ?

Médicaments : 10 milliards d’économies possibles ?

. Une étude, présentée lundi, affirme que des réductions de coût de dix milliards d’euros pourraient être obtenues en trois ans. Cette étude met en avant un recours trop faible aux génériques, une marge trop élevée pour les pharmaciens ainsi qu’un manque d’informations indépendantes transmises aux médecins. Des faiblesses largement identifiées, que les autorités tentent régulièrement de pallier depuis quelques années. Sur le plan du coût des médicaments, des économies de plus d’un milliard d’euros ont été ainsi exigées depuis plusieurs années des laboratoires pharmaceutiques. En 2012, entre les baisses de prix imposées sur les traitements et le recours accru aux génériques, avec la campagne «tiers payant contre génériques», les économies se sont élevées à 1,5 milliard d’euros, souligne une porte-parole du Leem, le syndicat français des fabricants de médicaments. « Le paracétamol n’est pas substituable en France. Mais, c’est essentiellement pour préserver l’emploi » Claude Le Pen, économiste de la santé  L’étude, délivrée par la députée écologiste européenne Michèle Rivasi et le professeur Philippe Even, qui a récemment condamné en vrac l’utilisation de bon nombre de médicaments, pointe des prescriptions peu adaptées. «Il est vrai qu’en France, les ­médecins prescrivent trop d’anti cholestérol récents et chers alors qu’ils n’apportent aucune amélioration par rapport aux traitements plus anciens», confirme un généraliste. Mais leur argumentation est, dans l’ensemble, assez contestable, déplorent plusieurs observateurs. Ils soulignent ainsi qu’en Italie, le coût des médicaments en ville et à l’hôpital s’élève pour 2012 à 17,8 milliards d’euros contre 35,5 milliards pour la France, soit 85 % de plus à populations égales pour les mêmes résultats sanitaires. Or, ce calcul est faux, souligne l’économiste de la santé Claude Le Pen, «puisqu’à chiffres comparables entre les deux pays, c’est-à-dire hors taxes et marge des pharmaciens, le coût des médicaments en France, hors non-remboursables s’élève à 25 milliards d’euros seulement». Par ailleurs, une étude de la Sécurité sociale affirmait l’an dernier que la France est passée en 2010 de la 4e à la 6e place dans le classement des pays OCDE en termes de dépenses de produits pharmaceutiques par habitant, derrière les États-Unis, le Canada, l’Irlande, la Grèce et l’Allemagne. Il y a aussi des arguments économiques à regarder «en face», note Claude Le Pen. «Le paracétamol n’est pas substituable en France. Mais, c’est essentiellement pour préserver l’emploi. La production du Doliprane de Sanofi, en Rhône-Alpes et celle de l’Efferalgan chez BMS, ex-Upsa, à Agen, préserve des centaines d’emplois», estime l’économiste. De toute façon, de l’avis général des économistes, le problème du coût de la santé en France, ce n’est plus le médicament, mais plutôt l’hôpital. Le médicament représente 18 % des dépenses de santé mais plus de 50 % des économies nouvelles réalisées chaque année. Les dépenses hospitalières pèsent, à l’inverse, pour plus de la moitié des coûts de l’Assurance-maladie.

Gilles Carrez : «Notre pays est drogué à la dépense»

Gilles Carrez : «Notre pays est drogué à la dépense»

Gilles Carrez (UMP) président de la commission des finances de l’assemblée a raison, le pays est drogué à la dépense, son analyse est juste toutefois cette addiction à  la dépense ne date pas d’hier et Gilles Carrez doit se souvenir que cette dépendance était la même sous Sarkozy, sous Chirac ; une dépendance qui ne concerne pas que l’Etat mais tous les échelons administratifs et politiques. . (Interview le Figaro)

 

 - Êtes-vous inquiet sur la situation des comptes publics français?

Oui. Notre pays est drogué à la dépense. Mes collègues ont montré que celles en faveur du sport et de la culture avaient progressé de 8 milliards en dix ans. Il aurait mieux valu agir pour la compétitivité! Or, alors que l’effort devrait porter en priorité sur les dépenses, l’actuel gouvernement a fait sauter les verrous que nous avions mis en place. Il a mis fin au non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux de fonctionnaires, à la convergence des tarifs entre les cliniques et l’hôpital, il a autorisé sous certaines conditions les départs à la retraite à 60 ans. Et pour l’instant, il n’a annoncé aucune mesure d’économie, mises à part la baisse des transferts aux collectivités locales et des mesures sur les retraites complémentaires. C’est pourquoi le déficit public pourrait dépasser 4% du PIB en 2013, au lieu des 3% prévus à l’origine. Et je suis inquiet pour la suite.

Quelles pistes d’économies proposez-vous?

Les prestations sociales représentent les trois quarts de l’évolution de la dépense. Avec mes collègues de la commission des finances, nous estimons possible d’indexer moins généreusement les prestations sociales. Elles pourraient évoluer moins vite que l’inflation. Nous avions pris une mesure de ce genre en 2012.

Ce frein aux prestations sociales ne sera-t-il pas impopulaire?

En France, l’écart s’est creusé entre ceux qui travaillent et les autres. C’est aussi cela qui nourrit le vote protestataire. Il faut rééquilibrer la fiscalité entre l’assistance et le travail. Il s’agit par exemple d’étudier la possibilité d’intégrer dans l’assiette de l’impôt sur le revenu (IR) les allocations logement, le RSA activité et les allocations familiales. Cela irait avec la création d’une nouvelle tranche d’IR à un taux très faible – de l’ordre de 2% – qui aurait le mérite de faire contribuer à l’effort nécessaire pas uniquement les classes moyennes qui travaillent ou encore les familles, mais aussi ceux qui bénéficient de revenus de transfert.

Faut-il réinstaurer le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux au sein de l’État?

Oui et l’étendre aux collectivités locales qui ont embauché massivement. Comme elles s’administrent librement, un gouvernement ne peut pas les contraindre à supprimer des effectifs. Mais il peut agir indirectement, en comprimant leurs recettes. L’État peut réduire le montant des fonds qu’il leur transfère et réduire leur capacité à lever des impôts. Il faut aussi s’attaquer au millefeuille territorial. Il est désolant que le gouvernement rétablisse, avec la nouvelle décentralisation, la clause générale de compétence pour les départements et les régions et qu’il ait supprimé la fusion des conseillers généraux et régionaux. Ce texte est un nid à dépenses nouvelles!

Vous réclamez une loi de finances rectificative. Pourquoi?

Vu les risques de dérapage des comptes, il est irresponsable de ne pas réagir. Mais il s’agit aussi d’une question de démocratie. Le déficit de l’État voté par le Parlement en loi de finances n’a plus grand-chose à voir avec celui figurant dans le programme de stabilité. Pire, en matière de fiscalité des plus-values, ce qui est inscrit dans la loi de finances ne devrait jamais s’appliquer, François Hollande ayant annoncé fin avril une réforme s’appliquant dès cette année. Cette situation est génératrice d’insécurité pour les entrepreneurs. Avec ce gouvernement, l’instabilité et l’insécurité fiscales atteignent leur apogée!

 

TGV : la fin des projets hormis Bordeaux Toulouse ; et encore !

TGV : la fin des projets hormis Bordeaux Toulouse ; et encore !

 

Jusqu’au jour J, jeudi, les élus qui veulent «leur» TGV vont faire pression sur les membres de la commission Mobilité 21, chargée par le gouvernement de définir des priorités parmi les 70 projets d’infrastructures de transport à bâtir d’ici à 2050. Philippe Duron, le député du Calvados qui préside cette instance, ne le cache pas: «Il y aura des changements dans la version définitive de notre rapport. Ils ne seront peut-être pas considérables mais de nature à rassurer.» Ces derniers jours, les élus bretons et alsaciens ont exprimé leur colère depuis qu’un premier jet des recommandations est paru dans la presse, rapportant le ­report des projets de lignes à grande vitesse après 2030, exception faite du Bordeaux-Toulouse. Selon nos informations, une autre ligne à grande vitesse (LGV) pourrait être repêchée et considérée comme prioritaire – c’est-à-dire à construire avant 2030 – mais «sous conditions», souligne un membre de la commission. «Nous n’allons pas abandonner les grands projets, précise de son côté le ministère des Transports. Mais mener de front quatre chantiers de LGV comme à l’heure actuelle est un cas de figure inhabituel.  Rappelons-nous la cadence à laquelle les lignes de TGV ont été bâties: 1980, 1989, 1993, 2001, 2009… La France ne va pas rompre avec le tout-TGV, elle va réaliser celles qui sont compatibles avec leur coût.» Une remarque que les élus reconnaissent volontiers en coulisse. «Certains départements sont endettés à hauteur de 100 millions par an. Pourraient-ils doubler cet endettement?», s’interroge Philippe Duron. Priorité sera donnée surtout à de grands projets jugés peu glamour: ces «nœuds ferroviaires» qui vont désengorger le trafic des trains de banlieue et des grandes lignes aux abords des grandes gares (Saint-Lazare et gare de Lyon à Paris, La Part-Dieu à Lyon, Saint-Charles à Marseille…). Des chantiers «ingrats» mais qui se chiffrent en milliards d’euros. D’autres projets sans paillettes font aussi partie des urgences: l’amélioration des liaisons portuaires qui devraient à terme accroître la compétitivité des Ports du Havre et de Marseille-Fos, ou encore les aménagements routiers et fluviaux. D’autres grands projets sont échelonnés dans un deuxième temps, entre 2030 et 2050, comme la ligne nouvelle Paris-Normandie ou la ligne Marseille-Nice. D’autres sont repoussés au-delà comme la construction des branches ouest et sud de la LGV Rhin-Rhône ou encore la ligne Toulouse-Narbonne. La commission Mobilité 21 dont les propositions seront soumises au Parlement a fait les comptes: deux scénarios budgétaires sont envisagés. Le premier table sur les ressources actuelles de l’Agence de financement des infrastructures de France (AFITF), soit 1,9 milliard par an. Le deuxième, plus optimiste qui permettra notamment d’engager la construction de Bordeaux-Toulouse, prévoit 2,3 milliards par an. Soit un effort supplémentaire de Bercy de l’ordre de 400 millions par an. Le ministre des Transports penche pour l’optimisme. Bercy freine des quatre fers.

 

Europe : s’occuper du chômage des jeunes ou de leur emploi ?

Europe : s’occuper du chômage des jeunes ou de leur emploi ?

 

Pourquoi s’occuper spécifiquement du chômage des jeunes dès lors qu’on ne l’aborde que socialement sans traiter la question de fond de l’emploi. C’est la grande contradiction de l’Europe émue du chômage de jeunes mais qui ne changera pas son orientation économique vis-à-vis de la croissance.  « La lutte immédiate contre le chômage, et plus particulièrement celui des jeunes, est essentielle », a pourtant estimé Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui a fait de cette question le thème central du sommet de jeudi et vendredi. « Mais les politiques sociales sont de la responsabilités des Etats. L’UE peut seulement aider », a-t-il prévenu.  Plus de 26 millions de personnes sont au chômage en Europe, dont 5,6 millions de moins de 25 ans. Une situation intolérable qui fait craindre l’émergence d’une « génération perdue », comme l’a souligné la semaine dernière le président américain Barack Obama lors de sa visite à Berlin.  La situation s’est dégradée avec la crise et les politiques d’austérité, notamment dans les pays du sud (Grèce, Espagne, Portugal), où le chômage touche plus d’un jeune sur deux.  Face à cette situation alarmante, « on veut éviter un nouveau sommet avec beaucoup de déclarations et peu d’actions », insistait lundi un diplomate européen. Mais le risque est important que les décisions se prennent plus tard, notamment lors de la rencontre des ministres européens de l’Emploi le 3 juillet à Berlin.  Un relatif consensus existe pour puiser dès 2014 dans une enveloppe de six milliards d’euros prévue dans le budget européen pour l’emploi des jeunes dans les régions les plus frappées par le chômage. Treize pays sont concernés. L’idée est de mobiliser cette somme sur deux ans au lieu de sept. D’autres initiatives sont « sur la table pour utiliser des ressources déjà existantes et permettre aux jeunes d’accéder au marché de l’emploi après leur fin d’études », a affirmé lundi le chef du gouvernement italien, Enrico Letta, qui a fait de la lutte contre le chômage des jeunes une de ses priorités.   »Nous ne demandons pas plus d’argent », a insisté M. Letta, qui s’attend jeudi à des « négociations tendues ». Concrètement, il propose de puiser dans le reliquat important des fonds structurels européens non utilisés par l’Italie sur la période 2007-2013, ou de recourir à la Banque européenne d’investissement (BEI), pour venir en aide aux jeunes chômeurs. « Mais il y a sur ce point un bras de fer avec les Allemands qui sont réticents », a-t-il souligné.  Les 27 ont récemment approuvé une « Garantie pour la jeunesse », qui prévoit que chaque jeune se voit proposer une formation ou en emploi dans les quatre mois après la fin de ses études ou la perte de son emploi. Mais ils peinent à traduire cette décision en actes, faute de moyens.  Les Européens devraient également chercher jeudi à pallier le manque d’accès au crédit des PME en impliquant davantage la Banque européenne d’investissement. La BEI avait déjà été mise à contribution pour moitié dans le cadre du pacte pour la croissance adopté par l’UE il y a tout juste un an sous l’impulsion de la France.  Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent d’ailleurs faire le bilan, en demi-teinte, de ce pacte de 120 milliards d’euros. Si la totalité de l’enveloppe a été mise à disposition des Etats, le sentiment d’urgence a disparu et la mobilisation est restée faible, selon une source européenne.  Au delà de l’urgence du chômage des jeunes, les 27 devraient prendre note des avancées concernant l’union bancaire après une nouvelle réunion mercredi soir des ministres des finances pour se mettre d’accord sur les mécanismes de liquidation ordonnée des banques.  Le renforcement de la zone euro, dont les dirigeants européens devaient débattre un an après le lancement d’une réflexion sur ce sujet, devrait en revanche être renvoyé à des jours meilleurs, au moins après les élections allemandes prévues en septembre, en raison de sa complexité et des divergences qu’il suscite. Les élections européennes, autre scrutin déterminant, sont prévues en mai 2014.  Côté diplomatie, les Européens doivent donner officiellement vendredi le feu vert à l’adhésion de la Croatie, qui le 1er juillet deviendra le 28e Etat membre de l’UE. Ils pourraient se prononcer sur une date pour ouvrir les négociations d’adhésion de la Serbie.

 

PAC: rééquilibrage entre petites et grandes exploitations ?

PAC: rééquilibrage entre petites et grandes exploitations ?

La présidence irlandaise de l’UE et la Commission européenne ont insisté lundi à Luxembourg sur la nécessité de parvenir cette semaine à un accord sur la future Politique agricole commune (PAC), sous peine de compromettre une réforme qui vise à rendre les subventions agricoles plus vertes et plus équitables.   »J’en appelle à votre souplesse (…) pour que nous puissions conclure ce processus de négociations et éviter les incertitudes qui arriveraient si on ne parvient pas à se mettre d’accord cette semaine alors qu’il y a tellement d’attente dans le monde agricole », a déclaré le ministre irlandais de l’Agriculture, Simon Coveney, en s’adressant à ses homologues européens réunis à Luxembourg jusqu’à mardi.   »Ce qui est important, c’est de trouver un compromis pour faire en sorte que les éléments essentiels de la réforme puissent être mis en pratique », a abondé le commissaire européen chargé du dossier, Dacian Ciolos.  La réforme, censée entrer en vigueur progressivement dès 2014, ne figure pas parmi les priorités de la Lituanie, qui prendra le relais de la présidence de l’UE en juillet.    »Nous avons devant nous moins de 24 heures pour conclure avec le Parlement ici à Luxembourg. Et nous savons tous que si ce n’est pas fait ici et maintenant, le poids de la responsabilité de différer à on ne sait quand sera énorme », a ajouté M. Ciolos, appelant toutes les parties à faire preuve d’ »ouverture ».  Plusieurs semaines d’intenses négociations ont déjà permis de progresser sur le thème du « verdissement » des subventions aux agriculteurs, qui prévoit de lier l’allocation de 30% d’entre elles au respect de certaines mesures écologiques comme la diversification des cultures.  La pomme de discorde porte principalement sur la répartition plus équitable des aides entre agriculteurs d’un même pays (principe de « convergence interne »), une des mesures phares de la réforme, alors que 20% des exploitations touchent actuellement 80% des paiements.  La Commission souhaite instaurer un paiement uniforme à l’hectare dès 2019, ou au moins parvenir à cette date à un niveau minimum de convergence, alors que certains pays fondent leur clé de répartition sur les niveaux de production et tentent de limiter les pertes pour les plus gros bénéficiaires.  Selon une source parlementaire, les discussions entre la Commission, la présidence de l’UE et les négociateurs du Parlement européen ont « progressé » dans la journée, et elles devaient se poursuivre dans la soirée. « Cela se passe plutôt bien pour le moment, mais les négociations avancent lentement », a-t-on ajouté de même source.  Pour favoriser les plus petites structures, la France a proposé de permettre aux Etats de donner une prime pour les premiers hectares de chaque exploitation agricole, une proposition soutenue aussi par l’Allemagne.  Encore faut-il s’entendre sur la définition d’un « agriculteur actif » éligible aux aides: faut-il obligatoirement en exclure des bénéficiaires actuels comme les clubs de golf et les aéroports, comme le veulent la Commission et le Parlement? Ou seulement établir une liste de structures à bannir qui serait facultative pour les Etats?  Première bénéficiaire de la PAC, la France bataille également pour pouvoir maintenir un certain niveau d’aidées couplées à certaines productions en difficulté, comme l’élevage, à la grande crainte des céréaliers français selon qui certains agriculteurs pourraient voir baisser leurs subventions de moitié.  Autre sujet épineux, celui du plafonnement des aides. La Commission et le Parlement veulent limiter à 300.000 euros par an le montant des aides perçues par chaque ferme (après déduction des coûts salariaux), et réduire de façon dégressive les paiements supérieurs à 150.000 euros. Les Etats sont, quant à eux, désireux de préserver leur pouvoir d’appréciation en la matière, mais la présidence irlandaise a les a appelés à accepter une dégressivité obligatoire « modeste » dans un geste de concession.  Si une ébauche d’accord intervient à Luxembourg, il devra être formalisé mercredi à Bruxelles au cours d’une réunion entre les trois institutions européennes, avant un vote en commission parlementaire.  La réforme de la PAC devrait être mise en place graduellement dès 2014, mais le nouveau système de subventions ne sera pas déployé avant 2015, un retard attribuable aux difficultés rencontrées dans la négociation sur le futur budget européen.

 

Fed : les marchés se comportent comme des « sangliers »

Fed :  les marchés se comportent comme  des « sangliers »

Le patron de la réserve fédérale de Dallas a tenu des propos pour le moins surprenants au Financial Times, mardi 25 juin. Les marchés réagissent parfois comme des hordes de sangliers, selon Richard Fischer. « Je crois que les marchés réagissent un peu comme des hordes de sangliers. Quand ils sentent une faiblesse ou une mauvaise odeur, ils attaquent », a-t-il ainsi déclaré. En anglais, l’expression employée est « féral hogs », une race de sangliers particulièrement répandue au Texas, mais pas très connue ailleurs. Ce qui a d’abord déstabilisé les observateurs.  Le message est clair. La Fed ne se laissera pas impressionner par les hordes sauvages.   Dans une interview au Financial Times, Richard Fischer dit qu’il n’est pas surpris, et qu’il s’attendait à une réaction des marchés après les déclarations de Ben Bernanke. Il compare même leur offensive actuelle aux attaques contre la Banque d’Angleterre en 1992.  Mais il prévient: « je pense que même si les marchés ont tendance à tester les limites, personne ne réussira à briser la Fed ».  Richard Fischer est un faucon, favorable à un ralentissement des mesures de soutien à l’économie. Ancien manager de hedge fund, il est connu pour son franc parler.

 

Duflot: la loi pour « redorer l’image des professions immobilières » !

Duflot: la loi pour   »redorer l’image des professions immobilières » !

Cécile Duflot a tenté de calmer les esprits échaudés, ce lundi 24 juin. Interrogée, sur BFMTV, sur le projet de loi sur l’urbanisme et le logement qu’elle présentera mercredi 26 juin en Conseil des ministres, elle a déclaré qu’il s’agit « d’une loi juste, qui vise à supprimer un certain nombre d’excès et de dérapages qui pèsent sur les locataires mais aussi, dans certains cas, sur les propriétaires ». Un ensemble de mesures est prévu dans ce but. Parmi elles, l’encadrement des loyers à la relocation, ou encore la réduction des frais d’agences. Problème: les professionnels de l’immobilier se sont sentis stigmatisés. Jean-François Buet, président de la FNAIM, une des principales fédérations, a ainsi annoncé que sa fédération ne participerait plus aux observatoires des loyers, le dispositif mis en place, en décembre 2012, par la ministre du Logement.  En cause, plus particulièrement: les déclarations de la ministre dans Le Parisien mercredi 12 juin. Cécile Duflot affirmait alors vouloir mettre fin aux abus des professionnels.  « Ce qui l’a choqué, et je peux le comprendre, ce sont les propos qui peuvent être tenus sur les pratiques de certains agents immobiliers », a rappelé Cécile Duflot. Ces agents « sont une des professions qui bénéficient de la plus mauvaise image, je n’y peux rien, c’est une réalité », a-t-elle enchaîné. Cécile Duflot a jugé que cette « réalité est le fait d’abus et d’excès de certains agents, mais pas de tous ». Ce pourquoi « l’objet de cette loi est aussi de redorer l’image des professions immobilières », en montrant qu’ »une grande partie d’entre eux exerce bien son métier ». La ministre a ensuite rappelé que « dans certains endroits les niveaux des loyers sont incompatibles avec les niveaux des revenus ». « Les loyers à la relocation en Ile-de-France ont augmenté de 40% en 10 ans », a-t-elle détaillé. « C’est pour cela que nous allons mettre en place l’encadrement des loyers », a-t-elle conclu.

 

Financement accord BEI-BPI pour les PME

Financement accord BEI-BPI pour les PME

 

La Banque européenne d’investissement et la Banque publique d’investissement française ont signé lundi une convention pour que la première mobilise 1,2 milliard d’euros au service du financement des petites et moyennes entreprises en France. « L’idée est simple, c’est de renforcer l’effet de levier réciproque de la BEI et de la BPI au service du financement des PME et des entreprises de taille intermédiaire », a déclaré le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, avant la signature. « Concrètement, la BEI va mobiliser 1,2 milliard d’euros dans des opérations conjointes avec BPI France, apportant ainsi une capacité de financement supplémentaire au profit du financement de nos PME », a-t-il ajouté. La convention permettra notamment de financer conjointement les activités de prêt aux entreprises et les fonds de soutien. Les conditions de financement des entreprises, en particulier les PME, inquiètent les banquiers centraux européens, qui jugent que les taux d’emprunt très différents qu’elles doivent accepter selon leur pays d’origine constituent un obstacle au bon fonctionnement de l’économie européenne. Face à cette fragmentation du marché européen du crédit, le président de la BEI, Werner Hoyer, a prévenu que la BEI, n’était pas « une panacée », même après l’augmentation récente de 10 milliards d’euros de son capital. Le directeur général de la BPI, Nicolas Dufourcq, a quant à lui souligné que les PME françaises bénéficiaient aujourd’hui des taux d’emprunt les plus bas en Europe, inférieurs en moyenne de 80 points de base aux taux demandés aux PME allemandes. « On n’est pas du tout dans la situation ni de l’Italie ni de l’Espagne », a-t-il dit. « Le sujet n’est pas tant de baisser les taux en France que de combler quelques failles de marché », a-t-il ajouté, en citant les prêts participatifs pour le financement du matériel et du développement des PME. Selon le président de l’organisation patronale CGPME, Jean-François Roubaud, le problème principal « n’est pas tellement le coût du financement mais plutôt la difficulté à l’obtenir ». Citant le dernier baromètre KPMG-CGPME, il a souligné qu’un quart de ces entreprises rencontraient actuellement des difficultés de trésorerie et de coût de financement.

 

Barnier : Montebourg ferait mieux de s’occuper du chômage

Barnier : Montebourg ferait  mieux de s’occuper du chômage

Barnier, le transparent et inutile commisaire européen pour une fois n’a pas tort de renvoyer sa responsabilité à Montebourg ; en effet  Montebourg  attaque l’Europe pour ne pas s’en prendre directement à Hollande qui a signé le pacte budgétaire européen qui impose l’austérité dans des délais irresponsables. Le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, a fustigé lundi les propos « faux et absurdes » d’Arnaud Montebourg, qui a estimé que l’incapacité des institutions européennes à défendre l’intérêt des peuples européens alimentait la montée des souverainismes. Le ministre du Redressement productif a déclaré dimanche lors de l’émission Tous politiques France Inter-Le Monde-AFP que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso était « le carburant du Front national ». « Ce que dit M. Montebourg, c’est à la fois faux et absurde », a réagi Michel Barnier sur France 2. « J’en ai assez, je le dis avec une certaine colère, de voir dans mon propre pays des ministres comme M. Montebourg, des hommes et des femmes politiques de droite et de gauche dire ‘c’est toujours la faute des autres’, de se défausser, de chercher des boucs émissaires ». Pour l’ancien ministre UMP, « c’est la responsabilité des ministres, en particulier de M. Montebourg, de lutter contre le chômage et pour la compétitivité des entreprises ». « Ça, c’est le boulot qui est le leur, ils ne vont pas se défausser longtemps parce que le moment de vérité est en train d’arriver pour les ministres », a-t-il ajouté. Un point de vue partagé par la ministre du Logement Cécile Duflot qui a appelé indirectement Arnaud Montebourg à assumer ses responsabilités: « Je suis de ceux qui refusent absolument que les responsables politiques rejettent sur l’Europe la responsabilité de leurs difficultés, ça c’est un principe de base », a-t-elle dit sur France Inter. « Je pense qu’il faut faire en sorte de réorienter l’Europe, redonner à l’Europe un projet collectif », a-t-elle néanmoins ajouté.

Longuet (UMP), Grand Prix de l’Humour politique 2013

 Longuet (UMP), Grand Prix de l’Humour politique 2013

Chaque année depuis 25 ans au grand prix du Press Club, Humour et Politique, il y a le prix de l’année, en quelque sorte la Palme d’Or. Décerné cette année au sénateur UMP de la Meuse pour sa pique sur Hollande et le mariage gay : « Hollande est pour le mariage pour tous… sauf pour lui ». Gérard Longuet succède à François Goulard, auréolé en 2012 pour : « Être ancien ministre, c’est s’asseoir à l’arrière d’une voiture et s’apercevoir qu’elle ne démarre pas ». Mais ce Grand Prix s’accompagne de tout un palmarès. Prix Spécial du jury 2013, Jean-François Copé« A l’UMP, nous apprenons la démocratie. C’est assez nouveau ». Et Prix des internautes, Jean-Luc Romero (conseiller régional PS d’Ile-de-France) : « Un gay qui vote à droite, c’est comme une dinde qui vote pour Noël » De nouvelles catégories font leur apparition cette année, notamment deux Prix d’encouragement décernés à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé (« Il y a quand même des médicaments qui soignent ! ») et à Jean-Jacques Urvoas, président PS de la Commission des lois à l’Assemblée (« J’étais aux Baumettes. J’en suis sorti, à la différence des socialistes marseillais »). Autre innovation du cru 2013, des récompenses pour des tweets politiques : un Grand prix décerné à Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, pour « Je suis plus nombreux que jamais ». Un Prix spécial du jury à Christophe Girard, maire PS du IVe arrondissement de Paris, premier maire gay marié, pour le lapsus calami « Les bois sur verge, un projet durable ». Enfin, le jury, composé de journalistes et l’humoristes, a créé spécialement un Prix-Nocchio pour Jérôme Cahuzac pour son interrogation : « Pourquoi démissionner quand on est innocent ? ».

 

Mélenchon : »Si Mr Barroso est le carburant, Mr Hollande est le pompiste »

Mélenchon : »Si Mr Barroso est le carburant, Mr Hollande est le pompiste »

 

Jean-Luc Mélenchon, le co-président du Front de Gauche répond à la charge d’Arnaud Montebourg contre José Manuel Barroso. Le ministre français accuse le président de la Commission d’être « le carburant du Front national », pour Jean-Luc Mélenchon c’est le gouvernement « qui sème de la désespérance ».

 

Déficit : net dérapage du budget de l’Etat

Déficit : net dérapage du budget de l’Etat

Le déficit de l’État devrait dépasser les 80 milliards d’euros en fin d’année, au lieu des 61,6 milliards prévus par la loi de finance, ont calculé les députés UMP et UDI dans un rapport qui devait être rendu public mardi, révélé lundi 24 juin au soir par lefigaro.fr. Dans ce texte, qui fera l’objet d’une conférence de presse de présentation mardi matin à l’Assemblée, les députés de droite estiment en outre que les moins-values fiscales atteindront environ 15 milliards d’euros, notamment du fait de recettes de TVA « particulièrement fragiles », selon Gilles Carrez, président de la commission cité par le site internet.  Par ailleurs, les mêmes « estiment impossible que les recettes d’impôt sur le revenu progressent de 20% en 2013, comme le prétend Bercy », poursuit lefigaro.fr. « Les députés de droite s’inquiètent également de la fin du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de la stabilisation des effectifs promis par François Hollande. Car, sans suppression globale de postes, la masse salariale de l’État dérive de 1,3 milliard par an, malgré l’absence d’augmentation générale », ajoute le site. Gilles Carrez estime en outre que « le déficit public pourrait dépasser 4% du PIB en 2013, au lieu des 3% prévus à l’origine » du fait de l’absence de « mesures d’économies » prises par le gouvernement.

 

Carlos Ghosn, patron le mieux payé du Japon

Carlos Ghosn, patron  le mieux payé du Japon

Au titre de PDG de Nissan, Carlos Ghosn a touché 988 millions de yens (7,7 millions d’euros au taux de change actuel) d’émoluments au cours de l’année d’avril 2012 à mars 2013, soit plus de cinq fois plus que son homologue de Toyota. Ce montant est pour ainsi dire identique (en yens) à celui empoché l’année précédente, mais entre temps le patron de Toyota, Akio Toyoda, n’a pas rattrapé son retard, juste réduit un peu l’écart. Salaire, primes et dividendes compris, l’héritier de la famille fondatrice Toyoda a perçu 184 millions de yens, contre 136 millions un an plus tôt. Carlos  Ghosn touchait alors sept fois plus que Akio Toyoda. Dans un univers concurrentiel tel que celui de la fabrication d’automobiles, « les entreprises doivent employer et conserver des dirigeants de haut niveau », avait déclaré l’an passé Carlos Ghosn, pour justifier sa rétribution conséquente. Un bon salaire, tel est selon lui le prix à payer pour avoir les meilleurs patrons. Les sommes qu’il touche chez Nissan sont encore bien inférieures à celles de nombre d’autres PDG de sociétés étrangères, arguent ses défenseurs. Les 988 millions de yens perçus chez Nissan font probablement de Carlos Ghosn le PDG le mieux payé du Japon.

Berlusconi : 7 ans de prison

Berlusconi :  7 ans de prison

L’ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a été condamné lundi 24 juin par le tribunal de Milan à 7 ans de prison, dans le procès Rubygate. Il est accusé d’abus de pouvoir et prostitution de mineure, une décision qui pourrait peser sur la stabilité politique de la péninsule. La Cour présidée par Giulia Turri a aussi annoncé avoir décidé l’interdiction à vie d’exercer un mandat public à l’encontre de Silvio Berlusconi. Ces condamnations ne seront effectives qu’une fois que l’accusé aura exercé tous les recours (en appel, en Cassation etc) possibles. Au terme de près de sept heures de délibérations, la juge Turri a souligné que Silvio Berlusconi a été condamné pour « abus de pouvoir sous la contrainte », durcissant sensiblement la peine requise par le parquet qui avait demandé « une peine de base » de 5 ans pour abus de pouvoir et un an de plus pour prostitution de mineure. Un petit groupe d’une dizaine de manifestants a applaudi la condamnation avec des cris de joie et certains ont même entonné l’hymne italien. L’un des avocats vedettes du Cavaliere, NiccolO Ghedini, a parlé de « verdict complètement déconnecté de la réalité » tout en affirmant qu’il s’attendait à une peine de cette ampleur. Silvio Berlusconi était poursuivi pour avoir rémunéré une dizaine de prestations sexuelles de Karima El Mahroug, mineure à l’époque, qui se faisait appeler « Ruby la voleuse de coeurs » entre février et mai 2010. Il était aussi poursuivi pour avoir fait pression sur la préfecture de Milan dans la nuit du 27 au 28 mai 2010 pour faire libérer Ruby qui avait été interpellée pour un larcin. Les trois magistrates qui jugeaient Silvio Berlusconi depuis l’ouverture du procès en avril 2011 ont également décidé la transmission des actes de procédure au parquet, en lui demandant d‘enquêter sur de possibles fausses déclarations faites par certains témoins pendant le procès. Une trentaine de jeunes femmes qui fréquentaient les soirées organisées dans la villa de Silvio Berlusconi à Arcore, près de Milan, avaient défilé à la barre, contredisant leurs déclarations faites selon des enregistrements d’écoutes téléphoniques. Elles juraient avoir participé à des dîners élégants, joyeux et arrosés, mais qui n’étaient absolument pas des orgies. Après plus de deux ans de procès, l’audience consacrée à la décision sur le verdict a débuté peu après 9h30 (heure en France) notamment avec le dépôt par la défense du Cavaliere d’un ultime « mémo » contenant ses arguments. Très vite, les trois magistrates qui décideront du sort du magnat se sont enfermées en « chambre du conseil » pour délibérer. Le Corriere della Sera, le premier quotidien du pays, s’est fait l’écho d’un grand pessimisme dans le camp Berlusconi, son entourage le décrivant comme d’ »humeur noire, prêt au pire ». En cas de « condamnation totale et dure, personne ne se sent en mesure de parier sur la réaction du Cavaliere », selon le Corriere. Plusieurs médias dont le journal La Stampa ont souligné que Silvio Berlusconi percevait son soutien au gouvernement de coalition comme une protection contre les poursuites judiciaires, mais en l’absence de cette protection « son intérêt à soutenir le gouvernement disparaîtrait ». Cette thèse a été démentie par son entourage mais le ton est monté ces derniers jours à droite dans les critiques adressées au gouvernement à l’approche du verdict du Rubygate, même si les reproches formulés sont essentiellement de nature économique et sociale (exigence d’un report d’une hausse de la TVA, pressions pour supprimer définitivement une taxe foncière).

 

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