Archive mensuelle de juin 2013

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Croissance Portugal : 3 ème année de récession

 

Croissance Portugal : 3 ème année de récession

 

Le produit intérieur brut du Portugal s’est contracté de 0,4% au premier trimestre après une baisse de 1,8% lors des trois mois précédents, selon les chiffres publiés mercredi par l’Institut national de la statistique. L’économie portugaise est ainsi entrée dans une troisième année de récession mais le gouvernement mise sur un timide retour à la croissance en 2014. Par rapport aux trois premiers mois de 2012, la richesse nationale du Portugal accuse une baisse de 4,0%. Au quatrième trimestre, le recul était de 3,8% sur un an. Le gouvernement, contraint de mener une politique d’austérité en échange d’une aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, table sur une contraction de 2,3% du PIB cette année avant le retour à la croissance promis pour 2014. En 2012, l’économie portugaise s’est contractée de 3,2%.

 

La Lettonie entrera dans la zone euro en 2014

 

La Lettonie entrera dans la   zone euro en 2014

La zone euro est en crise, et les prétendants à la monnaie unique ne se bousculent plus vraiment à la porte. Pourtant, la Lettonie devrait abandonner le lat, sa monnaie nationale, et adopter l’euro à partir du 1er janvier 2014, même si 62% des Lettons sont contre, selon un sondage réalisé mi-mai par TNS. La Commission européenne a donné son feu vert à l’adhésion de l’état balte, ce mercredi 5 juin, ce qui portera à 18 le nombre d’états membres.  La Commission européenne et la Banque Centrale Européenne (BCE), ont toutes deux rendus des rapports de convergence favorables, c’est-à-dire que la Lettonie remplit les critères d’adhésion fixés par le traité de Maastricht. Désormais, c’est au Parlement européen et à l’Ecofin de rendre leurs avis. La décision devrait intervenir début juillet pour une entrée en 2014. Tous les pays membres de l’Union européenne sont obligés de rejoindre la zone euro, dès qu’ils satisfont aux critères. Seuls le Danemark et le Royaume-Uni ont négocié des exceptions pour garder leur monnaie.   Pour le restant de la zone euro, l’adhésion du petit pays de deux millions d’habitants ne devrait pas avoir de grandes conséquences. La Lettonie, elle, espère que cela va jouer sur ses échanges commerciaux et son taux de chômage, actuellement autour de 14%. Victime d’un mauvais système éducatif, les diplômés quittent le pays pour trouver un emploi chez leurs voisins. Le gouvernement estime aussi que cela évitera la spéculation sur le lat et l’instabilité financière. En dix ans, l’inflation a varié de -1,2% à 15,3%.  Le pays balte est l’un des plus pauvres de l’Union européenne, avec la Bulgarie et la Roumanie, et plus de 20% de sa population vivait sous le seuil de pauvreté en 2011. Avec la crise, la Lettonie a mis en place un programme d’austérité parmi les plus rigoristes de la zone euro. Avec succès: le déficit budgétaire a été réduit à 1,2% du PIB et la dette publique ne représente que 41% du PIB. En 2012, son PIB a progressé de 5,6% en 2012, après une contraction de près de 20% en 2009.

Guerre économique entre la Chine et l’Europe contre l’avis de l’Allemagne

 

Guerre économique entre la Chine et l’Europe contre l’avis de l’Allemagne

Les exportations de vins et spiritueux du Vieux continent vers l’Empire du milieu représentent plus d’un milliard d’euros, et la France pourrait être une des premières victimes en cas de guerre commerciale. Comment en est-on arrivé là et que risque l’Europe?  A cause du prix des panneaux photovoltaïques. Bruxelles accuse Pékin d’exercer une concurrence déloyale en subventionnant ses entreprises dans le secteur du solaire, afin de vendre ses panneaux à des prix imbattables. La Commission européenne a diligenté une enquête sur ces pratiques de « dumping », après la plainte de Solar World, une entreprise allemande, à l’été 2012. Le contentieux est de taille: l’UE veut se mettre au vert et représente le premier marché mondial pour le solaire. Mais au lieu de produire eux-mêmes leurs panneaux solaires, les Européens les importent depuis la Chine. Pékin écoule ainsi 80% de sa production en Europe. Résultat, l’industrie photovoltaïque européenne est à la peine: 25.000 emplois seraient menacés au sein de l’UE, selon Bruxelles.  La Commission européenne a décidé de taxer temporairement les panneaux solaires chinois qui entrent dans l’UE. Jeudi 6 juin, des droits de douanes de 11,8% entrent en vigueur. Pékin dispose de deux mois pour revoir le prix de ses panneaux à la hausse. Si la Chine ignore cet avertissement, la taxe passera à 47% dès le 6 août prochain. Cité par Le Figaro, le commissaire européen au commerce, Karel de Gucht, a annoncé la couleur: « l’offre est à prendre ou à laisser, elle ne se répétera pas. »  Par peur d’une guerre commerciale. Depuis le début de ce bras de fer, Angela Merkel soutient une négociation sans sanction. La chancelière défend d’abord ses intérêts nationaux: l’Allemagne est le premier partenaire commercial de la Chine. L’Empire du milieu représente un énorme marché d’exportation que les entrepreneurs d’outre-Rhin ne veulent pas perdre. Lors de sa dernière visite, le Premier ministre chinois Li Keqiang a d’ailleurs promis un accès privilégié au marché chinois pour les entreprises allemandes.

Pôle emploi: « peu efficace » ; un euphémisme pour un organisme qui ne sert strictement à rien.

 

Pôle emploi: « peu efficace » ; un euphémisme pour un organisme qui ne sert strictement à rien.

Pôle emploi ne sert à rien : une évidence pour les chômeurs, une découverte pour les parlementaires. « Trop peu efficace », l’accompagnement des chômeurs « doit être repensé » et « simplifié », estime un rapport parlementaire présenté mercredi, qui encourage Pôle emploi à intensifier une « réorganisation en profondeur » du travail des agents et veut faire de la région le « chef de file de l’insertion professionnelle ».  Le niveau record d’inscrits à Pôle (3,26 millions en métropole) impose de « faire cette simplification dont on parle depuis longtemps », a souligné devant la presse la députée PS Monique Iborra, rapporteure de la mission d’information sur Pôle emploi et le service public de l’emploi.  La députée a appelé tous les acteurs (Pôle emploi, missions locales, collectivités…) « à un véritable changement d’état d’esprit », « plus opérationnel et moins administratif ».  A Pôle emploi, en première ligne, ce changement est « possible », estime Mme Iborra. Mais une « augmentation des moyens ne saurait suffire », une « réorganisation en profondeur » est nécessaire.  Constituée de 14 parlementaires de tous bords et présidée par Dominique Dord (UMP), la mission a auditionné entre mi-décembre et mai plus d’une centaine de personnes et mené des visites dans 5 régions.  Au final, elle formule 39 propositions, dont plus d’une trentaine concernent Pôle emploi, né fin 2008 sur du regroupement de l’ANPE et des Assédic.  Cette fusion a laissé « des traces » qui « nuisent encore aujourd’hui à la qualité du service rendu au demandeur d’emploi ». Ce dernier doit « revenir au premier plan », insiste la mission.  Pour commencer, tout chômeur doit ressortir de son rendez-vous d’inscription avec une « estimation du montant de son indemnisation », exige la mission.  Regrettant que les demandeurs d’emploi « perdent plusieurs mois avant que leur suivi ne débute », elle souhaite que Pôle emploi réduise ce délai à « moins de quatre mois » après l’inscription.  Comme le médiateur de Pôle emploi, les élus réclament la fin des radiations automatiques en cas d’absence à convocation, au profit d’une « gradation » des sanctions, voire un « sursis ». Les chômeurs devraient être représentés au Conseil d’administration, souhaitent-ils également.  Sur le fond, Pôle emploi doit travailler dans « une logique plus personnalisée », « moins administrative », et développer des « équipes spécialisées », notamment pour collecter les offres d’emploi, explique Mme Iborra.  Le nouveau suivi des chômeurs lancé début 2013, différencié selon leurs profils, va « dans le bon sens », « Pôle emploi est en évolution », a-t-elle ajouté en se félicitant aussi de la « liberté plus grande laissée aux conseillers ».  La mission préconise en outre la présence de travailleurs sociaux du département dans les agences et l’envoi de correspondants de Pôle emploi dans les conseils généraux. Moyen d’aboutir à « une prise en charge globale, professionnelle et sociale » des chômeurs cumulant souvent les difficultés (financières, logement, etc).  Mais au-delà, « il faut simplifier le paysage ». Confronté à un « maquis d’institutions et d’instruments », de « sous-traitances en cascade », le chômeur est trop souvent « ballotté », constate la mission. Pour un résultat médiocre: les dispositifs tendant « parfois à se justifier en eux-mêmes, le retour à l’emploi passant au second plan ».  Pour simplifier, les députés proposent donc de faire de la région le « chef de file » d’un « service public d’insertion pour l’emploi ».  A côté de Pôle emploi, le service unifié serait chargé d’ »un accompagnement plus large », englobant la formation, l’orientation et l’apprentissage.  Concrètement, la mission recommande d’unifier missions locales, plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE) et écoles de la deuxième chance. Seules les associations et entreprises d’insertion, et Cap emploi, partenaire de Pôle emploi pour les chômeurs handicapés, pourraient rester « à part ».  Les maisons de l’emploi créées en 2005 doivent, elles, « évoluer » pour devenir des « agences économiques », estime le rapport, qui ne va pas jusqu’à réclamer leur suppression.  Enfin, la mission demande aussi aux partenaires sociaux d’ »impérativement » viser « la simplification des règles d’indemnisation du chômage », lors de la négociation prévue à l’automne, « tant cette complexité pèse sur le fonctionnement de Pôle emploi et sur le service rendu aux chômeurs ».

 

Chine : l’Allemagne pense à ses intérêts pas à ceux de l’Europe

 

Chine : l’Allemagne pense à ses intérêts pas à ceux de l’Europe

A peine hypocrite : « L’Allemagne a toujours clairement dit que nous, le gouvernement, privilégions le dialogue et non la confrontation », a déclaré sur la chaîne de télévision allemande ARD le ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler, qualifiant la mesure provisoire de Bruxelles de « grave erreur ».  L’objectif devrait être d’ »empêcher dans tous les cas une guerre commerciale, qui s’étendrait à bien davantage de secteurs que le seul secteur du photovoltaïque », a-t-il ajouté.  Le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a réaffirmé que l’Allemagne était sur la même longueur d’onde que le gouvernement chinois et qu’elle « aspirait à une solution à l’amiable », au cours d’un point presse régulier.  En recevant à Berlin fin mai le Premier ministre chinois Li Keqiang, la chancelière Angela Merkel avait en effet déclaré vouloir « tout (faire), pour trouver une solution par la discussion ».   »Ce n’est ni l’intérêt de l’Europe, ni celui de l’Allemagne, ni de la Chine de tendre vers un tassement des échanges commerciaux », a ajouté M. Seibert, appelant à ce que les mois à venir soient utilisés par la Commission pour nouer « un dialogue étroit avec la Chine à la recherche d’une solution amiable » et éviter d’inscrire ces taxes dans la durée.  « Les opposants à des taxes douanières ont eu deux années pour trouver une solution au problème », a réagi le vice-président du groupe parlementaire d’opposition social-démocrate, Ulrich Kelber, sur le site internet du quotidien économique Handelsblatt.  Le responsable SPD se réjouit au contraire de la décision de Bruxelles, estimant qu’ »elle devait réagir » au « dumping » de la Chine. L’Allemagne compte quelque 10.000 entreprises dans le secteur solaire, employant au total 120.000 personnes. Mais parmi celles-ci, seules 350 sont des producteurs de panneaux, les autres étant plutôt des revendeurs ou des installateurs qui profitent des panneaux chinois bon marché.

Affaire Bettencourt :Sarkosiy débouté, l’instruction reste à Bordeaux

 

Affaire Bettencourt :Sarkosiy débouté,  l’instruction reste à Bordeaux

La Cour de cassation a décidé mercredi la poursuite de l’instruction dans l’affaire Bettencourt, rejetant la demande de suspension réclamée par sept personnes mises en examen dans le dossier, dont Nicolas Sarkozy et l’ex-ministre Eric Woerth, a déclaré l’avocat Patrice Spinosi, qui parle en leur nom. La majorité des mis en examen demandaient l’arrêt des investigations dans l’attente de l’examen le 18 juin de leur requête en suspicion légitime contre les trois juges bordelais et de leur demande de dépaysement du dossier.  Cette contre-attaque de la défense est intervenue après des révélations selon lequelles Sophie Gromb, l’un des médecins qui avait procédé à l’expertise de l’héritière de l’Oréal, était témoin au mariage du juge Jean-Michel Gentil. Le parquet général a estimé lors de l’audience que les faits dénoncés par la défense ne constituaient pas un scandale tel qu’ils justifient l’interruption de l’instruction. Sophie Gromb est l’un des cinq experts ayant rédigé l’expertise de mai 2011 concluant à l’état de faiblesse de Liliane Bettencourt depuis septembre 2006.  La requête en suspicion légitime a été déposée à la demande de Nicolas Sarkozy, d’Eric Woerth, du photographe Francois-Marie Banier, de l’homme d’affaires Stéphane Courbit et de Patrice de Maistre, le gérant de fortune de Liliane Bettencourt, notamment.

INSEE : record chômage à 10,4 % au premier trimestre

 

INSEE : record chômage à 10,4 % au premier trimestre

L’INSEE confirme le chômage annoncé par Pôle emploi. Notons qu’il faut deux organismes pour l’emploi : un pour compter les chômeurs, l’autre pour faire le pourcentage par rapport à la population active ; manque plus qu’une agence nationale d’informations sur le nombre de chômeurs ! Le taux de chômage a donc bondi à 10,4% au premier trimestre 2013, soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédant, atteignant un niveau inégalé depuis 1998, a annoncé jeudi l’Insee. Le chômage, en hausse depuis mi-2011, atteint 10,8% (+0,3 point) avec les Dom. L’Institut national de la statistique et des études économiques a par ailleurs revu à la baisse son estimation pour le quatrième trimestre 2012 à 10,1 % (-0,1 point) en métropole, et 10,5% avec les Dom (-0,1 point également).

 

Spanghero : encore un délai de deux semaines

 

Spanghero : encore un délai de deux semaines

Les candidats à la reprise de Spanghero, l’entreprise de Castelnaudary (Aude) au cœur du scandale de la viande de cheval, ont obtenu un délai supplémentaire de deux semaines pour améliorer leur offre, a indiqué un élu FO à l’issue d’un nouveau comité d’entreprise mercredi. A l’issue de ce CE, les salariés exigent pour leur part de nouvelles propositions de leur propriétaire, la coopérative basque Lur Berri, pour accompagner le licenciement des employés qui ne seraient pas repris, a dit Jean Aparicio. Ils jugent les propositions actuelles de Lur Berri inaccceptables, a-t-il dit.

Le fonds d’urgence européen (MES) limité à 70 milliards pour la recapitalisation des banques

Le fonds d’urgence européen (MES) limité à 70 milliards pour la recapitalisation des banques

 

Le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d’urgence de la zone euro, devrait fixer à entre 50 et 70 milliards d’euros la limite du montant qu’il peut utiliser pour recapitaliser directement les banques, lit-on dans un document de la zone euro. En juin 2012, les dirigeants de la zone euro avaient décidé que le MES, qui dispose d’une capacité de prêt de 500 milliards d’euros, aurait la possibilité de recapitaliser directement des banques dans le cas où un Etat s’avère incapable de lever seul les fonds nécessaires. L’objectif de ce dispositif est d’éviter que le sauvetage de banques en difficulté ne se traduise par un endettement insupportable pour les pays concernés. « Avec à l’esprit la nécessaire préservation de crédibilité élevée du MES ainsi que le maintien de sa capacité de prêt à d’autres fins, le conseil des gouverneurs (du MES) a décidé (…) de limiter la somme (…) pour la recapitalisation directe d’institutions (financières) à entre 50 et 70 milliards d’euros », lit-on dans le document Les règles précises régissant les recapitalisations des banques, les conditions afférentes et les banques susceptibles d’être concernées par un tel mécanisme doivent être définies lors d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue dans le courant du mois.

 

Tabac: hausse des prix et écroulement des ventes à prévoir

Tabac:  hausse des prix et écroulement des ventes à prévoir

 

Deux nouvelles hausses du tabac, la crise, le développement du marché parallèle (au moins 20%), la cigarette électronique, quatre raisons pour faire écrouler les ventes d’ici la fin de l’année.  Le prix du tabac devrait encore grimper dans les prochains mois. Selon une information du Figaro confirmée par Europe 1, le prix du paquet devrait augmenter de 20 centimes au 1er juillet et à nouveau de 20 centimes en octobre. L’augmentation sera plus forte pour le tabac à rouler. « Les représentants des cigarettiers ont été réunis à Bercy mardi à 18 heures », rapporte Le Figaro. « Leur autorité de tutelle leur a demandé d’envisager une hausse de 20 centimes du paquet de cigarettes au 1er juillet, suivie d’une augmentation du même montant début octobre. » Cette décision est le résultat d’ »un bras de fer politique » entre le ministère de la Santé, désireux de faire baisser la consommation de tabac, et celui des Finances, qui cherche à préserver les rentrées fiscales liées à la vente de tabac. Cette hausse s’ajoute à celle du 1er octobre 2012, lorsque tous les produits du tabac avaient déjà augmenté d’au moins 6,5%, soit au moins 30 centimes. De plus, une nouvelle hausse des prix est attendue avec l’entrée en vigueur des nouveaux taux de TVA le 1er janvier 2014 : la TVA sur le tabac sera ainsi portée de 19,6% à 20%. Et ces augmentations à répétition devraient mécontenter beaucoup de monde, à commencer par les buralistes, qui connaissent depuis quelques mois une forte baisse de leurs ventes et qui craignent désormais de mettre la clé sous la porte. « En 15 mois le prix du tabac aura augmenté quatre fois. On ne comprend pas cette acharnement », a réagi sur Europe1 Pascal Montredon, le président de la Confédération des buralistes. « On sait très bien que ça ne marche plus d’augmenter le prix du tabac pour faire diminuer la consommation. Le marché parallèle augmente. Et nous ne sommes pas des multinationales. C’est une véritable drame du point de vie économique et personnel. Quand on est chef d’une petite entreprise et dit à son collaborateur : ‘on ne peut pas te garder’, cela ne fait plaisir ni à lui ni à nous », renchérit-il. Les militants anti-tabac ne devraient pas non plus y trouver leur compte, eux qui soutiennent une hausse bien plus rude. « Pour être efficaces, les hausses doivent être dissuasives et répétées, d’au moins 10% tous les deux ans », estime ainsi le professeur Gérard Dubois, président d’honneur de l’Alliance contre le tabac. « Le ministère de la Santé gagne tout de même une mini-victoire. C’est toujours mieux que rien », reconnaît-il toutefois au micro d’Europe1.

 

Aide à la Grèce : le FMI s’est planté !

Aide à la Grèce : le FMI s’est planté !

Le FMI a reconnu mercredi que le premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010 s’était soldé par des « échecs notables » en raison de projections de croissance trop optimistes et des désaccords avec ses partenaires européens au sein de la troïka des créanciers (UE, BCE, FMI). « Il y a eu des échecs notables. La confiance des marchés n’a pas été rétablie (…) et l’économie a été confrontée à une récession bien plus forte que prévu », a indiqué le Fonds monétaire international (FMI), rappelant que la Grèce a dû être massivement renflouée une seconde fois au printemps 2012.

Guerre commerciale Europe Chine ; Hollande veut une réunion des 27

Guerre commerciale Europe Chine ; Hollande veut une réunion des 27

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Alors que Pékin annoncé dans la matinée, le lancement d’une enquête antidumping sur les vins européens, François Hollande a demandé, pendant le Conseil des ministres du mercredi 05 juin, une « réunion » des vingt-sept pour dégager « une solidarité de point de vue » sur les négociations commerciales avec la Chine, a annoncé la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem. L’entourage de Najat Vallaud-Belkacem a précisé, en fin d’après-midi, que « cette question serait abordée, à la demande de la France, à l’occasion d’une réunion du Conseil affaires étrangères (commerce) le 14 juin ». Pékin a répliqué mercredi aux taxes imposées par Bruxelles sur le solaire chinois en lançant une enquête antidumping sur les vins importés de l’Union européenne et en agitant le spectre d’une guerre commerciale entre la Chine et le Vieux continent. Notant que les institutions européennes avaient réorienté leur politique de négociation autour d’ »un principe de réciprocité », la porte-parole du gouvernement a souligné que cela supposait « une certaine conception de la justice dans nos échanges commerciaux ».   »Notre cadre d’échanges aujourd’hui n’est pas équilibré », a-t-elle déploré, estimant que cela « implique à l’évidence que nous soyons plus exigeants » ce qui « à 27 est évidemment une force ». « Une cohésion entre les pays européens sur ces sujets de négociation commerciale » est nécessaire, a-t-elle insisté, François Hollande ayant, selon elle, relevé lors du Conseil « que d’autres sujets vont arriver bientôt comme l’accord de libre échange commercial avec les États-Unis, sur lesquels il faudra, là encore, que les 27 puissent parler d’une seule voix ».

 

Sondage : 6 français sur 10 prêts à changer de banque si on garde son numéro de compte

Sondage : 6 français sur 10 prêts à changer de banque si on garde son numéro de compte

 

Aujourd’hui, 40% des Français rencontrent des problèmes quand ils changent de compte (chèque affecté sur l’ancien compte, prélèvement pas effectué…). Avec la possibilité de changer de banque, sans changer de numéro, le transfert serait automatique. Le client n’aurait plus à prévenir son employeur, son opérateur de téléphone, d’électricité ou de gaz, en envoyant un nouveau RIB pour que les prélèvements et les virements soient bien effectués sur le nouveau compte.  Si la loi passe l’an prochain, ce serait autant de paperasse en moins qui freine aujourd’hui le consommateur à passer le cap. De plus, le client pourrait faire jouer la concurrence. Il pourrait comparer les prix, avec une baisse des tarifs à la clé : en moyenne, une économie comprise entre 80 et 150 euros par an. En gardant son numéro de compte, quelle que soit la banque, on changerait davantage d’établissement bancaire. Vous ne vous entendez plus avec votre banquier ? Vous le quittez. Aujourd’hui, six Français sur dix avouent qu’ils changeraient de banque, s’il n’y avait pas à côté toute cette lourdeur. La France est le pays d’Europe où le taux de mobilité bancaire est le plus bas : 7,5% en prenant en compte les changements de caisse régionale appartenant au même réseau, contre 9% en Europe.  Changer de banque, combien ça coûte ? En principe, une banque n’a pas le droit de vous facturer des frais de clôture. Mais en revanche, elle peut vous faire payer 15 euros la ligne de compte, pour transférer un PEA. Dans ces cas-là, n’hésitez pas à négocier avec la nouvelle banque la prise en charge des frais de transfert.

 

Inversion du chômage : une supercherie

Inversion du chômage : une supercherie

 

Hollande ment évidemment car l’inversion du chômage est une supercherie contestée par tous les experts ;( supercherie du même type que » l’ennemi c’est la finance ») ; le chômage augmentera en 2013 et en 2014. Ayrault plus prudent (et plus naïf) a d’ailleurs déclaré inversion… si la croissance reprend (un an pour découvrir cette évidence).  Aucun des économistes interrogés cette semaine par Reuters ne pense que l’objectif de François Hollande d’inverser la courbe du chômage fin 2013 se réalisera, et quasiment tous prévoient que le chômage continuera à augmenter l’an prochain. Ces résultats sont cohérents avec les prévisions du FMI, de la Commission européenne et de l’OCDE. L’Unedic, qui gère l’assurance chômage, estime quant à elle qu’une stabilisation du nombre de chômeurs est possible fin 2013, avant une nouvelle hausse en 2014. À la question de savoir si le gouvernement atteindra son objectif d’inverser la courbe du chômage fin 2013, douze économistes répondent « non » et un treizième ne se prononce pas. Quand on leur demande quand le taux de chômage trimestriel baissera pour la première fois, les réponses vont du premier trimestre 2014 à l’année 2015, avec en moyenne une première baisse attendue aux alentours du troisième trimestre 2014. Au gouvernement, on assure que l’objectif présidentiel n’est pas hors d’atteinte. « Ce n’est pas un objectif facile, ni certain, mais c’est encore possible », explique-t-on au ministère de l’Economie. Après un nombre record de demandeurs d’emploi en avril, l’Insee doit publier ce jeudi le taux de chômage du premier trimestre. Il était de 10,2% au quatrième trimestre 2012 en métropole et de 10,6% avec les départements d’Outre-mer. En moyenne, les économistes voient le chômage toucher 11,2% de la population active française en 2013 et 11,5% en 2014, leurs prévisions allant de 10,7% à 11,5% pour cette année et de 10,8% à 11,7% pour l’an prochain. « Je crois que la situation va rester extrêmement difficile », explique Julien Manceaux, économiste chez ING. « Pour que la courbe du chômage baisse, il faut que la France soit prête à bénéficier de la reprise mondiale mais cela semble difficile dans la mesure où les pays du sud de l’Europe, contrairement à la France, font énormément d’efforts pour rattraper leur compétitivité », ajoute-t-il. Dans le détail, les économistes estiment en moyenne que le taux de chômage atteindra 10,9% au premier trimestre 2013, 11,2% au deuxième, 11,4% au troisième et 11,5% au quatrième. La situation est moins tranchée pour l’an prochain, avec un taux attendu en moyenne à 11,4% au premier trimestre, 11,4% au second, 11,5% au troisième et 11,4% au quatrième. Un seul économiste voit le taux de chômage annuel baisser en 2014 par rapport à 2013, dix autres attendant une hausse et un autre une stabilisation.

 

Agression mortelle d’un militant : le prix de la radicalisation de la société

 

Agression mortelle d’un militant : le prix de la radicalisation de la société

 

Face à l’incurie des pouvoirs en place, la révolte gronde et prend des formes violentes (suicides, manifestations dures et hier la mort d’un militant). C’est le résultat de la coupure sociologique entre les dirigeants et les citoyens. Une cassure exploitée et analysée de manière contradictoire par les extrêmes qui, d’une certaine manière manipulent aussi certains faibles d’esprit avec des analyses et des propositions irresponsables mêlant le vrai au faux, le pertinent à l’ânerie. En fait le climat de haine est aussi entretenu par le sentiment du vide politique à gauche comme à droite, lequel prépare un boulevard à Marine Lepen. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a souhaité jeudi l’interpellation « dans les meilleurs délais » des agresseurs d’un militant d’extrême-gauche, dont l’état est décrit comme désespéré. Le jeune homme, âgé de 19 ans, a été attaqué par des skinheads mercredi près de la gare Saint-Lazare, à Paris. « Une altercation a opposé (…) deux groupes de personnes, très probablement pour des raisons d’ordre politique. Au cours de cet affrontement, un militant d’extrême-gauche a été très violemment frappé par plusieurs skinheads », écrit le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. « Le ministre de l’Intérieur réaffirme sa totale détermination à éradiquer cette violence qui porte la marque de l’extrême-droite et met gravement en danger notre pacte républicain », poursuit le texte.

Sondage BVA-BFM: 71% pessimistes sur l’avenir économique

Sondage  BVA-BFM: 71% pessimistes

Certes, le pessimisme est toujours bien présent en France, avec 71% des personnes interrogées se déclarant « plutôt moins confiantes » dans l’avenir de la situation économique. Mais ces chats noirs sont moins nombreux qu’au mois précédent, tandis que le nombre d’optimistes augmente un peu. Sans surprise, les sympathisants de gauche sont les plus optimistes, à 53%, tandis que, seuls 4% des sensibilités de droite ont confiance dans l’avenir économique de la France.  Parmi les mesures jugées les plus efficaces pour l’emploi, les Français plaident pour un allègement des charges patronales sur les salaires, à 54%, et un « Small Business Act » pour favoriser les PME, à 52%. Cette dernière mesure est évoquée par les sympathisants de gauche, tandis que ceux de droite plébiscitent plutôt la baisse des charges patronales sur les salaires. Globalement, les personnes interrogées rejettent des réformes sociales à la Schröder, pourtant louées par François Hollande voici quelques jours, et une réforme du contrat de travail. Seul 7% des sondés sont en faveur de la baisse du Smic. En résumé, les Français préfèreraient des mesures favorisant les entreprises à celles pénalisant les salariés.  Une personne sur trois estime que François Hollande a une attitude plus favorable à l’encontre des entreprises ces derniers temps. Les classes supérieures « CSP+ » et les inactifs sont les plus convaincus de cela, tandis que la catégorie « CSP- », ouvriers et employés, adhèrent moins aux propos du Président. Mais un peu plus de la moitié des Français ne voit toujours pas de changement. Encore une fois, sans surprise, les sympathisants de gauche sont les plus convaincus, à 50%. A droite, en revanche, la cote du Président a baissé de 10 points concernant son attitude vis-à-vis des entreprises.  Près de sept sondés sur dix étaient favorables au versement des allocations familiales sous condition de ressources, une mesure que le gouvernement a pourtant rejeté dans sa réforme de la politique familiale au profit du plafonnement du quotient familial. Dans le détail, 85% des sympathisants de gauche étaient favorables à la mesure, contre seulement 52% à droite. Mais plus surprenant, plus de deux tiers des ménages aisés, pourtant les plus concernés par cette réforme, y étaient favorables.

BCE : encore une réunion pour pas grand-chose

 

BCE : encore une réunion pour pas grand-chose

 

Toujours tétanisée par la récession, la BCE ne devrait pas changer grand chose ; en fait on veut faire croire à une reprise d’ici la fin de l’année pour justifier l’immobilisme. Le grand rendez-vous européen des marchés se tiendra une nouvelle fois du côté de Francfort, ce jeudi 6 juin. La Banque centrale européenne (BCE) va, en effet, se réunir à l’occasion de sa conférence mensuelle de politique monétaire. Concrètement, l’institution européenne présidée par Mario Draghi, ne devrait pas toucher cette fois à ses taux directeurs. Lors de la dernière réunion, en mai, elle avait abaissé son taux de refinancement de 0,75% à 0,50% dans le but de donner un coup de pouce à l’économie de la zone euro, actuellement en berne. Dans leur grande majorité, les économistes ne s’attendent pas à nouveau coup de rabot de la part de la BCE, du moins pour cette conférence. Pour les suivantes, « si l’économie ne s’améliore pas et si l’inflation reste basse trop longtemps(…) une autre baisse de 0,25% du taux de refinancement pourrait être le premier de la BCE », explique ainsi Frédérik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole CIB.  Or, justement, la BCE va, ce jeudi, mettre à jour ses prévisions de croissance et d’inflation pour la zone euro, ses dernières publications datant de mars dernier . Sur ce sujet, les économistes s’attendent à un abaissement de la part de l’institution, la Commission européenne, par exemple, l’ayant déjà fait le 3 mai dernier, en tablant sur -0,4% de croissance pour l’union monétaire, contre -0,3% auparavant. La véritable question, pour les marchés, va être de savoir si la BCE commence à douter de la reprise économique, car les indicateurs sont mauvais. Pour Jennifer McKeown, économiste chez Capital Economics, les récents indices PMI ainsi que la faiblesse de la croissance en zone euro (confirmée à -0,2% pour le premier trimestre, mercredi 5 juin) « ébranle les espoirs de la BCE quant à une reprise de l’économie vers le milieu de l’année ». Jusqu’ici, Mario Draghi a plusieurs fois répété que la reprise en zone euro surviendrait au second semestre 2013. Lors d’une conférence de presse à Shanghaï, lundi 3 juin, il a donné plus de précision: « la situation économique reste difficile dans la zone euro, mais il y a quelques signes d’une possible stabilisation, et notre scénario de base continue à prévoir une reprise très progressive à partir de la fin de l’année ».  Autrement dit, il va encore falloir prendre son mal en patience. Or, de cette lente reprise dépend l’avenir de la croissance française. Le 15 mai dernier, Pierre Moscovici estimait ainsi que la récession de l’économie hexagonale était « largement due à l’environnement de la zone euro ».  Deux jours plus tard il déclarait que la croissance « reviendra dans le courant du deuxième semestre 2013″, calquant ses propos sur ceux de Mario Draghi. Sauf qu’entre-temps ce dernier s’est montré un brin plus pessimiste…

 

Statut auto-entrepreneurs : la lutte continue

Statut auto-entrepreneurs : la lutte continue

Le gouvernement paralysé par le chômage agit au moins pour détruire des emplois, notamment ceux des auto-entrepreneurs. Ces derneirs Ils feront tout pour empêcher une limitation de leur régime. C’est ce qu’ont annoncé les « poussins », ces auto-entrepreneurs que l’annonce d’une réforme de leur statut par le gouvernement rend furieux. Réunis à la veille d’une rencontre avec Sylvia Pinel, la ministre déléguée à l’Artisanat, ils ont montré leur détermination. Ils dénoncent en particulier la limitation dans le temps du régime, entre deux et cinq ans, évoquée par la ministre en charge du dossier comme piste de réforme. Une façon de lutter contre les abus que permettrait, selon elle, ce statut, et qui pourrait favoriser une distorsion de la concurrence. En cas d’adoption, les organisations de défense des auto-entrepreneurs préviennent que leur mouvement « continuera, se structurera et s’amplifiera ».   »Les décisions qui sont en voie d’être prises sont des erreurs graves », martèle le coordonnateur du mouvement Aurélien Sallé, également vice-président de l’Union des auto-entrepreneurs (UAE). Une rencontre est prévue jeudi entre Sylvia Pinel et les représentants des auto-entrepreneurs, ainsi que les organisations d’artisans. Elle tentera de calmer la fronde des « poussins », auto-désigné ainsi en référence aux « pigeons ». Comme ces entrepreneurs qui se prononçaient contre une modification de la taxation des plus-values mobilières, le mouvement des « poussins » est né sur les réseaux sociaux puis est parvenus à se faire entendre des médias, et enfin du gouvernement. Ils espèrent bien faire reculer les pouvoirs publics, comme y sont parvenus à l’automne dernier les patrons de start-up.

 

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