Archive mensuelle de juin 2013

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Hollande : « la politique au Japon est bonne » ; oui mais pas celle de la France !

Hollande : « la politique au Japon est bonne » ; oui mais pas celle de la France   !

 

En Allemagne, Hollande félicite la politique d’austérité, au Japon la politique monétaire très accommandante ; en France il ne fait rien mais c’est l faute à l’Europe. En visite d’Etat au Japon, le président français a salué les « Abenomics », train de mesures lancées par le Premier ministre nippon pour relancer le pays notamment fondé sur une baisse du yen, au risque de relancer une « guerre des monnaies ». « Le fait qu’un pays décide, comme le Japon, d’en terminer avec la déflation est une bonne nouvelle pour l’Europe (…) Je souhaite que la politique du Japon réussisse », a dit le président français lors d’une conférence de presse avec le chef du gouvernement japonais. A la question de savoir si cette politique était transposable dans une Europe en crise, et notamment dans une France en récession, François Hollande a évoqué des « situations différentes ». « La France est dans la zone euro, solidaire de ses partenaires, agissant avec eux (alors que) le Japon peut décider de sa politique monétaire souverainement », a-t-il rappelé. « Les règles en matière de budget ne sont pas non plus les mêmes », a-t-il poursuivi. « Il n’y a pas, que je sache, une commission asiatique », équivalent de la Commission européenne, qui supervise les politiques menées dans les pays de la région. « Chacun dans son contexte doit faire la meilleure politique économique », a dit François Hollande, pour qui « la confiance » reste la clé d’une relance de l’économie mondiale. A l’occasion de la visite d’Etat de François Hollande à Tokyo, France et Japon ont signé un « partenariat d’exception pour promouvoir la sécurité, la croissance, l’innovation et la culture ».

 

France Télévisions Rémy Pflimlin : veut augmenter la redevance ! Une idée originale !

France Télévisions Rémy Pflimlin : veut augmenter la redevance ! Une idée originale !

En France, on ne manque pas d’idées quand les dépenses sont trop importantes (comme à France télévisios, 11 000 salarié ! Pour quoi faire ?), on taxe davantage. C’est l’idée géniale du président de la télé publique. Le groupe France Télévisions traverse une grave crise budgétaire depuis plusieurs mois et risque de pâtir de la récente annonce par l’Etat de la baisse de sa dotation.  Pour tenter de remédier à cette situation, son président, Rémy Pflimlin, a évoqué au micro de RTL les deux pistes principales envisagées : modifier la redevance ou instaurer un retour de la publicité après 20h.  Nous sommes dans un contexte, où ces objectifs (fixés par Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, ndlr) nécessitent des moyens. Il nous faut une dynamique de recettes », a expliqué Rémy Pflimlin. Pour faire face au déficit de son groupe, le président de France Télévisions propose : soit « un peu de publicité », soit une modification de « la redevance ». S’il plaide pour un retour de la publicité après 20h, cette option n’est « pas évidente » selon les mots d’Aurélie Filippetti dans une interview donnée récemment au Parisien. La redevance devient donc l’unique recours pour augmenter le budget du groupe de télévision public.  « La redevance est obsolète, a ainsi déclaré Rémy Pflimlin. Il faut modifier, élargir l’assiette de calcul de celle-ci », précise-t-il. Avec dans le viseurs : les nouveaux modes de consommation de l’information que sont les smartphones et les tablettes. « 6 à 8 écrans permettent de regarder la télévision » par foyer a-t-il estimé.  Une autre solution pourrait permettre au groupe public de réaliser des économies : « dégraisser le mammouth » qu’est France Télévisions et ses 11.000 salariés.  « Je viens de signer un nouvel accord d’entreprise qui rénove la convention collective et nous permet de mesurer un progrès considérable », a déclaré Rémy Pflimlin. Ce dernier refuse de parler de dégraissage », préférant employer le terme « rationalisation ». « J’ai proposé une stratégie et elle a été accepté, se réjouit-il, par l’ensemble des syndicats. C’est un point essentiel ». Le PDG de France Télévisions a rappelé que « lorsque vous faites des économies, c’est sur tous les postes y compris sur les programmes ». Concernant l’arrêt de Taratata, présenté par Nagui, Rémy Pflimlin estime que c’est une émission qui « peut s’arrêter », compte tenu de « son coût » et « du public qu’elle drainait ».  Et d’insister : « On arrête des missions pour en créer des nouvelles ». La grille des programmes de la rentrée 2013 sera présentée au mois de juillet prochain.

 

Exil fiscal :seuls 86 cas sur les 3.000 de la liste Woerth inquiétés

Exil fiscal :seuls  86 cas sur les 3.000 de la liste Woerth inquiétés

C’était en août 2009. Le gouvernement d’alors, celui de François Fillon, possédait une liste d’exilés fiscaux, que le fisc s’était procurée par l’intermédiaire de l’ancien procureur de Nice, Eric de Montgolfier. Sur les 3.000 personnes, seuls 86 contribuables sont inquiétés par la justice, rapporte Challenges, qui donne le nom de ces exilés fiscaux présumés.  L’article en question évoque d’abord Arlette Ricci, petite fille de la couturière Nina Ricci. Elle a été mise en examen, selon Challenges : la justice avait réclamé 5 millions d’euros, ce qui correspondait à des impôts éludés. La caution a été annulée par la cour d’appel mais la justice procède à une vérification fiscale sur trois immeubles parisiens.  L’avocat Jean-Claude Guidicelli, qui défend Ziad Takieddine, subit, lui aussi, un contrôle fiscal. « Je subis un contrôle fiscal depuis trois ans, ils ont vu tout mon patrimoine, je ne possède rien à l’étranger », s’est-il défendu. Lucien Harfi, 67 ans, fondateur d’Asiatex, une PME textile de Villeurbanne (10 millions d’euros de chiffre d’affaires), a été mis en examen par le juge lyonnais Guy Sens. Ils se voit aujourd’hui réclamer 1,5 million d’euros par les impôts. « Je ne suis pas concerné, je suis résident suisse », se défend celui qui avait voulu racheter les magasins Tati en 2004, cité par Challenge. Simon Benharrous, 69 ans, créateur de la marque de vêtements pour enfants Du Pareil au Même, fait également l’objet d’une enquête préliminaire. Le conseiller financier et consultant en stratégie d’entreprise, aujourd’hui à la retraite, Hugues Ragaut a également des soucis à se faire. Il a été mis en examen en avril 2012. Selon lui, le listing a été falsifié. Alain Zaquin, ancien dirigeant de la filiale française d’EIM, un fonds d’investissement, basé à Nyon, en Suisse, créé par le millionnaire français Arpad Busson, fait également parti de cette liste : il est visé par une enquête préliminaire.  Pierre Achach, investisseur dans le secteur des matières premières en Afrique, est sous le coup d’une information judiciaire. Ce dernier travaille pour Surestream Petroleum, une compagnie pétrolière anglaise créée par l’ex-premier ministre et actuel président de l’assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Niasse.Gilbert Benmoussa, à la tête de sociétés de location de biens immobiliers, a été mis en examen en avril 2012 pour fraude fiscale, escroquerie en bande organisée, abus de biens sociaux, faux et usage de faux. La justice l’accuse d’avoir ouvert quatre comptes HSBC en Suisse via une société au Panama et d’avoir émis des fausses factures entre ses entreprises. Et cela, afin de réduire ses bénéfices ainsi que ses impôts. David Lévy, spécialiste d’art moderne, possède deux galeries à Paris et à Bruxelles. Il est visé par une information judiciaire. Challenges cite aussi Georges Monchablon, qui expose, depuis 2009, des artistes chinois dans sa galerie parisienne.  Le Parisien a révélé en 2011 que Gilles Kaehlin, ex-directeur de la sécurité de Canal+, a été mis en examen pour abus de biens sociaux, blanchiment aggravé et fraude fiscale.

 

Maraichage : taxes sur les importations de légumes ?

Maraichage : taxes sur les importations de légumes ?

 

Le  syndicat de la FNSEA, dénonce depuis plus de dix ans « les distorsions de concurrence que subissent les producteurs français, tant de la part de certains de leurs concurrents européens que de pays tiers comme le Maroc, à qui l’Union européenne ouvre déjà très -trop !- largement son marché », explique-t-il dans communiqué publié jeudi. Par exemple le coût du travail est de 6 euros par jour au Maroc, de 4 à 6 euros par heure en Allemagne quand il est de 12,50 euros par heure en France, illustre les syndicats. Il est urgent que la Commission européenne réagisse. Le syndicat Légume de France « Conséquence, la production française de légumes se réduit et est très fortement fragilisée pendant que la production allemande progresse (+30% en 15 ans) » et « il est urgent que la Commission européenne réagisse » puisque « elle vient de montrer qu’elle pouvait le faire. ». La Commission européenne a entamé mardi un bras de fer avec la Chine dans le secteur du solaire, en décidant d’imposer des taxes sur les importations de panneaux solaires chinois. Pékin a répliqué mercredi en lançant une enquête antidumping sur les vins importés de l’Union européenne et en agitant le spectre d’une guerre commerciale avec le Vieux continent.

 

Surendettement : nette hausse

Surendettement : nette hausse

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Le nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement a connu une hausse de 7,5% en avril par rapport au même mois de 2012, selon des chiffres publiés jeudi par la Banque de France. Au total, 20.986 dossiers ont été déposés en avril. Sur les quatre premiers mois de l’année 2012, le nombre de dépôts de dossiers est en repli de 1,9%. Le nombre de dossiers traités est pour sa part resté pratiquement stable (-0,82%) au cours de la période. La loi Lagarde, portant réforme du crédit à la consommation et dont les derniers volets sont entrés en vigueur au printemps 2011, permet aux commissions de surendettement de ne plus passer devant le juge que pour l’homologation des procédures de rétablissement personnel, ce qui raccourcit le délai de traitement. La procédure de rétablissement personnel, l’option la plus radicale qui consiste à effacer la totalité des dettes privées, a concerné plus d’un quart des dossiers traités entre janvier et avril (26,1%), une proportion légèrement inférieure à celle constatée un an auparavant (28%).

 

Fraude au bac, à quand l’interdiction des soutien-gorge comme en Chine

Fraude au bac, à quand l’interdiction du soutien-gorge comme en Chine

 

Le gouvernement pourtant pas en panne de réformes scolaires n’a  pas pensé à interdire le soutien-gorge au bac comme en Chine. Mais que fait Peillon ? Que fait le parlement ? Il y a là matière à occuper nos assemblées pendant 6 mois ; Hollande, prudent comme d’habitude organisera au préalable une concertation avec les partenaires sociaux ; on pourra mettre en place une commison nationale ou encore demander un rapport circonstancié à un expert type Gallois car le soutien-gorge relève de la politique industrielle. A l’occasion on pourrait lancer un nouveau produit, un soutien-gorge spécial examen et proposer  à Montebourg de s’exhiber avec.  En effet plus de neuf millions de jeunes Chinois passaient vendredi l’examen redouté d’entrée à l’université, certaines candidates devant bûcher sans soutien-gorge, dont les armatures métalliques ont été bannies pour éviter toute triche. Pour prévenir l’utilisation d’ »outils de triche électroniques » lors du « gaokao », le baccalauréat chinois, les centres d’examen de la province du Jilin, dans le nord-est de la Chine, ont été munis de détecteurs de métaux. Les candidates ont donc été priées de se passer de soutien-gorge à baleine métallique, a rapporté le journal Global Times. Mercredi, le ministère de l’éducation avait promis de combattre la fraude, notamment grâce à la vidéo-surveillance installée dans les salles d’examen, a également indiqué le quotidien China Daily. Un diplôme universitaire est désormais considéré comme un outil indispensable à la réussite sociale et personnelle en Chine et l’entrée à l’université est donc devenue une étape cruciale. La concurrence est féroce, puisque environ un quart des étudiants n’aura pas accès aux bancs des facultés chinoises et que les places sont encore plus chères pour les établissements renommés du pays. Les candidats ne renoncent à aucun stratagème pour décrocher le précieux sésame. Les enjeux sont tels que la triche est répandue et que des réseaux organisés se sont mis sur pied. En 2012, le ministère de la Sécurité publique avait annoncé l’arrestation de 1.500 personnes et la saisie de 60.000 kits électroniques destinés à la fraude, en particulier des émetteurs et micro-écouteurs.

 

Croissance : révision à la baisse pour la BCE mais on ne bouge pas !

Croissance : révision à la baisse pour la BCE mais on ne bouge pas

La récession va s’accentuer, une raison pour la BCE pour ne pas bouger. La Banque centrale européenne (BCE) a revu à la baisse sa prévision de croissance 2013 pour la zone euro, mais à la hausse celle de 2014, selon des chiffres présentés par son président Mario Draghi. La BCE s’attend désormais à une contraction du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro cette année de 0,6% contre un recul de 0,5% prévu jusqu’ici, mais table sur une hausse de 1,1% en 2014 contre 1% jusqu’ici. Sa prévision d’inflation pour 2013 a été abaissée à 1,4% contre 1,6% attendu jusqu’à présent, mais maintenue inchangée pour 2014, à 1,3%. Pour autant la BCE ne prend aucune mesure nouvelle face à cette dégradation ; comme toujours on attend des jours meilleurs en 2014 alors qu’on n’en sait strictement rien.

Virgin : liquidation, 1000 postes concernés

Virgin : liquidation, 1000 postes concernés

Les syndicats de Virgin ont indiqué jeudi envisager une liquidation rapide de l’enseigne qui emploie un millier de salariés, insistant sur leur volonté d’obtenir un financement décent du plan social, alors que le tribunal de commerce doit examiner lundi les offres de reprise. « On s’achemine vraiment vers une liquidation », la décision pouvant intervenir dès la semaine prochaine, a notamment déclaré Ahcène Bouzit (FO), lors d’un petit rassemblement de salariés à Paris devant le magasin des Grands boulevards de l’entreprise en redressement judiciaire depuis mi-janvier. La veille, la direction du distributeur de produits culturels avait indiqué qu’aucune nouvelle offre n’avait été déposée à l’issue du délai fixé par le tribunal de commerce, qui après un premier examen le 23 mai, avait jugé les propositions insuffisantes. Le tribunal doit de nouveau se pencher sur les offres lundi et pourrait rendre sa décision dans les jours suivants. Selon les syndicats, les offres encore en lice ne portent que sur une soixantaine de postes fermes, alors que Virgin emploie 960 salariés dans 26 magasins.

Primaire 2016: Fillon, faux-cul, candidat « par devoir »

Primaire 2016: Fillon, faux-cul,  candidat « par devoir »

Fillon candidat même su Sarko revient et par devoir en plus. Pourquoi pas comme victime sacrificiel ou martyr ?  Décidemment les hommes politiques manquent d’imagination sémantique. L’ancien Premier ministre François Fillon a affirmé qu’il était candidat à la présidence de la République « par devoir » et non par envie, jeudi lors de l’émission de France 2 « Des paroles et des actes ». S’il est candidat à la primaire UMP de 2016 pour la prochaine présidentielle, « c’est par devoir », a-t-il affirmé. « Pour une raison simple : la situation en France est tellement difficile que chacun doit comprendre la difficulté de gouverner notre pays aujourd’hui. Ca ne peut pas être par envie, en tout cas pas dans la psychologie qui est la mienne ».   »Je le fais parce que je pense que c’est mon devoir, avec l’expérience qui est la mienne, aujourd’hui de proposer aux Français des solutions. Ça sera à eux de choisir », a-t-il ajouté. Interrogé sur ses déclarations de Tokyo et son intention d’être candidat « quoi qu’il arrive » (autrement dit, même si Nicolas Sarkozy revient), François Fillon a expliqué que « l’élection de 2017, ça ne va pas être la revanche de 2012. Avec Sarkozy, « on a un caractère différent ». L’élection de 2017 sera forcément une nouvelle élection, dans un pays qui aura profondément changé ». Nicolas Sarkozy, « je l’ai suivi loyalement comme Premier ministre, on a un caractère différent, une vision différente de l’avenir (…) Aujourd’hui, je veux conduire mon projet politique. Nicolas Sarkozy a dit qu’il voulait se retirer de la vie politique, je ne l’ai jamais entendu dire le contraire ». « S’il voulait revenir dans la vie politique, il aura un projet, il y aura un débat, les Français choisiront », a encore dit le député de Paris. « La question est de savoir qui est le mieux à même pour porter un projet de redressement du pays et c’est une question à laquelle seuls les Français peuvent répondre ».

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 6 juin 2013

Hollande-fiscalité : « l’idéal serait de ne pas augmenter les impôts des ménages en 2014 »

Hollande-fiscalité : «  l’idéal serait de ne pas augmenter les impôts des ménages en 2014 »

 

C’est la dernière déclaration de Hollande en matière de fiscalité. Il faut noter le nuancement de la dialectique Hollandaise. On aurait pu dire, il n’y aura pas dimpôts nouveaux en 2014 pour les ménages, ce qu’il avait pourtant promis  On pourrait aussi dire la contraire, il y aura nécessité d’augmenter les impôts en 2014 ;  mais là, la phrase est représentative de l’ambigüité permanente de Hollande qui dit tout et fait le contraire. Un coup à gauche, un coup à droite. Exemple toutes ces entreprises en difficultés qu’il a visitées pendant sa campagne et qui ont toutes été condamnées, sans un remord (hormis quelques larmes de crocodile comme Montebourg). En clair,  Hollande signifie qu’il y aura bien des prélèvements supplémentaires (pour les retraites, la CSG, via la TVA, via les cotisations sécu etc.) sans parler de l’augmentation de l’énergie notamment de l’électricité, et des innombrables taxes diverses (exemple écotaxe dans le transport qui finalement sera payée par le consommateur). C’est évidemment  un type de discours adapté dans un parti politique où il faut en permanence slalomer entre les différents courants mais pas une ligne claire en matière de politique économique. Face à la menace constante de ces impositions qui tuent  la consommation et la croissance, les acteurs économiques adoptent alors un comportement très attentiste (exemple près de 70% des français qui hésitent à changer leurs voitures ou les industriels qui figent leurs investissements (80 des PME n’ont aucune confiance dans la politique économique du gouvernement). Certes la problématique de la croissance n’est pas simple mais ce n’est pas avec ce discours alambiqué, ambigüe et finalemenet hypocrite qu’on redonnera la confiance qui manque.

La BPI commence dans le luxe en s’installant Bd Haussmann ; ben voyons !

La BPI commence dans le luxe en s’installant Bd Haussmann ; ben voyons !

 

La BPI commence mal avec son ’installation luxueuse ; certes on sait que la banque n’aidera pas les « canards boiteux » (seulement sans doute les entreprises qui marchent ! qui n’ont pas besoin de la BPI,) mais ce n’est pas une raison pour dépenser n’importe comment. La Banque publique d’investissement (BPI) a décidé d’installer une partie de ses effectifs dans un luxueux immeuble Haussmannien, dont le coût est jugé très élevé par certains. La banque assure pourtant ne pas dépasser le plafond de loyer instauré dans la loi pour les administrations de l’Etat implantées à Paris. Mais de toute évidence, elle aurait pu trouver plus petit et moins cher. C’est en tout cas une faute économique et …de goût.  À l’entrée, entre deux solides colonnes en marbre lisse, on peut distinguer une cour intérieure verdoyante qui laisse présager un agencement de bureaux des plus cossus. C’est dans cet immeuble emblématique parisien, situé au 6-8 boulevard Haussmann, que la Banque publique d’investissement (BPI) a décidé d’implanter une partie de ses effectifs sur une surface de 10.500 m². Les équipes strictement parisiennes d’OSEO, ainsi que des équipes du FSI et de CDC Entreprises, soit 350 salariés, vont ainsi être regroupées sous l’égide de la BPI dès septembre dans le neuvième arrondissement parisien.  L’intérêt pour l’institution, dont le siège social est établi à Maisons-Alfort, est de pouvoir rester à proximité des « clients, entrepreneurs et surtout investisseurs » avec qui elle traite, explique-t-elle dans un communiqué. Oui mais voilà : s’installer dans cet édifice qui, selon les dires d’un expert du secteur de l’immobilier, fait partie des « 10 plus beaux immeubles de Paris », a un coût. Or, les administrations de l’État implantées sur le sol parisien ne peuvent pas dépasser un certain niveau de loyer, en l’occurrence 400 euros par m² et par mois hors taxes et hors charges (HT HC). Mais les porte-paroles de la BPI l’assurent, le loyer qui a été négocié est de 369 euros par m² et par an. Le Canard Enchaîné annonçait pourtant cette semaine un loyer annuel de 630 euros le m², ce qui a été confirmé par la BPI. Sauf que ce montant représente le loyer facial et non le loyer économique effectivement payé sur la durée du bail par le locataire.  En effet, un porte parole de la BPI indique que l’institution publique a réussi à obtenir de son bailleur, si les effectifs emménagent en septembre, une franchise de deux ans de loyer, ce qui veut dire que la BPI sera dispensée de payer les deux premières années.  Le bail signé est de 6 ans sous conditions, cependant la BPI a budgété les économies réalisées sur 5 ans. En outre, le propriétaire s’est engagé à prendre en charge un certain montant de travaux d’aménagement. Voilà pourquoi de 630 euros de loyer facial, le loyer économique passe à 369 euros par mois et par an. Si la BPI dit vrai, elle aurait donc particulièrement bien négocié son loyer avec son bailleur ; car les franchises de loyer sont en général accordées par les propriétaires en contrepartie d’un engagement du locataire sur un bail de 9 ans ou plus. Une technique courante.  Reste que le marché est très favorable aux entreprises locataires. Toutes cherchent en effet à réduire le coût de leur immobilier, qui est désormais leur deuxième poste de dépenses après les salaires.  Certes, la négociation conduite par la direction de la BPI semble lui permettre d’être dans les clous de la loi. Mais ceci ne signifie pas qu’elle n’aurait pas pu trouver moins cher. La vice-présidente de la BPI, Ségolène Royal, ne s’est d’ailleurs pas gênée pour le faire savoir via Twitter. Elle y dit avoir « clairement demandé lors de l’avant dernier Conseil d’administration que toutes les équipes soient regroupées à Maisons-Alfort ».  Sans aller si loin, « en restant dans Paris intramuros, à deux ou trois kilomètres à vol d’oiseau du boulevard Haussmann, il y a des immeubles de qualité qui sont beaucoup moins chers, sans parler des immeubles de l’autre côté du périphérique qui sont proches du métro », s’étonne un expert du secteur de l’immobilier.  L’immeuble choisi par la BPI appartient en fait à « un des segments les plus haut de gamme du marché, le quartier central des affaires (QCA), où le loyer moyen en valeur faciale d’un immeuble de bureaux est de 522 euros HT HC par m² par an », explique-t-il.  Mais à la décharge de la BPI, il n’y a « pas énormément de solutions pour trouver 10.000 m² de bureaux dans Paris », ajoute-t-il.  Mais la nouvelle banque publique était-elle vraiment obligée de viser de tels espaces ? La surface brute utile de ses bureaux est en réalité de 8.400 m², pour 350 collaborateurs, soit un ratio de 24 m² par personne, indique la BPI dans un communiqué.
Seulement « beaucoup d’entreprises font mieux que cela en matière d’occupation », indique l’expert en immobilier de bureaux interrogé par La Tribune. « Au regard du coût important des loyers, l’optimisation des espaces est un sérieux levier d’économies. Les entreprises cherchent aujourd’hui des espaces à 12 m² par personne plutôt que 20 m², sans pour autant aller jusqu’à « l’open space » plein à craquer », ajoute-t-il.  Au final, la BPI estime tout de même qu’elle réalisera 7,5 millions d’euros d’économies sur les 5 ans à venir « par rapport au coût prévisionnel des trois implantations antérieures de 29 millions d’euros ».  Des charges importantes liées aux services disponibles dans l’immeuble Haussmanien, qui regroupe au total entre 25 et 30 000 m² de bureaux, viendront également s’ajouter à ce coût. Le Canard Enchaîné les chiffre à 800 000 euros par an.

 

Crise : Montebourg vante le modèle japonais

Crise : Montebourg vante le modèle japonais

Montebourg a sans doute raison de vanter le modèle japonais mais il est impuissant, d’une part il ne compte guère en France au gouvernement, ensuite il oublie qu’il compte encore moins dans la zone euro (qui gère notre monnaie), enfin il n’est pas crédible pour avoir top parlé, et s’être trop contredit… « D’abord, c’est un pays qui est endetté et qui fait une relance budgétaire de 100 milliards de yens », lance-t-il au micro d’Europe 1. « Et ça n’est pas un gouvernement bolchévique qui fait ça, c’est un gouvernement de droite », précise-t-il. « Deuxièmement, ils ont une banque centrale qu’ils ont soumis aux intérêts du gouvernement, donc ils n’ont plus une banque centrale indépendante qui n’en fait qu’à sa tête. Et troisièmement, c’est une banque centrale qui a décidé de soulager la population japonaise des hausses d’impôts et des coupes budgétaires. Ca, ça pourrait intéresser les Européens », ajoute-t-il. . Le parallèle est certes séduisant. La troisième puissance économique mondiale est sortie au dernier trimestre 2012 de six mois de récession sur fond de conjoncture mondiale déprimée. La croissance s’est accélérée ensuite et plusieurs clignotants se sont mis au vert, même si l’investissement privé (hors immobilier) a continué de reculer au premier trimestre, un signe que les entreprises restent encore prudentes face aux « Abenomics ». Mais le remède japonais n’est pas applicable en France, car le Japon a sa propre monnaie et détient sa dette. Mais à Tokyo Arnaud Montebourg entend bien plaider sa cause. Et pour le dîner donné par l’empereur, jeudi, il confie avoir dû débourser 1.000 euros pour un smoking. Un investissement qu’il considère comme pérenne.

 

Laïcité en entreprise : la gauche recule

Laïcité en entreprise : la gauche recule

L’Assemblée nationale a repoussé jeudi, sans surprise, une proposition de loi UMP autorisant les entreprises à imposer la neutralité religieuse au travail mais le débat a mis en lumière les divergences sur le sujet, notamment au sein de la gauche.  Eric Ciotti, rapporteur UMP du texte, mettait en avant la nécessité de légiférer sur la neutralité religieuse au travail pour combler « un vide juridique » révélé par l’affaire de la crèche Baby Loup.  La Cour de cassation avait en effet jugé illégal, en mars, le licenciement d’une salariée de cette crèche associative de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), au motif qu’elle refusait d’enlever son voile sur son lieu de travail.  Rappelant qu’ »il ne peut y avoir de cohésion nationale sans laïcité », le député UMP des Alpes-Maritimes a préconisé « des solutions adaptées au fur et à mesure que les problèmes se posent ». Comme en 2004, la loi sur le voile à l’école ou 2010, l’interdiction du voile intégral (niqab, burqa) dans l’espace public.  La proposition UMP, très courte, proposait d’inclure dans le Code du travail une disposition rendant « légitimes » des « restrictions visant à réglementer le port de signes et les pratiques manifestant une appartenance religieuse ».  La gauche a repoussé le texte au motif principal qu’il convenait d’attendre le rapport d’étape de l’Observatoire de la laïcité mis en place en avril dernier par François Hollande. Celui-ci l’a d’ailleurs chargé d’élaborer « des propositions » pour encadrer la laïcité dans les structures accueillant des enfants.  Mais des divergences nettes sont apparues au sein de la gauche, comme lors du débat de 2010, certains députés redoutant une nouvelle stigmatisation de l’islam, d’autres défendant le fait de légiférer à nouveau.   »Nous ne refusons ni de débattre ni de légiférer », a lancé Jean Glavany (PS) à la droite qui reprochait à la gauche de se dérober. Jugeant que de toute façon, la proposition de M. Ciotti « ne changerait rien à la jurisprudence de la Cour de cassation », le député des Hautes-Pyrénées a souligné qu’il convenait, sur un sujet tel que la laïcité, de travailler « à la recherche d’un consensus ».  Il a aussi dit « en avoir marre » des lois de circonstance. « Et puis la laïcité, ça ne peut pas être que de l’interdit », a-t-il ajouté, soulignant au passage que « l’interdit visait toujours les mêmes » et que « les prières de rues, tout près d’ici, ne gênaient guère » la droite, dans une allusion aux récentes manifestations contre le mariage homosexuel.  L’écologiste Sergio Coronado a reproché à l’UMP une « stigmatisation de l’islam », demandant que la classe politique « s’intéresse davantage au financement de l’islam et à la formation de ses imams ».  L’ancien ministre socialiste de l’Intérieur, Daniel Vaillant, a jugé que « la loi n’est pas la réponse à tout ». « Une loi de plus serait une loi de trop », a-t-il dit reprochant à l’UMP de « vouloir stigmatiser toujours la même religion ».  Elisabeth Pochon (PS) s’en est elle aussi prise à « une loi qui stigmatise nos compatriotes musulmans ». « Et pourquoi s’en prendre encore aux femmes – voilées – et non pas à la longueur des barbes! »  Michel Sapin, ministre du Travail, a pour sa part prôné « une laïcité de sang-froid ». « La loi peut être un outil mais prenons le temps d’observer les choses », a-t-il dit avant de souligner la nécessité de consulter les partenaires sociaux sur le sujet.  Quant à l’UMP Jacques Myard, il a voté la proposition de son collègue estimant qu’il s’agissait d’une « avancée ». Mais il a soutenu qu’il fallait « aller plus loin », « être plus ferme » en imposant le principe de neutralité au cas où il y aurait « pressions ou menaces » au sein même de l’entreprise. Il a déposé sa propre proposition de loi sur le sujet.

Cigarettes: la contrebande inquiète Bruxelles

Cigarettes:  la contrebande inquiète Bruxelles

Rien qu’en France le commerce illicite représente autour de 20% des ventes. La Commission européenne a présenté jeudi un plan visant à renforcer la lutte contre le commerce illicite de tabac, en particulier la contrebande de cigarettes, un fléau qui prive chaque année les Etats membres de plus de 10 milliards d’euros de recettes.   »Chaque année, l’Union européenne et ses Etats membres perdent 10 milliards d’euros en raison de la contrebande de cigarettes. En ces temps de réductions drastiques des dépenses, cette perte est inacceptable. Il est nécessaire de mettre un terme aux activités illégales des sombres criminels qui stimulent l’économie parallèle », a expliqué le commissaire chargé de la Fiscalité, Algirdas Semeta.  La stratégie définie par Bruxelles propose des actions spécifiques dans quatre domaines clés afin de lutter efficacement contre le commerce illicite des produits du tabac: des mesures visant à réduire les incitations aux activités de contrebande; des mesures visant à améliorer la sécurité de la chaîne d’approvisionnement; un contrôle de l’application de la législation plus strict de la part des autorités fiscales et douanières; et des sanctions plus lourdes à l’égard des activités de contrebande.  Il s’agit notamment de mieux coordonner les politiques et les instruments existants et d’améliorer la coopération entre les différents acteurs au niveau national, international et à l’échelle de l’Union, a expliqué la Commission dans un communiqué.  La Commission espère aboutir à un accord sur ses propositions d’ici la fin 2015.  Le commerce illicite de tabac constitue « une menace mondiale ». Non seulement cette pratique touche de plein fouet les recettes nationales, mais le commerce illicite favorise en outre l’économie parallèle « puisqu’il est presque exclusivement le fait de groupes criminels organisés qui exercent des activités transfrontières »; relève la Commission.  Il compromet également les initiatives en matière de santé destinées à décourager la consommation de produits du tabac ainsi que les activités commerciales légales, étant donné que la plupart des produits illicites ne sont pas fabriqués conformément aux règles de l’Union applicables aux produits du tabac, a insisté la Commission.  Ce n’est pas la première fois que Bruxelles entend durcir la lutte contre la contrebande de cigarettes. Ainsi, en 2011, elle avait déjà présenté « un plan d’action » contre la contrebande le long de la frontière orientale de l’Union.  Mais, malgré ces efforts, l’UE est confrontée à un afflux illicite croissant de marques en provenance de pays situés hors de l’Union ainsi qu’à une augmentation de la production et de la distribution illégales à l’intérieur de ses frontières.

 

Agression de Clément Méric : quatre personnes interpellées

Agression de Clément Méric : quatre personnes interpellées

Au lendemain de l’agression de Clément Méric, jeune militant d’extrême gauche, plusieurs personnes ont été interpellées à la mi-jounée, a fait savoir Manuel Valls à l’AFP. Parmi elles, « l’auteur probable » du coup porté au jeune homme de 19 ans, a-t-il également indiqué. Une source policière a pour sa part fait savoir qu’au total quatre personnes ont été arrêtées. Le ministre de l’Intérieur a salué « le travail des enquêteurs du premier district de police judiciaire (de la préfecture de police de Paris), de la BRI (ndlr: brigade de recherche et d’intervention, l’antigang) et de la direction des renseignements de la préfecture de police sous l’autorité du procureur de la République ». Selon la source policière, les enquêteurs ont « rapidement disposé » de signalements précis, de témoignages directs et de photos des agresseurs présumés. Ces derniers « graviteraient pour certains » autour du « noyau dur » du mouvement des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, une hypothèse que « reste à affiner » et « à vérifier » lors des gardes à vue. Jeudi matin, Serge Ayoub, le leader de ce mouvement skin mis en cause, a toutefois démenti toute implication de son groupe.

Tapie : Montebourg se contredit et affirme n’avoir pas demandé la démission du PDG d’Orange

Tapie : Montebourg se contredit  et affirme n’avoir pas demandé la démission du PDG d’Orange

De toute manière c’est un faux débat concernant la démission du PDG d’Orange, il sera bien obligé de démissionner s’il est mis en examen.  Mais ce n’est pas la première fois que Montebourg se contredit ; il a démenti jeudi avoir tenu des propos au Monde selon lesquels Stéphane Richard, PDG d’Orange, devrait démissionner s’il était mis en examen dans l’affaire Tapie. « Arnaud Montebourg tient à préciser qu’il n’a pas fait de déclaration au Monde sur l’affaire Tapie-Lagarde », indique le ministre dans un communiqué. « A ce jour, personne n’est mis en examen. L’Etat, en qualité d’actionnaire, se prononcera, s’il y a lieu, le moment venu sur un dossier qui est en cours », ajoute-t-il. Selon Le Monde, le sort du PDG d’Orange, dont l’Etat contrôle 27% du capital, fait l’objet d’une bataille politique, alors que l’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Economie au moment de l’arbitrage, paraît fragilisé. Le quotidien cite des propos d’Arnaud Montebourg suggérant que Stéphane Richard devrait être remplacé à la tête d’Orange s’il était mis en examen, à la suite du placement de Christine Lagarde sous le statut de témoin assisté. « Si Stéphane Richard est mis en examen, il lui sera difficile de rester », aurait dit le ministre, selon des propos cités par Le Monde.

Les bateaux d’Eurotunnel bloqués

Les bateaux d’Eurotunnel bloqués

 

L’Autorité britannique de la concurrence redoute un abus de position dominante et une envolée des tarifs des liaisons transmanche. Eurotunnel conteste une mesure jugée « disproportionnée » et « en contradiction » avec la décision de l’Autorité française de la concurrence.  Pomme de discorde : les trois bateaux rachetés à l’ex-SeaFrance par Eurotunnel ; la nouvelle entité, baptisée MyFerryLink, emploie 460 personnes et effectue des liaisons transmanche avec le port de Douvres.  Mais, selon l’Autorité britannique de la concurrence, Eurotunnel voulait éviter que les bateaux ne tombent dans la flotte des compagnies DFDS et LD. Lesquelles auraient alors pu faire chuter les prix des liaisons Calais-Douvres. Mais en ajoutant les liaisons maritimes aux 40 % de parts de marché que représente le tunnel, Eurotunnel pourrait se placer en situation d’abus de position dominante, estime la Commission de la concurrence britannique. Qui a donc décidé d’interdire l’exploitation des ferries : les Britanniques craignent en effet qu’Eurotunnel n’en profite pour faire flamber les prix des liaisons transmanche, au détriment des consommateurs. Dans le détail, Eurotunnel est interdit de service maritime au port de Douvres pendant deux ans avec n’importe quel bateau, et pendant dix ans avec les gros ferries « Berlioz » et « Rodin ». Eurotunnel juge cette décision « incompréhensible et gravement disproportionnée ». Et « en contradiction » avec la décision de l’Autorité de la concurrence française qui n’avait pas vu de problèmes concurrentiels dans le rachat des bateaux par Eurotunnel — la seule réserve concernait le fret. La compagnie a décidé de faire appel, estimant que l’interdiction britannique « ne repose sur aucun fait concret » mais sur des « hypothèses

 

Grèce : Bruxelles refuse les critiques du FMI

Grèce : Bruxelles refuse les critiques du FMI

 

26.8% de chômeurs et ce n’est as un échec, en substance la position de Bruxelles ! La zizanie règne entre les créanciers publics de la Grèce. Ce jeudi 6 juin, Bruxelles affiche « ,son désaccord fondamental » avec les conclusions du Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qu’a déclaré, Simon O’Connor, porte-parole de la Commission européenne.
 Dans son rapport évalant les résultats du premier plan d’aide à la Grèce, en 2010, le FMI a reconnu, mercredi 5 juin, des « échecs notables ».  Il questionne le rôle joué par la troïka, c’est à dire l’Union européenne, la Banque centrale européenne et lui-même, considérant que la restructuration de la dette dont le pays a été l’objet, en 2012, aurait du survenir dès 2010.  C’est sur ce dernier point que le FMI et la Commission européenne s’opposent. Simon O’Connor, indique notamment qu’une telle solution aurait, en 2010, déstabiliser l’ensemble de la zone euro. Le rapport du FMI « ne tient pas compte de l’interconnexion entre les pays de la zone euro », a-t-il dit, rappelant que la crise grecque constituait une « situation difficile et sans précédent ».  La troïka, qui regroupe la Commission, le FMI et la Banque centrale européenne, « n’existait pas il y a trois ans  » et « a été mise sur pied à partir de rien », a-t-il rappelé. « Nous avons des traditions et des approches différentes, mais nous avons toujours réussi à aboutir à des solutions solides », a-t-il insisté. Le FMI avait également tablé sur des prévisions de croissance trop optimistes, estimant que le PIB grec serait positif dès 2012, alors que le pays s’est enfoncé dans la récession en 2013. La Commission va elle-même publier un rapport sur le travail avec ses partenaires au sein de la troïka, a indiqué Simon O’Connor, sans préciser sa date de publication.

 

Affaire Tapie: l’Etat sera « partie civile », confirme Moscovici

Affaire Tapie: l’Etat sera   »partie civile », confirme Moscovici

 

 

L’Etat a entamé la procédure pour se constituer « partie civile » dans le volet non-ministériel de l’affaire Tapie. Ce versant de l’affaire est actuellement examiné par le tribunal de grande instance de Paris. En se constituant partie civile, l’Etat cherche des éléments nouveaux qui lui permettrait de relancer une action devant la cour d’appel, afin d’obtenir l’annulation de l’arbitrage. « Ce n’est pas à moi d’émettre une opinion », a estimé Pierre Moscovici. Il s’agit « simplement de faire en sorte que l’Etat puisse défendre ses intérêts et ceux du contribuable, s’assurer que ses intérêts n’ont pas été lésés ».  L’Etat avait jusqu’au 7 juillet pour se porter partie civile. Au-delà, le délai de prescription aurait rendu impossible la remise en cause de l’arbitrage rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie. Le tribunal arbitral avait à l’époque condamné l’Etat à verser 400 millions d’euros à l’homme d’affaires, lésé lors de la vente d’Adidas au Crédit Lyonnais en 1994. « D’autres types de procédures pourraient, le cas échéant, être envisagés s’il s’avérait qu’elles soient nécessaires », a ajouté Pierre Moscovici. Dans l’entourage du ministre de l’Economie, on évoquait notamment la semaine dernière un possible recours en révision, en cas d’élément nouveau découvert lors de la consultation du dossier.

 

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