Archive mensuelle de juin 2013

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Hollande : « Pour un accord de libre échange Japon-Europe

 

Hollande : « Pour un accord de libre échange   Japon-Europe

Protectionnisme quand il est en France et libre échangiste quand il se trouve à l’étranger, Hollande déclare au Japon « Je serai un acteur majeur pour qu’il puisse y avoir un accord de partenariat économique entre l’Europe et le Japon ». Selon le chef d’Etat, la conclusion d’un partenariat Japon-Europe « sera bon économiquement pour l’Europe et excellent pour le Japon ». Le président français a insisté sur la nécessité pour l’Europe de prendre des dispositions fortes tournées vers la croissance, tout comme le fait le gouvernement japonais de Shinzo Abe en place depuis six mois et dont les mesures économiques sont à rebours de l’austérité. François Hollande a dit regarder de façon « favorable » cette politique économique dite des « trois flèches » (largesses budgétaire, souplesse monétaire et stratégie de croissance) et surnommée « abenomics », car elle est tournée vers la croissance.

Stationnement : PV à 90 euros ?

 Stationnement : PV à 90 euros ?

 

 En plein débat sur le projet de loi de décentralisation, le Sénat a voté jeudi de manière quasi-inaperçue la dépénalisation du stationnement. Que changerait cette mesure ? Potentiellement beaucoup pour le porte-monnaie des automobilistes. Jusqu’à présent, le non respect des règles de stationnement entraînait une amende de 17 euros, un montant imposé sur tout le territoire. Mais une fois le stationnement dépénalisé, les élus seraient libres de fixer eux-mêmes le montant des PV dans chaque commune. Reste maintenant à l’Assemblée nationale à se prononcer sur le texte.  La dépénalisation du stationnement est une revendication des élus. Le cadre juridique actuel est en effet inadapté, juge le sénatur PS Jean-Jacques Filleul, auteur de l’amendement : l’amende pénale est « sans lien ni avec le lieu, ni avec le tarif de stationnement pratiqué. Peu dissuasive à Paris, elle est excessive dans nombre de petites communes », estime-t-il.  Mais l’Automobile Association Club (ACA), qui défend les intérêts des automobilistes, s’est aussitôt opposée à cette mesure qui risque, selon elle, de faire du stationnement une « variable d’ajustement budgétaire » des communes. L’ACA met en garde contre « des incohérences dans l’échelle des sanctions » : « à quand une amende de 90 euros pour une durée de stationnement dépassé, au même niveau qu’une circulation dans un sens interdit ou une alcoolémie de 0,25 mg à 0,50 mg ? » Pour l’ACA, il faudrait plutôt s’attaquer aux causes des infractions de stationnement : « c’est notamment l’insuffisance de l’offre de stationnement qui contribue à la fois à des pratiques de stationnement parfois anarchiques, à des difficultés de circulation, et des conséquences environnementales », estime l’organisation. Autre conséquence : le juge judiciaire ne serait plus compétent, pointe Le Figaro. Pour se défendre, l’automobiliste devrait alors se tourner vers le tribunal administratif et envoyer un courrier accompagné d’un timbre fiscal de 35 euros. « Certains estiment qu’une nouvelle forme de racket serait en train de se dessiner », note le site du quotidien, qui précise : « Il n’est pas exclu que cet amendement ne soit pas conforme à la Convention européenne des droits de l’homme. »

 

Economie, politique société: pages les plus regardées 7 juin 2013

 

 

Limitation salaires patrons : le changement c’est pas pour maintenant !

 

Limitation salaires patrons : le changement c’est pas pour maintenant !

 

Encore une promesse qui tombe à l’eau et surtout un pas en avant, un pas en arrière vis-à-vis des patrons. Une sorte de tango financier et fiscal, d’abord on fiscalise (première mouture taxe 75%, autres prélèvements) puis on défiscalise (pacte de compétitivité) puis on abandonne tout simplement la  limitation des salaires.  Alors qu’il fut un temps envisagé de l’imposer par voie législative, Pierre Moscovici a annoncé ce vendredi qu’il n’en serait rien, laissant aux entreprises le soin de l’appliquer ou non. En vigueur au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Allemagne notamment, il a d’ores et déjà montré ses limites et ne semble être efficace qu’en cas de situation extrême.  « Il n’y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises » a fait savoir le ministre de l’économie Pierre Moscovici vendredi via une interview accordée aux Echos. Le gouvernement préfère la voie du dialogue en communiquant de simples « recommandations » en vue d’un renforcement des codes de gouvernances établis par le Medef et l’Afep. Il avait pourtant sollicité un long rapport d’information auprès des députés Jean Michel Clément (PS) et Philippe Houillon ( UMP) sur la transparence de la gouvernance des grandes entreprises, déposé le 20 février dernier.  Au cœur du débat depuis plus d’un an, le principe du « say on pay » ne sera donc finalement pas imposé aux entreprises privées par la voie législative. Il pourrait néanmoins être inscrit dans ces fameux codes de gouvernance. Mais au fait, de quoi s’agit-il ? Quelles sont ses limites ? Le principe du « say on pay » consiste à soumettre au vote des actionnaires l’ensemble des rémunérations octroyées aux dirigeants, qu’elles soient fixes ou variables. L’initiative de proposer et d’avaliser les sommes retenues est toutefois laissé à l’appréciation des membres du conseil d’administration, plus précisément au comité de rémunération. Un vote en assemblée générale demeure a priori consultatif « mais susceptible de lancer un sérieux avertissement aux équipes dirigeantes en cas de vote négatif », estimait en avril 2012 Caroline de la Marnière, dirigeante de Capitalcom, un cabinet de conseil en information financière. Le principe du « say on pay » est déjà largement répandu à l’étranger. « Quinze pays de l’Union européenne sur 27 ont déjà adopté ou sont sur le point d’adopter ce principe » indiquait à La Tribune en avril 2012  Daniel Lebègue, président de l’institut français des administrateurs (IFA). Le « say on pay » est en effet entré en vigueur en 2002 au Royaume Uni, plus récemment, en 2011, aux Etats-Unis. Il l’est également en Allemagne. Le Royaume Uni doit revoir le texte cet automne, où pour l’heure, un vote contraignant tous les trois ans est obligatoire ainsi qu’un vote consultatif sur l’année précédente. En France, les actionnaires ne sont amenés à se prononcer sur le niveau de rémunération des patrons qu’au bon vouloir des entreprises. « La France est aujourd’hui le seul pays d’Europe à ne pas consulter chaque année les actionnaires sur la politique de rémunération de la direction générale, et à ne pas leur laisser un pouvoir souverain exécutoire » faisait remarquer en septembre dernier Pierre-Henri Leroy, le dirigeant de Proxinvest dans une note en réponse à sa consultation sur le sujet par le gouvernement. Une initiative isolée existe : celle de Publicis. Le groupe a décidé d’instaurer ce principe fin 2012, suite à une polémique survenue au printemps dernier à propos des 16 millions d’euros de rémunération différé de son PDG Maurice Lévy. Mais l’imposition de ce principe par la loi n’est pas le chemin que suivra le gouvernement, d’ailleurs le « say on pay » comporte un certains nombre de limites. La première : son efficacité contestable. Dans une étude réalisée à l’automne dernier pour l’EDHEC, le professeur Frédéric Palomino le juge « peu efficace ». « La mise en place du say on pay permet de corriger les situations les plus extrêmes d’entreprises dont les performances sont mauvaises et les rémunérations anormalement élevées ». D’après lui, il ne modifie pas les niveaux de rémunérations et est accueilli avec scepticisme par les actionnaires. Frédéric Palomino concluait donc l’étude en s’interrogeant sur le bien fondé d’une réglementation imposant le principe du « say on pay ». Une étude américaine de Thomas, Palmitter et Cotter réalisée l’an dernier montrait d’ailleurs que malgré son instauration, les salaires élevés perduraient, approuvés par les actionnaires dans la plupart des cas. A ce sujet, Michel Fabiani, président du Club des présidents de comités de rémunération de l’Institut français des administrateurs (IFA), expliquait en septembre 2012 dans un billet paru dans l’Agefi hebdo qu’une rémunération qui paraissait, a priori « excessive » peut sembler plus que correcte, après réflexion, au regard des missions et des responsabilités des dirigeants. Autre sujet d’interrogation : ce principe imposerait des coûts supplémentaires aux entreprises, comme le soulignait l’avocat spécialiste du droit des sociétés Philippe Portier dans une tribune paru le 14 janvier dernier dans nos colonnes. « Donner aux assemblées un droit de regard sur les rémunérations imposera d’abord un effort additionnel aux entreprises en terme de communication financière : nouveau rapport, informations comparatives, données prospectives et rétrospectives pour marquer l’importance (…) du temps long et de l’intérêt de l’entreprise (et non pas seulement des actionnaires ». Il disait redouter une « communication financière toujours plus inaccessible aux épargnants qui formaient naguère des actionnariats stables et s’en remettent désormais à des professionnels pour gérer leurs patrimoines ». La balle est désormais dans le camp du Medef et de l’Afep, qui devaient revoir leur code de gouvernance commun et y inclure le principe du « say on pay » d’ici à cet été. Les négociations s’annoncent toutefois « délicate », estime Corinne Narassiguin, chargée de mission sur la gouvernance des entreprises auprès du Ministère de l’économie, dans une interview accordée ce 24 mai à LaTribune.fr.

 

 

Crédit d’impôt compétitivité emploi : une usine à gaz

 

Crédit d’impôt compétitivité emploi : une usine à gaz

 

Les patrons des petites entreprises dénoncent « une usine à gaz » et un préfinancement trop coûteux car les taux d’intérêt peuvent être négociés. Les TPE et PME peuvent payer jusqu’à 6% d’intérêt pour leur avance sur trésorerie. C’est plus coûteux qu’un nouveau crédit ! Des établissements commerciaux, comme la banque Palatine, proposent pour le préfinancement des taux qui oscillent entre 1,7 et 2,7%. A l’inverse, les grandes entreprises de plusieurs miliers d’employés, celles qui auront le plus gros crédit d’impôt, ont plus de poids pour revoir leur taux à la baisse, aux alentours de 2%.  A cette inégalité de traitement s’ajoute une inégalité géographique pour les entreprises qui se tournent vers Oséo : les négociations se font région par région. Deux sociétés similaires pourront donc obtenir deux taux d’intérêt différents si elles sont basées en Normandie ou en Lorraine par exemple. Dernière difficulté pointée par le Medef : les frais de gestion (un expert comptable est en effet nécessaire pour l’opération) et de longs délais à chaque dossier

 

La guerre commerciale union européenne – Chine : pas appréciée par l’Allemagne

 

La guerre commerciale entre l’union européenne et la Chine n’est pas appréciée par l’Allemagne seul pays de l’UE dont la balance commerciale est excédentaire ; Pour l’ensemble de l’UE par contre le déficit est colossal (122 milliards en 2012). Evoquant les disputes entre l’Union européenne et la Chine sur les panneaux solaires et les équipements de télécommunications, Mme Merkel a déclaré que l’Allemagne et la Chine rejetaient « le protectionnisme », lors d’une conférence de presse commune dimanche soir. Mise sous pression par l’industrie allemande qui aurait beaucoup à perdre dans une guerre commerciale avec la Chine, la chancelière a assuré qu’elle « fera tout pour trouver une solution par la discussion et ne pas tomber dans une sorte de confrontation qui se termine finalement par la mise en place de droits de douanes réciproques ».   »Nous rejetons cela. Je vais m’engager en tant que chef du gouvernement (allemand) pour qu’au niveau européen, nous nous engagions aussi vite que possible dans des discussions intensives avec la partie chinoise », a-t-elle ajouté, vantant « les relations très étroites » entre Berlin et Pékin.  La Commission européenne a proposé récemment aux Etats de l’UE d’approuver pour le 5 juin une taxation provisoire de 47% en moyenne sur les panneaux solaires importés de Chine afin de protéger les firmes européennes du secteur, menacées de disparition et qui dénoncent une concurrence déloyale. La Commission doit se prononcer sur d’éventuelles sanctions définitives en décembre.  Bruxelles a aussi décidé de lancer une enquête antidumping sur les équipements de télécommunications chinois.  Pékin a répliqué en annonçant une enquête antidumping sur des « tubes sans soudure » importés notamment de l’UE.  Et ces derniers jours la Chine aurait notifié à la Commission européenne une nouvelle procédure pour dumping, dirigée cette fois-ci contre certains chimistes, dont Solvay, affirme le quotidien économique Les Echos de lundi, sans préciser ses sources.  L’initiative chinoise cible les dérivés du chlore, en particulier le perchloroéthylène et le tetrachloroéthylène, ajoute le journal, qui affirme que les Etats-Unis seraient visés par une démarche similaire.  Le chef du gouvernement chinois, qui effectue jusqu’à lundi sa première visite officielle en Allemagne après sa prise de fonction en mars, a réitéré son désaccord avec la décision de l’UE d’envisager une taxation des panneaux solaires chinois.   »Nous la rejetons fermement », a-t-il dit, estimant qu’une telle mesure « ne mettra pas seulement en danger des emplois en Chine, mais (…) nuira aussi aux intérêts des entreprises et des consommateurs européens ».   »C’est pourquoi nous espérons que nous pourrons surmonter par (…) le dialogue le différend commercial entre la Chine et l’UE », a-t-il ajouté. La mise en place d’une taxe sur les panneaux solaires « enverrait le mauvais signal, le signal que le protectionnisme est de retour ».  Le commerce bilatéral entre l’UE et la Chine a atteint 546 milliards de dollars en 2012, mais le déficit commercial de l’UE vis à vis de la Chine n’a cessé de se creuser, dépassant 122 milliards.  L’Allemagne est le seul pays de l’UE à l’agenda de la première tournée à l’étranger du Premier ministre chinois, signe que Pékin entend soigner sa relation spéciale avec la première économie européenne, selon des analystes.  L’Allemagne est de loin le plus grand partenaire commercial européen de la Chine. Le marché chinois est un débouché essentiel pour son industrie automobile et ses machines-outils.  Les échanges entre les deux pays ont atteint 187 milliards de dollars en 2012.  Selon, l’analyste Hans Kundnani (Conseil européen des relations étrangères), Berlin « voit essentiellement la Chine comme un vaste marché d’exportation dont elle est de plus en plus dépendante ».  L’an passé, en l’espace de sept mois, la chancelière s’est rendue deux fois en Chine.  Mme Merkel a déclaré vouloir encore « intensifier » les relations déjà « très étroites » entre les deux pays, citant quatre domaines clef : l’industrie, les technologies de l’information, la gestion de l’environnement en lien avec l’essor de l’urbanisation ainsi que l’agriculture.  M. Li était convié dimanche soir au château de Meseberg, propriété de la République allemande, à 70 km au nord de Berlin, pour des discussions avec des patrons. Il doit s’entretenir lundi avec des représentants du parti social-démocrate (opposition) et rencontrer le ministre de l’Economie Philipp Rösler.  Li Keqiang avait signé vendredi à Berne un mémorandum sur un accord de libre-échange avec la Suisse, le premier accord de ce type avec l’une des 20 premières économies mondiales. Il pourrait être signé officiellement en juillet.

Affaire Tapie: Christine Lagarde épargnée pour raison d’Etat

 

Affaire Tapie: Christine Lagarde épargnée pour raison d’Etat

Il est clair que la France ne souhaitait pas la mise en examen de Christine Lagarde car le pays aurait été ridiculisé au plan international pour la seconde fois après l’affaire DSK ; En outre la France pourrait avoir besoin du FMI compte tenu de sa situation financière très délicate ; Du coup C. Lagarde pourra peser pour inciter l’Europe à une politique monétaire beaucoup plus accommodante. La raison d’Etat a prévalu dans ce scandale  politico-financier. Christine Lagarde a donc été placée vendredi sous le statut de témoin assisté par les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) dans l’enquête sur le règlement en 2008 du litige avec Bernard Tapie après la vente d’Adidas.  Elle échappe donc à la mise en examen, le statut de témoin assisté étant intermédiaire entre celui de témoin et de mis en examen.  Le FMI évoquera « dans les prochains jours » la situation de sa directrice générale, après lui avoir apporté sa confiance « à plusieurs reprises », a annoncé l’institution.   »Mon statut de témoin assisté n’est pas une surprise pour moi puisque j’ai toujours agi dans l’intérêt de l’Etat et conformément à la loi », a déclaré à la presse la patronne du Fonds monétaire international (FMI) à l’issue de deux jours d’audition par la CJR.   »Mes explications ont permis d’apporter une réponse aux doutes qui avaient été soulevés concernant les décisions que j’avais prises à l’époque », a dit Mme Lagarde, qui a annoncé qu’elle rentrait à Washington « poursuivre (sa) mission à la tête du FMI et rendre compte » au conseil d’administration du Fonds.  Mme Lagarde, ministre de l’Economie de 2007 à 2011, s’est expliquée pendant environ 24 heures sur deux jours sur son rôle dans la décision de s’en remettre à un tribunal arbitral qui a octroyé 403 millions d’euros, intérêts compris, à l’homme d’affaires en juillet 2008.  L’enquête visant l’ancienne ministre avait été ouverte en août 2011 pour « complicité de faux et complicité de détournement de fonds publics ».  Prié de dire si elle agirait aujourd’hui de la même façon qu’en 2007-08, l’avocat de Christine Lagarde, Me Yves Repiquet, a répondu sur BFM TV: « compte tenu des éléments dont elle disposait à l’époque, oui ». En revanche, à la lumière des éléments dont elle dispose désormais, « pas forcement maintenant », a-t-il ajouté.  Christine Lagarde « reste bien sûr à la disposition de la justice », a-t-il encore déclaré, mais « pour le moment c’est une phase qui est derrière nous et nous ne pouvons que nous en réjouir ».  L’enquête de la CJR se poursuit et les magistrats peuvent décider à tout moment de modifier le statut de la patronne du FMI, selon l’évolution des investigations.  L’ex-ministre de l’Economie a toujours justifié le choix de l’arbitrage par la volonté de mettre fin à une procédure, selon elle longue et coûteuse.  Le choix d’un arbitrage, décidé dans son principe quand Jean-Louis Borloo était ministre de l’Economie en mai 2007, a été entériné par Christine Lagarde en septembre/octobre 2007 par des instructions écrites données aux représentants de l’Etat dans le conseil d’administration de l’EPFR.  L’EPFR est l’entité publique contrôlant le Consortium de réalisation,(CDR) la structure gérant le passif du Crédit Lyonnais qui a payé l’indemnisation de M. Tapie.  Interrogée par les députés en 2008, elle avait répété avoir pris elle-même cette décision tout comme celle de ne pas former un recours contre cet arbitrage. Il s’agissait, selon elle, d’une décision prise sans ordre de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.  Pourtant, au printemps 2011, le procureur général de la Cour de Cassation, à l’époque Jean-Louis Nadal, avait saisi la CJR, n’épargnant pas Mme Lagarde.  Il lui reprochait d’avoir recouru à un arbitrage privé alors qu’il s’agissait de deniers publics, d’avoir eu connaissance de la partialité de certains juges arbitres et d’avoir fait modifier le protocole initial pour y intégrer la notion de préjudice moral – ce qui avait permis aux époux Tapie de toucher 45 millions d’euros.  Il avait aussi épinglé le choix de ne pas avoir exercé de recours contre cet arbitrage controversé, alors que plusieurs spécialistes l’y avaient encouragée.  Mercredi, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, avait déclaré que le gouvernement envisageait un recours contre la décision d’arbitrage, en fonction des développements de l’enquête. Parallèlement, le rôle d’autres personnalités – hauts fonctionnaires, membres des cabinets ministériels – dans cet arbitrage est au coeur d’une enquête conduite par trois juges d’instruction à Paris.

 

Réforme retraites : des mouvements dans la rue à la rentrée et le chant du cygne du gouvernement

 

Réforme retraites : des mouvements dans la rue à la rentrée et le chant du cygne du gouvernement

 

 

La réforme des retraites pour le gouvernement sera sûrement son chant du cygne. Il faudra s’attaquer à l’ensemble de retraites (dont la pouvoir d’achat va baisser), au public comme au privé, aux régimes spéciaux comme au régime général. Une réforme nécessaire du fait de la démographie mais surtout de l’absence de croissance ; mais le gouvernement n’a plus la légitimité populaire pour s’attaquer à un tel problème et finalement la rue va lui imposer des compromis qui ne feront que repousser  plus tard un nouvel examen de la question. La réforme des retraites sera une réforme «d’ampleur» comportant des mesures de «justice ­sociale» mais nécessitant des décisions «impopulaires» qui devraient susciter des tensions, a estimé jeudi le député PS Michel Issindou, probable rapporteur du ­projet de loi prévu à l’automne.Il a indiqué que le gouvernement envisageait de déposer un projet de loi «dans la deuxième quinzaine de septembre», pour qu’il soit débattu dans l’hémicycle «en septembre-octobre».Selon lui, «il y aura des mouvements dans la rue, mais par rapport à 2010 (précédente réforme des retraites), l’opinion publique est plus prête à entendre les choses». Tant qu’à être impopulaire, «autant faire des choses utiles pour l’avenir». Ainsi, «nous n’échapperons pas à un allongement de la durée de cotisation, car c’est la mesure qui produit le plus d’effets à terme», a souligné le député de l’Isère. Mais «en maintenant l’âge légal (de départ) à 62 ans, nous laissons une porte de sortie», a-t-il précisé. Par ailleurs, «il y a un autre sujet qui fera débat, c’est celui du rapprochement public-privé» : «il faut crever l’abcès et nous ne réussirons pas si nous ne passons pas par cette phase-là», a-t-il affirmé. Faire contribuer les retraités? «Je pense qu’il faudra faire attention aux petites retraites, ne pas demander d’efforts supplémentaires à ceux qui sont, peut-être, en deçà de 1500 euros», a-t-il dit. Parallèlement, la réforme comportera des «mesures de justice sociale», comme pour les femmes ou les métiers difficiles.

Draghi : pour l’union bancaire malgré les réticences allemandes

 

Draghi : pour l’union bancaire malgré les réticences allemandes

Il faut croire que l’euro est menacé puisque Draghi S’exprimant à Londres près d’un an après avoir juré qu’il ferait « tout ce qu’il faudra » pour sauver l’euro, le patron de la BCE a exhorté les pays européens à renforcer leurs liens et à mettre en oeuvre les promesses faites en juin dernier d’une plus grande intégration. Cela impliquera de sacrifier une partie de leur souveraineté nationale en matière de budgets et de politiques structurelles. « La réponse à la crise n’a pas été moins d’Europe mais plus d’Europe », a déclaré Mario Draghi lors d’un discours sur le thème de la « Construction de la stabilité et d’une prospérité durable en Europe ». « Nous pouvons dire avec certitude (…) que notre Union économique et monétaire est une union plus stable aujourd’hui qu’il y a un an », a-t-il dit. En juillet dernier, à Londres déjà, Mario Draghi avait rassuré les marchés avec sa petite phrase sur l’euro, à laquelle il avait donné suite deux mois plus tard en présentant son programme de rachat d’obligations souveraines – que la BCE n’a pas eu, à ce jour, à activer. L’action déterminée de la banque centrale a donné du temps aux gouvernements pour assainir leurs finances publiques et aux banques pour renforcer leur solidité financière, a-t-il dit. « Nos mesures ont apporté de l’oxygène aux marchés en proie à la panique », a-t-il poursuivi. « Aujourd’hui, nous observons certains signes encourageants d’amélioration tangible des conditions financières. » Il a fait état d’une légère amélioration des conditions de crédit mais a ajouté : « Les conditions économiques dans la zone euro restent difficiles. » Le président de la BCE n’a fait aucune allusion à de nouvelles mesures monétaires mais a appelé les gouvernements à jouer leur rôle en « améliorant le fonctionnement structurel de leurs économies respectives » et en mettant en oeuvre l’union bancaire. La première étape de l’union bancaire, la création d’un superviseur unique sous l’égide de la BCE, doit être réalisée à la mi-2014, mais les volets suivants – des mécanismes de résolution et de garantie des dépôts – suscitent des divergences entre Etats membres. Mario Draghi a jugé « impératif » de créer un Mécanisme unique de résolution. « Si nous réussissons à établir une union bancaire efficace – et je suis convaincu que nous y parviendrons – les bénéfices seront importants, non seulement pour les pays de la zone euro mais pour tous les membres de l’Union européenne », a-t-il déclaré à l’intention de son auditoire britannique. Commentant, une fois n’est pas coutume, la situation d’un pays hors de la zone euro, Mario Draghi a exhorté le Royaume-Uni à renforcer ses relations avec l’Union européenne. « L’Europe a besoin d’un Royaume-Uni plus européen autant que le Royaume-Uni a besoin d’une Europe plus britannique », a-t-il dit. Le Premier ministre David Cameron s’est engagé à organiser un référendum sur le maintien du pays dans l’UE d’ici la fin 2017 à condition de remporter les prochaines élections législatives en 2015.

Chine : taxes sur les voitures allemandes

Chine : taxes sur les voitures allemandes

 

 

La guerre commerciale entre l’Europe et les Chine va-t-elle franchir une nouvelle étape? Après le vin, c’est au tour des importations de voitures européennes haut de gamme – donc essentiellement les berlines allemandes – d’être dans le viseur des autorités chinoises. Selon Les Echos , l’Empire du milieu plancherait sur l’instauration d’une taxe douanière aux importations. Une plainte aurait même été déposée par des constructeurs locaux auprès du ministère chinois du Commerce contre les constructeurs automobiles européens. Cet impôt concernerait spécifiquement les voitures dont la cylindrée vaut ou dépasse deux litres, rapporte le quotidien. Les produits ciblés sont donc davantage des véhicules de luxe, segment phare des constructeurs allemands.  La première puissance commerciale de la planète depuis l’an passé reproche aux constructeurs de ces berlines de vendre à perte et de bénéficier de subventions. «Nous pouvons confirmer qu’une plainte a été déposée en Chine. Mais nous ne sommes qu’à un stade très préliminaire de la procédure, ce qui ne veut pas dire qu’au final des droits de douane seront imposés aux Européens», confie le lobby représentant à Bruxelles l’industrie automobile européenne (ACEA). Si la Chine met cette menace à exécution, l’Allemagne serait en première ligne car avec Mercedes, BMW et Porsche le pays d’Angela Merkel se taille la part du lion sur les voitures de plus de deux litres exportées en Chine, selon l’ACEA. Plus globalement, un tel coup pourrait être difficile à digérer par le secteur automobile européen exsangue sur le Vieux Continent car une proportion importante des 250.000 voitures exportées en moyenne vers la Chine chaque année sont de grosses cylindrées. Hormis les Allemands, Ferrari ou Bentley sont également des marques très prisées des Chinois.

La fiscalité passoire : 100.000 Français ont un compte à l’étranger

La fiscalité passoire : 100.000 Français ont un compte à l’étranger

 

La fraude fiscale, ce n’est pas pour les couches moyennes mais réservées aux nantis ; elle se développe à travers montages et comptes à l’étranger avec laide d’escouades de fiscalistes et d’avocats ; De vrais résidents il y en a mais la plupart sont des exilés fiscaux avec résidence fictive. De plus en plus de Français possèdent un compte à l’étranger. Selon le ministère de l’Economie et des Finances, il sont précisément 108.833. Un chiffre qui a doublé entre 2009 et 2012, écrit le « Parisien » vendredi 7 juin citant un document de Bercy. Attention ! « Tous ces contribuables ne sont pas des fraudeurs en puissance », prévient tout de même le quotidien. Pour Bercy, tous ces contribuables ne se ressemblent pas. Ce sont des expatriés, des étrangers dont la résidence fiscale se trouve en France, ou encore de simples contribuables qui ont ouvert un compte. « Et des Français qui se souviennent d’un seul coup qu’ils en ont un », continue le « Parisien ». Pourquoi une telle hausse ? A priori, il ne faut pas chercher du côté de l’exode fiscal. Mais plutôt suivre la piste des « fraudeurs repentis ». Interrogé par le « Parisien », le patron des impôts, Bruno Bézard estime que « ces gens se sont peut être mis à lire les journaux ». Humour sans doute !

Allemagne: baisse prévisions de croissance 2013 et 2014

Allemagne: baisse prévisions de croissance 2013 et 2014

La banque centrale allemande a légèrement abaissé ses prévisions de croissance pour l’Allemagne en 2013 et 2014, estimant tout de même que la première économie européenne allait lentement se redresser après sa fin d’année 2012 difficile.  La Bundesbank table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) allemand de 0,3% en 2013, contre 0,4% encore attendu en décembre, et de 1,5% en 2014, contre 1,9% auparavant.

Crise : les Espagnols ne consomment plus

Crise : les Espagnols ne consomment plus

Il faut être attentif au processus de dégradation espagnol car la France pourrait s’inscrire dans ce cercle vicieux. Moins de vêtements, moins de cigarettes, moins de voitures: dans une Espagne paralysée par la récession et un chômage galopant, les consommateurs mettent un sérieux coup de frein à leurs dépenses, fragilisant entreprises et petit commerce. Cette semaine, plusieurs grands noms du paysage espagnol, comme le groupe textile Blanco et le fabricant de tabac Altadis, en ont encore fait les frais.  Blanco, présent dans 23 pays avec près de 300 magasins et 2.000 employés, a déposé mardi son bilan, insistant sur « la situation économique délicate dont souffre le pays et qui touche de manière très spécifique les marchés du crédit et de la consommation ».  Loin des succès des marques Zara et Mango, le secteur de l’habillement espagnol est en effet mal en point: selon l’association des professionnels du textile Acotex, les ventes accumulent depuis début 2013 une baisse de 8,7%, augurant d’une 7e année consécutive dans le rouge.  Mardi également, Altadis a décidé de supprimer 10% de son effectif et de fermer son usine de Cadix en Andalousie, invoquant « une chute des volumes de ventes de cigarettes de 40% au cours des quatre derniers mois ».  Pour l’expliquer, le groupe, filiale du britannique Imperial Tobacco, cite « l’augmentation considérable du commerce illicite provoquée en grande partie par la situation de crise économique ». Entre 2008 et 2012, les ventes de tabac dans le pays ont fondu de 4,51 milliards à 2,67 milliards de paquets par an, souffrant aussi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics.   »En Espagne, nous ne sommes pas seulement face à une crise financière, économique ou de l’emploi, c’est aussi une crise de confiance et cela se reflète dans la consommation, qui n’arrête pas de baisser », souligne Celia Ferrero, vice-présidente de la fédération des petits entrepreneurs ATA.  Dans la quatrième économie de la zone euro, frappée par un chômage de 27%, les ventes de détail ont reculé en avril de 2,6%, pour le 34e mois de suite.   »La hausse du chômage fait que la famille établit des priorités au moment de faire des achats: évidemment, elle ne peut se priver des articles essentiels comme les fournitures basiques et l’alimentation, mais le reste de la consommation diminue », raconte Rocio Algeciras, responsable du cabinet juridique de l’association de défense des consommateurs Facua.   »Nous craignons beaucoup que cela se poursuive tant que la situation de l’économie et de l’emploi ne s’améliorera pas », ajoute-t-elle.  Les exemples ne manquent pas pour illustrer ce phénomène.  Dans l’automobile, les ventes devraient atteindre péniblement 700.000 unités cette année, contre 1,5 million avant la crise, selon les fabricants.  Dans la téléphonie mobile, le nombre de lignes a baissé de 300.000 en mars, pour le 8e mois consécutif.  Durant ce mois de juin, les 43 magasins en Espagne de l’enseigne d’électroménager Darty baissent définitivement le rideau.  Le secteur qui paie le plus lourd tribut est sans aucun doute le commerce, avec la fermeture de nombreuses boutiques: depuis le début de la crise, « cela s’est traduit par la disparition de près de 47.000 petites entreprises et 500.000 emplois associés au commerce », regrette Celia Ferrero.   »C’est une situation très grave, parce que le secteur a un poids très important dans l’économie espagnole, en employant presque 3 millions de personnes », et « au final disparaissent énormément de petites entreprises qui constituent la base du tissu industriel en Espagne ».  Mais la crise peut être aussi l’occasion d’un nécessaire examen de conscience: « beaucoup de commerces doivent se réinventer, se moderniser » avec notamment des horaires mieux adaptés, estime-t-elle.  Il faut « une restructuration du commerce de détail », renchérit José Luis Nueno, professeur de direction commerciale à l’IESE Business School, qui estime que, « pendant les années de boom, on a ouvert trop de boutiques »: « l’Espagne est le pays avec le plus de magasins en Europe! »  Selon lui, le commerce pourrait légèrement repartir en 2014. Mais, prévient-il, « nous ne retrouverons pas le niveau de consommation que nous avons connu » avant la crise.

 

Japon-France un « partenariat d’exception »

Japon-France un « partenariat d’exception »

La France et le Japon ont inauguré vendredi un « partenariat d’exception » sur la politique internationale, l’économie et la culture, lors d’une visite d’Etat du président François Hollande qui s’est appuyé sur les « Abenomics » pour appeler l’Europe à doper sa croissance.  M. Hollande et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont précisé vouloir adopter des positions communes sur de grands enjeux internationaux, accentuer les coopérations économiques en favorisant les collaborations industrielles et amplifier le rayonnement culturel des deux pays.  Cette visite d’Etat, une première pour un président français au Japon depuis 17 ans, permet de créer « une ambiance nouvelle » et constitue « une étape supplémentaire » de l’amitié franco-japonaise, s’est réjoui François Hollande lors d’une conférence de presse conjointe.  Confrontés en janvier à une prise d’otages en Algérie sur le site gazier d’In Amenas (sud), les deux pays prévoient une enceinte de dialogue « 2 + 2″, avec leurs ministres des Affaires étrangères et de la Défense.   »Nos deux pays doivent prendre le leadership pour la paix et la sécurité », a souligné M. Abe.  Jeudi, ce dernier avait appelé la France, « grande puissance maritime », à collaborer avec le Japon « à l’heure d’un changement des conditions de sécurité dans la région Asie-Pacifique », une allusion indirecte à la Chine dont l’activité croissante dans la région inquiète Tokyo.  Par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui accompagne M. Hollande au Japon, Paris a toutefois déjà prévenu que la Chine constituait « un partenaire incontournable » de la France.  En matière économique, « nous devons ensemble susciter l’innovation et profiter des opportunités de croissance », a jugé M. Abe, dont la politique de relance budgétaire et d’assouplissement monétaire suscite un vif intérêt côté français, en pleine récession et cure d’austérité européenne.

 

L’hypermarché menacé, trop grand, trop froid

L’hypermarché menacé, trop grand, trop froid

 

Trop grand, trop froid, trop inhumain: après avoir été longtemps le chouchou de la ménagère, l’hypermarché est, 50 ans après sa création, décrié par l’opinion, même s’il conserve plus de la moitié des parts de marché et dispose encore de sérieux atouts, selon plusieurs experts. Le premier hyper est né le 15 juin 1963 en région parisienne. Le concept est simple – réunir sous un même toit l’ensemble des produits de consommation courante à des prix abordables, avec un parking adjacent – et remporte assez vite l’adhésion des consommateurs.  Les ouvertures d’hypermarchés -magasins d’une surface supérieure à 2.500 mètres carrés – se succèdent. De 2 en 1966, ils atteignent les 284 en 1975, 790 en 1990, 1.143 en 2000, et près de 1.900 en 2012.  La France est aujourd’hui le pays qui compte le plus grand nombre d’hypermarchés par habitant.  Plus de neuf Français sur dix (94%) les fréquentent régulièrement, à raison d’environ 40 actes d’achats chaque année, avec un panier moyen de 40 euros, selon l’institut Kantar.  Pourtant, après avoir longtemps été considéré comme un symbole de modernité et de praticité, le modèle est de plus en plus critiqué. Selon un sondage Ifop fin 2012, 69% des Français assimilent les courses en grandes surfaces à une « corvée ».   »L’hypermarché est aujourd’hui essentiellement perçu comme chronophage et inhumain », notait récemment Gaëlle Le Floch de KantarWorldPanel, lors d’une journée spéciale organisée par LSA.  Pour cette raison, le format hyper est de plus en plus concurrencé par les magasins de proximité et le e-commerce. Le drive, modèle hybride qui permet de commander ses courses sur internet pour venir les retirer en magasins, cannibalise ses ventes pour au moins un tiers.  Sur le non-alimentaire, les enseignes spécialisées sont aussi venues challenger les hypers sur certains produits (biens culturels ou équipement de la maison), relève également GfK.   »la force de l’hyper, c’est le choix »  Les difficultés se concentrent surtout sur les gros hypers – plus de 7.500 mètres carrés – qui ont perdu 3 points de parts de marché ces dernières années et plus d’un million de clients, note Mme Le Floch.  Mais malgré cela, la part de marché globale des hypermarchés reste supérieure à 50% (52,2% en 2012) et « demeure stable depuis plus de 10 ans », tempèrent les experts.  En fait « l’image des hypermarchés n’est pas bonne, mais les clients eux sont toujours là », note Mary Ferry de GfK.  L’hyper dispose en effet d’atouts non négligeables, relèvent plusieurs experts du secteur.   »On critique la taille de l’hyper, mais dans le commerce, être gros, peut aussi être un atout , car il permet de faire les choses rapidement et à grande échelle », juge François Risson, directeur général de DBA Apparel (Dim).  Pour la marque, cela permet d’être plus facilement mise en avant, notamment au niveau des nouveautés. Et pour les clients, « la force de l’hyper, c’est encore et toujours le choix », ajoute Loïc Tassel de Procter et Gamble France.  Enfin, en commandant de gros volumes en échange de tarifs attractifs, l’hyper reste également l’une des meilleurs façons de trouver des prix bas, élément essentiel en temps de crise, rappelle Marie Ferry.  Cependant, des adaptations aux nouvelles attentes des consommateurs demeurent nécessaires.   »Le problème des hypers, c’est que la vie s’en est échappée au profit de la rentabilité », a jugé Georges Plassat, PDG de Carrefour lors de la journée LSA.  Pour lui, il faut à la fois remettre du « festif et de l’humain », en plaçant le client « au coeur du magasin » et en intégrant le e-commerce « tranquillement ».  L’offre doit être conservée, y compris en non-alimentaire, et il faut « remettre de l’argent » dans la rénovation du parc.  Bref, « il faut revenir aux origines de l’hyper », car c’était là que se trouvait sa force, estime M. Plassat qui se déclare « très confiant » quant à l’avenir du format.  Un avis que partage 48% des consommateurs français, selon l’Obsoco.

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 6,9 milliards d’euros en avril sur un an, en raison d’une série de dépenses européennes exceptionnelles mais aussi de la « faiblesse des rentrées fiscales » due à la crise, a annoncé vendredi le ministère du Budget.  Si les recettes fiscales sont globalement stables par rapport à la même période de 2012, leur évolution, avec un recul des taxes directement liées à la consommation, semble moins favorable que dans les dernières prévisions du gouvernement présentées mi-avril.

Chine-Europe : la guerre commerciale va continuer

Chine-Europe : la guerre commerciale va continuer

La Chine a encore « de nombreuses cartes en main » si sa querelle commerciale avec l’Union européenne n’est pas résolue de manière bilatérale, prévient jeudi le Quotidien du peuple, au lendemain de l’annonce par Pékin de l’ouverture d’une enquête sur les importations de vin européen. Le ministère chinois du Commerce a annoncé mercredi l’ouverture de cette enquête, qui constitue une réplique à la décision de la Commission européenne d’imposer à partir de jeudi une hausse des droits de douanes aux panneaux solaires importés de Chine. « Nous sommes prêts à négocier, (mais) nous avons toujours de nombreuses cartes en main », affirme le Quotidien du peuple, l’organe officiel du Parti communiste chinois (PCC). « La Chine ne veut pas de guerre commerciale, mais le protectionnisme entraîne forcément une contre-attaque. » Le journal reproche en outre aux Européens de conserver une « attitude hautaine » sans se rendre compte de l’affaiblissement de leur influence au niveau mondial. Le dossier des panneaux solaires chinois est le plus important conflit commercial jamais engagé par Bruxelles et constitue un test de la capacité des pays de l’UE à se rassembler sur des sujets touchant au commerce international, malgré les menaces de représailles des pays visés. Faisant écho à l’éditorial du Quotidien du peuple, le vice-Premier ministre chinois Zhang Gaoli a réaffirmé jeudi que son pays était résolu à accélérer les réformes économiques, à transformer plus rapidement les fondements de son économie pour l’asseoir davantage sur la consommation des ménages, et à augmenter les exportations. La deuxième économie de la planète envisage d’importer l’équivalent de 10.000 milliards de dollars (7.600 milliards d’euros) de biens au cours des cinq prochaines années et d’investir 500 milliards de dollars (381 milliards d’euros) à l’étranger, a précisé le responsable chinois lors d’un forum Fortune 500 organisé à Chengdu. « Nous allons accélérer le changement du modèle de développement et améliorer et optimiser vigoureusement la structure de l’économie », a déclaré Zhang Gaoli.

 

Alitalia : baisse des salaires

Alitalia : baisse des salaires

les syndicats d’Alitalia ont accepté une baisse du temps de travail et des salaires dans le cadre d’un accord qui ouvre la voie à un nouveau plan stratégique, a annoncé jeudi la compagnie aérienne italienne. L’administrateur délégué Gabriele Del Torchio et les membres du comité exécutif vont voir leurs salaires réduits de 20% tandis que 2.200 employés au sol travailleront cinq jours de moins par mois, avec des feuilles de paie ajustées en conséquence. « Chacun a renoncé à quelque chose d’important, mais de cette manière nous avons pu sauvegarder des emplois », a déclaré Gabriele Del Torchio dans un communiqué. La prochaine étape consistera à lancer un nouveau plan stratégique pour Alitalia, a-t-il ajouté. La compagnie italienne, détenue à 25% par Air France-KLM, compte sur cet accord pour atteindre ses objectifs de réduction de coûts. Alitalia, sauvée de la faillite en 2008, a accusé une perte de 280 millions d’euros en 2012.

 

Fraude à la TVA : de l’ordre de 10 à 15 milliards

Fraude à la TVA : de l’ordre de 10 à15 milliards

 

Fraude à la TVA : l’ordre de 15 milliards d’euros, soit environ 10 à 15% des recettes annuelles de la TVA en France, d’après Vincent Drezet, spécialiste de la fiscalité et secrétaire général du syndicat Solidaires Finances publiques. Le chiffre de 10 milliards est le plus souvent cité. On pourrait presque dire un chiffre officiel. Il est calculé au regard de la comptabilité nationale. Vincent Drezet explique la méthode de calcul : « On regarde les ventes de biens et de services passibles de la TVA qui auraient du être déclarés et encaissés d’une part. Et puis, on voit ce qui a été effectivement déclaré et encaissé d’autre part. Donc là, il y a un écart de 10 à 11 milliards d’euros qui est assez solide mais qui malheureusement ne prend pas forcément en compte toutes les données relatives à la fraude à la TVA parce qu’il y a plusieurs formes de fraude à la TVA ». Il y a schématiquement trois grands types de fraude à la TVA.  L’un est lié au travail non déclaré. Dans le travail au noir, il y a des activités passibles de TVA qui ne sont ni déclarées ni encaissées. Comme le travail non déclaré augmente, la fraude sur cette TVA augmente mécaniquement.
On trouve aussi des fraudes plus petites qui consistent par exemple à déclarer la TVA et à ne pas la payer. Sans oublier un type de fraude particulièrement couteux pour les pays de l’Union européenne, la fraude intracommunautaire qui représente la moitié de la fraude à la TVA. Là, les tricheurs profitent du manque d’harmonisation et de coopération sur la TVA entre les Etats. Vincent Drezet affirme que l’on « voit des opérations de ventes de bien et de services qui transitent par plusieurs pays et le fait de transiter permet de complexifier les schémas et de ne pas déclarer la TVA dans l’une de sociétés qui font partie d’un réseau complice et frauduleux ».  Une récente illustration de cette fraude intracommunautaire c’est cette escroquerie à la TVA sur le marché de quotas d’émissions de CO2. En quelques mois, cette fraude aurait couté à elle seule plus de 1,5 milliard d’euros au seul fisc français.

 

Banque : UBS mise en examen en France pour exil fiscal

Banque : UBS mise en examen en France pour exil fiscal

La banque suisse UBS a été mise en examen jeudi soir pour « démarchage illicite » dans l’enquête sur des soupçons de système destiné à convaincre de riches Français d’ouvrir des comptes non déclarés en Suisse au début des années 2000.

 

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