Maintien de Richard à la tête d’Orange : le bal des faux-culs

Maintien de Richard à la tête d’Orange : le bal des faux-culs

 

L’intérêt des salariés, l’intérêt des actionnaires, l’intérêt de l’entreprise ; du bla bla pour cacher l’indécision du gouvernement. Avant six mois, tout le monde retournera sa veste (comme pour Cahuzac et les autres) quand on aura la confirmation que Richard a bien détourné de l’argent public au profit de Tapie. Hollande : « le maintien de Richard sera décidé en fonction de l’intérêt de l’entreprise », ce qui ne veut strictement rien dire ou plus exactement qu’on va attendre pour demander l’éviction de Richard. Le Medef lui est derrière le patron d’Orange, car cela pourrait faire jurisprudence (notamment si on révèle par exemple des cas de fraude fiscale et d’escroquerie, ce qui est probable notamment avec la liste HSBC). L’avenir professionnel de Stéphane Richard, mis en examen dans l’affaire Tapie/Crédit lyonnais, sera tranché lundi lors d’un conseil d’administration crucial pour l’avenir du groupe Orange, au cours duquel la position des représentants de l’Etat sera examinée à la loupe. Le PDG de l’opérateur télécoms aux 43,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et aux plus de 100 000 salariés en France a été mis en examen mercredi pour «escroquerie en bande organisée» dans l’enquête sur l’arbitrage dont a bénéficié en 2008 Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit lyonnais. Des salariés du groupe ont affiché avec force leur soutien à Stéphane Richard, rappelant son rôle pour pacifier une entreprise se relevant à peine de la vague de suicides qui l’a secouée entre 2008 et 2009. Ils soulignent également le besoin de stabilité du groupe confronté à un climat extrêmement concurrentiel depuis l’arrivée sur le marché d’un quatrième opérateur, Free Mobile, au tout début 2012. Peu après l’annonce de cette mise en examen, Matignon avait déclaré que le conseil d’administration se réunirait rapidement, afin de «décider des conséquences à tirer». Vendredi, le président François Hollande en personne a annoncé que cette réunion se tiendrait lundi et que la décision des trois administrateurs représentant l’Etat au sein du conseil tiendrait en compte d’«un seul critère» : «l’intérêt de l’entreprise, de ses salariés et de ses clients».  Le conseil d’administration - qui se réunira l’après-midi - est composé de Stéphane Richard, de trois représentants du personnel (CGT, CFDT, SUD), d’un représentant des actionnaires salariés, de trois représentants de l’Etat et de sept administrateurs indépendants. Ces derniers jours, malgré sa fermeté affichée, l’Etat, qui détient 27% du capital de l’opérateur, semblait encore hésiter sur la conduite à tenir lors de cette réunion. «Si le départ de Richard est décidé par le conseil d’administration, cela peut déstabiliser l’entreprise. Il a su bien gérer la situation sociale, l’affaire Free. S’il reste, quelle lecture cela va-t-il donner ?» avait déclaré jeudi une source proche de l’exécutif. «La vraie question est : qu’est ce qui déstabilise le moins Orange ?» avait ajouté cette source. En cas de départ de Stéphane Richard, le gouvernement risquerait d’être montré du doigt si l’entreprise devait connaître une nouvelle crise sociale dans les années à venir, qui vont connaître un grand nombre de départs non remplacés. L’Etat est «minoritaire», a rappelé Elie Cohen, économiste, qui a siégé au conseil d’administration du groupe de 1990 à 1995, quand l’entreprise s’appelait encore France Télécom. «L’Etat détient au total 27%. Donc, clairement, il ne contrôle pas l’entreprise, et toute idée qui consiste à dire « l’Etat veut que, l’Etat décide que » ne tient pas la route», a-t-il expliqué à l’AFP. De plus, selon Elie Cohen, «l’Etat est clairement dans une logique de désengagement de France Télécom». C’est donc d’autant plus étonnant de le voir «intervenir bruyamment, d’abord dans l’affaire Dailymotion, puis maintenant avec l’idée qu’il faut pousser dehors Stéphane Richard», a-t-il souligné. Le vote des représentants des salariés pèsera également. La CFDT, détentrice d’un siège, ne souhaite pas changer de PDG, tandis que SUD, qui a également un siège, a laissé entendre qu’il voterait contre Stéphane Richard. Quant à savoir de quel côté pencheront les votes des administrateurs indépendants, issus du monde économique, cela reste un mystère. «Si Stéphane Richard est maintenu, ça veut dire que le patronat et l’actionnariat français s’opposent aux politiques en disant : ce n’est pas vous qui régentez les affaires ! Ce serait un signal», a estimé un analyste qui a souhaité rester anonyme. De son côté, Stéphane Richard a décidé d’engager un recours en annulation de sa mise en examen pour «escroquerie en bande organisée». Ce chef de mise en examen est «infamant et grotesque», selon lui.

 

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