Archive mensuelle de mai 2013

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Fraude fiscale: « c’est l’hypocrisie au niveau européen » (Letta-Italie)

Fraude fiscale:  »c’est l’hypocrisie au niveau européen » (Letta-Italie)

« Le problème est que sur ce sujet il y a une hypocrisie incroyable au niveau européen », a déclaré M. Letta devant les sénateurs italiens.  Le nouveau chef du gouvernement, dont c’est le premier sommet européen, présentait aux élus de la péninsule les positions italiennes à la veille de ce sommet.  Quand la volonté de lutte contre les paradis fiscaux « doit être appliquée, elle a des conséquences qui ne plaisent pas à certains car elle entraîne des pertes de revenus faciles », a-t-il ajouté, sans nommer aucun Etat.  Les ministres des Finances des 27 ont décidé mardi de confier un mandat à la Commission européenne pour renégocier les accords fiscaux avec la Suisse, Andorre, Monaco, Saint-Marin et le Liechtenstein. Mais ils ont échoué à se mettre d’accord sur le point le plus important: faire adopter à l’unanimité la révision d’une loi européenne, en souffrance depuis 2008, sur la fiscalité de l’épargne.  Cette loi prévoit l’échange automatique d’informations de certaines données bancaires. L’idée est à terme de la renforcer et d’en étendre le champ d’application, notamment à l’assurance-vie.  Or, l’Autriche et le Luxembourg, farouches défenseurs du secret bancaire, n’ont pas complètement levé leurs restrictions, contrairement à ce qu’espéraient leurs partenaires, arguant qu’il fallait au préalable des négociations abouties avec les pays tiers comme la Suisse, ce qui va prendre du temps.   »A un moment où tous les Etats demandent des sacrifices à leurs propres citoyens pour assainir les comptes, la lutte contre la fraude fiscale est un impératif moral, un objectif incontournable », a ajouté M. Letta.   »La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale internationales représente un problème qui impose des solutions coordonnées à l’échelle internationale, il faut imposer la transparence et la timidité n’est plus admise », a martelé le chef du gouvernement italien.

Pas de taxe sur le vin ; pour l’instant !

Pas de taxe sur le vin ; pour l’instant !

Amateurs de vins mais aussi les professionnels de la viniculture peuvent être soulagés : la fiscalité du vin ne va pas être alourdie. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Lefoll a expliqué n’avoir jamais été saisi d’un tel projet, le 20 mai, lors des assises européennes et mondiales de l’origine, à Bordeaux. En cause, le travail de la Mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale (MECSS) du Sénat, qui a en charge d’évaluer la pertinence et l’efficacité du recours à la fiscalité pour influencer les comportements jugés à risque en matière de santé publique. Or justement, le vin, et ses effets sur la santé en cas de consommation excessive, est dans son viseur. Le président de la mission Yves Daudigny (PS), réfléchit à la mise en place d’une fiscalité dissuasive « dite comportementale » afin de lutter contre les abus. Le ministre a ainsi reconnu qu’il « y a peut-être des discussions » sur le sujet « à l’Assemblée », mais que pour l’instant « il n’y a pas péril en la demeure ». Stéphane le Foll a expliqué que « le ministère de l’agriculture n’a jamais souhaité et imaginé quoi que ce soit » sur ce sujet. « Je verrai le moment où on me saisira de manière officielle sur cette question, mais [...] personne ne m’a jamais évoqué cette question, en tout cas au niveau du ministère et du conseil des ministres »,a-t-il poursuivi.  Cette nouvelle devrait satisfaire Alain Juppé, maire de Bordeaux, pour qui cette idée de « taxer le vin serait une absurdité », a-t-il déclaré ce mardi 21mai. Lords d’un point presse. « Il faut distinguer l’éducation à une consommation responsable du vin avec modération et les alcools durs », a-t-il déclaré lors d’un point de presse. Pour Alain Juppé, cette nouvelle taxe pèserait lourds sur la réussite de certains de ses projets tournés vers l’oenotourisme. Sa ville, au cœur d’un des plus grand vignobles français, prévoit en effet d’ouvrir à l’horizon 2015 une « Cité de la civilisation et du vin ». Alain Juppé a également annoncé le lancement en 2013 d’une fête baptisée « Bordeaux fête le vin », à Bruxelles et une deuxième édition de cet événement, dès cette année, à Québec, au Canada. De plus, la filière viticole pourrait être affaiblie par cette nouvelle taxe. Or elle participe largement à la balance commerciale de la France, avec un excédent commercial de 7 milliards d’euros.

 

Allemagne : hausse demandeurs d’emplois

Allemagne : hausse demandeurs d’emplois

 

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 13.000 à 2,935 millions, ajusté des variations saisonnières, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une diminution de 4.000. Il s’agit de la première hausse depuis quatre mois du nombre de demandeurs d’emploi qui retrouve ainsi son niveau du mois de décembre. Le taux de chômage est quant à lui resté stable pour le sixième mois consécutif à 6,9%, proche de son niveau le plus bas depuis plus de 20 ans. Le nombre de chômeurs brut, très suivi en Allemagne, reste au-dessus de trois millions, à 3,098 millions contre 3,156 millions en février, donnant un taux de chômage brut de 7,3% contre 7,4% respectivement. Le responsable de l’Office du travail Frank-Jürgen Weise a souligné que « les conditions économiques des derniers mois avaient peu d’impact sur le marché de l’emploi, qui reste solide ». La résistance du marché de l’emploi est de bon augure pour la confiance des ménages et le pouvoir d’achat, relève Caroline Newhouse, économiste chez BNP Paribas. Les ventes au détail ont d’ailleurs enregistré une légère hausse au mois de février par rapport à janvier, selon des données publiées par le Bureau fédéral de la statistique.  

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 21 mai 2013

 

Suisse : 100 milliards cachés en Suisse et ce n’est pas prêt de changer

Suisse : 100 milliards cachés en Suisse et ce n’est pas prêt de changer

 

Environ 100 milliards seraient cachés en Suisse par les grades fortunes françaises ; ce n’est pas prêt de changer car cela représente 10% du PIB suisse et 130 000 emplois. Genève, ses centaines de banques, ses milliers de gestionnaires de fortune et de fiscalistes. Un système financier entièrement fondé sur le secret bancaire et l’évasion fiscale. D’après l’historien Sébastien Guex, spécialiste de  l’histoire bancaire à l’ université de Lausanne, « les grandes banques suisses se sont historiquement construites sur leur positionnement sur le marché de la fraude fiscale internationale« . Malgré cet ancrage historique, le mois dernier la ministre suisse des Finances a annoncé qu ‘elle était prête à discuter de l’échange automatique de données, c’est-à-dire la possibilité pour les services fiscaux des autres pays de savoir qui sont les contribuables qui possèdent des comptes non déclarés. Ces déclarations ont fait l’effet d’une bombe dans le milieu bancaire genevois, que connaît très bien l’avocat fiscaliste suisse Philippe Kénel : « C’est une révolution. L’échange de données, c’est un mot qu’on ne prononçait même pas, comme dans les couples ultra catholiques on ne prononce pas le mot divorce ».  La révolution en Suisse, c’est effectivement qu’on évoque cet échange de données. Mais en pratique, cela n’ est pas encore le grand soir, même si depuis quelques années, la digue du secret bancaire suisse a commencé a céder, notamment sous la pression des Etats-Unis (qui ont obtenu un accord d’échange d’informations fiscales avec la Suisse, les accords FACTA).  Pourtant Michel Dérobert, le secrétaire général de l’ association des banquiers privés suisses, ne croit pas à une disparition du secret bancaire : « Il n’ y a pas de raison que la Suisse fasse un échange automatique, plus que Singapour, ou une autre place concurrente de la Suisse. Mais si tous les autres pays s’engagent à échanger le même type de données, et on en est encore loin, alors la Suisse le ferait. »  Autrement dit, la Suisse n’ est prête à lever son secret bancaire que si les autres paradis fiscaux font de même. C ‘est l’attractivité de sa place financière qui est en jeu, par rapport à ses concurrents (par exemple les îles Caiman, le Luxembourg ou certains Etats américains comme le Delaware).  Il faut dire que les banques suisses pèsent lourd dans l’économie nationale : plus de 130.000 emplois et 10% du PIB. Pour le député de la majorité Christian Luscher, la question est donc évidemment économique mais elle est aussi juridique : « Nous avons accueilli de nombreux clients étrangers, et notamment français. Ils demandent la protection de la Suisse, le temps de se régulariser et donc nous avons besoin d’un certain temps ».  La Suisse réclame donc du temps. Une facon de contourner une éventuelle levée du secret bancaire, d’après l’historien Sébastien Guex : « C’est une vieille stratégie des banques. Si cela prend 4 ou 5 ans, je fais confiance aux banquiers pour perfectionner les systèmes des trusts et des fondations qui permettent de préserver l’ anonymat des fraudeurs ».  De toute façon, la Suisse est une démocratie directe. Si le pays veut un jour mettre en place cet échange automatique de données, la question serait soumise à un référendum, une votation. Or, d’après un sondage de mars dernier, près des deux tiers des Suisses ne veulent pas d’un assouplissement du secret bancaire.

 

Sondage : Moscovici et Montebourg très impopulaires bientôt au placard

Sondage : Moscovici et Montebourg très impopulaires bientôt au placard

Finalemenet Hollande pourrait décider de mettre Moscovici au placard et Montebourg à l’écologie (un autre placard mais pour le tenir en laisse) tellement leur image est dégradée dans un dernier sondage. Le ministre de l’Economie décroche la palme de ce sondage : 70% des personnes interrogées sont mécontentes de l’action de Pierre Moscovici. Dans ce sondage IFOP pour le JDD, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg récolte 62% de mécontents. Des records d’impopularité dus à la crise évidemment mais aussi à l’image qu’ils donnent : car depuis qu’ils sont à Bercy c’est la guerre ouverte. A l’offensive, le bouillonnant Arnaud Montebourg, qui ne se prive pas de critiquer publiquement les décisions du ministre de l’Economie qui est même allé jusqu’à tordre le bras de Jean-Marc Ayrault en proposant de « nationaliser Florange« . Des déclarations intempestives qui ont failli provoquer sa perte, le Premier ministre a eu très envie de le sortir de son gouvernement. Seulement voilà, Arnaud Montebourg, c’est un ministre turbulent, mais intouchable. Son surnom : « monsieur 17% ». Il a récolté 17% des voix à la primaire socialiste et cela lui donne du poids. Un député proche du Premier ministre reconnaît que François Hollande le garde à cause de son « poids politique et parce qu’il incarne l’aile gauche du PS« . Ce député très tolérant constate qu’Arnaud Montebourg « flirte avec la ligne, mais qu’il prend garde de ne pas trop s’en éloigner« . Les mises en garde de François Hollande y sont pour beaucoup. La dernière est toute fraîche, c’était jeudi dernier, lors de sa conférence de presse : « Ce qui m’importe au-delà des personnes et au-delà du nombre, c’est la ligne. Il ne doit y avoir qu’une seule ligne au sein du gouvernement. Tous les ministres sont liés les uns aux autres par un pacte qui n’a pas besoin d’être explicite, qui va de soi, et qui est de faire réussir la politique que j’ai décidé pour le pays.«  Depuis ce rappel à l’ordre, Arnaud Montebourg se fait discret. Dimanche, il était à la Roche de Solutré et ce lundi, il fera un discours dans le Morvan. Hier, le ministre du Redressement productif n’a accordé aucune interview et ce soir, il devrait se contenter de faire le service après-vente de la politique impulsée par François Hollande. Cette attitude calme ses détracteurs, notamment François Rebsamen. En mars, le président du groupe socialiste au sénat, proche de François Hollande avait conseillé à Jean-Marc Ayrault de virer un ministre, n’importe lequel, pour faire un exemple. Aujourd’hui, à la question « Arnaud Montebourg est il utile au gouvernement ?« , voilà ce que répond le même François Rebsamen : « Oui, ma réponse est oui. Il fait du bon travail et il se bat pour l’emploi, il se bat pour trouver des solutions, sauver les entreprises. C’est son job et il le fait plutôt bien, avec détermination. Comme tout ministre, pour le reste il n’a qu’à suivre la ligne qu’a donné le président de la République.«  Un échange de bons procédés d’après un député socialiste, il serait de toute façon « plus nuisible à l’extérieur qu’à l’intérieur« . Et puis cela serait moins grave qu’il n’y paraît, il n’y aurait pas vraiment de divergences entre Arnaud Montebourg et les deux têtes de l’exécutif. Un ministre, proche de François Hollande estime que « Montebourg c’est moins une ligne qu’un tempérament« . Il va le mettre dans sa poche son tempérament, c’est ce qu’affirme l’un de ses amis le député de Saône-et-Loire, Thomas Thévenoud : « Il faut de plus en plus, dans une période difficile, dépasser son propre égo. Il faut savoir s’unir, se dépasser, se donner la main. Ce gouvernement a besoin de cohésion, cette majorité à besoin de cohésion, il faut être organisé à Bercy. Il faut que l’on puisse avoir une coordination très forte entre les différents ministères. J’ai le sentiment qu’il y a une certaine complémentarité entre Pierre Moscovici et l’action qui mène Arnaud Montebourg. Il est utile à Bercy et au redressement de l’économie française.«  Montebourg / Hollande c’est un peu « je te tiens, tu me tiens par la barbichette« . Un ministre turbulent mais invirable. Sauf que le remaniement ne devrait pas épargner Bercy. Des bruits de couloir élyséens laissent entendre qu’Arnaud Montebourg pourrait être déplacé au ministère de l’Ecologie.

 

Cahuzac : compte en Suisse, « une banalité bien triste » !

Cahuzac : compte en Suisse,  « une banalité bien triste » !

Finalemenet Cahuzac reconnait que le fait de dissimuler des revenus en Suisse (ou ailleurs) est une pratique banale. « Un peu moins de 685.000 en totalité », ce sont « les sommes dissimulées qui l’ont été pour l’essentiel il y a presque 20 ans, à une époque où je n’étais pas élu et où je n’envisageais pas de l’être », argue l’ancien ministre du Budget sur RTL. Avant d’ajouter consciemment : « Ce qui n’enlève rien à la gravité de la  faute que j’ai pu commettre ». Cette histoire qu’il qualifie d’ »ancienne », Jérôme Cahuzac compte la livrer en totalité à « justice ». « C’est (…) pour moi, la possibilité de dire ce qu’il s’est passé. Une rumeur apparaît non vérifiée, elle est reprise puis ça devient un fait, une annonce et une accusation. Et à aucun moment je n’ai la possibilité de dire ce qu’il en est. Mais le mal est fait et la condamnation est à la hauteur des sommes faramineuses évoquées », ajoute-t-il. « C’est mon travail qui m’a permis, hélas, de gagner ces sommes, et hélas, de ne pas les déclarer » explique Jérôme Cahuzac sur RTL. Quant à ses « motivations » d’ouvrir un compte en Suisse, l’ancien ministre du Budget botte en touche : « Est-ce qu’on peut avoir une motivation qui puisse paraître rationnelle ou intelligente devant tant de stupidité ? » Et de conclure sur le sujet : « Il y a un peu plus de 20 ans, ces actions étaient, je le crains d’une banalité bien triste (…) dans le milieu professionnel que je pouvais fréquenter mais je ne veux pas porter d’accusation particulière. »

Mediator: jusqu’à 1800 morts

Mediator: jusqu’à 1800 morts

Selon un rapport d’experts judiciaires rendu public en avril, le Mediator, commercialisé de 1976 à 2009 en France, pourrait à long terme causer 1.300 à 1.800 morts uniquement par valvulopathie.  Quelque 700 parties civiles demandent réparation à Nanterre, sans attendre l’issue de l’instruction menée parallèlement par le parquet de Paris sur les mêmes faits. Ces victimes présumées ont misé sur une procédure rapide: une citation directe pour « tromperie aggravée » dans laquelle leur revient la tâche d’apporter les preuves, sans avoir accès aux investigations parisiennes.  Elles reprochent à Jacques Servier, 91 ans, fondateur des laboratoires du même nom, de les avoir « délibérément » trompées sur la composition de ce médicament destiné aux diabétiques, mais largement prescrit comme coupe-faim. Les malades n’auraient pas été informés de « la nature anorexigène » de son principe actif, le Benfluorex à l’origine du développement de valvulopathies (déformation des valves cardiaques) et d’hypertension artérielle pulmonaire, une pathologie rare actuellement incurable.  Me Charles Joseph-Oudin, conseil d’une centaine de parties civiles à Nanterre, espère que « les Laboratoires Servier n’essayeront plus de mettre des bâtons dans les roues de la machine judiciaire ».  Le procès, qui avait débuté le 14 mai 2012, avait en effet très vite tourné court. Le tribunal avait accepté de transmettre à la Cour de cassation une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), soulevée par la défense. M. Servier contestait qu’il puisse être jugé à Nanterre alors qu’il est parallèlement mis en examen pour des faits similaires à Paris. La haute juridiction a toutefois refusé de transmettre cette QPC au Conseil constitutionnel.  Un nouveau rendez-vous manqué?   »ll y a un risque que l’affaire ne soit encore pas jugée au fond cette fois-ci », estime Me Juliette Nattier, avocate d’une trentaine de victimes présumées.  La défense de Servier va en effet engager une nouvelle bataille procédurale, susceptible d’entraîner un nouveau renvoi du procès.   »Nous souhaitons qu’une expertise judiciaire autonome soit faite à Nanterre ou à défaut la communication de tous les éléments recueillis dans le cadre des expertises en cours à Paris », indique Me Hervé Temime. Il va aussi demander « un complément d’information permettant au tribunal d’apprécier le rôle des autorités sanitaires dans la tromperie dénoncée à Nanterre ». L’Agence du médicament a en effet été mise en examen en mars dernier pour « homicides et blessures involontaires », les juges d’instruction parisiens la soupçonnant d’avoir négligé les alertes sur la dangerosité du Mediator.  Interrogé sur la présence de Jacques Servier à l’ouverture des débats, son conseil n’a pas souhaité répondre. Le fondateur des laboratoires, dont l’état de santé reste fragile, avait répondu la semaine dernière à BFMTV qui l’interrogeait près de son domicile: « On s’en fout du procès », avant de s’excuser pour cette déclaration.  Certains conseils de victimes présumées préfèreraient aussi que le procès soit renvoyé dans l’attente de la fin de l’instruction parisienne. « Je ne suis pas là pour défendre Servier, mais il est dommage de se priver d’une instruction de qualité qui devrait être bouclée rapidement », estime Me Jean-Christophe Coubris.  Mais, pour la plupart des parties civiles, il y a urgence à statuer, notamment du fait de l’âge du principal prévenu.  Elles disposent de plusieurs pièces maîtresses comme les annexes du rapport accablant de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui estime que le retrait du Mediator « aurait pu être décidé dès 1999″, soit dix ans avant sa disparition du marché.  Jacques Servier, ainsi que les quatre anciens cadres de Servier et sa filiale Biopharma jugés à ses côtés à Nanterre, encourent quatre ans de prison et une amende de 75.000 euros; Servier et Biopharma, en tant que personnes morales, une amende de 375.000 euros ainsi qu’une interdiction d’exercer.

Bourse : un décalage avec les résultats d’entreprises

Bourse : un décalage avec les résultats d’entreprises

 

Le décalage entre ces nouveaux records et la détérioration des résultats des entreprises européennes commence à poser problème aux investisseurs. « C’est l’une des principales inquiétudes exprimées au cours des dernières semaines », relève Graham Secker, responsable de la stratégie actions européennes de Morgan Stanley. La  moitié des entreprises européennes environ ont publié leurs résultats du premier trimestre. Siemens, Nestlé, Diageo… Ceux-ci sont globalement décevants. « Les mauvaises surprises sont plus nombreuses que les bonnes, alors même qu’en amont de ces annonces, les analystes avaient déjà considérablement révisé leurs attentes à la baisse », constate Pierre Sabatier chez PrimeView.  Depuis un an, ces derniers opèrent chaque mois environ deux fois plus de révisions de ce type à la baisse qu’à la hausse. Au moment des publications, les déceptions sont encore plus nombreuses sur les chiffres d’affaires que sur les résultats nets. « En moyenne, les entreprises ayant l’habitude de faire baisser le consensus avant la publication des résultats, la proportion de « bonnes surprises » sur les chiffres d’affaires est de 57%. Aujourd’hui sur l’EuroStoxx 600 elle est de 40%, au plus bas depuis 1998 », renchérit Fabrice Theveneau, responsable de la recherche action à la Société Générale. Ces dernières semaines dans certains secteurs, les prévisions de résultats pour l’ensemble de l’année 2013 ont été particulièrement revues à la baisse. En un mois, les anticipations de bénéfices par action ont baissé de 10% dans le secteur des produits de base, de 8% pour les banques, de 5% pour les valeurs technologiques, de près de 4% pour les entreprises industrielles et de quelque 3% pour les entreprises pétrolières gazières ou le secteur de la chimie, selon les calculs de PrimeView.  « Dans l’environnement politique et économique actuel, les résultats ont beaucoup moins d’importance que par le passé », constate Cyrille Collet, responsable de la gestion actions chez CPR AM. Depuis le milieu de l’année dernière, la progression des bourses européennes s’explique essentiellement par la politique ultra-accommodante des trois grandes banques centrales. Les investisseurs disposent de masses énormes de liquidités à investir et ils se dirigent vers les classes d’actifs encore à même de leur offrir un certain niveau de rendement, comme les actions.

 

Projet de loi logement

Projet de loi logement

 

 

Après le flop des premières mesures Duflot, nouvelle loi pour soutenir le logement neuf. Un texte sans doute pas inutile pour accélérer les procédures mais insuffisant pour s’attaquer à la question des coûts, le problème central.  Annick Lepetit (PS), la rapporteure du projet, justifie le recours à ces ordonnances en arguant de « l’urgence de légiférer due à la gravité de la situation ».  Sur les douze derniers mois (avril 2012 à mars 2013), le nombre de mises en chantier de logements (335.800) a plongé de 18% par rapport aux douze mois précédents. Non seulement cette évolution a des répercussions négatives sur l’emploi dans le bâtiment (-13.800 postes en 2012 sans parler de l’intérim), mais elle aggrave la crise déjà alarmante du logement, a expliqué à l’AFP cette députée de Paris.  Le texte, qui sera défendu par la ministre du Logement Cécile Duflot, préconise huit mesures d’urgence qui visent essentiellement à lever quelques-uns des multiples freins à la construction de logements. Ainsi, le texte permet de déroger aux règles concernant les surélévations d’immeuble ou l’obligation de créer des places de parking. Il autorise aussi la transformation de bureaux en logements.  Sur ce dernier point, Cécile Duflot a récemment affirmé qu’il existait en Ile-de-France près de 3,5 millions de mètres carrés de bureaux inutilisés et probablement 5 millions de mètres carrés sur tout le territoire français.  Le projet de loi, très technique, a été adopté à l’unanimité en fin de semaine dernière en commission à l’Assemblée.   »Pour atteindre l’objectif de 500.000 logements par an, il faut faire sauter des verrous qui ne se justifient plus et fluidifier le fonctionnement d’un secteur en souffrance », souligne Annick Lepetit.   »Je n’ai pas de problème avec ce texte, il ne va certes pas révolutionner le logement mais va faciliter la construction dans les zones tendues et en réduire les coûts », a déclaré à l’AFP le député UMP Benoist Apparu, ancien ministre du Logement.  Il reconnaît d’ailleurs qu’il a lui-même porté plusieurs des mesures inscrites dans le projet mais qui n’ont jamais pu aboutir après le changement de majorité au Sénat.  Parmi les mesures « les plus intéressantes », Benoist Apparu relève celle visant à réduire le nombre et le délai de traitement des recours contentieux. « On a une explosion des recours, dit-il, dont certains sont limite mafieux ».   Annick Lepetit, qui a multiplié les auditions, chiffre à quelque 30.000 la totalité des recours, abusifs ou pas, qui bloquent considérablement les délais de construction.  La rapporteure socialiste a fait adopter en commission un amendement accordant au bénéficiaire d’un permis de construire contesté le droit de demander au juge de condamner l’auteur d’un recours abusif à des dommages et intérêts.  Le projet de loi, examiné mardi par les députés, est une étape intermédiaire entre la loi votée en janvier relative à la mobilisation du foncier public et au renforcement de la construction de logement social, et un nouveau projet de loi, annoncé pour l’été, sur l’urbanisme et le logement qui s’intéressera notamment aux rapports locatifs dans le secteur privé.  Ce nouveau texte, « Duflot 2″, qui contiendra aussi d’autres mesures de relance de la construction, devrait être présenté fin juin en Conseil des ministres pour un examen en commission à l’Assemblée fin juillet et une discussion en séance à la rentrée de septembre.  Le président de la République avait annoncé le 21 mars dernier à Alfortville 20 mesures constituant le Plan d’investissement pour le logement. Huit d’entre elles figurent dans le projet qui sera examiné mardi.  La discussion devrait être achevée dans la nuit de mardi à mercredi, l’opposition devant présenter peu d’amendements.

 

Fruits- légumes : hausse de 10 à 30% à cause du temps

Fruits- légumes : hausse de 10 à 30% à  cause du temps

 

A cause du temps  les récoltes sont en retard. Résultat, les prix ont augmenté sur certains produits de saison car les producteurs peinent à approvisionner les étals des marchés. Avec un kilo de cerises à 18€, le melon à 4€ ou les pommes golden à plus d’1€ le kilo, certains fruits se vendent en moyenne 20% plus cher que l’année dernière à la même époque, et ce n’est peut-être pas fini. Certains producteurs accusent un retard de deux à quatre semaines et pourraient être tentés de gonfler leurs prix pour compenser cette mauvaise passe, même si le gouvernement leur met la pression pour ne pas impacter le portefeuille du consommateur.  Jean-Claude, producteur de salade dans les Yvelines, a « entre 15 jours et trois semaines de retard » à cause du temps. « On arrive fin mai, et les températures n’ont guère dépassé 20°. C’est surprenant, et de mémoire je n’ai jamais connu ça ». L’agriculteur reconnait que les intempéries pourraient avoir des conséquences sur les prix. « Il y a moins de volume. Les cours peuvent évoluer en fonction du temps, par exemple, le chou-fleur, comme il n’y en a pas, donc automatiquement, le prix est un peu plus élevé ». Ghislain Mascaux est producteur de fruits et légumes à Bugnicourt, dans le Nord. « Si le temps pluvieux et froid continue pendant encore 10 à 15 jours, il pourrait y avoir une hausse, en général entre 10 et 30% », reconnaît l’agriculteur. « Ça pourrait être des légumes de plein champ, pommes de terre, tomates, mais aussi fraises et framboises, très sensibles à ce type de temps pluvieux, ainsi que les cerises, connues pour fluctuer énormément à la hausse quand il y a des problèmes de rendement ».

 

Prix tabac : manif des buralistes

Prix tabac : manif des buralistes

 

La hausse des prix a faiat baisser les ventes de l’ordre de 10% au premier trimestre tandis que les ventes illégales, elles,atteignent 20%. Les buralistes appellent donc à manifester dans les prochains jours dans cinq grandes villes de France pour demander un moratoire sur les prix du tabac, qu’ils jugent trop élevés. Ces manifestations sont prévues à Paris le 22 mai, à Strasbourg et Lyon le 23, à Lille le 27 et à Toulouse le 30, précise la Confédération des buralistes dans un communiqué. Les buralistes s’inquiètent de la forte chute du marché des cigarettes et disent craindre deux nouvelles hausses tarifaires dans les six prochains mois. Les taxes sur le tabac augmenteront d’environ 5% le 1er juillet et une nouvelle hausse des prix est envisagée pour le mois d’octobre. Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, les ventes de cigarettes ont chuté de près 9% au premier trimestre 2013 par rapport au premier trimestre 2012, les prix de vente augmentant parallèlement de 6,5%.

 

Météo : pluie et froid jusqu’en juin

Météo : pluie et froid jusqu’en juin

« C’est tout à fait inhabituel » assure le météorologiste de RTL Louis Bodin au sujet de la météo maussade de ces derniers jours. Pour écrire son dernier livre intitulé Guide de voyage météo, il explique qu’il est « remonté jusqu’à plus d’un an en arrière pour comprendre pourquoi » la France est traversée par une vague de pluie et de froid depuis plusieurs jours, alors que le mois de juin approche. « Depuis le début de l’année, le pays n’a reçu que « 50% de son ensoleillement normal, annonce Louis Bodin , notamment dans la moitié Nord ». C’est pour cela que ce mauvais a un impact encore plus fort sur le moral des Français : ils manquent de lumière.  La neige avait fait un retour inattendu au mois de mars, provoquant une certaine pagaille dans le pays, pas préparé à un tel événement. Et comme si ce n’était pas suffisant, les précipitations sont « plutôt abondantes, de 20 à 30% supérieures aux moyennes » saisonnières.  En témoignent les récentes inondations à Dijon et à Troyes, les fortes pluies dans le Gard, placé en vigilance orange ce week-end de Pentecôte, ou bien encore les averses qui se sont invitées au Festival de Cannes.  Quant aux températures, elles sont « entre 0,5 et 1 degré en dessous de la normale », ce qui n’est pas excessif mais « ça finit par peser quand cela s’étale sur une longue période », explique Louis Bodin.  Ces dérèglements seraient dus à un « talweg », autrement dit une vallée dépressionnaire ou un creux dépressionnaire. D’ordinaire, le mauvais temps est amené par de simples dépressions. Ici, le phénomène « qui descend du pôle » explique Louis Bodin, est global et concerne l’ensemble (ou presque) du pays voir même de l’Europe de l’Ouest.  Et le talweg (que l’on trouve également orthographié thalweg, ndlr) n’est pas annonciateur de bonnes nouvelles. Ces creux dépressionnaires conservent l’alimentation en air froid.  Ainsi, tant que le phénomène restera au-dessus de nos têtes, les choses ne s’amélioreront pas. C’est pour cette raison qu’il faudra attendre le début du mois de juin pour que le soleil pointe le bout de son nez. Sauf quelques exceptions locales près, les douze prochains jours seront encore marqués par le froid et la pluie.

 

UE : moins de protection pour les grosses épargnes

UE : moins de protection pour les grosses épargnes

 

Un projet de législation européenne approuvé lundi par une commission du Parlement européen prévoit que l’épargne des petits déposants sera protégée à concurrence de 100.000 euros tandis que les titulaires de comptes disposant de soldes supérieurs risqueront de devoir passer des pertes en cas de faillite bancaire. Ce projet fait écho à la solution retenue dans le dossier chypriote dans le cadre duquel les déposants les plus fortunés avaient été contraints d’accepter de passer des pertes pour éviter un naufrage du système bancaire local. Pour entrer en vigueur, ce projet doit encore être approuvé par les 27 ministres des Finances de l’Union européenne et par les Parlementaires

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 20 mai 2013

 

Hollande : le vote des étrangers pour faire monter le front national

Hollande : le vote des étrangers pour faire monter le front national

Maintenant le vote des étrangers pour amuser la galerie après le mariage pour tous. De quoi faire la Une pendant des semaines et des mois ; En fait Hollande reprend la vieille tactique de Mittérand, faire montre le Front ntaional pour compenserles pertes du PS. Une manoeuvre da’apprenti sorcier car cette proposition n’a aucune cahnce de recueilleir uen majorité au parlemenet. Voter pour les élections municipales (même après 2014), il y a sûrement urgence pour les immigrés qui ‘s’en moquent complètement et veulent  surtout des titres de séjour, du travail, un logement ; encore une fois à coté de la plaque Hollande et les socialistes qui ne doivent pas compter beaucoup d’immigrés dans leur famille ou parmi leurs amis. De quoi en tout cas satisfaire les bobos qui ignorent tout de l’immigration. François Hollande a annoncé jeudi qu’un texte pour accorder le droit de vote des étrangers aux élections locales serait présenté au Parlement après les élections municipales. « Je ne veux pas donner l’impression que nous chercherions avant les municipales à utiliser cette question du droit de vote des étrangers pour entretenir je ne sais quel malentendu », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse. « Donc, ce texte ne sera pas présenté avant les élections municipales », de 2014, a-t-il ajouté. « Après les élections municipales, comme cela il n’y aura plus d’enjeu, il sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l’adoption s’il le souhaite », a-t-il ensuite promis, s’engageant pour la première fois aussi clairement depuis son élection. Cette réforme passe par une révision de la Constitution, qui ne peut être adoptée que par 3/5es des parlementaires ou par référendum. « Je n’ai pas soumis ce texte parce que je sais d’avance que l’opposition n’en veut pas », a redit François Hollande, alors qu’il manque une trentaine de voix pour une adoption au Congrès. Quant au référendum, le président avait exclu cette option lors de sa précédente conférence de presse, en novembre.

 

Le chômage et la bourse au plus haut !

Le chômage et la bourse  au plus haut !

 

Le Dow Jones aux Etats-Unis, comme le CAC, comme les autres bourses sont au plus haut, comme le chômage ! Plus le chômage augmente et plus la bourse grimpe, de quoi s’interroger sur la corrélation entre la valeur des entreprises et la situation socio-économique. En réalité, il y a longtemps que la bourse est déconnectée des réalités économiques. La financiarisation de l’économie portée à l’extrême conduit en fait à valoriser à partir d’anticipations de cours et non de résultats, jusqu’au jour où la bulle éclate ! Ce n’est pas pour l’immédiat grâce aux masses de liquidités consenties par la BCE aux banques (qui continuent de spéculer) ;  mais une BCE qui ne sait pas comment prêter aux entreprises  (un des enjeux centraux de la relance pourtant). . Le CAC 40 a franchi le cap symbolique des 4000 points vendredi, au plus haut depuis près de deux ans, dopé par les chiffres de l’emploi américain. Wall Street et Francfort s’envolent vers de nouveaux records historiques. La Bourse de Paris, qui a fait mieux que résister aux mauvaises nouvelles économiques cette semaine au point de renouer avec les 4.000 points, va digérer dans les prochains jours ce seuil en comptant sur le soutien encore indéfectible des banques centrales.  Sur la semaine écoulée, l’indice CAC 40 a pris 1,20% pour terminer vendredi à 4.001,27 points. Depuis le 1er janvier, ses gains atteignent désormais 9,89%.  Vendredi, il a dépassé les 4.000 points pour la première fois depuis début juillet 2011 soit avant les secousses de la crise de la dette en zone euro.   »La conjoncture macroéconomique est loin de donner des signes de reprise en Europe et le marché tient avec la confirmation que les banques centrales vont rester à la manœuvre pendant un moment », résume Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez B*Capital (groupe BNP Paribas).  Les banques centrales aux Etats-Unis et au Japon, ainsi que dans plusieurs pays émergents, font tout pour relancer leur économie, inondant le système financier de liquidités pour réamorcer la pompe de la croissance.  Plus timide sur les rachats d’actifs, la Banque centrale européenne (BCE) n’en a pas moins baissé son taux directeur début mai à un nouveau plus bas historique.  Du coup, le marché parisien, comme les autres places boursières, a encaissé sans coup férir la confirmation de la récession en zone euro dont l’activité a reculé pour le sixième trimestre consécutif et qui n’épargne plus la France.  Reste à savoir si la Bourse de Paris a les moyens de poursuivre sa marche en avant et d’aller durablement au-delà des 4.000 points.   »C’est un seuil symbolique mais qui pourrait aider à alimenter encore un peu la hausse. On a retrouvé cette logique dans les récents records des indices américains », souligne M. Lamielle.   »Le seuil des 4.000 points peut marquer les esprits parmi les investisseurs d’autant qu’il faut rappeler que ce n’est pas un record pour le CAC 40 qui est loin de ses plus hauts historiques », à près de 7.000 points en septembre 2000, renchérit M. Mourier.  Selon lui, « les facteurs de soutien pourraient s’estomper un peu dans les prochains mois notamment aux Etats-Unis où les débats au sein de la banque centrale sont de plus en plus vifs sur la politique monétaire ».  C’est la raison pour laquelle les investisseurs passeront au peigne fin la publication mercredi prochain des minutes de la dernière réunion de la Fed ainsi qu’un discours de son président Ben Bernanke.  Ils essaieront de déceler d’éventuels changements à venir dans la politique monétaire menée aux Etats-Unis qui leur est très favorable.

Bourse : pas encore le krach mais …

Bourse : pas encore le krach mais …

Toujours pas de signe de krach. Les marchés battent de nouveaux records presque quotidiennement. Les intervenants suivent la tendance avec un aveuglement qui, vu de nos bureaux, semble quasi-suicidaire (Françoise Garteiser, La Chronique Agora)  Toujours pas de signe que la Fed mette un jour fin à l’assouplissement quantitatif. Toujours pas de signe de reprise économique non plus, ceci dit. Comme le résumait Bill jeudi, “la Fed a [...] donné plus d’argent à l’économie — le QE1, le QE2, et désormais le QE3. Dans la version actuelle du QE, elle imprime 58 milliards de dollars supplémentaires par mois et les injecte dans le système bancaire”. “Cet argent n’a pas beaucoup aidé l’économie réelle — le chômage a baissé, mais uniquement parce que des gens abandonnent la recherche d’emploi ; en revanche, il a fait des merveilles pour les prix des actions”. Peu importe. Le Japon n’est-il pas en train de prouver qu’on peut avoir le beurre et l’argent du beurre ? Sa guerre contre le yen semble porter ses fruits, avec une hausse de 3,5% de son PIB au premier trimestre 2013.  Mais comme le disait Dan Denning hier, quelques frémissements inquiétants semblent se faire entendre au Pays du Soleil Levant : “[On] ne peut pas semer la pagaille sur un marché de 10 000 milliards de dollars et s’attendre à ce que tout se passe éternellement sans heurt”, explique Dan. “Le rendement des obligations d’Etat japonaises est en hausse. [...] Le problème c’est la liquidité. Au plus fort des ses efforts lors de son premier QE, la Fed a acheté 60% des nouvelles obligations émises par le Trésor américain. Au Japon, la chiffre actuel s’approche plutôt de 70%, à en croire le Wall Street Journal. C’est là le problème”. “Lorsque la banque centrale commence à être le principal acheteur sur un marché, elle empêche tous les autres d’y entrer. Avec de moins en moins d’emprunts d’Etat japonais qui s’échangent chaque jour, les obligations qui se négocient effectivement semblent être plus réactives à ce qui se passe dans l’économie. Paradoxalement, le chiffre du PIB peut provoquer des peurs inflationnistes, auquel cas une chute du prix des obligations et une hausse des rendements sont exactement ce à quoi on devrait s’attendre”. “Le problème pour le Japon est que c’est ce qui est en train d’arriver, trop tôt. Il faut plusieurs trimestres de croissance solide du PIB avant que le marché obligataire ne commence à avoir peur de l’inflation. Mais c’est là le problème lorsqu’on sème la pagaille dans de grands marchés d’obligations d’Etat. On ne sait pas quelles seront les conséquences involontaires”. A quelles autres “conséquences involontaires” devons-nous nous attendre — pas seulement au Japon, mais aux Etats-Unis, en Europe, en Chine (et ailleurs) — des politiques non-conventionnelles employées par nos banquiers centraux bien-aimés ? Comme le disait Simone Wapler à ses lecteurs dans La Stratégie de Simone Wapler, nous naviguons à présent dans des eaux inconnues. Sur les anciennes cartes anglaises, les océans encore inexplorés portaient la mention Here be dragons ["Là, il y a des dragons", ndlr.]. Nous savons aujourd’hui que les dragons n’existent pas… mais les krachs obligataires, les faillites d’Etats et l’hyperinflation, eux, sont bien réels. Alors, cher lecteur, même si la vigie continue de signaler “toujours rien”… veillez à préparer votre canot de sauvetage — on ne sait jamais !

 

Cécile Duflot : la politique de la menace pour les réquisitions !! Tu parles

Cécile Duflot : la politique de la menace pour les réquisitions  !! Tu parles

 

Pour tenter d’expliquer son échec total en matière de réquisition Duflot qui ne manque pas de souffle (et d’ambition)  déclare que la menace a permis de libérer des logements. En décembre 2012, la ministre du Logement, Cécile Duflot, annonçait une première série de réquisitions dans les régions en tension pour la fin de la trêve hivernale. Cinq mois plus tard, aucun des 90000 logements vacants appartenant à des personnes morales (associations, SCI…) en région parisienne n’a été saisi par l’Etat. Et les associations s’impatientent. « Je l’ai dit depuis le début, la réquisition n’est pas une solution magique, mais elle représente l’un des moyens à notre disposition pour vraiment s’attaquer à la crise du logement. » Face aux critiques concernant le faible taux de procédures activées, particulièrement en Ile-de-France, Cécile Duflot, ministre du Logement, réplique sans hésiter : « Il n’est pas question pour nous de menacer de réquisition quelqu’un qui vient d’hériter du petit appartement de sa grand-mère par exemple. Seuls les gros propriétaires qui ne jouent pas le jeu doivent être ciblés.»

Barnier : « Abandonnons la ligne ultralibérale » ; il serait temps !

Barnier : « Abandonnons la ligne ultralibérale » ; il serait temps !

Barnier (commisaire européen) se réveille (il était temps, il est en fin de mandat ;  il veut revenir  l’économie sociale de marché (interview JDD)

Hollande a dit vouloir sortir l’Union européenne de sa langueur. Ses annonces le permettent-elles?
Ce qui était essentiel est qu’il commence par l’Europe. Qu’il explique que l’Europe doit être la solution et non plus le problème. La France, qui fut un moteur avec Schuman et Monnet depuis 1950, devait reprendre l’initiative. En France, nous avons l’Europe honteuse. Elle est devenue un problème pour le PS et l’UMP. On ne peut pas toujours se défausser sur Bruxelles pour expliquer que ça ne va pas en France. J’ai dit il y a six mois au président de la République qu’il est temps d’ouvrir un grand débat national sur le projet européen de la France. À Bruxelles, on gagne quand on est en tête du débat d’idées. Je suis heureux du signal qui a été donné par François Hollande. Mais l’une des conditions de la crédibilité de la parole française est de réduire son déficit et d’améliorer sa compétitivité.

La gouvernance économique a-t-elle une chance d’être mise en œuvre?
Elle a déjà beaucoup progressé depuis deux ans. Nous avions construit l’union monétaire en laissant prospérer la désunion économique et budgétaire. C’est cette contradiction que la crise a révélée. Nous pouvons encore aller plus loin avec un jour un président permanent de la zone euro, qui soit en même temps vice-président de la Commission et responsable devant le Parlement européen, c’est une idée que j’ai suggérée il y a deux ans.

L’Union européenne est vue comme un simple grand marché. Faut-il une Europe sociale?
Un socle fiscal et social commun est aussi une condition pour avoir un marché intérieur juste. Nous devons revenir vers l’économie sociale de marché, que l’on a abandonnée depuis trente ans au profit d’une ligne ultralibérale. Cela veut dire la préservation d’un certain modèle économique et social de protection. Il faut dans chaque pays et dans chaque branche un salaire minimum. La convergence fiscale et l’harmonisation sociale, évidemment qu’il faut les faire. La Commission a fait des propositions en ce sens. Nous avons, par exemple, proposé l’harmonisation des bases de l’impôt sur les sociétés. Trop souvent, nous nous heurtons à la règle de l’unanimité, qu’il faut changer.

Vanter l’investissement avec un budget européen en baisse, n’est-ce pas contradictoire?
Mais l’investissement, ce n’est pas uniquement la dépense publique, il faut aussi rediriger l’épargne privée vers des investissements productifs. Par ailleurs, la Commission avait proposé un budget beaucoup plus important. Dans cette crise, les États se sont tous un peu repliés sur eux-mêmes, y compris la France. Il n’y a aucune ligne Maginot nationale derrière laquelle on pourrait se replier. Les solutions passeront par un budget européen plus important.

Faut-il en finir avec l’austérité?
Il faut faire attention à ce que l’austérité ne tue pas la croissance, et donc adapter le rythme des efforts.

Avez-vous noté un changement de ton vis-à-vis de l’Allemagne?
Je n’avais pas aimé l’expression de « tension amicale » et encore moins celle de « confrontation ». J’étais heureux que le discours de jeudi soit placé sous le thème de la coopération franco-allemande, qui n’a jamais été facile et spontanée.

Pour vous, à l’avenir, l’Union européenne sera fédérale ou ne sera pas?
En France, ce mot est vécu comme un abandon de souveraineté ou d’identité. Donc méfions-nous de ce terme, même s’il ne me fait pas peur. J’ai toujours fait mien le concept de Jacques Delors de fédération d’États nations. Nous avons besoin des nations pour combattre le nationalisme.

 

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