Archive mensuelle de mai 2013

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Mélenchon : Premier Ministre ou premier contestataire ?

Mélenchon : Premier Ministre ou premier contestataire ?

 

Mélenchon a adapté nettement une posture de contestation à l’égard du gouvernement, une place qu’il dispute à Lepen ; pour autant cela en ferait-il un bon premier Ministre ? Sans doute pas pensent les français. Un an après avoir appelé à voter pour François Hollande, Jean-Luc Mélenchon est devenu l’un des plus farouches opposants à la politique du gouvernement. Cela passe par les mots. Cela passe aussi par les gestes, comme il entend le démontrer dimanche 5 mai, à l’occasion de sa grande marche citoyenne organisée à Paris entre Bastille et Nation.  Un événement inédit, de l’aveu même de l’ancien candidat à l’élection présidentielle. « Ce que nous sommes en train de faire est une chose inouïe, a-t-il dit vendredi. C’est une manifestation de gauche sous un gouvernement de gauche, contre une politique sociale libérale et pour changer les institutions, c’est énorme, personne n’a jamais fait ça. » En septembre 2012, pourtant, Jean-Luc Mélenchon avait déjà organisé une manifestation. Le cofondateur du Parti de gauche entendait dénoncer les politiques d’austérité en Europe et mettre en garde le président Hollande contre le traité européen. A l’époque, environ 80.000 personnes s’étaient rassemblées à l’appel du député européen. Dimanche, l’ancien candidat à la présidentielle espère réunir 100.000 manifestants. Ce serait alors, admet-il, un « triomphe ». Mélenchon est dans une stratégie absolument suicidaire David Assouline Triomphe pour qui ? Triomphe pour quoi ? Très critique à l’égard du gouvernement, Jean-Luc Mélenchon s’isole de plus en plus. Ses anciens alliés – les socialistes –, comme son ancien parti – le PS –, dénoncent son attitude. « Il est dans une stratégie à mon avis absolument suicidaire », juge ainsi vendredi le porte-parole de la rue de Solférino, David Assouline. « Il est malheureusement dans une logique à la Bayrou, l’homme de la présidentielle », constate dans Le Monde le député socialiste Jérôme Gued. Autre exemple, fin avril. Dans l’émission Des paroles et des actesJean-Luc Mélenchon avait assuré, sans frémir, être « candidat à Matignon ».  »Je l’ai pris comme une blague et je le considère toujours comme tel », avait commenté le lendemain Michel Sapin, sur BFMTV.  Les Français ne sont pas loin de partager l’avis du ministre du Travail. Selon un sondage BVA pour i>Télé rendu public vendredi, 79% des personnes interrogées considèrent que le cofondateur du Parti de gauche ne ferait pas un bon Premier ministre. D’après la même enquête, si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, il recueillerait 11% des suffrages, soit le même score qu’en 2012. Mélenchon a donc sa base, mais il peine à l’élargir. Pour l’heure, son appel du pied à Arnaud Montebourg est resté lettre morte.

Hollande : « comment réduire le chômage sans croissance » ; bonne question !

Hollande : «  comment réduire le chômage sans croissance » ; bonne question !

 

Hollande de toute évidence ne sait pas quoi faire mais il sait au moins poser les bonnes questions. Pas sûr que cela suffise pour faire un bon Président de la république. Il aurait pu se poser la question avant quand il a décrété l’inversion de la courbe du chômage en 2013 ; comme souvent chez les socialistes on parle social en oubliant la dimension économique. En déplacement dans le Doubs, ce vendredi 3 mai, le président de la République a salué les deux années supplémentaires que Bruxelles, est désormais prêt à accorder à la France pour ramener son déficit sous les 3% du PIB: « C’est une nouvelle importante parce qu’elle vient consacrer ce que la France a demandé depuis un an, c’est-à-dire que l’on mette la croissance au premier rang de nos priorités », a-t-il déclaré.  Mais, très vite, le chef de l’Etat a évoqué  la prévision de croissance de Bruxelles: « Je sais le scepticisme et la question qui se pose: comment réduire le chômage alors qu’il n’y a pas de croissance », a-t-il reconnu, citant l’estimation de la Commission européenne (-0,1% de hausse du PIB pour 2013). « Nous prenons ces prévisions pour ce qu’elles sont » et « nous préparons la reprise de la croissance », a-t-il poursuivi. « Un pays comme le notre ne peut pas vivre avec une croissance zéro, car nous avons une forte démographie. Les jeunes arrivent sur le marché de l’emploi, nous devons créer de la croissance ».  Pour lui, il s’agit d’une condition sine qua non pour « faire sortir le pays de la crise, et gagner la bataille de l’emploi ».  Sur ce sujet, Bruxelles a beau ne pas y croire, François Hollande maintient son engagement: inverser la courbe du chômage avant la fin 2013. « C’est un engagement que j’ai pris. Ce n’est pas une parole que j’ai prononcée en l’air. Je sais qu’il y a beaucoup de doutes, de scepticisme, même des prévisions qui ne vont pas dans ce sens », a déclaré le président de la République à la presse, en référence aux prévisions de la Commission européenne, publiée ce même jour.  La Commission table, en effet sur une hausse du chômage français, qui devrait culminer à 10,9% en 2014, selon ses estimations.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 3 mai 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

La BCE qui a sauvé les banques ne sait pas quoi faire pour sauver les entreprises

La BCE qui a sauvé les banques ne sait pas quoi faire pour sauver les entreprises

La question centrale aujourd’hui sur le plan financier  est de faciliter  l’accès au crédit pour les entreprises étranglées par les banques et le tassement de la rentabilité. . La BCE se dit frustrée mais ne sait pas quoi faire. En attendant  le taux principal de refinancement des banques, ramené de 0,75 % à 0,5 %, plus bas historique, le taux de la facilité exceptionnelle auquel les banques peuvent se procurer des liquidités au jour le jour est abaissé de 1 % à 0,5 %. Quant au troisième taux directeur – sur les dépôts que les banques peuvent effectuer à la BCE – il est maintenu à 0 %. Mais il pourrait éventuellement devenir négatif, ce qui reviendrait alors à demander aux banques de payer pour déposer leur argent. «Nous sommes techniquement prêts, même si cela peut avoir des conséquences indésirables que nous étudions», a déclaré Mario Draghi lors de la conférence de presse traditionnelle. Cette seule évocation de taux négatifs a eu pour effet quasi pavlovien de faire baisser l’euro qui est repassé en deçà de 1,31 dollar sur les marchés. Le président de la BCE a par ailleurs souligné que la politique monétaire resterait très accommodante. «Les principales opérations de refinancement continueront de se faire à taux fixe et à allocation illimitée, aussi longtemps que nécessaire et au moins jusqu’au 8 juillet 2014». La décision de baisse des taux a fait l’objet «d’un très large consensus, et d’un autre consensus en faveur d’une baisse de 0,25 %», selon Mario Draghi. Ce qui signifie qu’il n’y a pas eu unanimité: au moins un gouverneur souhaitait un statu quo, voire une hausse. Et à l’inverse d’autres auraient préféré une réduction supérieure à 0,25 %. « Le patron de la BCE a fait part de sa « frustration » devant la raréfaction du crédit bancaire aux entreprises et à l’immobilier » Angela Merkel avait expliqué la semaine dernière que «la BCE (était) dans une situation difficile. Dans le fond elle devrait probablement relever un peu ses taux pour l’Allemagne, mais pour les autres pays, elle aurait en fait besoin d’agir un peu plus pour s’assurer que les entreprises ont accès au crédit». Il s’agit d’un constat factuel et non pas d’une pression sur la BCE de la part de la chancelière allemande, a estimé Draghi. Pour sa part il justifie la baisse de taux par la grande modération de l’inflation en zone euro (1,2 % sur un an) et par «la faiblesse de l’activité économique. Nous allons surveiller à l’évidence toutes les nouvelles statistiques… Nous nous tenons prêts à agir s’il le faut.» Plus nouveau, le patron de la BCE a fait part de sa «frustration» (sic) devant la raréfaction du crédit bancaire aux entreprises et à l’immobilier. Tout en regrettant que seulement 20 % des financements se fassent par les marchés financiers en Europe (contre 80 % aux États-Unis), il a annoncé que «le Conseil des gouverneurs avait décidé d’entamer des consultations avec d’autres institutions européennes (Commission et BEI) sur des initiatives visant à favoriser le fonctionnement du marché des “asset backed securities” (ABS) adossés à des prêts à des entreprises non financières». Il reconnaît que «les ABS ont mauvaise réputation» et qu’ils ont été à l’origine de la crise des subprimes de 2007. On ne saurait mieux dire combien l’assèchement du crédit bancaire est aujourd’hui préoccupant en zone euro.

 

Lagarde(FMI): un coup pour la croissance, un coup pour l’austérité

Lagarde(FMI): un coup pour la croissance, un coup pour l’austérité

 

Christine Lagarde dont Alain Minc disait que sa principale qualité était de savoir lire les communiqués du Trésor lit désormais ceux du FMI ; cette fois, elle soutient l’austérité après avoir ces dernières semaines soutenu la croissance ; une manière de dire tout et son contraire afin d’être sûre de ne pas se tromper ;  comme le FMI qu’elle dirige et qui a avoué avoir “ fait une erreur de calcul sur les conséquences de l’austérité sur la croissance ». La directrice générale du FMI Christine Lagarde, a estimé aujourd’hui, au lendemain des manifestations anti-austérité du 1er mai, qu’il n’y avait pas d’option alternative à la politique de consolidation budgétaire, dans une interview à la télévision suisse-romande. Interrogée par les journalistes de la Télévision suisse sur une option alternative à l’austérité, Mme Lagarde a répondu: « quelle est l’alternative? ». Selon elle, il n’est pas possible de recourir davantage à l’emprunt, ni de « refaire » du déficit, ni de faire une politique de relance, qui n’aurait pas les moyens financiers adéquats. Selon elle, la « consolidation et la discipline budgétaires » doivent se poursuivre, mas pas forcément au même rythme pour tous les pays, afin de tenir compte de la situation de chacun. « Certains pays doivent tenir le rythme, d’autres peuvent ralentir », a-t-elle dit, en citant le cas de la Grèce qui a obtenu un délai supplémentaire pour rembourser ses crédits. Pour Mme Lagarde, qui participe en ce moment au symposium de Saint-Gall, une sorte de « mini-Davos » qui réunit des décideurs internationaux chaque année dans l’université de cette petite ville du nord-est de la Suisse, il faut que les efforts actuels soient poursuivis. Dans cette interview de 15 minutes, visible sur le site internet de la RTS (radio télévision suisse), Mme Lagarde ajoute que « la situation est difficile » et qu’il faut à la fois observer « une discipline budgétaire » et « favoriser les éléments de croissance », afin de promouvoir les « investissements et l’emploi ». Interrogée sur l’Allemagne, la directrice du FMI a estimé que ce pays était en « train de récolter les fruits de sa politique ». Selon elle, il y a actuellement « trois types de vitesses dans le monde ». Les pays les plus rapides dans la croissance sont les pays émergents. Ils sont suivis par un 2e groupe, qui commence à renouer avec la croissance, et dont font partie les Etats-Unis, la Suède et la Suisse. Enfin, le 3e groupe est composé de la zone Euro et du Japon, qui « peinent à retrouver le chemin de la croissance». Interrogée sur l’affaire Tapie, Christine Lagarde a répondu qu’elle ne quitterait pas le FMI. « A chaque jour suffit sa peine, s’il y a des investigations, je continuerai à faire mon métier », a-t-elle déclaré. En réponse à une question sur « une ligne rouge » dans ce dossier qui l’obligerait à démissionner, Mme Lagarde a répondu: « le FMI ne fait pas de spéculations, et je ne fais pas de spéculations ». Mme Lagarde a été convoquée en mai par la justice française pour s’expliquer sur ce dossier.

Rebond de la confiance du baromètre « social Ecorama » ; ils ont fumé la moquette ?

Rebond de la confiance du baromètre « social Ecorama » ; ils ont fumé la moquette ?

Curieux ce sondage de BFM business « à partir des messages des réseaux sociaux » ; ça sent un vraiment l’approximation  statistique et ça contredit les autres sondages ; Ils ont du fumer la moquette sur la très populiste ( et commerciale)  chaine BFM. Ca sent le printemps sur les réseaux sociaux! Alors que la monotonie avait prévalu entre le 18 et le 25 avril, les derniers jours du quatrième mois de l’année et les premiers jours de mai sont marqués par un rebond sensible du moral des chefs d’entreprise et encore plus de la confiance des consommateurs, indique « social Ecorama », notre baromètre qui mesure le climat des affaires à partir de centaines de milliers de messages émis sur les réseaux sociaux( à voir sur ce même site).  Comment expliquer ce regain d’optimisme ? Du côté des ménages, pas de doute possible : c’est le plan logement porté par la ministre Cécile Duflot qui a soulevé une véritable vague d’enthousiasme. La preuve : alors que sur le sujet le nombre d’optimistes et de pessimistes s’équilibrait à peu près depuis le début de l’année, on compte désormais 64% d’optimistes de plus que de pessimistes sur cette problématique de l’habitat. Quoi de plus normal dans un pays qui connaît une pénurie de 1 million de logements, du jamais vu depuis la grande crise des années 1950 marquée par le fameux appel de l’abbé Pierre en 1954 ? Les Français espèrent ainsi que Cécile Duflot parviendra à « tordre le bras » des maires pour libérer des terrains constructibles. Avec à la clé un record d’optimisme pour les familles le 29 avril.  Les entreprises affichent elles aussi un meilleur moral ces premiers jours de mai, même si le sursaut est moins spectaculaire que chez les particuliers. Sans doute faut-il y voir l’effet du discours extrêmement positif de François Hollande le lundi 28 avril en clôture des assises de l’entrepreneuriat sur l’entreprise et les entrepreneurs : les perspectives d’investissement cessent de se dégrader, tandis que le sentiment de crise semble un petit peu moins pressant et que l’horizon s’éclaircit un peu du côté des bénéfices. Pourvu que ça dure !

 

Vivendi: les dirigeants en partance se servent dans la caisse, en toute justice sociale évidemment !

Vivendi: les dirigeants en partance se servent dans la caisse, en toute justice sociale évidemment !

 A tout seigneur, tout honneur: un parachute doré vient d’être mis en place au profit du directeur financier Philippe Capron, qui n’en bénéficiait pas jusqu’à présent. Il sera octroyé en cas de « départ contraint, à l’initiative de Vivendi », et ne sera pas versé « en cas de démission, de faute grave ou de départ à la retraite ».  Le montant précis de ce golden parachute n’a pas été rendu public, et Vivendi, interrogé, refuse de le communiquer. Seul a été publié une formule de calcul: ce parachute s’élèvera à un an et demi de salaire, en incluant salaire fixe et bonus variable cible. Si le salaire fixe est connu (405.000 euros par an), en revanche le bonus cible n’a pas été publié, et Vivendi refuse de le communiquer. On peut juste supposer, en examinant les bonus effectivement touchés ces dernières années, que le bonus cible doit être légèrement supérieur à un an de salaire fixe. Ce qui ferait donc un golden parachute d’un peu plus de 1,2 million d’euros.  Mais ce parachute, adopté par le conseil de surveillance le 22 février, a apparemment suscité des critiques. Le 17 avril, Vivendi a donc décidé de le modifier « après différents échanges avec certains actionnaires« . Finalement, il a été décidé de le soumettre à des conditions performance. En pratique, si certains objectifs financiers ne sont pas atteints, alors le parachute sera plafonné à deux ans de salaire effectifs, voire pas versé du tout.  Toutefois, ce parachute n’est qu’une aumône en comparaison de ceux mis en place pour les dirigeants d’Activision Blizzard, dont Vivendi détient 61,5%. En effet, il a été décidé d’accorder un bonus en cash compris entre 30 et 45 millions de dollars au PDG Bobby Kotick en cas de « changement de contrôle » de l’éditeur de jeux vidéo, ou si le PDG est remercié dans les six mois précédant un changement de contrôle. Cette disposition, valable entre janvier 2013 et mi-2016, a été introduite dans le nouveau contrat de travail de Bobby Kotick, et ne figurait pas dans le précédent. En outre, en cas de changement de contrôle, le PDG pourra aussi exercer par anticipation ses différentes stock options, ce qui lui rapportera 37,5 millions de dollars supplémentaires. Soit au total la somme colossale de 67,5 à 82,5 millions de dollars… Enfin, Bobby Kotick bénéficiera aussi d’un parachute s’il quitte la société, mais cette disposition existait déjà dans son contrat précédent.   Pareillement, un bonus en cash similaire, compris entre 15 et 22,5 millions de dollars, a aussi été mis en place dans le nouveau contrat du vice-président Brian Kelly.  A noter que le nouveau contrat de Bobby Kotick a été signé le 15 mars 2012, et celui de Brian Kelly le 30 juin 2012. Soit juste au moment où Vivendi essayait -en vain- de vendre Activision Blizzard, et où donc un « changement de contrôle » de l’éditeur de jeux vidéo paraissait proche. Une vente d’Activision qui a récemment été remise sur le tapis… « En accordant ces mégas bonus, Vivendi voulait sans doute que les dirigeants d’Activision Blizzard soient financièrement incités à trouver un acquéreur« , suppose un analyste financier. Cette analyse est corroborée par l’appellation donnée à ces bonus dans les contrays: « change of control success bonus« , c’est-à-dire « bonus versé en cas de changement de contrôle réussi ».  Ces parachutes seront examinés par l’assemblée générale d’Activision Blizzard qui se tient le 6 juin. Quant au parachute de Philippe Capron, il a déjà été approuvé mardi 30 avril à 87% par l’assemblée générale de Vivendi. Aucun petit porteur ne s’en est ému.  En revanche, Louis Bulidon, un habitué des assemblées générales, s’est plaint mardi du golden parachute de 3,9 millions d’euros versé à l’ancien président du directoire, Jean-Bernard Levy, parti mi-2012. « Jean-Bernard Levy doit restituer cette indemnité, d’autant plus qu’il n’est pas chômeur, il est président de Thalès! Car cette indemnité ne lui est pas dûe en cas de départ volontaire. Si vous lui avez payé cela, c’est que vous l’avez mis dehors, c’est qu’il a commis des erreurs, comme de racheter SFR au plus haut« , a-t-il déclaré sous les applaudissements des petits porteurs.  Louis Bulidon se référait aux conditions figurant dans le document de référence de Vivendi, qui indique en effet que Jean-Bernard Levy avait droit à son parachute « lors de la cessation de ses fonctions, sauf faute grave« , et sauf « s’il quitte la société de sa propre initiative ».  L’idée que Jean-Bernard Levy a claqué la porte a été accréditée par le président du conseil de surveillance Jean-René Fourtou lui-même, qui a déclaré mardi dans son discours introductif: « des divergences importantes sont apparues avec Jean-Bernard Lévy, qui ont conduit à son départ. Ce départ n’était pas anticipé. Il a été soudain et immédiat« . Toutefois, après l’interpellation de Louis Bulidon, Jean-René Fourtou a tenu un discours un peu différent: « j’ai personnellement soutenu le fait qu’on verse à Jean-Bernards Levy l’indemnité contractuelle qui était dans son contrat. On a quand même analysé par précaution quelles étaient les possibilités de contester cette indemnité. Or il n’y a pas eu le moindre doute: tous les avis juridiques nous ont dit qu’il n’y avait aucun moyen de contester cette indemnité de toutes façons. Mais ce n’est pas ce qui nous a conduit à lui verser finalement cette indemnité, c’est en considération du redressement spectaculaire réalisé depuis 2002« .

Allemagne: croissance très faible premier trimestre

Allemagne: croissance très faible  premier trimestre

Le gouvernement allemand attend une croissance faible au premier trimestre, de 0,2%, selon le quotidien économique Handelsblatt qui se base sur un document estimant les rentrées d’impôts attendues la semaine prochaine.  Au deuxième trimestre, ce ne sera guère mieux, avec une hausse du Produit intérieur brut de 0,3% pronostiquée par les économistes du gouvernement, ajoute le quotidien, selon qui une amélioration plus notable est attendue au cours des mois d’été avec +0,4% attendu.  L’agence fédérale des statistiques Destatis doit publier le 15 mai le chiffre provisoire de la croissance allemande au premier trimestre, une donnée très attendue alors que le rebond espéré, après un recul du PIB allemand de 0,6% au quatrième trimestre 2012, a peiné à se concrétiser.  Le gouvernement allemand a annoncé la semaine dernière attendre une croissance de 0,5% cette année, contre une précédente estimation de 0,4%. Mais il s’est gardé d’émettre un pronostic pour les premiers mois de l’année. Sa prévision est plus timide que celle des principaux instituts de recherche économique allemands, qui tablent sur +0,8%, et que celle du Fonds monétaire international (FMI) qui a relevé la sienne à +0,6%.

 

Sondage mariage homos : 67% des Français pour un arrêt des manifestations

Sondage mariage homos : 67% des Français pour un arrêt des manifestations

 67% des personnes interrogées par l’IFOP ( Métro) estiment que ces manifestations devraient cesser, le Parlement s’étant exprimé. Le clivage politique reste cependant inchangé. Bien que partagés, les sympathisants de l’UMP (56%) et du Front national (55%) sont majoritairement favorables à une poursuite des manifestations destinées à contraindre le gouvernement à abroger la loi. A l’opposé, 88% des sympathisants du PS souhaitent un arrêt de cette mobilisation. Seuls 12% des sondés pensent que de nouvelles manifestations pourraient infléchir la position du gouvernement. Un pessimisme qui gagne les rangs des opposants, lesquels sont seulement 21% à considérer que l’exécutif pourrait changer d’avis. De fait, l’adoption du texte semble renforcer progressivement la légitimité de la loi. 53% des personnes interrogées approuvent le vote de l’Assemblée nationale permettant le mariage homosexuel. Si la loi bénéficie toujours du soutien massif des sympathisants de gauche (79%), elle rencontre une opposition importante à droite, d’ailleurs plus forte chez les sympathisants de l’UMP (seuls 25% y sont favorables) que chez ceux du FN (36%).

 

Affaire Guéant : enquête administrative

Affaire Guéant : enquête administrative

Interrogé sur la découverte en février lors de perquisitions de factures payées en liquide d’un montant de 20 à 25.000 euros, Claude Guéant a expliqué qu’elles avaient été payées par des primes, « non déclarées de toute éternité », « avec la tolérance des services fiscaux ». Il a également expliqué que le système avait perduré jusqu’en 2006, au-delà de la suppression officielle en 2002 de ces primes de cabinet, via un système spécifique à l’Intérieur, évoquant des « frais de police ». Manuel Valls juge aussi qu’ »il appartient aux responsables (…) de l’époque de s’expliquer sur le fait que, selon certaines déclarations, cette réforme vertueuse et connue de tous n’aurait pas été appliquée à tous les membres du cabinet (…) après mai 2002 et que des primes en espèces auraient été attribuées ». Par ailleurs, « l’usage légitime des frais de police, officiellement dénommés ‘frais d’enquête et de surveillance’, doit être strictement contrôlé », juge le ministre. Ces frais sont « destinés à combattre efficacement certaines formes de délinquance ou de criminalité », explique le ministère. « Mais la préservation de la légitimité de ces moyens d’action exclut toute dérive quant à la destination de ces fonds et à la rigueur de leur gestion », met en garde le ministre. « C’est pourquoi, à la suite des déclarations publiques jetant le doute sur le bon usage de ces fonds au cours de la dernière décennie, j’ai, à la demande du Premier ministre, ordonné une enquête administrative, confiée à l’inspection générale de l’administration et à l’inspection générale de la police nationale ». « Un premier rapport d’étape a été demandé sous huit jours, et un rapport complet sous un mois », détaille Manuel Valls. « Au sein de mon cabinet, l’ensemble des rémunérations et indemnités sont conformes au régime légal en vigueur et font l’objet d’une déclaration fiscale », relève  Manuel Valls.

Moscovici pourrait sauter lors du remaniement de juin

Moscovici pourrait sauter lors du remaniement de juin

 

Moscovici soutient pour le moins avec mollesse les orientations contradictoires du gouvernement, il pourrait le payer lors du remaniement incontournable de juin (on parle de Sapin pour le remplacer). La décision de bloquer le rachat de Dailymotion, filiale d’Orange, par Yahoo! a été prise « en relation avec Pierre Moscovici », a affirmé jeudi le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg  « Nous ne pensons pas que ce soit une bonne opération d’abandonner Dailymotion entre les mains d’une société, Yahoo!, dont la santé est parfois vacillante et qui de surcroît risque de dévorer, faire disparaître Dailymotion », a-t-il ajouté à la sortie du Conseil des ministres.  Mais ces propos ont été rapidement démentis par le ministre de l’Economie en personne  « Ce n’est pas un dossier dans lequel j’ai été particulièrement impliqué », a déclaré Pierre Moscovici à la presse, sans plus de commentaire. La question est d’autant plus sensible que la décision de bloquer le rachat de Dailymotion, illustration de l’interventionnisme de l’Etat dans la sphère économique chère à M. Montebourg, a été critiquée à mots couverts jeudi par le patron de France Télécom lui-même. Pour Christian Estrosi, ce comportement est symptomatique d’un « gouvernement de pieds nikelés ».  Le couac de jeudi est parfaitement assumé. Pierre Moscovici veut désormais qu’on « le respecte », lâche un de ses proches. Car le ministre de l’Economie traverse une passe difficile. Insulté par Jean-Luc Mélenchon et ses amis, affaibli par l’affaire Cahuzac dans laquelle il a été accusé d’avoir couvert son collègue, et Bercy considéré désormais par les proches de François Hollande comme le chantier prioritaire du remaniement, Moscovici sait son poste menacé.  

Bilan Hollande un an après : chômage record et mariage pour tous

Bilan Hollande un an après : chômage record et  mariage pour tous

 

Ce que retiendra l’histoire ce n’est sans doute pas la liste des mesures contradictoires prises par Hollande mais seulement deux faits majeurs, d’une part le chômage record atteint sous sa gouvernance  et la mesure phare : le mariage pour tous. Deux faits qui n’ont hélas aucun rapport et d’une certaine manière assez surréalistes. En fait Hollande a essayé de porter sur la scène médiatique des questions de société simplement parce qu’il était incapable de répondre à l’enjeu majeur qu’est la croissance et donc aussi le chômage. Il y avait évidemment d’autres priorités que le mariage pour tous ; seulement Hollande lui-même a reconnu qu’il avait sous-estimé la crise, il était sans doute le seul. Il la sous-estime encore quand il affirme que la courbe du chômage sera inversée d’ici fin 2013 ; il faudra au contraire compter 300 à 40 000 chômeurs supplémentaires. IL n’y aura aucune croissance en 2013, à la place : une récession. Or il faudrait au moins 1.5% de croissance pour commencer à recréer de l’emploi. Ce n’est pas pour demain, même pas pour 2014.Hollande ne sait pas où il va, dans le mur, mais il y va. Pas seulement sur le plan économique et social mais aussi sur le plan politique. A peine un an et déjà complètement discrédité ; 90% des français rejettent sa politique. En cas d’élection présidentielle il serait loin derrière Lepen. En fait lui et le PS n’ont rien compris, c’est Rocard qui le dit. Rien compris de la situation de la France, de l’Europe et du monde. Ils ont promis tout, n’importe quoi. Maintenant ils payent la facture en termes d’impopularité et demain en termes de déroute électorale. A ce rythme il faut prévoir une fin pitoyable pour Hollande qui va faire du bricolage politique après le bricolage économique (un coup on fiscalise, un coup on défiscalise mais globalement les prélèvements obligatoires progressent et tue ce qui reste de la compétitivité). On va faire du neuf avec du vieux, avec un changement de gouvernement en Juin, un gouvernement par avance condamné lui aussi sans changement de cap. Sil ne veut pas démissionner Hollande n’aura plus ensuite qu’à remettre les clés de la gouvernance à d’autres (dissolution assemblée, gouvernement d’union et ou d’experts). Non le mariage pour tous n’était vraiment pas la réponse aux problèmes de Florange, d’Aulnay, de Petroplus et aux 1000 chômeurs supplémentaire par jour. Hollande s’est trompé de logiciel politique.

Dailymotion : Moscovici contredit Montebourg

Dailymotion : Moscovici contredit Montebourg

La décision de s’opposer au projet de rachat du site français de vidéos en ligne Dailymotion par le groupe américain Yahoo a bel et bien été prise par « le gouvernement » et non par lui seul, a répété le ministre du Redressement productif interrogé jeudi après-midi par France 2. Il répondait ainsi au démenti du ministre de l’Economie Pierre Moscovici qui assurait ne pas avoir été impliqué dans cette décision, contrairement à ce que Arnaud Montebourg avait une première fois affirmé à la sortie du Conseil des ministres. « Nous ne pensons pas que ce soit une bonne opération d’abandonner Dailymotion entre les mains d’une société, Yahoo!, dont la santé est parfois vacillante et qui de surcroît risque de dévorer, faire disparaître Dailymotion », indique le ministre à la sortie du Conseil des ministres.  Ce n’est pas un dossier dans lequel j’ai été particulièrement impliqué, contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là », avait affirmé un peu plus tôt dans la journée Pierre Moscovici, lors d’une conférence de presse. « Je n’ai pas eu tous les éléments en ma possession. » A la question de savoir s’il avait été informé par Arnaud Montebourg, il a répondu : « Nous avons eu une conversation à ce sujet mais qui est restée extrêmement générale, il n’y a pas eu de réunion, de décision conjointe sur ce dossier ». Dans l’entourage d’Arnaud Montebourg, on assure avoir travaillé avec le cabinet de Pierre Moscovici. « Il n’a peut être pas travaillé toutes les pièces », persifle un conseiller.  A Matignon, on souhaite rester en retrait : « on ne va pas jouer les surgés de cour de récré » persifle un conseiller, avant d’ajouter : « leur histoire de couple, on n’en a rien à faire ! » Reste que, sur le fond, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a assuré que la position défendue par le ministre du Redressement productif était celle du gouvernement, ce qu’a confirmé l’entourage du Premier ministre. « La position qu’a défendu Arnaud Montebourg est celle du gouvernement », a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres. « Il est absolument naturel que l’Etat défendre les intérêts de ses entreprises (…) L’enjeu était d’éviter la disparition de Dailymotion ».Au milieu de ce couac du gouvernement, le patron de France Télécom-Orange, Stéphane Richard, semble, lui s’être fait une raison. Dans un premier temps, il a regretté l’échec des négociations avec Yahoo!, qu’il considérait comme un potentiel allié de poids pour « le développement de Dailymotion hors d’Europe ». Dans une interview au journal Les Echos, il a tenu a réaffirmer l’indépendance de son groupe. « Dailymotion est une filiale d’Orange et non de l’État. C’est le groupe, sa direction et son conseil d’administration qui gèrent ce dossier », a-t-il déclaré. « J’avais pourtant refusé que Yahoo! dispose d’une option pour acheter la totalité du capital de Dailymotion, et nous étions sur le point de trouver un arrangement », a déploré le patron de France Télécom. Jeudi soir, il s’est toutefois rangé aux côtés de l’Etat. « Yahoo! n’était pas le bon choix pour Dailymotion, c’est ça le constat qu’on peut faire aujourd’hui », a-t-il affirmé dans un entretien à France 2. « Maintenant, nous allons repartir à la recherche d’un bon partenaire. Le PDG de France Télécom-Orange évoque « beaucoup d’autres possibilités » « du côté des grands acteurs de l’Internet » ou des groupes spécialisés dans « le numérique » et « les contenus ».

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 2 mai 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Tour de France à pied pour les députés : Jean Lassalle prend la tête

Tour de France à pied pour les députés : Jean Lassalle prend la tête

Un tour de France à pied pour les députés, sans doute pour sortir du système oligarchique qui leur fait ignorer  les réalités économiques et sociales. Jean Lasalle, député, lui est déjà parti. Baskets aux pieds mais en costume-cravate, le député marche depuis le 10 avril. Montmorency, Abbeville, Le Crotoy, Boulogne-sur-Mer… Chaque jour, Jean Lassalle parcourt une vingtaine de kilomètres. Le soir, il dort à l’hôtel ou parfois chez l’habitant. La journée, il parle aux gens qu’ils croisent, boulangers, fleuristes, coiffeurs, ouvriers de chantier. Il s’arrête partout, à la recherche de témoignages. « Je sens mon pays qui est en crise et que mes concitoyens le vivent mal. Je me suis demandé que faire pour essayer de trouver des réponses qu’on n’a pas su trouver jusqu’à ce jour. Je pense que c’est auprès du peuple qu’on doit les trouver. Mais pour ça, il fallait prendre du temps, se poser dans la situation la plus humble et disponible possible: la marche », raconte le député. Alors pourquoi Dunkerque ? Pourquoi à 1.000 kilomètres de chez lui ? « Pour marquer les esprits, pour interpeller », répond Jean Lassalle. Parce que c’est le territoire le plus éloigné de sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques et de Lourdios-Ichère, le village dont il est le maire.  Jean Lassalle est un habitué des coups d’éclat. C’est lui déjà qui avait coupé la parole à Nicolas Sarkozy et poussé la chansonnette en béarnais, dans l’hémicycle, en 2003. Lui encore qui avait fait la grève de la faim pendant 39 jours en 2006 pour protester contre la délocalisation de l’usine Toyal.  Jean Lassalle est un député à part, et il assume sa différence : « J’ai toujours voulu faire bouger les lignes et j’ai essayé de trouver des signes qui pouvaient interpeller. Quand j’ai chanté, c’est parce qu’on ne voulait pas que je parle. Et aujourd’hui, c’est dans la même lignée. Cela ne va pas du tout arranger mon image de député fantasque, atypique, je le sais très bien. Je suis en tout cas moi-même dans cette attitude-là. » Parfois, des maires de toutes étiquettes attendent Jean Lassalle à l’entrée des villages. Sa silhouette, longiligne et coiffée du béret basque ne passe pas inaperçue. Les gens le saluent, des automobilistes klaxonnent et s’arrêtent pour discuter, comme dans les rues de Boulogne-sur-Mer où une dame le félicite pour son courage et sa détermination. « Ils devraient tous faire un tour de France, comme lui, raconte Danielle, pour parler, discuter avec les gens ».  Inlassablement, Jean Lassalle questionne, interroge. Il note, consigne ce que les gens lui disent. Et après 3 semaines de randonnée à travers l’Ile-de-France, l’Oise, la Somme, le Pas-de-Calais, le député fait le constat d’une France désabusée. « C’est un mélange de colère, de fatalisme et de résignation », remarque Jean Lassalle.Sur le modèle des cahiers de doléances de 1789, Jean Lassalle a imaginé des cahiers de l’espoir, sortes de recueils des témoignages qu’il aura reçus. Reste à définir l’usage qu’il en fera. Ce qui est certain, c’est que Jean Lassalle ne compte pas interrompre sa randonnée.  « Je continue, ça n’aurait aucun sens, après être allé à Dunkerque, de rentrer minablement dans un train ou dans un avion. Je ne serai pas moi-même. Physiquement, je tiens beaucoup mieux le choc que je l’aurais imaginé et puis, je suis bien dans ma tête. Je commence à prendre mon pied dans ce que je fais », se félicite le député, qui continue à suivre, à distance, la vie de l’Assemblée nationale et de son village du Béarn. Jean Lassalle a déjà parcouru près de 400 km à pied depuis son départ de Paris. L’étape du jour doit le conduire de Sangatte à Marck, toujours dans le Pas-de-Calais. Avant l’arrivée à Dunkerque, samedi.

Croissance France : nouvelle baisse dans l’industrie

Croissance France : nouvelle baisse dans l’industrie

Nouvelle contraction  du secteur manufacturier en France en avril de manière un peu moins marquée qu’au moins de mars, selon les données publiées jeudi par Markit. L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier. L’activité du secteur manufacturier en France s’est contractée en avril de manière un peu moins marquée qu’au moins de mars, selon les données publiées jeudi par Markit. L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier en France est ressorti à 44,4 en avril, conformément aux attentes, contre 44 en mars. Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion de l’activité, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 dénote un recul.

 

Croissance zone euro: nouveau recul de l’industrie en avril

Croissance zone euro: nouveau recul de l’industrie en avril

Le secteur manufacturier affiche sa plus forte contraction depuis le début de l’année, selon Markit. Se repliant légèrement de 46,8 en mars à 46,7 en avril – mais affichant un niveau supérieur à sa dernière estimation Flash (46,5) -, l’indice PMI final pour l’industrie manufacturière signale une contraction de l’activité dans le secteur pour le 21ème mois consécutif. Markit souligne que l’indice PMI s’établit en dessous de la barre du 50 du sans changement dans tous les pays de l’Eurozone en avril, et que le taux de contraction se redresse en Allemagne. Les quatre pays affichant les plus faibles performances restent néanmoins la France, l’Italie, la Grèce et l’Espagne. ‘Les mauvaises performances du secteur manufacturier semblent donc peser, de façon croissante et significative, sur l’économie de la zone euro, et pourraient contribuer à un renforcement de la baisse du PIB au deuxième trimestre’, s’alarme Chris Williamson, chief economist à Markit. ‘Les données d’avril ne laissent envisager aucune amélioration ni stabilisation de la conjoncture dans le secteur au cours des mois à venir, renforçant la responsabilité des décideurs politiques qui doivent désormais agir au plus vite afin de relancer la croissance’, ajoute-t-il.

Sondage- retraites : 80% des français inquiets

Sondage- retraites : 80% des français inquiets

 

Plus de trois Français sur quatre ne font pas confiance au gouvernement pour garantir l’avenir des retraites et leur inquiétude monte sur leurs conditions de vie, après leur retrait de la vie active, selon un sondage Ipsos pour l’Union mutualiste retraite et Liaisons sociales, publié jeudi. 76% des personnes interrogées disent ne pas faire confiance « au gouvernement pour assurer l’avenir des retraites » : 50% ne lui font « pas du tout confiance » et 26% « plutôt pas confiance ». Seulement 4% lui font « tout à fait confiance » et 20% « plutôt confiance », alors qu’il prévoit cette année une réforme pour rétablir l’équilibre financier des régimes. Selon ce sondage, 63% des Français se prononcent pour une réforme « en profondeur du système en mettant à plat tous les sujets » Et seulement 31% souhaitent « qu’on aménage en partie le système afin de contribuer à résoudre les problèmes de financement les plus importants mais sans risquer de blocage social ». Sur les mesures à prendre, 66% jugent « nécessaire » une augmentation de la durée de cotisation, 63% une hausse des cotisations retraite des salariés et des entreprises et 61% un relèvement de l’âge légal de départ. Concernant les conditions de vie à la retraite, 80% des personnes interrogées sont inquiètes quant au montant de leur future pension et 71% le sont pour le niveau de vie. 58% d’entre elles sont inquiètes sur leur capacité à vivre de manière indépendante à la retraite et 57% le sont sur la santé et l’accès aux soins. L’inquiétude atteint des niveaux records par rapport aux précédentes éditions de ce sondage : 17% seulement se disent confiants sur le montant de leur retraite (22% en octobre 2012), soit le plus bas niveau depuis avril 2009. Les femmes se montrent encore plus inquiètes : 83% le sont sur le montant de leur retraite, 76% sur leur niveau de vie, 66% sur leur capacité à vivre de manière indépendante et 64% sur la santé. De même, les actifs occupés sont 86% à s’inquiéter du montant de leur retraite et 77% du niveau de vie. En revanche, les retraités sont moins inquiets (65% le sont sur le niveau de vie et 68% sur le montant de la retraite) mais les résultats révèlent une importante baisse de confiance dans cette population, avec des niveaux jamais atteints depuis avril 2009. Par ailleurs, 49% des Français disent avoir épargné en vue de leur retraite. Parmi ceux qui n’ont pas épargné, 80% évoquent le manque de moyens, alors qu’ils étaient seulement 68% à avancer cet argument en avril 2009.

 

Ventes voitures neuves en recul de 5,2% en avril

Ventes  voitures neuves en recul de 5,2% en avril

Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 5,2% en données brutes en France en avril sur un an pour s’établir à 157.859, selon des chiffres publiés jeudi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).  A nombre de jours ouvrables comparable par rapport à avril 2012, le recul atteint 9,7%, selon un communiqué.  Chez les constructeurs français, les immatriculations de PSA Peugeot Citroën ont chuté de 12,1% à 47.708, celles de Renault ont diminué de 2,8% à 36.213 en avril 2013 par rapport à avril 2012.  Le nombre d’immatriculations des constructeurs étrangers dans leur ensemble a légèrement diminué (-1,1%) à 73.870.

Etats-Unis – croissance : ça patine, Wall Street s’inquiète

Etats-Unis – croissance :  ça patine, Wall Street s’inquiète

 

 

L’indice élargi S&P 500, qui avait signé mardi un record historique pour la deuxième séance d’affilée, a lâché 0,93% ou 14,87 points, à 1.582,70 points. Alors que le marché connaît une embellie depuis le début de l’année, il « cherchait un catalyseur » pour faire une pause « et a pu le trouver dans les chiffres diffusés aujourd’hui », a remarqué le gestionnaire de portefeuille indépendant Hugh Johnson.  Principale raison de s’inquiéter à ses yeux: selon la société ADP, les embauches ont nettement diminué en avril dans le secteur privé aux Etats-Unis, un chiffre de mauvais augure avant la diffusion vendredi du rapport mensuel officiel sur le marché du travail américain.  Autres nouvelles peu encourageantes: les dépenses de construction aux Etats-Unis ont reculé en mars, et surtout, l’activité des industries manufacturières a continué de ralentir aux Etats-Unis en avril.  L’annonce par la Fed d’un statu quo sur sa politique de soutien exceptionnel à l’économie américaine a par ailleurs laissé les investisseurs sur leur faim.  L’institution a en effet réitéré son engagement à maintenir son taux directeur dans la fourchette de 0 à 0,25%, et a confirmé la poursuite de ses injections de liquidités dans le circuit financier au rythme de 85 milliards de dollars nets par mois.  Fait nouveau, elle a ajouté qu’elle se tenait prête à « accélérer ou ralentir » le rythme de ces achats d’actifs en fonction des évolutions sur le front de l’emploi et de l’inflation.   »Ces commentaires nous laissent perplexes », a remarqué Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. « Ils vont peut-être acheter, ou peut-être vendre, merci pour l’information! »  Les indices ont aussi été affectés par les mauvais résultats de certains grands groupes, comme le pharmacien Merck dont l’action a chuté de près de 3%. Ils étaient aussi victimes, selon plusieurs observateurs, du calendrier.   »Il y a vieux proverbe à Wall Street qui dit +vendez en mai et partez loin+ », a souligné M. Johnson. « Certains se disent que cet adage va encore se vérifier cette année ».  Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,639% contre 1,675% mardi soir, et celui à 30 ans à 2,840% contre 2,884% la veille.

 

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