Archive mensuelle de mai 2013

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Lagardère- Vente EADS : que 80 millions d’impôts sur 2 milliards de plus values

Lagardère- Vente EADS : que 80 millions  d’impôts sur 2 milliards de plus values

 

A l’occasion de son assemblée générale vendredi 3 mai, Arnaud Lagardère a tenu à faire une mise au point concernant la cession de ses 7,4% dans EADS.  Lagardère n’a « clairement pas » bénéficié d’une quelconque faveur dans cette cession, a martelé le co-gérant du groupe Lagardère. « Nous n’avons bénéficié d’aucun régime de faveur« , a abondé le directeur financier Dominique D’Hinnin. Certes, « la plus-value sur les cessions de long terme bénéficie d’une taxation atténuée » dans la fiscalité française, mais c’est aussi le cas dans plusieurs pays d’Europe, a souligné le numéro deux du groupe.  Pour les plus-values de long terme, « s’applique le même taux que le taux normal de 36%, mais appliqué sur une base réduite à 12% de la plus-value. Nous avons donc payé 4,33% d’impôt« , a-t-il expliqué.  Il n’a pas donné le montant d’impôt effectivement payé, mais le calcul est facile à faire. En effet, la vente des 7,4% d’EADS a rapporté 2,28 milliards d’euros. Or cette participation ne valait que 437 millions d’euros dans les comptes de Lagardère à fin 2012. La plus-value est donc de 1,85 milliard d’euros. L’impôt payé (4,33%) n’a donc été que de 80 millions d’euros (interrogé sur ce chiffre, le groupe n’a pas répondu).  Lagardère a donc pu annoncer le 15 avril avoir réalisé une plus-value nette d’impôts de 1,8 milliard d’euros. Mais une imposition aussi faible a été critiquée par le député UMP Jean-Luc Moudenc, qui a réclamé une modification de la fiscalité sur les plus-values.  Autre sujet sensible: les actions détenues par Lagardère étaient non pas vendues en bourse, mais rachetées par EADS lui-même, dans le cadre d’un programme de rachat de ses propres actions. Précisément, EADS pouvait racheter jusqu’à 5,5% des 7,4% détenus par Lagardère. Une dépense importante (un peu moins de deux milliards d’euros) qui aurait pesé sur la trésorerie du groupe franco-allemand.  Mais cette polémique s’est éteinte d’elle-même. En effet, EADS n’a finalement racheté à Lagardère que 1,6% sur 7,4%, ce qui n’a coûté que 500 millions d’euros au groupe de défense (Lagardère a vendu le reste de ses 7,4% à des banques).  Dernier sujet polémique: EADS a-t-il cédé à Lagardère pour se débarrasser d’un actionnaire gênant, qui s’était notamment opposé au rapprochement avec le britannique BAE?

Chantiers navals STX : le gouvernement rassure !

Chantiers navals STX : le gouvernement rassure !

 

Après avoir laissé filé Florange, Petroplus, Aulnay (et 1000 chômeurs en plus par jour) le gouvernement se réveille et rassure sur l’avenir des chantiers navals de St Nazaire. Toutefois pas question de nationalisation, une philosophie qui vaut pour les canards boiteux (dixit le patron de la miraculeuse BPI) comme pour les entreprise rentables comme STX. Le gouvernement français a assuré samedi qu’il était mobilisé pour conforter l’avenir des chantiers navals de Saint-Nazaire, nullement menacés selon lui par la volonté exprimée par le groupe sud-coréen STX de se désengager. STX Offshore & Shipbuilding a annoncé vendredi qu’il envisageait de vendre ses chantiers navals en France, en Finlande et Chine dans le cadre du plan de désendettement lancé par sa maison mère pour faire face au ralentissement du marché mondial de la construction navale. L’entreprise contrôle indirectement deux tiers du capital de STX France, qui regroupe les chantiers de Lorient et Saint-Nazaire, le solde étant aux mains de l’Etat français. Le syndicat Force ouvrière (FO) a immédiatement demandé la nationalisation du dernier grand chantier naval français pour compenser ce désengagement. « Le gouvernement est pleinement mobilisé sur ce dossier, afin de conforter l’avenir industriel des chantiers qu’il continuera d’accompagner dans leur développement », ont déclaré dans un communiqué conjoint les ministres de l’Economie, Pierre Moscovici, et du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Ils soulignent que STX n’a pas saisi le gouvernement de ses intentions et qu’aucun projet de cession ne peut avoir lieu sans information préalable de l’actionnaire public français. « La situation économique et le financement des chantiers de Saint-Nazaire ne sont par ailleurs pas en cause dans le développement de la situation du groupe STX », poursuivent les ministres, qui insistent sur les importants contrats remportés ces derniers mois. « L’activité de Saint-Nazaire n’est donc aucunement menacée par les événements de Corée. » Dans Le Monde publié samedi, Arnaud Montebourg se montre très prudent sur une éventuelle nationalisation. « Les chantiers navals de Saint-Nazaire ont besoin de commandes, pas d’un nouvel actionnaire, car l’outil de travail est performant », souligne-t-il. « Nationaliser sans commandes ne servirait à rien. »

Récession en zone euro plus grave en 2013

Récession en zone euro plus grave en 2013

 

2013 devait être l’année de la reprise en faiat ce sera la récession et plus grave que ce qui avait été récemment prévu.  L’économie de la zone euro va se contracter davantage que prévu cette année, ce qui se traduira par une réduction ralentie des déficits publics, a annoncé vendredi la Commission européenne (CE). La France, l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas, quatre des cinq principales économies de la région, devraient être en récession en 2013, selon les prévisions de printemps de l’exécutif communautaire, l’Allemagne étant la seule encore promise à la croissance. « Au vu de la récession prolongée, nous devons faire tout ce qu’il faut pour surmonter la crise du chômage en Europe. La politique de l’UE est centrée sur la croissance durable et la création d’emplois », a déclaré le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. « La consolidation budgétaire se poursuit mais son rythme ralentit. Parallèlement, les réformes structurelles doivent être intensifiées pour débloquer la croissance en Europe. » La Commission prévoit désormais une contraction de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) des Dix-Sept cette année et une croissance de 1,2% l’an prochain. Dans ses prévisions d’hiver, elle tablait sur une baisse de 0,3% du PIB en 2013 et une hausse de 1,4% en 2014. Les nouvelles prévisions sont proches des médianes des fourchettes de prévisions présentées en mars par la Banque centrale européenne (BCE), à savoir une contraction de 0,9 à 0,1% en 2013 et une croissance de zéro à 2,0% en 2014. La CE a revu à la baisse ses prévisions pour tous les principaux pays de la zone euro. Pour la France, elle table donc désormais sur une récession cette année, avec une baisse de 0,1% du PIB alors qu’elle anticipait jusqu’à présent une croissance de 0,1%.

Pour Hollande, la galère, c’est maintenant

Pour Hollande, la galère, c’est maintenant

A gauche beaucoup pensent que le quinquennat de Hollande na pas vraiment commencé. II est vrai qu’à part le mariage pour tous et l’austérité, il n’y a pas grand-chose à remarquer. Croissance nulle, chômage record, déficits dominent l’actualité socio-économique ; conséquence: une popularité au plus bas historique après u an de pouvoir. Et Lepen qui arriverait nettement devant Hollande en cas délections présidentielles. Jean-Vincent Placé pensait être « taquin » ce sur France Info, mais peut-être est-il dans le vrai. Interrogé sur l’appel de Claude Bartolone à enclencher un « second temps » du quinquennat, le sénateur écologiste a répondu qu’il était « temps d’enclencher la première », laissant entendre que le mandat de François Hollande n’avait pas réellement débuté.   Sans aller jusqu’à cet extrême, le sommet de l’Etat ne laisse pas entendre une version radicalement différente. Pour l’exécutif, après avoir « colmaté les voies d’eau dans les finances publiques » et affronté une avalanche de plans sociaux dont il tient Nicolas Sarkozy pour responsable, il est temps aujourd’hui de mettre en place la politique du chef de l’Etat. Et l’appel à entrer dans « une phase offensive » du quinquennat lancé dans Les Echos par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, très proche de François Hollande, n’est finalement que le prolongement de cette ligne.  L’extension du mariage aux couples de même sexe est censée marquer l’entrée dans cette nouvelle phase. Cet engagement fort du président réalisé, il faut maintenant hâter le pas sur le chemin des promesses du candidat.   De nombreux projets de lois doivent être examinés avant l’été, répète le gouvernement, chargeant ainsi l’agenda parlementaire. Transparence, non-cumul des mandats, réforme du Conseil supérieur de la magistrature, loi « consommation » en conseil des ministres la semaine prochaine…: autant de projets qui sont loin des enjeux économiques et sociaux réels. En fait pour ce nouveau départ, on compte sur un remaniement, du neuf avec du vieux qui ne teindra pas six mois (Ayrault maintenu, Sapin aux finances, Montebourg viré comme les trop nombreux secrétaires d’Etat, quelques petits nouveaux). Pour Hollande, la galère, c’est maintenant.

Dailymotion-Pellerin – Montebourg: la castagne ou la cohérence du gouvernement !

Dailymotion-Pellerin – Montebourg: la castagne ou la cohérence du gouvernement !

 

 

Il y a la forme (Montebourg n’aurait pas du communiquer) mais surtout le fond : une divergence sur la stratégie économique. Un bel exemple en tout cas d’incohérence d’un gouvernement composé de bric et de broc sans philosophie commune. Un ministre du Redressement productif qui cite Napoléon et Trotski pour ne pas laisser filer une « pépite française », une levée de fonds de 50 millions qui capote, un ministre de l’Economie qui prend ses distances, des entrepreneurs remontés alors que le chef d’Etat vient d’annoncer une série de mesure pour renouer le liens avec les patrons… Fleur Pellerin, la ministre de l’Economie numérique, revient pour le JDD sur cette semaine mouvementée.  Faire valoir les positions du gouvernement tout en cajolant les investisseurs étrangers, notamment ceux de la Silicon Valley : c’est l’exercice d’équilibriste auquel doit se livrer Fleur Pellerin, ministre de l’Économie numérique, qui s’exprime ce dimanche dans nos colonnes après la polémique sur l’affaire Dailymotion. L’Américain Yahoo!, qui voulait reprendre 75% de la plate-forme de streaming, propriété de l’opérateur Orange, lui-même détenu à 27% par l’Etat, s’est heurté au veto d’Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif voulait un deal à 50-50, ce que Yahoo! a refusé. Pour la ministre, la plateforme « ne doit pas rester un groupe franco-français. » « Ce serait une impasse économique et industrielle (…). Notre idée n’est pas de partir en guerre contre les Américains. La presse anglo-saxonne a interprété cette affaire comme de l’antiaméricanisme, mais ce n’est pas le cas (…) Nous ne vivons pas dans une économie fermée. » Les regrets de la ministre portent plutôt sur la forme. « Arnaud Montebourg est monté au créneau avec sa détermination pour essayer d’obtenir des concessions de la part de Yahoo! Cela aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales », déplore Fleur Pellerin. « La communication n’était pas exactement alignée comme il aurait fallu qu’elle le soit ». 

 

 

Pascal Lamy : « Le protectionnisme ne protège plus….. même les socialistes du virus ultra libéral

Pascal Lamy : « Le protectionnisme ne protège plus….. même les socialistes du virus ultra libéral

Lamy, archétype de la classe dirigeante socialiste, ancien énarque qui n’a vécu que grâce à la politique (donc sur les crédits publics) ne cesse de militer pour la mondialisation et l’ultralibéralisme. Comme les socialistes récemment converti à la religion de l’ultralibéralisme, il tente de prouver par ses excès la profondeur de sa religion. Pour le patron de l’Organisation mondiale du commerce, la France La tentation du repli, autre exception française ( !), nous met à contresens de l’histoire, explique-t-il dans un entretien au JDD.  Pascal Lamy est souvent décrit comme un chantre de la mondialisation. A la tête de l’Organisation mondiale du commerce, il veille depuis huit ans à la bonne marche du commerce international. Sous sa houlette, 159 Etats membres sont priés de s’entendre pour réduire les barrières aux échanges. Dans une interview accordée au JDD depuis Genève, siège de l’OMC, il revient sur le grand basculement économique qui agite la planète. Une mondialisation avec de nouveaux équilibres nord sud. S’il en loue les vertus, il en pointe aussi les excès pour ménager son étiquette socialiste. Elle fait reculer la pauvreté mais avive les inégalités sociales partout. Pascal Lamy met aussi en garde contre l’antidote à la mondialisation très prisée en France : le protectionnisme. Une leçon d’économie pour « mal voyants » avant l’heure alors que certains (qui ? la finance internationale de Hollande) le verraient bien entrer au gouvernement à la fin de son mandat en Septembre prochain. 

 

Michel Barnier : du « courage politique » pour Hollande …. Et pour lui ?

Michel Barnier : du   »courage politique » pour Hollande …. Et pour lui ?

 

Le transparent commisaire européen se réveille car son mandat se termine ; il s’autorise donc à parler et à donner des leçons à Hollande ; L’inutile et unique français de la commission se sera surtout faiat remarquer par ses projets d’agences de notations, tous mis à la poubelle et par sa proposition d’ interdire la notation des Etats par les agences ! bref un vrai pro de l’incompétence. Faux-cul en plus car c’est à la veille de quitter son poste grassement rémunéré qu’il a le « grand courage » de critiquer la France.  Michel Barnier, le membre français de la Commission européenne, a donc exhorté samedi François Hollande à faire preuve de « courage politique » en poursuivant les réformes malgré le répit donné par son institution à la France pour résorber ses déficits. L’exécutif communautaire a annoncé vendredi être prêt à octroyer aux autorités françaises un délai de deux ans, jusqu’en 2015, pour ramener le déficit public du pays à 3% du PIB, une cible que la France devait initialement atteindre dès 2013. « C’est un contrat », a dit sur Europe 1 le commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier. « Nous sommes prêts à ces deux années qui sont à la fois une chance et un moment de vérité. » La France, a-t-il ajouté, doit être en mesure de réduire ses « frais de fonctionnement » à un rythme plus lent, comme l’a prescrit sa propre Cour des comptes, et elle en est « capable comme d’autres l’ont fait, l’Allemagne, les pays nordiques ». Mais elle doit aussi poursuivre les réformes des retraites et du marché du travail pour améliorer sa compétitivité et inverser la courbe du chômage. « C’est aussi un moment de vérité pour le gouvernement qui doit avoir le courage politique de faire ces réformes qui vont parfois être mal comprises, qui vont demander des efforts mais il faut montrer le sens de ces efforts », a dit Michel Barnier. Ce membre de l’UMP a également appelé l’opposition à « avoir le courage politique de soutenir le gouvernement quand il fera des réformes qui iront dans la bonne direction ». François Hollande a déclaré vendredi qu’il n’abuserait pas de la liberté donnée par la Commission. Ce délai de deux ans « vient consacrer ce que la France a demandé depuis un an : qu’on mette la croissance au premier rang de nos priorités », a dit le président français. « Ne croyez pas pour autant que parce qu’on a cette souplesse, cette liberté, cette capacité qui nous est donnée d’engager notre politique sans avoir une contrainte qui nous empêche d’agir pour la croissance et l’emploi, nous puissions nous dispenser du sérieux budgétaire indispensable. »

 

 

Vivendi candidat pour Dailymotion

Vivendi candidat pour Dailymotion

 

Le PDG de France Télécom affirme qu’il a « reçu de nouvelles propositions de la part de géants européens des médias ».  Selon le site d’informations Wansquare, qui ne cite pas ses sources, les dirigeants de Vivendi ont exprimé jeudi à leurs homologues de France Télécom-Orange un intérêt pour le site de vidéos en ligne Dailymotion, qui appartient à l’opérateur téléphonique, afin d’accroître la partie contenues et médias de Vivendi. Wansquare ajoute que la holding Le Monde Libre, qui réunit les intérêts de Matthieu Pigasse, Xavier Niel – fondateur d’Iliad – et Pierre Bergé dans le groupe Le Monde, a également formalisé une offre jeudi sur Dailymotion. Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès de Xavier Niel, tandis que Vivendi a refusé de commenter l’information. L’intervention du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg pour empêcher que Yahoo acquière plus de la moitié du capital de Dailymotion a suscité des tensions au sein du ministère de l’Economie et continue vendredi d’alimenter la polémique sur la politique entrepreneuriale du gouvernement.

 

 

« Dailymotion ne peut pas rester « franco-français »(Pellerin)

« Dailymotion ne peut  pas rester « franco-français »(Pellerin)

Une critique à peine voilée de la ministre Pellerin à Montebourg. Dans un entretien au Journal du Dimanche, la ministre de l’Economie numérique Fleur Pellerin estime que Dailymotion, convoitée par l’Américain Yahoo!, n’a pas vocation à rester « franco-français, ce serait une impasse économique et industrielle. Mais l’entreprise, sa technologie, ses ingénieurs et ses emplois doivent rester ancrés en France ». Pour Fleur Pellerin, « l’Etat était légitime à faire connaître sa position dans ce dossier parce qu’il est l’actionnaire de référence d’Orange », mais les concessions qu’Arnaud Montebourg cherchait à obtenir de l’Américain « aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales ».

 

Mélenchon: « Hollande, c’est la crise »

Mélenchon: « Hollande, c’est la crise »

Ce dimanche se tiendra la grande manifestation « contre l’austérité, contre la finance et pour la VIe République », que Jean-Luc Mélenchon espère être aussi un message fort au pouvoir en place. Dans les colonnes du Parisien, il en a envoyé un autre au président, qui est selon lui est « l’une des causes de la crise ». Il lui reproche notamment une « exclusivité totale aux intérêts des actionnaires et des grands patrons et à la politique d’austérité européenne au détriment des salariés ». Il appelle François Hollande à « se remettre sur la gauche, où il était au moment du vote ».

 

Economie, politique , société: pages les plus regardées 4 mai 2013

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

10 fois trop d’administrations centrales ; 200 directeurs!

10 fois trop d’administrations centrales ; 200 directeurs!

Ayrault préfère faire l’impasse sur le bilan Hollande un an après ; c’est surement plus prudent ! A la place il veut mobiliser les 200 directeurs d’administrations centrales pour moderniser l’action publique ; il doit rêver sans doute car il s’attaque au fromage de l’oligarchie administrative. C’est tout le problème de la France, 200 directeurs là où 20 seraient suffisants ; donc 10 fois trop de circulaires, de décrets, de procédures et de fiscalité. Jean-Marc Ayrault a donc  indiqué vendredi qu’il préférait se « mobiliser davantage » pour garantir la réussite de la politique du gouvernement plutôt qu’organiser une « cérémonie bilan » un an après l’élection de François Hollande.   »Il ne s’agit pas de faire une cérémonie bilan un an après mais surtout de se mobiliser davantage », a déclaré à la presse le Premier ministre, interrogé sur le premier anniversaire de l’élection du candidat socialiste.  Le chef du gouvernement a réuni vendredi matin à la Maison de l’Amérique latine les 200 directeurs d’administration centrale pour les impliquer dans la politique de « simplification » administrative et d’ »évaluation » des politiques publiques.  Selon M. Ayrault, il s’agit en particulier « d’impulser, encourager, mobiliser davantage ceux qui ont la charge » de mener la modernisation de l’action publique (Map).   »Cela demandera du temps, beaucoup d’efforts, il y a des habitudes à changer », a admis dans une déclaration à Matignon le Premier ministre, pour qui le « premier objectif » de la Map est que « l’argent des contribuables soit utilisé de la façon la plus efficace possible ».   »Il faut commencer par évaluer chaque politique publique pour aboutir à des réorganisations et simplifications qui auront des résultats en termes d’efficacité », a-t-il fait valoir.   »Tous les agents, tous les fonctionnaires doivent être associés, on ne fera pas sans eux », a assuré M. Ayrault.

 

Commission européenne : « Tout mettre en œuvre pour le chômage. » Mais quoi ?

Commission européenne : « Tout mettre en œuvre pour le chômage. » Mais quoi ?

 

A défaut de politique les gouvernances en sont réduites aux incantations ; cette fois c’est la commission européenne qui déclare qu’il faut tout mettre en œuvre. Problème : on ne sait pas quoi !  La Commission européenne calcule que la récession sera cette année de – 0,4 %, et non pas de – 0,3 %, dans la zone euro et de – 0,1 % dans l’ensemble de l’Union européenne (UE). Des chiffres qui ne permettront pas de faire baisser le chômage en dessous de 11 % dans l’UE et de 12 % dans la zone euro en 2013 et 2014. Il faudra attendre l’année prochaine pour que la croissance revienne à 1,2 % dans la zone euro et à 1,4 % dans l’Union européenne. C’est pourquoi il est impératif de «tout mettre en œuvre pour surmonter la crise du chômage», souligne la Commission. Et celle-ci, tout en regrettant que le rythme de l’assainissement budgétaire se ralentisse, d’insister sur la nécessité impérieuse de faire en sorte que les «réformes structurelles» soient «intensifiées pour libérer la croissance européenne». Sont principalement visés les huit pays, dont la France, qui seront en récession cette année: Chypre (- 8,7 %), la Grèce (- 4,2 %), la Slovénie (- 2 %) que l’on voit souvent comme le prochain candidat à un programme d’assistance financière, le Portugal (- 2,3 %), l’Espagne (- 1,5 %) et les Pays-Bas (- 0,8 %), pays pourtant considéré comme solide au sein de la zone euro. L’Espagne, dont le déficit public atteindra 7 % du PIB (produit intérieur brut) en 2014, contre 6,5 % en 2013, ce qui «compromet ses objectifs de réduction budgétaire et risque de se traduire par un nouveau dérapage des finances publiques», devrait néanmoins, comme la France, obtenir un délai, jusqu’à 2016, pour revenir dans les clous. C’est également le cas des Pays-Bas où la «demande intérieure continue de peser sur la reprise économique» qui devraient se voir accorder un an supplémentaire. Quant à l’Italie, la Commission européenne lui a promis vendredi une sortie de la procédure d’infraction pour déficits excessifs à condition que le pays reste «durablement» sous la barre des 3 % du PIB et mette en œuvre des réformes structurelles, a précisé Olli Rehn, commissaire en charge des Affaires économiques, en marge de la publication des derniers chiffres de la Commission. Le commissaire, qui confirme que la Grèce devrait renouer en 2014 avec la croissance, affichant un PIB en hausse de 0,6 %, regrette que le chômage doive rester aux niveaux trop élevés de 27 % en 2013 et de 26,4 % en 2014. Et la Commission d’ajouter que la dette de la Grèce est définitivement insupportable, prévue à 175,2 % du PIB en 2013 et 175 % l’an prochain. Autant de raisons pour que Bruxelles réaffirme haut et fort que «la mise en œuvre effective des politiques et des mesures d’ajustement destinées à renforcer l’architecture de l’Union économique et monétaire reste cruciale pour prévenir un retour des tensions sur les marchés financiers».

 

Chantiers navals STX menacés: 14500 personnes concernées en Europe

Chantiers navals STX menacés 14500 personnes concernées en Europe  

« Nous sommes en train de revoir la structure de notre société pour nous concentrer sur la construction navale nationale », a indiqué un porte-parole du groupe sud-coréen. « Dans ce contexte, nous envisageons la vente d’actifs à l’étranger pour lever de nouvelles liquidités ».  Le groupe STX Offshore and Shipbuilding, affaibli par une dette croissante et en proie à d’importantes difficultés de trésorerie, est frappé de plein fouet par le ralentissement mondial du secteur de la construction navale.   »Des acheteurs potentiels ont déjà manifesté leur intérêt » dans l’achat de parts dans les chantiers navals en Europe, a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé si le groupe pensait vendre tout ou partie de ses parts dans ses filiales à l’étranger.   »On y verra plus clair dans la seconde moitié de cette année », a précisé le porte-parole.  Le groupe STX, plombé par une dette de plus de 911 millions de dollars (695 millions d’euros) selon son principal créancier, la banque coréenne KDB, contrôle via STX Europe les deux tiers du capital de STX France (chantiers navals de Lorient et Saint-Nazaire), l’Etat français en possèdant 33,34%.  STX Europe emploie 14.500 personnes, notamment en France, en Finlande et en Norvège.  Le 8 avril dernier, le sénateur PS de Loire-Atlantique (ouest de la France), Yannick Vaugrenard, avait demandé au Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault la mise en place d’un dispositif pour protéger les ex-Chantiers de l’Atlantique, des risques suscités par le brutal affaiblissement boursier de STX.  M. Vaugrenard redoutait « que la vente d’actions STX ait lieu sans surveillance de la part de la France ».  L’élu craignait notamment que l’un ou l’autre des principaux concurrents européens des Chantiers de l’Atlantique, comme l’Italien Fincantieri, n’en profite pour entrer dans leur capital.  Dernier grand chantier naval français, spécialisé dans les navires de croisière géants mais qui réalise aussi des navires militaires pour DCNS, les Chantiers de l’Atlantique ont reçu un ballon d’oxygène après plus de deux ans de trou d’air dans leur carnet de commande lorsqu’ils ont été choisis fin décembre pour réaliser un paquebot de plus d’un milliard d’euros de type Oasis pour l’Américain Royal Caribbean International (RCI), numéro deux mondial de la croisière.  Suite à l’annonce de STX, les syndicats des chantiers navals de Saint-Nazaire ont réagi en posant la question d’une éventuelle augmentation de la part de l’Etat dans le capital.   »Ce nouvel épisode nous conforte dans notre revendication : le moment est venu que l’Etat nationalise le dernier grand chantier naval », a affirmé Nathalie Durand, du syndicat FO, en estimant que la décision de l’actionnaire « nous inquiète un peu » mais qu’elle « n’a rien de franchement surprenant » au vu de sa situation financière « catastrophique ».  La situation financière de STX France est « plutôt bonne pour l’instant », a renchéri Christophe Morel, de la CFDT. « Nous ne sommes pas surpris, on savait que le groupe cherchait à se désengager pour faire entrer de la trésorerie », a-t-il poursuivi. « On interpellera le gouvernement sur une augmentation de la part de l’Etat français », a-t-il assuré.  La décision de l’actionnaire coréen pose « la question de l’avenir de la construction navale, pose la question de la responsabilité de l’Etat : qu’est ce qu’il veut faire du chantier? », a estimé de son côté, Joël Cadoret, élu CGT.

 

Sondages popularité Hollande : à la hausse, mais pas tout de suite, en 2020 !

Sondages popularité Hollande : à la hausse, mais pas tout de suite, en 2020 !

 

Hollande pourraient remonter en popularité d’après les sondeurs ; pourquoi pas ? Mais sans doute pas avant 2020 ! Un an après son élection, le président de la République, dont la cote n’a jamais gravi les sommets (58% de confiance en mai 2012, selon l’institut CSA), atteint les cimes de l’impopularité. Avec 74% de mécontents dans le baromètre Ifop-JDD du 20 avril, il détient le record absolu depuis la création en 1958 de cet indicateur qui le crédite de 25% de satisfaits.  Deux des quatre enquêtes réalisées depuis un mois pour connaître les intentions de vote si la présidentielle avait lieu en ce moment donnent même François Hollande éliminé dès le 1er tour, devancé par Nicolas Sarkozy mais aussi par Marine Le Pen. Un troisième le donne à égalité avec l’ex-candidate du Front national.  Pourtant, « remonter la pente, c’est possible, cela a déjà été fait », assure Emmanuel Rivière, de TNS Sofres. « Il y a des précédents », confirme Gaël Sliman, de BVA.  En 1995, la cote de Jacques Chirac avait dégringolé dans les six mois suivant son élection, tombant à 38% de confiance selon CSA. Mais le président était remonté à 44% en mai 1996. D’après le même institut, Nicolas Sarkozy, lui, était descendu à 38% douze mois après son élection.  A la fin de l’été 2008, Nicolas Sarkozy « était à un niveau pratiquement aussi faible » que celui de François Hollande aujourd’hui, rappelle M. Rivière. Il avait regagné une dizaine de points fin 2008, apparaissant comme un capitaine solide dans la tempête déclenchée par la crise de Lehman Brothers aux Etats-Unis.  Toutefois, à court et moyen terme, affirme M. Rivière, « je n’entrevois pas d’amélioration » car aucune embellie économique n’est attendue, alors même que François Hollande « a fait de la lutte contre le chômage sa bataille principale ». En outre, « quelques rendez-vous compliqués » pour l’exécutif vont se présenter, dont une énième réforme des retraites, sujet sensible s’il en est, comme l’ont encore montré les mobilisations massives de 2010.  Frédéric Dabi, de l’Ifop, souligne que la popularité du chef de l’État « est fortement indexée sur la situation économique et sociale ». Selon lui, la mauvaise note décernée au président par les Français sanctionne « l’absence de résultats » sur ce plan.  Une inflexion de la courbe du chômage ne suffira pas à redresser la cote présidentielle. Il faudrait « une amélioration durable », estime le sondeur de TNS Sofres.  Frédéric Dabi remarque néanmoins que « les Français ont intériorisé la crise et, surtout, l’absence de marge de manoeuvre pour le pouvoir politique ». A l’entendre, « il suffirait » pour que François Hollande retrouve des couleurs, « d’un petit retour à la croissance, et que l’opinion en fasse crédit au président ». Mais pour l’heure, les Français « doutent de la capacité présidentielle à faire face à un contexte exceptionnel », celui d’une crise économique durable.  Pour Emmanuel Rivière, la question est plutôt de savoir si François Hollande « peut supporter dans la durée l’impopularité ».  Il peut être tenté de « chercher le coup qui va le rendre populaire », peut-être par un changement de gouvernement. Mais il peut tout autant miser sur « une forme de sérénité face à l’adversité » et espérer que « si la situation s’améliore, l’opinion lui saura gré de ne pas avoir paniqué ».  Gaël Sliman n’est pas loin de penser la même chose et fait l’hypothèse d’un président raisonnant ainsi : « Au point d’impopularité où je suis, je dois absolument montrer que je suis capable de prendre des mesures très difficiles », mal vues par l’opinion.  Car c’est cette dimension d’homme fort qui manque au capitaine. « Il n’y a pas de hollandophobie », observe M. Sliman. Alors qu’un fort rejet de la personnalité de Nicolas Sarkozy s’exprimait, « François Hollande reste perçu comme sympathique, honnête », voire « sincère, proche des préoccupations des Français », selon les sondeurs. Presque son seul atout.

« Mauvaises prévisions européennes « pas surprenantes », selon L’Elysée ; normales comme le Président ?

 « Mauvaises prévisions européennes   »pas surprenantes », selon L’Elysée ;   normales comme le Président ?

La France s’enfonce comme l’indique Bruxelles ; ce n’est pas surprenant dit le secrétaire général de l’2lysée ; donc normal, comme le Président ? Pierre-René Lemas, secrétaire général de l’Elysée, a estimé, vendredi sur BFMTV et RMC, que les prévisions de la Commission européenne, qui revoient à la baisse celles du gouvernement français, n’étaient « pas extrêmement surprenantes » et que François Hollande tenait « le bon cap ».   »On vient d’avoir les prévisions de la Commission européenne, elles ne sont pas extrêmement surprenantes, c’est l’ensemble de la zone euro qui est affectée d’une manière générale », a déclaré M. Lemas.  La Commission table sur un creusement des déficits en 2014 (4,2% du PIB) par rapport à 2013 (3,9%), c’est-à-dire pour la première fois une inversion de la courbe, en descente constante depuis 2010.   »Ca montre que la détermination du président à la fois à maintenir le sérieux dans la politique budgétaire et en même temps à pousser les feux au niveau européen sur la croissance, c’est le bon équilibre. Au-delà de tous les débats, ce qui se passe aujourd’hui montre que c’est le bon cap qu’il a choisi », a plaidé le secrétaire général de l’Elysée.  Quant à savoir si François Hollande était affecté par son impopularité, qui après avoir atteint un niveau record avec 74% de mécontents (baromètre Ifop-JDD le 20 avril) était à 65% dans celui du CSA jeudi, M. Lemas a répondu en vantant la solidité de son président.   »Le président de la République a beaucoup de détermination et beaucoup de constance, c’est quelqu’un de très pudique. Donc il est peut-être affecté mais il ne l’exprimera certainement pas et je pense que profondément il ne l’est pas », a-t-il déclaré.  François Hollande « a vécu beaucoup de situations en 30 ans de vie politique, c’est un homme qui tient bien dans les tempêtes, et il a montré cette année qu’il tenait bien dans les épreuves », a-t-il souligné.  Concernant l’hypothèse d’un remaniement du gouvernement, M. Lemas a botté en touche, rappelant que c’était « une décision propre du président de la République ».

Après le minerai de viande, du rat à la place du bœuf ; bon appétit !

Après le minerai de viande, du rat à la place du bœuf ; bon appétit !

Après l’huile alimentaire recyclée ou le lait en poudre pour bébé volontairement contaminé avec des produits chimiques dangereux, un nouveau scandale alimentaire éclabousse la Chine. Des plats présentés comme contenant de la viande de bœuf ou de mouton comportaient en fait du rat et du renard a déclaré le ministère de la Sécurité publique vendredi. En tout, 900 personnes ont été arrêtées lors d’une opération qui s’est déroulée ces trois derniers mois. « 382 cas de viande coupée avec de l’eau, de faux mouton ou de bœuf, de viande avariée et de produits contenant de la viande toxique et dangereuse » ont été découverts a précisé le ministère, « plus de 20.000 tonnes de produits carnés frauduleux ou de qualité inférieure » ont été saisis. Dans la province du Jiangsu (est), des détaillants vendaient du « mouton » fait à partir de viande de rat et de renard, additionné de produits chimiques. D’autres, dans le Guizhou (sud), mélangeaient une solution à base de peroxyde d’hydrogène à des pattes de poulet, une gourmandise chinoise. Le ministère de la Sécurité a souligné que cette opération s’inscrit dans une enquête plus large sur la sécurité alimentaire, incluant la découverte en mars dernier de milliers de cochons morts flottant dans le fleuve de Shanghai ou la vente d’huile de cuisine recyclée. Evidemment ce scandale se produits en Chine, ce qui rassure ; Ou presque car notre minerai de viande qui sert à la confection des plats préparés n’est guère plus appétissants. . Le minerai de viande, c’est un mélange à base de tendons, de nerfs, de tissus graisseux, d’os et de collagène.  Ces blocs de déchets, qui représentent entre 10% et 18% de la masse d’un bœuf par exemple, n’ont pas toujours eu de la valeur ; avant  Les industriels n’osaient même pas en faire de la bouffe pour les chiens et les chats! Maintenant, avec l’apport de la chimie additionnelle, c’est comestible.

 

Déficit public : report en 2015 ou en 2025 ?

Déficit public : report en 2015 ou en 2025 ?

L’Europe a bien été contrainte de reporter les objectifs de la France qui vont continuer de dériver à plus de 4% en 2013 comme en 2014. Alors pourquoi 2015 ? Personne n’en sait rien, c’est comme pour la croissance, elle devait revenir en 2013, on repousse en 2014, peut-être 2015 ; autant dire que la crise c’est aussi la grande faillite des « experts » ‘ ( en fait des fonctionnaires). Dans ses prévisions économiques dévoilées vendredi, la Commission estime que le déficit de la France va déraper, à 3,9% du PIB cette année et à 4,2% l’an prochain. Ces chiffres s’éloignent beaucoup de ceux du gouvernement français, qui prévoit de rater l’objectif de 3% cette année avec un déficit de 3,7%, mais de revenir à 2,9% du PIB en 2014.  De même, alors que Paris prévoit une croissance de 0,1% cette année, Bruxelles anticipe une récession de 0,1%.  Les prévisions du gouvernement français sont « excessivement optimistes », a tranché le commissaire chargé des Affaires économiques, Olli Rehn, ajoutant que « pour ramener le déficit sous les 3%, des efforts beaucoup plus importants et urgents sont nécessaires ». C’est pourquoi, « étant donnée la situation économique, il serait raisonnable de prolonger de deux ans le délai » pour revenir dans les clous imposés par la Commission, soit 2015 et non 2014 comme demandé par Paris.  Le ministre français des Finances Pierre Moscovici a réagi en soulignant à l’inverse que « les prévisions de croissance de Bruxelles sont proches » des prévisions du gouvernement français. « Je continue de maintenir que la croissance française peut être un peu plus élevée que ce que prévoit la Commission », a-t-il ajouté.   »Ce sont des thèses françaises qui ont été entendues. Dans l’équilibre entre la réduction des déficits et le soutien à la croissance, c’est désormais le soutien à la croissance qui l’emporte et c’est fondamental », s’est félicité M. Moscovici.  Le commissaire européen a pourtant insisté sur le fait que la souplesse accordée à la France dans la gestion de son déficit ne devait pas la dispenser de faire des efforts supplémentaires.   »Dans tous les cas de figure, il est essentiel que la France mette pleinement en oeuvre les mesures envisagées et précise rapidement quelles nouvelles actions elle compte entreprendre », a-t-il dit.  La légère récession qui attend la France cette année est d’abord à mettre au compte de la faiblesse de la consommation, explique la Commission dans ses prévisions. Cette atonie est liée à un revenu disponible des ménages insuffisant pour cause de chômage et de hausses d’impôts. Bercy prévoit en effet une hausse des prélèvements obligatoires cette année à 46,3% du PIB, puis 46,5% les années suivantes, contre 44,9% l’an dernier.  Autre facteur qui va peser sur la croissance: le manque de confiance des entrepreneurs qui risque de se traduire par une réticence à investir, expliquent les économistes de Bruxelles. Sans compter un troisième problème mis en avant par M. Rehn, « la détérioration persistante de la compétitivité française » à l’exportation.   »Dès lors, une stratégie budgétaire de moyen terme crédible doit s’accompagner de réformes structurelles substantielles en matière de marché du travail, de système de pensions et d’ouverture des marchés », a souligné le commissaire européen.  Il a jugé que c’était « essentiel pour débloquer le potentiel de croissance et déverrouiller la situation de l’emploi, dont la France a tant besoin ».  Car la morosité économique ambiante va peser sur le chômage, autre point noir du tableau économique de l’Hexagone: alors que dans la plupart des pays de la zone euro il devrait repartir à la baisse l’an prochain, en France le taux de chômage devrait se stabiliser cette année à 10,6% puis progresser pour atteindre 10,9% en 2014.  Or, l’emploi a été élevé au rang de « grande cause nationale » par le président français Hollande, dont le gouvernement a promis d’ »inverser la courbe du chômage ». Mais les critiques, notamment dans l’opposition, jugent que les mesures prises, emplois d’avenir, contrats de génération, ou encore crédit impôt-compétitivité, sont trop timides pour changer la donne.  Enfin, la dette publique va elle aussi augmenter, anticipe la Commission: de 90,2% du PIB en 2012, elle devrait passer à 94,0% cette année et 96,2% l’an prochain. Là encore, c’est plus que ce qu’attend Paris, qui prévoit un pic à 94,3% en 2014.   »Aucun pays n’est épargné par la crise », a souligné le ministère des Finances dans un communiqué.  Les chiffres publiés vendredi illustrent cependant le décrochage toujours plus important de l’économie française par rapport à celle de l’Allemagne, où la croissance devrait atteindre 1,8% l’an prochain contre 1,1% en France, avec un retour des comptes publics à l’équilibre, un chômage en baisse à 5,3% et un taux d’endettement à 78,6%.

 

Chômeurs : surtout des jeunes et des plus de 50 ans

Chômeurs : surtout des jeunes et des plus de 50 ans

 

Selon une enquête de l’Unedic sur le profil des chômeurs en France publiée ce vendredi, seuls 10% des demandeurs d’emplois indemnisés ont été victimes d’un plan social. Selon l’organisme paritaire chargé de l’indemnisation des chômeurs, la moitié des allocataires se sont inscrits à Pôle Emploi suite à une fin de CDD ou de mission. Chiffre édifiant : les trois quarts des jeunes allocataires sont au chômage après une fin de CDD ou d’intérim. La précarité entraînant la précarité, plus de la moitié des chômeurs indemnisés ont travaillé moins de 2 ans avant d’être à nouveau au chômage, et un tiers ont même travaillé moins d’un an.  Si près d’un quart des allocataires travaillaient à temps partiel, celui-ci touche plutôt les femmes, avec un niveau d’étude plutôt faible. A l’inverse, les licenciés économiques sont plutôt des hommes âgés (un tiers ont plus de 50 ans). Ils sont parmi les mieux indemnisés (1 300 euros nets en moyenne), mais sont plus souvent touchés par le chômage de longue durée. Enfin, les intérimaires sont majoritairement des hommes jeunes, et se concentrent dans le bassin parisien. Si plus de la moitié des allocataires n’ont pas le bac (55,2%), plus d’un quart toutefois, sont de niveau bac+2. Bénéficiant d’un meilleur salaire lorsqu’ils étaient en activité, ce sont eux qui sont les plus indemnisés. En moyenne, les demandeurs d’emploi touchent 1 055 euros nets d’allocation chômage, soit 69% de leur dernier salaire net. Conclusion, s’il y a autant d’hommes que de femmes au chômage (soit 2,4 millions d’allocataires en tout, sur les 3,224 millions de chômeurs), ce sont les jeunes en CDD, les plus de 50 ans victimes d’un licenciement économique ou les femmes ayant travaillé à temps partiel qui constituent la grande majorité des allocataires de l’Unedic.  Avec ces nouvelles données, les partenaires sociaux ont toutes les cartes en main avant d’aborder les négociations sur les nouvelles règles de l’assurance chômage, avant fin 2013

 

Trierweiler moins coûteuse que Carla Bruni ; c’est encore trop !

Trierweiler moins coûteuse que Carla Bruni ; c’est encore trop !

C’est moins que Carla Bruni mais c’est trop ! Pourquoi 5 collaborateurs ? Pour quoi faire ? Rien, sinon entretenir son image. D’abord le statut de Première dame n’existe pas du point de vue légal (constitutionnel), ensuite Trierweiler n’est pas l’épouse du président et n’a rein à faire à l’Elysée ( heureusement qu’Hollande n’a pas un ami homo !), troisième raison, s’il faut déjà 5 collaborateurs pour une mission qui n’existe pas on comprend les gaspillages  de l’Etat pour des missions qui elles existent. Le coût mensuel pour l’État des collaborateurs de Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, est moins élevé que le dispositif qui entourait en janvier 2012 Carla Bruni-Sarkozy, affirme Matignon, interrogé par le député Guillaume Larrivé (UMP) dans une question écrite adressée au Premier ministre. Le 12 mars, le député de l’Yonne avait questionné « sur le coût, pour les finances de l’État, des collaborateurs affectés au service de Valérie Trierweiler ». Le député relevait notamment que la journaliste disposait d’un site internet à l’adresse http://www.elysee.fr/valerie-trierweiler. Le total des rémunérations mensuelles nettes de ces cinq personnes est de 19.742 euros d’après Les services du Premier ministre. Dans sa réponse, révélée vendredi par Europe 1, Matignon affirme que « cinq collaborateurs sont affectés au service » de la compagne du chef de l’État. Ce sont « deux agents contractuels et trois fonctionnaires mis à disposition de la Présidence de la République« , précise la réponse de Matignon. Selon Matignon, « le total des rémunérations mensuelles nettes de ces cinq personnes est de 19.742 euros ». Les services du Premier ministre complètent cette réponse d’une comparaison avec le dispositif dont bénéficiait Carla Bruni-Sarkozy, qui n’est pas nommément citée. « A titre de comparaison, huit collaborateurs étaient affectés au service de la Première dame en janvier 2012, pour une rémunération mensuelle nette globale de 36 448 euros », détaille ainsi Matignon. « A celle-ci s’ajoutaient tous les mois les facturations de deux prestataires externes assurant pour la Première dame la gestion d’un site internet pour un montant de 25.714 euros, soit une dépense mensuelle totale de plus de 60.000 euros », ajoute Matignon.

 

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