Archive mensuelle de mai 2013

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2017- Fillon : rupture avec Sarkozy

2017- Fillon : rupture avec Sarkozy

François Fillon, interrogé à Tokyo sur l’ancien chef de l’État et ses conférences à travers le monde (comme jeudi à Las Vegas), entérine sa rupture avec Sarkozy: « Moi, je suis engagé dans la vie politique, ce n’est pas son cas », insiste-t-il, ajoutant que M. Sarkozy avait annoncé son retrait après sa défaite à la présidentielle de 2012. Candidat en 2017 « quoi qu’il arrive »: par ces mots, prononcés jeudi à Tokyo, François Fillon a marqué sa « détermination » à être candidat à l’élection présidentielle, semblant ainsi écarter un retour de Nicolas Sarkozy, même s’il a ensuite voulu clarifier sa position en évoquant la primaire.  En réalité, au soir de sa défaite, le 6 mai 2012, Nicolas Sarkozy était resté suffisamment vague pour laisser une porte ouverte. « Une autre époque s’ouvre (…) mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent (…) au moment où je m’apprête à redevenir un Français parmi les Français », avait-il affirmé.  Les sarkozystes Roger Karoutchi et Patrick Balkany ont tous deux réagi en affirmant que « ce n’était pas le moment » de tenir de tels propos, les Français étant « plus préoccupés » par les problèmes économiques.  Selon le sénateur Karoutchi, parler maintenant de 2017, « c’est accélérer le calendrier ». « On n’est pas dans le timing » et M. Fillon est « plus préoccupé par sa carrière que par ce qu’il se passe en France », a renchéri M. Balkany.  Toutes ces subtilités de langage montrent en tous cas que la droite française reste divisée en deux camps, reproduisant depuis des années la rupture opérée en 1994 entre chiraquiens et balladuriens, quand Nicolas Sarkozy avait pris le parti d’Édouard Balladur contre son ancien mentor Jacques Chirac pour la présidentielle de 1995, ce que les chiraquiens ne lui ont jamais pardonné.  François Fillon, à l’époque balladurien, vient d’ailleurs de s’adjoindre un allié de poids en la personne du chiraquien Patrick Stéfanini, ex-directeur de campagne de M. Chirac en 1995 et 2002, et qui deviendra, d’ici quelques jours, le secrétaire général de Force républicaine, l’association de François Fillon. Cette information, révélée par i-Télé, a été confirmée à l’AFP par l’entourage de M. Fillon.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 9 mai 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Silvio Berlusconi : 4 ans de prison pour fraude fiscale

Silvio Berlusconi : 4 ans de prison pour fraude fiscale

La Cour d’appel de Milan a confirmé ce mercredi 8 mai la peine de prison pour fraude fiscale infligée contre Silvio Berlusconi. Le 26 octobre dernier, il avait été condamné à 4 ans de prison dans le cadre du procès Mediaset, nom de son empire audiovisuel.  La peine avait été ramenée à un an de prison grâce à une amnistie.  Le Cavaliere est aussi interdit d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans. Il a encore la possibilité d’aller en cassation, une procédure suspensive de la peine en Italie. Ce n’est pas la première condamnation pour l’homme politique italien. Silvio Berlusconi avait déjà été condamné à trois reprises en première instance en 1997 et 1998 à un total de six ans et cinq mois de prison ferme pour corruption, faux en bilan et financement illicite d’un parti politique. Mais il a été à chaque fois acquitté ou a bénéficié de la prescription pour ces délits. L’application de la sentence est suspendue à un probable recours en cassation des avocats du Cavaliere, âgé de 76 ans.  Elle dépend aussi d’un verdict attendu de la Cour constitutionnelle concernant un conflit entre la présidence du Conseil et le tribunal de Milan. Ce dernier avait refusé en mars 2010 d’excuser l’absence de Silvio Berlusconi, justifiée alors par un conseil des ministres alors que ce dernier était Premier ministre.  La Cour devrait prendre sa décision en juin et au cas où elle donnerait raison au Cavaliere, la procédure serait annulée. Niccolo Ghedini a reproché aux juges d’appel de Milan de n’avoir pas voulu attendre cette décision mais s’est dit confiant dans le jugement de cassation et dans la décision finale de la Cour constitutionnelle. Selon les médias, de toute façon, les accusations de fraude fiscale à l’encontre de Silvio Berlusconi seront prescrites entre la fin 2013 et début 2014. Tout cela rend donc hautement improbable sa mise derrière les barreaux, d’autant que ce dernier serait de toute façon dispensé d’exécuter cette peine en raison de son âge. L’un de ses avocats, Niccolo Ghedini, a aussitôt critiqué une sentence dictée par des « préjugés » des magistrats de Milan à l’encontre de l’ex-chef de gouvernement : « Nous avions conscience que cela allait être probablement leur décision. » La force des préjugés l’a emporté sur la force des faits.Niccolo Ghedini Les proches de Silvio Berlusconi sont immédiatement montés au créneau pour dénoncer cette peine. Renato Schifani, chef de file de son parti Le Peuple de la Liberté au Sénat, a dénoncé « une persécution judiciaire contre un dirigeant qui a recueilli, aux dernières élections législatives de fin février, les suffrages de 10 millions d’électeurs ».  Sur la même ligne de dénonciation de juges « politisés », son homologue à la Chambre Renato Brunetta a estimé que « par chance la grande majorité des citoyens comprennent qu’une partie de la magistrature n’a aucune crédibilité« .

 

OMC: le nouveau patron de l’OMC, Roberto Azevedo, trop libéral

OMC: le nouveau patron de l’OMC, Roberto Azevedo, trop libéral

 

L’Organisation mondiale du commerce a un nouveau directeur général ce 8 mai. Le Brésilien Roberto Azevedo a finalement emporté la succession du Français Pascal Lamy face à l’autre finaliste, préféré par les Etats-Unis et l’Europe, le Mexicain Herminio Blanco. Les Américains connaissent bien Roberto Azevedo. C’est peut-être pour cela d’ailleurs, qu’ils n’étaient pas très emballés par sa candidature. Tous se souviennent de l’année 2004, quand les Etats-Unis ont été condamnés pour la première fois à l’Organisation mondiale du commerce pour une histoire de subventions à l’industrie du coton. A cette époque, une plainte du Brésil avait été déposée par Roberto Azevedo. Il a en outre été, à plusieurs reprises, le fer de lance de la lutte contre les subventions agricoles américaines et européennes.  De fait, Outre-Atlantique, c’est le candidat mexicain qui avait la faveur des autorités. Le président américain Barack Obama était même allé le soutenir implicitement à l’occasion d’une visite à Mexico la semaine dernière. Cela dit, il est communément admis aux USA que le pouvoir, à l’OMC, ne réside pas forcément dans les mains de son directeur général. Il est plutôt dans celles des panels et des techniciens qui prennent les décisions au jour le jour.

 

Nouveau virus SRAS : un cas en France

Nouveau virus SRAS : un cas en France

Un premier cas d’infection respiratoire aiguë par le nouveau virus proche du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) a été confirmé en France sur une personne ayant séjourné dans la péninsule arabique, dix ans après la pandémie de SRAS qui avait suscité la panique dans le monde.  « Un cas d’infection respiratoire aiguë liée au nouveau coronavirus (NCoV) vient d’être signalé à l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) par le Centre national de référence (CNR) de l’Institut Pasteur qui a procédé aux analyses virologiques », a annoncé mercredi le ministère de la Santé.  « C’est le premier et seul cas confirmé en France à ce jour », a ajouté le ministère, en précisant qu’il concernait « une personne de retour d’un séjour aux Emirats arabes unis » et qu’ »une enquête épidémiologique approfondie » avait été lancée.  L’homme, âgé de 65 ans, qui était hospitalisé en réanimation à Douai (Nord), devait être transféré mercredi en fin de journée à Lille, également dans un service de réanimation, a déclaré le Dr Patrick Goldstein, chef du service du Samu référent de la zone de défense Nord des urgences  Mais son transfert a finalement été reporté, car le patient devait subir une intervention au bloc opératoire à Douai. Les médecins devaient lui installer une membrane alvéolo-capillaire artificielle pour suppléer ses fonctions pulmonaires et faciliter l’oxygénation des tissus et des organes, a-t-on appris mercredi soir auprès de M. Goldstein et de l’agence régionale de santé (ARS) Nord/Pas-de-Calais.  Le malade avait été hospitalisé le 23 avril à Valenciennes (Nord), puis transféré à Douai le 29 avril. Il avait séjourné à Dubaï (Emirats arabes unis) du 9 au 17 avril. Avant son hospitalisation, il était suivi à l’hôpital de Valenciennes pour une maladie chronique.  Selon l’ARS de Lille, aucun cas n’a été détecté dans son entourage.  Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’homme, qui vont du rhume banal jusqu’au SRAS.  Le nouveau coronavirus –NCoV dans le jargon médical– a été détecté pour la première fois à la mi-2012. Il s’agit d’une souche particulière qui n’avait encore jamais été identifiée chez l’homme, ni chez l’animal.  Les malades présentent les symptômes d’une infection respiratoire aiguë et grave avec fièvre, toux, essoufflement et difficultés respiratoires.  Un numéro vert, le 0800 13 00 00, « sera ouvert cet après-midi pour que les Français trouvent des réponses à leurs questions », a indiqué la ministre de la Santé Marisol Touraine.  « Ma ligne de conduite est claire: surveillance, transparence, information », a-t-elle ajouté.  « Il s’agit d’un cas importé, unique, qui nécessite des mesures de précaution préconisées par les autorités internationales », a-t-elle poursuivi, précisant cependant que « l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a donné aucune restriction de déplacements ».  Avant l’annonce de ce malade en France, des cas d’infection avaient été détectés en Arabie saoudite, en Jordanie, au Royaume-Uni et en Allemagne.  Au total, 30 cas confirmés dans le monde ont été notifiés à l’OMS depuis septembre 2012 et 18 personnes sont décédées. Dans le détail, 22 cas dont 13 décès ont été identifiés en Arabie saoudite, deux cas (tous deux décédés) en Jordanie, quatre dont deux décès au Royaume-Uni, et deux cas dont un décès en Allemagne, a précisé le docteur Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire.  Selon le ministère, la plupart des personnes atteintes « ont séjourné, avant la survenue de symptômes, dans un des pays de la péninsule arabique ou dans les pays limitrophes ».  Actuellement, l’OMS ne dispose pas d’assez d’informations pour parvenir à des conclusions sur le mode et la source de transmission du coronavirus.  Le Dr Weber a souligné qu’à ce stade « la transmission inter-humaine était rare, avec seulement deux cas à ce jour ».  Mais l’OMS a encouragé les Etats à poursuivre leur surveillance. Elle avait indiqué travailler avec des experts internationaux et des pays où des cas ont été enregistrés pour étudier des recommandations de vigilance.  En France, un dispositif de surveillance a été mis en place dès décembre 2012 par l’InVS.  Le Haut Conseil de la Santé a aussi émis en mars dernier un avis sur la prise en charge des patients suspectés d’infections dues au nouveau coronavirus. Il recommande notamment « l’hospitalisation et suivi de tout patient confirmé ou classé possible », « l’information des contacts des cas confirmés » et des « mesures d’isolement des cas possibles et confirmés ».  « Ce qui va se passer maintenant, c’est la recherche de cas contact » (chez des personnes ayant été en contact avec le malade), précise-t-on au ministère de la Santé.  En 2003, une pandémie de pneumonie atypique baptisée SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère), partie de Chine, avait causé la mort de plus de 800 personnes. Elle avait déclenché une alerte sanitaire à l’échelle mondiale et entraîné des annulations de vols, des fermetures d’écoles et une explosion des ventes de masques chirurgicaux.  Le nouveau virus est cependant différent du SRAS, notamment parce qu’il provoque une insuffisance rénale rapide. L’OMS précise qu’il est « génétiquement assez différent du virus du SRAS ».

 

La banque centrale allemande fait la leçon à la France

La banque centrale allemande fait la leçon à  la France

Jens Weidmann, président de la Banque centrale allemande (Bundesbank),   met en garde la France sur son déficit public, affirmant que Paris doit concrétiser ses engagements en matière budgétaire, dans un entretien paru jeudi.  « Les Etats membres (de l’Union européenne) ont convenu de budgets équilibrés à moyen terme », a souligné M. Weidmann dans le quotidien régional allemand WAZ. « Pour regagner la confiance, nous ne devons pas seulement mettre de nouvelles règles par écrit et promettre qu’on s’y tiendra dans le futur, mais on doit aussi les concrétiser », a-t-il poursuivi.  « La France a certes réduit son déficit budgétaire ces dernières années », a-t-il relevé. « Mais selon les prévisions de la Commission européenne, il sera toujours de près de 4% cette année et va même légèrement augmenter l’an prochain », a-t-il rappelé. « Pour moi ce ne sont pas des économies ».  Pour le dirigeant de la très respectée Bundesbank, « la France a, en tant que poids lourd de l’Union monétaire, un rôle de modèle ».  Jens Weidmann a également insisté sur le fait que le chômage des jeunes était dans certains pays européens « dramatique ». « Mais des programmes de dépenses et de stimulation à court terme de la croissance et une augmentation des dettes pour les générations à venir ne créent pas des emplois durables dont on a pourtant urgemment besoin », a-t-il estimé.  Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a appelé lundi la France à poursuivre ses réformes, rappelant que Paris ne devait « pas abandonner le chemin des réformes » après le sursis octroyé par Bruxelles pour réduire ses déficits publics.  A l’instar de l’Espagne, Paris a obtenu un sursis de deux ans, soit jusqu’en 2015, pour atteindre ses objectifs budgétaires, alors que la Commission européenne table sur une récession cette année en France et prévoit un dérapage de ses déficits contribuant à une hausse inquiétante du chômage.

 

Grève Allemagne: 400.000 participants

Grève Allemagne: 400.000 participants

« Jusqu’à présent, plus de 390.000 salariés dans 1.600 entreprises ont participé à la grève +d’avertissement+ », a déclaré le puissant syndicat dans un communiqué.  Ce type de grève, connu sous le nom de « Warnstreik » en Allemagne, ne nécessite pas de vote des adhérents et se traduit généralement par des débrayages de quelques heures seulement, afin de faire pression sur l’employeur en période de négociations salariales.  Sur la seule journée de mercredi, quelque 90.000 grévistes ont débrayé, a ajouté IG Metall, soulignant que d’autres actions devaient se dérouler en fin d’après-midi et dans la soirée.  L’Etat régional de Bavière (sud) a été le plus mobilisé, avec environ 33.000 grévistes dans 72 entreprises, dont 12.800 débrayages au sein des différentes usines du constructeur automobile BMW et 1.600 chez le producteur de roulements et de systèmes de lubrification SKF.  Les Etats régionaux de Bade-Wurtemberg (sud-ouest) et de Rhénanie du Nord-Westphalie (ouest) ont également répondu à l’appel du syndicat avec des mobilisations respectives de 32.000 et 15.700 grévistes pendant quelques heures sur la journée.  D’autres mouvements de plus faible ampleur se sont déroulés dans la plupart des autres Länder allemands. A Kaiserslautern, en Rhénanie-Palatinat (sud-ouest), 1.200 salariés ont ainsi cessé le travail dans une usine du constructeur automobile Opel, selon le communiqué.  Interrogé par l’AFP, une porte-parole d’IG Metall a précisé que le syndicat menait mercredi des négociations dans l’Etat régional de Bavière qui, en cas d’accord, pourraient servir de modèle  « Nous sommes confiants, mais hier des négociations dans le Bade-Wurtemberg se sont soldées par un échec », a précisé cette porte-parole, soulignant qu’un nouveau tour de table pourrait s’avérer nécessaire la semaine prochaine.  D’ici là, le mouvement de grève devrait marquer une pause ou du moins être considérablement réduit, a-t-elle encore ajouté.  IG Metall, plus grand syndicat d’Europe avec 2,264 millions d’adhérents, réclame 5,5% de salaire en plus cette année pour les 3,7 millions de salariés concernées, et plusieurs séries de négociations ont déjà eu lieu avec la fédération patronale Gesamtmetall.  Celle-ci, qui démarre toujours les discussions sans proposition chiffrée, a fini par mettre sur la table la semaine dernière une offre de hausse des salaires de 2,3% sur 11 mois à compter du 1er juillet.  Le dernier accord salarial dans la métallurgie allemande a expiré le 30 avril.

 

Sopmmet G7: moins d’austérité

G7: moins d’austérité

Les Etats-Unis vont encourager les dirigeants de la zone euro à « changer de cap » sur l’austérité et à « recalibrer » le rythme de la réduction des déficits lors du sommet des ministres des Finances du G7 vendredi et samedi à Londres, a indiqué mercredi un haut responsable du Trésor.  « Il est important de recalibrer le rythme de la consolidation budgétaire (dans la zone euro, ndlr). Une consolidation budgétaire brutale risque d’entraver la demande. Un changement de cap maintenant peut faire une grande différence », a indiqué ce responsable sous couvert de l’anonymat lors d’un point de presse.  Deux jours avant le début de la réunion du G7-Finances dans la capitale britannique, ce responsable « a salué » les délais supplémentaires accordés par l’Union européenne à la France, l’Espagne et aux Pays-Bas pour atteindre leurs objectifs de réduction des déficits.  « Mais il y a encore une marge de manoeuvre pour en faire davantage à court terme », a ajouté le responsable sans donner plus de précisions.  Mardi, le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew, qui sera présent à Londres, avait assuré que la réduction des déficits ne saurait être « la seule boussole » de l’action publique aux Etats-Unis à l’heure où le débat sur l’austérité continue d’agiter l’Europe.  A Londres, la délégation américaine devrait une nouvelle fois encourager les économies en excédent, notamment l’Allemagne, à « accroître » leur demande intérieure afin de soulager leurs partenaires de la zone euro en créant un débouché pour leurs produits.  Les ministres des sept pays les plus industrialisés devraient également évoquer la question de « l’évasion et de l’optimisation fiscales », dans le sillage du G20 Finances de Washington le 19 avril, a assuré le responsable américain sous couvert d’anonymat.   »Nous nous réjouissons de l’intérêt porté à la démarche américaine de faciliter la transparence sur les comptes bancaires à l’étranger », a-t-il précisé.  Les Etats-Unis ont voté en 2010 une loi obligeant les établissements financiers à l’étranger à les informer de tout dépôt d’un ressortissant imposable dans leur pays.

 

Europe : fonctionnaires en grève

Europe : fonctionnaires en grève

Les quelque 3.500 fonctionnaires du Conseil de l’Union européenne étaient en grève mardi à l’appel de l’Union syndicale, le plus grand syndicat de la fonction publique européenne, pour défendre leur pouvoir d’achat.  Selon le syndicat, les fonctionnaires européens risquent de perdre 60% de leur pouvoir d’achat au cours des 15 prochaines années si les Etats membres de l’UE poursuivent leur politique d’austérité. Les fonctionnaires dénoncent également le projet de faire passer l’âge de départ à la retraite de 63 ans à 67 ans. L’appel à la grève ne concerne que le Conseil, l’institution représentant les Etats membres de l’Union européenne, où un groupe de travail planche actuellement sur une révision du calcul des salaires, des pensions et des perspectives de carrière des fonctionnaires. Les fonctionnaires européens travaillant à la Commission européenne, au Parlement européen et dans les autres institutions européennes ne participent pas à ce mouvement. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont voté, en février dernier, en faveur d’un projet de budget européen pour la période 2014-2020 revu à la baisse. Si ce projet de budget, contesté par le Parlement européen, était adopté en l’état, les fonctionnaires européens devraient sensiblement se serrer la ceinture, affirment leurs représentants. Le projet de budget prévoit notamment de réduire de 7 milliards d’euros l’enveloppe allouée à la fonction publique européenne pour la période, soulignent-ils. Les salaires et avantages des quelque 55.000 fonctionnaires européens sont un constant sujet de polémiques. Le quotidien allemand Die Welt avait ainsi fait sensation au début de l’année en affirmant que « 4.365 fonctionnaires européens gagnent plus d’argent que la chancelière » (soit 21.000 euros par mois). La Commission européenne a démenti cette information, affirmant qu’aucun fonctionnaire ne gagnait plus qu’Angela Merkel. Au maximum, les fonctionnaires de la Commission gagnent 18.000 euros par mois, soutient l’exécutif européen.  Les salaires des fonctionnaires européens s’échelonnent de 2.600 à 4.400 euros bruts pour le personnel d’exécution (secrétaires, assistants) et de 4.400 à 18.400 euros bruts pour les agents de conception. A cela s’ajoutent de nombreuses primes, dont une prime d’expatriation qui s’élève à 16% du salaire brut, des allocations familiales d’environ 400 euros par mois et par enfant jusqu’à 26 ans et la gratuité totale des frais de scolarité. Depuis novembre 2011, la Commission a mis une réforme du statut des fonctionnaires européens sur la table. Elle propose notamment de réduire de 5% ses effectifs d’ici à 2017. Elle a également proposé d’augmenter le temps de travail hebdomadaire de 37,5 heures à 40 heures et de repousser de 63 à 65 ans l’âge de départ à la retraite. Parmi les autres mesures, la Commission a proposé que les rémunérations soient indexées en fonction des fluctuations salariales dans les services publics de tous les Etats de l’UE. Actuellement, les salaires évoluent en fonction des variations dans huit Etats : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

 

Europe : taxe de 50% sur les panneaux solaires chinois

Europe : taxe de 50% sur les panneaux solaires chinois

 

 

La Commission européenne a proposé aux 27 États membres de l’Union de taxer lourdement, à hauteur de 47 %, les importations de panneaux solaires chinois. Les États devront se prononcer sur cette proposition d’ici au 5 juin, a indiqué une source européenne. Les montants en jeu sont élevés. La Chine a conquis en quelques années les trois quarts du marché mondial des panneaux solaires. En 2011, elle a exporté en Europe pour 21 milliards d’euros de panneaux et de composants photovoltaïques, au grand dam des industriels européens. Ce projet de taxation, qui devrait être temporaire, n’est pas le premier bras de fer commercial engagé avec Pékin par Karel De Gucht, le commissaire au Commerce. Mais ce conflit, déclenché après une vaste enquête de la Commission sur les pratiques jugées anticoncurrentielles de la Chine, est la plus importante bataille entre l’Europe et son deuxième partenaire commercial. Et plusieurs États européens redoutent ses conséquences sur d’autres secteurs industriels. Peter Altmaier et Delphine Batho, les ministres allemand et français de l’Environnement, ont d’ailleurs plaidé mercredi pour «une solution politique». Les autorités chinoises, confrontées à des mesures plus drastiques aux États-Unis, où les taxes sur ses panneaux solaires vont jusqu’à 250 %, ont déjà réagi face à l’Europe. Elles ont saisi en novembre l’Organisation mondiale du commerce, accusant plusieurs pays européens de subventionner leurs propres fabricants de panneaux solaires.

 

 

CNP Assurances : condamné à rembourser 40 millions aux clients pour fraude

 CNP Assurances : condamné à rembourser 40 millions aux clients pour fraude

 

 

 

Manque de transparence ou mensonge? C’est la question que se posent les milliers de clients de la CNP, souscripteurs du contrat d’assurance vie OP4 +, qui, selon le jugement que vient de rendre le TGI de Paris, seraient en droit de réclamer quelque 40 M€ à l’assureur. De quoi s’agit-il? La CNP, filiale de la Caisse des dépôts, de la Banque postale et de BPCE (Banque populaire-Caisse d’épargne), lance en 2006 OP4 +, un produit financier affecté à une assurance vie dont elle confie la conception et la gestion à la Société générale. Deux établissements, dont l’un, la CNP, est à capitaux publics, sont donc chargés de faire vivre ce contrat. De quoi rassurer les souscripteurs d’origine souvent modeste et parfois peu au fait des subtilités de produits financiers aussi complexes. Officiellement, le contrat OP4 + présente deux caractéristiques. C’est un investissement risqué, puisqu’il est adossé à un panier d’indices boursiers qui peut grimper mais aussi baisser, voire chuter. En contrepartie, il offre une double sécurité. Tout d’abord, le capital à l’échéance (en 2011) est garanti. En outre, si, à un moment donné entre 2006 et 2011, les indices boursiers de référence ont augmenté de 20%, les assurés sont certains de percevoir le capital souscrit à l’origine plus 30% de revalorisation. Et ce, même, si la Bourse chute ultérieurement. « CNP Assurances vous fera bénéficier de ses conseils sur ses contrats et services. […] Nos conseillers vous apporteront les qualités de professionnalisme, de proximité et de confiance », écrivait la CNP à ses clients. Pourtant… En 2010, un assuré boursicoteur, surfe sur Internet et découvre par hasard une note — un « reporting », qui n’est pas destiné au public — de la Société générale datant de novembre 2007 qui analysait les évolutions des indices boursiers servant de références à OP4 la banque fait ressortir que, « le 14 mai 2007, la performance moyenne constatée est de 22,12%. Cette moyenne étant supérieure à 20%, l’effet sécurité est enclenché : à l’échéance, le capital garanti est de 130%. » Le client interpelle alors la CNP pour lui faire part de sa surprise de ne pas avoir été informé. Après plusieurs échanges épistolaires, la CNP dément formellement la hausse de 22,12% du panier de référence de OP4 +. « Je vous informe qu’à ce jour, l’effet sécurité garantissant un 130% à l’échéance n’a pas été activé contrairement à des informations qui auraient pu vous parvenir », écrit la compagnie dans un courrier du 26 mai 2010 . En clair, la Société générale se serait trompée. Une position maintenue par la CNP aujourd’hui, qui précise avoir fait un geste commercial — une exonération des frais de versements — pour tous les souscripteurs. Et par ailleurs que, « pour les clients faisant état d’un document erroné remis par leur conseiller, les contrats ont été valorisés comme si la performance avait été réalisée ». Curieusement, la Société générale, directement mise en cause par la CNP, se contente de rappeler qu’elle n’est pas responsable de la commercialisation des assurances vie de la CNP, sans confirmer ou démentir les allégations d’erreur proférées par la CNP à son encontre. La CNP a été poursuivie en justice par un de ses clients. « Le TGI de Paris a condamné la CNP pour non-respect de ses obligations contractuelles, en l’occurrence la non-majoration prévue, dans la mesure où elle n’a pas produit de démenti de la Société générale », expliquent les avocats Hélène Féron-Poloni et Nicolas Lecoq-Vallon. La CNP n’a pas interjeté appel. Sur la base de ce jugement et moyennant les 130 M€ collectés au sein de OP4 +, ce sont environ 40 M€ que la compagnie d’assurances aurait dû reverser à ses clients…

Chômage : 73 millions de jeunes dans le monde en 2013

Chômage : 73 millions de jeunes dans le monde en 2013

En 2013, à l’échelle mondiale, il y aura près de 73,4 millions de jeunes chômeurs, une augmentation de près de 3,5 millions depuis 2007 et de 0,8 million depuis 2011, selon le rapport « Tendances mondiales de l’emploi des jeunes » de l’OIT.  Globalement, entre 2012 et 2018, le nombre de jeunes chômeurs va augmenter de plus de deux millions, ce qui équivaut à une progression de près de 25%.  « En 2018, le taux de chômage des jeunes devrait s’élever à 12,8% (contre 12,6% en 2013), avec des disparités régionales croissantes », prédisent les experts de l’OIT.  Les économistes estiment que les économies avancées devraient enregistrer des « améliorations » qui seront compensées par une dégradation de la situation dans d’autres régions, principalement en Asie.  « Un des éléments les plus effrayants est la méfiance des jeunes générations actuelles vis-à-vis des systèmes politiques et socio-économiques », estime l’OIT.  « Une partie de cette méfiance s’est exprimée à travers des manifestations politiques, tels que les mouvements anti-austérité en Grèce ou en Espagne » où les jeunes chômeurs représentent plus de la moitié des jeunes actifs, explique l’organisation internationale basée à Genève.  D’une façon générale, l’OIT se montre particulièrement inquiète quant à la situation actuelle dans trois régions — les économies développées et l’Union européenne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord — où le chômage des jeunes s’est envolé depuis 2008.  Dans les économies développées et l’Union européenne, le chômage des jeunes a ainsi bondi de 24,9% entre 2008 et 2012.  Le taux de chômage des jeunes dans cette même région a quant à lui atteint 18,1% en 2012 et selon les dernières prévisions de l’OIT il ne devrait pas passer sous les 16% avant 2018.  A moyen terme, le taux de chômage des jeunes devrait subir une nouvelle pression quand ceux qui continuent d’étudier faute de débouchés professionnels arriveront sur le marché du travail.  Si la situation des jeunes dans l’UE fait régulièrement la Une des médias, l’OIT relève que « les régions en développement sont confrontées à des défis majeurs en termes d’emploi des jeunes, et enregistrent d’importantes divergences ».  Ainsi, le taux de chômage des jeunes devrait atteindre 30% au Moyen-Orient en 2018 (contre 28,3% en 2012) et 23,9% en Afrique du Nord (contre 23,7% en 2012).  En Asie, la situation est nettement plus favorable actuellement mais elle devrait se dégrader, enregistrant en 2018 des taux de chômage des jeunes de 10,5% en Asie de l’Est (contre 9,5% en 2012), de 14,3% en Asie du Sud-Est et Pacifique (contre 13,1% en 2012) et de 9,8% en Asie du Sud (contre 9,3% en 2012).  En Amérique latine et Caraïbes, ce taux devrait aussi progresser, de 12,9% en 2012 à 13,6% en 2018. Il devrait rester stable, à 11,7%, dans les pays d’Afrique sub-saharienne.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 8 mai 2013

 

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Un parquet financier centralisé pour enterrer les affaires

Un parquet financier centralisé pour enterrer les affaires

36 pôles financiers supprimés, une vraie centralisation autour d’un nouveau parquet financier qui dépendra évidemment du Ministre, de quoi enterrer encore plus vite les scandales politico-financiers sensibles. Comme par exemple l’affaire Takiedinne, intermédiaire en trafic d’armes, ami de Copé qui dispose d’un patrimoine de 100 millions, réside fictivement au Maroc (en faiat à Paris dans un Hôtel de 20 millions qui « appartient » à son employé) et qui n’a jamais payé dimpôts sur le revenu ! Il n’est pas le seul, ils sont des milliers démarchés en particulier par la banque suisse UBS pour organiser leur évasion fiscale. Le Conseil des ministres a étudié et validé mardi un projet de loi organique créant un parquet financier à compétence nationale. Annoncé par François Hollande au lendemain des aveux faits par Jérôme Cahuzac quant à l’existence de son compte à l’étranger, ce parquet doit permettre d’ »améliorer l’efficacité de la lutte contre la corruption et la fraude fiscale ». Concrètement, un procureur de la République sera nommé à ce poste et exercera sa compétence « concurremment à celle des autres parquets ». Il pourra enquêter d’une part sur toute fraude fiscale qui « aurait un certain degré de complexité au regard de l’importance du préjudice causé », d’autre part sur les infractions dites d’ »atteintes à la probité ». Ces dernières concernent les faits de corruption, de trafic d’influence, de prise illégale d’intérêts, de violation du code pénal aux fonctionnaires, de favoritisme ou encore de détournements de fonds publics. Jusqu’à aujourd’hui, chaque Cour d’appel disposaient d’un pôle financier, composés de magistrats du parquet et de juges d’instruction qui enquêtaient sur les infractions citées. Pour éviter cet éventuel doublon, le projet de loi présenté par Christiane Taubira s’accompagnera « d’une refonte et d’une simplification de l’architecture du traitement de la délinquance économique et financière ». Autrement dit, les 36 pôles régionaux, qui existent depuis 1975, seront supprimés. Huit structures interrégionales, créées en 2004 pour chapeauter les pôles financiers, seront, elles, conservées et verront leurs moyens renforcés. L’objectif? Concentrer les moyens autour de ces huit juridictions et les  spécialiser afin de gagner en efficacité. Le procureur à la tête du parquet financier national aura la charge de piloter le tout. La plupart des magistrats interrogés par la presse mardi restent sceptiques. A la concentration des moyens, ils craignent une baisse générale des effectifs avec la suppression des pôles financiers. Les huit structures interrégionales vont certes être renforcées, mais la garde des Sceaux, interrogée par la presse à la sortie du Conseil des ministres mardi, n’a donné aucun chiffre. Autre critique, l’indépendance de l’ensemble du système. La nomination du procureur pilotant le parquet financier national sera toujours validée par l’Elysée sur proposition du ministère de la Justice. Par ailleurs, ce nouveau poste sera placé sous l’autorité du Procureur général de Paris, répondant lui-même à la garde des Sceaux. Or, jusqu’à maintenant, les juges d’instruction au sein des pôles financiers jouissaient d’une totale indépendance. Enfin, le fait que le nouveau procureur financier ait une compétence « concurrente à celle des autres parquets » pourrait nuire à l’efficacité des procédures. Lors de son point presse faisant suite au Conseil des ministres, Najat Vallaud-Belkacem a tenté de répondre à l’ensemble de ces critiques. Citant François Hollande, la porte-parole du gouvernement a assuré qu’il n’y aura « aucun doute sur l’indépendance » du futur parquet financier. A ses côtés, Christiane Taubira a également assuré que l’indépendance de ce magistrat serait garantie par la « pratique » du gouvernement sur les nominations, faisant valoir que depuis mai 2012 aucune n’est intervenue sans l’aval du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le gouvernement, a-t-elle encore souligné, fait également « tout ce qu’il faut » pour garantir cette indépendance « en termes constitutionnels, lois organiques et ordinaires ». La ministre de la Justice a par ailleurs souligné « la spécialisation (des huit juridictions interrégionales, Ndlr) avec une plus forte lisibilité et des moyens dédiés ». Et d’assurer, qu’au moment de sa mise en place, le parquet financier saura prouver ses dires.

 

Le chômage et la bourse au plus haut !

Le chômage et la bourse  au plus haut !

 

Le Dow Jones aux Etats-Unis, comme le CAC, comme les autres bourses sont au plus haut, comme le chômage ! Plus le chômage augmente et plus la bourse grimpe, de quoi s’interroger sur la corrélation entre la valeur des entreprises et la situation socio-économique. En réalité, il y a longtemps que la bourse est déconnectée des réalités économiques. La financiarisation de l’économie portée à l’extrême conduit en fait à valoriser à partir d’anticipations de cours et non de résultats, jusqu’au jour où la bulle éclate ! Ce n’est pas pour l’immédiat grâce aux masses de liquidités consenties par la BCE aux banques (qui continuent de spéculer) mais qui ne sait pas comment prêter aux entreprises  (un des enjeux centraux de la relance pourtant). . Le CAC 40 a grimpé de 1,40 % à 3 912,95 points, au plus haut depuis près de deux ans, dopé par les chiffres de l’emploi américain. Wall Street et Francfort s’envolent vers de nouveaux records historiques. La Bourse de Paris qui avait été pratiquement insensible à la baisse des taux de la BCE jeudi a salué avec enthousiasme le recul du chômage aux États-Unis. Le CAC 40 a en effet avancé de 1,40 % à 3912,95 points, terminant ainsi au plus haut depuis juillet 2011. La veille il avait grignoté 0,05 % tandis que la banque centrale européenne avait ramené son principal taux directeur de 0,75 % à 0,5 %. Face au marasme économique persistant en zone euro, les marchés avaient largement anticipé cette décision, déjà largement intégrée dans les cours. Le Dax francfortois a grimpé de 2,02 % pour finir au jamais atteint en fin de séance de 8122,29 points. A Londres, le Footsie s’est adjugé 0,94 % pendant qu’à Wall Street le Dow Jones grimpait de 1,17 % parvenant à se hisser à plus de 15000 points, un sommet qu’il n’avait jamais atteint auparavant. Le Standard & Poor’s 500, indice de référence des gérants de fonds avançait quant à lui de 1,15 %, dépassant lui aussi un pic historique à plus de 1600 points. Outre-Atlantique, le taux de chômage officiel a reculé de 0,1 point en avril pour s’établir à 7,5 %, tombant ainsi au plus bas depuis décembre 2008. Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a encore grimpé de 2,7 % ce qui porte ses gains depuis le début de l’année à 7,47 %.

 

 

Société Générale : plus de 1.000 postes supprimés grâce à la gestion d’un ancien fonctionnaire

Société Générale : plus de 1.000 postes supprimés grâce à la gestion d’un ancien fonctionnaire

 

Encore une banque dirigé par un fonctionnaire contrainte de licencier. C’est la décision de Frédéric Oudéa qui doit son poste à la politique. Cet énarque  a notamment travaillé en 1993 au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et de la Communication, chargé notamment des questions sociales. En 1995, il entre à la Société générale. Après avoir occupé différentes fonctions à Londres et au siège français de la banque, il en devient le directeur financier en 2003. Suite à l’affaire Kerviel, il devient directeur général de la Société générale en 2008, puis PDG en mai 2009.  Le 9 mars 2009, il reçoit, avec Daniel Bouton de la Société générale, un lot de stock options (en ce qui le concerne, 150 000 titres à 24,45 euros), alors que la banque est aidée par l’État. La publicité faite à ce plan, au moment où aux États-Unis l’affaire AIG est devenue un scandale, l’oblige  le 22 mars à renoncer à ce gain exceptionnel. Sur les trois premiers mois de 2013, le groupe bancaire a vu son bénéfice net réduit de moitié à 364 millions d’euros, affecté par des charges et des éléments exceptionnels à hauteur de 488 millions d’euros.   »C’est un premier trimestre solide » dans un environnement difficile, a estimé son PDG, Frédéric Oudéa, lors d’une conférence téléphonique. Selon lui, les perspectives économiques en Europe dans les deux prochaines années s’annoncent « médiocres ».  Dans ce contexte, SocGen, qui avait annoncé en février sa réorganisation en trois pôles, vise 900 millions d’euros d’économies d’ici à 2015 en plus des 550 millions déjà réalisés en 2012, soit un objectif total de 1,450 milliard d’euros de réductions des coûts.   »Ce plan fait l’objet d’une série d’actions, avec une démarche de dialogue social approfondi dans un souci d’anticipation par rapport à des évolutions économiques, réglementaires mais aussi de comportement des clients », a expliqué M. Oudéa.  Le but est de « simplifier le fonctionnement du groupe » et de « dégager des synergies de revenus ».  Le plan d’économies concernera pour moitié la banque de détail, pour un tiers la banque de financement et d’investissement (BFI) et pour le reste les fonctions centrales, a précisé le directeur financier Philippe Heim.  Il s’accompagnera de coûts de restructuration et d’investissement de 600 millions d’euros, principalement comptabilisés en 2013 et 2014.  En France, 550 postes seront supprimés au siège, sans départs contraints et en accord avec les organisations syndicales, a précisé M. Oudéa.  Dans le monde, il y aura plus de 1.000 suppressions de postes dans les trois prochaines années, selon le directeur général délégué Jean-François Sammarcelli, interrogé sur la radio BFM Business, un chiffre qui n’a pas été confirmé par le PDG.  Le groupe emploie 154.000 personnes dans le monde, dont environ 60.000 en France.  Plus de 5,5% à la clôture  Pour un délégué syndical CGT interrogé par l’AFP, les 1.000 suppressions de postes évoquées sont un « effet d’annonce ».   »L’annonce faite ce matin n’est absolument pas nouvelle à part dans sa présentation (…). Quand vous parlez en interne, vous dites: +le verre reste à moitié plein+ et quand vous parlez au marché, vous dites +on va le vider à moitié+ », a renchéri un délégué syndical CFDT.  Les investisseurs ont salué le titre Société Générale à la Bourse de Paris: il a gagné plus de 5,5% à la clôture, dans un marché en hausse de 0,37%.   »Il est évident que le plan d’économies, même s’il était prévu, a permis de doper le titre d’autant que les investisseurs ont désormais le sentiment que Société Générale se focalise véritablement sur l’amélioration de sa rentabilité », a indiqué un analyste bancaire qui a requis l’anonymat.  Avec son plan d’économies, la banque vise un ROE (rentabilité des capitaux propres) de 10%.  Au premier trimestre, SocGen a dégagé un produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d’affaires) de 5,1 milliards d’euros, en baisse de 19,4%.  Par métiers, Société Générale souligne la bonne résistance de la banque de détail, « notamment en collecte de dépôts ». Le PNB des réseaux France a baissé de 1,5% sur le trimestre, à 2,01 milliards d’euros, celui des réseaux internationaux de 7,7%, à 1,13 milliard.  Selon M. Heim, le climat économique est resté dégradé en France, ce qui est propice à l’épargne mais a pesé sur la demande de crédit.  Les revenus de la banque de financement et d’investissement (BFI) s’établissent à 1,9 milliard d’euros contre 1,867 milliard pour la même période de 2012, et le bénéfice net a augmenté de 40,7% à 494 millions d’euros.  La banque dit en outre disposer d’un ratio de fonds propres durs (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis), déterminé selon les règles Bale III, de 8,7%. Elle vise un ratio proche de 9,5% à fin 2013.

 

Allemagne : Grève pour les salaires

Allemagne : Grève pour les salaires

 

Près de 100.000 employés de la métallurgie se sont mis en grève mardi à travers l’Allemagne pour exiger des augmentations de salaires, a annoncé le syndicat IG Metall. Ce dernier réclame des revalorisations salariales dès le mois de mai allant jusqu’à 5,5% pour quelque 3,7 millions d’employés. Il rejette l’offre du patronat, qui propose d’augmenter les salaires de 2,3% en juillet. Les négociations se déroulent région par région. Si un accord est conclu dans un Land, il est ensuite généralement adopté dans les autres Etats du pays. IG Metall envisage de faire voter à ses adhérents le principe d’une grève illimitée si aucun accord n’est conclu d’ici la Pentecôte, les 19 et 20 mai. De nouvelles grèves sont d’ores et déjà prévues mercredi dans le Bade-Wurtemberg, siège des constructeurs automobiles Daimler et Porsche, en Bavière et en Rhénanie du Nord-Westphalie. Après une décennie de modération salariale, les syndicats allemands exigent des revalorisations avec l’espoir d’être soutenus par les responsables politiques du pays à l’approche des élections législatives du mois de septembre.

 

Emplois d’avenir : l’échec ?

Emplois d’avenir : l’échec ?

 

Alors que les emplois d’avenir peinent à rencontrer le succès espéré, le gouvernement pourrait prendre un virage relativement inattendu. Le ministre du Travail, Michel Sapin, s’est ainsi déclaré « favorable » à « étendre plus qu’aujourd’hui au secteur privé » le dispositif, mardi 7 mai. « Il faut faciliter la montée en puissance de ces emplois d’avenir parce que (…) il faut que ça accélère beaucoup pour la deuxième partie de l’année, donc là-dessus j’ai donné des ordres aux préfets, à Pôle emploi pour qu’on facilite les choses et, par exemple, je suis favorable à ce qu’on puisse étendre plus qu’aujourd’hui au secteur privé mais sans changer la cible« , a déclaré Michel Sapin, sur Europe 1. Un discours qui contraste avec la position du gouvernement jusqu’alors.  Destinés aux jeunes pas ou peu qualifiés, environ 20.000 emplois d’avenir avaient été signés fin avril, alors que le gouvernement table toujours sur le chiffre de 100.000 avant la fin de l’année. Ce qui semble conduire l’exécutif à élargir le dispositif, qui devait profiter en priorité aux associations et aux collectivités territoriales. Ces contrats en CDD ou CDI sont subventionnés par l’Etat pour trois ans maximum – 75% du Smic dans le non marchand, et 35% dans le marchand. Pour le secteur privé, des secteurs éligibles sont arrêtés dans chaque région en fonction des perspectives d’embauche.  Si les emplois d’avenir étaient effectivement étendus au privé, le gouvernement donnerait raison à la présidente du Medef, Laurence Parisot qui s’était exprimée en ce sens, lors de la publication des chiffres du chômage, fin avril. Ce qui devrait la conforter dans l’idée d’un gouvernement « plus pro-business qu’à ses débuts« .   Reste à savoir si cette annonce de Michel Sapin n’aura pas d’effet indésirable, le risque étant que les entreprises retardent leurs projets d’embauches afin de profiter d’un « effet d’aubaine ».

 

France Télécom : supprimer 22.000 postes « par la fenêtre ou par la porte ».

France Télécom : supprimer 22.000 postes « par la fenêtre ou par la porte ».

Entre 2008 et 2010, 57 salariés de France Telecom se sont suicidés. Les syndicats avaient estimé que cette vague de suicides était liée à la pression exercée par la hiérarchie. Ils avaient alors porté plainte, conduisant à l’ouverture d’une information judiciaire par le pôle de santé publique du parquet de Paris. Alors que l’enquête judiciaire se poursuit, Le Parisien rend public mardi le fac-similé d’un compte-rendu d’une réunion d’octobre 2006 de l’Acsed, l’association des cadres de France Télécom. « En 2007 je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte », aurait dit, selon ce document, l’ancien PDG de France Télécom, Didier Lombard. Ces documents sont la transcription de la violence sociale que nous avons vécue. Sébastien Crozier – CFE-CGC . Les mots du PDG auraient été édulcorés par la suite, pour devenir : « En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre ».  La secrétaire de l’Acsed aurait indiqué aux policiers ne plus posséder la version originale. Elle a expliqué que les responsables lui avaient demandé de la détruire. C’est en revanche de son propre chef qu’elle aurait adouci les tournures des dirigeants. Ces derniers assurent n’avoir donné aucune directive pour détruire les documents.   »Ces documents sont la transcription de la violence sociale que nous avons vécue et c’est ça qui est nouveau », a réagi Sébastien Crozier (CFE-CGC). Il y avait « beaucoup d’éléments » illustrant le déni de la direction de l’époque au sujet du malaise social, mais peu illustrant la violence, a-t-il ajouté.  Le fait qu’il y ait eu une atténuation des propos « l’interpelle ». Selon lui, cela montre  »qu’il y a des gens qui ont pris conscience de l’étendue des dégâts » à l’époque. 

 

Etats-Unis: non à l’austérité brutale qui tue la croissance

Etats-Unis: non à l’austérité brutale qui tue la croissance

 

Il ya une grande différence d’approche entre les Etats Unis et la France ou l’Europe. Chez nous la plupart des gouvernants   sont des fonctionnaires doctrinaux qui ne connaissent rien aux réalités économiques, aux Etats Unis on est beaucoup plus pragmatique et compétente. « Aussi importante soit-elle, la question des déficits ne peut pas être notre seule boussole. La réduction des déficits ne constitue pas à elle seule une politique économique », a déclaré Jacob Lew lors d’une visite à Cleveland dans l’Ohio (nord), selon le texte d’un discours transmis à la presse.  Selon M. Lew, le « degré d’urgence » appliqué au redressement des comptes publics doit être le même que celui déployé pour « faire croître » l’économie américaine et « remettre les gens au travail ».   »N’oublions pas que nous vivons encore avec les cicatrices de la crise financière », a ajouté le secrétaire au Trésor, à l’heure où le débat sur l’austérité continue d’agiter l’Union européenne.  A l’approche de la réunion des ministres des Finances des pays les plus industrialisés (G7), vendredi et samedi à Londres, M. Lew a estimé que les Etats-Unis et l’Union européenne avaient opté pour « des chemins différents ».  En dépit d’un consensus sur la nécessité de redresser les comptes publics, « nous ne sommes pas totalement d’accord sur le calendrier et sur le fait de savoir s’il est urgent d’y parvenir tout de suite », a-t-il détaillé lors d’une séance de questions-réponses.   »Nous avons pris un chemin différent de celui de l’Europe. Nous avons fixé des objectifs de réduction du déficit sur une plus longue période de temps et notre économie croît actuellement en augmentant le déficit sur le court terme », a-t-il précisé.  Selon M. Lew, il n’est pas possible de retrouver la prospérité si la politique budgétaire « plombe » l’économie.  Afin de lutter contre le taux de chômage aux Etats-Unis (7,5% en avril), M. Lew a par ailleurs insisté sur la nécessité d’engager une politique ambitieuse de travaux publics associant le secteur privé afin de ne pas alourdir la dette du pays, qui devrait atteindre cette année 108,1% de son produit intérieur brut, selon le FMI.  Le secrétaire au Trésor a également de nouveau fustigé les coupes budgétaires automatiques entrées en vigueur en mars faute d’accord au Congrès et qui menacent d’amputer les dépenses fédérales de 85 milliards de dollars d’ici à fin septembre.   »Il est grand temps de remplacer ces coupes automatiques avant qu’elles ne causent encore plus de dégâts », a-t-il indiqué.

 

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