Archive mensuelle de avril 2013

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Appel à une « Marche des chômeurs »

Appel à une « Marche des chômeurs »

Plusieurs associations de demandeurs d’emploi organisent une « marche des chômeurs » jusqu’à Paris, du 15 juin au 6 juillet, annonce mercredi dans un communiqué le MNCP (Chômeurs et précaires). A l’initiative de cette action, le MNCP lance un « appel général à toutes personnes ou organisations intéressées », alors que dans « une situation économique particulièrement tendue », « chômeurs, travailleurs précaires ont plus que jamais besoin de solidarité et d’échange ». Les associations (MNCP, Apeis, AC!, DAL) doivent encore finaliser un mot d’ordre commun. Soutenues par les syndicats FSU, Solidaires, et CFDT Pôle emploi toutes étaient sorties déçues de leur rencontre le 15 mars avec le ministre du Travail Michel Sapin et le directeur général de Pôle emploi Jean Bassères.

A Florange, une stèle érigée en mémoire de la «trahison» de Hollande

A Florange, une stèle érigée en mémoire de la «trahison» de Hollande

Une vingtaine de représentants syndicaux Force ouvrière d’ArcelorMittal ont déposé mercredi sur le site sidérurgique de Florange, où les hauts-fourneaux ont commencé à être éteints, une stèle en mémoire des «promesses non tenues» et de la «trahison» du président François Hollande. «Cette stèle est le symbole des promesses non tenues de Hollande et du manque de courage du gouvernement qui a capitulé face à Mittal», a déclaré à cette occasion Frédéric Weber, de FO.  Lorsqu’il était encore candidat socialiste à l’élection présidentielle, le chef de l’État s’était engagé face aux sidérurgistes mosellans à déposer un texte de loi obligeant les grandes entreprises à céder des unités de production à des repreneurs. Cette «loi Florange», qu’il a récemment confirmée, n’a pas encore été déposée au Parlement. «Notre usine, ici derrière nous, était maintenue dans un coma artificiel depuis des mois. Ce matin, ils ont coupé les machines et à partir de maintenant les hauts-fourneaux ne respirent plus», a ajouté Walter Broccoli, un autre délégué FO. En haut de la stèle déposée à l’une des entrées de l’usine, le mot trahison a été gravé en lettres capitales dans le marbre, suivi de la phrase: «Ici reposent les promesses de changement de François Hollande faites aux ouvriers et à leur famille».  Mercredi, l’alimentation en gaz des quatre tours de chauffe encore en état de marche sur les hauts fourneaux P3 et P6 a été coupée, marquant le lancement de la procédure de mise sous cocon de l’usine à chaud à Florange. Cette première étape, prévue sur deux jours, est une formalité puisque la mort des hauts-fourneaux était signée dans l’accord conclu en novembre entre le gouvernement et ArcelorMittal, mais elle constitue un symbole pour les 626 salariés du site, qui ont lutté pendant un an et demi pour tenter de sauver leur usine. En 2009, une stèle en mémoire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy avait été érigée après la fermeture de l’aciérie voisine de Gandrange. Cette fois, les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC n’ont pas participé à cette action symbolique, marquant une nouvelle fois les tensions au sein d’une intersyndicale devenue inexistante, à la veille de l’ouverture des négociations sociales.

 

PSA : chute des ventes

PSA : chute des ventes

 

 PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi qu’il lui faudrait prendre de nouvelles mesures d’économies en France pour atteindre son objectif d’équilibre financier en 2014, tout en assurant qu’elles n’impliquaient pas de réductions d’effectifs supplémentaires. La faiblesse persistante du marché automobile européen, où PSA a réalisé 57% de ses ventes au premier trimestre, s’est traduite par un recul de 6,5% de son chiffre d’affaires lors des trois premiers mois de l’année, à 13,02 milliards d’euros. Pour la seule division automobile, la baisse atteint 10,3%. Le constructeur, qui a déjà engagé une vaste restructuration en France, a prévenu que le marasme européen perdurerait en 2014 et que le marché pourrait même être plus difficile que prévu, imposant de nouvelles mesures pour atteindre un free cash flow à l’équilibre à la fin de l’an prochain. « Nous allons démarrer des discussions sur la compétitivité du groupe en mai (…) J’aimerais bien qu’elles se concluent à l’automne », a déclaré à des journalistes le président du directoire Philippe Varin en marge de l’assemblée générale des actionnaires, placée sous haute surveillance.Le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon a précisé que des réductions d’effectifs supplémentaires, en plus des 8.000 suppressions de postes annoncées pour 2013 et 2014, n’étaient « pas l’objet » des prochaines discussions.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 24 avril 2013

 

 

 chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

67% des intérimaires de 2012 sont sans emploi

67% des intérimaires de 2012 sont sans emploi

 

D’après l’institut OpinionWay, à  peine 12% des personnes embauchées en intérim en mars 2013 étaient en poste auparavant. La grande majorité était chômeurs (56%) ou étudiants (28%). Mais le taux de maintien au travail un an plus tard s’effrite. Ainsi, 61% des personnes qui étaient en intérim en mars 2012 sont en emploi aujourd’hui. Ce taux était de 67% en 2012. Ce résultat n’a rien d’étonnant au vu des 99.5000 destructions de postes qu’a connues le secteur privé en 2012. Dans le détail, les intérimaires de mars 2012 sont, un an plus tard, pour 8% d’entre eux en CDD (contre 10% pour ceux de mars 2011), pour 11% d’entre eux en CDI (contre 12% pour ceux de mars 2011) et pour 42% en intérim (contre 45% pour ceux de mars 2011).  Autre indice, 45% des personnes qui sont entrées en intérim cette année ont déjà eu dans leur vie professionnelle une expérience en CDI. En 2012, ils n’étaient que 39% dans ce cas. Le phénomène qui pousse d’anciens salariés en CDI ayant perdu leur emploi à se tourner vers l’intérim s’accentue. En outre, le travail temporaire devient de plus en plus un état durable. En mars 2013, 43% des intérimaires voient l’intérim comme une solution amenée à se prolonger, contre 34% d’entre eux en mars 2012.  L’enquête pointe aussi le pessimisme des Français. 15% d’entre eux sont confiants sur l’avenir économique du pays, contre 30% des Belges et 47% des Suédois. Mais les Portugais sont encore plus noirs, avec 8% de sondés confiants.

France : fin de Florange mais début du mariage pour tous ! Surréaliste !

France :  fin de Florange mais début du mariage pour tous ! Surréaliste !

 

Au même moment on a annoncé l’extinction définitive des hauts fourneaux de Florange et le vote du mariage pour tous. Tout un symbole des priorités de la politique de Hollande. Une excuse cependant, Hollande ne croyait pas que l crise serait aussi importante. ! Il y a de toute évidence un léger décalage entre les préoccupations de l’oligarchie politique et celles de la France profonde. Comme dit Rocard sur RTL ce matin, il faudrait que Hollande change de vision. Après 20 mois de lutte sociale et de polémiques, la Lorraine tourne mercredi une page de son histoire industrielle avec la mise à l’arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange, une étape symbolique que certains syndicalistes veulent célébrer par la pose d’une stèle en mémoire des « promesses non tenues » de François Hollande.   »Pendant qu’on posera cette stèle, derrière nous, ils seront en train de porter le dernier coup dans la mise à mort de notre outil de travail », a résumé mardi Walter Broccoli, représentant FO ArcelorMittal à Florange.  Le gaz alimentant les quatre tours de chauffe encore en état de marche dans les deux cathédrales d’acier du site d’ArcelorMittal, le P3 et le P6, sera coupé entre mercredi et jeudi, au cours d’une procédure qui durera 48 heures.   »Ça veut dire qu’on ne pourra plus redémarrer les hauts fourneaux, à moins d’investir dans de nouvelles installations », analyse François Lopera, de la CGT.  La procédure complète de mise sous cocon de l’usine à chaud, qui devrait être achevée d’ici fin juin, comprend l’arrêt et la consignation de toutes les installations de la « phase liquide » de Florange, ainsi que la mise en sécurité du site.  Cette fermeture d’une partie de l’usine, qui conserve ses activités dites à froid (packaging et automobile), était prévue dans l’accord conclu fin novembre entre le gouvernement et le numéro un mondial de l’acier, qui la jugeait inéluctable en raison du contexte économique.  Ce texte prévoyait également qu’il n’y aurait aucun licenciement sec pour les 629 salariés concernés (sur les quelque 2.500 du site), 206 d’entre eux ayant atteint l’âge de la retraite depuis la signature de l’accord, alors que la promesse de reclassement des 423 salariés encore en activité sera l’objet des prochaines négociations sociales.  L’accord prévoyait par ailleurs l’engagement d’ArcelorMittal d’investir 180 millions d’euros en cinq ans dans la filière à froid.   »Ces engagements seront tenus et j’en serai, avec le gouvernement, le garant », a assuré François Hollande en décembre.  Mais pour les syndicats, qui reprochent au gouvernement d’avoir capitulé face à la stratégie industrielle à court terme de Mittal, cet accord est un échec.  C’est ce qui a valu au Premier ministre Jean-Marc Ayrault d’être qualifié de « traître » par Edouard Martin, militant CFDT devenu le chef de file médiatique du combat des « Florange ».  Après l’abandon du projet Ulcos visant à réduire les émissions de CO2 dans le processus de fabrication de l’acier et dans lequel les salariés de Florange voyaient le dernier espoir de sauver les hauts fourneaux, ArcelorMittal a assuré qu’il poursuivrait ses programmes de recherche en France, autour d’un nouveau projet baptisé Lis.  Lundi, le groupe a annoncé 32 millions d’euros supplémentaires d’investissements dans ce programme par le biais d’un partenariat public-privé, mais les possibles applications industrielles ne seront pas connues avant six ans, durée de la mise sous cocon des hauts fourneaux.  En 2009, une stèle en mémoire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy avait été érigée après la fermeture de l’aciérie voisine de Gandrange.

 

PSA : fermeture dès 2013

PSA : fermeture  dès 2013

A la question de savoir si PSA pourrait fermer l’usine d’Aulnay dès cette année et non en 2014 comme prévu, M. de Chatillon a expliqué que « le fait qu’un petit nombre de personnes continue à perturber notre usine pourrait nous y obliger », lors d’une conférence d’analystes.   »Je ne peux pas vous dire aujourd’hui quand cela se produirait mais ceci ne poserait pas de problème » car PSA est en train de faire basculer la production de la Citroën C3, faite à Aulnay, sur le site voisin de Poissy, dans les Yvelines, a-t-il ajouté.  Dans le cadre d’un vaste plan de restructuration en France qui touche plus de 11.200 personnes en France, le numéro un automobile français a prévu de fermer Aulnay, qui emploie moins de 3.000 salariés à l’heure actuelle.  PSA Peugeot Citroën a par ailleurs publié mercredi un chiffre d’affaires en baisse de 6,5% à 13,0 milliards d’euros au premier trimestre et a réaffirmé que la dégradation plus forte que prévu du marché automobile européen allait l’amener à engager des négociations sur la compétitivité.  Le chiffre d’affaires de sa branche automobile, la plus importante, a chuté de 10,3% à 8,7 milliards d’euros sur ces trois mois, à cause de la dégringolade du marché européen où il réalise encore 57% de ses ventes et de « la pression maintenue sur les prix », selon un communiqué de l’entreprise.  La progression des ventes du groupe en Chine et en Amérique latine n’a donc pas suffi à compenser son recul en Europe, où sa part de marché est tombée à 12,3% contre 12,9% au premier trimestre 2012.  Le constructeur automobile français a confirmé son objectif de diviser par deux le rythme de sa consommation de liquidités cette année et il vise un retour à l’équilibre de sa trésorerie opérationnelle fin 2014.  PSA souligne toutefois sa crainte que le marché européen puisse « être plus difficile qu’attendu » en 2014, ce qui pourrait l’amener à « de nouvelles mesures opérationnelles », sous la forme d’un accord de compétitivité sur ses sites en France, suivant ainsi l’exemple de Renault.   »Les mesures opérationnelles que nous sommes en train d’étudier, c’est le lancement de négociations (…) sur la compétitivité du groupe », a expliqué son directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon lors d’un point presse. « Nous discuterons avec les partenaires sociaux à partir du deuxième trimestre. »  Il n’a pas voulu entrer dans le détail du contenu des futures négociations mais a reconnu que les questions du temps de travail, des congés et des augmentations de salaires, « c’est effectivement tout ce qui peut couvrir un accord de compétitivité ».  PSA doit d’abord boucler son plan de restructuration qui concerne plus de 11.200 salariés en France et qui prévoit la fermeture en 2014 de l’usine d’Aulnay, en région parisienne. Un ultime comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire est prévu à ce sujet le 29 avril.  A la question de savoir si les négociations sur la compétitivité pourraient déboucher sur de nouvelles suppressions d’emplois, M. de Chatillon a assuré que « ce n’est pas l’objet de ces discussions ».  Le constructeur, qui tient son assemblée générale des actionnaires ce mercredi, pourrait aussi être amené à retarder certaines dépenses d’investissement et il compte encore vendre des biens immobiliers pour 200 millions d’euros cette année.

Accroissement des inégalités

Accroissement des inégalités

 

 Riches de plus en plus riches ; pauvres de plus en plus pauvres  C’est ce que démontre l’enquête annuelle de l’Insee sur les revenus et le patrimoine des ménages, publiée ce mercredi 24 avril.  « Le précédent ralentissement économique, au début des années 2000, avait également pesé sur le niveau de vie du plus grand nombre mais la crise actuelle affecte, cette fois, plus spécifiquement les personnes modestes », écrivent ainsi les auteurs de l’étude, dont les chiffres s’arrêtent malheureusement à l’année 2010. Selon l’Insee, les 20% des Français les moins aisés ont vu leurs revenus baisser de plus de 1,2% entre 2009 et 2010, quand les 5% les plus riches ont, au contraire, connu une hausse de leur niveau de vie, sur la même période de 1,3%. Globalement, l’institution indique que le revenu médian des Français a baissé, en 2010, de 0,5%, pour s’établir à 19.270 euros par an, soit 1.610 euros par mois. L’Insee note également que la pauvreté a augmenté en 2009 comme en 2010, pour atteindre 14,1% de la population. Autre intérêt de cette enquête: elle contient des données qui permettent une radiographie de l’endettement dans les finances des ménages.  Près d’un ménage français sur deux, en 2010, détenait un crédit. Parmi les prêts contractés, 44% servent à financer l’achat d’une résidence principale.  Par ailleurs, les ménages qui possèdent un prêt immobilier bénéficient d’un niveau de vie élevé et sont plutôt « en milieu de cycle de vie », c’est-à-dire âgé de 30 à 59 ans. A l’inverse, ceux qui ont souscrit un crédit à la consommation, sont plutôt jeunes et disposent de revenus plus faibles que le reste de la population. Entre 2006 et 2009, plus d’un ménage sur trois (35%), a envisagé de contracter un crédit. Parmi eux, 16% se sont vus refuser l’octroi d’un prêt, et 24% n’ont même pas osé demander un crédit, en raison, la plupart du temps de leur catégorie socioprofessionnelle, alors que ce critère ne joue qu’à la marge, selon l’Insee, dans le déblocage d’un crédit.  L’Insee note que, pour la moitié des ménages endettés, les charges de remboursement dépassent 15% des revenus. Et 18% de ces mêmes ménages ont des mensualités supérieures à 30% de leurs revenus, un seuil considéré comme critique.  Ces derniers ménages se sont souvent endettés dans le but d’acheter un bien immobilier. Par ailleurs,la mensualité moyenne payée par les ménages était de 621 euros en 2010.  En 2010, pour un peu moins d’un ménage français sur 10, le montant des prêts dus excèdait celui de la valeur du patrimoine. Ce phénomène touche plus particulièrement des ménages jeunes, qui ont souscrit à un crédit à la consommation.

 

Rachida Dati : un soutien à NKM ; pour la plomber ?

Rachida Dati : un soutien à NKM ; pour la plomber ?

« Je l’ai dit à Nathalie. Si on est ensemble, on gagnera Paris. Si on reste divisée nous perdrons. »Invitée de RTL, Rachida Dati a assuré Nathalie Kosciusko-Morizet de son soutien pour les primaires UMP en vue des municipales 2014 dans la capitale. « Je ferai campagne pour elle », a-t-elle expliqué face à Jean-Michel Aphatie. Interrogée sur les raisons de son retrait, annoncé mardi, la maire du VIIe arrondissement a expliqué que NKM avait été choisie par « les médias » et les « apparatchiks » de l’UMP. « Les médias l’ont choisi sans même la moindre présentation d’un projet », avant d’ajouter : « Ils ne se sont pas intéressés au mien ». Pour Rachida Dati, Paris est « gagnable » en 2014, mais sous certaines conditions. Selon elle, la campagne de l’UMP doit démarrer dès maintenant, Anne Hidalgo étant déjà sur le terrain pour le Parti socialiste. « Qu’on désigne NKM, et qu’on aille faire campagne », déclare l’ex-ministre. D’après elle, Nathalie Kosciusko-Morizet doit désormais faire un « geste politique fort », « en allant se présenter, s’implanter dans un arrondissement capital à notre victoire ». L’élue propose le XIIe arrondissement, aux mains du PS depuis 2001. Ce soutien affiché n’a pas empêché Rachida Dati de glisser quelques piques à destination de son ancienne rivale. Questionnée sur l’avenir de NKM en cas de victoire à l’élection municipale de 2014, l’ex-garde des Sceaux a espéré qu’elle ne quitterait pas son fauteuil de maire pour se présenter aux présidentielles. « Si elle est élue, elle ne va quand même pas laisser tomber ses électeurs une deuxième fois », a-t-elle déclaré, en référence au départ de Nathalie Kosciusko-Morizet de Longjumeau, son ancien fief électoral. L’ombre de Nicolas Sarkozy plane-t-elle sur les primaires parisiennes ? « Il ne m’a pas demandé de me retirer », rétorque Rachida Dati. « Lui, n’a jamais trouvé que ces primaires étaient une bonne idée. » Questionné sur l’implication de l’ancien président, elle a expliqué qu’il s’intéressait simplement à la politique, « c’est normal, c’est dans son ADN ». « C’est le meilleur d’entre nous », a-t-elle poursuivi, interrogée sur une possible candidature de l’ancien chef de l’État à l’élection de 2017. Rachida Dati célébrera des mariages homosexuels dans sa mairie du VIIe arrondissement. « Je suis républicaine », a-t-elle affirmé. « Je respecte la loi quand elle est votée », regrettant toutefois que la France soit « divisée et à terre » du fait de l’adoption du projet de loi. Interrogée sur la prestation de Christiane Taubira, en première ligne sur le mariage pour tous, l’ex-garde des Sceaux décrit « une militante, une femme qui a des convictions, du talent ». Elle regrette cependant les « envolées lyriques » de la ministre : « l’Assemblée nationale, c’est pas la Comédie Française », a-t-elle ironisé.

 

Rocard : un changement d’hommes est un gadget si on ne change pas de vision

Rocard : un changement d’hommes est un gadget si on ne change pas de vision

 

En terme toujours un peu ésotérique Rocard dit que Hollande n’a pas compris grand-chose à la crise, qu’il a oublié de parler d’économie pendant 4 mois et qu’il a sous-estimé l’impact du chômage. Invité mercredi matin sur Europe 1, l’ancien Premier ministre Michel Rocard a appelé à un changement de vision au sein du gouvernement, sans forcément que cela implique un remaniement ministériel. « Un changement d’homme sans changement d’idées et de vision est un gadget », a-t-il mis en garde. [Il faut] un changement de vision d’abord, éventuellement appliqué par de nouveaux hommes. Mais si le changement de vision est ferme et précis, les mêmes peuvent l’appliquer, ils ne sont pas mauvais.  » « Je souhaite un changement de vision bien sûr », a-t-il poursuivi. « Il faut un discours explicatif, il faut que les Français comprennent ce qui se passe et ce qu’il leur arrive. Et surtout comprennent bien la part du monde entier – car la crise est mondiale -, la petite part de l’Europe dans ce monde entier et la propre de la France. Elles sont distinctes, elles appellent des remèdes différents. » Interrogé sur l’action de François Hollande, Michel Rocard a estimé que sa principale erreur a été « d’avoir passé quatre mois sans parler d’économie, sans adresser un seul discours à ceux qui travaillent et produisent en France, qu’ils soient salariés ou patrons. Pourquoi ? Parce qu’il était pris à contre-pied : la prévision [de croissance, ndlr] était fausse et il le découvrait. » Puis est arrivée l’annonce du crédit d’impôt pour la compétitivité (CICE). « Ce soulagement était urgent », estime Michel Rocard. Toutefois, pour l’ancien Premier ministre, l’impopularité de François Hollande n’est pas liée à sa personnalité mais à l’augmentation du taux de chômage. « La crise est plus grave que ce qu’on a dit, c’est ça le problème. » Mais le président de la République n’exerce pas un « pouvoir trop impulsif et trop personnalisé », puisqu’il prend ses décisions avec ses conseillers et son gouvernement, se félicite Michel Rocard, tout en reconnaissant un risque : « dès l’instant que le décideur est un collectif, il peut y avoir des désaccords dedans ».

 

Pouvoir d’achat : baisse pour 80% des français

Pouvoir d’achat : baisse pour 80% des français

 

Querelle byzantine autour du pouvoir d’achat alors que la vérité est simple, l’indice des prix de l’INSEE est faussé, il ne prend pas en compte les dépenses contraintes (logement, impôts, cotisations, services) et sous-estiment les prix (alimentation par exemple) ou encore ne tient pas compte de l’évolution de la structure de consommation (nombre de produits en baisse ne sont plus (ou moins) consommées (exemple les voitures neuves). Selon une enquête du dernier numéro du magazine 60 millions de consommateurs, 79% des Français ont le sentiment que leur pouvoir d’achat a baissé ces 12 derniers mois. Le chiffre est d’une ampleur inédite. Mais il témoigne d’une tendance qu’ont les Français à ressentir la baisse de leur niveau de vie depuis des années. En mai 2011 déjà, 20 minutes et France Info publiaient une enquêteObea-Infraforces révélant que 55% des personnes interrogées jugeaient que leur pouvoir d’achat avait baissé en un an. En 2010, 50% de la population estimaient même que leur niveau de vie s’était dégradé depuis 10 ans, selon une enquête du Credoc.  Pourtant, les chiffres de l’Insee ne sont pas si sombres. L’institut, dans une étude parue fin mars dernier, a certes constaté que le pouvoir d’achat moyen des ménages avait baissé en 2012 (-0,4%). Mais il a ajouté qu’il s’agissait de la première baisse depuis… 1984, date du tournant de la rigueur entamé par François Mitterrand. Selon l’institut, les Français ont ainsi bénéficié d’une hausse de pouvoir d’achat continue depuis cette date (+ 0,5% en 2011, + 1,2% en 2010, + 1,6% en 2009, + 0,4% en 2008, + 3,1% en 2007 etc.). Une hausse qui contraste avec le ressenti des sondés, mais aussi avec certaines autres études. L’association 60 millions de consommateurs, elle, a par exemple calculé une baisse continue de l’indicateur depuis 2007.  Outre le chiffre du pouvoir d’achat moyen des ménages, l’Insee publie également celui du pouvoir d’achat moyen des unités de consommation au sein d’un même ménage, plus proche du ressenti des Français. En effet, un couple qui mutualise les dépenses a plus de pouvoir d’achat que deux célibataires. En prenant en compte ce chiffre, le pouvoir d’achat a reculé de 1% en 2012 et déjà de 0,1% en 2011. Le hic ? « L’Insee ne le met pas assez en avant lorsqu’il publie ses résultats. Ce n’est pas le chiffre qui apparaît en premier et on le retient moins », estime un représentant de 60 millions de consommateurs, contacté par Europe1.fr. De plus, ce chiffre est encore insuffisant pour beaucoup d’observateurs. Pour les statisticiens de l’Insee, le pouvoir d’achat est la quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec le revenu disponible, c’est-à-dire déduit des impôts et des cotisations. Pour parvenir à l’identifier, l’Insee calcule la moyenne de la hausse du revenu disponible des ménages français, et la compare à la hausse des prix de toute une batterie de produits ou services : loyers, alimentation, eau, énergie, de carburants ou télécommunications. Ainsi, chaque fois que la hausse des revenus dépasse celle des prix de tous ces produits, le pouvoir d’achat progresse. Et inversement. Le principal reproche fait à l’Insee, c’est de ne pas tenir compte de la hausse des prix de l’immobilier pour calculer le pouvoir d’achat. L’institut estime en effet que l’achat d’un bien immobilier constitue un « investissement » et non une dépense de consommation, contrairement au paiement d’un loyer. « C’est pour cette raison qu’il y a une telle différence entre nos chiffres et les leurs », souligne 60 millions de consommateurs. « Notre indice tient compte de la consommation réelle des ménages. Il se veut plus exhaustif », écrivait déjà l’association en aout 2011. Et ils ne sont pas les seuls à le penser. « On pourrait adapter les calculs de l’Insee pour tenir compte du prix des logements.

 

Baisse taux du Livret A

Baisse taux du  Livret A

La baisse de la rémunération du Livret A devrait se poursuivre cet été, avancent Les Echos. Après une première baisse de 2,25 à 1,75 % le premier février dernier, le taux de ce placement, qui a la faveur des Français, devrait encore diminuer pour atteindre 1,5, voire 1,25 % le premier aout prochain, date anniversaire pour la réévaluation du Livret A. En cause, l’indice des prix hors tabac. Le taux du Livret A est en effet indexé sur l’évolution de l’inflation. Or celle-ci atteignait fin mars 0,8 % selon l’Insee, ce qui devrait entraîner une baisse mécanique du taux de ce placement.

 

Patrimoine : déclaration obligatoire pour les parlementaires

Patrimoine : déclaration obligatoire pour les parlementaires

 

 

Après les ministres, qui ont déballé sur la place publique l’intégralité de leur patrimoine, ce sont désormais les parlementaires qui vont être invités à faire preuve de transparence. Et des dents grincent déjà.  Selon les informations d’Europe 1, François Hollande a décidé de taper fort. Le dispositif qui sera présenté prévoit ainsi que le patrimoine des élus sera, comme pour tous les membres du gouvernement, rendu public par la haute autorité qui sera justement chargée de contrôler ces patrimoines. Si les modalités précises de ces publications ne seront pas connues mercredi – il faudra pour cela attendre un décret ultérieur -, le principe est acté. Le chef de l’Etat a décidé de tenir bon, quitte à se lancer dans une épreuve de force avec ses propres troupes. « Tu nous jettes en pâture, tu mets les élus à l’index, mais ce n’est pas la transparence qui permet le contrôle et évite le mensonge. Et si ça foire, on dira “ils se sont foutus de nous ‘ », lui a ainsi lancé le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, selon le Journal du Dimanche. » De source interne au groupe socialiste de l’Assemblée nationale, une grande majorité des élus est opposée à la publication automatique et généralisée. Alors que Jean-Marc Ayrault a tout fait, lundi et mardi, pour rabibocher l’exécutif avec ses députés, François Hollande risque bien de saper sa thérapie de groupe. Quant à la possibilité évoquée d’interdire le cumul de parlementaire avec certains métiers afin de lutter contre les conflits d’intérêts, le projet du gouvernement envisage de proscrire toute activité de conseil. Concrètement, un député ou un sénateur ne pourra plus être avocat d’affaires, et ceux exerçant la profession de médecin ne pourront plus travailler avec les laboratoires pharmaceutiques. La législation sera également durcie pour les parlementaires dirigeant une entreprise dépendant en partie des marchés publics. Dernière disposition présentée : une limitation des rémunérations que les parlementaires pourraient toucher en plus de leurs indemnités d’élus.

Emplois recul des embauches

Emplois recul des embauches

 

Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois hors intérim a baissé de 1,1% en France au mois de mars, après -0,3% le mois précédent, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Le recul est de 0,6% sur trois mois et de 7,9% sur un an. Dans l’industrie, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois a baissé de 1,8% en mars, soit -3,2% sur trois mois et -10,7% sur un an. L’Acoss publie parallèlement ses chiffres du premier trimestre 2013 qui montrent un recul de 3,3% du nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois hors intérim, après -2,4% au quatrième trimestre 2012. Cette baisse reflète une diminution de 6,0% des embauches en CDI et de 1,1% des embauches en CDD de plus d’un mois. Les déclarations d’embauche en CDD de moins d’un mois ont quant à elles progressé de 0,9% au premier trimestre, après +2,7% au quatrième trimestre de l’an dernier. Sur un an, la baisse des embauches de plus d’un mois se poursuit pour atteindre 7,2% au premier trimestre 2013 (-12,7% pour les CDI et -2,6% pour les CDD), après -6,6% et -6,3% les deux trimestres précédents.

 

Croissance : baisse surprise en Allemagne

Croissance : baisse surprise en Allemagne

 

 Une forte baisse de l’activité du secteur privé en Allemagne a éclipsé en avril une atténuation de la contraction en France, faisant craindre pour l’ensemble de la zone euro, montrent mardi les résultats préliminaires des enquêtes de l’institut Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI « flash » des services dans la zone euro, indicateur avancé de l’activité chaque mois, a progressé à 46,6 en avril contre 46,4 en mars, tout en restant sous la barre de 50 qui sépare contraction et expansion. Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes mais Markit se refuse à tout excès d’optimisme compte tenu de la baisse surprise des données allemandes. « Auparavant, c’était l’Allemagne qui enregistrait une hausse de son activité alors que d’autres pays – en particulier la France, l’Italie et l’Espagne – étaient en recul », a relevé Chris Williamson, économiste en chef de Markit. « Maintenant aux contractions à l’œuvre dans ces pays s’ajoute celle de la première puissance économique de la région, ce qui va forcément peser sur la croissance. » En France, le secteur privé avait enduré en mars son mois le plus difficile depuis la récession de 2009. En avril, l’indice PMI composite flash, qui combine l’industrie et les services, est nettement remonté (à 44,2 après 41,9) tout en restant nettement en deçà du seuil de 50. Et sa publication a coïncidé avec l’annonce d’une dégradation du climat des affaires calculé par l’Insee. En Allemagne, l’indice PMI composite a reculé à 48,8 en version flash, sous les 50 pour la première fois depuis novembre, après 51,0 en mars. Selon Chris Williamson, cette dégradation inattendue porte le risque d’une accélération de baisse d’activité dans la zone euro, dont le produit intérieur brut s’est contracté de 0,6% au dernier trimestre 2012 par rapport aux trois mois précédents.

 

Lunettes : des taux de marges de 233% pour les opticiens !

Lunettes : des taux de marges de 233% pour les opticiens !

 

A 470 euros la paire, la France est le pays d’Europe où les lunettes sont en moyenne les plus chères, selon une étude publiée mardi par l’UFC-Que Choisir qui fustige les « dérapages tarifaires » des opticiens s’assurant des « marges exorbitantes » de parfois plus de 300%.  Selon l’association de consommateurs, près de 13 millions de paires de lunettes sont vendues chaque année en France, sans pour autant que les prix baissent, bien au contraire.  En 2012, le marché de la lunette a représenté 4,7 milliards d’euros (1,38 milliard pour les montures et 3,29 pour les verres). Avec les lentilles, les solaires et les produits d’entretien, les 11.400 magasins d’optique français se sont ainsi partagés un total de 5,7 milliards.  Selon l’UFC, « un équipement (verres + montures) est vendu en moyenne 393 euros hors taxes (soit 470 euros TTC) » soit « 3,3 fois son prix d’achat ». L’opticien dégage donc « une marge brute de 275 euros » sur chaque paire « soit un taux de marge de 233% », qui « atteint même 317% » en moyenne sur les verres.  Ce niveau de marge « excessif des distributeurs sert à couvrir des frais fixes trop élevés et des dépenses marketing inconsidérées », dénonce l’association.  Le poids des frais de distribution représente environ 70% du prix de vente hors taxes. Cela explique que « les consommateurs français aient le budget lunettes le plus lourd d’Europe (50% plus élevé que la moyenne) », une situation qu’elle juge « inacceptable ».  L’inflation « exponentielle du nombre de points de vente (+47% depuis 2000) » est bien supérieure aux besoins réels de la population, estime l’UFC. Résultat: chaque boutique vend trop peu pour pouvoir supporter ses coûts et répercute donc ces derniers directement dans le prix de vente aux clients.  L’association chiffre le surcoût généré à « 510 millions d’euros par an pour les consommateurs soit 54 euros par paire vendue ».  Ces prix « excessifs ont pu se développer (…) grâce à une complexité des produits d’optique et à une opacité tarifaire qui empêchent le consommateur seul de faire réellement jouer la concurrence », souligne-t-elle par ailleurs.  Déplorant l’ »absence de régulation publique », l’UFC réclame un « encadrement de l’activité » des opticiens et l’examen par le Sénat de la proposition de loi visant à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins », qui pourraient faire baisser les tarifs.  Le prix des lunettes fait l’objet depuis plusieurs mois de nombreux débats. Fin mars, Marc Simoncini, fondateur de Meetic reconverti en e-opticien – il dirige Sensee.com – dénonçait les « surfacturations » et les pratiques « anti-concurrentielles » des grandes chaînes de distribution d’optique.  Selon lui, le refus des distributeurs, Essilor et Krys en tête, de consentir à ce que les verres de qualité soient vendus sur internet, empêche les consommateurs de réaliser des comparaisons et de faire baisser les prix.  Du côté des enseignes, Krys justifie les tarifs français par la qualité des soins et des conseils prodigués, renvoyant la balle aux pure-players, qui « en conservant trop de marge », sont à l’origine selon lui des prix élevés des lentilles.  Pour Alain Afflelou, ce sont plutôt les remboursements des mutuelles, qui par un effet pervers, « poussent à la consommation » de lunettes plus chères.  Une affirmation récusée par la Mutualité française, selon lquelle « c’est exactement l’inverse! Ce sont les opticiens qui disent:+combien vous rembourse votre mutuelle?+ et qui vont au maximum ».  La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait elle-même, en octobre, insisté sur la nécessité « de réguler le prix des lunettes », misant elle aussi sur les réseaux de soins mutualistes.

 

Chômage: record historique, 5 millions

Chômage: record historique, 5 millions

Fin février, Pôle emploi recensait 3.187.700 demandeurs d’emploi n’ayant pas travaillé au cours du mois (catégorie A). Une hausse d’environ 8.000 inscrits, comme en décembre, et le pic symbolique de 1997 serait dépassé.  Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, la France compte 260.000 chômeurs de plus dans cette seule catégorie, près de 1.000 chômeurs par jour en moyenne.  Si l’on inclut les chômeurs ayant une activité réduite, le nombre des inscrits établit chaque mois un nouveau record depuis le printemps 2011. En février, leur nombre s’élevait à près de 5 millions en France (Outre-mer compris), dont 2 millions de demandeurs d’emploi de longue durée (plus d’un an).  Une nouvelle hausse serait la 23e consécutive. Mais l’ »objectif » du président de la République est toujours d’inverser « à la fin d’année » la courbe du chômage, quasi ininterrompue depuis cinq ans.  Dans son « programme de stabilité » présenté le 17 avril en Conseil des ministres, le gouvernement prévoit – malgré une estimation de croissance quasi-nulle de 0,1% en 2013 – une légère reprise des créations d’emplois au second semestre et un recul du taux de chômage au dernier trimestre 2013.  L’engagement du président sera tenu « grâce à la reprise progressive de l’activité et aux premiers effets des nombreux dispositifs de soutien à l’emploi mis en place depuis dix mois », affirme Bercy, qui fonde aussi ce scénario sur une croissance de la population active moins dynamique en 2013, selon l’Insee.  Le Fonds monétaire international (FMI) est, lui, beaucoup plus pessimiste: il prévoit une dégradation jusqu’en 2014.  Rapporté à la population active, le record n’est pas atteint  Pour inverser la courbe folle, « tous les outils sont là », a assuré le président de la République le 28 mars sur France 2.  Le président et le gouvernement comptent notamment sur le déploiement des emplois d’avenir, des emplois aidés destinés à insérer les jeunes les plus en difficulté. Revers de l’exigence de « qualité » des emplois, leur décollage est long: fin mars 15.000 avaient été signés sur un objectif de 100.000 d’ici la fin d’année.  Les contrats de génération sont aussi sur les rails, comme le crédit d’impôt compétitivité. Quand à la réforme du marché du travail dessinée par l’accord du 11 janvier entre le patronat et trois syndicats, la loi a été votée dans la nuit de samedi à dimanche par le Sénat. Les deux assemblées doivent encore se mettre d’accord sur la version finale.  En favorisant des accords de maintien de l’emploi dans les entreprises et des possibilités accrues de mobilité pour restructurer sans licencier, cette loi va fournir des « armes nouvelles contre le chômage », des « alternatives » à « la préférence française pour le licenciement », a expliqué aux sénateurs le ministre du Travail, Michel Sapin.  Le mois dernier, M. Sapin avait relativisé la signification du nouveau record qui pourrait s’établir jeudi, rappelant que depuis 1997, « il y a trois millions de personnes de plus au boulot ».  Entre 1997 et aujourd’hui, la population active (personnes en emploi et au chômage) a crû de 2,7 millions. De fait, si le nombre des inscrits à Pôle emploi n’a jamais été aussi haut, le taux de chômage rapporté à la population active reste inférieur à celui observé il y a 16 ans.  Au quatrième trimestre 2012, il s’élevait 10,6% (10,2% pour la seule métropole (avec l’Outre-mer). En 1994 et 1997, un pic de 10,8% avait été atteint (11,2% avec l’Outre-mer).  D’après le FMI, comme l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), ce record du taux chômage sera touché en fin d’année.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 23 avril 2013

 

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