Archive mensuelle de avril 2013

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Une femme âgée de 72 ans, menacée d’être expulsée de son logement, s’est pendue

Une femme âgée de 72 ans, menacée d’être expulsée de son logement, s’est pendue

Son corps a été découvert par des représentants de la force publique, venus se présenter à son domicile. Résidant dans un appartement de Vénissieux (Rhône), dans le quartier du Moulin, la femme âgée de 72 ans a été retrouvée pendue jeudi 25 avril. Le recours à la force publique venait d’être autorisé -le 18 mars dernier- afin de l’expulser de son logement. L’expulsion avait été ordonnée par décision judiciaire le 6 octobre 2011, indique la préfecture du Rhône.  »Plusieurs offres de logement de substitution lui avait été faites et elles ont toutes été refusées, alors même qu’elles étaient situées dans le même immeuble », a précisé la préfecture dans un communiqué.  La victime n’avait pas non plus « répondu aux convocations du commissariat pour faire le point de sa situation, ni donné suite à aucune demande de contact de la part des services sociaux », assure le communiqué. Révoltée, le maire PCF de Vénissieux, Michèle Picard,, s’est dite « atterrée, révoltée, tourmentée par tous ces drames qui se succèdent ».  »La première expulsion réalisée depuis la suspension de mes arrêtés, le 16 avril 2013, se termine par un suicide. Voilà l’atroce réalité de la détresse humaine et du désespoir… », a-t-elle déploré. « On nous demande de faire respecter l’ordre public et quand on veut appliquer un principe de précaution pour protéger ces familles, on nous l’interdit (…) C’est injuste et inadmissible ! », ajoute-t-elle.La municipalité de Vénissieux avait bien été informée de la situation de cette femme: « Nos services avaient contacté cette personne par courrier, dès le 25 février, pour étudier les possibilités d’intervention auprès de son bailleur privé. Un rendez-vous avait été fixé, auquel elle ne s’est pas présentée. »

Nombre de chômeurs : 3, 5 ou 8 millions ?

Nombre de chômeurs : 3, 5 ou 8 millions ?

Il y a des catégories chez les chômeurs dénombrés, 3 millions c’est pour la catégorie A, mais il y aussi la catégorie, B et C, puis D et E et on pourrait prendre toutes les lettres de l’alphabet pour  classer les autres non recensés officiellement comme chômeurs. Donc 3 millions sans aucun emploi, 5 millions avec ceux qui travaillent partiellement (chômeurs à temps partiel). Il faudrait aussi ajouter les bénéficiaires du RSA qui ne recherchent plus d’emploi. Il y a environ 2 millions de bénéficiaires du RSA dont sans doute la moitié au moins a renoncé à chercher du travail, il y a aussi ceux qui bénéficient de l’allocation adulte handicapé (environ 1 million) certains pourraient retravailler mais le marché du travail ne les incite pas. Il y a enfin ceux qui ont tout simplement décidé de ne pas  s’inscrire épuisés par des démarches administratives inutiles à Pôle emploi, enfin ceux qu’on raye des liste sans raison pour une broutille de procédure (retard d’actualisation par exemple, non réponse à un courrier qui n’a pas été reçu etc.). En fait le total des chômeurs se situe entre 7 et 8 millions. Officiellement Pôle emploi a ainsi recensé fin mars 3,224 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité), contre 3,195 millions en 1997, date du précédent record. Le cap des trois millions, redouté comme la peste encore l’an dernier, est même franchi depuis septembre. Mais à y regarder de plus près, les chiffres sont encore bien plus impressionnants. Et pour cause : il n’y a pas que la catégorie A.  Pour l’ensemble des demandeurs « tenus de faire des actes positifs de recherche » (catégories A+B+C), le nombre s’élève à 4,741 millions, soit une hausse de 34.400 en mars (+0,7% sur un mois et +9,8% sur un an). En incluant l’Outre-mer, le chiffre dépasse même le cap des 5 millions, avec 5,033 chômeurs, du jamais vu. Les catégories B et C ont déjà battu leur record d’affluence depuis janvier, avec (1,4 million) et atteignent à elles seules 1,5 million de chômeurs en mars. Leur proportion dans l’ensemble ABC a même quasiment doublé depuis 1996. Des chiffres vertigineux, auxquels il faut encore ajouter 607.000 inscrits à Pôle emploi « non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi », les catégories D et E. Le nombre d’inscrits dans la première a, lui, toutefois diminué de 1,6% et celui dans la seconde de 0,3%.Ces demandeurs sont toujours tenus de rechercher activement du travail, sous peine d’être radiés. Mais à l’inverse de ceux de la catégorie A, ils exercent une activité partielle. Sont ainsi chômeurs de catégorie B ceux qui travaillent 78 heures par mois ou moins, les autres basculant dans la C. En dessous de 110 heures d’activité mensuelle, ces chômeurs peuvent par ailleurs cumuler leur revenu d’activité avec une allocation chômage. « Ces catégories ne sont pas totalement exclues, mais ne parviennent pas à s’insérer durablement dans l’emploi. Ce phénomène permet d’avoir des chiffres du chômage plus bas. En même temps, il est injuste, car révèlent que des personnes restent protégées (les CDI) tandis que d’autres absorbent le risque conjoncturel », décryptait, en janvier dernier, Mario Cochard, économiste à l’OFCE, interrogé par Libération. Le ministère du Travail ne dispose pas de statistiques précises sur le type d’activités exercé par ces chômeurs. Mais la DARES, l’organe statistique du ministère, cite tout de même approximativement, dans une étude publiée en janvier dernier, les aides à domicile, les employés de maison, les métiers de la culture, les surveillants, les agents d’entretien ou encore les intermittents du spectacle et les intérimaires, notamment dans le BTP. « Fin 2011, les demandeurs d’emploi en activité réduite ont un niveau d’étude globalement plus élevé que les autres demandeurs d’emploi et sont également un peu plus qualifiés. Il s’agit plus souvent de femmes, de personnes d’âge médian, vivant en couple avec des enfants à charge », révélait également cette étude. Il s’agit des inscrits à Pôle emploi qui ne sont donc pas obligés de rechercher activement du travail. Ceux de la catégorie D sont sans emploi, mais sont dispensés de recherche parce qu’ils ont trouvé un stage, une formation ou encore bénéficient d’un contrat de sécurisation professionnel (ils ont droit, après un licenciement économique, à un suivi personnalisé par Pôle emploi, voire à une allocation selon l’ancienneté dans l’entreprise). Les inscrits en catégorie E sont toujours à Pôle emploi et demandent toujours du travail, mais ils ne sont pas sans emploi. Il s’agit, notamment, des contrats aidés ou des créateurs d’entreprise.

 

Le Bon Coin plus efficace que Pôle emploi

Le Bon Coin plus efficace que Pôle emploi

C’est connu Pôle emploi s’occupe du chômage mais pâs de lemploi ou alors il faiat semblant.. » Les chiffres du chômage sont tombés et ils ne sont pas bons. La France comptait fin mars 3,224 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité), un record. Et pour Carl des Jamonières, patron de plusieurs agences « Mondial Pare Brise » interrogé par Europe1, Pôle emploi est en partie responsable. Car de l’emploi, assure-t-il, il y en a. Mais les chômeurs n’en sont pas toujours informés. « Il y a trois millions de chômeurs et Pôle emploi ne peut pas m’en envoyer un. Mon développement est bridé à cause d’un manque de personnel », regrette ce patron qui, du coup, va chercher sa main d’œuvre par d’autres moyens. Mais pas n’importe où.   »Alors que mon annonce sur Pôle emploi n’a attiré aucun candidat en un mois et demi, celle du Boncoin m’en a ramené 25 en une semaine », précise Carl des Jamonières. « J’ai même été obligé de supprimer l’annonce, sinon je serai débordé. J’y ai trouvé trois candidats, que j’ai embauchés. Aucun n’avait eu la proposition par Pôle emploi, alors que c’était des mécaniciens, donc des gens parfaitement adaptés à ce que je cherchais », poursuit-il.. Carl des Jamonières n’est pas le seul dirigeant à se tourner vers le site de petites annonces, qui a connu un essor fulgurant ces dernières années. Leboncoin.fr recense plus de 50.000 offres en ligne, et se hisse donc en tête des sites privés les plus fournis pour la recherche d’emploi (derrière Pôle emploi et ses 160.000 offres). Les employeurs auraient d’ailleurs tort de s’en priver, car les candidats potentiels affluent. Médiamétrie, qui a récemment intégré le site dans son « panel emploi », estime qu’en février dernier, il a accueilli près de 1,9 million de visiteurs uniques, derrière Pôle emploi (6,1 millions), dont les internautes se connectent aussi pour s’inscrire et mettre à jour leur statut, et Indeed (1,99 million), qui rassemble les offres d’autres sites. En un an, le Leboncoin.fr a gagné plus de 400.000 visiteurs, c’est presque autant de perdus pour Pôle emploi. Plusieurs facteurs peuvent expliquer le succès du Boncoin. Côté entreprise, la gratuité séduit les dirigeants, alors que d’autres sites comme Cadreemploi ou Monster demandent des centaines d’euros pour diffuser une annonce. Côté internautes, outre la précision des offres, le critère proximité fait également mouche. « Avant, une personne recherchait un poste. Avec la crise, si le conjoint a un travail, la personne cherchera plutôt un lieu, proche, où gagner de l’argent », décryptait pour Le Monde Laurent Gaignard, animateur du réseau de recruteurs commerce-RH, en septembre dernier.

 

Chômage record : 5 millions

Chômage  record : 5 millions

 

Le nombre de chômeurs dans la catégorie phare a battu son record en mars, à 3.224.600, augmentant pour le 23e mois consécutif, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère du Travail. Le précédent record datait de janvier 1997 (3.195.500). Face à cette hausse continue, François Hollande et son gouvernement conservent l’objectif de faire reculer le chômage d’ici fin 2013, une mission impossible selon de nombreux économistes du fait d’une croissance économique nulle. « Ce que je veux, c’est que les Français puissent se rassembler sur cette seule cause nationale, la lutte contre le chômage. C’est le seul rassemblement qui convienne », a-t-il dit jeudi lors d’une visite officielle en Chine. Le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé), la plus observée, a augmenté de 36.900 en France métropolitaine (+1,2%). Sur un an, il progresse de 11,5%. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,7% le mois dernier, soit 34.400 personnes, pour atteindre 4.741.100, en hausse de 9,8% sur un an. En incluant les départements d’Outre-mer, il a dépassé la barre symbolique de 5 millions, à 5.033.600 personnes. « Cette situation est le résultat d’une hausse ininterrompue depuis maintenant 5 ans (58 mois de hausse au cours des 60 derniers mois en catégories A+B+C, 52 mois en catégorie A) », souligne le ministère du Travail dans un communiqué. Le ministre du Travail, Michel Sapin, met en garde contre les comparaisons historiques, en soulignant que la population active a augmenté de 3 millions de personnes depuis 1997.

 

Economie, politique société: pages les plus regardées 25 avril 2013

 

 

 chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

 

La seule mission officielle de la BCE est de surveiller l’inflation. Or elle  inquiète de sa faiblesse ; en cause évidemment , l’activité qui s’écroule et dont la BCE prend enfin conscience. . Non seulement l’activité économique est de plus en plus faible en Europe, mais l’inflation, qui est normalement le principal souci de la BCE, est tombée à 1,7% sur les douze derniers mois dans la zone euro. Bien en deçà de la norme de 2% qui est son objectif officiel. Mario Draghi, le président de la BCE, a expliqué ces dernières semaines qu’il s’inquiétait d’une inflation trop basse. C’est le signe indiscutable d’une baisse de régime de l’activité économique de plus en plus inquiétante. La BCE, qui a publié ce mercredi son rapport annuel 2012, apporte un indice supplémentaire du soin qu’elle apporte à bien cerner les véritables tensions inflationnistes. Elle y explique qu’elle suit de très près un indicateur relativement négligé précédemment, qui consiste à défalquer les hausses de TVA de l’indice des prix à la consommation. Ainsi, si on fait abstraction de l’impact des changements de TVA en 2012, l’inflation n’a été que de 2,1% au lieu de 2,5%, chiffre officiel, l’an dernier. De plus en plus de pays y ont recours pour combler leurs déficits, même si en France on y répugne car ce n’est pas «politiquement correct»: les ménages les moins aisés y sont en effet plus sensibles dans la mesure où la consommation pèse relativement plus dans leurs budgets. Au passage, les experts de la BCE disent tout le bien d’«imposer des taux de taxation plus élevés sur la consommation et de réduire les taxes sur les revenus du travail». C’est une façon pour les pays qui souffrent d’une mauvaise compétitivité de combler en partie leurs handicaps. Dans cette même étude de son rapport annuel, la BCE met en avant un autre concept, celui «d’inflation sous-jacente», autrement dit la hausse des prix à la consommation à l’exclusion des produits énergétiques et alimentaires qui sont très volatils. La notion «d’inflation sous-jacente» mesure en réalité les véritables tensions inflationnistes d’un pays et en particulier le couple prix-salaires. La BCE explique qu’elle reste très vigilante sur ce point, et qu’elle veut éviter les «effets de second tour», autrement dit les réactions salariales aux hausses de prix. Mais il semblerait qu’étant donné l’état du marché du travail en Europe, ces réactions soient pour le moins bien amorties. Au total, si on élimine les effets TVA, ainsi que les produits énergétiques et alimentaire, on s’aperçoit que l’inflation a été négative en Grèce et au Portugal l’an dernier, qu’elle a été inférieure à 1% en Espagne et de 1,7% en Italie, alors que la hausse des prix a été de plus de 3% en apparence dans la péninsule italienne. En France, elle n’a pas dépassé 1,2% l’an dernier, au lieu de 2,2% en apparence. Et pour la zone euro dans son ensemble cette mesure hors TVA et produits volatils conduit au chiffre de 1,2% au lieu du taux officiel de 2,5% en 2012.La BCE, dont la mission principale, sinon unique, est la stabilité des prix, peut donc être rassurée quant à l’importance des véritables tensions inflationnistes. En mettant l’accent à la fois sur l’inflation sous-jacente et sur l’inflation hors TVA elle exprime son inquiétude vis à vis d’une éventuelle disparition de l’inflation. Après tout ce serait son fonds de commerce qui disparaîtrait du même coup. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, serait on tenté de dire.

 

Presse écrite : les journalistes menacés

Presse écrite : les journalistes menacés

Le métier de journaliste perd de sa superbe. Il serait même le pire métier du monde, parmi des centaines d’autres passés en revue, selon une étude de Careercast, qui publie son classement pour la 25e année consécutive. Basée sur les données du Bureau des statistiques du travail, l’étude montre que le métier de journaliste de presse écrite se retrouve en bas du tableau pour plusieurs raisons. Un salaire moyen faible avoisinant 36 000 dollars soit presque 28 000 euros, des perspectives professionnelles quasi inexistantes et un stress important. Un métier qui, selon Paul Gillin, « s’effondre en raison du modèle non durable de la presse écrite. Un modèle qui disparaîtra sûrement complètement d’ici dix ans ».Selon Rochelle Gilken, une ancienne journaliste, faire ce métier était un rêve mais cela s’est transformé en un calvaire au fil des ans en raison d’une paye trop faible et d’un stress grandissant. Elle ajoute que ce média doit faire face à toujours plus de réductions budgétaires et surtout la concurrence accrue de la presse online : « avec l’évolution des technologies, les contenus sont accessibles en lignes de n’importe où et menacent les journaux papiers ». Si vous cherchez une reconversion, préférez plutôt le métier d’actuaire –spécialiste de l’application du calcul des probabilités et des statistiques aux questions d’assurance et de finance– qui arrive en tête du classement, ou encore celui d’ingénieur biomédical.

 

L’emploi détruit par l’austérité

L’Emploi détruit par l’austérité

 

De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer le risque d’asphyxie budgétaire de notre économie. Dans ses perspectives économiques 2013-2014, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) estimait ainsi la semaine dernière que le nouveau plan de 14 milliards d’euros d’économies prévu en 2014 par le gouvernement allait continuer à «étouffer» le potentiel de rebond de l’économie française, en grevant la croissance de deux points de PIB. Une consolidation budgétaire qui contribuerait ainsi à «doper» le chômage, alors que les surcapacités des entreprises sont déjà estimées à 450.000 salariés au vu des volumes d’activité. Dans ce contexte, l’OFCE préconisait de limiter la réduction des dépenses publiques à 10 milliards par an. Un scénario qui permettrait de ramener le déficit à 3,5% du PIB fin 2014 tout en préservant un taux de croissance 1,4 %. Un niveau jugé suffisant pour stopper les destructions d’emploi et contenir la hausse du chômage. Même au niveau européen, le consensus sur l’impératif de réduire coûte que coûte les déficits pour relancer la croissance semble désormais se fissurer : mardi, après avoir accordé des délais à plusieurs pays pour réduire leur déficit jugé excessif, José Manuel Barroso, le président de la Commission et gardien de la discipline budgétaire de l’UE, a lui-même reconnu que les politiques actuelles avaient «atteint leurs limites à bien des égards». Une remise en cause qui ne fait toutefois pas l’unanimité. «Relancer la consommation par la dépense publique c’est que l’on a fait depuis 15 ans : cela nous a mis à genoux et nous conduirait encore plus vite dans le mur», estime l’économiste Christian Saint-Étienne, auteur de France : état d’urgence (Odile Jacob, janvier 2013). «Il manque trois à quatre millions d’emplois en France qui n’ont pas été développés, et ce ne sont pas les petites restrictions budgétaires de ces douze derniers mois qui en sont la cause, mais l’épuisement fiscal de nos entreprises et l’effondrement de notre capacité industrielle et productive», estime-t-il. Loin de ralentir la cadence, relancer la croissance nécessite selon lui une baisse des impôts et un plan de réduction des dépenses publiques de 45 milliards d’euros… associé à un programme d’investissement industriel permettant «d’appliquer les nouvelles technologies à la totalité de l’économie».

 

Sondage Pouvoir d’achat : record d’inquiétude des Français, 80%

Sondage Pouvoir d’achat : record d’inquiétude des Français, 80%

80% des français inquiets sur le pouvoir d’achat, en cause surtout les impôts. Près de six Français sur dix s’attendent à perdre du pouvoir d’achat dans les trois prochains mois, d’après le baromètre Viavoice BPCE pour les Echos et France Info. Toutes les catégories sociales sont concernées mais les retraités sont les plus inquiets. Ce sont les impôts et la fiscalité qui expliquent ce phénomène.  A l’heure où les avis de déclarations d’impôts arrivent dans les boîtes aux lettres et où les mesures fiscales se multiplient pour réduire des déficits publics, les Français sont de plus en plus inquiets : 59% d’entre eux s’attendent à perdre du pouvoir d’achat au cour des trois prochains mois, d’après un baromètre Viavoice BPCE pour les Echos et France Info. »On atteint un record d’inquiétude. Ce qui est très frappant, c’est que toutes les catégories sociales sont concernées. Et la catégorie la plus sensible est celle des retraités. On a aujourd’hui 80% d’entre eux qui se déclarent inquiets, c’est dix points de plus par rapport au mois dernier« , analyse François Miquet-Marty, directeur associé de l’institut de sondage. Principale explication, d’après Viavoice : la fiscalité. Les impôts et les taxes sont en tête des préoccupations pour près d’un Français sur deux, devant l’essence (40%) ou l’alimentation (37%). Une grande partie des ménages se sentent d’ailleurs menacés par de prochaines mesures en raison des mesures d’austérités que risquent de prendre le gouvernement.  Conséquence, les ménages devraient privilégier l’épargne sur la consommation dans les mois à venir. Selon le baromètre, « 50 % d’entre eux envisagent de dépenser moins d’argent que ces derniers mois pour l’alimentation ou l’habillement, en hausse de 15 points depuis mars. A l’inverse, ils ne seraient que 43 % à envisager de dépenser autant d’argent, et 6 % plus d’argent ».

PSA Aulnay : «Hollande est pire que Sarkozy» ( Mercier)

PSA Aulnay : «Hollande est pire que Sarkozy» ( Mercier)

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA Aulnay a réagi à l’annonce surprise de la fermeture dès 2013. C’est une nouvelle preuve que la direction ne respecte aucun engagement, aucune promesse». Et ce n’est pas l’intervention surprise du directeur industriel du constructeur automobile, affirmant que la fermeture d’Aulnay aura bien lieu en 2014, qui est de nature à les rassurer. «Cela ne change pas ma détermination en tant que gréviste», a déclaré Jean Ciblac, salarié à Aulnay depuis treize ans. C’est juste une question de mois. Le problème de fond, c’est que le plan social n’est pas acceptable en l’état.» Les syndicats ont en effet l’intention de poursuivre les grèves qui perturbent l’activité de l’usine. Établissant un parallèle avec la promesse non tenue par Nicolas Sarkozy, alors président de la République, de sauver le site ArcelorMittal de Gandrange, Jean-Pierre Mercier accuse le gouvernement de «se mettre, encore une fois, à plat ventre devant les patrons. Hollande est pire que Sarkozy. C’est quand même un gouvernement de gauche qui autorise, avec sa loi sur la flexibilité de l’emploi, les patrons à augmenter le temps de travail et à baisser les salaires. Même Sarkozy n’a pas osé le faire». «Si la direction veut fermer l’usine plus vite, il va falloir qu’elle paye, il va falloir qu’elle casque» Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA Aulnay  Jean-Pierre Mercier a rappelé que dans le cadre du plan social le calendrier prévoyait une période de volontariat jusqu’au 31 décembre 2013, avant les congés de reclassement. «La direction ne peut pas nous licencier avant», a-t-il lancé, rappelant que ce qui compte pour les salariés c’est d’avoir «un minimum de garanties» sur le volet social du plan. «Si la direction veut fermer l’usine plus vite, il va falloir qu’elle paye, il va falloir qu’elle casque», a-t-il ajouté, interpellant le gouvernement pour qu’il prenne position suite à cette annonce d’une possible fermeture anticipée. Matignon se dit extrêmement vigilant au respect du délai pour réindustrialiser le site. Un ministre a déclaré être «tombé de (sa) chaise» en apprenant la possible accélération du calendrier. Il n’a toutefois pas souhaité réagir aux propos de Jean-Pierre Mercier qui s’en prend à François Hollande, estimant qu’«il est dangereux de lui répondre par voie de presse. Nous sommes à sa disposition pour échanger mais Jean-Pierre Mercier recherche rarement le dialogue».

Le Printemps : 226 emplois menacés

Le Printemps : 226 emplois menacés

 

 

D’après des documents internes que s’est procuré Mediapart, le magasin-amiral du Printemps sur les Grands Boulevards parisiens, « le seul qui intéresse les acheteurs qataris », sera radicalement transformé après le rachat et « n’aura plus grand-chose à voir » avec le grand magasin actuel.  Le Printemps « est appelé à devenir dans un premier temps un centre commercial, les propriétaires comptant louer à prix d’or des espaces pour des marques de luxe », affirme Mediapart.  Le futur plan d’action, baptisé « Arthur 3″ a servi à vendre le projet de rachat aux qataris et a été signé par les parties le 21 décembre. Toutefois, selon la direction du Printemps, ce plan, sur lequel figure uniquement la mention « projet », n’existe pas.  Selon les documents publiés par Mediapart, il « prévoit la suppression totale du rayon enfant, du rayon bain, la division par deux des produits de la maison, des arts de la table, des meubles ».  Selon Bernard Demarcq, secrétaire général du syndicat UGICT-CGT du Printemps, contacté par l’AFP, le rayon lingerie devrait également être réduit de moitié.  L’objectif est simple: transformer le Printemps en temple du luxe, dédié aux marques haut de gamme, et destiné à attirer la riche clientèle de touristes étrangers.  Avec en ligne de mire un doublement du chiffre d’affaires d’ici 2019, et des taux de marges de 38% pour l’horlogerie et de 36,7% pour les chaussures, rien que dans le bâtiment abritant actuellement le Printemps de l’Homme, qui sera entièrement repensé.  Rien que sur cet espace Homme, les acheteurs prévoient de dégager 152 millions de ventes supplémentaires en augmentant la surface de 78%, pour y accueillir les grandes marques internationales comme Vuitton, Hermès, Saint Laurent, Gucci, Dior.  Chacune d’entre elles devra louer « à prix d’or » les espaces dont elle souhaite disposer.  Les mêmes transformations seront adoptées pour la Beauté et la Maison, avec chaque fois pour objectif de rassembler les marques les plus haut de gamme et exclusives, qui géreront tout par elles-mêmes, y compris les salariés.  D’après les syndicats du Printemps, qui ont reçu copie des documents par Mediapart, « ce sont au moins 226 postes qui seront supprimés, des salariés des marques mais aussi des salariés Printemps dans la centrale d’achat, la logistique, la comptabilité et dans les réserves si la direction met en place ce projet Arthur 3″, a dit M. Demarcq.   »Les Qataris ne veulent pas s’embarrasser de salariés et veulent aller vers la concession, c’est-à-dire que toutes les activités seront cédées aux marques de luxe qui, elles, emploient souvent des intérimaires qui ne bénéficient pas de la même protection sociale que celle des salariés Printemps », a-t-il expliqué. « Le Printemps ne sera plus qu’une coquille vide », a conclu M. Demarcq.

 

Chômage: chiffre catastrophique et historique attendu

Chômage: chiffre catastrophique et historique attendu

La boite à outils de Hollande ne semble pas de nature à relancer la croissance et à réduire le chômage ( témoin l’échec des emplois d’avenir). En effet Fin février, après une série noire de 22 mois, Pôle emploi recensait 3,187 millions de demandeurs d’emploi n’ayant pas travaillé au cours du mois (catégorie A) en métropole, soit seulement 8.000 de moins que le record absolu.  Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, en moyenne, plus de 28.000 nouveaux chômeurs sans activité ont poussé chaque mois la porte de Pôle emploi.   »Aujourd’hui plus que jamais le rassemblement du pays doit se faire sur ce qui est attendu par beaucoup de nos compatriotes: l’emploi, le redressement, la confiance », a déclaré le président de la République mercredi à l’Elysée.  Très pessimiste, le numéro un de la CFDT Laurent Berger a indiqué s’attendre à des chiffres « catastrophiques » pour le mois de mars, car « il n’y a aucune raison de penser qu’ils seront autres que catastrophiques ».  Mais au-delà du chiffre symbolique des « catégorie A » (sans aucune activité), Pôle emploi a déjà enregistré de nouveaux records depuis le printemps 2011: en février, en incluant ceux qui ont exercé une petite activité, ses listes recensaient près 5 millions de noms (Outre-mer compris), du jamais vu.  Parmi eux, deux millions de chômeurs de longue durée, un autre pic historique.  Face à cet afflux, un nouveau renfort de 2.000 CDI à Pôle emploi d’ici à septembre a été décidé par le gouvernement, comme en 2012.  En 1997, le chiffre des inscrits en catégorie A traduisait toutefois une situation encore plus dégradée, puisque la population en âge de travailler était moins nombreuse (25,6 millions, contre 28,3 millions en 2011, selon les plus récentes données de l’Insee).  Le taux de chômage, qui rapporte le nombre de chômeurs à la population active, tourne ainsi autour de 10,2%, alors que le record enregistré à deux reprises, en 1994 et 1997, est de 10,8% en métropole.  Mais les perspectives sont très pessimistes: le Fonds monétaire international (FMI) table sur une poursuite de la flambée, pour atteindre 11,6% en 2014 (Dom compris).  20.000 emplois d’avenir fin avril  Pour autant, le président de la République maintient son « objectif » d’inverser « à la fin d’année » la courbe du chômage, en hausse quasi-ininterrompue depuis cinq ans.  Dans son « programme de stabilité », présenté le 17 avril, le gouvernement prévoit – malgré une estimation de croissance quasi-nulle de 0,1% en 2013 – une légère reprise des créations d’emplois au second semestre et un recul du taux de chômage au dernier trimestre 2013. Les économistes estiment que, pour renverser la courbe, une croissance d’au moins 1,5% est nécessaire.  L’engagement du président sera tenu « grâce notamment à la reprise progressive de l’activité et aux premiers effets des nombreux dispositifs de soutien à l’emploi mis en place depuis dix mois », affirme Bercy.  Fin mars, François Hollande affirmait que « tous les outils », des outils « exceptionnels », étaient sur les rails pour mener la « bataille » contre le chômage: les emplois d’avenir, le contrat de génération, le crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE) et la loi sur la sécurisation de l’emploi.  Six mois après leur lancement, les emplois d’avenir peinent à décoller: fin avril, 20.000 environ devraient avoir été signés sur un objectif de 100.000 fin 2013. Malgré des subventions élevées (75% du Smic dans le secteur non marchand), les employeurs restent frileux face au profil des candidats, pas ou peu diplômés.  Le CICE devrait quant à lui permettre de sauver 15.000 emplois au premier semestre 2013, selon l’Insee.  Le contrat de génération, qui vise à favoriser l’embauche des jeunes et le maintien des seniors dans l’emploi, via des incitations financières, est lui opérationnel depuis début mars. Le gouvernement en espère 500.000 embauches de jeunes en CDI en cinq ans et autant de seniors maintenus dans l’emploi.  Quant à la loi sur la sécurisation de l’emploi, qui vise à fluidifier le marché du travail, elle devrait être adoptée définitivement le 14 mai.

 

Sondage : pour les français pas de sortie de crise avant 2016

Sondage : pour les français pas de sortie de crise avant 2016

Deux tiers des Français (66%) estiment que le pays ne sortira pas de la crise économique avant fin 2015, une proportion en forte hausse par rapport à novembre 2012 (49%), selon un sondage CSA pour BFMTV rendu public jeudi. A la question « à votre avis, quand la France sortira-t-elle de la crise économique? », 1% des personnes interrogées répondent d’ »ici la fin de l’année », 7% « en 2014″, 16% « en 2015″ et 66% « plus tard ». Dix pour cent ne se prononcent pas. « Ce fort pessimisme se vérifie largement auprès de l’ensemble des catégories de population interrogées », a commenté CSA dans un communiqué. Si les 18-24 ans sont en effet un peu plus pessimistes que leurs aînés (78% estiment que la France ne sortira pas de la crise avant fin 2015, pour 62% des 50-64 ans), cadres et ouvriers sont aussi nombreux à ne pas voir d’issue avant fin 2015. Les sympathisants de gauche sont en revanche plus optimistes: 44% croient possible une sortie de crise avant fin 2015, contre seulement 18% des sympathisants de droite et 9% de ceux du Front national.

 

Emplois d’avenir : l’échec

Emplois d’avenir : l’échec

Comme les contrats de génération, les contrats d’avenir sont un échec. Pourtant deux mesures phares pour inverser la courbe de chômage d’après Hollande.  Lesemplois d’avenir, l’un des dispositifs-phare du gouvernement pour lutter contre le chômage des jeunes pas ou peu qualifiés, ne rencontre pas le succès escompté. La faute à des conditions jugées trop restrictives par les employeurs, qui demandent donc de le réformer. Au détriment des jeunes en quête d’insertion professionnelle ? Une réponse au chômage des jeunes les moins formés. Sans diplôme ni formation, il leur est difficile de trouver un premier emploi. Or, sans expérience dans le monde du travail, point de salut. L’emploi d’avenir est donc censé leur mettre le pied à l’étrier, principalement dans le secteur non-marchand. Un tremplin qui s’adresse par ailleurs à un public très spécifique : les jeunes n’ayant pas décroché le baccalauréat et issus des quartiers les plus sensibles.  Sur le papier, l’idée semble séduisante mais le raz-de-marée escompté n’a pas eu lieu. A la fin du mois de mars, à peine un peu plus de 10.000 emplois d’avenir ont été signés… alors que l’objectif est d’en conclure 100.000 d’ici la fin de l’année.  Bien qu’un emploi d’avenir soit subventionné par l’Etat à hauteur de 75%, collectivités territoriales et associations ne se sont pas ruées dessus. Et pour cause : les employeurs rechignent à recruter des jeunes qui ne sont pas immédiatement opérationnels, même à prix réduit. Il faut en effet les former, les accompagner, sans l’assurance de réussir. « Le frein, c’est l’engagement sur la durée : cela reste des contrats lourds en termes d’organisation puisque ce sont des emplois à temps plein, sur une durée de trois ans, avec un enjeu de formation. C’est clair que le standard téléphonique ne déborde pas d’appels », témoigne pour Europe 1 Alain Belfert, directeur de la mission locale pour l’emploi de Douai. Prenant acte de ces débuts laborieux, un nombre croissant d’élus et de responsables propose d’assouplir ce dispositif : en clair, l’ouvrir à des jeunes plus diplômés, qui galèrent aussi sur le marché du travail mais seront plus vite opérationnels. Sauf que cela reviendrait à réitérer les effets pervers des emplois-jeunes initiés par Lionel Jospin : des jeunes diplômés à Bac+2, Bac+3, et même d’avantage, avaient presque monopolisé le dispositif, excluant de fait les jeunes les plus en difficulté.. Michel Sapin refuse donc pour l’instant toute modification, même si cela prive le gouvernement d’un moyen de réduire temporairement le chômage. Et quand bien même les emplois d’avenir seraient ouverts aux plus diplômés, rien ne dit que cela marche : les collectivités territoriales commencent aussi à se serrer la ceinture, un régime qui n’incite pas à embaucher. « Il y a de moins en moins d’emplois, y compris dans les collectivités, destinés aux jeunes sans qualification », confirme Alain Belfert. Le Conseil d’analyse économique, qui a publié une étude sur le sujet mercredi, propose une autre piste : les emplois d’avenir « doivent être réorientés vers le privé » car, à ses yeux, « la solution n’est pas de les placer dans des emplois du secteur public ou associatif dont toutes les études démontrent l’inefficacité du point de vue du retour à l’emploi ». Seule certitude : en France, les jeunes sont « massivement rejetés », estime l’un des auteurs, avant de rappeler que le taux d’emploi des jeunes Français est 1,5 fois plus faible qu’au Royaume-Uni ou en Allemagne.

 

Vote de la Taxe poids lourds

Vote de la Taxe poids lourds

 

Théoriquement supportée par le client du transporteur, cette taxe va affecter une compétitivité déjà très affectée du pavillon français (pratiquement absent sur le plan international) et accélérer les défaillances d’entreprises. .En effet Le Parlement a définitivement adopté dans la nuit de mercredi à jeudi, par un vote de l’Assemblée nationale, le projet de loi mettant en place une écotaxe poids-lourds. Le texte a été voté par 59 voix pour, 14 contre et trois abstentions. Le PS, les écologistes et les radicaux de gauche l’ont soutenu, l’UMP et le Front de gauche se sont prononcés contre tandis que les centristes se sont abstenus. Les députés ont ainsi approuvé, après les sénateurs le 18 avril, le compromis trouvé entre l’Assemblée et le Sénat en Commission mixte paritaire (CMP) sur ce texte qui met en musique une taxe pour les poids-lourds décidée sous l’ancienne majorité, en 2009, lors du Grenelle de l’environnement. L’écotaxe doit entrer en vigueur le 1er octobre. Elle doit s’appliquer à tous les véhicules de transport de plus de 3,5 tonnes, circulant sur le réseau national non payant, selon des barèmes kilométriques. Elle est due par le client du transporteur. Parmi d’autres mesures, le texte prévoit aussi l’application du droit social français aux navires étrangers. Le texte finalement voté n’a pas touché à l’exonération concédée pour le transport de lait, mesure prise sous l’impulsion des députés bretons.

 

Taux de pauvreté : augmentation de 20 % chez les enfants.

Taux de pauvreté :  augmentation  de 20 % chez les enfants.

Un enfant sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté selon une étude de l’INSEE publiée mercredi. Cela signifie que sa famille vit avec moins de 964 euros par mois. Le taux de pauvreté augmente quasiment de 20 % chez les enfants. Plus la famille est grande et plus le risque d’être pauvre augmente. Une autre tranche d’âge est particulièrement concernée par cette précarité, il s’agit des femmes de plus de 75 ans. Près de 16 % d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. L’une des explications quant à la précarité de ces femmes, c’est leur faible retraite. Elles n’ont pas de carrière complète et la pension qu’elles reçoivent après le décès de leur mari est bien trop faible. Les chiffres de cette étude sont ceux de 2010 avant la crise économique actuelle. Il y a donc fort à parier que les chiffres actuels sont encore plus inquiétants.

 

Europe : l’austérité contestée

Europe : l’austérité contestée

 

Le président de la Commission européenne a reconnu que « les politiques actuelles ont atteint leurs limites à bien des égards ». « Il doit y avoir un minimum de soutien politique et social », avait-t-il ajouté. Des propos qui ont provoqué l’ire de Berlin. Quelques heures plus tard, le ministère allemand des Finances a appelé à poursuivre « avec cohérence sur la ligne de la consolidation budgétaire et du renforcement de la croissance par des réformes ». Ce mercredi 24 avril, Pierre Moscovici a ainsi taclé Berlin, en affirmant que « l’Allemagne ne peut ignorer qu’elle a intérêt à avoir une zone euro qui soit en croissance ». Peu après, le nouveau président du Conseil italien, Enrico Letta lui a emboîté le pas, en déclarant qu‘ »en Europe les politiques d’austérité ne suffisent plus ».Le climat se tend donc dans l’union monétaire, alors que les pays vont transmettre, le 30 avril, leurs programme de stabilité à la Commission européenne. Fin mai, elle livrera ses traditionnelles recommandations aux Etats-membres. A ce moment, elle décidera d’accorder ou refuser des délais aux six pays qui souhaitent obtenir une rallonge pour assainir leurs finances. C’est le cas, notamment de Paris, Rome et Amsterdam, qui commencent à prendre leurs distances avec l’austérité. Comme la France, les Pays-Bas ont renoncé à atteindre un déficit de 3% pour cette année, et vont tâcher d’obtenir de Bruxelles un délai pour 2014. Plus surprenant, ce pays, considéré jusque-là comme un des bons élèves de la zone euro, a décidé d’infléchir clairement le cap de l’austérité. Le Premier ministre, Mark Rutte, a suspendu un effort de 4,3 milliards d’euros d’économies prévu pour 2014. Le gouvernement décidera en septembre prochain si ce coup de rabot doit être appliqué ou non. Les Pays-Bas ont ainsi décidé de rompre avec la discipline budgétaire, pour donner un peu d’oxygène à leur économie, qui devrait connaître un nouveau recul de son PIB à cette année, à -0,5%.  Enrico Letta, ne s’y trompe pas lorsqu’il invoque l’urgence pour l’Europe d’en finir avec l’austérité seule. Le nouveau président du Conseil italien sait combien l’opinion publique transalpine est lasse des efforts budgétaires.  Son prédécesseur, Mario Monti, loué par l’Allemagne et les marchés pour sa politique rigoriste, l’a appris à ses dépens. Lors des élections législatives italiennes de février dernier, sa liste n’était arrivée qu’en quatrième position, derrière celles des candidats anti-austérité, l’humoristes Beppe Grillo Silvio Berlusconi.  Cela a été l’un des premiers grands chocs anti-austérité. La Cour constitutionnelle a rejeté, le 6 avril dernier, une partie des mesures d’austérité entreprises par le pays, touchant aux rémunérations des salariés et les pensions des retraités. Ce qui a mis dans l’embarras le Premier ministre Pedro Passos Coelho face à Bruxelles, qui réclame à Lisbonne 4 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques d’ici à 2015, en contrepartie de l’aide internationale de 78 milliards d’euros.   Enfin, dans l’Hexagone, la contestation monte. Au prix d’un recadrage en règle par François Hollande, Benoît Hamon et, surtout Arnaud Montebourg, ont tous deux fait entendre leurs voix pour appeler à changer de politique en France, comme en Europe. « Le sérieux budgétaire n’est pas sérieux », déclarait, par exemple, Arnaud Montebourg au Monde, le 9 avril. En parallèle, l’aile gauche du Parti socialiste a présenté, lundi, un programme qui propose de « s’affranchir d’une certaine orthodoxie libérale et budgétariste ». Pour le moment, François Hollande entretient le flou sur sa politique économique, qui permet de retrouver « la croissance, à condition du sérieux », mais « qui n’est pas l’austérité », expliquait-il le 10 avril dernier. 

 

IBM France : 1.200 postes menacés

IBM France : 1.200 postes menacés

IBM envisage de supprimer « plus de 1.200 postes » sur les 9.700 que compte le groupe en France, a-t-on appris mercredi de sources syndicales, à l’issue d’un comité central d’entreprise.   »La direction nous a dit que sa +réflexion allait vers une nécessité de supprimer plus de 1.200 emplois+ sur deux ans », a affirmé à l’AFP Pierry Poquet, délégué central Unsa, premier syndicat du groupe.  Cette information a été confirmée par Gérard Chameau, délégué central CFDT, qui a précisé qu’IBM allait s’appuyer sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) pour supprimer ces emplois.  Contactée par l’AFP, la direction n’a pas chiffré les suppressions de postes. Elle a cependant reconnu dans un communiqué qu’un travail était « engagé pour parvenir à la nécessaire adaptation d’IBM France aux demandes de ses clients ».   »Pour autant, aucune décision n’est prise concernant un éventuel plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) », conclut le communiqué.   »Il n’y a pas eu de véritable plan d’exposé aujourd’hui. Nous allons demander une expertise pour savoir si tout va vraiment si mal chez IBM et pour étudier l’impact psycho-social de ces suppressions sur le personnel restant », a indiqué Gérard Chameau.  Après avoir annoncé des résultats inférieurs aux attentes le 18 avril, le directeur financier d’IBM, Mark Loughridge, avait ouvert la porte à des suppressions de postes dans le monde.  Il avait précisé que le groupe consacrerait cette année près d’un milliard de dollars pour réduire les effectifs et que cela se ferait « comme l’année dernière », en dehors des Etats-Unis.  Dans un communiqué commun, les syndicats CFDT, CFE-CGC et Unsa d’IBM ont dénoncé des « réductions incessantes d’effectifs » et « exigé » de la compagnie qu’elle « clarifie très vite les mesures qu’elle compte prendre pour qu’il n’y ait aucun licenciement en France ».   »Envisager de fonctionner avec autant d’emplois en moins ne peut qu’augmenter le stress et la souffrance au travail déjà élevés par le fait de la politique continue de réductions d’effectifs depuis plusieurs années », ont souligné les syndicats.  Pierry Poquet a rappelé « qu’il y a quinze ans, il y avait 26.000 salariés », contre seulement 9.730 aujourd’hui.  IBM emploie plus de 400.000 salariés dans le monde.

 

Immobilier : baisse des prix enfin officiellement reconnue

Immobilier : baisse des prix enfin officiellement reconnue

Il aura fallu du temps à la profession pour reconnaître la nette tendance baissière des prix de l’immobilier ; c’est fait. La baisse du prix des logements est confirmée sur l’essentiel du territoire et s’est accélérée ces derniers mois, a déclaré mercredi Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), estimant que ce mouvement devrait contribuer au redémarrage du marché   »Le mouvement est confirmé sur l’essentiel du territoire: les prix des logements sont désormais orientés à la baisse, et l’histoire s’est accélérée ces dernier mois », a annoncé M. Buet, cité dans un communiqué.  Sur l’ensemble du marché de l’ancien, les prix des maisons et des appartements se sont repliés de 2,6% en moyenne sur un an de janvier à mars, et de 2,8% d’un trimestre à l’autre.  En outre, Paris a enregistré au premier trimestre un recul de 3,3% des prix par rapport au trimestre précédent. Ainsi, « le seul marché en hausse forte depuis quinze ans a lui aussi cessé de résister », a ajouté M. Buet.  Selon la Fnaim, cette baisse de prix, conjuguée à des taux d’emprunt historiquement bas, devrait contribuer au redémarrage du marché, après une année 2012 frappée par la récession.   »La vitesse et l’intensité de la reprise seront certes variables selon les régions. Mais sur un point, en tout cas, un motif d’inquiétude peut être écarté: en aucune manière, des prémices de remontée du coût de crédit ne compromettront la reprise », poursuit M. Buet.  Pour autant, une chute brutale des prix n’est pas souhaitable, prévient-il. « Le sentiment de dévalorisation du patrimoine aurait eu des conséquences terribles pour l’économie nationale. Alors qu’une baisse significative et mesurée procure à tout le monde une bouffée d’oxygène ».  La Fnaim appelle toutefois le gouvernement à agir pour relayer l’action du marché.  Selon M. Buet, « si une amélioration du régime fiscal du bailleur intervenait, en contrepartie d’un engagement de maîtrise des loyers, il est certains que la relance serait au rendez-vous et que les investissements locatifs iraient bon train, alors qu’ils ne constituent que 10% des achats dans l’ancien chaque année ».

 

Dati déboutée de sa demande d’interdiction de publication d’une BD sur la recherche du père de sa fille

Dati déboutée de sa demande d’interdiction de publication d’une BD sur la recherche du père de sa fille

 

 

 

L’ex-garde des Sceaux Rachida Dati, qui réclamait l’interdiction de publication d’une bande dessinée, à paraître jeudi, la mettant en scène ainsi que sa fille Zohra, 4 ans, a été déboutée mercredi de l’ensemble de ses demandes, selon une décision consultée par l’AFP. Le juge des référés de Versailles (Yvelines) a débouté la députée européenne (UMP) et maire du VIIe arrondissement de Paris « pour elle-même et es qualité de représentante légale de sa fille mineure, de ses demandes d’interdiction de la publication, d’encart et de demandes d’indemnité ». Le juge a estimé que la BD intitulée « Aux noms des pères » et éditée chez 12 bis « ne dépasse pas les lois de la satire politique ».

 

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