Archive mensuelle de avril 2013

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370 CDD pour une postière et 60 000 euros d’indemnités

370 CDD pour une postière et 60 000 euros d’indemnités

 

L’Etat qui définit des normes pour le privé ne les respecte pas dans le public (cela vaut pour de nombreuses entreprises). La Poste va devoir verser 60 000 euros d’indemnités à l’une de ses employées. Une postière qui pendant 22 ans a cumulé… 370 CDD ! L’arrêt de la Cour d’appel de Toulouse (du 28 mars) condamne La Poste pour « exploitation abusive ». La Cour oblige également l’entreprise à employer désormais la victime, qui y travaille encore et veut y rester, en CDI à temps complet. Autre victoire pour cette postière : ses cotisations retraites seront régularisées. Après 3 ans de lutte devant la justice, Cathy a donc obtenu gain de cause. Certains de ses collègues, victimes également, n’ont pas encore osé parler. Aujourd’hui soulagée, elle explique ce qu’enchainer 370 CDD pendant 22 ans, signifiait concrètement : « On pouvait être appelés la veille pour le lendemain ou le matin même. C’était pas facile tous les jours, parce qu’un matin on pouvait être dans un coin et l’après-midi dans un autre, on allait dans tous les bureaux du département. Je n’osais rien dire puisque de toute façon je n’avais pas trop le choix. En tant qu’employés sous CDD, on nous disait « ne venez pas travailler, demain on se passe de vous ». C’est un genre d’exploitation, ils en ont bien profité, alors qu’ils auraient dû me passer à temps complet depuis x années ». Autre victoire pour cette postière : ses cotisations retraites seront régularisées et calculées comme si elle avait été employée en CDI à temps plein pendant ces 22 années. Une première là aussi dont se réjouit son avocat, Thomas Barba, délégué SUD PTT et auteur du Livre Noir de la Poste : « Jusqu’à maintenant on avait atteint 40-50 000 euros, et là on obtient 60 000, plus une régularisation de la retraite sur 22 ans. Cette dame aura donc une retraite particulièrement sereine, plutôt que la retraite de misère qu’elle aurait eu sans régularisation ». Pour Cathy, aucun doute, ça vaut le coup de se battre et elle encourage ses collègues : « Je sais qu’il y a beaucoup de gens dans mon cas, notamment sur le département où je travaille, en Ariège, et qui n’osent pas faire cette démarche. Même si c’est stressant et que ça demande beaucoup d’investissement, il faut le faire ».

Copé : »1.300 chômeurs de plus par jour» ; Non 952.pour Hollande et 560 pour Sarkozy

Copé : »1.300 chômeurs de plus par jour» ; Non  952.pour Hollande et 560 pour Sarkozy

 

Pour parvenir à ce résultat, France-Info prend les données de Pôle Emploi et sur le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (les personnes qui n’ont pas du tout travaillé, NDLR).François Hollande étant arrivé au pouvoir en mai 2012, nous sommes partis de ce mois-là en notant le nombre de demandeurs d’emploi à cette époque (2.927.600). Ensuite, nous avons noté le dernier chiffre disponible, celui de février 2013 (3.187.700). Puis, nous avons fait la différence entre ces deux chiffres : 3.187.700 – 2.927.600 =  260.100 demandeurs d’emploi supplémentaires.  Enfin, nous avons divisé ce chiffre par le nombre de jours écoulés entre fin mai 2012 et fin février (273 jours).  260.100 chômeurs divisés par 273 jours = 952 chômeurs supplémentaires par jour.  Jean-François Copé a exagéré le bilan de ces neuf mois.   On peut se demander à présent quelle était la progression du nombre de demandeurs d’emploi sur les neuf mois qui ont précédé l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, de septembre 2011 à mai 2012.  Le même calcul nous conduit à trouver qu’il y avait 560 demandeurs supplémentaires par jour sur cette période de la fin du mandat de Nicolas Sarkozy. Ce qui représente une progression moindre que celle que nous connaissons actuellement.  

Poisson d’avril : le chômage va baisser (Hollande)

Poisson d’avril : le chômage va baisser (Hollande)

Avec quelques jours d’avance, Hollande est l’auteur du plus gros poisson d’avril cette année avec son pronostic de diminution du chômage en 2013. La situation : la France compte 3.187.700 chômeurs en février 2013, avec 18.400 nouveaux inscrits, le nombre de demandeurs d’emplois a progressé de 0,6% au mois de février 2013, la France compte désormais 3 187 700 chômeurs de catégorie A. Sur un an, la progression du chômage dépasse les 10%. Pour 2013, L’INSEE prévoit autour de 11% de chômeurs. En clair environ 300 000 en plus. On prévoit pour  l’instant environ 100 000 destructions  d’emplois, il faut en outre compter avec l’allongement du départ à la retraites compte tenu des réformes et l’arrivée sur le marché du travail de jeunes et de femmes. En fait Hollande compte sur les emplois d’avenir et les contrats de génération qui auront du mal à dépasser les 100 000, les raisons : les organismes dépendant des ressources fiscales (type collectivités) vont voir leurs ressources se restreindre et rechignent à embaucher; dans les entreprises il  y a la l’allongement du départ à la retraite et l’ajustement des effectifs compte tenu de l’absence de croissance. C’est cette absence de croissance qui va surtout peser sur l’augmentation du chômage la confirmation viendra dés que seront connus les chiffres du chômage de mars qui vont dépasser le record de 1997.

Déficit public : autour de 4% au lieu de 3 en 2013

Déficit public : autour de 4% au lieu de 3 en 2013

 

Exit le déficit ramené à 3% en 2013 ( après 4.8% en 2012). Hollande reprend la prévision de la commission européenne à 3.7%. En fait, on sera autour de 4% car les économies de l’Etat ne seront pas entièrement réalisées et la croissance sera moindre que les prévisions. . Une croissance plus faible que prévu, et donc des rentrées fiscales inférieures aux anticipations. Dans la mesure où le gouvernement ne compte pas «rajouter de l’austérité à la récession», le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a d’ores et déjà prévenu que des mesures d’ajustement supplémentaires ne seraient pas demandées aux Français cette année – que ces efforts portent sur les dépenses ou sur les impôts. «Les Français attendent de la sérénité, de la stabilité», a-t-il redit hier à l’Assemblée nationale. D’où un inévitable dérapage par rapport aux engagements. Pour la première fois mardi, le chef de l’État l’a chiffré: François Hollande a indiqué lors de son discours à Dijon que le déficit public de la France devrait être «sans doute de 3,7 % en 2013… même si nous essaierons de faire moins». Cette estimation n’est pas donnée au hasard: c’est celle que la Commission européenne vient de publier. Cet aveu, François Hollande ne veut pas qu’il soit perçu comme un signe de faiblesse: «En deux ans, nous aurons accompli un redressement structurel inédit tant il est considérable. Le déficit public en 2011 s’élevait à un peu plus de 5 % de la richesse nationale, à 4,5 % fin 2012», a-t-il insisté. Avant d’ajouter: «La bonne stratégie économique, c’est de rester dans cette trajectoire sans rien faire qui puisse affaiblir la croissance.» Pour autant -et c’est la raison pour laquelle l’exécutif entend redoubler d’efforts en 2014 -, «redresser les comptes est une obligation financière, sinon nous allons être pris par la spirale de l’endettement ; c’est également une obligation de souveraineté parce que la France ne doit jamais être en difficulté sur les marchés, jamais elle ne doit offrir la moindre vulnérabilité», a poursuivi le président de la République. Le chef de l’État a toutefois rappelé que les taux d’intérêt qui permettent de financer la dette française «sont au plus bas de notre histoire». Question : pour combien de temps ? Pour repasser sous la barre des 3 % de déficit en 2014, les dépenses devront être réduites et «des choix courageux» être faits, notamment pour les prestations sociales et les retraites, a d’ores et déjà prévenu François Hollande. Au final, «plus tôt on rétablira les comptes publics, plus tôt la confiance reviendra. Et plus tôt nous aurons retrouvé de la croissance, plus tôt nous en finirons avec les déficits et plutôt nous pourrons baisser le chômage», a-t-il conclu sur ce sujet.

 

Etat: délai de paiement réduit aux fournisseurs

Etat: délai de paiement réduit aux fournisseurs

 

Sans doute, une première mesure concernant le choc de Hollande : les délais de paiement par l’Etat. Une question qui constitue un véritable serpent de mer pour le public comme pour le privé ( et qui plombe les trésorerie). La France est en tête des mauvais payeurs qu’il s’agisse de clients du privé ou du public, en moyenne autour de 70 jours ; et en période de crise les délais tendent à se rallonger. Moscovici veut que l’Etat paye à 20 jours, un délai qui ne pourra pas être tenu précisément compte tenu de la complexité des cathédrales administratives. Le décret sur la lutte contre les retards de paiements dans les contrats de la commande publique est paru au Journal officiel dimanche en vue d’une entrée en vigueur au 1er mai prochain.  Dans un communiqué, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a salué « une étape importante pour la modernisation des relations entre les pouvoirs adjudicateurs et leurs fournisseurs », qui « participe du plan global pour le renforcement de la trésorerie des entreprises, notamment des PME et des TPE ».   »La réduction des délais de paiement des contrats de la commande publique constitue un objectif prioritaire du gouvernement » dans le cadre du  Pacte national pour la compétitivité, la croissance et l’emploi adopté le 6 novembre dernier, a-t-il souligné.   »Cette action déterminée se poursuivra avec la réduction à 20 jours des délais de paiement de l’État d’ici à 2017″, a ajouté le ministre.  Le décret étend le délai maximal de paiement de 30 jours à l’ensemble des contrats de la commande publique (délégations de service public, contrats de partenariat).  En cas de retard, le décret prévoit le versement d’intérêts moratoires au taux d’intérêt de la Banque centrale européenne augmenté de 8 points de pourcentage ainsi que le paiement d’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement d’un montant de 40 euros, souligne Bercy.  Ces sommes seront versées au créancier sans qu’il ait à les demander. « Le dispositif bénéficiera donc directement aux entreprises en cas de retard de paiement des personnes publiques », ajoute le ministère.  Il ne concerne en revanche pas les établissements publics de santé et les entreprises publiques, dont la spécificité de l’activité justifie le maintien de leurs délais de paiement actuels (50 jours pour les établissements publics de santé et 60 jours pour les entreprises publiques), selon Bercy.

Des élus du nord baissent leurs indemnités de 10% et les autres ?

Des élus du nord baissent leurs indemnités de 10% et les autres ?

Après la décision des élus du nord, on attend la réaction des autres, gouvernement, députés, sénateurs  maires etc. Mercredi en conseil municipal, les élus du Cateau-Cambrésis ont adopté une mesure suffisamment rare pour être signalé. Ils ont en effet, à l’unanimité de surcroît, voté une baisse de 10% des indemnités du maire, des adjoints et des conseillers municipaux délégués. Dégageant ainsi 12.000 euros.  La réduction des indemnités des élus du Cateau-Cambrésis permettra de financer une prime à la naissance pour les jeunes parents, des fournitures scolaires pour les écoliers, des aides pour les frais d’inscription pour les étudiants, mais aussi des services en faveur des personnes âgées. C’est Serge Siméon, le maire du Cateau-Cambrésis, qui est à l’initiative de la baisse, motivée par l’insuffisance des financements publics. « Nous sommes conscients que l’Etat, depuis de nombreuses années n’a plus les moyens de sa politique », explique l’élu à Europe 1. « Il faut trouver une solution, il faut aider les gens qui souffrent. Et faire preuve de solidarité, pour nous, c’était du concret. Donc il faut qu’on résolve si peu soit-il les problèmes de société. On est en osmose avec notre population. » Dans une épicerie solidaire de cette ville du Nord de 7.000 habitants, l’initiative des élus est forcément bien accueillie. « Je trouve que c’est bien. On trouve qu’on n’a déjà pas beaucoup pour nous. Alors ce qu’on fait pour les enfants, pour les personnes âgées, c’est vrai qu’on peut leur dire un bon merci », réagit une habitante. « Si c’est pour donner aux autres, c’est bien. C’est tellement rare qu’il faut le dire », renchérit un autre. « Si ça pouvait servir d’exemple à beaucoup d’endroits, ce serait super », abonde Michel Wiseur, responsable des Restos du cœur du Cateau, « Il y a de plus en plus de gens en difficultés. Donc un petit coup de pouce, émanant des élus, c’est très bien. » Et les premiers versements pour les familles bénéficiaires sont prévus dans les prochaines semaines.

 

Retraites : plus tard, plus basses et plus chères

Retraites : plus tard, plus basses et plus chères

Pour l’affichage politique on ne touchera pas à l’âge légal mais il faudra davantage d’annuités pour bénéficier d’un retraite pleine ; autant dire qu’on recule l’âge de la retraite ; Des retraites dont le niveau va baisser et qui seront plus chères car les cotisations vont probablement augmenter. « Nous ne toucherons pas à l’âge légal » de départ à la retraite, a tranché le Premier ministre, dans une longue interview au Journal du Dimanche. « Le fil conducteur de nos décisions, c’est la justice. Cette réforme traitera la pénibilité au travail, la complexité des régimes et résoudra les inégalités. Au final, nous paierons les retraites, nous préserverons les plus petites retraites, et nous pérenniserons les régimes de retraite pour les générations à venir », a enchaîné Jean-Marc Ayrault, promettant que les Français « y verront plus clair à l’automne », après une séquence de négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux.  Comme l’a annoncé Jean-Marc Ayrault, l’âge légal de départ à la retraite restera à 62 ans, limite qui entrera en vigueur en 2017 comme prévu par la réforme du précédent gouvernement. Idem pour la limite de 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler dès 18 ans et 19 ans, comme le prévoit le décret entré en vigueur en novembre dernier. La durée de cotisation risque en revanche d’évoluer. Aujourd’hui, les Français doivent cotiser un minimum de 40 annuités avant de pouvoir disposer d’une retraite à tôt plein, un seuil porté à 41,5 annuités en 2017 en vertu de la réforme Woerth. Selon les informations d’Europe 1, le gouvernement Ayrault envisage de le porter progressivement à 42,5 annuités, une réforme qui concernerait aussi les régimes spéciaux (SNCF, EDF, Ratp, etc.). A l’Elysée, on confirme qu’un allongement de cette durée fera partie de la négociation, mais aucun chiffre n’est encore avancé. C’est l’autre piste privilégiée par le gouvernement, qui a déjà acté, selon les informations d’Europe 1, que les pensions versées par l’Etat aux retraités n’augmenteront plus au rythme de l’inflation. Seules les petites retraites seront épargnées, mais le seuil reste à définir et ce sera compliqué puisque la retraite moyenne des Français s’élève à 1.200 euros par mois.

 

 

Hollande est « désemparé » (Borloo)

Hollande est « désemparé » (Borloo)

Borloo qui avait estimé que l’intervention de Hollande correspondait à un mauvais « oral de sciences-Po » pense qu’en faiat Hollande ne sait pas où il va. Le président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, juge que le président François Hollande est « perdu, désemparé » sur l’économie et le social et se demande s’il « ne cherche pas à préparer un remaniement ». Dans une interview au Parisien Dimanche, l’ancien ministre estime que le chef de l’État a été jeudi soir, lors de son intervention sur France 2, « désemparé au point de ne pas dire que le déficit était passé à 4,8% et de se tromper de 80 milliards sur le budget de l’État ». « Sur l’économie et le social, c’était un président perdu, désemparé, cramponné à sa boîte à outils dérisoire », poursuit le député du Nord. « Il a lâché la main. » Dans un communiqué, une des porte-parole du Parti socialiste, Laurence Rossignol, a jugé en retour que c’est M. Borloo qui « semble perdu ».

 

Batho : « l’heure d’été permet d’économiser » pas sûr et pas sur la santé

Batho : « l’heure d’été permet d’économiser » pas sûr et pas sur la santé

D’après Batho, le changement d’heure permet d’économiser l’énergie. En fait on n’en sait rein  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps — un rapport de l’École des mines de 1992concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). Le chauffage est nettement plus énergétivore que l’éclairage notamment depuis la diffusion des lampes à basse consommation (surtout avec de températures comme actuellement). A noter également les effets du changement d’heure sur le sommeil et les accidents routiers

 

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