Archive mensuelle de avril 2013

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Economie , politique, société: pages les plus regardées 5 avril 2013

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

  • 370 CDD pour une postière et 60 000 euros d’indemnités

 

Hollande : scénario d’une agonie politique

Hollande : scénario d’une agonie politique

 

Sur le seul plan économique et social Hollande était déjà condamné par ses résultats (chômage, déficits, dette, croissance, justice fiscale), s’y ajoute évidemment maintenant l’affaire Cahuzac qui discrédite le gouvernement (mais aussi le système politique). Dernier élément et pas des moindres, l’  information concernant son trésorier de campagne qui détient des comptes dans des paradis fiscaux. Peut-être rien d’illégal mais en tout cas quelle contradiction avec celui qui disait avec tant de démagogie que son ennemi c’était la finance ! Pourquoi alors avoir choisi un financier pour le financement de sa campagne ? Jamais la chute d’un président n’ a été aussi brutale puisque de l’ ordre de 27% seulement des français le soutiennent désormais et l’effet de l’affaire Cahuzac n’a pas encore été mesuré. En fait il s’oriente tout droit vers les environ 20% de Jospin. Peut-il réagir ? Sans doute mais comme d’habitude en hésitant et à contre temps. Pas de remaniement pour l’instant mais il viendra, trop tard. En attendant des pseudos mesures d’assainissement du système politique complètement décalées par rapport aux enjeux actuels. Peut-être même un référendum bidon, qu’il risque de perdre même si la question est pertinente. Un remaniement interviendra de toute façon. Mais ce gouvernement ne tiendra pas non plus un an, six mois peut-être. Dès lors Hollande n’aura plus d’autre solution pour rester au pouvoir que de dissoudre l’assemblée. Le résultat sera un séisme politique avec une dispersion des voix sur les extrêmes rendant le pays difficilement gouvernable. Comme en Italie, on pourrait bien alors se rabattre sur un gouvernement d’union nationale et ou d’experts. Hollande sera renvoyé à l’inauguration des chrysanthèmes et terminera son mandat  dans des conditions pitoyables ;  s’il le termine ce qui n’est pas certain car il faut compter avec d’une part l’ amplification de la crise socio-économique et désormais aussi une succession de révélations sur les affaires politico financières. En cause,  l’incompétence généralisée du système politique oligarchique et des conflits intérêts qui vont ajouter au discrédit

Mélenchon manif citoyenne le 5 mai : pour donner « un grand coup de balai politique « 

Mélenchon manif citoyenne  le 5 mai :  pour donner « un grand coup de balai politique  »

Jean-Luc Mélenchon demande un « grand coup de balai » et affirme qu’il va pour cela organiser une manifestation le 5 mai prochain, pour le 1er anniversaire de l’élection du président de la République. Il espère aussi tirer profit de cette affaire.  « Un diagnostic totalement erroné, celui d’une  personne débordée par la situation« . C’est ainsi que Jean-Luc Mélenchon juge vendredi matin les commentaires de François Hollande sur l’affaire Cahuzac. « Non ce n’est pas une personne qui a failli. C’est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque. Ce système qui a combiné les effets d’une monarchie quinquennale et le néo-libéralisme avec des flots d’argent qui circulent de tous les côtés… « On ne peut  pas accepter que le peuple français, qui est humilié, ne s’en mêle pas. C’est pourquoi je veux faire la proposition que l’on manifeste le jour anniversaire du 2ème tour de l’élection présidentielle, le 5 mai prochain dans la rue. Que l’on fasse une marche citoyenne pour la VIe République, c’est-à-dire pour que le peuple s’empare, par une Constituante, du grand coup de balai qu’il faut donner pour purifier cette atmosphère politique insupportable« , a lancé le coprésident du Parti de Gauche. Enfin, le coprésident du Parti de Gauche a rappelé son « opposition totale » à la politique menée par le gouvernement. Il avance l’idée de constituer « une majorité alternative avec les écologistes et les socialistes de gauche à l’Assemblée nationale et propose une autre formule gouvernementale« . Avant la prochaine présidentielle.

 

Emplois à domicile : en baisse

Emplois  à domicile : en baisse

 

Selon les tous derniers chiffres de l’Acoss, la banque des Ursaff, la masse salariale des particuliers employeurs a diminué de 1,8% en 2012. «La progression de 2,8% du taux horaire net moyen ne permet pas de compenser la nette baisse (-4,4%) du volume horaire déclaré», indique l’institution qui collecte les déclarations de cotisations sociales. Un recul qui s’explique sur un an non seulement par la réduction du nombre d’employeurs (-1,4%, à près de 2 millions de personnes) mais aussi par l’effondrement du nombre d’heures moyen par employeur (-3%). Résultat, après dix trimestres ininterrompus de hausse, le secteur de la garde d’enfant à domicile – pourtant fortement créateur d’emplois chez les particuliers et la composante essentielle des emplois à domicile – voit son nombre d’employeurs décroître de 1% au quatrième trimestre 2012. «Sur un an, il ne progresse plus que de 0,5%, note l’Acoss. Le volume horaire diminue quant à lui de 2,7% sur la même période». Hors garde d’enfant, après un troisième trimestre 2012 stable (+0,1%), le nombre d’employeurs repart lui aussi à la baisse au quatrième trimestre 2012 (-0,5%), portant l’évolution annuelle à -1,5%. Le volume horaire continue de diminuer ce trimestre (-1,2%) et même de 4,7% sur un an. Cette décrue devrait encore se poursuivre en 2013 avec le durcissement de la réglementation en vigueur. La possibilité de déclarer au forfait les salariés, qui concernait un tiers des employeurs, a été supprimée. De même le plafonnement global des niches fiscales à 10.000 euros de réduction d’impôts devrait refroidir les ardeurs de futurs particuliers employeurs. Enfin la disparition programmée de l’Agence nationale des services à la personne, intégrée à Bercy dans le cadre du plan de modernisation de l’action publique, pourrait rigidifier les rapports entre les particuliers employeurs et l’administration. La baisse de charges accordée cette année à tous les particuliers employeurs – consistant en un abattement de 75 centimes d’euros de l’heure, soit environ 10 % du smic net – ne devrait pas être suffisante pour inverser cette tendance négative. Tout au plus, elle devrait la freiner.

 

Sondage popularité Hollande : la chute à 27% et ce n’est pas fini

Sondage popularité Hollande : la chute à 27% et ce n’est pas fini

 

Chute vertigineuse pour Hollande après moins d’un an de pouvoir ; ne n’est pas fini car le sondage a été réalisé avant la révélation du l’affaire Cahuzac qui devrait lui coûter encore environ au moins 5 points. Selon le baromètre TNS Sofres, la cote de popularité de François Hollande continue de plonger : elle s’établit à 27% d’opinions favorables – c’est trois points de moins qu’en mars. Jean-Marc Ayrault est à 25% – trois points de moins également. 25%, c’est à peine mieux que Dominique de Villepin en 2006 (24%) ou Edith Cresson en 1992 avant sa démission (22%). Qui arrive en tête des personnalités politiques ? Manuel Valls (40%), Nicolas Sarkozy (37%), François Fillon (35%), Martine Aubry (33%), Christine Lagarde (33%), et ex-aequo à 32% Marine Le Pen, François Bayrou et Jean-Louis Borloo.

 

 

Evasion fiscale: une note très critique sur la DCRI

Evasion fiscale: une note très critique sur la DCRI

Un rapport rédigé par un « collectif d’officiers du renseignement intérieur » et remis confidentiellement au groupe de travail des députés PS sur l’exil fiscal critique sévèrement l’action des services de police et de renseignement en matière de délinquance financière, révèle le quotidien La Croix dans son édition de vendredi.   »Les auteurs de la note se livrent à un véritable réquisitoire, révélant d’une part la surveillance étroite opérée par le renseignement intérieur sur l’organisation de la fraude fiscale internationale, notamment celle qui fut organisée en France par la banque suisse UBS, et dénonçant d’autre part la non-transmission à la justice des informations considérables recueillies lors de cette surveillance », écrit le quotidien.  Le journal, qui a « consulté » cette note « de 14 pages en style parfois télégraphique », précise qu’elle concerne les services de renseignement (DCRI, direction centrale du renseignement intérieur) et les directions de la police compétentes en matière de police financière, et notamment Tracfin.  Interrogé par l’AFP, le député PS du Cher Yann Galut qui pilote le groupe de travail, a confirmé qu’il avait reçu cette note « très critique envers la DCRI » et a affirmé l’avoir « transmise au président de la commission des Lois, au rapporteur général du Budget et au président du groupe PS ». Il s’est voulu prudent sur son contenu: « Cette note doit être vérifiée, ce qui est écrit nous interpelle ».   »Le verdict de ces professionnels est radical », écrit la Croix, en citant la note : « Ces services se nourrissent des délits qu’ils ne souhaitent pas voir apparaître ou révéler à l’autorité judiciaire pour ne pas amoindrir leur influence, quand le besoin s’en fait sentir ».   »Il conviendrait de ne plus abusivement protéger le recueil de renseignements économiques et financiers par le +secret défense+, car ce type de renseignements ne menace pas la défense ou la sécurité nationale », selon cette note confidentielle citée par un journaliste spécialiste des sujets d’évasion fiscale. « Généraliser la classification des activités et des informations recueillies par la DCRI empêche la justice d’avoir à connaître des informations dont elle a rapidement besoin pour ses enquêtes », toujours selon cette note citée par le quotidien.

Ayrault, le prof inflexible, inflige une punition de 100 lignes à Cahuzac

Ayrault, le prof inflexible, inflige une punition de 100 lignes à Cahuzac

 

On peut dire qu’Ayrault ne plaisante pas puisqu’il veut punir Cahuzac en lui faisant renoncer à ses indemnités futures d’ancien ministre. Un peu comme s’il lui infligeait une punition de 100 lignes (recopier 100 fois : je ne frauderai plus le FISC). On mesure bien la sévérité et l’autorité d’Ayrault qui se croit encore prof à l’école. Curieux quand même ce monde politique puisque dans le privé quand un salarié fait une faute lourde, il est licencié sans aucune indemnité ; au gouvernement, le concept de faute lourde n’existe pas, un beau métier !  Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a écrit à l’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, pour lui demander de « renoncer à ses indemnités » d’ancien ministre. Les anciens ministres touchent leur traitement pendant six mois après leur départ du gouvernement. C’est à ce traitement que doit renoncer Jérôme Cahuzac, selon le Premier ministre.  Les anciens ministres touchent des indemnités, équivalentes à leur traitement de ministre, pendant six mois après leur départ du gouvernement. C’est à ce traitement que doit renoncer Jérôme Cahuzac, selon le chef du gouvernement. La loi organique de 1958 prévoit que les ministres perçoivent leur traitement pendant six mois à compter de la fin de leur fonction, sauf s’ils retrouvent une activité rémunérée. Dans cette lettre à l’ancien ministre, Jean-Marc Ayrault relève que Jérôme Cahuzac a « juridiquement droit » à ces indemnités. Mais « compte tenu des circonstances », le chef du gouvernement lui demande d’y « renoncer ».

Bettencourt : non-lieu pour Sarkozy ?

Bettencourt : non-lieu pour Sarkozy ?

 

 

Le 28 mars dernier, les trois juges d’instruction en charge de l’affaire Bettencourt ont estimé qu’après plus de deux ans de procédure, l’information judiciaire était désormais terminée, et avaient communiqué au parquet le dossier de la procédure. Seuls les juges Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël peuvent décider du renvoi ou non de l’ancien chef de l’Etat devant le tribunal correctionnel et ne sont pas dans l’obligation de se conformer aux réquisitions du parquet. Si les juges ne sont pas tenus de suivre à la lettre les recommandations du parquet, ces dernières peuvent pourtant influer sur la décision de renvoyer ou non Nicolas Sarkozy devant le tribunal correctionnel. Et si cela était le cas, les avocats de Nicolas Sarkozy pourraient s’appuyer sur l’orientation donnée par le procureur de la République devant le tribunal. La tendance de ce réquisitoire peut également permettre aux défenseurs de Nicolas Sarkozy de contrer, notamment auprès de l’opinion publique, les arguments mis en avant par le juge Jean-Marc Gentil, cible des critiques des UMP dénonçant une enquête partiale et à charge du magistrat bordelais. Nicolas Sarkozy pourrait même envisager de lancer une requête de nullité pour essayer d’annuler sa mise en examen. Même si, jusqu’à présent, la cour d’appel a toujours validé le travail du juge Gentil dans cette affaire. Le parquet doit désormais faire savoir dans les trois mois quelle est sa position concernant les poursuites visant les 12 personnes mises en examen dans l’affaire Bettencourt, soit en faveur d’un renvoi devant le tribunal, soit pour un non-lieu, comme cela semble être le cas pour l’ex-président. Son avis n’a pas à être suivi par les magistrats instructeurs, qui peuvent passer outre, auquel cas le parquet pourrait encore faire appel de leur décision devant la Cour d’appel, qui trancherait alors en dernier ressort.  L’ex-chef de l’Etat a clamé son innocence, estimant que cette mise en examen était injuste. Selon son avocat Me Thierry Herzog, il ne s’est rendu au domicile des Bettencourt qu’une seule fois pendant sa campagne électorale, le 24 février 2007, et ne s’y est entretenu qu’avec l’époux de Mme Bettencourt, André, décédé neuf mois plus tard.

Des députés pour une amnistie fiscale

Des députés pour une amnistie fiscale

Plusieurs députés UMP ont déposé, en fin de semaine dernière, quelques jours à peine avant les aveux de Jérôme Cahuzac, une proposition de loi mettant en place un dispositif d’amnistie fiscale visant à rapatrier les capitaux placés illégalement à l’étranger. Prenant modèle sur l’amnistie fiscale mise en place en Italie, en 2009, par Silvio Berlusconi, les députés soulignent qu’un tel dispositif pourrait permettre de « rapatrier en quelques mois 130 à 150 milliards d’euros, avec à la clef des recettes fiscales pouvant atteindre 8 à 10 milliards d’euros ». Ces députés, parmi lesquels Dino Cinieri, Julien Aubert, Valérie Boyer, Nicolas Dhuicq, proposent de fixer une taxe forfaitaire « raisonnable », fixée à 5%, sur les capitaux rapatriés. Ils rappellent que ce taux avait été fixé sous Berlusconi également à 5% dans un premier temps – avant d’être remonté à 7% – et que cette amnistie fiscale avait permis le rapatriement de quelque 104 milliards d’euros, correspondant à 5,6 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Ils mettent ces chiffres en regard des résultats obtenus en France où l’administration fiscale avait mis en place, sous le gouvernement précédent, une cellule d’accueil négociant, au cas par cas, avec les contribuables désireux de rapatrier des capitaux.

 

L’évasion fiscale en France plus de 30 milliards par an

L’évasion fiscale en France plus de 30 milliards par an  

l’ONG Tax Justice Network, estime que le montant de l’évasion fiscale dans le monde est compris entre 17.000 et 26.000 milliards d’euros. Soit le PIB américain plus celui du Japon. Ou dix fois le PIB annuel de la France, explique Le Monde. Pour obtenir ces chiffres, l’organisation a compilé des données de plusieurs organismes internationaux, dont la Banque mondiale, le FMI ou encore l’ONU. Si elles passaient par le circuit légal et étaient imposées normalement, ces sommes faramineuses pourraient rapporter entre 155 et 225 milliards d’euros de recettes fiscales chaque année. . Après les révélations des médias mondiaux, la Commission européenne a rappelé que la fraude fiscale était évaluée à « plus de 1.000 milliards d’euros par an » dans l’Union européenne, indique Ouest-France. Olivier Bailly, le porte-parole de la Commission, a rappelé que l’institution avait « une position très ferme » en la matière.  Pour l’Hexagone, Antoine Peillon, auteur d’un livre sur le sujet, estime que 600 milliards d’euros dorment dans des paradis fiscaux. Selon Eric Bocquet, sénateur (CRC) du Nord et auteur d’un rapport sur la question en juillet 2012, cette évasion coûterait chaque année aux finances de l’Etat entre 30 et 36 milliards d’euros. Mais il reconnaît lui-même que le manque à gagner pour le fisc pourrait être significativement plus élevé : « ces chiffres peuvent être considérés comme la borne inférieure d’un risque qui, s’il intégrait l’ensemble des impôts et des opérations (…) ressortirait comme nettement plus élevé ». Interrogé sur Europe 1, Antoine Peillon estime par ailleurs qu’ « on évalue à 150.000 personnes le nombre d’évadés fiscaux français. » Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas que de sportifs , de grandes fortunes ou d’industriels : « Il y a des bijoutiers, des bouchers de gros, le ‘petit peuple’ des évadés fiscaux », raconte-t-il.

 

Hollande était au courant du compte de Cahuzac ?

Hollande était au courant du compte de Cahuzac ?

 

Plusieurs médias affirment jeudi que François Hollande lui-même savait, qu’il avait été informé par une note de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) commandée par le ministère de l’Intérieur. Qui dément avec force.. Selon Le Point, l’Elysée aurait reçu début décembre un document de la DCRI accréditant la thèse de l’existence du compte non déclaré de Jérôme Cahuzac. Et ce sous forme de « note blanche », ces notes rédigées en dehors de tout cadre légal, non siglées et non signées, et directement transmises au ministère de l’intérieur. Une pratique théoriquement interdite par Nicolas Sarkozy depuis son passage Place Beauvau en 2002. Le site M6infos.fr précise même que la demande du ministère a été formulée dès le 4 décembre, jour de la publication par le site Mediapart des premières infos mettant en cause la probité du ministre du Budget de l’époque.  Toujours selon M6, la demande du ministère de l’Intérieur portait précisément sur le fameux enregistrement où on entend un homme évoquer un compte en Suisse gênant pour sa carrière politique. 48 heures plus tard, les agents de la DCRI auraient conclu qu’il s’agissait très probablement de Jérôme Cahuzac. C’est cette information qui aurait été transmise place Beauvau puis, de là, à l’Elysée. Le ministère de l’Intérieur a immédiatement et vigoureusement démenti ces informations. « En aucun cas, il n’y a eu d’enquête parallèle – ni avant, ni pendant – celle menée depuis le 8 janvier 2013 sous la direction du procureur de la République de Paris par les services » de police, écrit la place Beauvau. « Jamais le ministre de l’Intérieur n’a donné de telles instructions. Toute conception contraire relève d’un autre temps et de pratiques révolues », poursuit le communiqué dans une pique très claire adressée au Renseignement intérieur version Bernard Squarcini, nommé à la tête de la DCRI par Nicolas Sarkozy et débarqué par François Hollande à son arrivée à l’Elysée. Dès mercredi, Jean-Marc Ayrault avait lui-même démenti l’existence de toute enquête parallèle devant les députés PSD réunis à l’Assemblée, comme en témoigne Christophe Castaner, élu des Alpes-de-Haute-Provence, sur Twitter.

 

Sondage popularité Hollande : la descente aux enfers, en dessous de 30%

Sondage popularité Hollande : la descente aux enfers, en dessous de 30%

 

C’est à se demander où s’arrêtera la chute. La cote de confiance de François Hollande n’est plus qu’à 29% en avril dans le baromètre CSA pour « Les Echos ». En baisse de 4 points sur un mois. C’est la première fois qu’il tombe sous la barre des 30%. Onze mois seulement après être arrivé au pouvoir, le chef de l’Etat bat le record de Nicolas Sarkozy, à 30% en mars 2011. Et il n’est plus qu’à quelques encablures du record détenu, dans les deux dernières décennies, par Jacques Chirac avec 26% en 2006, à la fin de son second mandat. Dans le même temps, le nombre de Français qui disent ne pas faire confiance à l’actuel locataire de l’Elysée pour « affronter efficacement les principaux problèmes » s’accroit fortement, de 5 points, à 67%. Même tendance pour Jean-Marc Ayrault. Plus bas encore que le président, le Premier ministre ne recueille que 26% d’opinion favorables pour 66% de mauvaises. François Hollande fait évidemment les frais de l’affaire Cahuzac. Mais pas seulement. L’électrochoc provoqué par l’aveu de l’ancien ministre du Budget « a radicalisé, accéléré, un mouvement de baisse déjà sensible », note Jérôme Sainte-Marie, le directeur du département politique-opinion de CSA. La moitié des personnes interrogées par l’institut sur le terrain l’a été avant que cette bombe politique n’éclate . La dégradation de la cote du président trouve toujours sa principale source dans la détérioration de la situation économique et des doutes sur sa politique. Son intervention sur France 2 , en fin de semaine dernière, n’a pas permis d’enrayer sa descente aux enfers. En deux mois, le chef de l’Etat a perdu 9 points. Sur le seul mois d’avril, il recule de 10 points chez les employés, à 26% d’opinions favorables, et de 5 chez les ouvriers, à 27%, particulièrement frappés par le chômage et la baisse du pouvoir d’achat. Chez les cadres et professions libérales, moins menacés, il régresse de 13 points à 31%, « moins à cause de la politique suivie qu’en raison des problèmes de gouvernance et de leadership », analyse Jérôme Sainte-Marie. Selon lui, François Hollande « en est aujourd’hui réduit à sa base politique ». Une base qui s’effrite. En baisse de 6 points, sa cote de confiance atteint 70% chez les sympathisants PS, contre 91% au début du quinquennat. Elle n’est plus que de 44 % chez les écologistes. A droite, elle ne dépasse pas les 6 % et atteint même 4% parmi les sympathisants UMP. Les Français sans proximité partisane ne sont guère plus tendre, avec 17% d’opinions positives. Le pire, pour le chef de l’Etat, est qu’il n’a probablement pas touché le fond. Quelle que soit l’issue de l’affaire Cahuzac, l’année 2013 sera compliquée à gérer. Le « redressement » n’est pas annoncé avant 2014 au mieux. « Un an, c’est long », soupire un de ses proches, redoutant qu’ une confiance « durablement sous les 30 % » ne complique les réformes.

 

J.J Augier, ex-trésorier d’Hollande, justifie ses placements dans les paradis fiscaux

J.J  Augier, ex-trésorier d’Hollande, justifie ses placements dans les paradis fiscaux

Selon Jean-Jacques Augier, il n’y a « rien d’illégal » et « rien d’incompatible avec les engagements de François Hollande », pourfendeur de la finance internationale.  Éditeur discret, Jean-Jacques Augier, 59 ans, doit en partie sa fortune au redressement de la société de taxis parisiens G7, qu’il quitte en 2000 avec un parachute doré de 11 millions d’euros.  Quatre ans plus tard, il décide d’investir une partie de ses capitaux en Chine dans une chaîne de librairies à l’occidentale, avec deux associés : un Français installé en Chine et un homme d’affaires chinois. Une société de portage des actifs est constituée, International Bookstores Limited, et domiciliée aux îles Caïman, célèbres paradis fiscal des Caraïbes sous souveraineté britannique. Un montage en vogue, semble-t-il, dans les milieux d’affaires chinois. En exclusivité sur France Info, Jean-Jacques Augier se défend d’avoir fait quoique ce soit d’illégal : il a investi dans cette société offshore par le biais d’une filiale de son holding financier, Eurane, qui gère toutes ses affaires chinoises. « L’investissement dans International Bookstores apparaît au bilan de cette filiale, Capital Concorde Limited. Rien n’est illégal », affirme-t-il. Expliquant n’avoir « ni compte bancaire personnel ouvert aux Caïmans, ni investissement personnel dans ce territoire. » Il confie à Marie-Eve Malouines son « grand étonnement » face à la tournure que prend le débat.

 

122 000 sociétés repérées dans des paradis fiscaux » ; enjeux 20 à 30 000 milliards de dollars

122 000 sociétés repérées dans des  paradis fiscaux » ; enjeux 20 à 30 000 milliards de dollars

Cette plongée dans le monde opaque des paradis fiscaux a été rendue possible par les recherches de longue haleine faites par le Consortium de journalistes d’investigation américains ICIJ, « sans doute la plus grande collaboration journalistique internationale de l’histoire », selon ses propres termes.  L’ICIJ a réussi à se procurer un disque dur contenant 2,5 millions d’e-mails et des informations sur 122.000 sociétés off-shore et quelque 12.000 intermédiaires : mémos internes, copies de passeports, pièces comptables ou encore documents officiels. Soit « le plus important stock d’informations venues de l’intérieur sur le système des sociétés off-shore jamais obtenu par des médias », commente le Guardian, qui fait partie de la quarantaine d’organes de presse internationaux qui ont ensuite eu accès à ces données confidentielles, avec Le Monde, la BBC, le Washington Post ou encore la Süddeutsche Zeitung. Ces informations concernent principalement les Iles vierges britanniques et représentent un volume « 160 fois supérieur aux informations confidentielles publiées par WikiLeaks sur le département d’Etat américain en 2010″. Elles ont filtré à partir de deux sociétés offrant des services « offshore » à Singapour et aux Iles Vierges.  On y trouve les noms de « milliers de détenteurs » d’intérêts dans des paradis fiscaux, dentistes américains, « villageois grecs issus des classes moyennes », dirigeants étrangers, milliardaires et marchands d’armes, écrit le Guardian.  Parmi eux, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev qui aurait quatre sociétés off-shore aux Iles Vierges à son nom ou à celui de son épouse et de ses filles. Ou l’ancien ministre des Finances de Mongolie, Bayartsogt Sangajav, qui aurait monté la société « Legend Plus Capital ltd » quand il était occupait ses fonctions ministérielles.  Y figurent aussi la célèbre collectionneuse d’art espagnole Carmen Thyssen-Bornemisza, la fille aînée de l’ancien dictateur philippin Ferdinand Marcos, Maria, et Olga Chouvalova, la femme d’Igor Chouvalov, un homme d’affaires proche de Vladimir Poutine, titulaire du poste de vice-Premier ministre en Russie.  Mais l’affaire se révèle particulièrement embarrassante pour le président français Hollande, déjà aux prises avec le scandale déclenché par l’inculpation de son ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac pour fraude fiscale : Jean-Jacques Augier, son trésorier pendant la campagne présidentielle de 2012, est en effet aussi mentionné par l’ICIJ.  Il serait actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans par le biais de son holding financier Eurane.  Ce dernier a confirmé qu’il avait participé à ces montages à la demande de ses partenaires, notamment d’un homme d’affaires chinois, mais il a assuré qu’il n’y avait là rien d’ »illégal ».  The Guardian prend aussi le soin de rappeler que « rien ne suggère que les personnes mentionnées sur ces listes aient enfreint la loi ».  Mais ce « Who’s Who des paradis fiscaux », comme le baptise l’ICIJ, « montre comment le secret de la finance off-shore s’étend dans le monde, permettant aux riches d’éviter de payer des impôts, alimentant la corruption et les malheurs des pays riches et pauvres », souligne le consortium. Pour lui, la crise chypriote actuelle « est un des exemples de la façon dont le système off-shore peut affecter la stabilité financière d’un pays ».  La Grèce a d’ailleurs immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête sur les comptes d’une centaine de sociétés offshore inconnues de ses services fiscaux, dont l’existence a été révélée par l’ICIJ. Ces dispositifs offshore ont constitué pendant des années un des vecteurs clés de l’évasion fiscale endémique dans ce pays.  La Commission européenne a, quant à elle, profité de l’occasion pour exhorter les Etats membres de l’UE à « se saisir de la question » de l’évasion fiscale qui coûte « plus de 1.000 milliards d’euros par an à l’Europe ».  Le Tax Justice Network, un réseau international de chercheurs et de militants qui lutte pour la « justice fiscale », évalue à 20.000 à 30.000 milliards de dollars le montant des sommes dissimulées dans les paradis fiscaux de par le monde.

 

Évasion fiscale : un coût de 1000 milliards par an pour l’UE

Évasion fiscale : un coût de 1000 milliards par an pour l’UE

Affaire Cahuzac mais surtout la diffusion par la presse des personnalités ayant des comptes dans des paradis fiscaux ; deux éléments pour faire enfin réagir la commison européenne. La Commission européenne a exhorté jeudi les pays de l’UE à « se saisir de la question » de l’évasion fiscale, notamment en adoptant une définition commune de ce qu’est un paradis fiscal, et a rappelé que l’évasion fiscale coûtait « plus de 1.000 milliards » d’euros par an à l’Europe. Interrogé au cours d’un point de presse sur la liste de personnalités actionnaires de sociétés dans des paradis fiscaux, publiée jeudi par plusieurs journaux dans le monde, le porte-parole de la Commission européenne, Olivier Bailly, a refusé de la commenter.  Mais, a-t-il rappelé, la Commission « a une position très ferme sur la fraude fiscale en générale » et a proposé en décembre dernier des mesures qui « sont encore en attente d’accord de la part des Etats membres » de l’UE.  Le but est de « limiter le coût de l’évasion fiscale en Europe, que nous évaluons à plus de 1.000 milliards d’euros par an », a-t-il expliqué.   »Pour la Commission, il ne doit y avoir aucune complaisance quelle qu’elle soit pour les individus, les sociétés ou les pays tiers qui contournent les lois internationales pour organiser la fraude fiscale », a-t-il dit.  La Commission a proposé en décembre un paquet d’une trentaine de mesures visant à lutter contre l’évasion fiscale. Elle y invite notamment les Etats de l’UE à faire une liste des paradis fiscaux, et à renforcer les accords de double imposition entre pays, pour éviter les vides juridiques favorisant la fraude fiscale.   »Nous attendons que les Etats membres se saisissent de cette question », a-t-il dit, ajoutant: « nous voulons que les Etats membres développent une position commune et une définition commune de ce qu’est un paradis fiscal ».  A la question de savoir si le Luxembourg est un paradis fiscal, M. Bailly n’a pas directement répondu, rappelant que des règles « très claires » s’appliquaient à « tous les Etats membres » de l’UE en matière de transmission d’informations sur les contenus des comptes bancaires.   »Nous sommes plutôt en train d’essayer d’avoir une définition des pratiques qui seraient illégales, plutôt que d’un terme qui cristallise », comme celui de paradis fiscal, a-t-il ajouté.

 

La BCE inquiète pour la reprise ! il est temps !

La  BCE inquiète pour la reprise ! il est temps !

La reprise en 2013, oui peut-être ou pas du tout pour la BCE « La faiblesse économique s’est poursuivie en début d’année. Une reprise graduelle est attendue dans la deuxième partie de l’année mais sujette à des risques à la baisse », a déclaré M. Draghi lors de sa conférence de presse mensuelle à Francfort, soulignant que la BCE poursuivrait sa politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire.  Parmi les risques en question, M. Draghi a mentionné « une demande intérieure plus faible qu’attendu » ou encore des réformes structurelles insuffisantes dans les pays de la zone euro.  La BCE est « prête à agir » et examine « divers instruments » grâce auxquels elle pourrait soutenir l’économie toujours chancelante de la zone euro. « Nous devons réfléchir intensément pour trouver quelque chose qui soit à la fois utile et compatible avec notre mandat », a précisé son président, et « prendre en compte l’expérience d’autres pays ».  Il a assuré chercher de l’inspiration « à 360 degrés », c’est-à-dire partout.  La Banque d’Angleterre rachète par exemple directement des titres d’entreprises, la Banque du Japon a décidé jeudi d’accélérer et d’amplifier ses mesures d’assouplissement monétaire et d’augmenter ses achats d’obligations d’Etat. La Fed américaine mène également actuellement une politique monétaire ultra-accommodante pour accompagner la reprise économique aux Etats-Unis.  De nouvelles mesures non-conventionnelles devront impliquer « d’autres acteurs », a-t-il encore dit, citant les gouvernements, et les banques centrales nationales.  M. Draghi en a profité pour exhorter une nouvelle fois les pays de l’union monétaire à continuer leurs efforts en matière de réformes et de redressement de leur budget.  Interrogé sur la difficulté des entreprises à accéder au crédit dans les pays en crise de la région, notamment pour leurs Petites et moyennes entreprises (PME), M. Draghi a encore averti que « la BCE ne (pouvait) pas remplacer le manque d’action des gouvernements » sur ce front, tout comme elle ne peut pas remplacer le « manque de capital dans le système bancaire ».   »L’une de nos mesures exceptionnelles permet déjà aux banques de prêter aux entreprises et d’utiliser ces titres de créances comme garanties pour se refinancer en liquidités auprès de la BCE. Cela fonctionne merveilleusement dans certains pays et pas du tout dans certains pays de la périphérie, nous devons comprendre pourquoi, suivre cela de près », a-t-il dit.  Egalement interrogé sur la crise chypriote et sur ses éventuelles conséquences pour l’ensemble de la zone euro, M. Draghi a souligné à plusieurs reprises que le cas chypriote n’était en aucun cas un modèle de résolution de crise applicable à d’autres pays.  La BCE avait précédemment annoncé le maintien de son principal taux directeur à 0,75%, son plus bas historique et le niveau qu’il occupe depuis juillet 2012.

 

 

Immobilier : la baisse s’accentue

Immobilier : la baisse s’accentue

La tendance à la baisse a longtemps été niée par les professionnels qui se rémunèrent sur les prix ; officiellement reconnue, elle n’est que le début d’un processus qui ira bien au delà des 10% annoncés. . Selon les projections des notaires, basées sur des avant-contrats et rendues publiques jeudi, les prix des logements anciens auront baissé de plus de 7% entre le pic enregistré en août dernier et mai 2013.  Si elle se confirme, cette décrue serait beaucoup plus prononcée que le repli de 1,3% sur l’ensemble de 2012 constaté dans l’Hexagone.  Paris, jusqu’ici épargnée (-1% l’an dernier), est aussi touchée. Le prix médian au mètre carré devrait baisser de 4,5% dans la capitale pour s’établir à 8.080 euros, bien loin des sommets historiques à 8.440 euros atteints en août 2012.  Ces prévisions confirment celles d’autres acteurs. En mars, le Crédit foncier de France tablait sur une baisse de 5 à 10% des prix en 2013 en France, dont 5% à Paris. Les réseaux d’agences (Guy Hocquet, Coldwell Banker France, Orpi…) tablent sur un repli mais beaucoup plus mesuré.  La fin des aides et incitations fiscales, comme le dispositif Scellier pour l’investissement locatif, ou encore la disparition du prêt à taux zéro pour les primo-accédants alimentent principalement ce déclin, selon les notaires, qui se refusent toutefois à parler d’un éclatement de la bulle immobilière.   »La demande reste soutenue mais les acquéreurs sont attentistes, espérant une chute des prix pour se lancer », explique Frédéric Dumont, notaire à Montreuil (Seine-Saint-Denis).  Selon lui, les Français considèrent toujours la pierre comme « la meilleure sécurité pour leur épargne au vu de la situation économique ».   »Le comportement attentiste des vendeurs et des acquéreurs se justifie aussi par l’état général de l’économie et ses perspectives à court terme », ajoute Bruno Delabre, notaire à Seclin (Nord).  Dans l’ancien, seulement 709.000 ventes ont été enregistrées en France en 2012, en baisse de 12% sur un an. Pourtant le taux moyen des crédits immobiliers (3,23%) n’a jamais été aussi favorable aux emprunteurs depuis 1945. Mais de nombreux vendeurs refusent de baisser leur prix, quitte à patienter plusieurs mois, voire à ne pas vendre.  Face à la crise de la zone euro et au coup de frein de l’activité en France, les banques sont aussi de moins en moins enclines à prêter de l’argent.  Les moins de 30 ans sont les premiers à en faire les frais car ils ont soit souvent un apport financier insuffisant, soit un emploi dont la rémunération ne convainc pas les établissements de crédit, explique M. Dumont.  L’année dernière, ils ne représentaient que 15,8% de l’ensemble des transactions immobilières, contre 16,9% pour les plus de 60 ans. Ils s’établissent d’ailleurs dans les zones où le mètre carré est le moins cher: le Nord et l’Est.  Les notaires espèrent que l’Etat pourrait annoncer de nouveaux dispositifs fiscaux avantageux, le mécanisme Duflot, entré en vigueur début 2013, ne devant pas produire ses effets avant un an au moins.  Ce dispositif, mis en place pour succéder au Scellier, impose aux propriétaires investisseurs des plafonds de loyers inférieurs de 20% au niveau moyen du marché, et des plafonds de ressources pour les locataires.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 4 avril 2013

 

Hollande prend des mesurettes face au scandale Cahuzac

Hollande prend des mesurettes face au scandale Cahuzac

Comme d’habitude Hollande tergiverse, un pas en avant, un pas en arrière. Il n’a pas compris que la crédibilité de l’austérité était désormais fortement atteinte pas l’affaire Cahuzac. Maintenant c’est Moscovici et  le ministère de l’intérieur qui vont être soumis à la question, les journalistes vont s’engager dans la brèche. . Annoncer une réforme du Conseil supérieur de la magistrature d’ici l’été pour renforcer l’indépendance de la justice ; prévoir une lutte contre les conflits d’intérêts et interdire tout mandat aux élus condamnés pour fraude fiscale et corruption, tout cela sent le réchauffé. Hollande aurait du profiter de l’affaire Cahuzac pour changer un gouvernement qui n’est pas crédible sur le plan économique et social. Hollande y sera sans doute contraint vers l’été mais ce sera alors sous la pression d’une part d’une opinion publique qui va un peu plus le lâcher, d’autre part sous  l’effet  des informations qui ne manqueront pas de filtrer sur le scandale Cahuzac voire sur d’autres (exemple le fait que le trésorier de campagne de Hollande dispose de comptes dans les paradis fiscaux). Hollande et son entourage ne se rendent  pas compte des dégâts collatéraux de cette affaire qui disqualifie toute la classe politique et les modalités actuelles de la démocratie. D’ici la fin de l’année, Hollande risque de voir son soutien populaire réduit autour de 20% (comme Jospin) ; dès lors ses marges d’action seront nulles et il n’aura plus qu’à désigner   un gouvernement d’experts et/ou d’union nationale en se consacrant à l’inauguration des chrysanthèmes. Comme dit Bayrou, on ne moralise pas la vie publique avec des rustines. Ce n’est pas demain que Hollande va s’attaquer au puisant syndicats des oligarques qui ont transformé la politique en carrière professionnelle et pour cause, il en vient.

L’avocat qui a ouvert le compte de Cahuzac ignorait qu’il n’était pas déclaré !

L’avocat qui a ouvert le compte de Cahuzac  ignorait  qu’il n’était pas déclaré

L’avocat proche de Marine Le Pen qui a ouvert en Suisse le compte bancaire de Jérôme Cahuzac, Philippe Péninque, affirme qu’il ne savait pas que ce compte n’avait pas été déclaré au fisc français, dans un entretien au Parisien-Aujourd’hui en France paru jeudi.   »Lorsque j’ai appris l’existence de cet enregistrement (celui de la voix de Jérôme Cahuzac révélé en décembre par Mediapart, NDLR), j’ai tout d’abord pensé à une manipulation. Je me suis dit qu’il était tombé dans un piège car, pour moi, un gars aussi intelligent que Cahuzac ne pouvait pas ne pas l’avoir déclaré », confie au journal Philippe Péninque.  Cet ancien leader du mouvement étudiant d’extrême droite GUD et ami de la présidente du FN confirme avoir ouvert « certainement en 1992″ à la banque UBS un compte pour Jérôme Cahuzac. « Ensuite, ce compte a vécu sa vie », ajoute l’ancien avocat spécialisé dans les montages fiscaux, sans évoquer son transfert en 2009 à Singapour.   »Cahuzac voulait développer ses interventions de greffes capillaires à l’étranger. Il se rendait parfois chez ses clients en Italie, en Espagne et au Moyen-Orient aussi, je crois. Il était plus +glamour+ pour la facturation de pouvoir donner une adresse en Suisse plutôt qu’à Paris », explique Philippe Péninque. « Je me suis donc rendu à Genève pour ouvrir un compte chez UBS dont j’étais tout d’abord l’ayant droit. Après quelques semaines ou mois – je ne me rappelle plus -, Cahuzac s’est rendu en Suisse mettre le compte à son nom », poursuit l’ancien avocat, assurant qu’il ne savait « absolument pas » que l’ex-ministre du Budget ne l’avait pas déclaré à l’administration fiscale française.  Philippe Péninque dit avoir connu Jérôme Cahuzac au tout début des années 1990 par l’intermédiaire d’un associé – ancien membre du GUD lui aussi – qui était le cousin de sa femme Patricia.   »J’ai la même amitié qu’avant pour lui. Je l’ai croisé par hasard à la sortie d’un café du XVIe arrondissement quelques jours avant ses aveux mardi. Il était blanc comme un linge et il m’a dit: +Je vais aller me dénoncer aux juges+ », affirme l’ancien avocat.  L’ancien ministre du Budget avait été mis en examen mardi pour blanchiment de fraude fiscale après avoir reconnu qu’il avait détenu un compte à l’étranger, des aveux qui ont provoqué un scandale politique.

 

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