Archive mensuelle de avril 2013

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Fabius « dément » la « rumeur » de Libération sur un compte en Suisse

Fabius « dément » la « rumeur » de Libération sur un compte en Suisse

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a « démenti formellement » dimanche auprès de l’AFP une « rumeur, relayée par Libération » dans son édition datée de lundi lui « attribuant un compte en Suisse », ajoutant qu’il engageait des poursuites judiciaires.   »Je démens formellement la rumeur, relayée par Libération dans son édition du lundi 8 avril, m’attribuant un compte en Suisse. Elle ne repose sur aucun élément matériel et est dénuée de tout fondement » écrit M. Fabius dans un communiqué, en annonçant avoir mandaté son avocat « pour qu’il engage les procédures juridiques permettant de le démontrer et de faire cesser la diffusion de ces informations fausses et calomnieuses ».  En Une, le quotidien titre: « Affaire Cahuzac, le cauchemar continue », et écrit que Laurent Fabius a démenti auprès de lui « détenir un compte en Suisse ».  Libé en fait son « évènement » sous le titre: « une possible affaire Fabius tétanise l’Elysée ». S’en suit un long article qui ne produit aucun élément donnant à penser que le ministre des Affaires étrangères détiendrait un tel compte non déclaré, soulignant simplement que Mediapart « explore (cette) piste ».   »Il n’existe à Mediapart que ce qui est publié sur notre site », prend soin de souligner à Libération le journaliste du site d’information Fabrice Arfi.

 

Cahuzac : encore 15 millions cachés en Suisse ?

Cahuzac : encore 15 millions cachés en Suisse ?

L’ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac aurait cherché à déposer 15 millions d’euros en Suisse en 2009, annonce dimanche la télévision publique suisse (RTS). « Il aurait tenté de placer cet argent dans un établissement de gestion financière à Genève en 2009 mais l’établissement aurait refusé par crainte de complications ultérieures, Jérôme Cahuzac étant une personnalité exposée politiquement, selon des informations bancaires recueillies par la rédaction de la RTS », précise la RTS sur son site. Pour Jean Veil, l’avocat de Jérôme Cahuzac, « cette thèse n’est pas crédible sur le plan du bon sens ». Avec l’acceptation en 2009 par la Suisse de se conformer à partir du 1er janvier 2010 aux règles de l’OCDE en matière d’évasion fiscale, Jérôme Cahuzac a cherché à escamoter ses avoirs et a pu clore son compte à la banque UBS avec l’aide de la société financière Reyl et Cie qui a placé l’argent dans la succursale de Singapour de la banque privée suisse Julius Baer. La somme concernée par cette opération est de 600.000 euros, comme l’a dit Jérôme Cahuzac et comme l’a laissé entendre à la presse le procureur genevois Yves Bertossa, en charge de l’enquête.  Le parquet de Genève, qui a saisi les documents bancaires concernant ce compte chez UBS et chez Reyl, a précisé ne pas avoir étudié le détail des mouvements de ce compte, tâche qui reviendra au parquet de Paris, à l’origine de la demande d’entraide judiciaire. Il n’y a pas eu de perquisition chez Julius Baer. Le parquet de Genève n’a pas exclu de recevoir des demandes complémentaires de Paris. Selon la RTS, « des sommes plus importantes auraient été déposées ou transférées par Genève dans les années précédentes », c’est-à-dire avant 2009. Des sources spécialisées n’excluent pas aussi l’existence d’un autre compte et s’étonnent de la relative modicité de la somme transférée sur Singapour compte tenu des frais facturés pour de telles opérations.

 

La rumeur de Libé sur Fabius ( Mediapart)

La rumeur de Libé sur Fabius ( Médiapart)

 

Lundi, Libération relaie une rumeur selon laquelle Mediapart détiendrait des informations sur un éventuel compte en Suisse détenu par Laurent Fabius. Une méthode qui a le don de mettre hors de lui Edwy Plenel, co-fondateur du site d’informations en ligne. « Libération transforme en information une rumeur sur Laurent Fabius en prétendant démentir une non-information de Mediapart », s’est-il offusqué sur Europe 1 lundi matin. « Nous n’avons rien à dire tant que nous n’avons rien publié. Nous sommes des journalistes sérieux. Nous ne publions que ce dont nous sommes sûrs. C’est ce qui s’est passé dans le cas de Cahuzac », insiste le directeur de la publication de Mediapart. « Tant que nous ne publions pas, c’est que nous ne savons pas. Et donc ce qui n’est pas publié n’existe pas », a insisté Edwy Plenel. « Ce ne sont que des rumeurs, l’ennemi du journalisme. Ce ne sont que des commérages, l’ennemi de la démocratie. Et donc, attention. Ce zèle des ouvriers de la 11e heure, dans le moment dramatique, d’interrogations sur notre démocratie, est pour moi catastrophique », assène-t-il.

 

Europe : rejet de l’austérité du fait de la fraude fiscale généralisée

Europe : rejet de l’austérité du fait de la fraude fiscale généralisée

En France, l’affaire d’évasion fiscale touchant l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac va renforcer « la vision un peu dominante d’un rejet des élites politiques, que l’on retrouve un peu partout en Europe », craint Eddy Fougier, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). « Tout concourt à ce que cela conforte les thèses populistes, la thèse du +tous pourris+ », s’inquiète-t-il.   »Comment les citoyens ne seraient-ils pas écoeurés ou révoltés de constater que le grand argentier de l’Etat s’était froidement affranchi de la rigueur et des efforts qu’il leur réclamait? » s’interrogeait jeudi le quotidien Le Monde.  Si cette défiance se mesure jusqu’à présent en France surtout dans les médias et les sondages, dans les pays du sud de l’Europe en revanche, touchés par des années d’austérité beaucoup plus sévère, l’indignation a déjà trouvé sa traduction dans les urnes ou dans la rue.  En Italie, les affaires de fraude sont une constante à l’image des procès contre Silvio Berlusconi ou de l’amende énorme infligée cette semaine aux stylistes de Dolce & Gabbana (343 millions d’euros).  La réaction des Italiens ne s’est pas fait attendre et, aux élections de février, le Mouvement cinq étoiles (M5S) de Beppe Grillo, qui cristallise le vote anticorruption et antiaustérité, a engrangé environ 25% des votes.   »Aucun parti politique ne doit se faire d’illusion. Même si tous n’ont pas agi de la même façon, il existe une rage à leur encontre », juge Giacomo Marramao, professeur de philosophie politique à l’Université Rome III.  Dans la péninsule ibérique, les scandales à répétition provoquent le dégoût. Brandie dans la rue ou dessinée sur internet, l’enveloppe, censée cacher de l’argent, est devenue un symbole d’écoeurement.   »En Espagne, on n’a jamais bien pardonné le fait d’empocher de l’argent et si cela coïncide en plus avec une époque de crise généralisée, cela réveille des sentiments terriblement hostiles », analyse Emilio de Diego, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Complutense de Madrid.  Le Parti populaire (PP) est secoué par deux enquêtes. L’une porte sur une comptabilité occulte du parti qui aurait bénéficié jusqu’au chef du gouvernement Mariano Rajoy. L’autre, baptisée « l’affaire Gürtel », empoisonne la droite depuis 2009, des sociétés proches du PP étant soupçonnées d’avoir versé des commissions et offert des cadeaux afin d’obtenir des contrats publics.  Les scandales touchent aussi la famille royale depuis qu’un juge a ouvert une enquête sur le détournement de plusieurs millions d’euros d’argent public et dans laquelle est poursuivi Iñaki Urdangarin, l’époux de la fille cadette du roi, Cristina, elle-même convoquée prochainement par la justice.  En Grèce, où l’évasion fiscale est pratiquée à grande échelle via des sociétés offshore – comme le confirme l’enquête internationale publiée par différents médias depuis jeudi -, des milliers de manifestants dénoncent les « voleurs » devant le Parlement à chaque manifestation anti-austérité. La « liste Lagarde », comportant quelque 2.000 noms de Grecs détenteurs d’un compte dans la filiale suisse de la banque HSBC, a éclaboussé trois gouvernements accusés d’inaction.  Le journaliste à l’origine de la révélation de l’affaire, Costas Vaxevanis, a été mis en cause pour violations de données personnelles. Dans le même temps, l’ex-ministre des Finances Georges Papaconstantinou était accusé d’avoir falsifié la fameuse liste en retirant le nom de deux de ses cousines…  Les pays du nord de l’Europe ne sont pas épargnés. En Belgique, la création fin 2012 par la reine Fabiola, 84 ans, d’une « fondation privée » a été perçue comme une manière d’éviter les droits de succession. Depuis, la reine y a renoncé et le gouvernement a raboté sa dotation annuelle qui est passée de 1,4 million d’euros à environ 925.000 euros.

Placé ( vert ; EELV) » discrédit politique sur l’ensemble du gouvernement »

Placé ( vert ; EELV) » discrédit politique sur  l’ensemble du gouvernement »

(interviewJDD)

Jérôme Cahuzac a avoué mardi avoir détenu un compte à l’étranger et déclenché une grave crise politique. Qu’en pensez-vous?
Dans cette histoire, on a tous été leurrés. J’ai eu l’occasion de voir de nombreuses fois Jérôme Cahuzac. Je l’ai même entendu éructer contre toutes celles et tous ceux qui attentaient à son honneur. Evidemment, moi qui suis attaché à la présomption d’innocence, je l’ai cru jusqu’à ces aveux. J’en suis encore abasourdi. Je suis bien sûr indigné, scandalisé, dépité. On rajoute une crise morale et éthique à la crise économique et sociale.  

François Hollande dit qu’il ne savait pas. N’est-ce pas là une preuve de naïveté ou d’incompétence?
Quand vous respectez l’ensemble des procédures légales, il n’y a que la justice qui peut agir. S’il y avait eu une enquête commandée à côté, ça n’aurait pas été légal. Ce qui a été fait a été bien fait, et par la presse libre et indépendante, et par la justice. Après, le responsable, c’est quand même Jérôme Cahuzac.

Croyez-vous que l’exécutif n’était au courant de rien?
Je suis peut-être naïf mais je crois les gens! Et je continuerai à le faire. Si à chaque fois qu’il y a un délit, ou même un crime, on en tire une leçon générale par rapport à telle ou telle personne qui aurait éminemment fauté, ça n’est pas possible.

«Je ne veux pas crier avec les loups»

François Hollande souhaite que tout élu condamné pour corruption ou fraude fiscale soit inéligible à vie de tous mandats. Qu’en pensez-vous?
Je ne suis pas particulièrement pour comme je ne suis pas pour la prison à vie pour un meurtre. Le mot « à vie » pose toujours la question du droit. Il ne faut jamais être dans l’urgence là-dessus. Après, l’essentiel de ce qui a été dit correspond à ce que l’on porte.

Le gouvernement a-t-il perdu de sa crédibilité?
Bien sûr! Je ne veux pas accabler Jérôme Cahuzac parce que je ne veux pas crier avec les loups. Mais c’est lui qui portait la politique d’austérité et de rigueur. Il faut être d’une exemplarité absolue pour pouvoir porter ce type de messages. De fait, le discrédit politique s’étend à l’ensemble du gouvernement, mais aussi à l’ensemble de la classe politique avec la combinaison de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, les visites des juges chez Bernard Tapie, Patrick Buisson… Il y a un discours du « tous pourris, tous corrompus ». Je comprends le coup de massue pour les Françaises et les Français qui se disent « de qui se moque-t-on? »

Les débats sur le mariage pour tous ont commencé jeudi au Sénat. Le vote s’annonce serré. Redoutez-vous que le texte ne passe pas?
La majorité est très compacte à l’exception de quelque voix autour de Jean-Pierre Chevènement au groupe RDSE, quelques élus d’Outre-mer qui ont une autre culture vis-à-vis du mariage pour tous. Il y aussi quelque voix centristes en notre faveur ou qui vont s’abstenir. Donc logiquement, si tout le monde dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit, ça devrait passer de quelques voix.

«On pèse peu sur la politique gouvernementale»

Vous êtes favorable à la PMA. Hollande a dit qu’il suivra l’avis du Comité d’éthique. Cela vous inquiète?
Il faut arrêter la reculade! Le Premier ministre avait garanti au groupe socialiste qu’il l’insérait dans le projet de loi sur la famille, avant l’été. Si le président se conforme finalement à l’avis du comité éthique (rendu à l’automne, Ndlr), je dirais que ça suffit! Il y a eu trop de reculs sur les questions sociétales. Je ne comprends pas où le chef de l’Etat espère tirer des bénéfices politiques de cette façon de faire. Ça n’a aucun sens, tout simplement!

A quoi conditionnez-vous votre départ de la majorité?
Il est vrai qu’on pèse peu sur la politique gouvernementale. Mais je ne vois pas aujourd’hui l’intérêt de sortir du gouvernement ni de prendre des distances accrues. Ça serait quelque part une facilité de s’en sortir en disant « on s’en va ». On pourrait faire le « Mélenchon écolo ». Moi j’ai bon espoir de réussir à peser dans la majorité. Il doit y avoir une prise de conscience dans l’exécutif.

Cécile Duflot a plaidé mercredi en Conseil des ministres pour une « inflexion de politique ». Pensez-vous qu’elle va être entendue?
Oui! Notamment sur l’accord interprofessionnel sur l’emploi, pour lequel la gauche du Parti socialiste est excédée. Les députés qui rentrent toutes les semaines dans leurs circonscriptions entendent les électeurs qui ont voté François Hollande au premier tour qui leur disent qu’ils ne voteraient plus pour lui.

Vous êtes critique envers la politique économique sociale, écologique, menée par le gouvernement. Il n’y a plus vraiment de sujets pour lesquels vous apportez votre soutien…
C’est vrai, le raisonnement est difficile à tenir. Je suis un déçu de ce gouvernement et de la politique menée. Je ne m’attendais pas un seul instant à ce que le gouvernement mène une politique aussi infléchie de social-libéralisme et accepte si rapidement les contraintes du marché et les contraintes européennes. Je m’attendais à du volontarisme, à de l’ambition.

«La qualité de la candidature de NKM»

L’automne sera une séquence politique importante pour les écologistes, avec le budget et la transition énergétique. Dans l’entourage de Cécile Duflot, on parle de « moment charnière »…
Nous souhaitons la réussite du gouvernement mais on constate un début d’échec significatif.Comme on est dans ce bateau-là, on préfère tourner la barre avant de toucher l’iceberg. Le président de la République a fait une émission en disant « je, je, je ». Je m’intéresse donc à lui maintenant, et je ne m’occupe pas d’Arnaud Montebourg ou Delphine Batho. Il faut que François Hollande assume ses responsabilités.

Vous vous êtes récemment dit « extrêmement inquiet » concernant les municipales à Paris. Pourquoi?
C’est vrai qu’on arrive après treize ans d’une politique de gauche un peu essoufflée. Anne Hidalgo est porteuse du bilan de Bertrand Delanoë et je ne sens pas de dynamique sociale ou écologiste dans sa campagne. Je ne sens pas de débats d’idées, je n’entends pas de propositions. Quand on voit la situation au niveau national et la qualité de la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet, je me dis qu’il faut faire attention.

Les écologistes souhaitent présenter une liste autonome dans la capitale. Est-ce selon vous indispensable?
Bien sûr.J’appelle cela de mes vœux, comme dans la plupart des villes de plus de 100.000 habitants. C’est une stratégie politique.

Qui pour la mener? Les candidats déclarés ne sont pas des figures du parti au niveau national…
Le combat à Paris est très médiatisé. Mais il ne faut pas que nous les Verts allions aussi dans cette tonalité. Dans ce type d’élections, avoir des gens qui ont les pieds sur le terrain ne m’inquiète pas du tout.

Regrettez-vous que le patron d’Europe Ecologie – Les Verts, Pascal Durand, ne soit pas candidat à Paris?
Oui.Le seul conseil que j’ai à donner à notre excellent secrétaire national, c’est de se confronter au suffrage universel. Ça lui donnera plus de poids. Je veux renforcer sa parole.

Pourquoi pas vous?
(Rires). De nombreux amis me sollicitent en effet. C’est sympathique, beaucoup de gens viennent me voir pour les municipales, les régionales et même déjà pour la présidentielle.J’en suis flatté.

«Il faut que les ministres gardent la tête froide»

Vous avez donc d’autres volontés que celles de rester sénateur?
Beaucoup ont daubé sur mes ambitions ministérielles. J’assume. J’étais disponible mais je n’ai aucune amertume de ne pas y être. Je vais toujours au bout de ma logique, je suis un homme qui veut peser sur mes choix. Je n’ai pas particulièrement envie de faire autre chose que de présider le groupe écologiste au Sénat dans les mois et les années à venir.

Vous avez souvent été décrit comme un « apparatchik ». Cela vous a-t-il blessé?
Ça m’amuse beaucoup. Il s’agissait peut être de stigmatiser un responsable vert qui pour une fois affichait la volonté institutionnelle d’installer l’écologie dans les responsabilités. C’est mon combat depuis quinze ans et je continuerai là-dessus. C’est en disant les choses que l’on peut peser.

Vous gardez espoir malgré la crise politique et morale…
Bien sûr! Et il faut que les ministres gardent la tête froide. Je vois qu’ils ont tous un sentiment de désolation, de déprime. Dans les périodes de crise,il faut garder les nerfs solides.

Vous avez pris la présidence du premier groupe écologiste au Sénat en septembre 2011. Quel regard portez-vous sur les mois écoulés?
Les marges de manœuvres sont faibles mais on a réussi à donner une parole un peu plus libre et rajeunir le Sénat. Il suffit de regarder l’hémicycle pour voir que l’on détonne un petit peu ne serait-ce que par l’âge et les visages!

 

UMP: plus d’élection pour la présidence ?

UMP: plus d’élection pour la présidence ?  

Officiellement, MM. Copé et Fillon s’en tiennent à l’accord passé entre eux le 18 décembre, pour mettre fin à la grave crise générée par l’élection controversée du premier à la présidence du parti un mois plus tôt, et qui avait écorné leur image dans l’opinion.  Selon cet accord, Jean-François Copé restait président de l’UMP, sa direction devenait collégiale (et pléthorique) et une nouvelle élection était programmée pour septembre.  Depuis, la donne a changé, tant au sein du parti qu’en dehors. Pour de nombreux responsables et cadres de l’UMP, « Copé tient bien la boutique » (même si certains fillonistes, dénoncent « une parti verrouillé ») et se concentre sur les municipales de 2014, multipliant les réunions publiques à travers la France.  L’ancien Premier ministre, qui vient de lancer sa propre formation, Force républicaine, a, lui, l’esprit clairement tourné vers la primaire de 2016 en vue de la présidentielle, comme le montre l’intense activité qu’il déploie avec son « tour de France à l’écoute des Français » pour préparer un « projet politique d’alternance ».  Surtout, les militants font savoir qu’ils n’ont aucune envie de rejouer la mauvaise pièce de l’automne dernier et plaident pour le rassemblement.   »Est-il vraiment nécessaire que nous revotions, alors que l’objectif principal aujourd’hui, ce sont les municipales? », s’interrogeait fin février Philippe Rapeneau, le secrétaire départemental du Pas-de-Calais, en accueillant M. Copé à une réunion publique à Arras.  Mais « un accord est un accord. Il doit être respecté dans son intégralité », a martelé François Fillon mardi dernier, lors du comité stratégique hebdomadaire du parti. Le président de l’UMP dit peu ou prou la même chose.  Voilà pour « les postures officielles », comme les qualifie un proche de Copé. « En réalité, c’est plus complexe », estime le même, « tant que Fillon ne dit pas s’il sera candidat ou non, la stratégie publique consiste à rappeler qu’il y a un accord ». François Fillon a indiqué à plusieurs reprises qu’il prendrait sa décision en juin.  Aucun des deux rivaux n’a intérêt à sortir du bois le premier et se retrouver dans la position de celui qui rompt le pacte. Ayant chacun tout à gagner ou tout à perdre dans un combat à l’issue incertaine, ils pèsent le pour et le contre.  La victoire leur assurerait à l’un comme à l’autre une légitimité incontestable à la tête du parti. Une défaite, au contraire, signerait pour le perdant « la fin de ses ambitions politiques », comme le soulignent plusieurs responsables du parti.  Mais « Fillon ne peut pas se dérober », selon ses proches (Baroin, Pécresse notamment), sauf à se discréditer pour ce qui risquerait d’apparaître comme un manque de détermination de sa part.   »Il y aura une élection », assure un autre filloniste… Mais pas forcément avec Fillon, ajoute ce dernier, en allusion à Laurent Wauquiez. Le vice-président filloniste de l’UMP, à qui beaucoup à droite prêtent du « talent », brûle de se mesurer à Copé, lequel n’aurait en revanche aucune envie de placer son cadet à son niveau. « Les idées de Fillon doivent être représentées » en septembre, répète le député-maire du Puy-en-Velay et fondateur de la Droite sociale. Mais pour l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, et soutien de Copé, une nouvelle élection ne peut avoir lieu que si l’on rejoue le match Copé/Fillon.  D’autres (Brice Hortefeux, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire) réfléchissent à une porte de sortie « honorable » dont Wauquiez ferait les frais mais qui pourrait convenir au couple Copé/Fillon: Profiter du congrès virtuel (par internet) prévu vers la fin mai pour faire entériner les nouveaux statuts du parti en posant une question supplémentaire aux militants. Voulez-vous ou non d’une nouvelle élection? S’ils répondaient non, tant Copé que Fillon auraient beau jeu de se plier à la volonté de leurs troupes.

 

Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDI devant un tribunal pour une affaire de marché public

Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDI  devant un tribunal pour une affaire de marché public

Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDI de Drancy (Seine-saint-Denis), va comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour une affaire de marché public, a-t-on appris samedi de source judiciaire confirmant une information du Parisien.  Le responsable centriste est soupçonné d’avoir attribué illégalement un marché public pour la construction d’une tribune du stade Guy Moquet à Drancy, selon le Parisien  Il sera jugé par le tribunal correctionnel de Paris à une date non précisée.  Selon une source proche de l’enquête, l’affaire a pour origine deux plaintes pour « prise illégale d’intérêt » et « détournement de fonds publics », déposées le 14 octobre 2010 auprès du parquet de Bobigny par un jeune responsable PS de Drancy, Ugo Portier-Thomassin.  La plainte pour prise illégale d’intérêt concernait l’attribution de marchés publics à une société dirigée par une personne de l’entourage d’une adjointe de M. Lagarde. Celle pour « détournement de fonds publics » avait pour origine des dépenses effectuées pour une association de la majorité municipale.  Les deux dossiers avaient été dépaysés à Paris. La première plainte a été classée sans suite, selon la source judiciaire. La seconde a débouché sur une injonction faite à M. Lagarde de rembourser les sommes versées à l’association, ce qu’il a fait, selon la source proche du dossier .  Durant l’enquête les policiers ont cependant mis au jour d’autres malversations présumées, dans la gestion municipale, selon la même source.  Selon le Parisien il s’agissait de l’attribution illégale d’un marché public à une société de location de matériel événementiel et l’attribution d’un marché public pour la tribune du stade Guy-Môquet, à Drancy.  L’affaire concernant la location de matériels événementiel a été réglée dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable, a précisé la source judiciaire. Selon le Parisien, M. Lagarde a été condamné à 5.000 euros d’amende dans le cadre de cette procédure.  M. Lagarde est renvoyé devant le tribunal concernant l’affaire du stade.  Contacté par l’AFP, Ugo Portier-Thomassin s’est félicité du renvoi en correctionnelle de M. Lagarde, mais a regretté que l’un des volets de l’affaire ait été réglé par la procédure du plaider-coupable.   »La justice a fait son travail, mais l’a fait en totale opacité », a-t-il regretté. « Compte tenu du contexte actuel, les élus ne doivent pas seulement être condamnés par la justice, mais également par les électeurs », a-t-il ajouté, demandant « plus de transparence ».  Interrogé par l’AFP, M. Lagarde s’est dit « pas naïf au point de ne pas voir que l’information transmise au Parisien l’a été deux jours après que j’ai demandé une commission d’enquête parlementaire dans l’affaire Cahuzac ».   »J’observe également que j’apprends moi-même tout ceci dans le journal alors que je n’ai reçu à ce jour aucune convocation de la justice.  Dans cette affaire, j’avais moi-même saisi la justice et j’attends maintenant avec sérénité mais impatience de m’expliquer devant des juges indépendants », a-t-il ajouté.

 

Cahuzac a fourni un certificat fiscal falsifié

Cahuzac a fourni un certificat fiscal falsifié

L’homme politique a présenté à la banque suisse « un certificat fiscal falsifié », écrit le Monde.  Le journal français Le Monde a décrit mercredi dernier l’odyssée des 600.000 euros non déclarés de Jérôme Cahuzac, qui sont restés longtemps en Suisse.  En 1992, Philippe Péninque, un ami de longue date de Jérôme Cahuzac a ouvert pour lui, sous son nom, ce compte à l’UBS Genève.  Quelques mois plus tard, Jérôme Cahuzac s’est rendu lui-même à Genève et le compte a été transféré à son nom.  En l’an 2000, la petite société financière Reyl & Cie, établie à Genève, est entrée en piste. A l’époque elle n’avait pas de licence bancaire, mais travaillait comme une société de Bourse. A ce titre, elle relevait de la surveillance de la FINMA, l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers.  En tant qu’intermédiaire financier, Reyl & Cie n’était pas soumise aux mêmes règles que les banques et ne devait pas fournir de renseignement sur les détenteurs de ses comptes.  Reyl & Cie a ouvert auprès de l’UBS un compte « omnibus », soit un compte comprenant les fonds de plusieurs clients, seulement connus par la banque, et parmi lesquels figurait Jérôme Cahuzac, dont l’argent est resté de facto à l’UBS.  En 2009, après que la Suisse s’est déclarée prête à accorder l’aide judiciaire en cas d’évasion fiscale, Jérôme Cahuzac a estimé que la situation devenait trop dangereuse à Genève et a demandé à Reyl & Cie de transférer les fonds sur un compte ommnibus à Singapour, auprès de la filiale de la banque Julius Baer .  La banque Julius Baer a réagi avec prudence, écrit le journal. Elle a réclamé à Reyl & Cie, bien que rien ne l’y obligeait, un formulaire appelé « formulaire A », qui fait apparaître le nom du détenteur des fonds.  Lorsque les banquiers de Julius Baer ont vu qu’il s’agissait d’un homme politique, ils ont demandé un document certifiant que les fonds avaient bien été déclarés au fisc compétent.  Selon des recherches effectuées par le Tages Anzeiger, Jérôme Cahuzac « a présenté un certificat fiscal falsifié ». Il a également assuré que ces 600.000 euros provenaient de son activité de chirurgien esthétique, ajoute le journal. En conséquence, Julius Baer a autorisé l’opération de transfert de fonds.

 

Sondage -Cahuzac- gouvernement : 60% des Français pour un remaniement

Cahuzac- gouvernement : : 60% des Français pour un remaniement

A la question « Après l’affaire Cahuzac, seriez-vous favorable ou pas favorable à un remaniement prochain du gouvernement ? », 29% répondent « tout à fait favorable » et 31% « plutôt favorable ». Le total de sondés qui ne sont pas favorable à un remaniement est de 40%.  Sans surprise, c’est parmi les sympathisants du parti de droite UMP (78%) et du parti d’extrême droite Front national (85%) qu’on trouve une plus large majorité de personnes pour un remaniement. Mais même parmi les sympathisants du Parti socialiste au pouvoir, ils sont 42% à vouloir que le président François Hollande remanie son équipe gouvernementale (contre 58% pas favorables).  Interrogés sur l’impact de l’affaire sur l’image qu’ils ont du personnel politique français, 70% des sondés le jugent « plutôt négatif » (6% « plutôt positif », 24% jugent qu’il n’a « pas d’impact »). Sur l’image du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, l’impact est « plutôt négatif » à 62% (7% « plutôt positif », 31% sans impact). Pour l’image de François Hollande, l’impact est négatif à 55%, positif à 9% et sans impact à 36%.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 6 avril 2013

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

France : les réformes impossibles

France : les réformes impossibles

 

En gros pour sortir le pays de la crise, on propose une moralisation de la vie politique qui se résume au non cumul des mandats et à quelques broutilles. Un peu court sur le plan économique, social et même républicain. Sur le plan démocratique, l’enjeu n’est pas le cumul des mandats mais la division par dix du nombre des élus (communes, cantons, régions, assemblée, sénat etc.).Une réforme démocratique qui éviterait la dilution des responsabilités et les gâchis financiers.  L’urgence la seule, c’est la croissance et l’emploi, ce qui implique une plus grande compétitivité et moins de fiscalités qui plombent l’économie. La rigueur, il en faut mais on ne résout pas en 5 ans un problème qui perdure depuis trente ans, il faut évidemment étaler le redressement qui sera d’autant plus facile si la croissance reprend. Malheureusement, personne ne gère le pays qui a été abandonné aux superstructures à caractère administratif et qui décident des budgets. (Et des gaspillages). Il importe en conséquences de diminuer aussi par 10 ou 20  les procédures administratives (et pas  seulement les informatiser !) qui tuent  l’initiative. Recentrer l’école primaire sur l’essentiel (français, calcul), sortir l’université de son ghetto, recadrer la formation sur de vraies qualifications. Mettre fin au scandale de la formation permanente (30 milliards par an !). Globalement recentrer  la puissance publique sur les tâches régaliennes réelles et déléguer par délégation de service public nombre de missions (exemple Pôle emploi qui ne sert à rien,). En bref redonner de l’oxygène à l’économie et aux acteurs. Ce qui implique aussi de désétatiser les conditions sociales. Il convient de redéfinir le soutien aux politiques industrielles (depuis la disparition du plan il n’y a plus de stratégie) ; enfin mettre un terme à la financiarisation outrancière de l’économie qui se développe au détriment du développement économique notamment des PME. Autant de réformes (avec quelques autres comme l’environnement et la santé alimentaire) qui supposent une révolution culturelle chez nos élites qui conduisent le pays dans le mur.

La France vers le chaos économique, social et politique

La France vers le chaos économique, social et politique

 

Rien ne pourra plus arrêter l’irréversible processus de dégradation de la vie économique politique ou sociale. Au plan  socio économique les chiffres sont incontournables, on va compter 300 000 chômeurs en plus en 2013, la croissance va demeurer au niveau zéro, les déficits vont se maintenir et même s’amplifier sous le poids des dépenses sociales (4.8% du PIB en 2012) au moins 4% en 2013 (sans doute davantage car Hollande ne pourra réaliser les économies annoncées) ; la dette va croitre à près de 100% du PIB ( en dépit d’une fiscalité record) . Il ya en France au moins 7 millions de personnes qui n’ont pas un véritable emploi (chômeurs indemnisés, chômeurs non indemnisés et souvent non inscrits, allocataires sociaux divers). La  France compte environ 5 millions de pauvres. Les revenus des plus riches (0.01%) de la population  ont en  moyenne augmenté de 100 000 euros par an (en 5 ans). Les 10 % les plus pauvres gagnent en moyenne autour de 750 euros mensuels  et les 10% les plus riches en moyenne 5 000 euros. Evidemment il s’agit de chiffres officiels qui ne peuvent prendre en compte les fortunes et patrimoines « délocalisés » à l’étranger et notamment dans les paradis fiscaux. Notons aussi la moyenne des salaires des grands patrons plus de 4 millions par an. (Sans parler des retraites chapeaux exemple le trésorier de la campagne de Hollande qui a perçu 10 millions !) . Économiquement et socialement la France se dirige vers le chaos type Espagne voire Grèce. Au plan politique, c’est la décomposition du système oligarchique où la politique est dirigé par les syndicats des élus qui gèrent l’intérêt général au profit d’une carrière professionnelle ; avec toutes les dérives que cela entraine. Les extrêmes qui ont adopté une posture de protestation seront politiquement les bénéficiaires de cette décomposition. Revers de la médaille, le pays sera ingouvernable et à un certain degré de crise financière, il faudra mettre en place un gouvernement d’experts. Cela demandera du temps, un temps suffisant pour plonger la France dans le chaos.

Jean-Luc Mélenchon : « la pourriture du monde politique »

Jean-Luc Mélenchon : «  la pourriture du monde politique »

Jean-Luc Mélenchon cherche à capter la colère provoquée par l’affaire Cahuzac et à ne pas laisser à Marine Le Pen le terrain du « tous pourris ». Depuis l’accélération du scandale et les aveux de l’ancien ministre du Budget sur l’existence de son compte en Suisse, les deux adversaires résolus que sont le Front de gauche et le Front national apparaissent de plus en plus en concurrence pour tirer bénéfice de l’affaire, si tant est que celle-ci ne fasse tout simplement le jeu de l’abstention. « Grand coup de balai » pour « purifier (l’)atmosphère politique », « pourriture intrinsèque (du) système », a tonné vendredi matin Jean-Luc Mélenchon sur France Info. Mercredi, devant une usine de Charleville-Mézières, Marine Le Pen utilisait une autre image pour réclamer la dissolution de l’Assemblée nationale: « Il faut qu’ils vident en quelque sorte l’abcès par de nouvelles élections. » D’abord proposée par le seul Parti de gauche, puis par l’ensemble des partenaires du Front de gauche, « la marche citoyenne pour la VIe République » et « contre la finance et l’austérité » aura lieu le dimanche 5 mai, un an après l’élection de François Hollande (le 6 mai 2012). Mais, hasard du calendrier – ou pas -, elle suivra de quelques jours un autre défilé, celui que le FN consacre chaque année à la figure de Jeanne d’Arc. Secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel dément toute volonté de « se compter » et de chercher à « concurrencer le FN ». « On n’y a même pas pensé. Jusqu’à preuve du contraire, la grande manifestation du 1er mai, c’est celle des travailleurs » et des syndicats, rappelle-t-il.   »Notre problème n’est pas de concurrencer le FN, mais d’avoir des mots qui parlent et qui sont compris dans la situation actuelle », explique-t-il aussi. Il n’y a pas si longtemps, le 23 mars, Jean-Luc Mélenchon affirmait cependant avoir, dans cette période de crise, « le sentiment d’être dans une course de vitesse avec l’extrême droite ». « Le peuple qui rejette le système choisira entre notre réponse et la leur », déclarait-il. Jeudi, le Parti de gauche a durement attaqué Marine Le Pen, qualifiée de « caniche fidèle » dans l’affaire Cahuzac et renvoyée à la « lamentable caste de l’entre-soi ». Il faut dire que la veille une nouvelle fenêtre de tir s’était ouverte avec la révélation des liens d’amitié entre la présidente du FN et Philippe Péninque, l’ancien avocat et ex-leader du GUD qui avait ouvert le compte en Suisse de Jérôme Cahuzac en 1992. « On voit bien qu’il y a des proches de Marine Le Pen qui ne sont pas très éloignés de l’oligarchie (…) S’il y a une seule solution de rupture dans ce pays, elle est avancée par le Front de gauche », assure M. Coquerel. « Je ne suis pas sûr que Mélenchon soit le mieux placé. Il a passé 31 ans au PS, a été ministre de Jospin… », répond le vice-président du FN, Florian Philippot. « Il porte une part de responsabilité dans ce délitement, en ayant appelé à voter Hollande sans condition au soir du 1er tour » de la présidentielle, ajoute-t-il. Côté frontiste, on déclare volontiers ne plus craindre Jean-Luc Mélenchon, qui avait échoué à battre Marine Le Pen aux législatives en juin dernier à Hénin-Beaumont. « Mais dans les périodes un peu troubles », souligne un cadre du FN sous couvert d’anonymat, « son discours simplificateur peut empêcher un certain nombre d’électeurs de gauche de basculer vers nous ».

 

 

 

Mediapart annonce un scandale républicain

Mediapart annonce  un scandale républicain

 

Après l’affaire Cahuzac, le site d’informations Mediapart promet d’autres révélations que son fondateur qualifie de « scandale républicain », dans un extrait d’un entretien qui sera diffusé dimanche. « Mediapart, après cette affaire Cahuzac, va avoir d’autres informations qui vont aller dans ce sens là et qui vont poser cette question, dont je sais le caractère lourd, il nous faut un sursaut démocratique et social », explique Edwy Plenel, dans cet extrait diffusé par la chaîne télévisée France Ô. « On ne peut pas continuer à être dirigé par des gens qui se croient au-dessus des lois qu’ils votent », ajoute-t-il. Prié de dire si la France se dirige vers un « scandale d’Etat », Edwy Plenel répond : « Vers un scandale républicain car c’est toute la République qui est concernée ».

 

 

Hollande-tour de France : abandon après la première étape !

Hollande-tour de France : abandon après la première étape !

Par suite de scandales et d’impopularité hollande renonce à son tour de France. La crise consécutive à la démission et aux aveux de Jérôme Cahuzac contraint le chef de l’Etat à s’adapter. Première victime : l’opération reconquête de l’opinion lancée voilà quelques semaines va devoir attendre. « C’est trop compliqué d’aller au contact des Français tant que la situation n’est pas stabilisée », reconnaissait un conseiller vendredi matin sur Europe 1. Du coup, c’est à Paris que François Hollande passera une grande partie des deux prochains week-ends. Forcément studieux. En fin de semaine prochaine, François Hollande devait passer deux jours dans la Drôme et en Ardèche et passer une nuit sur place. Un déplacement sur le modèle de celui effectué au début du mois de mars à Dijon. Et qui ne s’était pas si bien passé. Le président avait été sévèrement apostrophé à plusieurs reprises par des quidams (voir vidéo ci-dessous), et le service d’ordre avait fait du zèle. Et tout cela, c’était avant les derniers rebondissements de l’affaire Cahuzac. L’Elysée préfère donc jouer la prudence en renonçant, comme l’a annoncé Europe 1 vendredi matin, à ce déplacement à haut risques.  Pour son déjà sixième déplacement depuis son élection dans son fief corrézien, samedi, François Hollande a aussi considérablement réduit la voilure. Le chef de l’Etat ne participera donc pas à la pose de la première pierre du centre de formation de la Chambre de commerce et d’industrie de Brive, pas plus qu’il n’inaugurera à Ussel l’Établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes. Le président se contentera finalement des salons feutrés de la préfecture de Tulle, où il apposera la Légion d’honneur au veston de plusieurs personnalités du département.. C’est donc à l’Elysée que François Hollande passera (au moins) ses deux prochains week-ends. Le chef de l’Etat va consulter tous azimuts ses conseillers pour préparer la riposte. Le travail devrait essentiellement porter sur la moralisation de la vie publique. Depuis le Maroc, c’est sur ces questions qu’il s’est engagé. « Nous avons besoin de continuer la moralisation de la vie politique et même de la vie économique. Alors, je vous le dis, j’irai jusqu’au bout sur ces questions », avait-il lancé jeudi à la tribune. C’est donc par l’assainissement de la vie publique que l’Elysée va tenter de contrecarrer le mécontentement croissant dans l’opinion. Le chantier est colossal.

 

 

Montebourg, la girouette, veut dénationaliser

Montebourg, la girouette veut dénationaliser

 

 

Montebourg change de discours en fonction des interlocuteurs, normal pour un avocat ! Hier il voulait nationaliser (en vain), aujourd’hui puisqu’il parle au Wall Street Journal, il faut faire sérieux et donc dire qu’on envisage de vendre les bijoux de famille, pour réduire le déficit évidemment. Montebourg est bien la caricature de l’absence de politique économique du PS ; il peut d’autant dire n’importe quoi que la PS n’a jamais eu de politique économique (Collomb, maire PS de LYON dixit) et une fois au pouvoir fait tout et le contraire (les nationalisations de Mauroy et les privatisations de Jospin).   »Dans le cadre de la restructuration budgétaire et la modernisation des politiques publiques, nous réfléchissons en effet à un changement de nos participations », a déclaré le ministre dans une interview au Wall Street Journal. « Nous n’excluons pas ce genre d’action, mais nous ne voulons pas perdre notre influence sur les entreprises », a-t-il ajouté.  Dans son entretien au quotidien financier américain, Arnaud Montebourg a refusé de dire quelles participations pourraient être concernées.   L’entourage du ministre a ensuite minimisé la portée de ces déclarations, en affirmant à l’AFP: « Aucune cession, ni a fortiori évidemment privatisation d’entreprise stratégique de l’Etat, n’est aujourd’hui à l’ordre du jour. » « Arnaud Montebourg n’a fait que réitérer une doctrine constante de l’Etat actionnaire selon laquelle l’Etat ne s’interdit pas de céder les participations qu’il détient au-delà des seuils fixés par la loi dans certaines entreprises », a-t-on assuré.  L’Etat a ainsi annoncé la semaine dernière la vente d’une participation de 3,12% dans l’équipementier aéronautique Safran pour 448,5 millions d’euros, a-t-on rappelé de même source.  Après un dérapage budgétaire en 2012, le gouvernement a reconnu qu’il n’arriverait pas à atteindre l’objectif d’un déficit public à 3% du PIB cette année et qu’il négociait un délai avec la Commission européenne. L’objectif de François Hollande est toujours de parvenir à l’équilibre budgétaire en 2017, et le président a récemment dit vouloir donner des « gages » de bonne gestion.  Parmi les importantes participations publiques (directes et indirectes), on compte des parts très majoritaires dans EDF (84,4%) ou Areva (87%), ainsi que des participations minoritaires dans France Télécom (27%), Air France-KLM (15,9%), GDF Suez (36%), Thales (27,1%), EADS (15%) ou encore Renault (15%).  Selon un responsable français cité sous couvert de l’anonymat par le Wall Street Journal, vendre une partie de la participation dans EDF serait « le choix évident ».  Interrogé par l’AFP, le géant français de l’électricité, dont la participation de l’Etat vaut 24,2 milliards d’euros au cours boursier de vendredi, n’a pas souhaité faire de commentaire.   »Il n’y a aucune cession programmée à l’heure actuelle », a-t-on assuré au ministère de l’Economie, en réponse à une question sur EDF. « Et en tout état de cause, ces opérations ne visent pas à combler les déficits », a-t-on ajouté.  Mais « l’Etat n’a jamais dit qu’il était immobile. On peut être un peu mobile sur le portefeuille. On ne l’a pas fait pendant un moment car les marchés n’étaient pas favorables », a-t-on souligné.

 

 

Bartolone « essaie de convaincre » Cahuzac de renoncer à son siège de député ; on rêve !

Bartolone « essaie de convaincre » Cahuzac de renoncer à son siège de député ; on rêve !

 

Le président de l’assemblée nationale ( 3 ème personnage de l’Etat) qui essaye de convaincre un voleur de ne pas redevenir député, on rêve ou plutôt non. C’est la triste réalité du système politique qui s’auto protège. Du coup un voleur et un arnaqueur, ministre du budget, pourrait reprendre sa place et l’assemblée et voter notamment les lois fiscales ! C’est la loi a dit Bartolone, la loi de la mafia du système politique oligarchique.   »J’essaie d’expliquer à M. Cahuzac, compte tenu des propos qui ont été les siens devant la représentation nationale, qu’il vaut mieux qu’il ne redevienne pas député », a déclaré devant des journalistes M. Bartolone, qui s’est entretenu par téléphone « hier » (jeudi) avec l’ex-ministre du Budget.  Pressé de questions pour savoir si Jérôme Cahuzac lui avait formellement dit qu’il voulait revenir à l’Assemblée, M. Bartolone a répondu: « Vous imaginez toutes les idées qui peuvent lui passer par la tête », ajoutant, « je veux qu’il reste dans le rationnel ».   »Il y a les textes et il y a le contexte », a-t-il poursuivi. « Les textes prévoient que si Jérôme Cahuzac ne démissionne pas d’ici le 19 avril (un mois après sa démission du gouvernement, ndlr), il redevient automatiquement député. C’est la loi, c’est la dernière réforme constitutionnelle », a-t-il expliqué.   »Mais il y a le contexte et j’ai essayé de convaincre M. Cahuzac qu’il ne redevienne pas député. C’est mieux pour lui, c’est mieux pour l’Assemblée nationale », a poursuivi M. Bartolone.  Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a espérer pour sa part qu’il restait « une parcelle d’autorité au Premier ministre » pour dissuader l’ex-ministre de reprendre son siège. « Je n’ose pas imaginer que Jérôme Cahuzac puisse revenir après avoir parjuré comme il l’a fait devant la représentation nationale », a-t-il déclaré à l’AFP.  Dans les couloirs du Palais-Bourbon, le député socialiste Thierry Mandon estimait de son côté qu’il serait « inimaginable politiquement, humainement et moralement » que M. Cahuzac revienne à l’Assemblée. Si cela devait arriver, a-t-il précisé, il ne serait pas admis au sein du groupe socialiste, d’autant plus que le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a assuré que Jérôme Cahuzac « s’était exclu de fait » du parti.  Le ministre écologiste du Développement Pascal Canfin (EELV) a estimé pour sa part sur BFMTV que son ex-collègue n’avait « rien à faire à l’Assemblée ».  Moins catégorique, la ministre déléguée aux Personnes âgées, Michèle Delaunay, a souligné que la décision de Jérôme Cahuzac de renoncer ou non à son siège relevait « de sa conscience », tout en estimant que « sa fierté suffira » à l’en dissuader. « Ce n’est pas à nous de lui prescrire, mais à lui de choisir. Le mettre sous pression est une erreur », a-t-elle déclaré à l’AFP.  Le porte-parole de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, jugeait pour sa part que « les Français ne comprendraient pas qu’il puisse à nouveau siéger », « alors qu’il ne peut plus représenter le peuple français ».

 

 

Harlem Désir : un référendum sur la moralisation ou la grosse ficelle du PS

Harlem Désir : un référendum sur la moralisation ou la grosse ficelle du PS

Harlem Désir lance un ballon d’essai, un referendum pour permettre au gouvernement de se sortir du bourbier politique, économique et social dans lequel il s’est embourbé. La ficelle est un peu grosse, car on ne peut que répondre oui à un référendum qui propose de moraliser la vie politique. Une sorte de plébiscite tellement grossier que le non pourrait être majoritaire.   Le premier secrétaire du PS Harlem Désir a défendu lors d’une rencontre avec des nouveaux militants à Limoges l’idée d’un référendum auprès des français en vue de mettre en œuvre des réformes pour la moralisation de la vie publique, et « remettre à plat tout ce qui doit l’être ».   »Nous devons donc organiser un véritable sursaut démocratique, remettre à plat tout ce qui doit l’être pour que les électeurs retrouvent confiance », a-t-il déclaré devant environ 200 « nouveaux » adhérents venus à sa rencontre.   »Je crois que les Français peuvent être saisis pour nous permettre d’aller jusqu’au bout », a-t-il ajouté en évoquant la possibilité d’organiser un référendum, sur des sujets tels que le « non-cumul des mandats », le « contrôle du patrimoine des élus », ou encore l’incompatibilité entre des tâches de lobbying et la fonction d’élu.   »Si le président de la République veut saisir les Français nous sommes totalement mobilisés pour faire adopter cette réforme », a-t-il ajouté.   »Je crois que les Français, s’ils sont appelés dans un référendum à s’exprimer sur ces sujets, diront qu’ils veulent une république exemplaire », a-t-il déclaré un peu plus tard à des journalistes.  Sa prise de position coïncide avec la publication d’une tribune de dix députés PS dans Le Monde daté de samedi, dans laquelle ils plaident pour un référendum à choix multiples comprenant notamment le vote pour les étrangers ou le non-cumul des mandats.   »Si ces réformes rencontraient trop d’obstacles, le président de la République pourrait mobiliser le peuple, pour concrétiser plusieurs attentes fortes et demander par référendum les avancées que la droite refuserait au Parlement », écrivent notamment le numéro 2 du PS Guillaume Bachelay, Jean-Christophe Cambadélis, Olivier Faure, ou encore la députée parisienne Seybah Dagoma, en évoquant les quatre projets de loi constitutionnelle récemment présentés.   »Ainsi l’interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec celui d’un exécutif local pourrait être soumise à l’arbitrage citoyen » (…) Le droit de vote des étrangers, véritable arlésienne depuis plus de trente ans, pourrait être soumis à la délibération du peuple souverain », écrivent-ils.  Harlem Désir lui, a estimé que le PS devait être « d’une détermination totale pour mettre en oeuvre des mesures d’assainissement politiques » et rappelé aussi qu’une « bataille » attend les socialistes lors des municipales de 2014, avant laquelle ils devront « garder la confiance des citoyens ».

 

Etats-Unis: moins d’emplois et moins de chômage !!

Etats-Unis: moins d’emplois et moins de chômage !!

Comme en France, nombre de demandeurs d’emplois ont décidé de ne pas s’inscrire sur les listes officielles (ceux qui ne peuvent prétendre à aucune indemnité) du coup le chômage baisse ! Le taux de chômage américain a reculé de 0,1 point par rapport à février, pour s’établir à 7,6% en mars, son niveau le plus faible depuis décembre 2008, indique le rapport mensuel du gouvernement sur la situation de l’emploi aux Etats-Unis.  Ce résultat est meilleur que prévu, mais en apparence seulement. Le solde net des créations d’emplois a été divisé en effet officiellement par trois par rapport à février, à 88.000 nouveaux postes.  C’est son niveau le plus faible depuis juin 2012, et la baisse est bien pire que le prévoyaient les analystes.  De plus, le recul du chômage s’explique par une mauvaise raison: la baisse de la population active. Le nombre de chômeurs a baissé, mais celui des personnes ayant un travail aussi, et le taux d’emploi, qui évolue à des niveaux très faibles depuis la crise, est retombé en mars à son plus bas depuis août.  Le taux d’activité, mesure du nombre de personnes employées ou cherchant activement du travail par rapport à l’ensemble de la population en âge de travailler, est tombé à 63,3%, son niveau le plus faible depuis 1979, indique le gouvernement.  C’est un signe des difficultés auxquelles la reprise de l’emploi se heurte. L’amélioration de la conjoncture est encore bien trop lente pour pousser les plus de trois millions de chômeurs exclus des statistiques officielles à se remettre en quête de travail et à réintégrer ainsi la population active. En mars, c’est même l’inverse qui s’est produit: près de 200.000 personnes ont cessé de chercher du travail.  Les chiffres du ministère semblent donner corps à la prémonition de la banque centrale (Fed). Celle-ci avait averti le 20 mars que la rigueur budgétaire à laquelle l’Amérique s’astreint depuis janvier (hausse des impôts), et plus encore depuis le début du mois (baisse drastique et progressive des dépenses publiques) devrait tôt ou tard se faire sentir durement sur « la croissance économique et les créations d’emplois ».   »On ne peut pas réduire les dépenses de l’Etat, augmenter les impôts et penser que cela n’aura aucun effet sur l’économie », fait remarquer Joel Naroff, de Naroff Economic Advisors.  La Maison Blanche a elle aussi fait porter la responsabilité de la baisse des embauches à la cure de rigueur forcée, conséquence de l’incapacité du gouvernement démocrate et de l’opposition républicaine à se mettre d’accord sur un moyen de mettre un terme à la spirale d’endettement du pays.  A cinq jours de la présentation du projet de loi de finances pour 2014, elle estime que « ce n’est pas le moment pour Washington de se tirer encore une balle dans le pied ».

 

Société générale: 6 à 700 emplois menacés

Société générale: 6 à 700 emplois menacés

 

Lors d’une réunion mercredi avec les syndicats, la direction de la banque a évoqué « le regroupement de quatre pôles en deux » dans le quartier de la Défense, près de Paris, avec à la clé « un impact sur l’emploi de 600 à 700 postes supprimés ». Selon une autre source syndicale, la direction a effectivement « tracé les grandes lignes de projet » qui n’est toutefois « pas finalisé ». Plusieurs centaines d’emplois pourraient être concernés, selon cet élu syndical, qui a fait valoir que les discussions commençaient. Le projet de restructuration devrait s’accompagner d’un dispositif de départs volontaires, selon lui. Interrogée par l’AFP, la direction a rappelé qu’en février, lors de la présentation de ses résultats annuels, le groupe avait indiqué qu’ »il envisageait des réorganisations, notamment dans ses directions fonctionnelles, en vue de regrouper le pilotage de certains métiers et de simplifier la structure ». « Dans les cas où les réorganisations auraient des conséquences sur l’emploi en France, le groupe s’est engagé à recourir prioritairement à la mobilité interne, et aux départs volontaires si nécessaire en s’appuyant sur les mesures d’aides prévues, mais sans départ contraint », a souligné la direction. A l’automne 2011, la Société générale avait annoncé la suppression de 880 postes dans la banque d’investissements. Ce plan est « réalisé et s’est traduit par 691 départs », a précisé un élu syndical à l’AFP. Les salariés de la banque avaient fait grève en janvier dernier pour exprimer leur mécontentement sur la question des salaires, mais aussi exprimer leur inquiétude pour l’emploi, redoutant des suppressions d’emplois et des fermetures d’agences.

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