ArcelorMittal Florange: la fin

ArcelorMittal Florange: la fin

L’affaire de Florange avait coûté cher électoralement à Sarkozy, elle risque de coûter aussi beaucoup à Hollande qui a capitulé devant Mittal ; Se teindra une Réunion aujourd’hui du CCE pour entériner la fin de Florange devenue symbole de la décomposition de l’industrie française. .   »Si on arrête cette chauffe, on débranche la machine, les hauts fourneaux sont morts », selon le secrétaire général de la CGT à Florange, Lionel Burriello. « La mise sous cocon, c’est un no man’s land qui ne permettra pas le redémarrage de l’outil », affirme l’élu CGT.  L’accord conclu fin novembre entre le gouvernement et le numéro un mondial de l’acier confirmait la fermeture des hauts fourneaux et prévoyait un investissement de 180 millions d’euros en cinq ans à Florange, dont 53 millions d’investissements stratégiques.   »On donnera un avis contre le projet industriel et commercial en s’appuyant sur le rapport d’expert », affirme Jean-Marc Vecrin, élu CFDT. Car, ajoute-t-il, « avec l’arrêt de la filière liquide, on se coupe sciemment de capacités de production ».  Un rapport d’expertise du cabinet d’expert Secafi, conforté par de précédents rapports critiques face à la fermeture des hauts fourneaux, juge que l’arrêt de la filière liquide à Florange « va aboutir à un déficit de capacité du groupe ». En réponse, la direction d’ArcelorMittal a assuré que ses capacités de production en Europe étaient « suffisantes pour répondre à la demande d’acier à moyen terme » et que le groupe reste « engagé à assurer un avenir durable à ses activités en Europe ».  La question de la compétitivité de la filière packaging qui concerne Florange et Basse-Indre (Loire-Atlantique) doit aussi être évoquée jeudi par le CCE alors que « le rapport prouve l’incohérence industrielle totale de ce projet », selon Lionel Burriello. Il « prévoit beaucoup de logistique en plus. C’est le gros bât qui blesse », estime Jean-Marc Vecrin.  Mais les études concernant ce projet complexe ne sont pas terminées, indique Xavier Le Coq, élu CFE-CGC, et sa mise en oeuvre n’interviendra pas avant fin 2013. « On est dans une phase d’essais préalables avant de basculer à 100% dans le projet tel qu’il a été imaginé ».  La mise en oeuvre du projet industriel et commercial va permettre de passer à la négociation d’un accord d’accompagnement social pour les 629 emplois concernés par la suppression de la filière liquide.

 

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