Archive mensuelle de mars 2013

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Un projet de loi sur les salaires des patrons du privé

Un projet de loi sur les salaires des patrons du privé

 

Après le fiasco de la taxe 75%, le gouvernement s’attaque (à juste titre) aux salaires des grands patrons du privé. Ceci étant, sur le plan juridique, l’affaire n’est pas aussi simple ; en effet pour les entreprises du public, l’Etat peut décider de limitations, c’est autrement plus difficile pour le privé. A moins d’instaurer une fiscalité supplémentaire, encore faudrait-il qu’elle ne soit pas considérée comme confiscatoire par le conseil constitutionnel. L’intention, est sans doute bonne mais elle vise aussi à dissimuler les hausses de fiscalité qui pèsent  sur l’ensemble des contribuables ; En outre l’impréparation caractérise ce gouvernement qui prend des mesures précipitées pour tenter de limiter l’effondrement de son impopularité. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a indiqué jeudi qu’il y aurait « avant l’été » un projet de loi pour encadrer les salaires des grands patrons du privé. Sur LCI, la ministre a annoncé « le dépôt d’un texte de loi avant l’été dans lequel il s’agira de mettre fin à un certain nombre de pratiques et d’introduire de la transparence dans la rémunération » des dirigeants des grandes entreprises.

Royaume-Uni: austérité et croissance en berne

Royaume-Uni: austérité et croissance en berne

Mettant en garde contre toute « réponse facile » à la crise, George Osborne a souligné devant la Chambre des Communes qu’il restait encore « beaucoup à faire » pour venir à bout d’un déficit public abyssal hérité essentiellement du sauvetage des banques durant la crise financière.  Mais le Chancelier de l’Échiquier, qui présentait son quatrième budget depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs et des libéraux démocrates en 2010, voit sa tâche compliquée par une conjoncture toujours plus dégradée.  La prévision officielle de croissance pour 2013 a en effet été réduite de moitié mercredi à 0,6% contre 1,2% en décembre. L’an prochain, la croissance devrait s’inscrire à 1,8% contre 2% prévu en décembre.  Le ministre a cependant assuré que le pays devrait retrouver la croissance au premier trimestre et éviter ainsi sa troisième récession depuis le début de la crise en 2008.   »Les problèmes à Chypre cette semaine sont une nouvelle preuve que la crise n’est pas finie et que la situation reste inquiétante », a-t-il martelé. Il a toutefois affirmé que le gouvernement « réglait les problèmes économiques (…) doucement mais sûrement », balayant les appels de l’opposition travailliste et d’une partie de la majorité à changer de cap alors que le pays vient de perdre son « triple A » auprès de Moody’s.  Vivement critiquée notamment par les syndicats, dont celui des fonctionnaires qui a lancé mercredi trois mois d’actions, la cure de M. Osborne peine pourtant à porter ses fruits.  Les objectifs de déficit ont été revus en hausse, tandis que la dette n’amorcera son repli qu’à partir de 2017/2018, soit un an plus tard que prévu, alors que le ministre avait déjà dû repousser cet objectif d’un an en décembre.   »A chaque budget, il arrive devant la Chambre et les choses sont pires et non meilleures (…) Sous ce gouvernement, les mauvaises nouvelles n’arrêtent pas », a lancé Ed Miliband, le numéro un des travaillistes.  Refusant d’emprunter plus pour relancer la croissance comme le demandait notamment le ministre libéral-démocrate du Commerce, Vince Cable, M. Osborne va financer 3 milliards d’investissements dans les infrastructures grâce à de nouvelles coupes dans les budgets des ministères, qui épargnent cependant la santé et l’éducation.  Il a par ailleurs annoncé de nouvelles mesures en faveur de l’achat de logements pour relancer le marché immobilier et une réduction d’un point supplémentaire de l’impôt sur les sociétés à 20% afin de soutenir les entreprises.  Les ménages seront aidés de leur côté via une suppression un an plus tôt que prévu de l’impôt sur les 10.000 premières livres de revenu annuel, un abandon de la hausse de la taxe sur les carburants prévue en septembre et dans un registre plus populiste une baisse de la taxe sur la bière « d’un penny par pinte ».  A court de fonds, le Chancelier a par ailleurs annoncé une révision du mandat de la Banque d’Angleterre – avant l’arrivée cet été de son nouveau gouverneur, le Canadien Mark Carney – afin de permettre à la « politique monétaire de jouer un rôle plus actif pour soutenir l’économie ».   »Comme attendu, le message clef du budget est que le gouvernement garde obstinément le cap de l’austérité sans se soucier de la faiblesse de l’économie (…) Les mesures budgétaires ne devant pas faire grand chose pour l’économie, la responsabilité de l’amélioration de la reprise reste entre les mains de la Banque d’Angleterre », a jugé Vicky Redwood de Capital Economics.   »M. Osborne a au moins fait quelque chose en ce sens » mais « cela n’est pas aussi audacieux que l’espéraient de nombreuses personnes », a regretté l’économiste.

 

Taxe 75% : deuxième enterrement

 

Taxe 75% : deuxième enterrement

 

 

Après le rejet par le conseil constitutionnel, c’est celui du Conseil d’Etat. Le Conseil d’Etat devrait recommander que la taxe sur les très hauts revenus, initialement fixée à 75% par le gouvernement mais censurée par le Conseil constitutionnel, ne dépasse pas 66,66%, affirme Le Figaro. Le journal indique avoir pris connaissance de l’avis de la section des finances du Conseil d’Etat, qui s’est réunie mardi. En fait pour ne pas se renier une nouvelle fois, le gouvernement décidera d’une taxe mais dont le revenu sera ridicule alors que c’était une mesure phare de Hollande. Cette analyse doit être validée jeudi par l’Assemblée générale du Conseil d’Etat, avant d’être transmise au gouvernement. La section des finances a conclu que la nouvelle taxe ne pourra pas être supérieure à 66,66% pour les ménages, afin de ne pas être jugée confiscatoire par le Conseil constitutionnel. Elle a précisé, selon Le Figaro, que tous les revenus devront être pris en compte, alors que la taxe à 75% ne concernait que les revenus d’activité. Le nouvel impôt devra également s’appliquer au couple et non pas à la personne, conformément à la décision du Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel avait censuré la taxe à 75% au motif qu’elle visait individuellement les contribuables gagnant plus d’un million d’euros par an, et non les foyers. Le gouvernement doit prochainement dévoiler ses intentions, mais il faudra attendre le projet de loi de finances pour 2014, en septembre, pour connaître tous les détails de la nouvelle taxe. Le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, le socialiste Christian Eckert, avait indiqué fin février que « l’option qui semble retenue » est celle d’une taxe à 65% ou 66% sur les revenus supérieurs à deux millions d’euros par couple.

 

Chypre: Moscou menace l’euro

Chypre: Moscou menace l’euro

Moscou veut protéger ses avoirs à Chypre et ceux de ses nouveaux riches (anciens dirigeants du PC) y compris ceux de la mafia russe. Le Premier ministre russe Dimitri Medvedev a menacé de revoir la part de l’euro dans les réserves russes si le règlement de la crise financière à Chypre lèse les intérêts russes.  La perspective d’une taxe exceptionnelle imposée par l’UE sur les dépôts bancaires à Chypre, la plupart  sont des fonds russes, « est une raison pour réfléchir » sur l’euro, a déclaré le Premier ministre russe dans une interview à des médias européens publiée jeudi sur le site du gouvernement.   »Si cela est possible à Chypre, pourquoi ne serait-ce pas possible en Espagne, en Italie ou dans d’autres pays qui souffrent de problèmes financiers? Demain c’est là-bas qu’on va confisquer les économies », a-t-il lancé.   »Entre 41% et 42% de nos réserves sont en euros et la proposition (européenne à Chypre) était non seulement imprévisible, mais elle est inadéquate », a poursuivi M. Medvedev. « Je vais dire tout cela à mon vieil ami José Manuel Barroso », a conclu M. Medvedev qui doit rencontre jeudi matin le chef de la commission européenne à Moscou.

 

Chypre : blocus monétaire de la BCE

Chypre : blocus monétaire de la BCE

 

Après avoir «pris acte» du rejet du plan d’aide par Nicosie, la BCE a sorti son arme de dissuasion massive: le blocus monétaire. Elle a prévenu qu’elle n’alimenterait plus les banques chypriotes en liquidités, tant que le plan de sauvetage UE-FMI ne serait pas accepté. «Les liquidités d’urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu’elle ne seront pas recapitalisées rapidement», a indiqué Jorg Asmussen, l’un des membres du directoire de la BCE. Jamais la BCE n’avait encore brandi une telle menace. Du coup, le ministre des Finances chypriote et le gouverneur de la banque centrale de l’île n’ont pas d’autre choix que de laisser les banques fermées jusqu’à nouvel ordre. «S’ils ouvrent les banques, alors que la BCE bloque l’accès aux liquidités, ce sera la ruée sur les guichets», prévient Gilles Moec de la Deutsche Bank. Certains évoquent un risque d’émeutes comme en Argentine en 2002.  «Les déposants ne pourraient plus retirer du cash, faute de billets suffisants, et ceux qui voudraient faire des virements à l’étranger se verraient répondre que c’est impossible car la banque n »est plus autorisée à le faire par la BCE…», poursuit Gilles Moec, spécialiste des questions monétaires européennes. En attendant, les distributeurs automatiques de billets fonctionnent toujours à Chypre. Ils sont alimentés par les réserves de la banque centrale chypriote. Combien de temps cela va-t-il durer? Nul ne le sait. Cela dépendra des réserves en «cash» de la banque centrale locale qui, selon les pays, peuvent permettre de «tenir un siège» d’après les experts Plus grave encore: les entreprises, notamment les compagnies aériennes chypriotes ne pourront bientôt plus payer leurs factures de kérosène, faute de pouvoir faire des virements à l’étranger… Si la situation se prolonge, le blocus monétaire peut très vite se transformer en blocus économique. Du jamais vu dans l’Union européenne!

 

Mediator : le médicament était interdit en Belgique et en Suisse.

Mediator : le médicament était interdit en Belgique et en Suisse.

 

Les  doutes apparaissent en Suisse en 1996 concernant le Mediator – qui s’appelle en Suisse le Mediaxal -. Une patiente suivie à Genève et souffrant d’hypertonie artérielle pulmonaire est à l’origine de l’alerte. « Ces effets secondaires peuvent-ils être découverts sans que les médecins soient formés quant à la similitude chimique entre le benfluorex (molécule du Mediator) et le fenfluramine (molécule coupe-faim réputée pour ses effets indésirables) ? », demande l’OICM qui souhaite diffuser largement l’infirmation auprès des médecins. Le groupe pharmaceutique Servier répond, mais pas avec assez de rigueur au goût de Genève qui dit vouloir « identifier les complications médicales possibles ». Puis en 1998, le laboratoire abandonne de lui-même l’idée de commercialiser le Mediator en Suisse. Le juge Gand, à Geneve, a demandé à Rudolf Stoller, ancien responsable de la pharmacovigilance si il avait « été surpris que Servier renonce à l’enregistrement (en Suisse) de son médicament. Réponse : « Pas vraiment, c’est ce que nous souhaitions. » Servier, de son côté, estimait qu’il n’y avait pas de place pour son produit sur le marché suisse. En Belgique, c’est dès l’année 1978 que la commission belge des médicaments écrit aux laboratoires Servier : avis défavorable concernant le Mediator. « Le dossier toxico-pharmacologiuque présente des lacunes importantes » soulignent dans un courrier du 3 février 1978  les responsables belges qui soulignent surtout l’effet anorexigène de la molécule, c’est-à-dire que, déjà, ils considèrent le Mediator comme un coupe faim. Dans une lettre de la commission belge des médicaments du 30 novembre 1978, le diagnostic des sévère sur le Mediator : « L’effet anorexigène de la molécule (peut) à lui seul expliquer beaucoup des résultats soit disant favorables obtenus » ! Les autorité de santé françaises ne prendront la décision de retrait du marché du Mediator que trente-et-un ans plus tard, en 2009, après plusieurs investigations médicales notamment l’étude Regulate lancée en 2005. Mardi, les juges d’instruction chargés de l’affaire du Mediator ont mis en examen l’agence du médicament comme personne morale.

Cahuzac : prescription ?

Cahuzac : prescription ?

 

La justice française pourra-t-elle un jour savoir si Jérôme Cahuzac a possédé un compte en Suisse ? Plusieurs avocats helvètes, contactés par BFM Business, semblent en tout cas en douter. Le point clé de l’affaire, selon la radio économique : le risque de prescription. Car UBS, la banque dans laquelle le désormais ex-ministre du Budget est soupçonné d’avoir eu un compte non déclaré, pourrait bien avoir effacé ses archives il y a peu, ou les effacer dans un court laps de temps. La raison ? La règlementation suisse impose aux banques de garder leurs archives pendant 10 ans. Ensuite, rien ne les y oblige. Or, l’enquête porte sur des accusations datant de 2003… soit il y a tout juste 10 ans. UBS pourra très bien affirmer aux enquêteurs qu’elle n’a aucune trace des comptes ouverts avant cette date, assure BFM Business. Il sera alors peut-être impossible de savoir si le compte de Jérôme Cahuzac a existé ou non.

 

Chypre : banques fermées

Chypre : banques fermées

 

Les banques resteront fermées jusqu’à mardi à Chypre, a-t-on appris mercredi auprès d’une source au sein de la Banque centrale, un décret annonçant que les banques n’allaient pas rouvrir jeudi et vendredi. Lundi prochain étant un jour férié, le responsable a affirmé que les banques ne rouvriraient pas avant mardi matin. Samedi à l’aube, après des heures de négociations, la zone euro et le FMI sont parvenus à un accord sur un plan de sauvetage d’un maximum de 10 milliards d’euros pour Chypre, à condition que l’Etat obtienne 5,8 milliards d’euros grâce à une taxe exceptionnelle sans précédent allant jusqu’à 9,9% sur les dépôts bancaires. L’accord, très impopulaire , a été rejeté mardi par le Parlement chypriote. Les banques n’ont plus rouvert depuis samedi. Elles ne rouvriront pas avant la semaine prochaine, et tous les virements bancaires via internet sont totalement bloqués, sur l’île et avec l’étranger. Cette annonce de fermeture prolongée des banques chypriotes porte un nouveau coup aux entreprises déjà fragilisées par la récession dans laquelle le pays est plongé. « On ne peut pas acheter, on ne peut pas vendre », résume Costakis Sophoclides, directeur d’une société de produits surgelés, qui paie d’habitude ses fournisseurs étrangers en se rendant à la banque pour faire des virements. « Nous ne savons pas quand nous allons êtres payés et surtout si nous allons être payés », lance encore ce chef d’entreprise dont les produits sont importés d’Europe, en particulier d’Allemagne et des Pays-Bas. Les banques étant fermées le samedi, les Chypriotes, paniqués, se sont se rués sur les distributeurs automatiques, dont beaucoup ont été rapidement vidés même si la plupart ont été réapprovisionnés depuis. « Plus la fermeture des banques se prolonge, plus l’incertitude s’accroît (…). Si le plan n’est pas approuvé, sans aucune autre solution, la panique sera encore plus forte », a aussi prévenu Constantinos Lyras, un responsable du réseau des banques coopératives, à l’agence chypriote CNA. Pour les particuliers, il est toujours possible de payer par carte bleue dans de nombreux magasins, en particulier les grandes surfaces, mais nombre de commerçants refusent désormais les chèques, et certains commencent à demander à être payés en liquide.Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé mercredi que « toutes les erreurs possibles » avaient été commises dans l’approche de la crise financière à Chypre, et souhaité une approche « réfléchie » pour ne pas nuire aux relations Russie-UE. « Il me semble que toutes les erreurs possibles dans cette situation ont déjà été commises » a déclaré Dmitri Medvedev dans un entretien cité par l’agence Interfax, ajoutant espérer que la solution adoptée permettrait de ne pas « détériorer nos relations avec l’UE ».  Alors que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et les 16 commissaires européens seront jeudi à Moscou pour des entretiens sur la coopération Russie-UE, le Premier ministre russe a souligné que la crise chypriote ferait l’objet d’une « attention particulière » lors de la rencontre. Il a reproché à l’UE d’avoir tenu la Russie à l’écart des négociations avec Chypre alors qu’une grande partie des ldépôts bancaires sur l’île proviennent des fonds russes. « De telles négociations et de telles décisions doivent être discutées avec les différentes parties concernées », a souligné Dmitri Medvedev. « Nous avons là nos raisons et nos intérêts d’Etat : nos banques y détiennent leurs actifs, ainsi que de nombreux hommes d’affaires russes ». (…) Tous ne cherchent pas à se cacher derrière la juridiction spéciale de Chypre », a-t-il déclaré. Le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, est également à Moscou depuis mardi pour négocier une aide de la Russie, qui a déjà accordé un crédit de 2,5 milliards d’euros en 2011 à l’île méditerranéenne.

Veolia : suppression de 1.500 postes en France

Veolia :  suppression de 1.500 postes en France

La nouvelle est tombée mardi lors d’un Comité central d’entreprise de Veolia Environnement. La direction a annoncé aux syndicats sa volonté de supprimer 1.500 postes dans sa branche eau, soit 10 % de ses effectifs. Selon les syndicats, l’entreprise veut mettre en place un plan de départs volontaires. L’idée est d’éviter « tous départs contraints » a affirmé un porte-parole de la direction. Ces 1.500 postes concernent « les activités d’exploitation », dans le cadre d’un plan de transformation. Inacceptable, réagit la CGT. Selon le délégué central Franck Leroux,   « Tout cela ne fera qu’accentuer et dégrader les conditions de travail, et comment pourrons-nous assurer nos missions de service public ? » Veolia Environnement, géant français des services à l’environnement, a lancé en août 2011 un vaste plan de réorganisation visant à ramener sa lourde dette (actuellement toujours d’environ 11 milliards d’euros) entre 8 et 9 milliards d’euros, essentiellement par des cessions et des mesures d’économies.

 

FO signe l’accord sur les retraites

FO  signe l’accord sur les retraites

Force ouvrière  va signer l’accord sur les retraites complémentaires. Cet accord entérine une baisse de pouvoir d’achat des retraités pour équilibrer ces régimes à la situation financière délicate, a annoncé ce lundi 18 mars le syndicat dans un communiqué. L’organisation syndicale rappelle la « situation financière difficile » des régimes de retraite complémentaire, dont les réserves seraient épuisées en 2016 pour l’Agirc (cadres du privé) et 2019 pour l’Arrco (tous les salariés du privé). FO, la CFDT et la CFTC ont laissé entendre qu’elles signeraient le texte alors que la CFE-CGC et la CGT devraient refuser.

Publicité : baisse des recettes

Publicité  : baisse des recettes

Les recettes publicitaires des médias français ont chuté de 3,5% en 2012, pour s’établir à 13,3 milliards d’euros, en raison d’un contexte économique difficile, selon l’Institut de recherches et d’études publicitaires (Irep) et France Pub.  « Cette tendance baissière concerne la majorité des familles de médias », a résumé Philippe Legendre, directeur délégué de l’Irep, lors d’un point presse. Ce repli intervient après une progression de 3,9% en 2010 puis une stabilisation à +0,1% en 2011. Les recettes publicitaires avaient connu une chute historique de 12,6% en 2009.

Affaire Tapie : perquisition au domicile de Christine Lagarde

Affaire Tapie : perquisition au domicile de  Christine Lagarde

 

Après Claude Guéant, c’est au tour de Christine Lagarde de voir son domicile parisien perquisitionné par les enquêteurs de la brigade financière. L’ancienne ministre de l’Economie, aujourd’hui à la tête du FMI, est visée depuis août 2008 par une enquête sur son rôle dans le règlement du conflit opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais au sujet de la vente d’Adidas, en 1993. En juillet 2008, un tribunal arbitral, une instance juridique privée, avait condamné le Consortium de Réalisation, structure publique gérant le passif du Crédit Lyonnais, à verser à Bernard Tapie 285 millions d’euros d’indemnités pour préjudice moral et financier. Avec les intérêts, la somme versée par l’Etat à l’homme d’affaires monte à 403 millions d’euros. Bercy a alors clamé qu’une fois les impôts et créances déduits, Bernard Tapie ne toucherait que de 20 à 50 millions d’euros. Mais pour le Canard Enchaîné, la somme a été en réalité de 210 millions d’euros. Une somme faramineuse qui a vite alimenté les critiques. Les regards se sont rapidement tournés vers Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie du gouvernement Fillon. C’est en effet elle qui, en 2007, a approuvé la proposition des conseils de Bernard Tapie de recourir à un arbitrage privé, plutôt qu’à un procès classique. Si cette pratique est courante dans les conflits commerciaux, elle l’est beaucoup moins lorsque l’Etat est mis en cause. La ministre décide pourtant de recourir à cet abitrage, en dépit de l’opposition des services de Bercy. Aux yeux de la ministre, il faut mettre un terme à une procédure juridique coûteuse qui court depuis près de 20 ans. Une fois l’arbitrage rendu, elle refuse que le ministre de l’Economie entame un recours contre la décision du tribunal arbitral. Trois ans plus tard, la Cour des comptes dénonce la non-conformité juridique de la procédure. Pour l’institution, l’Etat aurait dû consulter le Parlement avant d’opter pour un arbitrage. La Cour de justice de la République est saisie et ouvre une enquête sur Christine Lagarde pour «complicité de détournement de biens publics et complicité de faux», des chefs d’accusation passibles de 10 ans de prison et de 150.000 euros d’amende. Plusieurs questions se posent sur le rôle de Christine Lagarde. Pourquoi avoir recouru à un arbitrage privé, alors que les deniers de l’Etat étaient en jeu? La composition du tribunal était-elle impartiale? Selon Mediapart, l’un des juges avait déjà eu des relations professionnelles avec l’avocat de Bernard Tapie, un fait connu par l’ex-ministre. Pour la Cour de justice de la République, l’arbitrage rendu comporte «de nombreuses anomalies et irrégularités». Une autre question, centrale, demeure: Christine Lagarde a-t-elle pris sa décision seule, ou sur demande de l’Elysée? L’ancienne ministre clame n’avoir pas subi de pressions. L’enquête du pôle financier, qui enchaîne ces derniers mois les perquisitions chez les principaux protagonistes de l’affaire, devrait permettre d’y voir plus clair

PSA Aulnay: Montebourg condamne la radicalisation

PSA Aulnay: Montebourg condamne la radicalisation

 

   »On peut décider sur les échecs économiques de rajouter de l’affrontement social. Mais est-ce constructif ? Est-ce que ça crée des conditions de reprise ? La réponse est non », a déclaré le ministre du Redressement productif, réagissant sur France Inter à la manifestation de la veille à la Gare de Lyon à Paris.  Il a souligné que cinq syndicats sur six « ont signé le plan social et les mesures de réindustrialisation ». Le sixième, la CGT, est « courant Lutte ouvrière », a-t-il noté.   »Parce que M. (Jean-Pierre) Mercier (délégué syndical CGT PSA Aulnay) est un militant politique et, évidement, ce n’est pas tout à fait la même chose finalement que la CGT en général », a-t-il ajouté.  Pour M. Montebourg, « plus on utilise l’épreuve de force et plus on radicalise, moins on rend possible » l’engagement « personnel » qu’il a pris de « n’envoyer personne à Pôle emploi » des sites PSA d’Aulnay et de Rennes.   »Nous, nous travaillons dans le dialogue. C’est nécessaire dans la période d’affaissement économique que nous vivons dans toute l’Europe. Nous avons besoin de nous unir », a-t-il insisté.  M. Montebourg est « gonflé », a réagi Jean-Pierre Mercier devant des journalistes. « Quand on voit l’accord proposé par la direction, il n’y a aucune garantie que les salariés trouvent un CDI. Pour ceux qui ne choisiront pas la mobilité » à l’intérieur du groupe, « c’est la garantie zéro ».   »Ce que Peugeot prépare, c’est des licenciements massifs », et les reclassements « sont « l’antichambre du Pôle Emploi », a jouté M. Mercier, faisant valoir que beaucoup de salariés de plus de 50 ans ne pourraient pas bénéficier du dispositif de départ anticipé. Selon le délégué CGT, un millier de salariés d’Aulnay (sur les 2.550 en CDI au 1er février) ont signé une pétition contre l’accord autour du PSE.  M. Mercier prend aussi l’exemple de salariés de Melun-Sénart, site que PSA a fermé en 2012, et dont « 400 sont aujourd’hui au Pôle Emploi », et dont près d’une centaine a saisi la justice pour contester les modalités de leur départ de l’entreprise. Mercredi, les manifestants, portant des badges CGT, mais aussi CFDT et SUD, avaient exigé que le ministre vienne les rencontrer et s’exprimer publiquement sur le quai, ce que M. Montebourg a refusé de faire. Le ministre avait proposé une rencontre dans une salle de la gare, qui n’a pas eu lieu. Ils entendaient demander la nomination d’un « médiateur » dans le conflit autour de la fermeture du site d’Aulnay.  L’usine est bloquée par une grève lancée le 16 janvier par la CGT, que SUD et la CFDT du site de Seine-Saint-Denis ont ensuite rejoint. Moins de 200 grévistes y participent depuis plusieurs semaines selon Denis Martin, directeur industriel.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 20 mars 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

Cahuzac: la crédibilité du gouvernement en cause, un remaniement indispensable

Cahuzac:   la crédibilité du gouvernement en cause, un remaniement indispensable

 

Le gouvernement est gravement affecté dans sa crédibilité et l’affaire Cahuzac c’est la goutte qui fait déborder le vase ; En premier lieu, c’est d’abord l’échec pour tous les objectifs économiques : croissance, chômage, déficit, dette. De ce point de vue, l’année 2013 sera catastrophique avec une stagnation (au mieux ) de l’économie, une augmentation du chômage qui passera de 10 à 11%, un déficit budgétaire qui sera au mois de 4% et une dette qui va avoisiner les 100% du PIB. Second élément et qui découle du précédent, la popularité de Hollande et de son gouvernement s’écroule ; 80% condamnent sa politique économique et il n’est plus soutenu que par 30% environ des français. Une telle dégringolade après moins d’un an de pouvoir est rarissime. A cet égard, le contexte de crise internationale ne peut tout expliquer. La faute majeure de Hollande c’est d’avoir promis la lune pendant la campagne ; ensuite d’avoir étouffé le peu de compétitivité qui restait en alourdissant la fiscalité. La réalité,  c’est qu’il n’y a pas de doctrine économique au PS (il n’y en a jamais eu) et Hollande slalome entre la bureaucratie, la fiscalité et les  dépenses. Finalement une politique à son image, floue. L’affaire Cahuzac va coûter cher car elle traîne depuis des mois ; elle a cependant  bénéficié de la bienveillance des médias ; pas sûr qu’en éclatant brutalement la gestion de ce problème ait été très efficace. Cahuzac était en effet en charge de faire passer la pilule de l’austérité; Par précaution juridique et sémantique les médias soulignent  que Cahuzac bénéficie de la présomption d’innocence; Juridiquement c’est vrai mais on voit mal pour quoi les autorités judicaires auraient ouvert une enquête vis-à-vis d’un important ministre de la république s’il n’y a avait des éléments possibles d’accusation ; De ce point de vue Cahuzac n’a pas démissionné , on l’a contraint car bien évidemment l’Elysée a connaissance du dossier judicaire. Prétendre le contraire,  c’est ne rien comprendre au fonctionnement de l’Etat français. Notamment à la complicité entre le pouvoir judicaire et le pouvoir politique.  C’est le gouvernement qui est affecté mais aussi la démocratie car le discrédit sur la classe politique va encore s’amplifier. Une nouvelle chute dans les sondages sera le prix  à payer de ce nouvel accroc dans la « république exemplaire » que voulait Hollande.  Hollande n’aime pas trancher, il va attendre la nouvelle batterie de sondage ; ils seront très mauvais et il n’aura plus qu’à renvoyer le gouvernement dans les pires conditions.

Chypre: l’impasse

Chypre: l’impasse

Au lendemain du rejet de le taxation des dépôts bancaires du pays par le Parlement, Nicosie est dans l’impasse. Cette mesure constituait la contrepartie à l’aide européenne pour l’île au bord de la faillite. Le plan initial, décidé avec la zone euro et le FMI, prévoyait une taxe exceptionnelle sur tous les comptes bancaires. Celui présenté aux députés exonérait les dépôts inférieurs à 20.000 euros. Il devait rapporter 5,8 milliards d’euros. Le projet avait provoqué un tollé à Chypre et au-delà. Notamment en Russie, particulièrement visée : des milliards d’euros de fonds de particuliers et de sociétés russes font des petits dans les banques de l’île, réputée pour sa fiscalité avantageuse.  Désormais, si Nicosie veut toucher les 10 milliards d’euros que ses partenaires européens ont accepté de lui prêter, elle va devoir trouver rapidement d’autres moyens de se procurer près de 6 milliards d’euros. Les créanciers de l’île ont fait savoir après le vote du Parlement que leur offre tenait toujours tant que Chypre respectait sa part du contrat. Aujourd’hui, ils attendent une contre-proposition. Dans ce but, une réunion d’urgence se tient, ce mercredi matin, entre les différents chefs de partis chypriotes, à la demande du président de droite, Nicos Anastasiades. Ils doivent examiner des solutions alternatives.  Chypre pourrait envisager l’émission d’obligations ou restructurer ses banques. Une autre alternative pourrait venir de Russie. Le ministre des Finances, Michalis Sarris, se trouve à Moscou ce mercredi pour rencontrer le président russe, Vladimir Poutine. Les deux hommes doivent discuter des modalités d’étalement du remboursement d’une dette de 2,5 milliards d’euros de Nicosie envers son partenaire. Mais selon le quotidien Vedomosti, l’autre sujet à l’ordre du jour est le soutien renforcé de Moscou. La banque russe Gazprombank, détenue à 41% par le géant public gazier Gazprom, aurait proposé à Chypre de lui accorder un crédit en échange de licences d’exploitation de prometteuses réserves de  gaz naturel au large de l’île. En attendant un nouveau plan, les banques chypriotes, fermées depuis samedi, le resteront jusqu’à jeudi. La Bourse de Nicosie a annoncé la suspension des échanges mardi et mercredi.

Accord PAC : équité et écologie pour plus tard

Accord PAC : équité et écologie pour plus tard

 

Les ministres européens de l’Agriculture ont laborieusement dégagé un accord, tard mardi soir, pour réformer la Politique agricole commune (PAC), mais les ambitions initiales pour la rendre plus écologique et plus équitable ont été revues à la baisse. Cet accord a été adopté par 25 des 27 Etats de l’UE, à l’exception de la Slovénie et de la Slovaquie, au terme de deux jours d’intenses négociations à Bruxelles. Il ne reflète toutefois que la position du Conseil des ministres de l’UE sur ce dossier et sera discuté dès le mois d’avril avec la Commission et le Parlement européen, qui a de son côté approuvé son propre projet de réforme le 13 mars. L’Irlande, qui assure la présidence semestrielle de l’UE, espère aboutir à un compromis avant la fin de son mandat, en juin, avec l’objectif d’une entrée en vigueur de la réforme en 2015. « C’est un grand pas en avant. On va vers un accord sur la réforme de la PAC », a déclaré le ministre irlandais de l’Agriculture, Simon Coveney, lors d’une conférence de presse.   « Cela n’a pas été facile, des pays ayant différentes priorités », a-t-il ajouté, évoquant « la négociation politique la plus complexe » à laquelle il ait jamais participé.  Si les ministres de l’Agriculture ont approuvé le principe de lier 30% des aides directes perçues par les agriculteurs au respect de certaines mesures vertes, ils ont prévu davantage de flexibilité et des exemptions aux règles sur le verdissement de la future PAC préconisées par la Commission européenne. Dans son projet de réforme présenté en 2011, l’exécutif européen prône une diversification des cultures, le maintien de prairies permanentes et mise en place de 7% de surfaces agricoles d’intérêt écologique. Ce dernier chiffre a été ramené à 5% par les Etats.  Les ministres n’ont pas abondé non plus dans le sens de la Commission qui souhaite rééquilibrer totalement les aides entre les agriculteurs au sein de chaque pays via un paiement uniforme à l’hectare dès 2019 (principe de « convergence interne »). Environ 80% des aides sont actuellement allouées aux plus grosses exploitations.  Divisés sur la question, les pays se sont finalement prononcés pour le maintien d’aides couplées à certaines productions afin de soutenir des secteurs en difficulté comme l’élevage laitier et la production de fruits et légumes. L’Allemagne était farouchement opposée à cette mesure, défendue notamment par la France, principale bénéficiaire de la PAC. A la demande de Paris, les Etats auront la liberté de primer les premiers hectares de chaque exploitation agricole afin de favoriser les structures plus petites.

UE: la BCE va superviser les banques

UE: la BCE va superviser  les banques

La BCE aura le pouvoir  d’encadrer dès la mi-2014 toutes les banques de la région, un premier pas vers la création d’une véritable union bancaire au sein de l’UE.  « Il s’agit d’une étape fondamentale vers une véritable union bancaire qui doit restaurer la confiance dans les banques de la zone euro et assurer la solidité du secteur bancaire », a déclaré Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services. L’accord intervient toutefois alors même que le projet de taxation des dépôts bancaires à Chypre pour renflouer le système financier du pays vient souligner les difficultés persistantes du secteur. Pour le ministre irlandais des Finances Michael Noonan, dont le pays assure jusqu’en juin la présidence tournante de l’Union, « le superviseur unique est l’élément clé de l’union bancaire et une étape vitale pour briser le cercle vicieux entre les banques et les souverains ».  L’accord prévoit que la BCE supervisera toutes les banques dont les actifs dépassent 30 milliards d’euros ou 20% du produit intérieur brut (PIB) de leur pays d’origine. La prochaine étape de la construction de l’Union bancaire devrait être la création d’un mécanisme et d’un fonds uniques de « résolution » destiné à gérer le démantèlement éventuel d’établissements en grande difficulté en lieu et place des Etats. Mais la réticence de plusieurs pays, Allemagne en tête, à alimenter un tel fonds pourrait poser problème. Pour Paul De Grauwe, économiste à la London School of Economics, le projet de taxation des dépôts à Chypre illustre d’ailleurs le manque de soutien de certains Etats à la mutualisation des ressources nationales.  « C’est un coup presque fatal porté à l’union bancaire », a-t-il dit. « L’élément clé de l’union bancaire, c’est un système qui permet de s’aider mutuellement et de partager les coûts quand une crise bancaire se produit dans un pays donné. Mais la volonté d’y parvenir est absente. »

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Cahuzac : un départ forcé

Cahuzac : un départ  forcé

 

La démission hier soir du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, après l’ouverture d’une information judiciaire sur des soupçons de détention d’un compte bancaire caché en Suisse, est largement commenté par la presse nationale et régionale qui la trouve « logique » et y voit une nouvelle « tuile » pour le gouvernement et le chef de l’Etat.  « Sa responsabilité politique et morale lui commandait simplement de quitter Bercy. La gestion du budget de la France en cette période de désarroi économique imposait à Jérôme Cahuzac de se retirer », écrit Eric Decouty dans Libération qui titre en Une « son compte est bon ».  Pour Le Figaro et Paul Henri du Limbert : « le maintien au gouvernement du ministre du Budget n’était plus possible ». Et de souligner : « En temps de crise économique aiguë, aucune suspicion ne peut peser sur ceux qui décident de la politique du pays. » Le journal conservateur titre en Une, « Cahuzac : la démission choc ».  Les Echos fait sa une sur « le départ forcé d’un pilier du dispositif Hollande ». »Il était en sursis depuis des semaines! Aussi ne faut-il pas être surpris par la démission de Jérôme Cahuzac », note Hervé Chabaud (L’Union/L’Ardennais).   « Il a seulement fait son devoir », pour Jacques Camus (La Montagne Centre France) qui explique : « les conclusions de la police scientifique et l’ouverture d’une information judiciaire rendaient nécessaires sa démission. »A  lain Dusart, dans l’Est Républicain constate : « La stratégie de défense de Jérôme Cahuzac s’est effondrée hier. Les experts ont parlé. » Même constat pour Henry Lauret (Le Télégramme) : « Le budgétaire orthodoxe qui rassurait l’Europe, les marchés et les économistes parisiens, est tombé. »  « Jérôme Cahuzac n’a pas eu d’autre choix », assure Hervé Favre pour La Voix du Nord. « C’est une décision sage, qui n’enlève rien à son sérieux et ne préjuge surtout pas de sa culpabilité », précise Michel Urvoy dans Ouest-France.  Une décision qui « ébranle tout le dispositif gouvernemental », assure Philippe Waucampt (Le Républicain Lorrain), « fragilise François Hollande » (Alain Dusart). Henry Lauret reconnaît dans cette démission: « un pépin politique pour François Hollande dont le ministre du Budget était l’un des proches. » Un mot repris par Francis Laffon (L’Alsace): « un tel épisode constitue un embarras supplémentaire au sein d’une majorité collectionnant les pépins avec une assiduité rare. »  Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne) estime que c’est « une tuile de plus » et elle « ne pouvait pas tomber plus mal pour un François Hollande en pleine débâcle sondagière. »   « C’est une nouvelle et énorme tuile qui tombe sur les pieds de François Hollande et Jean-Marc Ayrault« , renchérit Hervé Favre dans La Voix du Nord. « C’est en tout cas un très mauvais coup pour François Hollande qui perd là l’un de ses plus proches conseillers », confirme Jean-Michel Servant (Le Midi Libre).  Denis Daumin (La Nouvelle République du Centre Ouest) fait référence à la boxe et commente: « l’uppercut, le gouvernement le prend en pleine face. » « Le duo Hollande-Ayrault ne pouvait plus se permettre de laisser se développer un climat de tension et de suspicion », juge Pascal Coquis (Les Dernières Nouvelles d’Alsace).  « L’onde de choc provoquée par la démission de Cahuzac va bien au-delà des dérives d’un gouvernement chahuté par les évènements et par l’opinion. Elle ébranle un peu plus la classe politique, trouble son image, » déplore enfin Jean-Louis Hervois dans la Charente Libre. 

 

Scandale viande Cheval: Le Foll critique les Pays-Bas

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Scandale viande Cheval: Le Foll critique les Pays-Bas

 

La France n’a toujours pas de nouvelles de l’enquête menée aux Pays-Bas sur le courtier mis en cause dans le scandale de la viande de cheval et la nouvelle affaire du mouton prohibé, a déclaré aujourd’hui le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. « On va harceler les Pays-Bas pour comprendre pourquoi on n’a toujours rien de leur part. Avec les Britanniques, on travaille dans la transparence depuis le début de cette affaire. Mais par rapport aux Pays-Bas et au rôle de Jan Fasen (patron de Draap Trading, ndlr), il y a un vrai souci », a-t-il expliqué. Et le ministre de dénoncer le « système commercial » d’un trader « peu scrupuleux » qui « achète partout où il peut de la viande pas chère » en dépit des règles.  Après le scandale de la viande de cheval, une affaire de fraude touchant à la consommation, mais aussi cette fois à la santé publique, a vu le jour hier avec la découverte, dans la même entreprise française Spanghero, de 57 tonnes de viande de mouton prohibée car découpée mécaniquement selon une technique interdite dans l’Union européenne, provenant de Grande-Bretagne. Et c’est le même courtier, Draap Trading, basé à Chypre, propriété du néerlandais Jan Fasen, qui a facturé à l’entreprise française la marchandise censée servir à la fabrication de merguez ou de charcuterie. Depuis la vache folle, l’UE interdit par précaution de séparer mécaniquement la viande sur certains ruminants, car des éclats d’os et de moelle porteurs éventuellement d’infections peuvent se retrouver dans la viande.

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