Archive mensuelle de mars 2013

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Logement: »les mesures de Hollande , pas un plan de relance » (Guy Nafilyan)

Logement: »les mesures de Hollande , pas un plan de relance » (Guy Nafilyan)

 

Guy Nafilyan, président directeur général de Kaufman & Broad, invité sur BFM Business ce jeudi 21 mars (BFM Business) « C’est un plan sur le logement plein de bonnes intentions mais ce n’est pas une plan de relance. Ces mesures ne vont pas répondre à la crise aujourd’hui ». Guy Nafilyan, président directeur général de Kaufman & Broad, explique sur BFM Business ce jeudi 21 mars, que la France est dans une « situation extrêmement difficile ». Et les 20 mesures présentées par François Hollande vont mettre du temps à produire leurs effets. Pour lui, le problème actuel est le coût du foncier. « Il n’y a pas assez de terrains administrativement constructibles et il y a trop de normes« . Selon Guy Nafilyan, il y aurait déjà deux dispositions à prendre immédiatement: « libérer les PLU – ce qui ferait baisser le prix du foncier – et arrêter d’empiler les normes les unes par-dessus les autres – ce qui ferait diminuer les couts de constructions ».

 

Royaume-Uni : aide aux PME

Royaume-Uni : aide aux PME

« La plus grosse coupe fiscale » dans le budget 2013 du Royaume-Uni profitera aux PME. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, l’a souligné mercredi lors de la présentation du texte pour 2013-2014, qui comporte notamment une mesure d’exonération de charges salariales patronales, destinée à favoriser l’emploi. Quelque 450.000 PME devraient bénéficier de la suppression de la première tranche de cotisations nationales à l’assurance retraite britannique (une part résiduelle étant également affectée à ce que recouvrent en France les assurances chômage et santé). Cet allègement de 2000 livres sterling par employé permettrait à un tiers des employeurs britanniques de ne plus payer aucune charge salariale, selon les estimations du chancelier de l’Echiquier. Au total, les recettes du royaume, elles, seraient amputées de 6 milliards sur cinq ans. Les milieux patronaux ont plutôt bien accueilli cette annonce, même s’ils regrettent l’entrée en vigueur tardive (dans douze mois) de la mesure. Par ailleurs, un cadeau fiscal a été fait aux grandes entreprises: leur taux d’imposition va passer progressivement de 28% à 20% en 2015, avec une première réduction à 24% dès le mois prochain. Il en coûtera 400 millions de livres sterling à l’Echiquier lors de l’année fiscale 2015-2016, et le double dès l’année suivante. Pour mémoire, en France, le taux d’imposition sur les sociétés s’élève à 34%, et à 40% aux Etats-Unis.

 

Bosch – photovoltaïque : 3.000 emplois menacés

Bosch – photovoltaïque : 3.000 emplois menacés

Bosch va mettre fin à ses activités photovoltaïques cristallines, la technologie la plus répandue, et vendre ou fermer toutes ses unités, dont celle de modules située à Vénissieux (Rhône), dans la banlieue de Lyon.   »L’usine de modules de Vénissieux sera vendue. Le projet de production en Malaisie sera abandonné. Bosch prévoit de vendre ses parts dans Aleo Solar », une filiale qu’il détient à 90,7%, a énuméré le groupe dans un communiqué.  En revanche, les activités de développement concernant la technologie des couches minces, assurées par la société CISTech GmbH et situées à Brandebourg-sur-la-Havel, en Allemagne, seront maintenues.   »Malgré les efforts conjoints des salariés et de la direction, cette activité a généré des pertes d’environ un milliard d’euros en 2012 pour le groupe », a rappelé l’entreprise en évoquant un manque de compétitivité.   »Ce n’était pas soutenable à long terme », a commenté son patron Volkmar Denner lors d’une conférence de presse téléphonique.  Celui-ci a évoqué les « immenses surcapacités » de production auxquelles fait face le secteur. « Aujourd’hui, presque tous les grands fabricants enregistrent des pertes, même les Chinois », a-t-il souligné.   »Je suis conscient que pour les salariés s’ouvre une période difficile », a-t-il ajouté en affirmant que la direction avait mûrement réfléchi sa décision et étudié toutes les alternatives.  M. Denner a déclaré avoir « l’espoir de sauvegarder des emplois » en réussissant à trouver des repreneurs pour plusieurs des activités de la division Solar Energy, et indiqué que certains salariés pourraient être reclassés dans d’autres divisions du groupe.  Le président de Bosch France, Guy Maugis, s’est dit vendredi « persuadé » de trouver un repreneur pour le site d’assemblage de modules photovoltaïques de Vénissieux.   »Nous avons besoin de la production photovoltaïque en Allemagne et en Europe », a fait valoir dans un communiqué un responsable du syndicat allemand IG Metall, Jörg Hofmann. « Autrement, nous bradons de manière totalement inconsciente notre participation à un marché d’avenir », a-t-il averti.  L’annonce de Bosch n’est pas une surprise. En novembre, l’entreprise familiale, non cotée en Bourse, s’était déjà retirée du projet géant d’énergie solaire en Afrique du Nord et au Moyen-Orient Desertec. En janvier, la direction du groupe avait fait savoir qu’elle étudiait « toutes les possibilités envisageables » quant à l’avenir de ce segment.  Comme tous les fabricants européens de composants et installations photovoltaïques, Bosch souffre d’une intense compétition sur les prix, conséquence de la concurrence accrue de producteurs notamment chinois et de la baisse des subventions dans plusieurs pays européens.  Le marché du photovoltaïque a chuté de 18% en valeur en 2012, à 77,5 milliards de dollars, pesant fortement sur la rentabilité des fabricants.  Un autre allemand, Siemens, a lui aussi tourné cette page, en octobre dernier, en cédant toutes ces activités solaires, et plusieurs acteurs du secteur ont dû mettre la clé sous la porte l’an dernier en Allemagne.  Le photovoltaïque est un sous-segment de la division de techniques industrielles de Bosch, division de taille modeste puisqu’elle a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires total de 8 milliards d’euros, contre plus de 52 milliards d’euros pour le groupe dans son ensemble.  La division solaire de Bosch est active dans plusieurs pays d’Europe mais aussi en Asie. Elle compte quatre sites de production, dont trois en Allemagne.  A Vénissieux, elle concerne 200 personnes sur les 800 emplois industriels du groupe sur le site.  Bosch, qui est notamment le premier équipementier automobile mondial, emploie environ 306.000 personnes au total.

 

Fitch: abaissement de la note du Royaume-Uni ?

Fitch: abaissement de la note du Royaume-Uni ?

L’agence d’évaluation financière Fitch Ratings a placé vendredi la note « AAA » du Royaume-Uni sous surveillance négative, signifiant qu’un abaissement de cette note était devenue plus probable à court terme, en raison de la détérioration des comptes publics du pays. Le pays avait été privé en février de cette note triple A, la meilleure possible, par Moody’s, une autre agence.  Fitch précise qu’une décision sur la note de la dette souveraine du Royaume-Uni sera prise d’ici fin avril, avec « une probabilité accrue d’abaissement à court terme ».  Cette mise sous surveillance négative s’appuie sur les dernières projections de l’Office de responsabilité budgétaire (OBR), l’organisme de prévision économique officiel et indépendant, selon lequel la dette de Londres va s’accroître à un niveau supérieur aux prévisions de l’agence de notation.  En présentant mercredi un nouveau budget d’austérité, le ministre britannique des Finances George Osborne a ainsi été de nouveau contraint de repousser son objectif de réduction de la dette publique à 2017/2018, soit un an plus tard que prévu.  Le gouvernement a également revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années.  Du côté positif, Fitch note que le pays bénéficie toujours d’une économie flexible, diversifiée et d’un niveau de revenus élevé, ainsi que de l’engagement du gouvernement en faveur de l’assainissement budgétaire.  Le pays jouit toujours de la note « AAA » auprès de la troisième grande agence, Standard & Poor’s.

 

Boeing : 2.300 emplois supprimés

Boeing : 2.300 emplois supprimés

Ces réductions d’effectifs comprendront 800 licenciements secs d’ici la fin de l’année, le reste sera constitué de départs naturels, de redéploiements et du non remplacement de postes vacants qui auraient normalement dû être pourvus.   »Alors que les efforts de développement du 787 et du 747 arrivent à leur fin et que les problèmes (de production) sont en baisse, nous avons besoin de moins de ressources », selon un communiqué reçu par courriel.  En tout, « la division de fabrication et qualité de la branche d’aviation civile de Boeing prévoit une réduction d’effectifs de 2.000 à 2.300 personnes d’ici la fin de l’année » dans la région de Seattle (nord ouest des Etats-Unis), et principalement dans la base d’aviation d’Everett, ajoute le communiqué.  Un porte-parole de Boeing, Marc Birtel, a affirmé à l’AFP que ces réductions d’emploi n’avaient « rien à voir avec les problèmes de batterie du 787″.   »Ces réductions d’effectifs concernent les activités de développement du 787, qui sont à présent terminées, et elles étaient prévues », a-t-il ajouté, alors que la production du 787 « est stable malgré les problèmes de batterie ».  Le groupe a suspendu ses livraisons aux clients depuis l’interdiction de vol de l’appareil, mais il continue de produire 5 exemplaires du 787 par mois et compte monter à 10 par mois d’ici la fin de l’année.  M. Birtel avait indiqué fin février que le groupe prévoyait cette année dans l’ensemble de ses activités (aviation commerciale, défense et aérospatiale) des effectifs globalement stables avec des embauches dans certaines activités et des réductions par ailleurs.  Le Dreamliner est interdit de vol dans le monde, soit 50 appareils cloués au sol, depuis le 16 janvier, à la suite du feu qui s’est déclaré sur la batterie d’un de ces appareils appartenant à Japan Airlines le 7 janvier à Boston, et d’un second incident le 16 janvier au Japon qui a provoqué un atterrissage d’urgence.  Le groupe est par ailleurs en train de réduire ses effectifs dans son usine de Caroline du Sud (sud-est des Etats-Unis) où il fabrique le 787, mais ces départs concernent essentiellement des sous-traitants et le groupe s’est refusé à les chiffrer.  M. Birtel avait expliqué fin février que Boeing « fait des progrès et améliore sa productivité » sur la production du 787 et prévoit donc de « moins compter sur les sous-traitants ».  Par ailleurs, le groupe s’est fait tancer par les autorités américaines de l’aviation dans le cadre de l’enquête sur les batteries.  Dans une missive datée de jeudi et consultée vendredi sur le site internet de la Commission américaine sur la sécurité des transports (NTSB), le directeur juridique de cet organisme, David Tochen, rappelle à son homologue de Boeing, Brett Gerry, « ses obligations en tant que partie dans l’enquête » gouvernementale sur le 787.   »Le fait que le groupe n’ait pas informé la NTSB du contenu de la conférence de presse tenue à Tokyo (le 15 mars) à l’avance est contraire à nos attentes de la part d’une société partie prenante à l’une de (nos) enquêtes », dénonce M. Tochen.  Le 15 mars à Tokyo, le directeur de la branche d’aviation civile de Boeing, Ray Conner, avait affirmé que le 787, surnommé le « Dreamliner », était un avion « absolument sûr » et que « la reprise des vols commerciaux (était) sans doute plus une question de semaines que de mois ».

 

Chypre : le sauvetage est encore hypothétique

Chypre : le sauvetage est encore hypothétique

 

Chypre affirme pouvoir lever 6 milliards pour le plan de sauvetage de l’île et éviter un effondrement financier, prélude à une sortie de la zone euro, a assuré vendredi le parti au pouvoir à Nicosie. Le numéro deux du Rassemblement démocrate, Averof Neophytou, a pris acte de l’échec des discussions entre Nicosie et la Russie, qui dispose d’importants capitaux dans les banques chypriotes mais a rejeté le déblocage d’une nouvelle aide de cinq milliards d’euros. « Il y a un optimisme prudent sur le fait que nous puissions, au cours des prochaines heures, aboutir à une plateforme afin que le Parlement puisse approuver des mesures détaillées compatibles avec l’approche, le cadre et les objectifs convenus lors du dernier Eurogroupe », a-t-il assuré. Averof Neophytou n’a rien dit sur les tractations en cours, mais le ministre des Finances, Michael Sarris, a déclaré que l’hypothèse d’une taxe sur les dépôts bancaires, rejetée mardi par le Parlement chypriote, restait d’actualité. « Je crois que c’est clairement sur la table, c’est quelque chose qui doit être débattu pour voir si une taxe sur les dépôts, sous quelque forme que ce soit (…) pourrait contribuer à finaliser le plan », a-t-il dit à la presse à son retour de Moscou. « Nous sommes en train de discuter de différents chiffres et il faut regarder quelles sont les sources possibles ». Selon un responsable du parti au pouvoir, un projet de taxe de plus de 10% sur les dépôts bancaires dépassant 100.000 euros est en discussion. Dans l’intervalle, le Parlement chypriote a adopté vendredi soir des lois créant un « fonds de solidarité » rassemblant des actifs publics en vue d’une émission obligataire d’urgence et donnant au gouvernement

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 22 mars 2013

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Le moral des industriels français : toujours bas

Le moral des industriels français : toujours bas

 

Le moral des industriels français est resté stable en mars par rapport à février, mais demeure dégradé, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L’indicateur du climat des affaires est resté inchangé en mars à 90 points, comme le mois précédent, « mais à un niveau nettement inférieur à sa moyenne de longue période » (100), a précisé l’Insee dans un communiqué.

 

Taxe 75% : l’impôt gadget enterré ?

Taxe 75% : l’impôt gadget enterré ?

 

Inventée le matin même d’un jour de campagne électorale de Hollande pour être annoncée le soir même, la mesure phare va sans doute finir en eau de boudin. Rejetée par le conseil constitutionnel, et désormais très encadrée par le conseil d’Etat, elle ne va plus représenter grand chose. Peu importe puisque ce n’est qu’une  mesure d’affichage pour dissimiler par ailleurs l’austérité générale imposée aux couches moyennes et populaires. Un taxe ridicule dans son rendement, son assiette et son principe  même ; En fait une taxe bouche-trou qui fait semblant de faire d’ignorer  l’inapplication de la fiscalité légale à l’égard des nantis qui, par exemple, peuvent tranquillement délocaliser leurs revenus sans être autrement inquiétés. Selon l’entourage du nouveau ministre du Budget Bernard Cazeneuve, le Conseil recommande au gouvernement de ramener le taux initial de 75% à un maximum de 66,6%.  Il prône par ailleurs un élargissement du champ de la taxe, en prenant en compte « la totalité des revenus des contribuables, à la fois les revenus d’activité mais également les revenus du capital », a-t-on indiqué de même source.  Le dispositif initial du gouvernement ne visait que les revenus d’activité. Il avait été retoqué fin décembre par le Conseil constitutionnel au motif que la taxation portait sur les revenus d’une personne et non d’un foyer et créait donc une différence entre les foyers.  Mais les spécialistes de la fiscalité et de la pensée du Conseil constitutionnel avaient alors averti que la taxe risquait, s’il elle n’était pas revue en profondeur, de s’exposer à une nouvelle censure sur d’autres critères, notamment un caractère confiscatoire.  Le Conseil d’Etat remettra formellement vendredi au gouvernement son avis sur le contour de ce que devrait être, à ses yeux, la nouvelle version promise par l’exécutif.  Sans attendre, l’entourage de Bernard Cazeneuve a estimé jeudi soir que « d’après les premiers éléments connus », les recommandations du Conseil imposaient au gouvernement « de lourdes contraintes techniques » pour mener à bien son projet remanié.  Le taux initial de 75% s’appliquait à la seule partie des revenus d’activité dépassant un million d’euros. Il était la somme de prélèvements existants et d’une nouvelle contribution exceptionnelle de 18%. Avec un taux de 66,6%, la contribution exceptionnelle serait de 9,6% au maximum.  Avant que ne soient connues les recommandations du Conseil, une autre source à Bercy soulignait que celles-ci n’allaient « pas résoudre toute l’équation ». « On aura encore du travail pour débroussailler ça », avait indiqué la même source, soulignant qu’il faudra « encore du temps » avant de trouver « la nouvelle formule ».  Le Conseil d’Etat recommande, vu les arguments avancés en décembre par le Conseil constitutionnel, que la nouvelle taxe soit conjugalisée, a précisé l’entourage de M. Cazeneuve, sans indiquer si le Conseil se prononçait sur le seuil d’imposition: un ou deux millions d’euros de revenu par couple.  Un seuil à un million par couple concernerait un plus grand nombre de contribuables que la mesure précédente qui, selon le projet de budget 2013, ne devait toucher qu’ »environ 1.500 personnes ».  « Il n’y aura pas plus de personnes concernées qu’il y en avait dans le dispositif antérieur », a affirmé jeudi le ministre du Travail Michel Sapin.  Son homologue de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici a qualifié la taxe d’ »acte de solidarité, presque un acte patriotique dans le moment difficile où nous sommes ». « C’est temporaire, c’est exceptionnel », a-t-il réaffirmé.  Dans l’immédiat, cela ressemble surtout à un boulet pour le nouveau ministre délégué au Budget qui a pris ses fonctions mercredi. « J’ai pas de bol avec ce machin », avait dit son prédécesseur Jérôme Cahuzac à l’AFP, quelques semaines après la censure.  Les choses avaient effectivement mal commencé: M. Cahuzac avait découvert en plein plateau télévisé le projet du candidat Hollande, qui ne l’avait pas prévenu. Son entourage avait fini par surnommer cette taxe « le sparadrap du capitaine Haddock », en allusion à un épisode de Tintin dans lequel le capitaine se débat longuement avec un bout de bande adhésive qui lui colle au nez puis aux doigts et finit sur sa casquette.

 

Bettencourt-Sarkozy : la justice et la démocratie discréditées

Bettencourt-Sarkozy : la justice et la démocratie discréditées

 

Incontestablement la justice se ridiculise une fois de plus en montrant ses contradictions. L’affaire Bettencourt – Sarkosy a été étouffée pendant des années (par l’intermédiaire du juge Courroye) uniquement parce que  l’ancien président de la république était encore au pouvoir. Après la défaite de Sarkozy la machine judicaire, pilotée par la gauche cette fois, a relancé l’affaire avec un objectif clair: discréditer l’ancien locataire de l’Elysée. Juridiquement, les faits reprochés justifient cette mise en examen mais c’est la raison politique qui l’a emporté. Même chose pour l’affaire Cahuzac, sans les révélations de Médiapart, le dossier aurait sans doute été enterré. Sil suffit d’un changement de juge d’instruction pour modifier le courant d’une enquête, c’es t sans doute que la justice est très malade ; malade comme toutes les institutions de sa collusion avec la sphère politique. Sarkozy n’est pas plus coupable aujourd’hui qu’hier mais le vent judicaire a tourné, un vent de gauche. La ficelle est un peu grosse. Cette mise en examen de Sarkozy va jeter un voile sur celle de Cahuzac et faire la Une pendant des semaines et des mois. Il est en effet vraisemblable que la procédure va durer des mois et des années, juste le temps nécessaire pour tuer définitivement les velléités de retour de l’ancien président en 2017. La dimension politique ne saurait évidemment exonérer Sarkozy de sa responsabilité qui a de toute évidence bénéficié des largesses de madame Bettencourt, sans doute davantage que d’autres. Un financement bien entendu inadmissible  Au-delà de la justice c’est aussi la démocratie qui est en cause car il est évident que ces dons de milliardaires ne sont pas complètement gratuits ; ils constituent en quelque sorte un investissement afin par exemple d’éviter le zèle des contrôle fiscaux. D’où la difficulté pour tous les pouvoirs en place d’imposer ces règles fiscales à ces milliardaires qui peuvent délocaliser leurs revenus grâce à l’armée de fiscalistes qui les assistent et à la bienveillance du pouvoir. Pour donner le change, on veut imposer un impôt supplémentaire, la fameuse taxe 75% alors qu’il suffirait d’appliquer réellement les principes fiscaux. Cahuzac, maintenant Sarkosy, le discrédit sur la démocratie et nos institutions risque d’être général.

INSEE : pas de croissance en 2013

INSEE : pas de croissance en 2013

 

Stagnante depuis la mi-2011, l’économie française risque fort de rester au point mort au premier semestre et ne pourra renouer avec la croissance d’ici fin 2013 qu’à la faveur d’une amélioration de l’environnement global, estime l’Insee. Et si une franche récession est exclue, ce surplace prolongé entraînera une nouvelle hausse du taux de chômage, qui se rapprocherait au début de l’été de ses plus hauts niveaux depuis près de 16 ans. Dans sa dernière note de conjoncture publiée jeudi, l’Institut revoit légèrement en baisse sa prévision de croissance pour le premier trimestre 2013, à 0% contre +0,1% anticipé en décembre, et confirme celle de 0,1% pour le deuxième trimestre. « On reste sur plusieurs trimestres de dynamique très faible et on pense que ça va encore continuer sur le premier semestre », déclare Jean-François Ouvrard, chef de la division synthèse conjoncturelle de l’Insee. Pour Cédric Audenis, chef du département de la conjoncture, « le climat est dégradé, mais pas plus dégradé qu’il y a six mois », du fait notamment du socle de résistance apporté par le haut niveau des prestations sociales qui soutient le pouvoir d’achat des ménages. Sur le front de l’emploi, l’Insee anticipe 74.000 suppressions de postes dans les secteurs marchands au premier semestre, avec un taux de chômage au sens du BIT qui atteindrait 10,6% fin juin en France métropolitaine (11,0% avec l’Outre-mer), tout près du record récent de 10,8% enregistré fin 1997. L’institut tient compte dans cette prévision des premiers effets du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, un outil qui permet de facto de réduire le coût du travail et que les PME peuvent commencer à activer dès cette année sous forme d’avances de trésorerie, estimant qu’il permettra de sauver 15.000 postes sur la période. Pour le reste, tous les moteurs intérieurs de la croissance restent à l’arrêt: la consommation des ménages, pénalisée notamment par la dégradation des perspectives de l’emploi et la hausse des prélèvements, leurs achats de logements ou encore les investissements des entreprises. S’agissant de ces derniers, l’Insee prévoit que le recul entamé au deuxième semestre 2012 se poursuivra, ne serait-ce que parce qu’ils se situent à un niveau encore élevé à ce stade du cycle économique. De plus, la faiblesse du taux d’utilisation des capacités de production limite les anticipations d’engagements d’investissements des entreprises, qui reculeraient de 0,5% au premier comme au deuxième trimestres. La seule lueur d’espoir dans ce tableau est le redressement sensible des perspectives personnelles de production dans le secteur manufacturier apparu dans l’enquête Insee sur le climat des affaires de février, qui contraste avec la dégradation constatée dans les services. L’Insee estime en conséquence que la dégradation de la production manufacturière, qui a reculé de 2,4% au deuxième semestre 2012, va s’atténuer progressivement (-0,7% au premier trimestre et -0,2% au deuxième). Dans ce contexte, les exportations (+0,6% au premier trimestre, +0,7% au deuxième) devraient constituer le principal soutien de l’économie française, reflétant l’embellie en marche dans les grandes économies émergentes et aux Etats-Unis et le rebond attendu de l’Allemagne. L’Insee voit trois aléas susceptibles d’affecter ses prévisions. Le premier porte sur le taux d’épargne des ménages, qui permet à ceux-ci de lisser les à-coups du pouvoir d’achat liés notamment à la hausse des prélèvements. Même si un léger rebond est attendu début 2013, l’institut n’exclut pas ainsi que sa tendance baissière s’interrompe si les perspectives de revenus généraient, du fait de la crise, des comportements de plus grande prudence, ce qui aurait un impact certain sur la consommation. Le second tient à la croissance américaine, avec toutes les incertitudes liées à la politique budgétaire outre-Atlantique, et le troisième, positif cette fois, au prix du pétrole. L’Insee a fondé ses dernières prévisions sur un prix du baril stable autour de 100 dollars pour le Brent de la mer du Nord mais n’exclut qu’il soit finalement plus bas. Il estime enfin l’acquis de croissance de l’économie française pour 2013 à 0,1% à la fin du premier semestre. A ce niveau, il faudrait que le PIB augmente de 0,2% au troisième trimestre puis de 0,3% au quatrième pour atteindre sur l’année la croissance de 0,1% prévue par la Commission européenne comme par l’OCDE, en attendant que le gouvernement révise ses propres prévisions. « Une croissance (positive) en 2013 est du domaine du possible, même du vraisemblable », déclare Cédric Audenis, en ajoutant qu’on peut espérer pour cela une « amplification » dans les prochains mois des signaux positifs qui viennent actuellement de l’extérieur. « Mais d’ici la fin du premier semestre, on ne voit qu’une stabilisation, pas encore de rebond ! ».

 

Trop de personnel au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (et ailleurs)

Trop de personnel au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (et ailleurs)

 

 

Le effectifs  sont passés de 1 500 en 2004 à 6 000 en 2012.  L’opposition de droite locale jette un pavé dans la mare : à sa demande, une mission d’évaluation vient d’être créée dans la région afin de comprendre pourquoi les effectifs du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais sont passés de 1 500 en 2004 à 6 000 en 2012. Une augmentation qui n’a pas cessé malgré la crise, puisqu’entre 2007 et 2011 le nombre de salariés de la région a augmenté de 30%. « Il y a 99 directeurs du management stratégique et 57 personnes attachées à la communication par exemple », explique sur RMC Philippe Eymery, élu Front National et membre de la mission d’évaluation. « Nous avons pointé qu’il y a des dérives, dit-il, et qu’il y avait trop de personnes par rapport à la taille de l’institution. Le Conseil régional ressemble à une armée mexicaine ». Pour l’exécutif du Conseil régional, ces allégations sont fausses et si les effectifs ont augmenté, c’est à cause de la décentralisation. Pour les employés du Conseil régional, cette mission d’évaluation n’est pas très bien accueillie, à l’image de Yannick pour qui « il n’y a pas trop de monde ». « Qu’entend-t-on par sureffectifs ? Trop de monde, c’est quoi dans une région où le taux de chômage est aussi élevé. Dire qu’il y a trop de gens au travail, c’est une provocation ». Pourtant d’autres salariés ne tiennent pas le même discours mais souhaitent rester anonymes pour ne pas subir de pression. « Pour moi, en effet, il y a un peu trop de monde. Je ne suis pas là depuis très longtemps mais je le ressens. J’ai bossé dans le privé et là, il y a beaucoup moins de boulot. Il y a trop de directions. Dans certains services, il y a deux assistantes alors qu’une suffirait. Mais bon je profite aussi du système, je ne vais pas cracher dans la soupe, on est bien payé ». A l’UMP tous ces recrutements intriguent. Sébastien Leprêtre, conseiller régional UMP et président de cette mission d’évaluation, souhaite comprendre le pourquoi du comment de ces dépenses de personnel : « On observe la réalité qui caractérise la région Nord-Pas-de-Calais qui est la région française qui dépense le plus en frais de personnel par habitant. On est à plus de 30% d’augmentation des charges de personnel sur la période 2007-2012. Ca soulève des questions : pourquoi y’a-t-il 6 000 agents au Conseil régional ? Quelles sont leurs missions ? Comment sont-ils recrutés ? Il y a à la région, selon toute vraisemblance, du personnel qui a été recruté et qui est sans affectation. Ce qui nous intéresse c’est de savoir pourquoi, combien, comment… ? Autant de questions que nous nous posons et qui devront trouver réponses ».Malheureusement plupart des régions ont aussi embauché de manière irresponsable ;  pas forcément dans les proportions du nord Pas de Calais, mais de façon excessive, ce qui explique en partie l’augmentation de la fiscalité locale.

Nicolas Sarkozy mis en examen: hors jeu pour 2017 ?

Nicolas Sarkozy mis en examen: hors jeu pour 2017 ?

La conséquence immédiate de la mise en examen de Sarkozy, c’est sa probable mise hors jeu pour 2017 alors qu’il apparaissait comme le leader incontesté à droite. s’il se retrouve englué dans une longue procédure, a fortiori s’il comparaît devant un tribunal, l’ancien président aura de grandes difficultés à entretenir le scénario de son éventuel retour en politique active. Il y a deux semaines, il confiait à Valeurs Actuelles que la France aurait besoin de lui et qu’on viendrait le chercher. Mais la France se tournera-t-elle vers un mis en examen?  Il y a ensuite l’opprobre jeté sur la droite: l’UMP doit défendre l’ancien président, mais nombre de leaders se frottent sans doute les mains. Affaiblis par leur querelle de novembre, François Fillon et Jean-François Copé n’étaient plus en mesure de rivaliser avec la « présidentiabilité » de Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, voici l’ancien président remis « au même niveau » que ses rivaux, comme dirait François Fillon. Puis il y a l’ombre portée, sombre, sur la démocratie représentative, sur la politique. En une semaine, le ministre du Budget tombe dans une affaire de blanchiment de fraude fiscale et un ancien président est mis en examen pour abus de faiblesse – c’est-à-dire pour avoir profité de la démence sénile d’une vieille dame. Tous deux sont présumés innocents, mais les actes et les mots de la justice sont violents. Comment empêcher les populistes de cultiver le « tous pourris »? 

 

Sarkozy : mise en examen, pas un hasard (Wauquiez)

Sarkozy : mise en examen, pas un hasard (Wauquiez)

 

Pour Laurent Wauquiez, il ne fait aucun doute que la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour abus de faiblesse dans l’affaire Bettencourt est le fruit d’un complot politique. « Je trouve la ficelle un peu grosse. On a un président de la République qui est en grande faiblesse. Des Français qui sondage après sondage disent clairement qu’ils ont une grande nostalgie de Nicolas Sarkozy, et comme par hasard, on tombe maintenant ave la soi-disant mise en examen avec de Nicolas Sarkozy. En plus la semaine où une information judiciaire est ouverte sur M. Cahuzac. Je ne crois pas au hasard des calendriers », a affirmé le vice-président de l’UMP sur Europe 1. « Déjà, par le passé, on a connu des tentatives de manipulation judiciaire autour de Nicolas Sarkozy. J’attends très sereinement que la justice fasse son travail et je suis sûr qu’elle le fera dans le sens de l’innocence de l’ancien président de la République », a poursuivi le député-maire du Puy-en-Velay. « Je trouve que le calendrier ne peut pas permettre de croire un seul instant que tout ceci soit le fruit du hasard. Je me méfie de cette utilisation à des fins politique de la justice. »

Sarkozy mis en examen : pourquoi ?

Sarkozy mis en examen : pourquoi ?

A la suite d’au moins quatre confrontations entre l’ancien chef de l’Etat et plusieurs membres du personnel de Liliane Bettencourt, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour abus de faiblesse à l’encontre de cette dernière jeudi soir, selon le parquet de Bordeaux. Les confrontations se sont déroulées dans la plus grande discrétion, pour vérifier si Nicolas Sarkozy s’était rendu une ou plusieurs fois chez l’héritière de L’Oréal pendant sa campagne en 2007. L’ex-majordome des Bettencourt, Pascal Bonnefoy est arrivé à la mi-journée au Palais de justice de Bordeaux. La confrontation avec au moins quatre membres du personnel de Liliane Bettencourt, dont Pascal Bonnefoy, qui avait commencé en début d’après-midi, s’est terminée aux environs de 17 heures. En décidant de mettre Nicolas Sarkozy en examen, le juge d’instruction Jean-Michel Gentil estime que des « indices graves et concordants » au sens du code pénal, démontrent que l’ancien chef de l’Etat aurait commis un abus de faiblesse aux dépens de Liliane Bettencourt en lui demandant de l’argent pour financer sa campagne. En novembre dernier, Nicolas Sarkozy avait été placé sous le statut de témoin assisté, faute de charges suffisamment lourdes contre lui. Si les faits sont avérés, Nicolas Sarkozy risque trois ans de prison et 375.000 euros d’amende. Me Thierry Herzog, l’avocat de l’ancien chef de l’Etat, a donc qualifié cette décision d’ »incohérente sur le plan juridique, et injuste ». « Je saisirai en conséquence immédiatement la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux pour former un recours et pour demander la nullité, notamment de cette mise en examen », a-t-il déclaré.  Me Gillot, l’avocat de Pascal Bonnefoy, a expliqué au micro d’Europe 1 pourquoi il n’est pas surpris par la mise en examen de Nicolas Sarkozy. « Ça me surprend à moitié dans la mesure où il ne faut pas oublier que Nicolas Sarkozy est au centre de ce dossier depuis son début. Je rappelle qu’il avait reçu – à l’époque où l’affaire était en cours d’enquête – Liliane Bettencourt à l’Élysée, ainsi que Patrice de Maistre. On a aussi appris que l’entourage de Liliane Bettencourt était informé à l’époque par l’Élysée de la position du parquet et de l’avancement de l’enquête. Et puis il y a bien entendu ces soupçons importants de financement illicites de sa campagne électorale de 2007″, détaille Me Gillot.  Cette mise en examen intervient après cinq ans d’enquête ayant troublé sa présidence et alors qu’il n’excluait plus un éventuel retour en politique. De son côté, Nicolas Sarkozy a toujours affirmé s’être rendu au domicile des Bettencourt une seule fois pendant sa campagne présidentielle de 2007, pour y rencontrer brièvement André Bettencourt, le mari de l’héritière de l’Oréal, décédé en novembre de la même année. Mais le juge Jean-Michel Gentil, qui depuis le mois de novembre multiplie les auditions avec le personnel de la milliardaire, a entendu plusieurs membres affirmer avoir vu Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises chez Liliane Bettencourt.  Seize personnes ont déjà été mises en examen par le juge Gentil et ses deux collègues depuis deux ans et demi dans cette affaire, partie d’une plainte, déposée fin 2007 par Françoise Bettencourt Meyers, la fille de Liliane, pour des abus de faiblesse à l’encontre de sa mère.

 

Mise en examen de Sarkozy: les réactions

Mise en examen de Sarkozy: les réactions

La mise en examen jeudi soir de Nicolas Sarkozy pour « abus de faiblesse » dans le dossier Bettencourt a suscité la colère de l’UMP qui a dénoncé « un acharnement judiciaire », tandis que la gauche est restée discrète.  L’Elysée, pour sa part, a opposé un non catégorique aux demandes de réactions.  Premier à donner le ton à l’UMP , le député Lionel Luca par un tweet accusateur: « La seule chance de FH (François Hollande) en 2017, c’est d’éliminer par tous les moyens la possibilité d’une candidature du seul adversaire qui peut le battre ».  En moins de 140 caractères, M. Luca a mis en cause le vainqueur de Nicolas Sarkozy le 6 mai dernier, ouvrant la porte à la théorie du complot.  Un credo repris, avec moins de virulence toutefois, par Geoffroy Didier, co-président du collectif UMP « la droite forte », qui s’est dit sur BFMTV « choqué » par « l’acharnement judiciaire contre Nicolas Sarkozy ».  Pour lui, il y a « un traitement à part à l’endroit de Nicolas Sarkozy, un homme parfaitement intègre ».   »Sans doute pour avoir dit un certain nombre de vérités, sans doute pour avoir condamné les dérives du milieu judiciaire, aujourd’hui certains ont décidé de régler des comptes personnels avec Nicolas Sarkozy », a-t-il accusé.  Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice et membre de l’association « Les amis de Nicolas Sarkozy », a dénoncé des « ‘méthodes au relent politique évident », en ajoutant toutefois « espérer que la justice de notre pays ne permettra pas longtemps encore l’instrumentalisation de cette affaire ».  Il a fait remarquer que la mise en examen de Nicolas Sarkozy était intervenue « 48 heures après la mise en cause d’un ministre socialiste », Jérôme Cahuzac, contraint de démissionner de son poste de ministre du Budget. « Sans doute pour faire compensation », a glissé M. Estrosi.  Mais au-delà, aucun des ténors de l’UMP ne s’est exprimé. Le président du parti, Jean-François Copé, qui a prévu de réagir vendredi matin sur France 2, a eu un entretien téléphonique dans la soirée, selon son entourage, avec l’ancien chef de l’Etat.  Rien n’a filtré de cette conversation.  Valérie Debord, déléguée générale adjointe de l’UMP, a elle aussi parlé sur BFMTV « d’acharnement contre Nicolas Sarkozy », estimant qu’ »un certain nombre de personnes voudraient voir Nicolas Sarkozy à terre ».   »Coup de tonnerre », s’est exclamée sur Twitter, Christine Boutin, présidente du Parti chrétien- démocrate. « Est-ce que cela va régler les problèmes des Français? Non! Nous devenons fous! », a-t-elle ajouté.   »S’ils étaient avérés, les faits qui motivent l’enquête du juge Gentil seraient particulièrement graves puisqu’il s’agirait d’un abus de faiblesse sur une femme âgée et diminuée, dans le cadre du financement illégal d’une campagne électorale », a commenté la présidente du Front nationale, Marine Le Pen, dans un communiqué.  Elle a aussitôt demandé que l’ex-président quitte le Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit, « sa situation judiciaire l’empêchant aujourd’hui d’exercer cette fonction avec l’impartialité et la neutralité requises ».   »Nicolas Sarkozy opère, via cette affaire judiciaire, un retour dans la vie publique certainement assez différent de celui qu’il s’était imaginé », a-t-elle ironisé.  A gauche, le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, a jugé que l’objet de la mise en examen de M. Sarkozy était « grave pour un ancien président de la République », tout en appelant au respect de la présomption d’innocence.   »On peut défendre la présomption d’innocence sans dénigrer la justice », a répliqué à l’UMP, sur twitter, le député Olivier Faure, proche du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.  Jean-Luc Mélenchon, co-président du parti de gauche, a lui aussi insisté sur le motif de la mise en examen « extrêmement grave moralement ». Pour lui, « la racine des problèmes est dans un modèle démocratique où l’argent règne sur tout ». « Vivement l’heure du coup de balai général sur le système et la refondatiuon de notre République », a-t-il ajouté dans un message à l’AFP.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 21 mars 2013

 

 

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Cahuzac : un discrédit fatal pour la classe politique

Cahuzac : un discrédit fatal pour la classe politique

 

L’affaire Cahuzac n’est pas la première du genre ; à droite comme à gauche, des ministres, en position judicaire délicate,  ont déjà été contraints de démissionner. Une grande différence toutefois, cette démission  concerne celui qui était chargé d’imposer l’austérité et cela en pleine période crise. Quelle crédibilité pourra-ton désormais accorder aux professeurs de rigueur qui ne cessent d’expliquer que les français doivent des efforts, encore de efforts, et en plus pour des résultats économiues et sociaux lamentables. A l’incompétence générale s’ajoutent  la goujaterie et hypocrisie d’une classe politique discréditée. En cause,  sans doute la professionnalisation des responsables politiques qui considèrent cette fonction come un métier et non comme un service civique temporaire. Le copinage, le corporatisme, les liaisons dangereuses avec les puissants portent un coup sévère à la démocratie. Démagogie,  irresponsabilité caractérisent ceux qui sont en charge de l’intérêt public. Si la crise est économique et sociale, elle est tout autant culturelle et démocratique ; la plupart de nos politiques ne sont guidés que par leur plan de carrière ; pour la plupart ils y entrent sitôt sortis des grandes écoles et y demeurent jusqu’à 70 ans voire davantage. La sociologie des responsables atteste de la coupure avec les forces actives du pays, pratiquement pas d’ouvrier, de chefs d’entreprise, de syndicaliste, d’agriculteur  ou encore d’employé du privé. Pour l’essentiel des fonctionnaires (ou équivalents), des apparatchiks, des pros de la politique. Le phénomène italien pourrait bien s’étendre à d’autres  pays et se traduire par un rejet général de la classe politique traditionnelle. Certes le politique ne peut pas tout mais il peut entraver l’  initiative, plomber la compétitivité,  tuer le pouvoir d’achat par la fiscalité ; sans parler des procédures kafkaïennes dont se nourrissent les fonctionnaires mais qui annihilent  tout effort de modernisation. La crise est profonde car elle ne concerne pas seulement les responsabilités nationales, jusqu’au plus bas niveau de la commune c’est la même démagogie, la même irresponsabilité. Une posture encouragée par une union économique elle aussi dirigée essentiellement par des fonctionnaires qui n’ont qu’une idée approximative des réalités économiques et sociales. La  vérité c’et que les dirigeants ne savent pas où ils vont, faute de connaissances et de doctrine, on suit bêtement la rigueur trop brutale imposée par Bruxelles et toute l’Europe va dans le mur. La crise sera durable car elle est systémique avec de interactions bien entendu économiques et sociales mais aussi politiques et culturelles.

Hollande : mesurettes pour le bâtiment

Hollande : mesurettes pour le bâtiment

Pour inverser la tendance, François Hollande va d’abord réduire à compter de janvier 2014 la TVA à 5 % sur la construction d’HLM. Une mesure forte car cette taxe, aujourd’hui fixée à 7 %, devait initialement passer à 10 % l’année prochaine. «Cela coûtera entre 400 et 500 millions par an», estime un député. En contrepartie, le monde HLM s’engage à ce que les organismes de logement social situés dans des zones où les besoins de construire sont faibles (par exemple Champagne-Ardenne) reversent une partie de leurs ressources aux organismes situés dans des régions comme l’Ile-de-France où la pénurie d’HLM est criante. «Cette mutualisation des moyens devrait porter sur 200 millions», souligne un expert. Mais il ne faut pas attendre de miracle de ce dispositif: il permettra de financer seulement 20.000 HLM supplémentaires par an. Ce n’est pas ce plan qui permettra de redresser un secteur qui s’écroule.

Air France : de Juniac va remplacer Spinetta

Air France :  de Juniac va remplacer Spinetta

M. Spinetta, qui fêtera ses 70 ans en octobre, annoncera lundi en conseil d’administration qu’il quittera ses fonctions cet été, neuf mois avant l’échéance statutaire de ses fonctions, assure le site, en s’appuyant sur « plusieurs sources concordantes » non identifiées.  M. de Juniac, actuel PDG d’Air France (la composante française du groupe aérien) était pressenti de longue date pour remplacer M. Spinetta.  L’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy laissera sa place à Air France au directeur financier Frédéric Gagey, assure latribune.com.  M. Gagey devrait d’abord être nommé directeur général de la compagnie pendant une année durant laquelle Alexandre de Juniac, en plus de ses fonctions à la tête d’Air France-KLM, conservera la présidence d’Air France. Après cette période de transition, Frédéric Gagey prendra le poste de PDG d’Air France. M. Gagey, 57 ans, possède l’avantage d’être le seul à connaître KLM de l’intérieur puisqu’il a été directeur financier de la compagnie hollandaise.  Latribune.com souligne que le responsable est apprécié des hollandais de KLM, mais aussi de certains syndicats au sol et que son profil financier pouvait rassurer les marchés. En revanche, sa nomination ne serait pas du goût du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), note le site.

 

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