Archive mensuelle de mars 2013

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Economie, politique, société: pages les plus regardées 26 mars 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

Chômage historique : une solution, embaucher tous les chômeurs à pôle emploi

Chômage historique  : une solution, embaucher tous les chômeurs à pôle emploi

 

Le record historique du chômage est donc atteint ; pour y faire face Ayrault a décidé d’embaucher 2000 personnes en CDI à pôle emploi après les 2000 de juillet soit plus de 50 000 salariés. Finalement peut-être la solution au chômage ; si par hypothèse on embauchait tous les chômeurs à pôle emploi, le chômage disparaîtrait. Bien sût les esprits chagrins vont considérer qu’il faudra financer cette dépense. Pas forcément, on pourrait considérer comme salarié de pôle emploi ceux qui touchent des allocation de chômage sans débourser un seul centime, ne resterait qu’environ 1 million de chômeurs et la promesse de Hollande d’inverser la courbe du chômage serait nettement dépassée. Une proposition saugrenue ? Pas plus que celle qui consiste à renforcer de effectifs de pôle emploi qui ne sert à rien et  qu’il faudrait mieux qualifier de « pôle chômage  ». Pour tenir la promesse de Hollande avec la stagnation ( au mieux) du PIB , il faudra d’autres propositions aussi saugrenues. Pourquoi pas une solution de type Chypriote, c’est à dire un prélèvement sur tous les comptes bancaires. Ce serait une vraie réforme fiscale, on supprime tous les autres impôts (dont le recouvrement coûte très cher :0.3% du PIB) et on instaure une taxe unique dont l’assiette et le taux pourrait varier en fonction des besoins de la puissance publique. Une mesure qui évidemment pourrait être considérée comme confiscatoire par le conseil constitutionnel mais pas plus que la multitude d’impôts qui tue la compétitivité et le pouvoir d’achat. Du coup, on pourrait aussi supprimer le parlement qui passe son temps à créer de nouvelles taxes ; nouvelles  économies ! Les grincheux vont sans doute considérer qu’il faudrait mieux créer des emplois durables dans le privé et soutenir vraiment la croissance. Bref, un changement de cap mais il faudra du temps pour en persuader nos responsables pour la plupart nourris au lait de la ressource fiscale.

Immobilier neuf: recul de 22%

Immobilier neuf: recul de 22%

Les mises en chantier de logements neufs en France ont chuté de 22% à 77.113 unités sur la période décembre 2012-février 2013, comparée à la même période un an plus tôt, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.  Le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs a également reculé de 13% au cours de la même période, à 101.835 unités.  Le recul des mises en chantier s’accentue puisque sur douze mois, de mars 2012 à février 2013, le nombre s’inscrit en baisse de 19,6% à 295.345 unités.  La même tendance prévaut pour les permis de construire accordés pour des logements neufs, dont le nombre sur douze mois est en repli de 7,4%, à 430.364 unités.  La situation est particulièrement critique pour les maisons individuelles, dont les mises en chantier ont plongé de 24,8% à 24.590 unités au cours des trois derniers mois (décembre 2012-février 2013), comparés à la même période l’an dernier.

Bayrou : «elections : une tromperie»

Bayrou : «elections : une tromperie»

 

Invité sur RMC et BFMTV ce mardi matin, François Bayrou publie De la vérité en politique, aux éditions Plon. Bayrou considère que les élections sont une tromperie depuis 20 ans.  Le président du Moden regrette les attaques contre le juge Gentil, qui a mis en examen Nicolas Sarkozy, et souhaite que toutes les forces du pays soient mises au service des créateurs de richesses, chercheurs, artisans ou chefs d’entreprises.

François Bayrou : « Je n’ai jamais accepté d’entrer un gouvernement dont je n’approuve pas l’orientation. Je n’ai aucune préoccupation d’avoir des places, des galons. Le jour où la France écarte les démons qui sont les siens et qu’elle choisit un chemin solide et courageux, chacun devra prendre sa place. Pour l’instant, la direction n’est pas affirmée ». A propos de la côte de popularité de François Hollande, toujours au plus bas :–

 François Bayrou : « Il y a eu une campagne dont le projet économique ne correspond pas aux réalités. On a fait comme si changer les gouvernants allait résoudre les problèmes du pays.  Nous n’arrivons plus à produire les ressources et les emplois indispensables à notre modèle, parce que tous ceux qui signent des contrats de travail, les chercheurs, les innovateurs, ne sont pas soutenus mais paralysés. Il faut mettre toutes les forces de ce pays au service de ceux qui créent des richesses : les PME, les artisans, les chefs d’entreprise. Il faut leur donner des garanties, leur permettre de gagner de l’argent, d’avoir des règles compréhensibles. Ensuite, il faut moraliser la vie publique. On ne peut pas continuer avec ces questions sur le cumul des mandats. L’extrême droite, l’extrême gauche et le centre ne sont pas représentés, ils représentent 40% des voix. Je propose aussi qu’on baisse le nombre des députés et sénateurs pour montrer que le haut fait un effort ».

 

1er mai : la CFDT ne veut pas défiler avec la CGT

1er mai : la CFDT ne veut pas défiler avec la CGT

 

La CFDT a décidé de ne pas donner suite aux appels à un 1er mai unitaire lancés par le nouveau secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, en raison des tensions actuelles entre les deux syndicats. « Le 1er mai, la CFDT n’ira pas défiler avec la CGT. C’est une décision de notre bureau national de la semaine dernière au moment où la CGT disait qu’il fallait faire un 1er mai commun, a déclaré mardi Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. Nous avons décidé que nous n’irions pas manifester avec la CGT parce que nous vivons une période de tensions », a-t-il ajouté en faisant référence aux virulentes critiques de la CGT sur l’accord de sécurisation de l’emploi que la CFDT et deux autres syndicats, la CFTC et la CFE-CGC, ont signé en janvier avec le patronat. « Nos militants ne veulent pas se faire insulter une semaine et aller manifester avec la CGT une autre semaine », a encore dit Laurent Berger, tout en soulignant qu’il souhaitait prendre le temps d’une explication avec Thierry Lepaon pour mettre fin à ces tensions. « La direction de la CGT veut un syndicalisme rassemblé. Le syndicalisme rassemblé ça ne se proclame pas de façon unilatérale, ça se construit ».

 

Chômage : record historique

Chômage : record historique

Le record historique du nombre de demandeurs d’emploi de 1997 (3,195 millions) devrait cette fois être battu.  Fin janvier, 3,169 millions de demandeurs d’emploi sans activité étaient recensés en métropole. Une nouvelle augmentation, attendue, serait la vingt-deuxième consécutive pour cette catégorie de chômeurs.  En tenant compte des inscrits exerçant une activité réduite, Pôle emploi recensait fin janvier 4,6 millions de demandeurs d’emploi en métropole (4,9 avec l’Outre-mer). Les demandeurs d’emplois de longue durée (plus d’un an) n’ont jamais été aussi nombreux: près de deux millions, et chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leur droit à une indemnisation. Contre le chômage, « on n’aura jamais tout essayé », a souligné lundi devant la presse le Premier ministre, en prenant le contrepied de l’expression utilisée par François Mitterrand en 1993. Jean-Marc Ayrault a annoncé lundi le recrutement de 2.000 CDI supplémentaires d’ici septembre chez Pôle emploi, après un renfort équivalent en 2012. Le service public de l’emploi, qui avait vu ses effectifs amputés de 1.800 postes en 2011 en pleine croissance du chômage, est régulièrement critiqué pour l’inefficacité de son organisation interne ou sa déshumanisation.  Depuis sa création fin 2008 (lors de la fusion ANPE-Assedic), Pôle Emploi doit gérer 1,5 million de chômeurs supplémentaires, dont 950.000 sans aucune activité (+43%). Au personnel, en première ligne, le Premier ministre a témoigné sa « confiance » et son « soutien ».

Kem One : 1300 emplois menacés

Kem One : 1300 emplois menacés

Huit mois après sa création, le groupe chimique Kem One a annoncé lundi aux représentants du personnel qu’il présenterait au tribunal de commerce une demande de cessation de paiement, ouvrant la voie à une procédure de redressement judiciaire mettant en cause l’avenir de quelque 1.300 salariés. Le groupe, spécialisé dans le PVC, va déposer mardi matin sa demande devant le tribunal de commerce de Lyon, et une audience aura lieu très prochainement, ont indiqué les syndicats et la direction à l’issue d’un comité central d’entreprise extraordinaire à Lyon qui s’est tenu sans la présence du PDG Gary Klesch. La direction a indiqué qu’elle n’entendait faire aucun commentaire avant le jugement du tribunal. Des assemblées générales du personnel sont prévues dès mardi sur les sites du groupe à Saint-Fons (Rhône) et à Lavera (Bouches-du-Rhône), ont indiqué les syndicats CGT et FO. A Lavera, des salariés, réunis dès la matinée de lundi dans l’attente de l’issue du CCE, ont brûlé des palettes et des pneus devant l’entrée principale du site. Kem One est né de la cession en 2012 des activités vinyliques du chimiste Arkema au financier américain Gary Klesch. Cette société emploie 1.800 personnes en France, réparties sur plusieurs sites de la région lyonnaise et de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Nouvelle dégradation de l’Italie ?

Nouvelle dégradation de l’Italie ?

 

Signe de tensions sur les marchés, les coûts d’emprunts des pays considérés comme les plus fragiles de la zone euro, l’Italie et l’Espagne, augmentaient sur le marché de la dette. Les taux à 10 ans de Madrid augmentaient de 0,10%, tout comme ceux du pays transalpin. L’euro a de son côté, peu après la clôture de Bourses, atteint un plus bas de quatre mois face au billet vert, à 1,2830 dollar pour un euro. Ce retournement de situation a, d’abord été dû à une rumeur: l’agence de notation Moody’s pourrait dégrader la note de crédit de l’Italie.  « Dans les salles de marché, la rumeur circule depuis quelques heures. Cela me semble plausible car l’incertitude politique dure depuis trop longtemps », a déclaré un opérateur à Milan, cité par Reuters. Interrogée par cette dernière, Moody’s se refuse pour le moment à tout commentaire. Mais si cette rumeur se confirmait, le groupe serait la deuxième agence à dégrader l’Italie après le résultat des élections législatives qui ont plongé le pays dans l’impasse politique. Fitch avait ainsi décidé, le 8 mars dernier, d’abaisser la note du pays de A- à BBB+, citant la situation politique comme un facteur pouvant aggraver la récession que connaît l’Etat méditerranéen.  Autre facteur qui a maintenu les bourses sous pression, les marchés restent inquiets quant au remède de cheval imposé à Chypre pour débloquer l’aide européenne. « Le résultat obtenu un dimanche soir apporte un soulagement instantané mais ne constitue pas une garantie pour des eaux plus calmes », estime ainsi Carsten Brzeski, analyste d’ING. Le chef de file de l’Eurogroup, Jeroen Dijsselbloem, a accentué la tension en déclarant que « le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires de la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire », dans un entretien à Reuters. Ce qui laisse penser que le sort réservé à Chypre pourrait être appliqué à d’autres Etats. Ces propos ont fait craindre aux investisseurs de possibles nouvelles pertes sur leur participation dans des banques des pays les plus en difficultés de la zone euro, qui auraient besoin d’être sauvées. Jeroen Dijsselbloem, conscient sans doute de l’impact de ses déclarations sur la crédibilité des banques européennes,  est ensuite revenu sur ses propos en assurant que  « Chypre est un cas spécifique », et qu’ainsi les solutions retenues ne sont pas un modèle.une rectification qui ne rassure pas.

2000 postes en plus à Pôle emploi ; pour quoi faire ?

2000 postes en plus à Pôle emploi ; pour quoi faire ?

2000 postes en juillet, 2000 encore en plus maintenant. Mais pour quoi faire ? Rien, sinon pour essayer de recevoir plus poliment des chômeurs auxquels on a strictement rien à proposer. C’et connu, pôle emploi s’occupe du chômage pas de l’emploi. Entretien type avec un chômeur : relecture pour la énième fois du dossier du chômeur  sur l’écran d’ordinateur, vérification des données avec l’intéressé, un peu de bavardage inutile pour meubler l’absence de perspective, notification de l’entretien sur l’ordinateur et tirage papier de cette consultation qui ne sert à rein sinon parfois à quelques formations dont la plupart bidon. Exemple les merveilleux emplois services à la personne, véritables mines d’emplois d’après « les experts » ; modèle type : un CDI de 15 heures par mois au SMIC à 40 kms du domicile du chômeur. Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Pantin avec le ministre du Travail Michel Sapin, a donc annoncé la création de 2000 nouveaux emplois en CDI à Pôle emploi. Un renforcement des moyens de l’organisme qui se justifie, selon lui, par la volonté d’assurer une nouvelle offre de services et de permettre un accompagnement plus personnalisé des demandeurs d’emploi. «Aujourd’hui, afin que la nouvelle offre de services de Pôle emploi, ainsi que les dispositifs ambitieux que nous déployons, produisent pleinement leurs effets, il nous faut renforcer à nouveau les moyens de Pôle emploi», a justifié le chef du gouvernement, selon le texte de son discours transmis par Matignon. Il y aurait finalemenet peut être une solution embaucher tous les chômeurs à pôle emploi !

Le plan chypriote va miner la crédibilité des banques en Europe

Le plan chypriote va miner  la crédibilité des banques en Europe

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé Moscovici ou le gouverneur de la banque de France, Chypre n’est pas un cas isolé dans cette « économie casino » qu’on peu appeler par un autre nom :  la financiarisation excessive de l’économie, Malte, le Luxembourg, le Royaume uni, d’autres et même d’un certain point de vue la France ( dont le poids bancaire est loin d’être négligeable) elle –même  pourraient être concernés. Il s’agit en effet d’un grand changement, ce n’est plus le contribuable qui paye pour le renflouement mais d’abord les actionnaires, les créanciers et les déposants en principe déposants non garantis. Du coup les banques qui bénéficiaient précédemment d’un garantie de fait des Etats se retrouvent en première ligne. C’est bien ce qui inquiète les gros déposants et les milieux financiers. Rien ne dit que les dépôts pourraient d’ailleurs être garantis en dessous de 100 000 euros (comme c’est théoriquement prévu) par exemple dans un grand pays comme la France car les réserves bancaires constituées à cet effet seraient très insuffisantes et même ‘Europe ne pourrait assumer cette obligation, a fortiori  s’il y avait effet de contamination dans d’autres pays, ce qui serait nécessairement le cas. Dans le cas de Chypre on ne sait pas encore de combien seront les pertes pour les gros déposants mais selon les hypothèses entre 20 et 40% C’est évidemment énorme et met en jeu la crédibilité de toutes les banques européennes puisque le président de l’Eurogroup a bien indiqué que désormais le renflouement Chypre constituait un modèle.

 

 

Chypre : un modèle de renflouement qui pourrait s’appliquer à d’autres y compris à la France

Chypre : un modèle de renflouement qui pourrait s’appliquer à d’autres y compris à la France

 

Récemment le gouverneur  de la Banque de France affirmait Le plan de sauvetage élaboré pour Chypre ne pourrait jamais être appliqué en France. Il est démenti par le président de l’Eurogroup qui considère que ce plan chypriote constitue un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires dans la zone euro et d’autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire, a déclaré lundi le président de l’Eurogroup dans une interview à Reuters et au Financial Times. « Ce que nous avons fait la nuit dernière, c’est ce que j’appelle repousser les risques », a dit Jeroen Dijsselbloem. « S’il y a un risque dans une banque, notre première question devrait être ‘d’accord, qu’allez-vous faire, vous, dans la banque ? Que pouvez-vous faire pour vous recapitaliser vous-mêmes ?’ », a-t-il ajouté. « Si la banque ne peut pas le faire elle-même, alors nous discuterons avec les actionnaires et les créanciers obligataires, nous leur demanderons de contribuer en recapitalisant la banque et, si nécessaire, (nous le demanderons) aux détenteurs de dépôts non garantis. » Au terme de négociations longues et tendues, Chypre a accepté lundi de fermer la deuxième banque du pays. Les dépôts garantis (jusqu’à 100.000 euros, le seuil de garantie publique dans l’Union européenne) seront transférés à Bank of Cyprus, le numéro un local du secteur, mais les dépôts non garantis subiront des pertes dont le montant global pourrait atteindre 4,2 milliards d’euros. Cet accord s’apparente donc à un « bail-in », c’est-à-dire un renflouement par les actionnaires et les créanciers, voire par les dépositaires non garantis, et non par une aide extérieure (« bail-out »). Cette approche traduit un changement de stratégie des autorités européennes après trois ans de crise qui les ont conduites à plusieurs reprises à renflouer des banques ou des Etats avec l’argent des contribuables. Ce processus devait s’interrompre, a jugé Jeroen Dijsselbloem, expliquant que le retour récent du calme sur les marchés représentait une opportunité pour engager ce changement de modèle.  

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 25 mars 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

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La crise des élites

La crise des élites

 

Michel Serres a l’habitude de dire qu’i ne s’agit pas seulement d’une crise mais d’un changement de monde ; les mutations affectent en effet la sphère économique et sociale, mais aussi politique, sociétale et culturelle. Affaires politiques, salaires des grands patrons, chômage, discrédit des responsables, financiarisation excessive  de l’économie, accroissement des inégalités, corporatisme des élites autant d’éléments qui démontrent  l’ampleur des mutations qui nous affectent ;  le pouvoir (et la plupart des experts  qui le conseillent) est en réalité perdu ; pas simplement en France, en Europe aussi et ailleurs. La crise des élites est sans doute la plus grave car elle laisse la porte ouverte à tous les nationalismes, corporatismes et  extrémismes. Certes il ne s’agit pas de faire de l’angélisme face à la mondialisation pour autant un repli total sur le sol territoire conduirait inévitablement au déclin. Aujourd’hui pour schématiser on est face à deux doctrines :  soit le libre échange sans contrainte ou presque, soit l’étatisation ; en gros dans la pratique, les partis de gouvernement se retrouvent dans la première doctrine et les partis protestataires dans la seconde. Deux doctrines qui conduisent dans le mur. Les experts eux-mêmes sont pour la plupart aussi perdus (ou alors complices car beaucoup sont rémunérés par les gouvernements auxquels ils  ne veulent pas déplaire) ; ils ont prôné l’austérité et s’aperçoivent maintenant que le rythme de rétablissement des comptes publics nous condamne à la stagnation voire à la récession pour longtemps. Si la rigueur est nécessaire -et de ce point de vue l’endettement était aussi une fuite en avant-, elle ne peut se traduire par une austérité brutale qui tue la croissance et la consommation. De ce point de vue, le pacte budgétaire dans les délais prévus est une folie. Un étalement du rééquilibrage est donc indispensable ; ce qui est en cause aujourd’hui c’est la crédibilité de la parole des élites, sa pertinence, sa légitimité. A cet égard les affaires (politiques ou financières) portent un rude coup à cette légitimité. Comment accorder du crédit à un discours qui prône la rigueur quand ceux qui gouvernent se mettent à labri de  l’effort demandé ou même transgressent les règles imposés au reste de la population.  Une crise de légitimité qui se double d’une crise de compétence car aujourd’hui aucun parti, aucune organisation nationale n’est en capacité de définir une stratégie de redressement à la fois crédible et équitable. La parole des élites notamment politiques n’est plus audible et le verbiage qui tente vainement de combler le vide discrédite le concept même d’élite ou d’expertise.

Axa réduit son immobilier

Axa réduit son immobilier 

 

Avertissement à propos de la bulle immobilière ? En tout cas Axa veut réduire son exposition à l’immobilier. Le numéro un européen de la gestion immobilière, Axa Real Estate, à la tête d’un portefeuille d’actifs valorisés à 42 milliards d’euros, dont près d’un tiers en France, entend réduire son exposition à l’immobilier en France d’ici à deux ans. La filiale du deuxième assureur en Europe se trouve déjà en négociations pour céder certains immeubles, affirme son directeur général Pierre Vaquier, dans une interview au Financial Times. Aux yeux du dirigeant, «les fondamentaux de l’économie sont faibles» en France car le pays «devient une économie de milieu de tableau». Pierre Vaquier pointe notamment une montée des impôts sur les actifs français, suite aux mesures prises par le gouvernement en place. Axa Real Estate privilégie ainsi l’Allemagne, le Royaume-Uni ou les pays scandinaves.

Mélenchon tape sur le PS

Mélenchon tape sur le PS

 

Le Figaro rapporte que Mélenchon, comme à son habitude, est allé loin dans la charge. Trop loin peut-être puisque cette fois-ci, les socialistes l’ont accusé d’antisémitisme. Samedi, en marge du congrès, l’eurodéputé a considéré que le ministre de l’Économie Pierre Moscovici, un «petit intelligent qui a fait l’ENA», ne «pense pas français mais pense finance internationale». Le matin même, son bras droit François Delapierre, secrétaire national du PG, avait dénoncé au cours d’une intervention publique «les 17 salopards de l’Europe» faisant référence à l’attitude des 17 gouvernements de la zone euro à l’égard de Chypre. «Dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse, il s’appelle Pierre Moscovici et il est membre du Parti socialiste», avait-il ajouté, applaudi par les 800 délégués présents.  Suite aux propos de Jean-Luc Mélenchon, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait dénoncé ces propos: «Cette attaque sur l’identité française de Pierre Moscovici donne le haut-le-cœur. Elle signe une dérive dangereuse qui doit cesser dans l’injure et la mise en cause personnelle. Elle franchit les limites de l’acceptable et ne peut être tolérée par aucun républicain.» Mélenchon semble ahuri par ce procès en antisémitisme. «Ils ne savent plus jusqu’où aller pour me diaboliser… J’ignorais complètement que Moscovici est juif, et je vais vous dire, je m’en fous complètement…» Dimanche matin, Mélenchon hésitait encore sur la stratégie à employer face aux socialistes, ses anciens camarades, alors qu’entre eux, le point de non-retour semble être atteint. «Si je réponds à Désir, je lui offre un vis-à-vis dont il a besoin pour exister alors qu’il est en très mauvaise posture dans son propre parti…» «Je suis leur mauvaise conscience absolue», observe-t-il, presque fier d’incarner le mal pour les socialistes dont il vomit la tiédeur et, surtout, le libéralisme économique. Mélenchon et ses proches du PG sont convaincus que «le conflit crée la conscience» et que c’est «en secouant les esprits que les gens réfléchissent». Une méthode que n’approuvent pas forcément leurs alliés du Parti communiste au sein du Front de gauche, même s’ils partagent le même objectif. Énoncé à la manière de Jean-Luc Mélenchon, c’est «flanquer le système par terre». À la façon de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, c’est «proposer des solutions» et installer «une autre majorité à gauche». Chargé des relations avec les autres partis de gauche au sein du PCF, Francis Parny juge que l’accusation d’antisémitisme est «une polémique inappropriée car ce n’est pas la question qui a été posée dans les propos de Jean-Luc Mélenchon». Mais lui et d’autres dirigeants communistes présents au congrès, dont Pierre Laurent, ont été gênés, sans le dire publiquement, par la volonté exprimée par le PG de créer des «listes» de personnalités à faire tomber, que ce soit des chefs d’entreprise ou des maires… «Dresser des listes, c’est du populisme. Et les dérapages sont plus fréquents lorsque l’on prétend, comme le PG, vouloir concurrencer le FN sur son propre terrain, ce dont nous nous gardons», commentait dimanche un membre de la direction du PCF. Dimanche, l’entourage de Jean-Luc Mélenchon était sans regret. «Les antisémites, ce sont ceux qui pensent juif lorsque l’on parle finance internationale», affirme Alexis Corbière, secrétaire national du PG et conseiller de Paris. Et il cite une note, à l’époque signée par Éric Besson et validée par le PS dans la perspective de présidentielle de 2007, dans laquelle le futur ministre d’ouverture tenait des propos d’une même nature ambiguë sur Nicolas Sarkozy…

 

Transport messagerie-TNT Express: 4.000 postes menacés

Transport messagerie-TNT Express: 4.000 postes menacés

Le groupe néerlandais de messagerie TNT Express a annoncé lundi qu’il allait supprimer 4.000 postes dans les trois années à venir, après l’échec de sa reprise par son concurrent américain UPS. Les restructurations engagées pour améliorer la rentabilité du groupe, qui prévoient aussi une réduction de ses capacités aériennes et la cession de ses activités en Chine et au Brésil, devraient lui coûter 150 millions d’euros d’ici 2015, selon un communiqué publié lundi par l’entreprise.

 

Airbus : gros contrat au Japon

Airbus : gros contrat au Japon

 

. Selon une information dévoilée hier dans le « Nikkei », et confirmée par « Les Echos », Japan Airlines serait sur le point de commander à l’avionneur européen 20 A350-1000, équipés de 350 sièges, pour un prix catalogue estimé à 400 milliards de yens (3,3 milliards d’euros). Si JAL et Airbus refusent pour l’instant de confirmer l’information, des sources proches des négociations affirment que l’opération est « bien partie » et qu’elle pourrait être conclue dans les tout prochains mois. Ce contrat représenterait une percée historique pour Airbus dans un ciel japonais où il ne détient que 10 % du marché, alors qu’il contrôle 50 % des ventes d’avions sur l’ensemble de la planète. L’annonce d’une vente d’avions Airbus va mobiliser dès ce matin les officiels américains et tous leurs lobbies au sein de l’administration et de la communauté d’affaires japonaise. Ils vont chercher à imposer le Boeing 777-X, toujours en phase de développement, à JAL, qui doit remplacer à partir de 2017 sa flotte vieillissante de 777. La pression américaine va toutefois se heurter à une partie du management de JAL qui veut, elle aussi, diversifier les fournisseurs de la compagnie pour disposer d’un meilleur pouvoir de négociation sur les prochaines commandes d’avions et pour éviter d’exposer sa flotte à des incidents similaires à celui de la batterie du Boeing 787. Comme ANA, son grand concurrent local, JAL perd chaque jours depuis janvier des sommes colossales en maintenant au sol ses Dreamliner.  La décision de Japan Airlines va aussi intervenir quelques semaines après le lancement officiel des négociations commerciales entre l’Union européenne et le Japon, qui veulent définir rapidement un accord de libre-échange. Une trop lourde pression de Tokyo sur l’état-major de la compagnie privée japonaise pourrait avoir un effet néfaste sur les pourparlers, surveillés de près par Paris, qui dénonce depuis des années « l’injustice » avec laquelle Airbus a été traité dans l’Archipel. S’il a été systématiquement écarté des grandes commandes de JAL et ANA, l’avionneur européen a tout de même réussi à placer depuis 1980 une centaine d’appareils dans le pays grâce à l’apparition depuis 2011 dans le ciel japonais de plusieurs compagnies low cost, telles que Jetstar Japan ou Skymark.

Moscovici : « un salopard de l’Europe »

Moscovici : « un salopard de l’Europe »

Le front de gauche ne faiat pas dans la dentelle, encore oins dans la courtoisie, en traitant Moscovici de salopard ; cela témoigne en tout cas de la rupture entre le PS et le front de gauche sur la politique économique et sociale. « Les 17 salopards de l’Europe ». François Delapierre, l’un des dirigeants du Front de gauche, n’a pas ménagé ses mots à l’égard des 17 gouvernements de la zone euro. Dénonçant le « coup d’Etat financier qui est à l’oeuvre », il a fustigé leur attitude à l’égard de Chypre. Et dee viser clairement le ministre français de l’Economie : « Dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse, il s’appelle Pierre Moscovici et il est membre du Parti socialiste », a-t-il déclaré samedi à la tribune du congrès du PG, vivement applaudi par les 800 délégués.   »Il faut combattre la thèse médiatique selon laquelle la gauche est au pouvoir », a déclaré François Delapierre, qui s’exprimait samedi à la tribune du congrès du PG, qui se tient jusqu’à dimanche à Bordeaux. « Nous sommes dans une compétition avec le PS qui (…) emmène la France à la catastrophe, qui chaque jour prépare et facilite la tâche à l’extrême droite », a ajouté le secrétaire national du parti coprésidé par Jean-Luc Mélenchon.   »On ne veut pas laisser le FN être le seul à parler fort », a dit à des journalistes Martine Billard, coprésidente du PG. « On est dans une époque où les citoyens cherchent une réponse claire et ferme », a-t-elle ajouté.

Montebourg : un discours incompréhensible sur le sauvetage d’emplois

Montebourg : un discours incompréhensible sur le sauvetage d’emplois

 

Il faut lire et relire ce qu’a déclaré Montebourg à propos des sauvetages d’emplois. Première affirmation gratuite et totalement invérifiable, il aurait sauvé 60 000 emplois ; sans doute s’agit-il d’entreprises en difficultés qui ont pu être redressées et ou reprises mais sans que nécessairement Montebourg ait eu la moindre influence ; ensuite il parle de stratégie d’endiguement, d’outils de travail conservés avec des sacrifices et d’éventuelle nationalisation ( comme à Florange ?) . Bref un charabia auquel Montebourg nous a habitués et qui confond le verbiage des prétoires et l’analyse économique.  Montebourg, ministre du Redressement productif, explique ce dimanche 24 mars sur BFM TV, qu’il mène une lutte contre les licenciements et cette politique « est une politique de cause nationale, d’unité nationale ». Une politique qui paie selon lui. « Sur 399 dossiers, qui menaçaient 70.909 emplois, nous en avons préservés 59.961″. C’est pour cela qu’il déclare que « la nationalisation temporaire, si elle doit être faite, elle aura lieu dans d’autres dossiers. Je n’ai pas renoncé à cela ». Il précise qu’il reçoit, de partout sur le territoire, des dossiers qui arrivent avec des entreprises qui sont en difficultés. « Donc nous avons mis en place une stratégie d’endiguement, c’est-à-dire que nous gardons nos outils de travail et nous sommes parfois obligés de faire des sacrifices ». Et il poursuit : « nous mettons tout le monde autour de la table : les banquiers, les actionnaires, les dirigeants, les syndicats, les élus, les commissaires au redressement productif, … Ils se battent pour garder les appareils industriels sur le terrain. Parfois ça marche et parfois on y arrive pas ».

Chypre : banques toujours fermées

Chypre : banques toujours fermées

 

Pas de date pour la réouverture des banques du pays qui devait avoir lieu mardi après 10 jours de fermeture, en indiquant que la décision serait prise «dès que possible». «Il faut trouver un équilibre entre prudence et stabilité», a déclaré M. Sarris lors d’une conférence de presse à Bruxelles à l’issue de la réunion de l’Eurogroupe qui a validé l’accord sur le sauvetage du pays. «Nous allons décider aussi vite que possible du jour exact où les banques vont rouvrir», a-t-il ajouté. «Je ne peux pas dire quand cela sera fait, mais cela doit être fait dès que possible», a déclaré de son côté le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem. Cette fermeture des banques destinée à éviter la fuite des capitaux, ainsi que la limitation des retraits d’argent liquide aux distributeurs, pose de sérieux problèmes à l’économie du pays. M. Sarris a estimé que l’accord conclu avec les bailleurs internationaux du pays lui «évitait la possibilité d’une banqueroute, le désastre et une sortie de la zone euro». «Nous avons abouti au résultat le meilleur possible compte tenu des circonstances », a-t-il ajouté. Il a aussi estimé que l’accord « mettait fin à l’incertitude qui affecte l’économie chypriote depuis trois ans ». « Le peuple et le gouvernement chypriotes sont prêts à assumer toutes les décisions et le travail difficiles » qui les attendent, a-t-il ajouté, en soulignant que la population allait « traverser des temps difficiles ». Interrogé sur la réaction des Russes à cet accord qui les affectera via la restructuration du secteur bancaire, le ministre a reconnu que «nombre de nos partenaires internationaux loyaux sont très déçus».

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