Archive mensuelle de mars 2013

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Hollande-France 2 : le changement, c’est pas pour maintenant

Hollande-France 2 : le changement, c’est pas pour maintenant

Il ne faut pas s’attendre à des annonces chocs lors de la prestation  télévisée de Hollande sur France 2 mais plutôt à une nouvelle justification sur le cap choisi. Compte tenu des résultats économiques catastrophiques ( baisse du pouvoir d’achat en 2012 pour la première fois, croissance en berne en 2012 comme en 2013,  chômage explosif, déficits, dette, ponctions sur les retraités etc.), , il aura du mal à justifier son slogan’ «  le changement, c’est maintenant » ; Du coup, il risque de demander à nouveau d’être jugé au terme de son mandat en 2017. En clair, il va demander du temps au temps ; malheureusement la temporalité de la crise n’est pas celle du politique. Les français  n’ont que faire de cette échéance de 2017 pour l’instant. La seule et unique priorité c’est la croissance et le chômage (dont découle aussi le pouvoir d’achat). Après les récents chiffres de l’INSEE, Hollande pourrait apparaître encore plus discrédité s’il affirme à nouveau que l’inversion de la courbe du chômage est possible en 2013. L a vérité c’est que Hollande comme la plupart des responsables,  ne sait pas où il va ; globalement il suit la ligne de Bruxelles (imposée par l’Allemagne), l’austérité d’abord, pour la croissance on verra après. Une ligne de plus en plus contestée au plan international aux Etats Unis ou encore au FMI. Une ligne qui pourrait entrainer l’Europe dans une récession durable et créer les conditions d’une crise type 1929. A ce niveau de popularité ( 35% à peine), ;la parole de Hollande n’est plus crédible ; il va vraisemblablement privilégier la forme, monter le ton, pour donner l’impression que le bateau France est dirigé par un vrai capitaine , qu’il sait où il va ; les français le savent: dans le mur ; ils  le feront savoir dès le prochain sondage ; rien n’est pire en matière de com. que de vouloir  à tout prix s’exprimer quand en fait on a rien à dire ( de nouveau en tout cas).

Impôt sur le revenu : justificatifs plus nécessaires

Impôt sur le revenu : justificatifs plus nécessaires

A partir du 15 avril, les contribuables commenceront à recevoir leur déclaration 2013 pour l’impôt sur les revenus de 2012. Ils auront jusqu’au 27 mai pour la renvoyer aux services fiscaux. Ces derniers ont travaillé sur quelques nouveautés, afin de simplifier les procédures et, surtout, de faire des économies.  Principale innovation cette année : les contribuables n’ont plus l’obligation de joindre les justificatifs (dons, frais de crèche, etc.) à leurs déclarations papier pour bénéficier de réductions d’impôt, sauf exceptions (comme la liste des frais réels). Ils doivent néanmoins les conserver pendant trois ans en cas de demande de l’administration. Cette dernière a par ailleurs poussé plus avant la dématérialisation des procédures, en supprimant la traditionnelle lettre du ministre qui accompagnait chaque année les déclarations. Economie générée : 850.000 euros.

 

Printemps racheté par le Qatar

Printemps racheté par le Qatar

En février, l’italien qui détient 30% du Printemps avait pourtant annoncé dans un communiqué être entré en négociations exclusives pour le rachat des grands magasins en partenariat avec des investisseurs non identifiés du Qatar.  Selon le Figaro, les Qataris, regroupés dans une société de droit luxembourgeois, Divine Investments SA (Disa), auraient désormais pour projet de reprendre seuls le Printemps.  La société de Maurizio Borletti « sera elle aussi acquise par les investisseurs qataris qui négocient le rachat de 70% du groupe (Printemps, ndlr) auprès de la Rreef, filiale de la Deutsche Bank », indique le Figaro.  Contactée par l’AFP, la direction du Printemps n’a pas souhaité faire de commentaires. Egalement sollicité, le groupe Borletti s’est refusé au moindre commentaire « avant une présentation aux syndicats le 5 avril ».  Selon le quotidien économique, l’opération de reprise sera bouclée d’ici juillet.  Aucun détail sur le montant de ce rachat n’est pour l’instant évoqué.  En 2006, le Printemps avait été cédé par PPR sur la base d’un prix des actifs de 1,075 milliard d’euros. Depuis le chiffre d’affaires du groupe a bondi de 30% pour atteindre 1,45 milliard d’euros en 2011, et le résultat opérationnel a été doublé.  Les Galeries Lafayette, qui avaient elles aussi pris contact avec les Qataris pour mettre la main sur le Printemps -qu’elles convoitaient déjà en 2006- avaient fait une offre de 1,8 milliard fin 2012.  Une fois le rachat effectué, les Qataris prévoient de maintenir l’équipe de direction du Printemps, notamment l’actuel PDG, Paolo de Cesare.  Borletti resterait également afin de « fournir des conseils d’ordre opérationnel et stratégique en continuité avec l’actuel plan stratégique », indique le Figaro citant des documents fournis au comité central d’entreprise extraordinaire de mardi.  Les emplois du groupe, qui dispose de 16 magasins en France, dont son vaisseau amiral Printemps-Haussmann sur les Grands Boulevards parisiens, « ne seraient pas menacés », est-il ajouté.  Trois autres CCE, au cours desquels le projet de rachat sera présenté, sont d’ores et déjà officiellement programmés, les 5, 19 et 25 avril.

 

Portugal -Moddy’s : dette toujours élévée

Portugal -Moddy’s : dette toujours élévée

 

 Moody’s Investors Service a confirmé jeudi la note Ba3 du Portugal ainsi que sa perspective négative, évoquant une dette publique élevée et la vulnérabilité du pays à des chocs tels que la crise chypriote. L’agence évoque aussi une économie affaiblie, susceptible de se contracter encore plus que prévu cette année. Mais elle dit aussi que des progrès importants ont été accomplis en matière de consolidation budgétaire et de réformes structurelles et que le Portugal est mieux à même à présent de regagner un accès direct au marché à l’avenir.Moody’s dit enfin qu’elle pourrait déclasser le Portugal en cas de hausse sensible du ratio d’endettement ou des coûts d’emprunt. A l’inverse, elle pourrait relever la note si Lisbonne parvenait à stabiliser le ratio

 

Sondage –Hollande : entre 25% en Alsace et 35% en Limousin

Sondage –Hollande : entre 25% en Alsace et 35% en Limousin

 

La popularité du président de la République François Hollande, crédité de 35% de bonnes opinions au plan national, varie de plus ou moins 16 points selon les régions, allant de 41% dans le Limousin à 25% en Alsace, selon un sondage BVA pour la presse régionale. A l’échelle nationale, 35% des Français se disent satisfaits du président de la République et 64% insatisfaits, 1% ne se prononçant pas. Dans le détail, la cote de popularité du chef de l’Etat est supérieure à la moyenne (de 37% à 41% de bonnes opinions) dans le grand Sud-Ouest (Poitou-Charentes, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Limousin et Auvergne), en Bretagne et Basse Normandie ainsi que dans le Nord-Pas-de-Calais. Sa popularité est en revanche inférieure à la moyenne nationale (de 25% à 33% de bonnes opinions) dans le Nord-Est (Lorraine, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Picardie, Alsace) et en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Elle se situe enfin dans la moyenne (de 34% à 36%) dans les régions entre ces deux zones, sur un axe en diagonal Nord-Ouest/Sud-Est, comprenant la Haute-Normandie, les Pays-de-la-Loire, l’Ile-de-France, le Centre, la Bourgogne et Rhône-Alpes. Cette géographie de la popularité de François Hollande correspond assez précisément à la géographie électorale du 2e tour de l’élection présidentielle, constate également l’institut BVA.

 

Normes françaises : une bureaucratie unique

Normes françaises : une bureaucratie unique

 

« Le temps des papiers est plus long que le temps des chantiers ». Ce tranchant constat émane d’un rapport remis mardi à Matignon, par Alain Lambert, président divers droite du Conseil général de l’Orne, et Jean-Claude Boulard, maire PS du Mans. Selon eux, la France ne compte pas moins de 400.000 normes administratives. Et elle peut amplement se passer de certaines. Florilège.  Au sommet de ce classement iconoclaste vient la norme « saucisses, œufs durs, nuggets », du nom que lui ont donné les deux élus. Les très sérieux arrêté et décret du 30 septembre 2011, figurant à l’article L 230.5 du Code rural, indiquent la proportion respective des saucisses, œufs, nuggets, petits pois et autres produits à proposer dans les cantines scolaires. Ainsi, les textes, signés par « dix ministres », valident un rapport de 80 pages qui prescrit, entre autres, le nombre d’œufs durs à servir à la cantine selon l’âge des enfants. Pour info : 1/ 4 d’œuf dur pour les enfants de 18 mois en crèche, ½ œuf en maternelle et 1 œuf en élémentaire. On découvre également qu’une cinquantaine de fonctionnaires se sont réunis pour discuter de la part d’œufs à donner aux bambins. « 52 personnes issues de l’administration, avec des rangs hiérarchiques élevés, ainsi que des représentants de la profession, vont participer aux nombreuses réunions. Jamais le coût correspondant à cette concertation n’a été chiffré », racontent ainsi les deux élus.  Derrière la norme cantine, on peut citer toute une jungle de règles environnementales. Si la nécessité de défendre la faune et la flore n’est pas niée par Alain Lambert et Jean-Claude Boulard, certaines situations ont tout de même… titillé leur attention. « La découverte, sur le tracé projeté pour l’autoroute A28, du scarabée Pique-Prune, protégé par la Convention de Berne, a conduit à retarder pendant dix ans un chantier, jusqu’à ce que l’on découvre que, très répandu dans le département de la Sarthe, la réalisation de l’autoroute ne le menaçait nullement », raillent ainsi les auteurs du rapport. Idem pour « l’escargot de Quimper », qui a empêché purement et simplement la construction du Stade brestois, le club de foot de Brest. Arrivent enfin les normes antisismiques, appliquées rigoureusement « même là où la Terre ne tremble pas », regrettent Alain Lambert et Jean-Claude Boulard.  » Une ville comme Le Mans, dont l’histoire sismique reste dans toutes les mémoires… se voit imposer des normes constructives des plus draconiennes. Le surcoût estimé est de l’ordre de 1 à 5 % suivant le type d’édifice. Pour un collège en construction sur la Ville du Mans, le redimensionnement des fondations représente un surcoût de 100.000 euros pour les classes et de 60.000 euros pour le restaurant « , déplorent ainsi les auteurs du rapport.

 

Lamy futur ministre ?

Lamy futur ministre ?

 

 

Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, dont le mandat se termine semble se positionner comme futur ministre. Malheureusement, il commence par déclarer maladroitement que l’heure n’est à pas à la relance de la croissance or c’est le problème essentiel à résoudre ! ; Lamy  a présenté sur Europe 1 les évolutions nécessaires selon lui pour relancer la machine économique française. « Nous avons besoin de dirigeants politiques, économiques et syndicaux qui aient la bonne vision de ce monde. Pour les années à venir, il faut aller chercher la croissance là où elle se trouve, c’est-à-dire hors de France », estime-t-il. Pour Pascal Lamy, « la France est un pays dont beaucoup d’énergies sont encore bridées, contraintes. Il y a un vrai potentiel, mais à un certain nombre de conditions qui ne sont pas réunies ». Le directeur général de l’OMC liste un certain nombre de mesures qui favoriseraient la relance de la croissance : « Il faut réformer l’appareil d’Etat, trop lourd dans un pays moderne comme la France. Il faut laisser davantage de place aux initiatives, accepter que l’égalité de tout le monde partout n’est pas la bonne norme, et laisser les partenaires sociaux négocier sans que l’Etat n’intervienne, comme chez Renault par exemple. Ce genre de ‘deal’, qui prend en compte les besoins de sécurité des salariés et de compétitivité des employeurs, est plutôt prometteur ».

Retraités : pension moyenne de 1216 euros

Retraités : pension moyenne de 1216 euros

Alors que François Hollande s’invite sur France 2 ce jeudi soir pour rassurer les Français sur sa capacité à sortir le pays de la crise, les retraités manifesteront leur mécontentement plus tôt dans la journée. A l’appel de l’Union confédérale des retraités (UCR), affiliée à la CGT, ils devraient être plusieurs dizaines de milliers, espèrent les organisateurs, à travers tout le pays à protester avec un mot d’ordre : « Les retraités ne sont pas des nantis ».  En effet, dès avril, 7, 5 millions d’entre eux devront payer une taxe de 0, 3 % pour éponger le trou de la Sécu. Au même moment, après l’accord des partenaires sociaux, les complémentaires seront revalorisées en dessous de l’inflation. Résultat, selon l’UCR : un pouvoir d’achat amputé de deux milliards d’euros pour 11 millions de retraités. L’exécutif pourrait appliquer cette recette à la réforme du régime de base, prévue cet automne, ainsi qu’à d’autres avantages, dont le taux réduit de CSG pour les retraités, qui coûte 12 milliards d’euros à l’Etat, dénonce la Cour des comptes. « Les retraités sont dans une situation financière plus favorable que les actifs », pointe son président. Malgré une pension moyenne de 1 216 € par mois, ils devront passer à la caisse. Mais gare à la caricature, prévient la fondation Ifrap (Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) : « Un certain nombre de retraités partent déjà vivre dans des pays comme le Maroc où le coût de la vie est moins élevé : ce serait un comble si, après celui des riches, on assistait à un exode des retraités. »

Un euro dévalué pour Chypre

Un euro dévalué pour Chypre

 

Nicosie envisagerait d’encadrer strictement les retraits bancaires et les transferts vers l’étranger pour éviter une fuite massive des capitaux à la réouverture, jeudi, des banques de l’île fermées depuis le 16 mars. Il s’agirait, selon les autorités chypriotes, d’une mesure de prudence après l’annonce de la taxation des comptes de dépôts dont le solde est supérieur à 100.000 euros dans le cadre du plan de sauvetage européen. Le ministre chypriote des Finances a assuré que ce contrôle ne s’appliquerait que pendant « quelques semaines », mais l’exemple d’autres pays confrontés par le passé à cette situation, comme l’Islande, laisse penser qu’il pourrait rester en vigueur plus longtemps. L’impact de ces mesures sur l’économie chypriote dépendra de plusieurs facteurs, dont leur durée et leur nature exacte. Si Chypre impose un plafonnement des paiements, cela aura en revanche une conséquence immédiate sur le fonctionnement du marché unique, puisque les euros détenus dans les banques chypriotes ne pourront plus servir à acheter des biens ou des services dans les autres pays de la zone euro. Les euros chypriotes deviendraient de facto moins liquides que les euros allemands et français et auraient donc moins de valeur. « Si des restrictions devaient être imposées aux transferts de capitaux et aux paiements, alors économiquement parlant, l’euro chypriote deviendrait une monnaie différente d’un euro non chypriote », souligne Kai Schaffelhuber, associé du cabinet d’avocats Allen & Overy à Francfort.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 27 mars 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

Hausse de la TVA en 2014 ?

Hausse de la TVA en 2014 ?

 

Christian Eckert, le rapporteur du budget à l’Assemblée a répondu aux questions de BFMBusiness.com. (BFMBusiness.com)

Vous avez proposé, avec d’autres députés socialistes, un changement des taux de TVA. Quel accueil ont-elles reçu de la part du gouvernement?

Elles n’ont pas reçu un accueil très enthousiaste, hormis sur un point déjà acquis, à savoir la baisse de la TVA sur le logement social et sur les travaux dans le logement social. Il ne faut pas oublier –et je pense notamment à Jean-Louis Borloo- que c’est le gouvernement précédent qui l’avait augmenté de 5 à 7% ! A l’époque, ça n’avait pas l’air de le choquer. Nous, nous allons le baisser et le ramener à 5%. Donc M. Borloo n’a pas de leçon à nous donner. Nous avons effectivement proposé une modulation des taux de TVA, que nous avons calibrée sans changer la recette globale. Le gouvernement n’a pas l’air d’être favorable au passage du taux intermédiaire de 10 à 9%. Pour le reste, nous proposons d’augmenter le taux normal de 20 à 20,5%. Ce qui reste un taux inférieur à celui pratiqué dans 17 des 27 pays européens. C’est une question qui sera peut-être posée un jour, en raison des équilibres budgétaires nécessaires. Elle sera peut-être même posée en fin d’année par certains. Nous ne sommes qu’au mois de mars. Il nous est impossible de donner les détails du budget 2014. Ma préférence va à une taxation de la partie versante, c’est-à-dire les entreprises qui versent des salaires supérieurs à un million d’euros. Le Conseil d’Etat a rendu son avis, le gouvernement est en train d’y réfléchir. Soit nous présentons une mesure dans la prochaine loi de finances initiale, vers la fin de l’année. Soit nous anticipons -pourquoi pas?- avec une mesure comme celle que je défends dans la loi sur la rémunération des dirigeants de grandes entreprises. Cela pourrait alors se produire au premier semestre de cette année. J’en ai parlé avec le nouveau ministre du Budget (Bernard Cazeneuve, Ndlr). Il y réfléchit.

France: recul des revenus, des marges et de la croissance

France: recul des revenus, des marges et de la croissance

 

 Le PIB en volume s’est replié de 0,3% au quatrième trimestre, après avoir augmenté de 0,2% au troisième trimestre, un chiffre révisé à la hausse par l’Insee, qui l’avait fixé à 0,1% lors de ses précédentes estimations.  La contraction de 0,1% du PIB aux premier et deuxième trimestres 2012 est, elle, confirmée par l’Insee qui aboutit à un constat de croissance nulle sur l’ensemble de l’année, alors que le gouvernement escomptait un petit +0,3%.  Pour 2013, l’Insee ne table que sur une très légère amélioration, avec une croissance zéro au premier trimestre et de 0,1% au deuxième.  Si l’institut devait se montrer trop optimiste et si le premier trimestre devait finalement marquer un nouveau repli du PIB, la France serait techniquement de nouveau en récession comme elle l’a été avec deux trimestres négatifs consécutifs début 2012.  Le pouvoir d’achat s’est contracté de 0,8% au quatrième trimestre, en raison notamment de l’augmentation des impôts et d’une accélération des cotisations sociales à la charge des salariés au quatrième trimestre (+2,0% après +0,7%), liée à « la hausse du taux de cotisation et la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires », a expliqué l’Insee.  Le revenu disponible brut des ménages a donc baissé de 0,5 % au quatrième trimestre, après +0,1% au troisième, malgré une légère progression de la masse salariale reçue (+0,3%) et le dynamisme des prestations sociales (+0,9% après +1%). Parallèlement, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% au quatrième trimestre, après 0,1% au trimestre précédent.  Sur l’ensemble de l’année, le pouvoir d’achat a fléchi de 0,4%, après avoir au contraire progressé de 0,5% en 2011. Il s’agit du premier recul depuis 1984 (-1,1%), assure l’Insee. Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel, il s’est replié de 1% en 2012 (-0,1% en 2011).  L’Insee a précisé que, malgré tout, la consommation des ménages avait progressé de 0,2% au quatrième trimestre et s’était montrée plus dynamique que l’évolution des revenus. Cette évolution a entraîné une baissse du taux d’épargne qui est passé de 16,2% à 15,6% au quatrième trimestre et s’est établi à 16,0% en moyenne sur 2012 contre 16,2% en 2011.  Au quatrième trimestre, la valeur ajoutée des sociétés non financières (SNF, qui exclut banques et assurances) a été atone, en baisse de 0,1% après avoir progressé de 0,7% au trimestre précédent. Les rémunérations totales qu’elles versent ont légèrement accéléré (+0,4%) alors que leur masse salariale a légèrement ralenti, avec la hausse des cotisations d’assurance vieillesse et la fin de l’exonération sur les heures supplémentaires.  Parallèlement, les impôts sur la production « augmentent fortement » (+3,6% contre +1,8% au troisième trimestre) « en raison de la hausse du taux du forfait social de 8% à 20% au 1er août », a assuré l’Insee. « Au total, l’excédent brut d’exploitation baisse et le taux de marge des SNF recule de 0,5 point pour s’établir à 27,7% en fin d’année », a poursuivi l’institut, calculant une moyenne de 27,9% sur 2012, son plus bas niveau depuis 1985.

« La BCE n’a pas les moyens de sauver l’euro » (jacques Sapir, économiste)

« La BCE n’a pas les moyens de sauver l’euro » (jacques Sapir, économiste)

D’après Jacques Sapir, économiste, interviewé dans l’Express, la BCE ne pourrait sauver l’euro.  Mario Draghi. « La BCE fera tout pour sauver l’euro, qui est irréversible. » Tout, quitte à racheter de la dette publique. Parole de banquier central. Pour l’instant, les marchés y croient et ne spéculent plus sur la fin de l’euro, mais tous les économistes ne l’entendent pas de cette oreille.  A l’image de Jacques Sapir, directeur de recherche à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, infatigable pourfendeur de la monnaie européenne. « Et si Draghi bluffait ? Il promet de racheter autant que nécessaire de la dette publique en euros, mais il ne dispose pas des moyens adéquats. En fait, la BCE est limitée par la clause dite de stérilisation. » Pour faire simple, tout achat d’obligations publiques doit s’accompagner d’une vente équivalente de titres privés (obligations d’entreprises, par exemple) détenus par la BCE. L’arme de Draghi existe, mais les cartouches risquent de manquer. Surtout, le problème de la discipline budgétaire en zone euro reste entier. « Les pays du Sud ne tiendront pas leurs objectifs, et leurs dettes subiront à nouveau des attaques. »  Selon l’économiste, deux solutions se présenteront alors pour sauver l’euro, mais il ne croit à aucune d’entre elles : « Premièrement, la hausse de 10 à 15 % des salaires en Allemagne pour redonner de la compétitivité aux exportations espagnoles, italiennes, portugaises et grecques. Mais Berlin – sous les couleurs démocrates-chrétiennes de la CDU ou sociales-démocrates du SPD – ne l’acceptera jamais, tant une telle inflation salariale menacerait les ventes de ses belles berlines à l’étranger. Deuxièmement, la voie fédérale, avec les transferts budgétaires massifs de l’Europe du Nord bien portante vers celle du Sud, malade. Il faudrait, au bas mot, multiplier le budget européen par huit. Au vu des derniers sommets sur la question, un tel scénario semble exclu », poursuit Jacques Sapir, dans sa tenue préférée, celle de Cassandre. Pour lui, le grand craquement pourrait se produire dans deux pays. En Espagne, sur le front économique : « Le seuil d’alerte est à 30 % de chômage, comme aux Etats-Unis pendant la Grande Dépression, quand Roosevelt est intervenu. » Ou bien en Italie, sur le versant politique : « Si le pays reste ingouvernable pendant encore six mois, il ne pourra plus se refinancer, et les forces eurosceptiques l’emporteront. »

 

Le modèle de sauvetage de Chypre : la grande trouille de la contagion !

Le modèle de sauvetage de Chypre : la grande trouille de la contagion !

Les uns après les autres, les responsables financiers veulent rassurer et démentir les propos du président de l’Eurogroup qui avait affirmé que Chypre pouvait être un modèle en cas de crise financière ; en clair que la solution était la pontion sur des dépôts bancaires. Après le gouverneur de la banque de France, c’est le représentant français à la BCE qui y va de son couplet rassurant ;  « M. Djisselbloem a eu tort de dire ce qu’il a dit », a dit M. Coeuré à la radio Europe 1. « L’expérience de Chypre n’est pas un modèle pour le reste de la zone euro parce que la situation avait atteint une ampleur qui n’est comparable à aucun autre pays ». Dans un entretien au « Financial Times » et à une agence de presse, le président des ministres des Finances de la zone euro avait laissé entendre que la solution apportée à Chypre pourrait être répliquée dans d’autres pays fragiles de la zone euro. Quelques heures plus tard, il avait affirmé que Chypre était un cas spécifique et que le plan de sauvetage ne saurait servir de modèle au règlement d’autres problèmes à l’avenir.  Mais ses premières déclarations avaient provoqué un retournement des Bourses, qui ont terminé la séance de lundi dans le rouge, et un net fléchissement de l’euro. Le plan de sauvetage de Chypre prévoit la fermeture de la deuxième banque du pays, la Laïki, et la restructuration de la première, la Bank of Cyprus, en échange d’un prêt de 10 milliards d’euros qui sera en grande partie payé par les Etats membres, et donc les contribuables, de la zone euro. Et les titulaires de comptes dépassant 100.000 euros auprès de la Bank of Cyprus vont subir une ponction de l’ordre de 30% de leurs avoirs. « C’est une solution apportée à un problème qui était devenu désespéré. Chypre était en banqueroute, c’est quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs dans la zone euro », a assuré M. Coeuré. « La situation était tellement particulière qu’il a fallu une solution particulière mais je ne vois pas de raison qu’on emploie les mêmes méthodes ailleurs ». « Les banques chypriotes n’étaient plus solvables, la BCE a dit qu’elle ne pouvait plus les financer. Elles redeviennent solvables grâce au soutien de l’Eurogroupe, la liquidité repart sur Chypre », a-t-il indiqué, précisant que les établissements bancaires du pays ont été soutenus pendant « plusieurs mois » à hauteur d’une « dizaine de milliards d’euros ». Selon lui, « le système chypriote a été maintenu à flot grâce à la BCE et il va continuer à l’être grâce aux décisions qui ont prises par les ministres le week-end dernier ». Il a écarté tout risque de contagion car Chypre se trouvait dans une situation « tout à fait unique. C’était une place financière offshore, ça n’existe par ailleurs dans la zone euro ». « Tous les pays ont des problèmes différents, des problèmes économiques, des problèmes de chômage, mais il n’y a aucun pays qui présente la même concentration de problèmes que Chypre », a-t-il fait valoir. S’agissant de la France et de ses déficits, Benoît Coeuré a relevé sur Europe 1 que le pays a encore « beaucoup de travail à faire ». Selon lui, le travail réalisé jusqu’ici a été « fait beaucoup par la hausse des impôts ». Et il a ajouté  :« Maintenant, il faut que ça se fasse par le contrôle de la dépense publique ». De Francfort, au siège de la BCE, « la France est vue comme un pays qui a beaucoup de travail à faire pour restaurer sa compétitivité, pour rééquilibrer ses finances publiques », a-t-il décalré. « Ca a commencé, ça va dans la bonne direction, mais il ne faut pas croire que ça va se faire tout seul. Il restera beaucoup d’efforts à faire. » Le membre du directoire de la BCE estime aussi que la France pouvait se relever si elle prenait conscience de ses atouts  : « La croissance peut repartir, le chômage peut baisser à condition de mobiliser ces atouts et de réaliser cet ajustement dont j’ai parlé ». En fait il n’y a pas de quoi être rassuré par ces propos contradictoires. Chypre n’est pas comparable à la France c’est évident, les dépôts bancaires sont d’environ 70 milliards à Chypre, ceux des particulier en France de l’ordre de 2000 milliards ; le fond de garantis pour les dépôts jusqu’à 100 000 euros serait bien incapable d’assurer cette garantie en cas de retrait massif, les fonds propres des banques n’y suffiraient pas non plus. Il ne s’agit pas seulement d’une question de solvabilité mais de liquidités. Les dépôts sont placés et toutes les banques tomberaient en faillite en cas de retrait massif. L’Europe elle même serait incapable de soutenir un pays de l’importance de la France. Mais ces démentis sur l’exemple Chypriote est surtout destinés d’une part à éviter les paniques, d’autre part et surtout à rassurer actionnaires, créanciers et gros déposants.

Développement : une banque créée par les BRICS

Développement : une banque créée par les BRICS

Les dirigeants des pays émergents des Brics, réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.   »C’est fait », a déclaré le ministre sud-africain des Finances Pravin Gordhan, quand l’AFP lui demandait si les cinq pays –Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud– étaient parvenus à un accord sur la création de cette banque, lors des discussions ministérielles précédant leur cinquième sommet annuel.  Les détails devraient être annoncés mercredi par les chefs d’Etat et de gouvernement des cinq pays, selon M. Gordhan.  Mais il devrait ne s’agir que d’un accord de principe, le règlement des questions techniques étant remis à plus tard.   »Il y a encore beaucoup de détails à discuter (…) et il va y avoir un processus pour le reste de ces détails », a indiqué à l’AFP le ministre du Commerce et de l’Industrie sud-africain Rob Davies.  La nouvelle banque devrait, selon les conclusions de la commission de travail qui a précédé le sommet, être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.   »Je pense que les montants disponibles pour financer le développement ne sont clairement pas suffisants pour satisfaire (…) les besoins en infrastructures sur le continent africain. Ainsi, un nouvel acteur sera le bienvenu, pour ajouter sa contribution et, espérons le, secouer quelques-unes des autres institutions grâce à une saine concurrence », a relevé le ministre du Commerce et de l’Industrie sud-africain Rob Davies.  Le pays hôte a d’ailleurs donné pour thème à la rencontre de Durban « Les Brics et l’Afrique: un partenariat pour le développement, l’intégration et l’industrialisation ».  Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.  L’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.  La journée a justement démarré mardi pour le président sud-africain Jacob Zuma par la réception de son homologue chinois Xi Jinping dans le cadre d’une visite d’Etat à Pretoria.   »Nous voyons les succès de la Chine comme une source d’espoir et d’inspiration. L’émergence de la Chine porte des leçons pour nous, car nous essayons de suivre son exemple », a déclaré M. Zuma.  Et les deux pays de signer quelques contrats, notamment dans les domaines des hydrocarbures et du développement d’infrastructures de transport.  Les deux hommes se sont ensuite rendu à Durban où M. Zuma s’est entretenu en tête-à-tête avec le Russe Vladimir Poutine.  Soucieux de leur indépendance, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, qui rassemblent 43% de la population mondiale et produisent le quart du PIB de la planète, veulent se doter d’institutions et mécanismes communs leur permettant de contourner un système mondial actuellement dominé par l’Occident, du Fonds monétaire international (FMI) à la Banque mondiale (BM) en passant par les agences de notation.  La BM a « salué » mardi le lancement de cette nouvelle banque, rejetant implicitement toute idée de compétition entre les deux insitutions.   »Nous sommes prêts à travailler étroitement avec cette nouvelle banque pour mettre un terme à la pauvreté », a précisé l’institution de Washington dans un communiqué.  Outre la création d’une banque de développement, les Brics pourraient aussi mettre en réserve une partie de leurs fabuleuses réserves de change –4.400 milliards de dollars, selon Pretoria, aux trois quarts détenus par Pékin– pour s’entraider en cas de choc conjoncturel.  Ce pot commun, qui leur permettrait d’éviter un recours au FMI, devrait être doté d’une centaine de milliards de dollars, selon le gouverneur de la banque centrale du Brésil Alexandre Tombini.  Le Brésil et la Chine ont parallèlement signé un accord d’échange de 30 milliards de dollars entre leurs banques centrales destiné à stimuler leur commerce bilatéral.  Les cinq pays ont aussi dans leurs cartons une agence de notation, un mécanisme de réassurance, un conseil d’entrepreneurs, une classification maison des universités… On évoque également un câble sous marin permettant de transmettre des données à haut débit du Brésil à la Russie via l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine, un projet à 1,2 milliard de dollars.

 

Chômage : record depuis 16 ans

Chômage : record depuis 16 ans

Avec 3.187.700 d’inscrits sans activité fin février en métropole (+0,6% en un mois, +10,8% sur un an), il s’agit du plus haut niveau depuis 16 ans (février 1997) et du 22e mois consécutif de hausse. Le record de janvier 1997 (3,195 millions) est tout proche.  Aucune région n’est épargnée, à commencer par la Franche-Comté (+18,8% en un an). Les plus de 50 ans ont été particulièrement frappés (+0,9% en un mois, +16,6% en un an).  Si l’on tient compte des personnes ayant une activité réduite, chaque mois marque un nouveau record: Pôle emploi dénombrait ainsi 4,7 millions de demandeurs d’emploi en métropole fin février (4,9 millions avec l’Outre-mer).  Parmi eux, ceux de longue durée (plus d’un an), 40% des inscrits, n’ont jamais été aussi nombreux: plus de 2 millions dans la France entière, « c’est une tendance préoccupante car elle risque de conduire à une augmentation du chômage structurel », souligne l’économiste Hervé Boulhol, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).  Chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leurs droits à une indemnisation. La mort par le feu le 13 février de l’un eux devant son agence Pôle emploi de Nantes a été suivie par une série de menaces de suicide.  Pôle Emploi, en première ligne, va bénéficier du renfort de 2.000 agents en CDI d’ici septembre.  Ces recrutements, venant appuyer Pôle emploi dans sa refonte du suivi des chômeurs, vont « permettre à des jeunes, à des moins jeunes, à des chômeurs de retrouver un emploi… parce que chacun a besoin d’un accompagnement personnalisé », a assuré Michel Sapin, en reprochant à l’ex-majorité d’avoir « supprimé des postes alors que le chômage augmentait ».   »L’ensemble des mesures vont dans le bon sens à court terme pour amortir le choc, néanmoins elles n’en amortiront qu’une partie », estime M. Boulhol.  Ainsi, souligne l’économiste, « l’Insee prévoit 44.000 emplois d’avenir sur le premier semestre, ce n’est pas négligeable mais ce ne sera pas suffisant pour inverser la tendance ».  L’OCDE entrevoit une « stabilisation fin 2013″ du taux de chômage, rappelle-t-il, autour de 10,9% de la population active (11,25% DOM compris). Si cette prévision se vérifiait, le record en métropole (10,8%), enregistré en 1994 et 1997, serait dépassé.  De son côté, l’Insee prédit aussi une poursuite, sur fond de croissance quasi nulle, avec un taux de chômage de 10,6% en métropole mi-2013 (11% avec les départements d’outre-mer).  Jeudi, ce sera au président de la République de tenter de convaincre que les moyens nouveaux accordés à Pôle emploi, les outils mis en place par son gouvernement et la réforme du marché du travail, examinée à partir du 2 avril à l’Assemblée, pourront permettre d’inverser la courbe du chômage avant fin 2013.  Pour la CGT, « seul un changement radical des politiques économiques et sociales permettra d’inverser la tendance », a réagi le syndicat dans un communiqué.   »Il faut de toute urgence une rupture avec la politique désastreuse menée depuis 10 mois », a également estimé le président de l’UMP Jean-François Copé.

 

Inde- automobiles : chute des ventes de 26%

Inde- automobiles : chute des ventes de 26%

En février, dernier chiffre connu, les ventes de voitures ont chuté de 26% par rapport à février 2012, le pire résultat depuis 2000.  Sur l’exercice en cours, clos le 31 mars, les ventes devraient reculer par rapport aux douze mois précédents, après dix ans de croissance continue, selon la fédération indienne des constructeurs automobiles (SIAM).  Pour Sugato Sen, vice-directeur général de la fédération, cette atonie du marché s’explique par l’état de l’économie dans son ensemble, avec une croissance d’à peine 5% pour l’année en cours, soit le taux le plus faible depuis dix ans.   »Si les gens ne doivent pas acheter une voiture, ils n’en achètent pas. Ils brident leurs dépenses non nécessaires », déclare-t-il. « Les gens en bas de la pyramide amateurs de petits modèles, soit la plus grosse part du marché, n’achètent plus à cause d’une économie faible ».  L’autre grande économie émergente d’Asie, la Chine, devenue premier marché automobile mondial en 2009, ne connaît pas la crise. Elle « se trouve régulièrement à court de capacité (de production) alors qu’en Inde, les constructeurs ont un excès de capacité », note Deepesh Rathore, analyste sur l’Inde au cabinet de consultants IHS Automotive.  Jusqu’en 2010/2011, le marché indien affichait des taux de croissance compris entre 20 et 30% et faisait figure d’eldorado auprès des constructeurs étrangers, venus y chercher de quoi compenser la morosité de leurs ventes, en Europe notamment.  L’américain Ford a vu ses ventes chuter de 44% en février, à 4.490 unités, tandis que celles de General Motors ont reculé de 20% à 7.106 véhicules et celles de VW de 8%.  Mais le plus durement touché reste l’indien Tata Motors, dont les ventes ont dégringolé de 70%. Quant à sa Tata Nano, présentée comme la voiture la moins chère du monde (à peine plus de 2.000 euros pour les premiers prix), elle n’a jamais remporté le succès escompté depuis son lancement en 2009, handicapé notamment des problèmes techniques qui entraînaient des feux de moteurs.  R.C. Bhargava, dirigeant de Maruti Suzuki, premier constructeur indien et détenu majoritairement par le japonais Suzuki, craint que le prochain exercice (à partir d’avril) « ne soit pas meilleur » pour le secteur.  Pour réduire les stocks, les fabricants ferment des lignes de production et les investissements pourraient se tarir si la situation ne s’améliore pas, selon les analystes.  Plus largement, l’état du marché automobile reflète celui de l’économie, entravée par la faiblesse de la demande, une inflation et des taux d’intérêt élevés, et un large déficit public.   »Les gens ne perçoivent pas les bons signaux dans cette économie (qui les pousseraient) à acheter une voiture », ajoute Deepesh Rathore.  Seul segment épargné, celui des véhicules tout-terrain de loisir (SUV), prisés des classes moyennes supérieures à la recherche d’une voiture reflétant le statut de son propriétaire et suffisamment costauds pour protéger les passagers sur les routes indiennes, très meurtrières.  Les ventes de SUV ont augmenté de 35% en février. Le français Renault, revenu en Inde il y a juste deux ans, a décuplé ses ventes en février, à 6.723 unités, grâce notamment à son Duster, vendu 14.300 USD.  Mais la difficulté du moment ne fait pas oublier que le potentiel du marché indien reste immense, rappelle Sugato Sen. Seulement 12 Indiens sur 100 possèdent une voiture, rappelle-t-il.

 

Interdiction de fumer dans les voitures et en plein air

Interdiction de fumer dans les voitures et en plein air

 

 

Sénateur PS de Loire-Atlantique, Yannick Vaugrenard a interpellé mardi au Palais du Luxembourg la ministre de la Santé, Marisol Touraine, sur la nécessité d’interdire la cigarette dans les véhicules où se trouvent des enfants, premières victimes du tabagisme passif selon lui.  L’objectif du prochain amendement ou de la proposition de loi ? Alerter les fumeurs, et notamment les parents, sur les conséquences du tabagisme passif sur les plus jeunes.  La sanction en cas de non-respect ? Une contravention. Des pays comme la Grèce ont déjà adopté cette mesure alors que l’Allemagne, l’Irlande et la Grande-Bretagne s’apprêtent à le faire. « Interdire le tabac en voiture est indispensable pour protéger les droits de l’enfant, estime Yannick Vaugrenard, qui sera l’invité de RTL Matin à 8h15 mercredi. Il faut faire œuvre de pédagogie car c’est dangereux pour leurs propres enfants. J’ai moi-même été un grand fumeur, c’était une aberration… il faut agir vite ». Selon certains études, les enfants de fumeurs seraient plus disposés à le devenir que les enfants grandissant dans un environnement sans fumée. Si la proposition pourrait se heurter à un principe de droit (peut-on interdire à quelqu’un de fumer dans un lieu au final privé ?), elle se fond dans un contexte de lutte de plus en plus en forte contre le tabac. Les députés Denis Jacquat (UMP) et Jean-Louis Touraine (PS), auteurs d’un rapport sur le tabac, prônent eux une interdiction de fumer dans les enceintes sportives, y compris à l’extérieur. La Ligue contre le cancer, elle, va plus loin en estimant nécessaire de bannir la cigarette des jardins des parcs, ou des plages. Des interdictions déjà en vigueur dans plusieurs villes françaises, comme Cannes, Menton, Nice ou Ouistreham. A Auxerre et Cornimont, dans les Vosges, les aires de jeux ont été interdites aux fumeurs. La France, qui compte 14 millions de fumeurs, semble vouloir suivre l’exemple de New York qui a, depuis 2011, prohibé la cigarette dans les 1700 parcs de la ville, Central Park compris. A Paris, on y réfléchit même si la Mairie admet que ce ont surtout les espaces réservés aux enfants qui seront visés.  Le tabac, qui fait 66.000 morts par an en France, reste le principal facteur de risque de cancer (poumons et vessie notamment). Près de un fumeur régulier sur deux meurt prématurément des suites de son tabagisme, dont la moitié avant l’âge de 65 ans. Le tabagisme passif, lui,  tuerait chaque année 3000 à 5000 personnes n’ayant jamais touché une cigarette même si l’interdiction de fumer dans les lieux publics (fermés) améliore l’air dans les bars et restaurants. Les jeunes (presque 50% de fumeurs chez les 18-34 ans alors que 37% des 11 à 15 ans estiment ne pas pouvoir se passer de cigarette) sont en première ligne. La volonté d’interdire la cigarette dans les voitures et certains lieux publics en plein air va dans ce sens puisqu’il s’agit avant tout de « dénormaliser » l’image du tabac. « Que fumer devienne une exception » estime Emmanuelle Béguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme. A New-York, toutes les mesures de restriction de l’usage du tabac ont donné des résultats spectaculaires. Le taux de fumeurs des habitants est passé de 21,5% en 2002 à 14,8% en 2011. Mais, depuis 2007, le pourcentage des jeunes fumeurs reste inchangé, à 8,5%. Preuve qu’il reste encore des progrès à faire

« Hollande , pas un président, un conseiller général » (Cherki, PS)

« Hollande , pas un président, un conseiller général » (Cherki, PS)

 

Inverser la courbe du chômage : un objectif maintenu pour François Hollande, malgré les derniers chiffres calamiteux qui risquent d’alimenter le scepticisme grandissant des Français sur cette volonté de l’exécutif. Même à gauche, on s’impatiente. Le député socialiste Pascal Cherki demande au chef de l’Etat de se comporter « en président et pas en conseiller général ». François Hollande se livrera jeudi sur France 2 à un exercice périlleux : expliquer à des Français désabusés et inquiets le cap de ses réformes, alors qu’il n’est pas parvenu depuis dix mois à enrayer la dégradation de l’économie, ni la hausse d’un chômage désormais proche des records absolus.  Le nombre de demandeurs d’emplois a frôlé en février le record de 1997 avec 3,187 millions de demandeurs d’emplois. En dépit de cette nouvelle hausse, le chef de l’Etat maintient son objectif d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. « Ce n’est pas un problème de conviction, ce n’est pas simplement une croyance, c’est une volonté, un objectif et je m’y tiendrai avec des mesures que nous avons prises tout au long de ces derniers mois et qui vont connaître leur effet », a-t-il dit dans une conférence de presse à l’Elysée. Mais au Parti socialiste, on s’alarme au vu des derniers chiffres. Et certains s’en prennent violemment à François Hollande. Le député Pascal Cherki lui demande de se comporter « en président et pas en conseiller général ». Il lui intime de « prendre la mesure de la situation et de changer de braquet ». Pour lui, « François Hollande n’a pas été élu pour conduire le peuple français sur le chemin sans fin de l’austérité et de la rigueur. Ce n’est pas cela le rêve français » De tels propos sont « inacceptables », a déclaré le premier secrétaire du PS, lors de la réunion mardi soir du Bureau national (direction) du Parti Socialiste, en condamnant « fermement » les déclarations de Pascal Cherki. « Ce qui est attendu aujourd’hui d’un député qui doit son élection au PS et qui a été élu dans la foulée de François Hollande, c’est d’être mobilisé derrière le président de la République », a ajouté Harlem Désir.

Cahuzac : compte en Suisse

Cahuzac : compte en Suisse

 

Jérôme Cahuzac aurait bien eu un compte non déclaré en Suisse, comme l’a révélé Mediapart, mais qui aurait été fermé dès 2000, croit savoir Paris Match. Selon le journal, « oui, un compte détenu par Jérôme Cahuzac aurait bien existé à l’UBS de Genève, ouvert au début des années 90″, mais il n’aurait pas été clôturé afin d’être transféré à Singapour en 2010. Selon les informations de l’hebdomadaire, le compte aurait été confié dès 2000 « à une structure plus discrète, jusqu’à son transfert à Singapour, effectivement en 2010″. Il s’agirait de la banque Reyl & Cie, fondée par un Français. « Or il se trouve que Dominique Reyl [le fondateur, ndlr] n’est autre que le demi-frère d’Hervé Dreyfus, l’autre ‘voix’ supposée de l’enregistrement Cahuzac, présenté par Mediapart comme le « gestionnaire de fortune » de l’ancien élu socialiste », note Paris Match. Autre détail : « le numéro du compte litigieux existerait toujours à l’UBS. Mais il aurait été attribué à un autre client, qui n’a rien à voir avec l’affaire », assure Paris Match.

 

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