Archive mensuelle de mars 2013

Page 2 sur 22

Le putsch de Copé à l’UMP

Le putsch de Copé à l’UMP

Jean-François Copé a balayé vendredi les accusations de deux journalistes qui, avec leur livre « Le Coup monté », ravivent les soupçons au sein de l’UMP en affirmant que le rival de François Fillon a ourdi une manipulation pour s’arroger la présidence du parti. L’ancien Premier ministre, qui a mené à l’automne dernier un duel inédit dans les annales de la droite avec le député-maire de Meaux pour dénoncer une « fraude industrielle » dans un scrutin interne qui lui semblait acquis, a estimé a contrario sur Europe 1 que l’ouvrage lui donnait raison.  Dans ce livre paru jeudi, Bruno Jeudy et Carole Barjon décrivent avec force détails ce qu’ils présentent comme le « putsch » du 18 novembre 2012, date de l’élection à la présidence du premier parti d’opposition. Ils citent notamment Patrice Gélard, l’ex-président de la commission de contrôle des opérations électorales (Cocoe) de l’UMP, qui leur aurait déclaré avoir été « enfumé » par l’entourage de Jean-François Copé. « On ne m’enlèvera pas de l’idée que c’est un coup monté », déclare le sénateur de Seine-Maritime, qui avait proclamé la victoire de Jean-François Copé avec 98 voix d’avance le lundi 19 novembre, avant de reconnaître deux jours plus tard « l’oubli » de trois fédérations d’outre-mer dans le décompte des résultats. Cette omission, avait-il alors concédé dans un communiqué, aurait abouti « vraisemblablement à une inversion du résultat final ». Patrice Gélard a démenti jeudi avoir tenu ces propos, affirmant qu’ils avaient été « déformés » par les auteurs, fin connaisseurs de la droite française. « C’est un baroud d’honneur de journalistes très engagés », a commenté vendredi Jean-François Copé lors d’une conférence de presse, relevant « un sentiment décalé de réchauffé dans ce petit ‘coup’ qui ne vaut pas grand’chose ». « Mon objectif est de rassembler. La page est tournée », a-t-il souligné. Pour François Fillon, qui travaille déjà à sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, « il n’y a rien de nouveau ». « Le résultat de cette élection me donnait une très courte victoire. Il a été inversé dans des conditions inacceptables, c’est pour ça que j’ai déclenché la crise qui a eu lieu à l’UMP », a-t-il dit sur Europe 1. L’ouvrage conforte ceux qui à l’UMP, notamment dans le camp des « fillonistes », militent ardemment pour une nouvelle élection en septembre, comme les deux protagonistes en sont convenus par un accord signé le 17 décembre dernier qui a instauré une direction paritaire (copéistes-fillonistes) à la tête du parti. Des « copéistes », principalement, mais aussi d’anciens partisans de l’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy, s’efforcent d’instiller l’idée de l’inutilité d’un nouveau scrutin. « Les militants ne veulent pas d’une nouvelle élection », assure un proche de Jean-François Copé. « Ils ont quelqu’un qui est bien là, qui fait le job de l’opposition ». »Si élection il y a, il faudra que ça se fasse vite, pour passer à autre chose », ajoute-t-il. Jean-François Copé n’a pas encore fait officiellement acte de candidature, tandis que François Fillon réserve sa décision pour juin. Le président de l’UMP « fait beaucoup d’efforts pour être consensuel, pour le moment ça se passe bien », souligne ce proche, redoutant que les hostilités ne reprennent. « La vérité, c’est que l’on n’a pas de cœur à l’ouvrage car on se regarde en chiens de faïence, même si on reste polis », témoigne l’ancien ministre UMP Gérard Longuet dans une interview au JDD.fr.

 

Sondage – Hollande: intervention télé ratée pour 66%

Sondage - Hollande: intervention télé ratée pour 66%

 

Selon un sondage BVA pour iTélé publié vendredi, 66% des Français qui ont vu ou entendu parler de l’interview de François Hollande jeudi soir à la télévision ne l’ont pas trouvé convaincant. A titre de comparaison, elles avaient été 52% à estimer que François Hollande n’avait pas été convaincant au cours de sa conférence de presse du 13 novembre.

Petroplus : 4 candidats à la reprise

Petroplus : 4 candidats à la reprise

 

Quatre candidats à la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) ont déposé vendredi leurs dossiers au tribunal de commerce de Rouen, a annoncé la direction. Il s’agit des groupes libyen Murzuq Oil et panaméen NetOil, qui s’étaient déjà manifestés, d’Oceanmed Seasky System Limited, une société basée à Hong Kong, et de GTSA, une société luxembourgeoise. Début février, les administrateurs provisoires avaient estimé qu’aucune offre de reprise du site, à l’arrêt depuis plus d’un an après la faillite de sa maison-mère Petroplus, n’était assez complète pour être présentée au tribunal. Le site emploie 470 personnes. Le gouvernement s’est engagé à fournir un soutien de l’Etat, via le Fonds stratégique d’investissement (FSI), afin d’assurer la sauvegarde de cette raffinerie en cas d’ »offre crédible ». La direction précise dans un communiqué que « ces dossiers et leurs annexes seront examinés attentivement ce week-end » et que « le juge commissaire et les administrateurs judiciaires indiqueront au plus tard mardi 2 avril à 12h si l’un ou plusieurs de ces dossiers remplissent les conditions prévues à l’article L 642-2 du code du commerce et donc s’ils constituent une offre permettant de saisir le tribunal d’une demande d¹audience ». La société suisse Terrae, qui devait présenter un dossier commun avec Murzuk Oil, ne figure pas parmi les candidats, a confirmé Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale, qui indique qu’ »une société africaine » serait, outre ces quatre éventuels repreneurs, candidate à la reprise de la raffinerie. Le syndicaliste dit aussi que « selon l’intersyndicale, ‘il faut qu’une audience soit convoquée mardi par le tribunal de commerce’ ». Le 16 avril prochain, faute d’un possible rachat, la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne fermera ses portes.

 

Economie, politique, société: pages les plus regardées 29 mars 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Hollande : on ne savait pas que la crise serait longue !! Un aveu d’incompétence

Hollande : on ne savait pas que la crise serait longue !!

 

Le pire aveu de Hollande sur son absence d’analyse de la crise ; Son entrée en matière pour son intervention. Un aveu qui démontre le lien ésotérique de la politique avec les réalités économiques et sociales ; une crise pourtant commencée (ou plutôt accentuée) en 2009 ! Qui ne pouvait évidemment se résoudre en quelques mois ou en quelques années ; Merkel a d’ailleurs affirmé que la crise durerait une dizaine d’années. Même si on peut contester la stratégie qu’elle impose à l’Europe, force est de reconnaître que le diagnostic est juste ; d’abord une crise économique caractérisée par une perte de compétitivité des vieux pays développés et une absence de régulation des échanges mondiaux ; avec des inégalités des conditions de concurrence (économiques, sociales, fiscales, environnementales etc.). Une crise de croissance, de son contenu, de son volume. Une crise sociale avec le chômage et  les inégalités croissantes. Une crise financière caractérisée par un endettement public incontrôlé depuis 30 ans. Une crise de la régulation économique maintenant dominée par une financiarisation scandaleuse. Une crise culturelle qui se manifeste par la perte des valeurs de solidarité et d’effort, un repli sur soi, l’individualisme comme refuge. Une crise environnementale générée par un productivisme qui empoisonne la nature et ce que nous consommons. Une crise générale de gaspillages des ressources. Autant d’éléments à caractère systémique qui interagissent les uns sur les autres. Une Europe aussi sans réel projet autre que la libéralisation des échanges de biens. Bref une Europe réduite à un marché ou chaque pays défend ses seuls intérêts. Une Europe fourre-tout avec des pays trop différents qui faussent les conditions économiques et sociales. Hollande découvre enfin la réalité ; pas étonnant il  n’y a jamais eu de projet économique crédible au PS (c’est Collomb, le maire PS de Lyon qui le dit). Evidemment le bricolage que propose Hollande avec sa boite à outils n’est pas à la dimension du problème et il rêve encore quand il parle de croissance en 2013 et d’inversion de la courbe du chômage. Conclusion, une crise aussi démocratique et politique car on se demande comment on peut élire des présidents aussi incompétents.

Hollande : la grande confusion simplification et dématérialisation des procédures

Hollande : la grande confusion simplification et dématérialisation des procédures

 

Chic et choc la formule de Hollande pour les procédures administratives mais très confuses aussi ; On confond en effet la dématérialisation qui consiste à utiliser le support informatique et le contenu même des procédures. Visiblement Hollande ne comprend pas grand-chose à la problématique. Si 3000 informations sont transmises en moyenne par an à l’administration c’est d’abord parce la plupart sont inutiles et qu’il faut simplement les supprimer et non les dématérialiser. Un seul exemple, le nombre incroyable d’informations statistiques uniquement pour satisfaire et justifier le travail des statisticiens notamment de l’INSEE ; des statistiques sur tout et pour rien. Dans le transport par exemple, on va jusqu’à demander la nature des marchandises transportées dans les camions alors que la structure et la gestion des flux a complètement changé et qu’il devient impossible de définir la diversité des biens transportés. Peu importe, on fait des statistiques, méthodologiquement  très correctes mais sur données approximatives ou complètement fausses. Hollande n’a sans doute pas compris que cette multitude d’informations demandées aux entreprises ne visent qu’’à justifier le travail de fonctionnaires inutiles et la surabondance de dispositions législatives dont les députés se gavent eux aussi pour des raisons existentielles. Les normes sont nécessaires mais elles doivent être simples, applicables, appliquées, contrôlées et éventuellement sanctionnées. Donc nécessairement moins nombreuses. Ce qui remet en cause d’abord le travail législatif ( plus de 10 000 lois en France, plus les décrets d’application et les circulaires !!), ce qui remet en cause la bureaucratie française avec sa myriade de de présidents d’office, de chefs d’agence, de directeurs, de sous directeurs , de chef de bureau ; autant d’effectifs en provenance notamment de l’ENA, de sciences-po qu’il faut bien caser quelque part car la politique ne peut tout absorber. Personnellement, j’ai présidé une commission pour supprimer la présence de centaine de millions de documents annuels sur les camions ( messagerie). L’administration des transports s’st opposée pendant des mois et des mois à cette suppression sans même savoir pourquoi ! Il en sera ainsi dans tous les ministères car c’est le pain quotidien de la bureaucratie. La dématérialisation ne changera rien, il faut la faire mais uniquement lorsqu’on aura précédé au grand nettoyage administrai et législatif. Un travail gigantesque à faire dans tous les secteurs avec des experts indépendants car les lobbys de toutes sortes y compris économiques ou sociaux sont souvent complices de l’administration.

Hollande-France 2- des commentaires reportés à lundi, les journalistes sont en vacances

Hollande-France 2- des commentaires reportés à lundi, les journalistes sont en vacances

 

Curieusement peu d’analyses un peu approfondies sur l’intervention de Hollande ce vendredi. Comme chaque vendredi,  l’information des grands médias est maigre; en cause, les journalistes qui sont déjà en week-end. Progressivement, la semaine de travail en France pour les journalistes et les autres est largement amputée le vendredi. Un effet sans doute des 35 heures. Comment expliquer sinon que les trains sont déjà bondés dès le vendredi matin. L’analyse des informations produites sur internet et du taux de lecture démontre nettement la baisse de fréquentation  de ce support d’information. A cet égard, la crise est évidemment économique et sociale mais aussi culturelle. Il faudra donc attendre lundi ou mardi pour décortiquer l’intervention de Hollande. Pour l’immédiat, il faut se contenter de l’inventaire à la Prévert des mesures de Hollande. Priorité dès le vendredi à la météo, aux faits divers, au sport, aux loisirs en général. Bref la semaine des 4 jours, comme les écoliers. Pas de quoi s’étonner de a perte de compétitivité de l’économie française.

.

Hollande-télé : où sont les économies de l’Etat

Hollande-télé : où sont les économies de l’Etat

 

Pour le moins Hollande a été très vague sur les économies du train de vie de l’Etat. Résumons, le  regroupements des achats des ministères soit 2 milliards qui restent à prouver car les ministères ont des structures de dépenses assez différentes dans ce domaine ; ensuite quelques centaines de millions pour la dématérialisation des formalités administratives. Pour le reste, il faudra attendre, on est loin des 10 milliards d’économies prévues. En cause, le refus de s’attaquer à la structure de l’Etat ou même des collectivités en général. Conclusion, c’est surtout la TVA qui fera la soudure, aussi  la hausse du barème de l’impôt, la diminution des pensions, des allocations familiales, de l’Unedic. Comme la dotation des collectivités locales va diminuer, il faut s’attendre à une hausse de la fiscalité locale. En fait, comme en 2012, le pouvoir d’achat sera surtout amputé par les hausses d’impôts et la réduction des revenus.

Hollande- France 2 : un inventaire à la Prévert

Hollande- France 2 : un inventaire à la Prévert

 

Une intervention finalemenet très confuse en forme d’inventaire à la Prévert, sans vision globale et sans cohérence. Du bricolage (boite à outils), des signes à la gauche dure (taxe 75%), de l’austérité (retraites, impôts 2013, Unedic), des promesses illusoire sur l’inversion du chômage. François Hollande a débuté son propos sur l’Europe par regretter les délais des institutions. Ça prend toujours trop de temps. J’en ai assez du temps perdu. L’Europe, c’est tellement long dans les procédures, qu’il faut accélérer. Nous devons aller plus vite. Le problème, c’est que je ne suis pas tout seul. Il y a beaucoup de gouvernements conservateurs. » François Hollande a clôt le chapitre économie en rappelant les outils mis en place. « Il faut utiliser tout ce que nous avons mis sur la table. Je n’attends pas la croissance, je la créé », a-t-il revendiqué, citant les 20 milliards pour la compétitivité, la réforme du marché du travail, le contrat de génération, les emplois d’avenir, formation professionnelle. François Hollande débute par réitérer sa promettre de faire baisser le chômage avant la fin 2013. « Mon premier objectif, c’est d’inverser la courbe du chômage à la fin de l’année. Ça veut dire que ça augmentera jusqu’à la fin de l’année. A la fin de l’année, sous serons dans une baisse », a pronostiqué le chef de l’Etat. « C’est un engagement et c’est une bataille. Je vais mettre en place tous les moyens pour y parvenir. » François Hollande a ensuite rappelé les mesures mis en place : emplois d’avenir, contrat de génération, crédit impôt pour les entreprises. Souvent accusé de ne pas donner de cap à sa politique, François Hollande a répondu d’une formule. « Ma priorité, c’est l’emploi. Mon cap, c’est la croissance. Je veux que la France connaisse une croissance. C’est la production nationale qui est en cause. Ce qui me m heurte le plus, ce son des entreprises qui ferment, des salariés qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Je veux renforcer la production nationale », a-t-il insisté. François Hollande a annoncé un « choc de simplification » pour les entreprises. « Il faut trouver de la croissance aussi par la simplification. Aujourd’hui, une entreprise est obligée d’envoyer à l’administration 3.000 informations par an. 3.000 ! Il faut réduire ce chiffre par 2, par 3. Nous allons le faire. » François Hollande a confirmé que l’accord sur l’emploi serait adopté tel quel à l’Assemblée. « L’engagement que j’ai pris, c’est que ce serait tout l’accord, rien que l’accord. Il peut y avoir des corrections qui améliorent, mais toute correction devra être approuvée par les partenaires sociaux. » François Hollande a donné sa nouvelle version de la taxe à 75% sur les hauts revenus, promesse électorale retoquée par le Conseil constitutionnel. « Dans les entreprises, il y aura une transparence des rémunérations. L’Assemblée générale des actionnaires sera consultée. Et lorsque la rémunération dépassera le million d’euros, l’entreprise aura à payer des impôts à hauteur de 75%. L’entreprise sera responsabilisée. Beaucoup de grandes entreprises feront, j’imagine, pendant deux ans, en sorte de faire une pause. »   »Tout l’accord, rien que l’accord ». François Hollande a confirmé que l’accord sur l’emploi serait adopté tel quel à l’Assemblée. « L’engagement que j’ai pris, c’est que ce serait tout l’accord, rien que l’accord. Il peut y avoir des corrections qui améliorent, mais toute correction devra être approuvée par les partenaires sociaux. »  François Hollande a annoncé que le gouvernement réclamerait un allongement de la durée de cotisation lors de négociations sur les retraites. François Hollande a affirmé que les prestations familiales ne seraient pas taxées. « On va garder l’universalité des allocations familiales », a-t-il aussi annoncé. « Mais que les plus hauts revenus aient les mêmes allocations familiales que les plus pauvres ? Non. Ça sera revu. »   »Pas d’augmentation d’impôts en 2014″. François Hollande a promis qu’en 2014, aucun autre hausse d’impôt que celle de la TVA, prévue de longue date, ne serait décidé. « En dehors de cette disposition, il n’y aura aucune autre augmentation d’impôt », a-t-il affirmé. « Pour l’Etat. Pour la sécurité sociale, on en reparlera.  François Hollande a clôt le chapitre économie en rappelant les outils mis en place. « Il faut utiliser tout ce que nous avons mis sur la table. Je n’attends pas la croissance, je la créé », a-t-il revendiqué, citant les 20 milliards pour la compétitivité, la réforme du marché du travail, le contrat de génération, les emplois d’avenir, formation professionnelle.

Hollande: « explosion de l’Europe avec l’austérité »

Hollande: « explosion de l’Europe avec l’austérité »

Mauvaise médecine mais bon diagnostic de Hollande ; l’Europe avec l’austérité risque d’éclater sous l’effet de la montée des populismes. En clair pour la France, ce sera ans doute la montée du front national qui pourrait rendre impossible une majorité pour gouverner. Sans doute la seule vision claire de Hollande sur la situation économique et sociale ; pour autant il oscille toujours entre bricolage et austérité. Bref conscient d’aller dans le mur comme en témoigne les dernières données économiques sur les déficits, le chômage, la consommation, la croissance et la dette.  Le président François Hollande a estimé jeudi soir sur France 2 qu’ »être dans l’austérité, c’est condamner l’Europe à l’explosion », et encourager la montée des mouvements populistes.   »Aujourd’hui, prolonger l’austérité, c’est le risque de ne pas aboutir à réduire les déficits et la certitude d’avoir des gouvernements impopulaires dont les populistes feront une bouchée le moment venu », a expliqué M. Hollande.   »Je ne ferai pas une politique qui conduise l’Europe à l’austérité », a promis le chef de l’Etat, ajoutant: « Je ne veux pas que l’Europe soit une maison de redressement ».  Il a confirmé que la France ne parviendrait pas à remplir son objectif de ramener les déficits publics à 3% du produit intérieur brut en 2013, comme elle s’y était engagée auprès de ses partenaires européens.   »Nous n’atteindrons pas les 3% parce que si nous forcions l’allure je casserais l’espoir même d’un retour de la croissance », a-t-il expliqué.

 

consommation des ménages : recul en février

consommation des ménages :   recul en février

Recul de 0,2% en février par rapport au mois précédent, principalement du fait d’une baisse des achats de textile et cuir, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques. Les achats de textile, habillement et cuir ont chuté de 6,1%, après avoir augmenté de 3,5% en janvier, a précisé l’Insee dans un communiqué  La consommation en produits alimentaires, qui était restée quasi-stable en decembre (+0,1%) et avait légèrement augmenté en janvier (+0,3%), est de nouveau repartie à la baisse en février (-0,4%).  L’augmentation des dépenses de consommation des ménages en énergie, engagée en janvier (+1,6%), s’est poursuivie en février (+1,9%), « en raison de températures sensiblement en dessous des normales saisonnières ».  Après une forte baisse en janvier (-7,1%), les dépenses en biens durables ont augmenté de 0,9% en février.   »Les dépenses en automobiles, qui avaient chuté en janvier (-11,5%) après un mois de décembre très dynamique lié à l’anticipation du durcissement du malus au 1er janvier 2013, se redressent légèrement en février (+2,4 %) », détaille l’Insee. En revanche, les achats en équipement du logement ont à nouveau baissé en février (-0,9%, après -3,0%).  Les dépenses de consommation en autres biens fabriqués ont reculé légèrement en février (-0,2%, après -0,1% en janvier), avec notamment une forte baisse des dépenses en quincaillerie-bricolage. En revanche, les dépenses de produits de santé se sont stabilisées, précise l’institut.  L’Insee a révisé à la baisse l’évolution de la consommation de janvier, avec un recul de 0,9% par rapport à décembre, contre une baisse de 0,8% annoncée il y a un mois. « Ces révisions sont imputables à l’intégration de nouvelles informations connues depuis lors, notamment sur l’équipement du logement, ainsi qu’à l’actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières », explique l’Insee.  Les données de la consomation des ménages en biens sont corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables et calculées à prix constants.

 

Hollande : du bricolage avec une boite à outils.

Hollande : du bricolage avec une boite à outils.

 

Hollande ne veut pas faire du neuf, il ne veut pa ;s surtout il ne sait pas ; alors à de nombreuses reprises il a proposé d’utiliser la boite à outils (bric à brac de mesures insuffisantes). Même si la boite à outils était là encore faudrait-il des ouvriers pour sen servir. Bref une sorte d’inventaire à la Prévert mais pas une véritable stratégie sur l’essentiel : la croissance et l’emploi. Surtout beaucoup de flou.  Une interview de plus d’une heure pour tenter de convaincre une opinion de plus en plus inquiète qu’il a pris la mesure de la crise et s’est engagé sur le bon chemin . Autrement dit : cela prendra du temps mais les réformes « lourdes » engagées vont produire des effets. En particulier sur l’emploi, première préoccupation des Français. « Ma priorité, c’est l’emploi. Mon cap, c’est la croissance », a-t-il résumé, se disant « dans l’action » et assurant avoir « le cuir solide ». Il n’a reconnu qu’une erreur : ne pas avoir « anticipé » que la crise durerait « plus longtemps que prévu ». Ceux qui, au sein même de la majorité, le pressaient de changer de cap ou de « braquet » devront patienter. Soucieux de lutter contre le sentiment d’impuissance du pouvoir qui le plombe dans les sondages, François Hollande s’est d’abord appliqué à défendre sa politique, en affichant sa totale mobilisation pour parvenir à « inverser la courbe » du chômage d’ici à la fin de l’année. « C’est mon premier objectif. Un engagement et une bataille », a-t-il martelé, le visage grave.  Rappelant qu’il est « président depuis dix mois et pas dix ans », il a égrené les emplois d’avenir, les contrats de génération, le pacte pour la compétitivité ou l’accord sur le marché du travail. Comme pour mieux souligner qu’il a fait ce qui devait être fait et que son action portera inéluctablement ses fruits. « Tous les outils sont là (…) Ils sont exceptionnels ! », a-t-il plaidé, s’appliquant à en faire la pédagogie et appelant les entreprises à « les utiliser pleinement »  Pour tenter d’imprimer dans l’opinion une image d’« autorité », François Hollande a annoncé plusieurs décisions : réduire radicalement les démarches administratives des entreprises par un « choc de simplification », « rendre moins coûteuse » la transmission et la cession d’entreprises et, surtout - parce qu’il y a un « problème » de pouvoir d’achat  -,  faire en sorte que les Français bénéficiant d’accords de participation aux bénéfices de leurs entreprises puissent en débloquer les montants immédiatement (sans attendre cinq ans) et « sans pénalité fiscale ».  Il a aussi tranché plusieurs points en suspens. Il a écarté la fiscalisation des allocations familiales, parce que « c’est absurde », optant pour une modulation en fonction des revenus. Et il a révélé la nouvelle mouture de la taxe à 75 %. Son taux sera maintenu mais le prélèvement se fera au niveau de l’employeur sur la partie de la rémunération dépassant 1 million d’euros, et non plus au niveau du contribuable

 

Parisot-Medef : out ! En cause, trop proche du CAC 40

Parisot-Medef : out ! En cause,  trop proche du CAC 40

Parisot ne pourra plus se représenter à la tête du MEDEF, en cause surtout le fait qu’elle a surtout représenté les grandes entreprise type CAC 40 et finalemenet peu l’industrie qui s’est malheureusement écroulée dans le pays. La patronne des patrons français a reconnu sa défaite, se posant en « garante de la bonne tenue de la campagne électorale » qui va précéder l’élection à la présidence du Mouvement des entreprises de France au début de l’été.  A l’issue d’un scrutin très serré, les 45 membres du conseil exécutif, réunis pendant une heure et demie, ont voté à bulletins secrets à 22 voix pour la convocation d’une assemblée générale extraordinaire le 16 avril, à 22 voix contre, et un vote blanc.  Pour convoquer cette assemblée, seule habilitée à valider une réforme des statuts voulue par Laurence Parisot pour briguer un troisième mandat, il aurait fallu une majorité simple, soit 23 voix favorables.  Cette réforme prévoyait de ne plus limiter le nombre de mandats du président du Medef et aurait donc permis à Mme Parisot d’en briguer un troisième, après avoir effectué deux mandats, un de cinq ans et un de trois ans, en vertu du règlement interne.   »Cette réforme aurait marqué un progrès de démocratie interne, cette réforme aurait permis de mettre un terme définitif à des logiques de cooptation ou de renouvellement empêchés, négociés dans le secret ou sous les pressions », a affirmé Mme Parisot.   »Mais le score ex-aequo au sein du conseil exécutif n’autorise pas la transmission devant l’assemblée générale », a reconnu la patronne des patrons, les traits tendus et le teint pâle, une heure après l’annonce des résultats, se disant « persuadée » que « ce projet reviendra » et « sera un jour adopté ».  Saisi en janvier par Mme Parisot, le comité statutaire avait il y a dix jours posé les principes d’une réforme instaurant des mandats de cinq ans renouvelables sans autre limite que l’âge du candidat.  Plusieurs fédérations professionnelles ou territoriales avaient annoncé leur opposition à cette transformation qui se serait appliquée à la présidente actuelle dès l’élection de l’été prochain.  Les candidats déjà déclarés à la présidence du Medef sont Pierre Gattaz (53 ans), président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), Geoffroy Roux de Bézieux (50 ans), patron de Virgin Mobile (Omea Telecom), l’ex-médiateur de la sous-traitance Jean-Claude Volot et le patron de la PME Aqoba Thibault Lanxade.  Frédéric Saint-Geours, président de la puissante Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), n’a pas encore dévoilé ses intentions. Mais sa charge contre la tentative de Laurence Parisot de rester aux commandes et sa mise en retrait de l’équipe dirigeante de PSA Peugeot Citroën ont été interprétées comme des pas vers une candidature.  Le patron de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) Patrick Bernasconi, qui a négocié au nom du Medef l’accord social sur le marché du travail, devrait aussi annoncer sa décision prochainement.  M. Volot s’est « réjoui » dans un communiqué d’une décision selon lui « conforme à la lettre et à l’esprit des statuts du Medef » et a appelé à ce que « la compétition s’ouvre », en évoquant les « graves difficultés économiques » des entreprises et « la lutte pour la créations d’emplois », « priorité nationale ».  L’UIMM a salué la « fin » d’une « période d’incertitude dans la campagne pour la présidence du Medef » et rappelé qu’elle auditionnerait le 18 avril les candidats.   »Ce n’est pas une victoire, c’est simplement en fait une parenthèse qui se ferme ou plutôt une nouvelle qui s’ouvre. On va enfin pouvoir parler des choses de la France, des problèmes économiques du pays, des entrepreneurs, des entreprises et des graves problèmes du chômage », a déclaré pour sa part Pierre Gattaz sur Europe 1.  Interrogée par RTL, Mme Parisot a indiqué qu’elle dirait « peut-être à la fin de la campagne » si elle « recommande » un candidat ou a « une préférence ». C’est trop tôt pour le dire », a-t-elle lancé.

 

Hollande : taxe 75% saison 2, pour sauver la face

Hollande : taxe 75% saison 2, pour sauver la face

Le feuilleton continue pour cette taxe décidée un matin de meeting. En fait une taxe qui pourra être facilement être contournée avec d’autres éléments de rémunération, un décalage dans le temps des salaires voire la délocalisation du lieu théorique d’emploi des dirigeants.  Ce ne sont plus les individus qui seront touchés mais les entreprises. Dans les grands groupes, « l’assemblée générale des actionnaires sera consultée sur les rémunérations et, lorsqu’elles dépassent un million d’euros, l’entreprise aura une contribution à payer qui, toutes impositions confondues, atteindra 75% », a-t-il annoncé.  Cette promesse, emblématique de sa volonté de lutter contre les rémunérations « indécentes » des patrons du CAC 40 qui ont bondi malgré la crise, a connu des fortunes diverses.  Annoncée par surprise le 27 février 2012, elle avait contribué à relancer la campagne du candidat socialiste. Une fois à l’Elysée, le chef de l’Etat a confirmé la mesure, symbole d’une série de hausses d’impôts visant les plus riches.  Mais les « 75% » ont aussi rapidement cristallisé les critiques de la droite et du patronat contre un « matraquage » fiscal accusé de pousser les plus fortunés à l’exil — une polémique qui a tourné à la tragicomédie avec l’expatriation de Gérard Depardieu.  Le Conseil constitutionnel a porté le coup de grâce à la première version de la taxe, le 29 décembre, par une censure à double tranchant. Les « sages » ont mis en cause le fait qu’elle visait chaque personne et non le foyer fiscal, mais leur décision maintenait la menace d’une nouvelle censure motivée, cette fois, par son caractère « confiscatoire ».  Le président Hollande a immédiatement promis une nouvelle mouture, qui s’est rapidement muée en casse-tête.  Le Conseil d’Etat, saisi par Bercy pour éviter une nouvelle déconvenue, a laissé peu de possibilités à l’exécutif: le taux d’imposition ne peut dépasser 66,66% de l’ensemble des revenus d’un foyer fiscal, a-t-il prévenu dans son avis publié il y a une semaine. Cela reviendrait à ne taxer qu’à 60% les revenus d’activité, bien loin des 75% de la promesse initiale.  La plus haute juridiction administrative a toutefois laissé une porte de sortie au gouvernement, remettant sur la table la piste d’un prélèvement via les entreprises qui avait été étudiée puis écartée.   »L’objectif qui consisterait à imposer les rémunérations très élevées ne semble ainsi pouvoir être atteint (…) que par l’imposition de la partie versante », écrivent les juges administratifs.  Ils donnent même le mode d’emploi: une mesure de « non-déductibilité du résultat imposable de la partie de la rémunération versée supérieure à un million d’euros » ou, plus simplement, une « taxation de cette fraction de rémunération ».  Pour cette dernière solution, le Conseil d’Etat cite en exemple la taxe exceptionnelle de 50% sur la partie des bonus des traders excédant 27.500 euros, une mesure à la charge des banques votée en 2010 par la précédente majorité de droite.  Malgré l’arbitrage présidentiel, le dispositif est cependant loin d’être prêt. Le Conseil d’Etat estime qu’il nécessite une « analyse juridique plus détaillée » et plusieurs sources gouvernementales ont confirmé à l’AFP que les modalités techniques impliqueraient d’importants travaux dans les prochaines semaines.  La réforme doit être présentée au plus tard dans le projet de budget pour 2014, en septembre.   »La principale question, c’est comment on calcule les 75%, quels prélèvements on y inclut », a expliqué à l’AFP le directeur de l’Institut des politiques publiques (IPP), Antoine Bozio.  Selon cet économiste, patrons et entreprises pourront aussi trouver des moyens de la contourner en partie, soit en repoussant les augmentations salariales de deux ans, puisque la taxe reste temporaire, soit, quand ils le peuvent, en choisissant d’être rémunérés autrement (stock-options, dividendes, parachutes dorés…).

 

Dérapage du déficit à 4,8% au lieu de 4,5% du PIB

Dérapage du déficit à 4,8% au lieu de 4,5% du PIB

Le déficit public de la France n’a été ramené en 2012 que de 5,3% à 4,8% du produit intérieur brut, en dérapage par rapport à l’objectif du gouvernement qui visait 4,5% en accord avec ses partenaires européens, a annoncé vendredi l’Insee.  Le dette publique a, elle, continué d’exploser atteignant fin 2012 un nouveau record à 90,2% du PIB, plus que les 89,9% prévus par le gouvernement, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. Elle s’élevait à 85,8% en 2011.

Economie, politique, société: pages les plus regardées 28 mars 2013

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

 

 

Sondage : Hollande un bon président pour 22% seulement !

Sondage : Hollande un bon président pour 22% seulement !

 

Seuls 22% des Français estiment que François Hollande est un bon Président de la République, contre une majorité absolue, 51%, qui considèrent qu’il est un mauvais Président, 27% n’ayant pas souhaité se prononcer, selon un sondage CSA pour BFM-TV. Selon cette enquête, diffusée le jour d’une intervention télévisée du chef de l’Etat pour rassurer les Français, les cadres (63%), les personnes travaillant à leur compte (59%), et les retraités (55%), sont particulièrement sévères quant à sa capacité à remplir sa fonction. François Hollande est considéré comme un bon président de la République par 60% de ses électeurs de premier tour, proportion qui n’est que de 48% parmi ceux qui l’ont choisi au second tour, le 6 mai dernier. Ce sondage a été effectué les 26 et 27 mars auprès d’un échantillon national représentatif de 961 personnes âgées de 18 ans et plus. Selon un sondage LH2 pour Le Nouvel Observateur diffusé mercredi, moins d’un an après son élection à la présidence de la République, seuls 27% des Français sont satisfaits de François Hollande alors que 68% se déclarent déçus.

 

Hausse surprise du chômage en Allemagne

Hausse surprise du nombre

Le nombre d’allemands privés d’emploi a augmenté en mars contre toute attente, montrent les chiffres communiqués jeudi par l’Office du travail. Le nombre de chômeurs a augmenté de 13.000 à 2,935 millions, ajusté des variations saisonnières, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une diminution de 4.000. Le taux de chômage s’est quant à lui maintenu à 6,9%. Le nombre de chômeurs brut, très suivi en Allemagne, reste au-dessus de trois millions, à 3,098 millions contre 3,156 millions en février, donnant un taux de chômage brut de 7,3% contre 7,4% respectivement.

 

Entreprises : marges au plus bas depuis 1985, en cause les charges sociales

Entreprises : marges au plus bas depuis 1985, en cause les charges sociales

 

 

Un nouveau changement de cap , c’est le pronostic de l’économiste C. Saint Etienne mais avant 18 mois ; premier cap, le gouvernement dépense dès son arrivée, deuxième cap on passe à l’austérité, troisième à venir : l’allégement de la fiscalité. «D’ici dix-huit mois le gouvernement fera marche arrière sur la plupart des décisions fiscales prises depuis son arrivée!» Ce pari lancé à la cantonade par l’économiste Christian Saint-Étienne devant des clients fortunés de la banque privée Cholet Dupont est osé, politiquement. Mais censé, économiquement. L’étude de l’Insee sur l’état de l’économie française fin 2012 est sans appel: un pouvoir d’achat des ménages en repli de 0,8 %, un taux de marge des entreprises à 27,7 % – au plus bas depuis 1985… Ni les premiers ni les seconds n’ont plus les moyens de relancer l’économie. Pas plus que les collectivités locales, qui assurent les deux tiers de l’investissement public et vont voir leurs budgets sérieusement écornés par l’État au cours des deux prochaines années. L’évolution du PIB sur longue période achève de s’en convaincre: depuis septembre 2011, trimestre après trimestre, la croissance est nulle ou légèrement négative. Ce qui correspond très exactement au moment où le gouvernement Fillon a lancé son plan rigueur de plus de 11 milliards d’euros – essentiellement sous forme de hausse d’impôts – largement amplifié, ensuite, par celui de Jean-Marc Ayrault. L’erreur économique se mesure aussi à l’aune de la comparaison internationale. Selon les calculs établis par l’OCDE, la France est le deuxième pays développé (derrière la Belgique) ayant le «coin fiscal le plus élevé», autrement dit où les taxes pesant sur les salaires (impôts, charges…) sont les plus fortes. Certes, l’écart avec nos proches voisins, l’Allemagne en particulier, n’est pas aussi élevé qu’on ne le pense. Il n’empêche: entre 2011 et 2012 la fiscalité a augmenté de 0,30 point dans l’Hexagone, alors qu’elle a baissé ou juste légèrement progressé dans les dix pays de l’OCDE pratiquant la fiscalité la plus élevée. En moyenne, ces deux dernières années, le «coin fiscal» a progressé trois fois moins vite dans l’OCDE qu’en France. Dis autrement, non seulement notre pays affiche les impôts les plus élevés au monde, mais en plus il est celui qui les a le plus augmentés. Même l’argument selon lequel ces hausses d’impôts étaient nécessaires pour résorber les déficits ne tient plus. La Cour des comptes elle-même l’a reconnu dans son dernier rapport annuel: depuis la loi de finance initiale pour 2012, l’État a pris 85 mesures d’un montant supérieur à 100 millions d’euros, rendant toute estimation des futures recettes fiscales hautement aléatoire. Qu’ils soient justes ou non n’est plus la question. L’économie française est bien trop fragile aujourd’hui pour absorber une telle charge d’imposition. Le gouvernement promet une stabilité sur le quinquennat? C’est une baisse dont il a besoin pour éviter la mort par étouffement de toute activité.

 

France : trop d’impôts tue l’impôt et la croissance

France : Trop d’impôts tue l’impôt et la croissance

 

Double peine pour le pouvoir d’achat, d’abord la régression en 2012 en particulier en raison de la hausse de 10% des impôts  et une inflation qui ne tient pas compte de ces impôts ; Du coup, les revenus ne sont pas réévalués sur l’inflation réelle. L’impôt tue l’impôt car avec des revenus affectés, la consommation stagne ou presque et la croissance avec ; conséquence : les recettes fiscales attendues ne sont pas au rendez-vous (la TVA notamment). Mercredi, l’Insee a indiqué que leur pouvoir d’achat s’est contracté de 0,8 % au quatrième trimestre 2012, après avoir stagné pendant l’été. Sur l’ensemble de l’année, il baisse de 0,4 % après avoir progressé de 0,5 % en 2011. C’est le premier recul du pouvoir d’achat des Français depuis 1984 – il avait alors plongé de 1,1 % -, relève l’Insee. Encore plus inquiétant, ce chiffre mesuré «par unité de consommation» – qui colle davantage à la réalité, car tient compte de la croissance de la population et de la composition d’un ménage, donc de la mutualisation de certaines dépenses (habitation, électroménager, électricité, etc.) – se replie de 1 % en 2012. «La forte hausse des impôts (+ 10 % en 2012 après + 6,6 % en 2011) est le principal facteur de cette baisse», explique l’étude publiée hier. De fait, les ménages n’ont pas été épargnés par la pression fiscale. Les mesures de loi de finances initiales du gouvernement de François Fillon (gel du barème de l’impôt sur le revenu, plafonnement des niches, etc.) ont ­commencé à peser ; mais ce sont surtout celles de la loi de finances rectificative pour 2012 votée l’été dernier par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault (fin de la défiscalisation sur les heures supplémentaires, contribution exceptionnelle sur la fortune, etc.) qui sont pointées du doigt par l’Insee. Sur le seul 4e trimestre 2012, la hausse des impôts sur le revenu et le patrimoine a été de 7 % et celle des cotisations sociales de 2 %. Les quelques mesures pour soutenir le niveau de vie des Français prises par le chef de l’État à son arrivée en fonction (prime de rentrée scolaire, mesure temporaire des prix à la pompe, etc.) et le dynamisme des prestations sociales ne suffisent pas à compenser. Si la consommation des ménages a stagné mais ne s’est pas effondrée en 2012, c’est parce ces derniers ont puisé dans leurs économies, le taux d’épargne étant passé de 16,2 % en début d’année à 15,6 % en fin d’année. Les ménages pourront-ils tenir ce rythme en 2013? Rien n’est moins sûr, alors que les impôts vont continuer à augmenter en 2013: quelque 30 milliards d’efforts sont en effets demandés cette année aux Français, dont 20 milliards de hausse d’impôts (une moitié pour les entreprises, l’autre pour les ménages) et 10 milliards d’économies.  Mais le gouvernement – qui s’est engagé à réduire drastiquement son déficit public – sait que poursuivre sa politique économique en se basant principalement sur une hausse des prélèvements n’est pas tenable, car met en péril notre compétitivité, notre attractivité et un retour – encore hypothétique – de la croissance. «Je pense qu’on atteint des taux d’imposition dans notre pays que beaucoup de gens jugent excessifs, des taux de prélèvement obligatoire qui ne peuvent pas être dépassés», a reconnu Pierre Moscovici, face aux lecteurs du Parisien. Et de rappeler qu’il souhaite qu’en 2014, l’équilibre entre impôts et dépenses «s’inverse» et qu’on soit dans «une proportion beaucoup plus forte d’économies sur les dépenses publiques que d’impôts supplémentaires». Le ministre de l’Économie l’assure, pour la suite: le gouvernement vise «la stabilité fiscale» sur la fin du quinquennat.

 

12345...22



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol