Archive mensuelle de mars 2013

Page 19 sur 22

Economie, politique, société: pages les plus regardées 5 mars 2013

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

Retraites : tout le monde va payer et retour à 65 ans

Hollande à Poutine : « Même vision du monde » ; il devrait changer de lunettes !

Chômage : 460 000 emplois non couverts !! Pôle emploi déraille

François Hollande en Grèce pour prendre le contre-pied de Merkel

Sondage BVA :81 % des ouvriers mécontents de Montebourg

Le soutien à la taxe à 75% diminue

      Goodyear: retour à la table des négociations ?

 

  •  

 

« Rémunérations abusives »: un projet de loi en France

« Rémunérations abusives »: un projet de loi en France

Les Suisses ont largement plébiscité dimanche l’initiative limitant les « rémunérations abusives » des patrons des sociétés cotées ou à l’étranger, en les soumettant au vote des actionnaires. Le projet suisse prévoit en outre l’interdiction des parachutes dorés, ces indemnités de départ de patrons ayant souvent défrayé la chronique dans la Confédération mais aussi en Europe et aux États-Unis En France, après le décret plafonnant les rémunérations des patrons d’entreprises publiques cet été, le gouvernement s’était attelé à une réforme de l’encadrement des rémunérations, secondé en cela par la Commission européenne qui a annoncé une directive à venir.  Pour l’instant, « il n’y a pas de texte prêt » mais « des questions qui font l’objet de discussions », assure la même source.  Parmi elles, la réforme phare consisterait à soumettre à l’assemblée générale des actionnaires l’ensemble de la rémunération du ou des dirigeants d’une grande entreprise cotée. Le code des organisations patronales Afep/Medef de gouvernance des entreprises auquel se conforment l’immense majorité d’entre elles prévoit actuellement que les salaires fixes et variables soient décidés par le seul conseil d’administration, lui-même élu par les actionnaires.  A la différence de la Suisse, le gouvernement pourrait décider que cet avis de l’assemblée générale ne soit que consultatif. Mais selon Bruno Fourage, analyste chez Mercer, l’impact sera le même. Quand une assemblée générale « vote contre, il est rarissime que les dirigeants au Conseil passent outre », affirme-t-il à l’AFP.  En France, l’attribution de stock-options, d’actions gratuites, de retraites dites chapeau (supplémentaires, payées par l’entreprise), ou d’indemnités d’arrivée ou de départ sont déjà soumises à l’avis des actionnaires.  Les parachutes dorés, qui ont été dimanche complètement interdits en Suisse, sont également déjà réglementés en France. Le code Afep-Medef les plafonnent à deux ans de rémunération maximum lorsque le chef d’entreprise est contraint à partir. S’il quitte son poste parce que l’herbe est plus verte ailleurs, ils sont interdits.  Autre piste à l’étude au gouvernement, la nomination d’un administrateur indépendant à la tête du comité des rémunérations de l’entreprise.   »Je serais Bercy, je me dirais, +ce qu’ont fait les Suisses, c’est mineur parce que nous, ce qu’on est en train de préparer, c’est plus complet+ », a commenté Bruno Fourage.  Le gouvernement réfléchit enfin sur la question des retraites chapeau, qui ne bénéficient pas qu’aux dirigeants mais à un ensemble d’exécutifs, et envisagent de les plafonner. A l’heure actuelle, la seule contrainte est que leur bénéficiaire puisse témoigner d’une ancienneté suffisante dans l’entreprise.  Idéalement, reconnaît-on, le gouvernement souhaiterait « avoir une démarche volontaire des entreprises, éventuellement sanctuarisée ensuite dans un texte législatif ». Mais « il faut voir si c’est faisable et compatible avec la volonté d’avancer relativement vite ».  Pas sûr en effet que l’AFEP et le Medef soient prêts à revoir leur code s’ils n’y sont pas contraints. D’autant plus que la campagne pour la présidence de la principale organisation patronale française est ouverte et la question des rémunérations sensible.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Chine-croissance : objectif +7,5%

Chine-croissance : objectif +7,5%

La Chine s’est fixé un objectif de croissance de 7,5% pour 2013, selon le rapport du Premier ministre sortant Wen Jiabao qui doit être présenté mardi en ouverture des travaux du Parlement et cité par l’agence officielle Chine nouvelle.  L’augmentation du budget de Défense sera de 10,7% dans une économie où l’inflation devrait atteindre 3,5%, selon le rapport du chef de gouvernement qui préconise une « politique monétaire prudente ».  M. Wen Jiabao doit être remplacé par Li Keqiang à la fin des travaux de l’Assemblée nationale populaire (ANP, parlement) le 17 mars.  La croissance en Chine était tombée l’an dernier à son plus bas niveau depuis 13 ans avec 7,8%.  La Chine cette année s’appuira sur une « politique fiscale active et une politique monétaire prudente », selon le rapport.   »La Chine prévoit de d’augmenter son budget de la défense de 10,7% à 720,2 milliards de yuan (115,7 milliards de dollars) en 2013″, rapporte également Chine nouvelle.  L’an dernier, le budget de la Défense chinoise avait augmenté de 11,2%.  Une nouvelle et forte progression des dépenses militaires chinoises pourrait alimenter les inquiétudes suscitées par les ambitions de Pékin, qui comble son retard militaire sur Washington en se dotant d’armements de plus en plus sophistiqués.  M. Wen Jiabao doit inaugurer les travaux de l’ANP dont les trois mille délégués se réunissent cette semaine à Pékin pour avaliser la nouvelle direction communiste, au milieu des multiples attentes d’une population impatiente de voir les promesses de réformes se concrétiser.  Xi Jinping, 59 ans, secrétaire-général du PC chinois (PCC) depuis novembre, doit être officiellement désigné président de la république, flanqué de Li Keqiang, 57 ans, pour Premier ministre.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Bridgestone, 950 emplois menacés

Bridgestone, 950 salariés menacés

« Le segment des pneus pour les voitures en Union européenne est passé de 300 millions d’unités en 2011 à 261 millions en 2012 (-13%) et aucune reprise de volume au niveau de 2011 n’est prévue avant 2020″, a justifié le fabricant japonais de pneumatiques. Il va entamer des discussions avec les parties concernées sur le sort des 950 salariés du site qui avait fêté l’an passé ses 50 ans.  L’usine de Bari est l’une des 8 unités de production de pneus de Bridgestone en Europe. Les autres installations se trouvent en Espagne, en France, en Pologne et en Hongrie.   »Cette décision n’aura aucun effet sur les autres entités du groupe existant en Italie, l’un des marchés clés en Europe, y compris un centre technique près de Rome », a assuré Bridgestone.   »Le choix de la liquidation de l’usine de Bari fait suite à une analyse approfondie des changements structurels qui ont eu lieu au cours des deux dernières années sur le marché du pneu à la fois en Europe et dans le monde », a détaillé le principal concurrent du français Michelin.   »Mise à part une baisse structurelle de la demande de pneus, le secteur souffre de la pression croissante émanant de producteurs des pays émergents, qui présentent des atouts en termes de compétitivité-coût », explique aussi Bridgestone.  Le groupe japonais précise que ces concurrents ont constamment gagné des parts de marché dans le segment bas de gamme, où ils jouissent d’avantages considérables en termes de coûts de production, au détriment des grands fabricants de pneus plus performants tels que Bridgestone.  Or, l’usine de Bari produit des pneus d’usage général qui sont directement concurrencés par ces pneus à bas coût.   »Malgré les efforts répétés visant à réformer l’usine de Bari afin de répondre à ces nouveaux défis, nous n’avons d’autre choix que de fermer ce site » jugé inapte à soutenir cette situation, indique Bridgestone.  Et d’assurer que « la décision a été prise après une analyse approfondie de toutes les solutions possibles, mais qu’aucune d’entre elles n’est réalisable ».  Le groupe pense que l’usine de Bari cessera de fonctionner dans la première moitié de 2014.  La chute des ventes de pneus est directement liée à la crise que traverse le secteur de l’automobile en Europe où les constructeurs souffrent de surcapacité de production alors que les consommateurs sont peu enclins à dépenser.  Le groupe Bridgestone, tourné vers les pneus haut de gamme, est pour sa part globalement en excellente santé, avec des bénéfices qui progressent, aidés par le regain des ventes de voitures au Japon l’an passé et la baisse du yen qui augmente mécaniquement ses recettes tirées de l’étranger.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

Hollande : « 1 chômeur sur 2 en formation »

Hollande : « 1 chômeur sur 2 en formation »

 

Enfin une mesure utile, la formation des chômeurs ; ce que propose Hollande en réformant la formation permanente véritable fromage de plus de 30 milliards et « qui ne profitent pas à ceux qui en ont le plus besoin » ( d’après la Cour des comptes).François Hollande : « Il n’y a pas de préoccupation plus urgente, il n’y a pas de cause plus importante pour la cohésion nationale, il n’y a pas d’exigence plus forte pour le gouvernement que la lutte contre le chômage », a-t-il déclaré, avec « l’objectif » de la réforme de la formation professionnelle, qui devrait permettre « qu’un chômeur sur deux se voit proposer une formation dans un délai de deux mois » après la perte de son emploi. Le chef de l’Etat a réaffirmé son objectif, jugé inatteignable par nombre d’observateurs et d’élus, d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. « L’urgence, c’est de mobiliser tous les moyens, je dis bien  tous les moyens, pour créer des emplois et l’objectif que je me suis fixé c’est d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année », a-t-il déclaré.  « Oui, c’est difficile, mais si c’était simple ce ne serait pas un objectif, ce serait un vœu, un sentiment, une impression, une parole. Non, ce doit être une volonté », a poursuivi François Hollande. « Avec le gouvernement j’entends bien que cet objectif soit tenu pour la fin de l’année ». Le président a dit compter pour cela sur un regain de croissance, une « politique cohérente de l’emploi » et demandé de réformer « courageusement un certain nombre de mécanismes dont celui de la formation professionnelle ». François Hollande a également cité les contrats d’avenir et les contrats de génération pour parvenir à cet objectif. Le chef de l’Etat a relevé qu’actuellement « un chômeur sur quatre pouvait avoir une formation dans un délai de deux mois », en soulignant aussi qu’ « aujourd’hui, un chômeur sur quatre peut passer quinze mois à Pôle d’emploi sans se voir offrir une formation ».

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

«Des quotas obligatoires de jeunes en alternance »

«Des quotas obligatoires de jeunes en alternance »

 

 

Pour le ministre délégué en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage Thierry Repentin ce mardi matin sur RMC, le système de formation actuellement proposé n’est pas suffisant. Afin de mieux former les jeunes, le ministre a donc annoncé « des quotas obligatoires de jeunes en alternance » dans les entreprises, une mesure qui concernera « y compris les collectivités locales ». Par ailleurs, « actuellement, un chômeur sur quatre intègre une formation sous deux mois, regrette le ministre. Le président veut que ce soit un chômeur sur deux. On va s’assurer que vous intégriez la formation sous les deux mois », dit-il, précisant que « Vous n’êtes pas obligés d’accepter la formation ». En 2011, il y avait « 6 000 chômeurs en formation ». Et le coût est impressionnant : « 32 milliards d’euros dépensés pour la formation des salariés comme des chômeurs », précise le ministre. Pour augmenter la capacité de formation et pouvoir atteindre les objectifs fixés par le président, Thierry Repentin annonce donc que « le dispositif sera financé avec l’argent de Pôle Emploi soit 1,8 milliards d’euros par an, et par les régions ». De plus, « on se rend compte que la taxe d’apprentissage n’est pas toujours bien utilisée, 60% va à l’apprentissage et 40% de la taxe est affectée à des grandes écoles qui n’en n’ont pas besoin », estime le ministre.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Les plus grosses fortunes

Les plus grosses  fortunes

 

Le magazine américain a dévoilé son classement des plus grosses fortunes mondiales de l’année 2013. Liliane Bettencourt et Bernard Arnaud font parti des dix personnes les plus riches du monde. Carlos Slim est l’homme le plus riche du monde. Avec ses 73 milliards de dollars de fortune personnelle, il arrive en tête du classement réalisé par Forbes et publié ce lundi. Bill Gates conserve sa seconde place devant l’Espagnol Amancio Ortega et l’Américain Warren Buffet, qui n’est plus sur le podium pour la première fois. Les dix premières places du classement sont dominées par les Etats-Unis, avec cinq ressortissants. La France est la deuxième nation la plus présente. Occupant respectivement les neuvième et dixième places, Liliane Bettencourt et Bernard Arnaud représentent fièrement les couleurs de notre pays. La propriétaire de L’Oréal (à hauteur de 30%, ndlr) est au passage la seul personnalité féminine du classement et donc de fait, la femme le plus riche du monde. En 2012, elle a engrangé 6 milliards de dollars supplémentaires. Ce lundi, une étude publiée par le magazine chinois Hurun Report affirmait que la richesse cumulée de l’ensemble des milliardaires de la planète en dollars est estimée à 5.500 milliards de dollars, soit environ le produit intérieur brut du Japon, troisième économie mondiale, en 2012. Sur 1.453 personnes dont la fortune excédait le milliard de dollars américain en janvier, 608 se trouvaient en Asie, selon Hurun. L’ Amérique du Nord arrive deuxième 440 milliardaires contre 324 en Europe. En terme de pays, les Etats-Unis continuent à dominer le classement avec 408 milliardaires, suivis par la Chine qui en compte 317. Les places suivantes sont occupées par la Russie, l’Allemagne et l’Inde, précise ce magazine consacré au luxe. « L’année dernière a connu un rebond de la richesse dans le secteur privé », selon le magazine, qui précise que les actifs nets des dix personnes les plus riches du monde ont augmenté en 2012 de 22%, soit 250 millions de dollars par jour au total. Les secteurs à l’origine de cette accumulation de richesse des milliardaires sont principalement l’immobilier, les télécommunications, les médias et la distribution. Rupert Hoogewerf, le président et directeur de recherches de Hurun Report et ancien de chez Forbes, estime toutefois que le nombre réel des milliardaires à travers le monde pourrait être trois fois plus élevé, alors que beaucoup d’entre eux dissimulent leur richesse. « Certaines personnes font délibérément de leur richesse un secret car… elle est accumulée par des moyens illégaux », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Pékin, ajoutant que « d’autres préfèrent simplement garder un profil bas ».

 

Le Top 10 du classement des plus grosses fortunes 2013 de Forbes :

  1. Carlos Slim – 73 milliards de dollars
    2. Bill Gates – 67 milliards de dollars
    3. Amancio Ortega – 57 milliards de dollars
    4. Warren Buffet – 53,5 milliards de dollars
    5. Larry Ellison – 43 milliards de dollars
    6. Charles Koch (ex-aequo) – 34 milliards de dollars
    6′. David Koch – 34 milliards de dollars
    8. Li Ka-Shing – 31 milliards de dollars
    9. Liliane Bettencourt – 30 milliards de dollars
    10. Bernard Arnaud – 29 milliards de dollars

chansons-poèmes de  g.bessay:

Le patron de Renault contre la taxation diesel

Le patron de Renault contre la taxation diésel

Le PDG du constructeur automobile français Renault, Carlos Ghosn, s’est dit lundi plutôt défavorable à toute mesure qui pourrait réduire l’avantage compétitif du diesel, alors que le débat agite le gouvernement français. « Les gouvernements ont des déficits et doivent trouver de l’argent et ils regardent la moindre opportunité de le faire », a déclaré Carlos Ghosn à Genève, à la veille de l’ouverture à la presse du 83ème salon automobile. Les constructeurs automobiles européens ont un avantage technologique dans le domaine du diesel, a-t-il poursuivi.  « Au moment où l’Europe s’enfonce dans une crise, est-ce vraiment le moment de réduire la compétitivité du diesel en changeant les règles ? », s’est-il interrogé. « Nous n’y sommes pas favorables mais au final, ce sera aux gouvernements de trancher », a ajouté le numéro un du constructeur français, qui dirige aussi le japonais Nissan. La question d’une prime à la reconversion ou d’une surtaxe sur le diesel a ressurgi ce week-end après la publication vendredi dernier d’un rapport de la Cour des comptes critiquant la fiscalité dérogatoire dont bénéficie le diesel. Le gouvernement français réfléchit à sortir de la politique du tout diesel, qui pose un problème de santé publique, mais les avis divergent entre les ministres.  Les ministres de l’Ecologie Delphine Batho et du Logement, la Verte Cécile Duflot, mettent en avant les 40.000 décès annuels dus aux particules fines, tandis que leur collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg s’inquiète de mesures qui privilégieraient les voitures construites à l’étranger. « Il est faux de dire que le diesel est mauvais pour la santé », a déclaré lundi Carlos Ghosn, soulignant que les moteurs récents répondaient à des normes très strictes. « Si vous prenez les diesels d’il y a dix ans, c’est une autre histoire », a-t-il néanmoins ajouté.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Accord emploi : test politique pour le gouvernement

Accord emploi : test politique pour le gouvernement

 

Test politique pour le gouvernement avec les manifestations contre l’accord emploi, test aussi pour peser le poids respectif du syndicalisme réformisme et du syndicalisme radical. Pour protester contre l’accord syndicats-patronat sur la flexibilité du travail, qui sera présenté mercredi en conseil des ministres, la CGT et Force ouvrière ont appelé à manifester, mardi. Pour les deux syndicats, ce texte aurait pour principale conséquence de fragiliser la situation des salariés face aux patrons. Du côté de l’Elysée, pour que les ministres soient efficaces dans la pédagogie du texte, un argumentaire va leur être distribué mercredi, en conseil des ministres, selon les informations d’Europe 1.  Dans l’exécutif, certains font de cette manifestation un test majeur. Les stratèges de François Hollande vont donc décortiquer les cortèges pour savoir quel bataillon bat le pavé : public ou privé. « S’ils sont nombreux, il faudra mieux expliquer l’accord », confie un proche du président. De manière plus générale, un ministre de haut rang s’inquiète d’un climat social dégradé à cause du chômage et redoute « une implosion sociale ». Mais d’autres, au sommet de l’Etat, parie sur une faible mobilisation et raille la présence de l’aile gauche dans le cortège. « Cela ne va pas changer la face du monde », tacle un conseiller.. Cet accord, le chef de l’Etat souhaite en faire un totem de sa politique, un symbole de son action sociale-démocrate. « Quel sera le progrès attendu ? Pour les salariés : de nouveaux droits, l’accès à une complémentaire santé. Du côté des entreprises, désormais il y aura des accords majoritaires pour éviter les licenciements. Voilà ce qu’une politique d’emploi cohérente peut être capable d’engager pour lutter contre le chômage », a-t-il déclaré, lundi.

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Contassot (vert-EELV) à Montebourg « ouvrir les narines »

Contassot (vert-EELV) à Montebourg «  ouvrir les narines »

 

Le conseiller de Paris EELV Yves Contassot reprend mot pour mot l’argumentaire de Placé (Sénateur vert) et  a invité lundi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg à « ouvrir les yeux et ses narines » pour prendre la mesure de la « catastrophe sanitaire » et « économique » que représente selon lui le diesel. « Je pense qu’Arnaud Montebourg devrait de temps en temps ouvrir les yeux et ses narines pour savoir un peu ce qui se passe. On est au énième jour d’affilée de pollution à Paris, qui sont liés aux particules fines qui sont émises notamment par le diesel », a déclaré M. Contassot, invité du « Lundi politique » de France Bleu 107.1/le quotidien Metro. « Arnaud Montebourg c’est l’homme des grandes formules, mais ce n’est pas quelqu’un de très sérieux sur ces questions-là », a-t-il ajouté. Selon Yves Contassot, « il faut sortir du bonus donné au diesel, qui est une catastrophe sanitaire mais aussi du point de vue économique. La France est obligée d’importer du diesel parce qu’elle n’en fabrique plus, alors qu’on fabrique de l’essence dont on ne sait pas quoi faire ». Il faiat donc l’impasse sur la baisse de la valeur du parc, sur la mutation de l’appareil de production français dans l’automobile et sur les conséquences sur la consommation et la croissance. (Aussi sur les transports collectifs).

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Viande-Ventes surgelés :-30%

Viande-Ventes surgelés  :-30%

 

Les ventes de plats cuisinés surgelés à base de viande, comme les lasagnes, ont chuté de près de 30% en France en raison du scandale de la viande de cheval et ne montrent aucun signe de redressement à court terme, a fait savoir lundi la firme d’études de marché SymphonyIRI. Du 11 au 17 février, soit peu après qu’on eut découvert de la viande de cheval au lieu de viande de boeuf dans des lasagnes congelées en Grande-Bretagne, les ventes de plats surgelés à base de pâtes et de viande comme les lasagnes, les moussakas et les hachis parmentiers ont baissé de 26% par rapport à la semaine comparable de 2012. Elles ont encore diminué de 28% la semaine suivante, selon les données collectées auprès de plus de 6.000 supermarchés en France.  Le sentiment d’insécurité et de peur quant à la composition des produits alimentaires ne peut que durer compte tenu de l’attention que les médias y portent et de l’expansion géographique et technologique de la crise, a dit Jacques Dupré, directeur des études de SymphonyIRI, à Reuters.

 

Manifestation CGT-FO contre l’accord pour l’emploi

Manifestation CGT-FO contre l’accord pour l’emploi

 

De toute évidence la ligne de clivage entre le syndicalisme réformisme et le syndicalisme radical s’accroit. « Il y a des divergences, mais il n’y a pas de guerre syndicale ». Laurent Berger, leader de la CFDT, a pourtant tenté de relativiser lundi les tensions entre son propre syndicat, la CGT, et Force ouvrière, dans une interview aux Echos. Pourtant, le ton est bien monté d’un cran la semaine dernière. Vendredi, le même Laurent Berger avait accusé la CGT de parfois avoir des « positions dogmatiques » dans ses négociations avec le patronat. « Positions dogmatiques » qui seraient directement responsable de la fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens nord. Simple « divergence » ? Les propos ont en tout cas suscité une vive indignation du côté de la CGT. Et Jean-Claude Mailly, leader de FO, a également exprimé son désaccord.  La fracture entre les syndicats se cristallise notamment autour de l’accord sur la sécurisation de l’emploi, conclu à la mi-janvier. CFDT, CFTC et CFE-CGC ont accepté de signer avec le Medef, tandis que CGT et FO le rejettent en bloc. Bernard Thibault, leader de la CGT, a même annoncé dimanche que sa confédération préparait une action commune avec FO. « On nous verra sans doute dans la rue dans les semaines qui viennent, avec Force ouvrière », a-t-il ainsi avancé. L’accord, qui prévoit notamment la possibilité pour une entreprise de baisser les salaires pendant deux ans en cas de difficulté économiques ou encore une simplification des procédures de licenciement, est jugé trop favorable au patronat par les deux syndicats. « Désormais la CFDT apparaît comme l’organisation grâce à qui – ou à cause de qui – cet accord a été signé », décryptait vendredi Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du Travail. « Elle conforte sa position de pilote du réformisme en France », expliquait-il. En face, FO et CGT se trouvent au contraire dans un contexte qui les pousse à se radicaliser. Selon le spécialiste, le débat autour de l’accord permet ainsi à la CGT d’affirmer « une ligne très dure et de rester unie dans le cadre de la préparation de son Congrès » de mars. Congrès lors duquel Bernard Thibault va passer le témoin à Thierry Lepaon, après une longue crise de succession. D’un autre côté, FO est « tentée de concurrencer », aux élections professionnelles, une CGT « avec laquelle elle partage, notamment dans l’industrie, un public assez comparable », relève Dominique Andolfatto, chercheur en sciences politiques, spécialiste du syndicalisme. « Cela semble être la course à celui qui sera le plus radical pour gagner les élections », résume le chercheur.  FO et CGT ne font d’ailleurs pas front commun sur tout. Jean-Claude Mailly a en effet exprimé vendredi son accord avec Laurent Berger pour critiquer le comportement de la CGT à l’usine PSA d’Aulnay. « Je ne suis pas d’accord avec ce qu’y fait la CGT. Il y a des menaces, y compris sur les délégués FO. C’est un comportement qui n’est pas normal », a dénoncé le responsable de FO. Et c’est entre la CGT et la CFDT que les tensions semblent les plus vives. Dans son interview aux Echos de lundi, Laurent Berger se montre ainsi bien plus critique à l’égard de centrale de Bernard Thibault. « L’accord a mis en lumière les différences profondes d’approche du syndicalisme entre la CGT et la CFDT. La CGT dénonce mais ne s’engage pas et demande à l’Etat d’agir », tacle ainsi le leader de la CFDT. « Il n’y a pas de guerre syndicale, a-t-il toutefois nuancé. Sur les négociations en cours sur la qualité de vie au travail par exemple, nous menons un travail en intersyndicale avec les autres organisations. »

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

Moscovici : « pas de nouveaux impôts en 2013 » mais en 2014

Moscovici : «  pas de nouveaux impôts en 2013 » mais en 2014

 

Moscovici redit qu’il n’y aura pas d’impôts nouveau en 2013 mais comme il veut atteindre les 3% de déficit en 2014, il y en aura forcément en 2014 ; A noter qu’il craint pour le climat politique «  le ressenti d’austérité », expression généralement utilisée pour la météo quand le temps est jugé plus mauvais encore qu’il n’est. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la France devrait voir son déficit public déraper en 2013 à 3,7% du PIB au lieu des 3% prévus.   »Les règles doivent exister, mais il faut en faire un usage qui ne casse pas les ressorts de la croissance », a expliqué le ministre français. « C’est la raison pour laquelle nous ne voulons pas ajouter l’austérité à la récession ». Un ajustement supplémentaire « serait une très mauvaise chose pour l’économie française », a-t-il insisté. « Nous serons amenés à demander un prolongement du délai du retour à 3% », a-t-il dit.  En revanche, « en 2014, nous nous engageons à être sous les 3% et pour cela il faudra des réformes structurelles », a ajouté le ministre. Il n’a pas donné d’objectif chiffré plus précis, expliquant qu’ »aucun chiffre n’a été évoqué » avec le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.  Interrogé récemment, ce dernier n’a pas exclu de repousser à 2014 l’objectif d’un déficit à 3% pour la France. Lundi soir, il a rappelé que « le pacte de stabilité et de croissance n’est pas stupide » et peut être assoupli lorsque des pays font face à des difficultés économiques exceptionnelles.  M. Moscovici a salué cette position, soulignant qu’il ne s’agissait « pas d’indulgence ». « Je ne la demande pas », a-t-il dit, car « ce serait une mauvaise chose » et cela reviendrait à « appeler au laxisme ». Mais les règles européennes doivent comporter une dose de « flexibilité », ou plutôt une « interprétation intelligente », a-t-il fait valoir.   »S’il n’y a qu’un ressenti d’austérité, on peut produire des votes extrêmes préjudiciables à la stabilité européenne », a-t-il ajouté.

 

Salaires des grands patrons

Salaires des grands patrons

 

L’année dernière, la rémunération globale (le salaire fixe, les bonus, les actions gratuites, les options et les indemnités de départ, hors régime de retraites supplémentaires) des patrons exécutifs des 40 sociétés-phares de la place parisienne a atteint en moyenne 4 246 000 euros, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente, selon les données recueillies dans les rapports annuels de chaque société.  Certes, une fois déduites les indemnités de départ de certains d’entre eux (auxquelles a été intégré des bonus différés de Maurice Lévy), la hausse se transforme en une légère baisse de 3 %. Mais il ne faut pas oublier qu’il intervient après une hausse de 34 % en 2010. Le repli reste donc très modeste, surtout quand on le compare aux résultats des sociétés concernées : en 2011, le CAC 40 a chuté de 17 %, et le bénéfice net cumulé a reculé de 10 %.  Alors, bien sûr, la crise n’a pas été sans effet sur la paie des grands patrons. La rémunération moyenne d’un patron du CAC 40 reste loin de son niveau de 2006 (5,7 millions d’euros). Et si l’on élargit la photographie aux patrons du SBF 120, les rémunérations n’atteignent pas le même niveau. Les patrons du SBF 120, hors CAC 40, ont gagné en moyenne 2,1 millions d’euros en 2011. Au final, par rapport au reste de l’Europe, les grands patrons français ne sont pas les mieux lotis. Ils arrivent largement derrière les Anglais, mais aussi derrière les Allemands, les Italiens, les Espagnols et les Suisses.  Mais leur rémunération semble toutefois moins sensible à la crise que celle de leurs voisins. Proxinvest s’inquiète en effet de la hausse de la part fixe, c’est-à-dire la part indépendante des résultats de l’entreprise. Pour la première fois, la rémunération fixe moyenne excède 1 million d’euros pour les patrons du CAC 40. « C’est une somme colossale pour éventuellement rémunérer l’échec », s’indigne Loïc Dessaint, directeur associé de Proxinvest. Depuis 2006, la hausse atteint plus de 9 %, soit plus que l’inflation. Mais ce chiffre en dissimule un autre encore plus impressionnant. Si l’on considère uniquement les patrons qui sont restés en place sur la période, la rémunération fixe a bondi de 25 %. Les autres patrons du SBF 120 sont eux aussi concernés par cette augmentation de la rémunération fixe. Pour eux, elle a atteint 18,6 % en un an ! Pratique, en période de crise…

Grande distribution : « sans foi, ni loi » (ANIA)

Grande distribution : « sans foi, ni loi » (ANIA)

L’Association des industries agroalimentaires lance lundi un appel au gouvernement afin de soutenir les producteurs et les industriels face à des distributeurs « sans foi ni loi », dit l’Ania, durant les négociations tarifaires pour 2013. L’Ania demande au gouvernement qu’il amende la Loi de modernisation de l’Économie (LME) censée rééquilibrer les relations entre la grande distribution et ses fournisseurs. Dénonçant la « pression » subie notamment par les PME de la part de la grande distribution, l’Ania « en appelle au gouvernement de toute urgence », considérant que « la LME doit être amendée sur certains points ». Alors que les négociations commerciales annuelles entre fournisseurs et distributeurs, devant fixer les accords tarifaires pour l’année à venir, viennent de s’achever, « les premiers retours des entreprises agroalimentaires sont plus qu’alarmants », indique l’Ania dans son communiqué. « Les négociations cette année se sont déroulées dans un climat détestable, c’était un enfer absolu », a déclaré le président de l’Ania, Jean-René Buisson à l’AFP. « Les distributeurs, sans aucune exception, se sont montrés sans foi ni loi et encore plus agressifs que les années précédentes », dénonce notamment l’Ania, qui évoque des « refus systématiques et généralisés des tarifs des industriels », « aucune contrepartie aux réductions de prix », voire « des pressions psychologiques et économiques scandaleuses » et des « compléments de marges totalement illégales ».La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a aussitôt réagi en dénonçant des « propos scandaleux et inexacts » des représentants de l’industrie agroalimentaire. « La grande distribution se bat pour le pouvoir d’achat de 60 millions de Français, cela devrait être le cas de tous les acteurs de la filière. Notre responsabilité est d’éviter toute hausse des prix, qui est une des plus grandes craintes des Français comme le montrent plusieurs enquêtes, ce n’est manifestement pas la préoccupation de l’agroalimentaire », a déclaré le délégué général de la FCD, Jacques Creyssel à l’AFP. Selon M. Buisson, « la majorité des enseignes ont demandé au mieux le maintien des tarifs que nous leur avions consenti en 2012, sans tenir compte des importantes hausses des matières premières cette année, voire carrément de nouvelles baisses de prix ». Concrètement, cela s’est traduit par des déflations « de l’ordre de 2 à 10% » sur certains produits comme les plats cuisinés, le lait, la charcuterie. Les seules hausses consenties ont été « au mieux de 2% et dans des secteurs où les matières premières ont prix entre 8 et 12% cette année », a expliqué M. Buisson. « Ces chiffres sont inexacts », a répliqué M. Creyssel en précisant qu’un bilan chiffré sera fait d’ici « une dizaine de jours ».  Pour l’Ania « cela fait bien trop longtemps que les distributeurs agissent impunément. (…) Cette course effrénée au prix le plus bas, sans aucune prise en compte des augmentations de matières premières, ne peut plus continuer ». « Il est temps que les distributeurs prennent leurs responsabilités et acceptent de payer le juste prix des produits. S’ils n’en prennent pas conscience eux-mêmes, il va falloir les y contraindre » en amendant la LME, est-il expliqué. L’Ania estime donc « urgent » que les pouvoirs publics prennent « des mesures concrètes et immédiates ». « Faute de quoi, c’est le modèle alimentaire français et ses entreprises qui vont disparaître », s’alarme l’association. Pour la FCD, reformer la LME reviendrait à « davantage d’inflation, des hausses de prix et donc une baisse du pouvoir d’achat des Français ».

 

Après le « super Paris » des transports, celui des logements

Après le « super Paris » des transports, celui des logements

Le Grand Paris du Transport connait des ratés, celui du Logement pourrait voir plus rapidement le jour. En effet, Jean-Marc Ayrault devrait annoncer, mercredi 6 mars, la création d’une entité regroupant la capitale et les villes de la proche couronne. Elle serait destinée à encourager les maires à bâtir des logements, révèle Le Monde daté du 5 mars. Cette « Métropole de Paris » devrait être inscrite dans le prochain projet de loi sur la décentralisation et voir le jour en 2016.  Cette entité aura pour but de remédier au morcellement des communes de l’Ile-de-France qui nuit aux projets de constructions de logements. A peine 40.000 sortent de terre chaque année, alors que l’objectif fixé par la loi est de 70.000. De même, l’Ile-de-France manque de logements d’urgence destinés aux sans-abris.  Cette Métropole Paris, qui concentre près de 10 millions d’habitants, devrait ainsi mener à la création de structures intercommunales réunissant une population de 200.000 à 300.000 personnes. A sa tête, un Conseil, où siègera le maire de Paris, mais aussi les présidents de ces futures entités intercommunales. Il pourra ainsi mener des actions coordonnées, et sera notamment dotés d’outils de programmation. L’objectif est de lever les freins mis par certains maires à des projets d’aménagements. Selon le projet de loi, la future Métropole sera chargée d’établir un « schéma métropolitain de l’habitat et de l’hébergement« . Celui-ci comprendra « un plan climat énergie » pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, « un plan de l’urgence sociale » et des objectifs de production et de répartition de logement. Reste la question essentielle du financement. La Métropole aura une dotation de fonctionnement et disposera d’un fonds d’investissement dont le montant sera défini dans le cadre des lois de finances. Les conseils généraux les plus riches, comme celui des Hauts-de-Seine par exemple, seront aussi appelés à faire preuve de solidarité en alimentant un fonds de solidarité pour les départements les moins riches, comme la Seine-Saint-Denis. Et ce à hauteur de 60 millions d’euros.

Europe : la pédale douce sur l’austérité

Europe : la pédale douce sur l’austérité

Les instances européennes constatent que les objectifs de déficit ne seront pas tenus ; on va donc faire semblant de maintenir cette austérité mais en reportant les échéances d’un an, au moins !Les Européens vont-ils décider de relâcher la pression sur les pays les plus fragiles de la zone euro? Le débat entre austérité et croissance sera en tout cas pleinement à l’ordre du jour pour les ministres européens des Finances qui se réunissent ces lundi 4 et mardi 5 mars à Bruxelles.La zone euro se penche ainsi un peu plus sur l’élaboration du plan d’aide de 17 milliards d’euros à Chypre. « Nous allons probablement parvenir à un accord en mars, c’est ce que nous tentons de faire », a rappelé ce même jour, le patron de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Le conseil Ecofin des ministres des Finances de l’Union européenne fera, quant à lui, le point ce soir et demain. Outre Nicosie, les pays du Sud vont clairement constituer les dossiers les plus lourds. Les élections législatives italiennes et la percée surprise des candidats anti-austérité, ont créé un climat propice aux négociations pour les Etats européens les plus touchés par la rigueur.  Samedi 2 mars, le Portugal a été gagné par une importante vague de protestations contre l’austérité. Ces lundi et mardi, Lisbonne devrait, selon le Wall Street Journal, demander un aménagement du plan d’aide international dont le pays bénéficie depuis mai 2011. L’Irlande, autre pays sous assistance financière, devrait lui prêter main forte sur ce point. Tous deux ont ainsi en tête les mesures qui avaient été prises pour soulager le fardeau grec en novembre dernier : baisse des taux d’intérêts des prêts consentis par les Européens et rallongement de leur maturité. Par ailleurs, la question de l’arbitrage entre croissance et austérité reviendra avec insistance pour le Portugal mais aussi pour l’Espagne. Les deux pays sont, en effet, loin de leurs objectifs de déficits. Le 22 février dernier, Bruxelles a publié des prévisions qui font état de déficits publics de -4,9% pour Lisbonne et -6,7% pour Madrid. Loin, très loin des 4,5% visés par les deux pays.  Un nouveau délai pourrait ainsi être accordé aux deux voisins qui avaient déjà, en 2012, obtenu une rallonge d’un an pour ramener leur déficit à 3% du PIB en 2014 et non en 2013. Ce d’autant plus que Madrid et Lisbonne connaissent une situation économique rès dégradée : Bruxelles table, pour 2013, sur une récession de -1,4% pour le premier et de -1,9% pour le second, soit les deux plus mauvaises performances au sein de l’union monétaire. Ces pays comptent désormais un allié de poids dans leur rang : la France elle-même a repoussé à 2014 son objectif de déficit, et doit attendre le verdict de Bruxelles sur la trajectoire de ses finances publiques, en avril prochain.

Automobiles : recul ventes en Allemagne

Automobiles : recul ventes en Allemagne

 

Le marché automobile allemand débute l’année 2013 difficilement. Les ventes de voitures neuves en Allemagne ont reculé de 10,5% en février sur un an à 200.683, a annoncé ce lundi 4 mars l’agence fédérale allemande KBA. Les constructeurs Peugeot (-40,6%), Opel (-21,2%) et Ford (-19,4%) ont été parmi les plus touchés par la baisse des ventes, tandis que Renault et Hyundai ont connu un léger mieux avec +3,4% chacun. Volkswagen a reculé de 14,6%. Par rapport à janvier, les ventes de voitures ont progressé de 4,5% dans le pays.

Rémunérations des patrons: vivent les suisses ?

Rémunérations des patrons: vivent les suisses ?

Harlem Désir, le patron du PS, a alncé  un « vivent les Suisses » sur France info, Michel Sapin, lui se réjouissait de cette nouvelle sur BFMTV-RMC, lundi 4 mars.Il faut dire que dans ce domaine, la France n’est pas restée inactive, depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Petit récapitulatif:  Un plafond est imposé à présent aux dirigeants d’entreprises dans lesquelles l’Etat est majoritaire. Ces derniers ne peuvent pas toucher plus de 450 000 euros bruts par an, selon un décret paru en juillet dernier. Cela concerne une quinzaine de grandes entreprises : EDF, la SNCF, La Poste, Areva, Aéroports de Paris, France Télévisions, La Française des jeux, etc.  Ce n’est pas la seule mesure prise par le gouvernement pour encadrer les rémunérations abusives. La Loi de finances rectificative pour 2012 a en effet alourdi la fiscalité pesant sur les indemnités de rupture des dirigeants d’entreprises. En bref, et depuis le 1er septembre, ces parachutes dorés sont soumis aux charges sociales à partir de 363.720 euros, contre 1.091.160 euros auparavant. La présence de salariés au conseil d’administration des entreprises de plus de 5.000 personnes, prévue dans l’accord du 11 janvier, est également un facteur dissuasif. C’est en tout cas l’objectif.  Le 20 février dernier, une « mission d’information sur la gouvernance » des entreprises a rendu ses conclusions. Parmi elles, les rémunérations pourraient n’être plus déductibles de l’impôt sur les sociétés au-delà d’un montant jugé excessif. Le rapport parlementaire prône également l’interdiction pure et simple des retraites chapeau. Quant aux stock-options, elles pourraient être plus encadrées. Les députés préconisent une suppression de la décote, un allongement de leur durée de détention et une interdiction des mécanismes de couverture. Le gouvernement pourrait largement s’inspirer de ces conclusions. A cela, s’ajoutera sans doute la taxe sur les hauts revenus, dont la nouvelle version devrait être présentée d’ici peu. Un taux de 65-66% pour un revenu supérieur à « deux millions d’euros par couple« , semble tenir la corde.

 

Moody’s : Vivendi de stable à négative

Moody’s : Vivendi de stable à négative

L’agence de notation financière Moody’s a abaissé lundi la perspective du groupe français de médias et de télécoms Vivendi de stable à négative, une semaine après la publication de ses résultats 2012 marqués par un effondrement du bénéfice net. Moody’s, qui a confirmé la note du groupe à Baa2, pointe notamment la « pression concurrentielle sévère et continue » concernant sa filiale de téléphonie SFR, mais aussi « l’incertitude sur la stratégie qui entoure le groupe », dans un communiqué.  Vivendi a vu en 2012 son bénéfice net part du groupe s’effondrer de 93,9% à 164 millions d’euros en 2012, du fait d’éléments non récurrents. Son chiffre d’affaires est resté stable (+0,6%) à 29 milliards d’euros.  SFR a pour sa part dégagé un résultat opérationnel (Ebitda) de 3,23 milliards d’euros, en repli de 13,2% sur un an. Et Vivendi prévoit pour 2013 un recul d’environ 12% du résultat opérationnel de sa filiale, autour de 2,9 milliards d’euros. « La pression concurrentielle pour SFR reste intense après l’arrivée sur le marché du quatrième opérateur Iliad (Free) », note Moody’s, qui s’attend à « une réduction similaire en 2013 de l’Ebitda de l’opérateur, avant une stabilisation graduée en 2014″.   »Mais l’évolution des prix sur le marché mobile français reste difficile à prédire. De plus, le plan de réduction de coûts de SFR, qui doit lui permettre d’économiser 500 millions d’ici 2015, n’en est qu’à ses débuts », est-il indiqué.  L’agence de notation estime que la perspective de Vivendi « pourrait être stabilisé, s’il vend un de ses actifs et que la performance opérationnelle reste au minimum en ligne avec les objectifs de Vivendi ».

1...171819202122



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol