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Affaire Sarkosy : Le juge Jean-Michel Gentil, c’est qui ?

Affaire Sarkosy : Le juge  Jean-Michel Gentil, c’est qui ?

Discret et inflexible, telle est la réputation de Jean-Michel Gentil qui enquête sur la tentaculaire affaire Bettencourt dans le cadre de laquelle Nicolas Sarkozy a été mis en examen jeudi pour abus de faiblesse.   L’ancien président a été confronté jeudi à au moins quatre anciens membres du personnel des Bettencourt, dont l’ex-majordome Pascal Bonnefoy, une ancienne femme de chambre, Dominique Gaspard, l’infirmière Henriette Youpatchou, et un autre maître d’hôtel.  Le 22 novembre dernier, auditionné pendant près de 12 heures par le même juge Gentil, l’ancien président était finalement sorti du palais de justice de Bordeaux sous statut de témoin assisté  Avant de reprendre les rênes de ce dossier, en 2010, seuls les gens du « milieu » avaient entendu parler de ce natif de Saumur, formé à Sciences Po Bordeaux puis à l’école nationale de la magistrature. Pourtant, cet homme de 52 ans, a déjà une longue carrière derrière lui. Nommé à Nanterre après sept années passées dans le Nord, Jean-Michel Gentil sort de l’ombre dans les années 1990, en s’attaquant aux réseaux de proxénétisme parisiens. Même détermination en 2001, un an après son arrivée à Ajaccio, quand il met en examen Me Antoine Sollacaro, l’avocat d’Yvan Colonna récemment assassiné, pour « violation du secret de l’instruction ». Pour protester, les avocats corses cadenassent les grilles du tribunal. Jean-Michel Gentil « est descendu devant nous (une soixantaine d’avocats) et nous a demandé d’ouvrir », se souvient Me Camille Romani, alors bâtonnier du barreau d’Ajaccio. Et d’ajouter: « Il n’est pas du genre à se laisser impressionner, mais pas non plus à reconnaître ses torts ».  Il ne faut pas s’attendre à ce qu’il fasse plus de cadeaux à la droite qu’à la gauche  Silhouette fine, regard noir, physique passe-partout, Jean-Michel Gentil jouit au tribunal d’une image d’un professionnel « rigoureux ». « Il ne faut pas s’attendre à ce qu’il fasse plus de cadeaux à la droite qu’à la gauche », disent en choeur, pro et anti, ceux qui l’ont croisé. « Il n’était pas de gauche », glisse un camarade de Sciences Po, et un collègue le qualifie d’ »anar de droite ».  Pour parvenir à ses fins, celui qui fuit les médias n’hésite pas à utiliser des méthodes musclées qui lui assure la « Une » de tous les journaux. Avant de convoquer Nicolas Sarkozy, il a réussi le tour de force de faire accepter à Liliane Bettencourt de passer une expertise médicale qui avait prouvé que la milliardaire était affaiblie psychologiquement. Récemment, il a également convoqué Philippe Courroye, en charge de l’affaire avant lui et qui a rencontré l’ex-chef de l’Etat a plusieurs reprises pendant l’instruction. « C’était un peu le genre incorruptible », se rappelle un camarade de Sciences Po Bordeaux. « C’est pas un rigolo, mais il avait du recul sur son caractère et il s’amusait parfois à en rajouter ».  Mais ses méthodes ne sont pas du goût de tous, et notamment de celui des avocats. « Il nous conçoit avant tout comme des complices de nos clients », raconte au Figaro un avocat bordelais. L’an dernier, Me Jean-Yves Dupeux, avocat du candidat radical de gauche à la primaire PS Jean-Michel Baylet, déplorait n’avoir jamais pu rencontrer celui qui instruit le dossier de son client. « Il m’a fait savoir qu’il ne me parlerait pas en dehors de la procédure. C’est l’une des seules fois où ce genre de choses m’est arrivé. »  Même dans son équipe, la collaboration n’est pas simple. Un collègue évoque sa confrontation avec un « colérique, qui n’accepte pas très bien la contradiction » et se serait mis à « hurler dans les couloirs » après un désaccord. D’autres le trouvent « pas toujours très aimable », ayant un peu « pris la grosse tête ». Même physiquement, Jean-Michel est isolé des autres magistrats. Le transfert du dossier Bettencourt s’est accompagné de la commande de deux armoires fortes et l’installation d’une vitre opaque à l’entrée de la JIRS, pour décourager les curieux. « On ne le voit pas à la cafétéria. Quand il sort de son bureau, c’est pour aller dans celui de sa femme, elle aussi magistrate », confie un fonctionnaire au quotidien Sud Ouest.   Nommé en 2004 à Bordeaux pour dix ans, le juge de l’affaire Bettencourt devra choisir un nouveau poste d’ici fin 2013. En 2012, il a postulé, sans succès, comme premier vice-président en charge de l’instruction au tribunal de Paris, et comme avocat général à la Cour d’appel de Paris. 

 

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