Montebourg : Un train pour faire oublier les plans sociaux

Montebourg :  Un train pour faire oublier les plans sociaux

Si Montebourg est à peu près inefficace en matière de chômage, il occupe au moins les médias ; cette fois avec un train ! Depuis son arrivée à Bercy, le ministre du Redressement productif ne cesse de promouvoir « ces entreprises qui produisent en France et qui importent ». C’est dans cet esprit que « ce train doit faire oublier les plans sociaux surmédiatisés », « pour lesquels nous continuerons à nous battre par ailleurs », ajoute prestement Arnaud Montebourg. Ce dernier prend d’ailleurs le temps de remercier chaque partenaire du « train industrie et innovation », dont chacun a « la fibre patriotique », y compris IBM (entreprise française mais de capitaux américains) ou Toyota (constructeur automobile japonais salué par le ministre pour avoir augmenté sa production de véhicules sur son usine de Valenciennes). Ce train n’est-il toutefois qu’une simple opération de communication? « Près de 20.600 offres d’emplois ont été recensées par Pôle emploi qu’il les présentera dans chaque ville-étape », explique Arnaud Montebourg, avant d’ajouter : « De nombreux entrepreneurs concernés seront aussi présents. Ils rencontreront directement les demandeurs d’emploi et à défaut d’entretiens d’embauche, des prises de rendez-vous seront effectuées. » Guillaume Pépy résume : « Ce train, c’est un catalyseur qui provoque des rencontre entre élus locaux, structures d’éducation et de formation, entrepreneurs, chômeurs et jeunes diplômés. » L’idée n’est pas nouvelle. « Le train (lancé mardi prochain) sera même le 271e du genre », reconnaît volontiers Guillaume Pépy. Il faut remonter à 2001 pour voir apparaître le premier « train pour l’emploi ». Proposée par le gouvernement Jospin, cette opération s’est rapidement imposée comme un rendez-vous annuel de la lutte contre le chômage. « Sur quelques trains (pour l’emploi), on a entre 10.000 et 20.000 visiteurs par jours », précise Guillaume Pépy. Près de 200 à 300.000 personnes peuvent être ainsi touchées. « Autant dire que, parmi les 20.000 offres d’emploi que nous allons proposer, certaines devraient trouver preneurs », glisse Arnaud Montebourg aux journalistes. Mais l’emploi industriel reste très technique. Les postes à pourvoir – robinetiers, fraiseurs, stratifieurs ou autres tourneurs -, demandent des formations poussées auxquelles les demandeurs d’emploi n’ont pas toujours accès. « C’est pour ça que nous faisons une réforme de la formation professionnelle« , note Arnaud Montebourg qui veut « créer des ponts » entre les secteurs en crise et ceux qui embauchent. Un dispositif qui suppose toutefois une certaine mobilité géographique et une flexibilité des travailleurs. « C’est pour ça que la bataille contre le chômage se joue aussi dans les têtes », lance le ministre, qui regrette : « Je voudrais qu’on accepte le changement de vie en France. » Et de se faire plus philosophe : « Perdre son emploi est un malheur, mais cela peut permettre de rebondir, de se découvrir une passion pour un autre métier et de tourner la page. » Lutter contre la morosité ambiante, tel est l’autre message que tentera donc de véhiculer le « train industrie et innovation ».

 

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