Sarkozy : le retour par « devoir »

Sarkozy : le retour par « devoir »

Un peu plus de six mois après sa défaite Sarkozy revient officiellement dans les médias pour annoncer son retour non par envie mais par « devoir ». Finalement un temps assez court pour effacer les aspects négatifs de l’ancien président. Il sait que 51% des français ne souhaitent pas encore ce retour mais cet avis va forcément évaluer à mesure que la popularité de la gauche s’écroule et que la crise économique prend un tour dramatique en France. Sera-t-il le recours ? C’est possible mais pas certain. La situation politique actuelle va produire un séisme politique au  plus tard avec les résultats catastrophique de 2013 (croissance, chômage, déficit, dette). Les socialistes repoussent leurs objectifs et veulent être jugés en 2017, une date bien trop lointaine ; ils seront jugés bien avant et de manière irréversible pour trois raisons fondamentales : d’abord trop de décalage entre le discours de campagne de Hollande et sa politique, ensuite trop de flou dans la stratégie économique qui finalement s’aligne plus ou moins sur la philosophie tout aussi floue et inefficace de L’Union européenne , enfin et surtout parce la situation sociale n’est plus tenable ( pouvoir d’achat, impôts, emploi, pauvreté etc.). L’ancien président avance prudemment en centrant son retour sur cette situation. Il se positionne finalement assez tôt car il n’ignore pas non plus que la France pourrait connaître une situation à l’Italienne (ce que n’exclut pas son ancien conseiller Soubie) avec un rejet global des forces politiques connues.  Nicolas Sarkozy affirme, dans des propos cités par Valeurs actuelles, qu’il ne veut pas revenir en politique mais qu’il pourrait être « obligé d’y aller » pour « la France », à cause de la gravité de la situation.   »Il y aura malheureusement un moment où la question ne sera plus : +avez-vous envie ?+ mais +aurez-vous le choix ?+ (…) Dans ce cas, je ne pourrai pas continuer à me dire : je suis heureux, j’emmène ma fille à l’école, et je fais des conférences partout dans le monde. Dans ce cas, effectivement, je serai obligé d’y aller. Pas par envie. Par devoir. Uniquement parce qu’il s’agit de la France », déclare l’ancien chef de l’Etat, battu par François Hollande le 6 mai 2012, selon l’hebdomadaire de droite qui paraît jeudi.  Dans le même temps, M. Sarkozy n’a « pas envie d’avoir à faire au monde politique qui (lui) procure un ennui mortel », selon d’autres propos rapportés dans l’article.   »Et puis, regardez comment j’ai été traité ! Lorsqu’on m’a convoqué pour treize heures d’interrogatoires, à propos de l’affaire Bettencourt (…) Sans compter la manière dont ils ont traité ma femme. Interdite de chanter pendant cinq ans », assure-t-il.  Interrogé pour savoir s’il veut prendre sa revanche, il répond que « c’est un très mauvais sentiment ». « Et puis quelle revanche ce serait ? Pour reprendre la France dans l’état où les socialistes la laisseront.

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

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