Dérives budgétaires Bruxelles : clémence ou incompétence ?

Dérives budgétaires Bruxelles : clémence ou incompétence ?

La commison européenne est-elle devenue clémente ou incompétente ? Curieux ce changement de stratégie qui admet maintenant (avec quel retard) que la résorption des déficits est impossible dans les délais. Il faudra sûrement encore six mois de plus au moins pour se rendre compte que le report des objectifs budgétaires en 2014 est aussi irréaliste ; Et encore six mois pour comprendre que l’enjeu c’est la relance de la croissance ou l’ asphyxie économique ; de la clémence sûrement engendrée par l’incompétence de nos hauts fonctionnaires européens. La France s’est vue offrir, quasiment en direct, un délai supplémentaire d’un an pour respecter la règle des 3%. Une aubaine incroyable pour François Hollande. Cette clémence apparaît d’autant plus étonnante que Bruxelles et Berlin prêchent, depuis deux ans, l’austérité et les réformes structurelles pour sortir l’Europe de la crise. Alors que s’est-il passé? Habilement, Olli Rehn s’abrite derrière les chiffres d’Eurostat, qui ne sont encore que des prévisions, pour expliquer le délai sur le prononcé des sanctions. En fait, Bruxelles a changé son fusil d’épaule l’été dernier, notent des diplomates européens, lorsque la Commission européenne a réalisé, avec un an de retard sur le FMI et l’OCDE, que «l’application bête et méchante» du pacte de stabilité ne menait à rien, si ce n’est à plus de récession. En 2013, neuf pays sur les dix-sept que compte la zone euro ne respectent pas l’objectif des 3% de déficit. Il aurait été absurde de la part de la Commission d’imposer cette année des sanctions financières à la majorité de la zone euro, engluée dans une récession historique. Déjà en 2012, Bruxelles a accordé un délai à l’Espagne et au Portugal pour respecter leurs objectifs de déficits. Elle s’est également montrée clémente avec l’Irlande, modèle des pays sous assistance financière. Le cas de la France est plus difficile à justifier, du moins politiquement. D’une part sa situation économique n’est pas aussi désespérée qu’en Espagne ou au Portugal. Et d’autre part, les efforts de Paris en termes de réduction de déficit ou de réformes structurelles ne sont pas – encore – à la hauteur des attentes de Bruxelles ou de Berlin.

 

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